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Il a suffi d’une nuit pour qu’ils commettent l’irréparable. Ils étaient trois jeunes, dont un mineur (qui sera jugé un autre jour), un étudiant et un joueur professionnel du Stade Rennais. "Un trio...
Retrouvailles, souvenirs et émotions, visionnez le film retraçant le week-end évènementiel à l'occasion du 125ème anniversaire du Stade Rennais F.C.
Entre harcèlement, concurrence, camaraderie, échec et réussite, Cyprien Junior Kouakam-Dubois se livre sur son quotidien dans le centre de formation du Stade Rennais.
À l'avenir, les ressources issues des paris sportifs reviendront à la FFF et plus à la LFP. Une perte annuelle comprise entre 12 et 15 millions d'euros. Sans compter l'indemnisation à verser à CVC, le fonds actionnaire de la filiale commerciale de la Ligue.
Avec l'adoption par l'Assemblée nationale de la proposition de loi sur la gouvernance du sport professionnel, qui va transformer la LFP en "société de clubs", les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour la Ligue. Parmi les plus concrètes : le transfert de la LFP à la FFF de "l'exploitation du droit aux paris sportifs", ce qui signifie concrètement une perte de l'ordre de 12 à 15 M€ par an pour le secteur professionnel. Depuis des années, la Ligue encaisse en effet 1 % des mises pour mettre ses compétitions à disposition des sociétés de paris sportifs. Pour la saison qui vient de s'achever, la contribution des entreprises spécialisées est même passée à 1,3 %, rendant le deal encore plus intéressant pour la LFP.
Pour la future société de clubs qui va remplacer la Ligue dans quelques mois, il s'agit donc d'une perte sèche considérable dans cette période déjà extrêmement difficile, avec des recettes télévisuelles en chute libre. Et la note va être encore plus salée car il va également falloir indemniser CVC, le fonds qui a investi 1,5 milliard d'euros dans le football français contre 13 % des recettes de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue. Dans l'accord conclu à l'époque, les paris sportifs font partie des recettes dans lesquelles CVC pioche pour récupérer son coûteux investissement. Avec leur disparition, le secteur professionnel devra compenser cette perte auprès de CVC, ce qui va encore alourdir la note.
Le Sénat et l'Assemblée nationale en accord total sur le sujet
Le législateur a aussi décidé d'encadrer plus sévèrement la publicité sur les paris sportifs. Désormais, il est prévu une interdiction pour les télévisions et les radios de proposer des spots publicitaires "sur la période qui s'étend de cinq minutes avant le début de la diffusion d'une manifestation ou rencontre sportive à cinq minutes après la fin de celle-ci". Comme d'autres chaînes, Ligue 1 +, la plateforme de diffusion de la L1 et de la L3, bénéficie des revenus publicitaires des sociétés de paris sportifs autour des matches. Avec le nouveau texte, elles vont forcément baisser.
Après l'adoption du texte par le Sénat il y a un an, puis par l'Assemblée nationale le 29 juin, une commission mixte paritaire est prévue pour aboutir au texte définitif. Mais concernant les paris sportifs, la LFP ne se fait aucune illusion, car les deux chambres sont parfaitement alignées sur cette thématique.
Capable de buts exceptionnels et pilier de la sélection espagnole Espoirs, le jeune joueur de Sunderland Eliezer Mayenda (21 ans) va s'engager avec Rennes, qui n'a pas hésité à placer plus de 20 M€ sur cet attaquant à haut potentiel.
C'est un nouveau chapitre d'une carrière qui en compte déjà pas mal que s'apprête à ouvrir Eliezer Mayenda. Le natif de Saragosse n'a que 21 ans, mais c'est presque un joueur expérimenté qui va signer dans les prochains jours au Stade Rennais, tombé d'accord avec Sunderland pour le transfert de l'attaquant (entre 20 et 25 M€, en fonction des bonus).
Alors que plusieurs clubs de Liga (le Betis Séville a formulé une offre) et de Bundesliga lui faisaient la cour, que le Paris FC était revenu à la charge ces derniers jours après l'avoir ciblé l'été dernier et que d'autres équipes françaises le suivaient attentivement, c'est le club breton qui va faire revenir dans l'Hexagone l'un des piliers de l'équipe d'Espagne Espoirs.
Habitué à bouger
Fils d'un père congolais et d'une mère togolaise, c'est en Espagne, à Saragosse, que Mayenda vit ses premières années. Autour de 10 ans, il déménage avec sa famille en région parisienne, avant d'intégrer le centre de formation de Sochaux, en 2019, où il devient deux ans plus tard le plus jeune joueur à y signer professionnel, à 16 ans et 8 mois, un record jusqu'ici détenu par Jérémy Ménez (16 ans et 10 mois). La saison 2022-2023 lui permet de faire 15 apparitions en Ligue 2. Il file alors à Sunderland, en Championship, où il reste six mois, avant de finir la saison en prêt en Écosse, à Hibernian. Il ne joue que 4 matches mais revient endurci pour la D2 anglaise.
Une montée et un but d'anthologie
Rennes va accueillir un joueur que Régis Le Bris a peu utilisé la saison passée en Premier League (8 titularisations), l'entraîneur français lui préférant le Néerlandais Brian Brobbey. Mais si Mayenda disposait de son chant au Stadium of Light, c'est parce qu'il avait su briller la saison précédente, qui a été celle de la remontée des Black Cats. En D2, l'attaquant avait su mettre 10 buts, dont un en demi-finales aller des play-offs d'accession, un autre en finale, et un bijou qu'il avait inscrit face à Bristol (1-2, le 18 avril 2025) : le gaucher avait alors remonté le terrain depuis l'entrée de sa propre surface de réparation avant de se défaire de la moitié de l'équipe adverse et de finir par marquer.
L'Espagne plutôt que la France
Avec 2 buts en 9 sélections, l'attaquant polyvalent est l'un des joueurs de base de l'équipe d'Espagne Espoirs. Il a d'ailleurs déjà effectué plusieurs entraînements avec la sélection A, championne d'Europe en titre. La France avait commencé à le draguer quand le jeune homme n'avait que 16 ans, mais son choix s'est naturellement porté sur son pays natal quand le sélectionneur des moins de 17 ans espagnols l'avait sollicité, un certain Julen Guerrero, l'ancienne gloire de l'Athletic Bilbao.
"On avait vu son profil quand il était à Sochaux, confie Guerrero. Il a toujours été un joueur puissant, très rapide, qui pouvait jouer dans toutes les zones offensives, dans l'axe comme sur les côtés. Il a des caractéristiques qui ne sont pas faciles à trouver : en Espagne, on pratique un jeu de possession mais on a besoin de ces joueurs capables de déborder et qui sont décisifs. Il offre ce profil différent." Un profil dont Rennes va désormais pouvoir profiter.
Récompense honorifique attribuée chaque saison désormais, le prix du plus beau tifo de la saison de Ligue 1 est revenu entre les mains du Stade Rennais.
À l’occasion des 125 ans du Stade Rennais, un tifo en trois parties avait été déployé sur trois tribunes du Roazhon Park lors de la rencontre face à Metz (0-0), le 22 mars 2026.
C’est pour ce triptyque spectaculaire que le club Rouge et Noir a été récompensé, ce jeudi 25 juin, du titre du plus beau tifo de la saison en Ligue 1. Cette distinction honorifique est soumise aux votes des internautes, sur la base d’une sélection faite directement par la Ligue.
L’histoire du Stade Rennais sur trois tribunes
Chacune des trois parties du tifo montrait un élément de l’histoire du club, agrémentées d’une phrase explicative.
La première mettait à l’honneur les trois Coupes de France remportées par le club en 1965, 1971 et 2019 : "Des épopées à jamais ancrées dans nos mémoires".
Stade Rennais tifo 125 ans RCK, Coupe de France
La première partie du tifo exposait les épopées légendaires du club en Coupe de France.
Le deuxième pan illustrait lui une dizaine de légendes du club, de Benjamin Bourigeaud à Benoît Costil en passant par Benjamin André : "Des légendes ayant forgé l’histoire".
125 ans Stade Rennais-Metz légendes tifo
Les légendes du club ont été mises à l’honneur.
Enfin, l’ultime toile était décorée de tous les anciens écussons du club : "Des blasons en héritage d’une passion depuis 125 ans".
Stade Rennais tifo 125 ans, blasons du club face à Metz (0-0), RCK, 22/03/26 
La dernière partie du tifo illustrait les différents blasons arborés par le Stade Rennais dans son histoire.
Un tifo de 9 000 m²
D’après le groupe de supporters du RCK (Roazhon Celtic Kop) auteur de ce tifo, ce ne sont pas moins de 750 litres de peinture qui ont été utilisés pour décorer ces toiles cumulant 9 000 m² au total.
Un travail d’ampleur, désormais récompensé à sa juste valeur.
Après s’être marié ce mois-ci, le capitaine du Stade Rennais Valentin Rongier (31 ans) passe des vacances au beau milieu de la savane.

Changement total de décor pour Valentin Rongier. Quelques semaines après la fin de sa première saison au Stade Rennais, l’ancien capitaine de l’OM profite pleinement de ses vacances. Et le milieu de terrain de 31 ans a choisi une destination particulièrement spectaculaire pour célébrer son récent mariage.
Une immersion totale dans la savane
Direction le Kenya et la célèbre Masai Mara National Reserve, où Rongier et son épouse vivent une lune de miel au plus près de la nature sauvage. Sur son compte Instagram, Rongier a partagé plusieurs clichés de ce voyage hors du commun. Entre safaris, paysages grandioses et rencontres avec la faune locale, le couple semble savourer chaque instant de cette escapade africaine.
Avec son humour habituel, Rongier a accompagné ses photos d’une légende qui a amusé ses abonnés : "Honey Moon Part 1 La mariée qui chill dans la savane La mariée qui bronze Ah non elle se connecte à la nature Breakfast Time : Buffalo 600 kg (pour 4 personnes) Vive les mariés" Des images qui montrent notamment son épouse en pleine contemplation de la nature africaine, au milieu d’un décor à couper le souffle.
Un été riche en émotions
Pour Valentin Rongier, ce mois de juin restera particulièrement marquant. Entre son mariage et ce voyage exceptionnel, le capitaine rennais vit une période heureuse avant de replonger dans les exigences du football professionnel. Du côté du Stade Rennais, Franck Haise poursuit la construction de son effectif avec plusieurs recrues déjà officialisées. Pendant ce temps, Rongier recharge les batteries loin de l’agitation du mercato.
Cette parenthèse enchantée ne durera toutefois pas éternellement. La reprise approche pour les Rouge et Noir, qui veulent rapidement tourner la page d’une saison décevante. L’expérience et le leadership de Valentin Rongier seront d’ailleurs particulièrement attendus dans le vestiaire rennais. Le milieu de terrain fait partie des joueurs censés encadrer le nouveau projet lancé par Franck Haise. En attendant de retrouver les terrains, l’ancien Marseillais profite pleinement de sa nouvelle vie de jeune marié. Et au vu des images publiées, difficile de trouver meilleur cadre pour débuter une lune de miel.
Un jeune footballeur professionnel du Stade Rennais s’est tristement illustré dernièrement, condamné dans une affaire de vols avec violence.
Stupeur au Stade Rennais, où l’on déplore la condamnation d’un jeune footballeur au statut professionnel dont l’identité n’a pas encore filtré. Ce dernier, accompagné de deux acolytes, s’est rendu coupable le week-end passé de vols de téléphones portables avec menaces, voire violences, rapporte le média local Rennes Infos Autrement.
"Ils étaient trois jeunes, dont un mineur (qui sera jugé un autre jour), un étudiant et un joueur professionnel du Stade rennais. "Un trio de crétins", précise l’avocate d’un des prévenus. Ils ont été jugés dans le cadre d’une comparution immédiate le 22 juin, devant le tribunal correctionnel de Rennes", peut-on lire dans les pages numériques de la publication susmentionnée.
Pas moins de six mobiles ont ainsi été dérobés sous la menace d’un couteau entre 2h et 4h du matin, dans un quartier proche du centre-ville de Rennes. "Quand ils sont venus me chercher, je ne savais pas vraiment ce qu’on allait faire. Après le premier vol, j’ai eu beaucoup de peine pour la victime. On aurait dû lui rendre son téléphone et tout arrêter à ce moment-là. On a tous eu cette pensée, mais on a continué", explique au juge le joueur du SRFC.
Condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire
Une version teintée d’excuses qui n’a pas convaincu la vice-procureure Françoise Peucheret, qui elle décrit une action organisée et délibérée. "Ils étaient cagoulés. Ils savaient où ils allaient cacher les téléphones et comment les revendre, grâce à une connaissance du mineur. […] Les prévenus ont chacun leurs excuses. Mais elles sont incompréhensibles pour des faits d’une telle violence. La peine que je requiers est la même pour les deux parce que leurs rôles sont déterminants: 24 mois d’emprisonnement dont 12 mois assurés d’un sursis simple."
Le footballeur breton, déclaré "complice d’extorsion et de vol avec violences", a finalement écopé de dix-huit mois d’emprisonnement, avec un sursis probatoire de deux ans. Les deux agresseurs d’ores et déjà jugés devront par ailleurs indemniser leurs victimes, justifier d’un programme d’études ou de travail et réaliser 70 heures de travaux d’intérêt général.
Dans une année riche en émotions, l’heure est venue de jeter un petit coup d’œil dans le rétro. Du plus beau but au plus gros loupé, en passant par le scénario le plus dingue ou la performance la plus épatante, retour sur une saison que les supporters ne sont pas prêts d’oublier !

Le plus beau match : Rennes – PSG 3-1
Tant par le résultat final, 3-1, qui ne souffre d’aucune contestation, que par le contexte, ce nouveau succès face au PSG aura marqué la saison rennaise. Il constitue aussi un véritable tournant dans le destin d’une équipe alors en chute libre après le renvoi logique d’Habib Beye et avant l’intronisation officielle de Franck Haise.
L’heure de gloire de Sébastien Tambouret, qui, avec Maxime Le Marchand et Pierre-Alexandre Lelièvre, réussit à faire tomber le PSG de Luis Enrique, champion d’Europe en titre. Et pas vraiment sur un malentendu. Un but en solitaire de Mousa Al-Tamari, une équipe propre et efficace en première période, puis Esteban Lepaul pour le KO à la 73e minute, de la tête. Paris, par l’intermédiaire de son "Rennais" Ousmane Dembélé, réduit le score, mais Breel Embolo, de façon peu académique, boucle l’affaire quelques minutes plus tard (84e, 3-1).
Paris, groggy, ne se relèvera pas et Rennes fête ses "intérimaires" lors du claping, avec simplicité mais aussi l’envie de redresser la barre, pour de bon. Très abouti collectivement, ce match reste aussi une référence de ce qui aurait dû être réalisé à de nombreuses reprises cette saison à domicile, face à des adversaires moins prestigieux que le champion d’Europe en titre.
Le match catastrophe : Lorient – Rennes 4-0
Perdre à Lorient n’a rien d’infamant, surtout lors d’une deuxième journée de championnat. D’autres s’inclineront au Moustoir, mais le scénario, lui, fut le pire que l’on puisse imaginer. Souvenez-vous : après seulement quatre minutes de jeu, Mahdi Camara est exclu par Jérôme Brisard pour un pied haut sur Soumano. Voilà Rennes obligé d’évoluer à dix pour quasiment tout le match… Mais comme si cela ne suffisait pas, Christopher Wooh, en position de dernier défenseur, commet l’irréparable à la… 11e minute.
Rennes se retrouve à neuf pour plus de 80 minutes : un cauchemar. Comme rien ne sourit aux Rennais, à 0-0, Seko Fofana trouve la barre avant que Soumano ne marque dans le temps additionnel de la première période. En seconde mi-temps, Rennes n’y arrive plus et plie d’entrée. Tosin (47e), puis Pagis (65e) et Le Bris (69e) donnent de l’ampleur à un match ensuite géré tranquillement par les Tangos, qui font ainsi valser une première fois le Stade Rennais dans une saison qui connaîtra d’autres naufrages…
Le plus beau but : Mousa Al-Tamari contre Lyon
Difficile d’avoir une hésitation sur la question… Nous sommes au Groupama Stadium, pour la 32e journée. On ne joue que depuis quelques minutes dans un Lyon – Rennes décisif. Pas sûr qu’au moment où Esteban Lepaul, décalé côté droit, tente une transversale vers le côté gauche, il imagine son coéquipier tenter un geste de folie.
Ce geste, c’est une volée du gauche, excentrée dans la surface lyonnaise côté droit, qui va faire mouche et laisser Dominik Greif sans réaction, en se logeant dans la lucarne. Une "papinade", pour les anciens, un but d’anthologie qui aurait mérité d’être élu but de l’année en Ligue 1. Cela l’aurait sans doute été si Ousmane Dembélé n’avait pas lui aussi signé une merveille face à Lille, pourtant moins spectaculaire…
Le scénario le plus dingue : Rennes – OM 1-0
Bien sûr, le Brest – Rennes (3-4) avait de solides arguments avec ses buts à gogo et ses renversements de situation. Dans un autre style, le Rennes – OL (3-1), où les "Rouge et Noir" étaient encore menés à un quart d’heure de la fin, n’était pas mal non plus. Idem pour les deux buts en une minute face au Paris FC ou la réalisation de Valentin Rongier dans les arrêts de jeu face à Nantes.
Mais c’est un autre match qui retient notre attention : l’improbable succès inaugural obtenu face à Marseille (1-0), en août dernier. Dominés, réduits à dix au bout d’une demi-heure après l’exclusion d’Abdelhamid Aït-Boudlal, les Rennais offrent une énorme performance défensive, faite de solidarité et d’abnégation et attendent les ultimes secondes pour aller piquer par Ludovic Blas, qui offre à la surprise générale les trois points à son équipe.
Rennes ouvre sa saison par une victoire, improbable, et Marseille, déjà, s’illustre dans le ridicule avec une bagarre de rue dans les vestiaires entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe. Dingue, comme prémonitoire de ce qui allait suivre, à Rennes comme à Marseille.
Au bout de l’ennui : Rennes – Lens 0-0
Jonathan Gradit est exclu après une minute de jeu pour une faute sur Séko Fofana dans le rond central. Le scénario est idéal, tout le monde y croit : Rennes va dévorer le Racing devant un Roazhon Park qui n’attend que cela. Et pourtant… Les minutes défilent et, à la stupeur générale, Rennes n’y arrive pas, se montre à peine dangereux et c’est même Lens qui repartira avec le plus de regrets à l’issue de la rencontre, après une très grosse prestation collective.
Le plus gros regret : Rennes – Metz 0-0
La fête était si réussie… jusqu’au coup d’envoi. Bien décidé à célébrer ses 125 ans, après avoir été privé de festivités pour les 120 ans en pleine période Covid, le Stade Rennais honore tous ses anciens en grandes pompes. C’est incontestable : la fête est réussie, belle, émouvante, et il ne manque plus qu’un succès de Valentin Rongier et de ses coéquipiers face à la lanterne rouge, Metz, pour conclure une journée parfaite.
Raté, et pas qu’un peu ! Incapables d’emballer la rencontre et de déséquilibrer les Lorrains, les Rennais concèdent un triste 0-0, sans relief ni émotion. Un gros flop et deux points précieux perdus. Deux points qui auraient été les bienvenus le 17 mai au soir pour terminer quatrièmes de Ligue 1…
La Masterclass : Valentin Rongier, face à Nantes
Nous aurions volontiers cité Kader Meïté et son entrée fracassante face à Lyon, avec deux buts en dix minutes pour renverser l’OL et offrir les trois points aux siens (3-1), ou encore le superbe triplé d’Esteban Lepaul face à Strasbourg lors d’une belle victoire 4-1 au Roazhon Park. Mais pour la symbolique, Valentin Rongier surpasse ses camarades avec son but de la victoire dans le derby face à son ancien club, dans les arrêts de jeu, de son mauvais pied.
Tout y est : la non-célébration… mais petite célébration quand même, l’adoption définitive par un public qui n’aura pas toujours été juste ni cohérent avec lui, et la symbolique de maintenir son nouveau club dans la course à l’Europe tout en envoyant son club formateur en Ligue 2. Pour lui, l’instant a évidemment dû être compliqué – et cela se comprend totalement – mais pour les supporters, difficile de rêver mieux. Une masterclass, une vraie.
Il a suffi d’une nuit pour qu’ils commettent l’irréparable. Ils étaient trois jeunes, dont un mineur (qui sera jugé un autre jour), un étudiant et un joueur professionnel du Stade Rennais.

"Un trio de crétins", précise l’avocate d’un des prévenus. Dans la nuit du 20 juin 2026, ils se sont rendus coupables de vols de téléphones avec menaces, voire violences. Ils ont été jugés dans le cadre d’une comparution immédiate le 22 juin, devant le tribunal correctionnel de Rennes.
Les faits décrits par quatre victimes sont limpides. Une voiture ralentit, un passager leur ordonne de lui remettre les téléphones. En cas de résistance, un autre passager sort et les menace avec un couteau. Les six vols ont été commis entre 2 et 4h du matin, non loin de la plaine de Baud et de la rue de Paris. Ce que le tribunal a tenté d’éclaircir, c’est la motivation derrière ces actes. «On parle ici de deux jeunes socialement intégrés dans le milieu du sport ou des études. Leur casier judiciaire est vierge. Personne n’aurait pu deviner ce qu’ils allaient commettre,» explique l’avocate de l’un des prévenus.
Devant les magistrats, l’étudiant tente de s’expliquer. "Je travaille en intérim, gagne peu d’argent et j’en dois à ma famille," confie-t-il ."J’ai fait cela parce que j’avais le sentiment de ne pas avoir le choix. Je ne suis pas méchant. J’ai toujours gardé le couteau à la main, pour que les victimes le voient, je ne l’ai jamais mis à la gorge." Pour le second, joueur professionnel au SRFC, les motivations ont été impénétrables. "Quand ils sont venus me chercher, je ne savais pas vraiment ce qu’on allait faire. Après le premier vol, j’ai eu beaucoup de peine pour la victime. On aurait dû lui rendre son téléphone et tout arrêter à ce moment-là. On a tous eu cette pensée, mais on a continué.»
J’organisais le lendemain une fête pour la révélation du sexe de mon enfant. j’avais besoin d’argent rapidement." l’étudiant
De l’autre coté de la barre, la vice-procureure Françoise Peucheret décrit, elle, une action organisée. «Ils étaient cagoulés. Ils savaient où ils allaient cacher les téléphones et comment les revendre, grâce à une connaissance du mineur." Et de poursuivre. «Les prévenus ont chacun leurs excuses. Mais elles sont incompréhensibles pour des faits d’une telle violence. La peine que je requiers est la même pour les deux parce que leurs rôles sont déterminants : 24 mois d’emprisonnement dont 12 mois assurés d’un sursis simple."
Dans le prétoire, la défense a choisi deux axes : la situation personnelle des individus et leurs remords. «Mon client a 18 ans. Il vit encore chez sa mère, a obtenu sa première année en administration économique et sociale et reçu des propositions pour des contrats pro de basket-ball», confie sa défense. Pour la deuxième avocate, il s’agissait d’un dérapage qui ne se reproduira pas. "Ce sont des jeunes encadrés, suivis et conseillés. Mais ce soir-là, il n’y avait personne auprès d’eux. Aujourd’hui, ils ont pris la mesure de ce qu’il s’est passé. Je crois que tout risque de récidive est écarté."
On est des sportifs, on nous a inculqué les valeurs de respect et de bienveillance. c’est pour cela que l’on regrette"
Le footballeur a été déclaré complice d’extorsion et de vol avec violences, condamné à 18 mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de 2 ans. L’étudiant a été condamné, lui, à 18 mois d’emprisonnement dont 14 mois assortis d’un sursis probatoire de 2 ans. Il pourra bénéficier d’un aménagement de peine au travers d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Tous deux devront également indemniser les victimes, justifier d’un programme d’études ou de travail ainsi que réaliser 70h de travaux d’intérêt général. En fin de séance, le président a terminé par une remontrance envers l’un des jeunes. "Ce qu’on attend d’un père, c’est d’être présent. Une fête, on peut la reporter."
Le coup d’envoi de la campagne de réabonnement du Stade Rennais est donné. Depuis le 10 juin, les abonnés de la saison 2025-2026 peuvent renouveler leur place pour la prochaine saison. Mais pour les autres, c’est l’angoisse ! Selon nos informations, près de 4 000 personnes figurent déjà sur liste d’attente dans l’espoir de décrocher un abonnement au Roazhon Park.

Cette affluence témoigne de l’attachement intact du public rennais à son club. La saison 2026-2027 sera la 70e du club dans l’élite du football français et la 33e consécutive au plus haut niveau. Surtout, elle marquera le retour des Rouge et Noir sur la scène européenne avec quatre rencontres continentales garanties au Roazhon Park. Au total, les abonnés pourront assister à 21 rendez-vous majeurs : 17 matches de Ligue 1 et quatre soirées européennes (en espérant plus si qualification).
Face à la demande, le club a misé sur une procédure entièrement dématérialisée. Les abonnés disposent d’un espace personnel leur permettant de renouveler leur engagement et, le cas échéant, d’ajouter l’option Europa League. Une nouveauté fait également son apparition : les abonnements réglés par prélèvement SEPA seront désormais reconduits automatiquement pour la saison suivante, sauf résiliation dans les délais prévus.
Dans les coursives du Roazhon Park comme sur les réseaux sociaux, l’impatience est palpable. Avec plusieurs milliers de personnes prêtes à récupérer le moindre siège qui se libérerait, les places deviennent plus convoitées que jamais. Dans son message aux supporters, le Stade Rennais appelle à la mobilisation : "Quand le peuple Rouge et Noir fusionne, tout devient possible." Une formule qui résume bien l’état d’esprit du moment. À Rennes, la ferveur est déjà de retour, plusieurs semaines avant le premier coup d’envoi.
Une joueuse de Saint-Lô a été hospitalisée après avoir été frappée par des spectatrices, samedi, lors d’une demi-finale de Coupe de Normandie U18 féminine.

Un score déjà scellé, une pause fraîcheur, un ballon à aller chercher derrière les barrières. Rien, dans cette fin de demi-finale, ne laissait présager le drame. Et pourtant. Samedi 13 juin, au stade Pelé du Havre, une gardienne de 16 ans du FC Saint-Lô aurait été prise à partie puis frappée par un groupe de jeunes femmes. Hospitalisée pour une fracture du nez et un traumatisme crânien, l’adolescente est rentrée chez elle, marquée. Une plainte a été déposée. Récit d’un épisode qui interroge tout le football amateur.
Ce qui s’est passé à la 75e minute
D’après l’entraîneur des U18 saint-loises, Pierre Bong, l’agression serait survenue alors qu’il n’y avait plus rien à jouer. Son équipe était menée 8-0 et l’arbitre venait de siffler une pause fraîcheur, a-t-il expliqué à ICI Cotentin.
C’est en allant récupérer un ballon sorti des limites du terrain, près des barrières, que la gardienne aurait été interpellée. Selon plusieurs témoignages rapportés par la presse régionale, elle aurait ensuite été bousculée, mise à terre, puis frappée à plusieurs reprises par un groupe de jeunes femmes positionnées derrière son but.
Des blessures et un choc qui dépasse le terrain
Les blessures décrites sont sérieuses. La joueuse souffrirait d’une fracture du nez et d’un traumatisme crânien, et aurait perdu connaissance, selon les éléments communiqués par son club. Prise en charge par les pompiers, elle a été conduite à l’hôpital avant de pouvoir regagner son domicile.
Au-delà de l’aspect physique, c’est le choc psychologique qui inquiète son entourage. Le président du FC Saint-Lô, Denis Lavalley, a dit son incompréhension face à des faits survenus dans une rencontre de jeunes, sans enjeu sportif. "Le score était établi, il n’y avait pas d’enjeu… que signifie cette violence ?", s’est-il interrogé au micro de France 3 Normandie.
Des spectatrices, pas le club du havre
Un point fait l’unanimité parmi les acteurs du dossier : les personnes mises en cause n’auraient aucun lien avec le Havre Athletic Club. La Ligue de Normandie l’a confirmé à ICI Cotentin, et le président saint-lois lui-même n’a pas pointé du doigt le club adverse.
Le HAC a d’ailleurs réagi par un communiqué. Le club havrais y condamne fermement les comportements ayant conduit à l’agression de la jeune gardienne et apporte son soutien à la joueuse, à sa famille et au FC Saint-Lô. Une convergence rare entre deux adversaires d’un jour.
La justice et la commission saisies
Deux procédures avancent en parallèle. La famille de la joueuse a porté plainte, et le dossier suit désormais son cours judiciaire. À ce stade, les responsables présumées n’auraient pas encore été formellement identifiées.
Côté sportif, la Ligue de Normandie a indiqué que l’affaire serait examinée en commission régionale de discipline le mardi 22 juin. Dans ce cadre, des sanctions peuvent être prononcées. La décision de cette instance reste susceptible d’appel.
Un fait rare dans le football féminin
Ce qui frappe, c’est le contexte. Les débordements de ce type restent peu fréquents dans le football féminin, et plus encore dans les catégories de jeunes. La Ligue de Normandie a elle-même souligné le caractère surprenant de l’épisode.
L’instance régionale a par ailleurs rappelé que les faits de violence recensés sur les terrains normands seraient en diminution cette saison. Une statistique qui rend l’événement d’autant plus choquant pour celles et ceux qui font vivre le sport amateur chaque week-end.
Et maintenant ?
Le rendez-vous du 22 juin dira si des sanctions tombent côté disciplinaire, tandis que l’enquête cherchera à identifier les auteures des coups. Pour la jeune gardienne, le chemin sera d’abord celui de la reconstruction, physique et morale.
Reste une question, posée par tout un club et bien au-delà : comment protéger des adolescentes venues simplement jouer au football, jusque dans une rencontre sans enjeu ? Les suites de l’affaire apporteront, peut-être, un début de réponse.
Retrouvailles, souvenirs et émotions, visionnez le film retraçant le week-end évènementiel à l'occasion du 125ème anniversaire du Stade Rennais F.C.
Entre harcèlement, concurrence, camaraderie, échec et réussite, Cyprien Junior Kouakam-Dubois se livre sur son quotidien dans le centre de formation du Stade Rennais.
À l'avenir, les ressources issues des paris sportifs reviendront à la FFF et plus à la LFP. Une perte annuelle comprise entre 12 et 15 millions d'euros. Sans compter l'indemnisation à verser à CVC, le fonds actionnaire de la filiale commerciale de la Ligue.
Avec l'adoption par l'Assemblée nationale de la proposition de loi sur la gouvernance du sport professionnel, qui va transformer la LFP en "société de clubs", les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour la Ligue. Parmi les plus concrètes : le transfert de la LFP à la FFF de "l'exploitation du droit aux paris sportifs", ce qui signifie concrètement une perte de l'ordre de 12 à 15 M€ par an pour le secteur professionnel. Depuis des années, la Ligue encaisse en effet 1 % des mises pour mettre ses compétitions à disposition des sociétés de paris sportifs. Pour la saison qui vient de s'achever, la contribution des entreprises spécialisées est même passée à 1,3 %, rendant le deal encore plus intéressant pour la LFP.
Pour la future société de clubs qui va remplacer la Ligue dans quelques mois, il s'agit donc d'une perte sèche considérable dans cette période déjà extrêmement difficile, avec des recettes télévisuelles en chute libre. Et la note va être encore plus salée car il va également falloir indemniser CVC, le fonds qui a investi 1,5 milliard d'euros dans le football français contre 13 % des recettes de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue. Dans l'accord conclu à l'époque, les paris sportifs font partie des recettes dans lesquelles CVC pioche pour récupérer son coûteux investissement. Avec leur disparition, le secteur professionnel devra compenser cette perte auprès de CVC, ce qui va encore alourdir la note.
Le Sénat et l'Assemblée nationale en accord total sur le sujet
Le législateur a aussi décidé d'encadrer plus sévèrement la publicité sur les paris sportifs. Désormais, il est prévu une interdiction pour les télévisions et les radios de proposer des spots publicitaires "sur la période qui s'étend de cinq minutes avant le début de la diffusion d'une manifestation ou rencontre sportive à cinq minutes après la fin de celle-ci". Comme d'autres chaînes, Ligue 1 +, la plateforme de diffusion de la L1 et de la L3, bénéficie des revenus publicitaires des sociétés de paris sportifs autour des matches. Avec le nouveau texte, elles vont forcément baisser.
Après l'adoption du texte par le Sénat il y a un an, puis par l'Assemblée nationale le 29 juin, une commission mixte paritaire est prévue pour aboutir au texte définitif. Mais concernant les paris sportifs, la LFP ne se fait aucune illusion, car les deux chambres sont parfaitement alignées sur cette thématique.
Capable de buts exceptionnels et pilier de la sélection espagnole Espoirs, le jeune joueur de Sunderland Eliezer Mayenda (21 ans) va s'engager avec Rennes, qui n'a pas hésité à placer plus de 20 M€ sur cet attaquant à haut potentiel.
C'est un nouveau chapitre d'une carrière qui en compte déjà pas mal que s'apprête à ouvrir Eliezer Mayenda. Le natif de Saragosse n'a que 21 ans, mais c'est presque un joueur expérimenté qui va signer dans les prochains jours au Stade Rennais, tombé d'accord avec Sunderland pour le transfert de l'attaquant (entre 20 et 25 M€, en fonction des bonus).
Alors que plusieurs clubs de Liga (le Betis Séville a formulé une offre) et de Bundesliga lui faisaient la cour, que le Paris FC était revenu à la charge ces derniers jours après l'avoir ciblé l'été dernier et que d'autres équipes françaises le suivaient attentivement, c'est le club breton qui va faire revenir dans l'Hexagone l'un des piliers de l'équipe d'Espagne Espoirs.
Habitué à bouger
Fils d'un père congolais et d'une mère togolaise, c'est en Espagne, à Saragosse, que Mayenda vit ses premières années. Autour de 10 ans, il déménage avec sa famille en région parisienne, avant d'intégrer le centre de formation de Sochaux, en 2019, où il devient deux ans plus tard le plus jeune joueur à y signer professionnel, à 16 ans et 8 mois, un record jusqu'ici détenu par Jérémy Ménez (16 ans et 10 mois). La saison 2022-2023 lui permet de faire 15 apparitions en Ligue 2. Il file alors à Sunderland, en Championship, où il reste six mois, avant de finir la saison en prêt en Écosse, à Hibernian. Il ne joue que 4 matches mais revient endurci pour la D2 anglaise.
Une montée et un but d'anthologie
Rennes va accueillir un joueur que Régis Le Bris a peu utilisé la saison passée en Premier League (8 titularisations), l'entraîneur français lui préférant le Néerlandais Brian Brobbey. Mais si Mayenda disposait de son chant au Stadium of Light, c'est parce qu'il avait su briller la saison précédente, qui a été celle de la remontée des Black Cats. En D2, l'attaquant avait su mettre 10 buts, dont un en demi-finales aller des play-offs d'accession, un autre en finale, et un bijou qu'il avait inscrit face à Bristol (1-2, le 18 avril 2025) : le gaucher avait alors remonté le terrain depuis l'entrée de sa propre surface de réparation avant de se défaire de la moitié de l'équipe adverse et de finir par marquer.
L'Espagne plutôt que la France
Avec 2 buts en 9 sélections, l'attaquant polyvalent est l'un des joueurs de base de l'équipe d'Espagne Espoirs. Il a d'ailleurs déjà effectué plusieurs entraînements avec la sélection A, championne d'Europe en titre. La France avait commencé à le draguer quand le jeune homme n'avait que 16 ans, mais son choix s'est naturellement porté sur son pays natal quand le sélectionneur des moins de 17 ans espagnols l'avait sollicité, un certain Julen Guerrero, l'ancienne gloire de l'Athletic Bilbao.
"On avait vu son profil quand il était à Sochaux, confie Guerrero. Il a toujours été un joueur puissant, très rapide, qui pouvait jouer dans toutes les zones offensives, dans l'axe comme sur les côtés. Il a des caractéristiques qui ne sont pas faciles à trouver : en Espagne, on pratique un jeu de possession mais on a besoin de ces joueurs capables de déborder et qui sont décisifs. Il offre ce profil différent." Un profil dont Rennes va désormais pouvoir profiter.
Récompense honorifique attribuée chaque saison désormais, le prix du plus beau tifo de la saison de Ligue 1 est revenu entre les mains du Stade Rennais.
À l’occasion des 125 ans du Stade Rennais, un tifo en trois parties avait été déployé sur trois tribunes du Roazhon Park lors de la rencontre face à Metz (0-0), le 22 mars 2026.
C’est pour ce triptyque spectaculaire que le club Rouge et Noir a été récompensé, ce jeudi 25 juin, du titre du plus beau tifo de la saison en Ligue 1. Cette distinction honorifique est soumise aux votes des internautes, sur la base d’une sélection faite directement par la Ligue.
L’histoire du Stade Rennais sur trois tribunes
Chacune des trois parties du tifo montrait un élément de l’histoire du club, agrémentées d’une phrase explicative.
La première mettait à l’honneur les trois Coupes de France remportées par le club en 1965, 1971 et 2019 : "Des épopées à jamais ancrées dans nos mémoires".
Stade Rennais tifo 125 ans RCK, Coupe de France
La première partie du tifo exposait les épopées légendaires du club en Coupe de France.
Le deuxième pan illustrait lui une dizaine de légendes du club, de Benjamin Bourigeaud à Benoît Costil en passant par Benjamin André : "Des légendes ayant forgé l’histoire".
125 ans Stade Rennais-Metz légendes tifo
Les légendes du club ont été mises à l’honneur.
Enfin, l’ultime toile était décorée de tous les anciens écussons du club : "Des blasons en héritage d’une passion depuis 125 ans".
Stade Rennais tifo 125 ans, blasons du club face à Metz (0-0), RCK, 22/03/26 
La dernière partie du tifo illustrait les différents blasons arborés par le Stade Rennais dans son histoire.
Un tifo de 9 000 m²
D’après le groupe de supporters du RCK (Roazhon Celtic Kop) auteur de ce tifo, ce ne sont pas moins de 750 litres de peinture qui ont été utilisés pour décorer ces toiles cumulant 9 000 m² au total.
Un travail d’ampleur, désormais récompensé à sa juste valeur.
Après s’être marié ce mois-ci, le capitaine du Stade Rennais Valentin Rongier (31 ans) passe des vacances au beau milieu de la savane.

Changement total de décor pour Valentin Rongier. Quelques semaines après la fin de sa première saison au Stade Rennais, l’ancien capitaine de l’OM profite pleinement de ses vacances. Et le milieu de terrain de 31 ans a choisi une destination particulièrement spectaculaire pour célébrer son récent mariage.
Une immersion totale dans la savane
Direction le Kenya et la célèbre Masai Mara National Reserve, où Rongier et son épouse vivent une lune de miel au plus près de la nature sauvage. Sur son compte Instagram, Rongier a partagé plusieurs clichés de ce voyage hors du commun. Entre safaris, paysages grandioses et rencontres avec la faune locale, le couple semble savourer chaque instant de cette escapade africaine.
Avec son humour habituel, Rongier a accompagné ses photos d’une légende qui a amusé ses abonnés : "Honey Moon Part 1 La mariée qui chill dans la savane La mariée qui bronze Ah non elle se connecte à la nature Breakfast Time : Buffalo 600 kg (pour 4 personnes) Vive les mariés" Des images qui montrent notamment son épouse en pleine contemplation de la nature africaine, au milieu d’un décor à couper le souffle.
Un été riche en émotions
Pour Valentin Rongier, ce mois de juin restera particulièrement marquant. Entre son mariage et ce voyage exceptionnel, le capitaine rennais vit une période heureuse avant de replonger dans les exigences du football professionnel. Du côté du Stade Rennais, Franck Haise poursuit la construction de son effectif avec plusieurs recrues déjà officialisées. Pendant ce temps, Rongier recharge les batteries loin de l’agitation du mercato.
Cette parenthèse enchantée ne durera toutefois pas éternellement. La reprise approche pour les Rouge et Noir, qui veulent rapidement tourner la page d’une saison décevante. L’expérience et le leadership de Valentin Rongier seront d’ailleurs particulièrement attendus dans le vestiaire rennais. Le milieu de terrain fait partie des joueurs censés encadrer le nouveau projet lancé par Franck Haise. En attendant de retrouver les terrains, l’ancien Marseillais profite pleinement de sa nouvelle vie de jeune marié. Et au vu des images publiées, difficile de trouver meilleur cadre pour débuter une lune de miel.
Un jeune footballeur professionnel du Stade Rennais s’est tristement illustré dernièrement, condamné dans une affaire de vols avec violence.
Stupeur au Stade Rennais, où l’on déplore la condamnation d’un jeune footballeur au statut professionnel dont l’identité n’a pas encore filtré. Ce dernier, accompagné de deux acolytes, s’est rendu coupable le week-end passé de vols de téléphones portables avec menaces, voire violences, rapporte le média local Rennes Infos Autrement.
"Ils étaient trois jeunes, dont un mineur (qui sera jugé un autre jour), un étudiant et un joueur professionnel du Stade rennais. "Un trio de crétins", précise l’avocate d’un des prévenus. Ils ont été jugés dans le cadre d’une comparution immédiate le 22 juin, devant le tribunal correctionnel de Rennes", peut-on lire dans les pages numériques de la publication susmentionnée.
Pas moins de six mobiles ont ainsi été dérobés sous la menace d’un couteau entre 2h et 4h du matin, dans un quartier proche du centre-ville de Rennes. "Quand ils sont venus me chercher, je ne savais pas vraiment ce qu’on allait faire. Après le premier vol, j’ai eu beaucoup de peine pour la victime. On aurait dû lui rendre son téléphone et tout arrêter à ce moment-là. On a tous eu cette pensée, mais on a continué", explique au juge le joueur du SRFC.
Condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire
Une version teintée d’excuses qui n’a pas convaincu la vice-procureure Françoise Peucheret, qui elle décrit une action organisée et délibérée. "Ils étaient cagoulés. Ils savaient où ils allaient cacher les téléphones et comment les revendre, grâce à une connaissance du mineur. […] Les prévenus ont chacun leurs excuses. Mais elles sont incompréhensibles pour des faits d’une telle violence. La peine que je requiers est la même pour les deux parce que leurs rôles sont déterminants: 24 mois d’emprisonnement dont 12 mois assurés d’un sursis simple."
Le footballeur breton, déclaré "complice d’extorsion et de vol avec violences", a finalement écopé de dix-huit mois d’emprisonnement, avec un sursis probatoire de deux ans. Les deux agresseurs d’ores et déjà jugés devront par ailleurs indemniser leurs victimes, justifier d’un programme d’études ou de travail et réaliser 70 heures de travaux d’intérêt général.
Dans une année riche en émotions, l’heure est venue de jeter un petit coup d’œil dans le rétro. Du plus beau but au plus gros loupé, en passant par le scénario le plus dingue ou la performance la plus épatante, retour sur une saison que les supporters ne sont pas prêts d’oublier !

Le plus beau match : Rennes – PSG 3-1
Tant par le résultat final, 3-1, qui ne souffre d’aucune contestation, que par le contexte, ce nouveau succès face au PSG aura marqué la saison rennaise. Il constitue aussi un véritable tournant dans le destin d’une équipe alors en chute libre après le renvoi logique d’Habib Beye et avant l’intronisation officielle de Franck Haise.
L’heure de gloire de Sébastien Tambouret, qui, avec Maxime Le Marchand et Pierre-Alexandre Lelièvre, réussit à faire tomber le PSG de Luis Enrique, champion d’Europe en titre. Et pas vraiment sur un malentendu. Un but en solitaire de Mousa Al-Tamari, une équipe propre et efficace en première période, puis Esteban Lepaul pour le KO à la 73e minute, de la tête. Paris, par l’intermédiaire de son "Rennais" Ousmane Dembélé, réduit le score, mais Breel Embolo, de façon peu académique, boucle l’affaire quelques minutes plus tard (84e, 3-1).
Paris, groggy, ne se relèvera pas et Rennes fête ses "intérimaires" lors du claping, avec simplicité mais aussi l’envie de redresser la barre, pour de bon. Très abouti collectivement, ce match reste aussi une référence de ce qui aurait dû être réalisé à de nombreuses reprises cette saison à domicile, face à des adversaires moins prestigieux que le champion d’Europe en titre.
Le match catastrophe : Lorient – Rennes 4-0
Perdre à Lorient n’a rien d’infamant, surtout lors d’une deuxième journée de championnat. D’autres s’inclineront au Moustoir, mais le scénario, lui, fut le pire que l’on puisse imaginer. Souvenez-vous : après seulement quatre minutes de jeu, Mahdi Camara est exclu par Jérôme Brisard pour un pied haut sur Soumano. Voilà Rennes obligé d’évoluer à dix pour quasiment tout le match… Mais comme si cela ne suffisait pas, Christopher Wooh, en position de dernier défenseur, commet l’irréparable à la… 11e minute.
Rennes se retrouve à neuf pour plus de 80 minutes : un cauchemar. Comme rien ne sourit aux Rennais, à 0-0, Seko Fofana trouve la barre avant que Soumano ne marque dans le temps additionnel de la première période. En seconde mi-temps, Rennes n’y arrive plus et plie d’entrée. Tosin (47e), puis Pagis (65e) et Le Bris (69e) donnent de l’ampleur à un match ensuite géré tranquillement par les Tangos, qui font ainsi valser une première fois le Stade Rennais dans une saison qui connaîtra d’autres naufrages…
Le plus beau but : Mousa Al-Tamari contre Lyon
Difficile d’avoir une hésitation sur la question… Nous sommes au Groupama Stadium, pour la 32e journée. On ne joue que depuis quelques minutes dans un Lyon – Rennes décisif. Pas sûr qu’au moment où Esteban Lepaul, décalé côté droit, tente une transversale vers le côté gauche, il imagine son coéquipier tenter un geste de folie.
Ce geste, c’est une volée du gauche, excentrée dans la surface lyonnaise côté droit, qui va faire mouche et laisser Dominik Greif sans réaction, en se logeant dans la lucarne. Une "papinade", pour les anciens, un but d’anthologie qui aurait mérité d’être élu but de l’année en Ligue 1. Cela l’aurait sans doute été si Ousmane Dembélé n’avait pas lui aussi signé une merveille face à Lille, pourtant moins spectaculaire…
Le scénario le plus dingue : Rennes – OM 1-0
Bien sûr, le Brest – Rennes (3-4) avait de solides arguments avec ses buts à gogo et ses renversements de situation. Dans un autre style, le Rennes – OL (3-1), où les "Rouge et Noir" étaient encore menés à un quart d’heure de la fin, n’était pas mal non plus. Idem pour les deux buts en une minute face au Paris FC ou la réalisation de Valentin Rongier dans les arrêts de jeu face à Nantes.
Mais c’est un autre match qui retient notre attention : l’improbable succès inaugural obtenu face à Marseille (1-0), en août dernier. Dominés, réduits à dix au bout d’une demi-heure après l’exclusion d’Abdelhamid Aït-Boudlal, les Rennais offrent une énorme performance défensive, faite de solidarité et d’abnégation et attendent les ultimes secondes pour aller piquer par Ludovic Blas, qui offre à la surprise générale les trois points à son équipe.
Rennes ouvre sa saison par une victoire, improbable, et Marseille, déjà, s’illustre dans le ridicule avec une bagarre de rue dans les vestiaires entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe. Dingue, comme prémonitoire de ce qui allait suivre, à Rennes comme à Marseille.
Au bout de l’ennui : Rennes – Lens 0-0
Jonathan Gradit est exclu après une minute de jeu pour une faute sur Séko Fofana dans le rond central. Le scénario est idéal, tout le monde y croit : Rennes va dévorer le Racing devant un Roazhon Park qui n’attend que cela. Et pourtant… Les minutes défilent et, à la stupeur générale, Rennes n’y arrive pas, se montre à peine dangereux et c’est même Lens qui repartira avec le plus de regrets à l’issue de la rencontre, après une très grosse prestation collective.
Le plus gros regret : Rennes – Metz 0-0
La fête était si réussie… jusqu’au coup d’envoi. Bien décidé à célébrer ses 125 ans, après avoir été privé de festivités pour les 120 ans en pleine période Covid, le Stade Rennais honore tous ses anciens en grandes pompes. C’est incontestable : la fête est réussie, belle, émouvante, et il ne manque plus qu’un succès de Valentin Rongier et de ses coéquipiers face à la lanterne rouge, Metz, pour conclure une journée parfaite.
Raté, et pas qu’un peu ! Incapables d’emballer la rencontre et de déséquilibrer les Lorrains, les Rennais concèdent un triste 0-0, sans relief ni émotion. Un gros flop et deux points précieux perdus. Deux points qui auraient été les bienvenus le 17 mai au soir pour terminer quatrièmes de Ligue 1…
La Masterclass : Valentin Rongier, face à Nantes
Nous aurions volontiers cité Kader Meïté et son entrée fracassante face à Lyon, avec deux buts en dix minutes pour renverser l’OL et offrir les trois points aux siens (3-1), ou encore le superbe triplé d’Esteban Lepaul face à Strasbourg lors d’une belle victoire 4-1 au Roazhon Park. Mais pour la symbolique, Valentin Rongier surpasse ses camarades avec son but de la victoire dans le derby face à son ancien club, dans les arrêts de jeu, de son mauvais pied.
Tout y est : la non-célébration… mais petite célébration quand même, l’adoption définitive par un public qui n’aura pas toujours été juste ni cohérent avec lui, et la symbolique de maintenir son nouveau club dans la course à l’Europe tout en envoyant son club formateur en Ligue 2. Pour lui, l’instant a évidemment dû être compliqué – et cela se comprend totalement – mais pour les supporters, difficile de rêver mieux. Une masterclass, une vraie.
Il a suffi d’une nuit pour qu’ils commettent l’irréparable. Ils étaient trois jeunes, dont un mineur (qui sera jugé un autre jour), un étudiant et un joueur professionnel du Stade Rennais.

"Un trio de crétins", précise l’avocate d’un des prévenus. Dans la nuit du 20 juin 2026, ils se sont rendus coupables de vols de téléphones avec menaces, voire violences. Ils ont été jugés dans le cadre d’une comparution immédiate le 22 juin, devant le tribunal correctionnel de Rennes.
Les faits décrits par quatre victimes sont limpides. Une voiture ralentit, un passager leur ordonne de lui remettre les téléphones. En cas de résistance, un autre passager sort et les menace avec un couteau. Les six vols ont été commis entre 2 et 4h du matin, non loin de la plaine de Baud et de la rue de Paris. Ce que le tribunal a tenté d’éclaircir, c’est la motivation derrière ces actes. «On parle ici de deux jeunes socialement intégrés dans le milieu du sport ou des études. Leur casier judiciaire est vierge. Personne n’aurait pu deviner ce qu’ils allaient commettre,» explique l’avocate de l’un des prévenus.
Devant les magistrats, l’étudiant tente de s’expliquer. "Je travaille en intérim, gagne peu d’argent et j’en dois à ma famille," confie-t-il ."J’ai fait cela parce que j’avais le sentiment de ne pas avoir le choix. Je ne suis pas méchant. J’ai toujours gardé le couteau à la main, pour que les victimes le voient, je ne l’ai jamais mis à la gorge." Pour le second, joueur professionnel au SRFC, les motivations ont été impénétrables. "Quand ils sont venus me chercher, je ne savais pas vraiment ce qu’on allait faire. Après le premier vol, j’ai eu beaucoup de peine pour la victime. On aurait dû lui rendre son téléphone et tout arrêter à ce moment-là. On a tous eu cette pensée, mais on a continué.»
J’organisais le lendemain une fête pour la révélation du sexe de mon enfant. j’avais besoin d’argent rapidement." l’étudiant
De l’autre coté de la barre, la vice-procureure Françoise Peucheret décrit, elle, une action organisée. «Ils étaient cagoulés. Ils savaient où ils allaient cacher les téléphones et comment les revendre, grâce à une connaissance du mineur." Et de poursuivre. «Les prévenus ont chacun leurs excuses. Mais elles sont incompréhensibles pour des faits d’une telle violence. La peine que je requiers est la même pour les deux parce que leurs rôles sont déterminants : 24 mois d’emprisonnement dont 12 mois assurés d’un sursis simple."
Dans le prétoire, la défense a choisi deux axes : la situation personnelle des individus et leurs remords. «Mon client a 18 ans. Il vit encore chez sa mère, a obtenu sa première année en administration économique et sociale et reçu des propositions pour des contrats pro de basket-ball», confie sa défense. Pour la deuxième avocate, il s’agissait d’un dérapage qui ne se reproduira pas. "Ce sont des jeunes encadrés, suivis et conseillés. Mais ce soir-là, il n’y avait personne auprès d’eux. Aujourd’hui, ils ont pris la mesure de ce qu’il s’est passé. Je crois que tout risque de récidive est écarté."
On est des sportifs, on nous a inculqué les valeurs de respect et de bienveillance. c’est pour cela que l’on regrette"
Le footballeur a été déclaré complice d’extorsion et de vol avec violences, condamné à 18 mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de 2 ans. L’étudiant a été condamné, lui, à 18 mois d’emprisonnement dont 14 mois assortis d’un sursis probatoire de 2 ans. Il pourra bénéficier d’un aménagement de peine au travers d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Tous deux devront également indemniser les victimes, justifier d’un programme d’études ou de travail ainsi que réaliser 70h de travaux d’intérêt général. En fin de séance, le président a terminé par une remontrance envers l’un des jeunes. "Ce qu’on attend d’un père, c’est d’être présent. Une fête, on peut la reporter."
Le coup d’envoi de la campagne de réabonnement du Stade Rennais est donné. Depuis le 10 juin, les abonnés de la saison 2025-2026 peuvent renouveler leur place pour la prochaine saison. Mais pour les autres, c’est l’angoisse ! Selon nos informations, près de 4 000 personnes figurent déjà sur liste d’attente dans l’espoir de décrocher un abonnement au Roazhon Park.

Cette affluence témoigne de l’attachement intact du public rennais à son club. La saison 2026-2027 sera la 70e du club dans l’élite du football français et la 33e consécutive au plus haut niveau. Surtout, elle marquera le retour des Rouge et Noir sur la scène européenne avec quatre rencontres continentales garanties au Roazhon Park. Au total, les abonnés pourront assister à 21 rendez-vous majeurs : 17 matches de Ligue 1 et quatre soirées européennes (en espérant plus si qualification).
Face à la demande, le club a misé sur une procédure entièrement dématérialisée. Les abonnés disposent d’un espace personnel leur permettant de renouveler leur engagement et, le cas échéant, d’ajouter l’option Europa League. Une nouveauté fait également son apparition : les abonnements réglés par prélèvement SEPA seront désormais reconduits automatiquement pour la saison suivante, sauf résiliation dans les délais prévus.
Dans les coursives du Roazhon Park comme sur les réseaux sociaux, l’impatience est palpable. Avec plusieurs milliers de personnes prêtes à récupérer le moindre siège qui se libérerait, les places deviennent plus convoitées que jamais. Dans son message aux supporters, le Stade Rennais appelle à la mobilisation : "Quand le peuple Rouge et Noir fusionne, tout devient possible." Une formule qui résume bien l’état d’esprit du moment. À Rennes, la ferveur est déjà de retour, plusieurs semaines avant le premier coup d’envoi.
Une joueuse de Saint-Lô a été hospitalisée après avoir été frappée par des spectatrices, samedi, lors d’une demi-finale de Coupe de Normandie U18 féminine.

Un score déjà scellé, une pause fraîcheur, un ballon à aller chercher derrière les barrières. Rien, dans cette fin de demi-finale, ne laissait présager le drame. Et pourtant. Samedi 13 juin, au stade Pelé du Havre, une gardienne de 16 ans du FC Saint-Lô aurait été prise à partie puis frappée par un groupe de jeunes femmes. Hospitalisée pour une fracture du nez et un traumatisme crânien, l’adolescente est rentrée chez elle, marquée. Une plainte a été déposée. Récit d’un épisode qui interroge tout le football amateur.
Ce qui s’est passé à la 75e minute
D’après l’entraîneur des U18 saint-loises, Pierre Bong, l’agression serait survenue alors qu’il n’y avait plus rien à jouer. Son équipe était menée 8-0 et l’arbitre venait de siffler une pause fraîcheur, a-t-il expliqué à ICI Cotentin.
C’est en allant récupérer un ballon sorti des limites du terrain, près des barrières, que la gardienne aurait été interpellée. Selon plusieurs témoignages rapportés par la presse régionale, elle aurait ensuite été bousculée, mise à terre, puis frappée à plusieurs reprises par un groupe de jeunes femmes positionnées derrière son but.
Des blessures et un choc qui dépasse le terrain
Les blessures décrites sont sérieuses. La joueuse souffrirait d’une fracture du nez et d’un traumatisme crânien, et aurait perdu connaissance, selon les éléments communiqués par son club. Prise en charge par les pompiers, elle a été conduite à l’hôpital avant de pouvoir regagner son domicile.
Au-delà de l’aspect physique, c’est le choc psychologique qui inquiète son entourage. Le président du FC Saint-Lô, Denis Lavalley, a dit son incompréhension face à des faits survenus dans une rencontre de jeunes, sans enjeu sportif. "Le score était établi, il n’y avait pas d’enjeu… que signifie cette violence ?", s’est-il interrogé au micro de France 3 Normandie.
Des spectatrices, pas le club du havre
Un point fait l’unanimité parmi les acteurs du dossier : les personnes mises en cause n’auraient aucun lien avec le Havre Athletic Club. La Ligue de Normandie l’a confirmé à ICI Cotentin, et le président saint-lois lui-même n’a pas pointé du doigt le club adverse.
Le HAC a d’ailleurs réagi par un communiqué. Le club havrais y condamne fermement les comportements ayant conduit à l’agression de la jeune gardienne et apporte son soutien à la joueuse, à sa famille et au FC Saint-Lô. Une convergence rare entre deux adversaires d’un jour.
La justice et la commission saisies
Deux procédures avancent en parallèle. La famille de la joueuse a porté plainte, et le dossier suit désormais son cours judiciaire. À ce stade, les responsables présumées n’auraient pas encore été formellement identifiées.
Côté sportif, la Ligue de Normandie a indiqué que l’affaire serait examinée en commission régionale de discipline le mardi 22 juin. Dans ce cadre, des sanctions peuvent être prononcées. La décision de cette instance reste susceptible d’appel.
Un fait rare dans le football féminin
Ce qui frappe, c’est le contexte. Les débordements de ce type restent peu fréquents dans le football féminin, et plus encore dans les catégories de jeunes. La Ligue de Normandie a elle-même souligné le caractère surprenant de l’épisode.
L’instance régionale a par ailleurs rappelé que les faits de violence recensés sur les terrains normands seraient en diminution cette saison. Une statistique qui rend l’événement d’autant plus choquant pour celles et ceux qui font vivre le sport amateur chaque week-end.
Et maintenant ?
Le rendez-vous du 22 juin dira si des sanctions tombent côté disciplinaire, tandis que l’enquête cherchera à identifier les auteures des coups. Pour la jeune gardienne, le chemin sera d’abord celui de la reconstruction, physique et morale.
Reste une question, posée par tout un club et bien au-delà : comment protéger des adolescentes venues simplement jouer au football, jusque dans une rencontre sans enjeu ? Les suites de l’affaire apporteront, peut-être, un début de réponse.