Le décès soudain de Nicolas Carnec, 57 ans, directeur départemental de la Sarthe, journaliste passé par de nombreuses rédactions en Bretagne, laisse un grand vide au journal. Il était unanimement apprécié pour ses qualités humaines, journalistiques et managériales.

L’annonce du décès soudain de Nicolas Carnec a résonné comme un grand choc, ce vendredi, au sein de la rédaction Ouest-France. À 57 ans, directeur départemental de la Sarthe, Nicolas Carnec était unanimement apprécié pour ses grandes qualités humaines, journalistiques et managériales. Sa disparition laisse un grand vide et des collègues effondrés. Nicolas adorait le sport, le journalisme, parce qu’il adorait les gens, souligne François-Xavier Lefranc, président du directoire. Il avait une dimension humaine exceptionnelle. C’était une personnalité rare dont le départ brutal provoque une grande peine au journal. Il était profondément attaché à ce métier dans lequel il était entré comme correspondant, après avoir été gardien de but professionnel de football au Stade Briochin.
Il a toujours été prévenant, bienveillant
Originaire des Côtes-d’Armor, Nicolas Carnec a appris les ficelles du métier comme correspondant local de presse, à Saint-Brieuc, où il racontait la vie de proximité, de quartier. Proche des gens, comme il savait l’être. Dans la recherche d’une nouvelle voie, piqué par le métier, il entame une formation de journaliste et entre à la rédaction Ouest-France de Lorient, en charge des faits divers. Déjà, ses qualités se voient sur le terrain. Une capacité à se faire un réseau tentaculaire et sortir des infos, se rappellent ses collègues de l’époque. Par la suite, à la rédaction du Morbihan en 2002 puis en Ille-et-Vilaine en 2005, il rejoint les sports pour revenir vers le football de haut niveau, côté tribune de presse cette fois-ci.
Une aventure journalistique qu’il poursuivra comme chef de rédaction de Saint-Malo en 2015, où il a pu conjuguer son goût de l’info, comme dans la couverture de la Route du Rhum, et celui de la mer. Nico était un pilier pour les membres de son équipe, résument ses collègues malouins. Toujours à l’écoute, pour peu qu’on l’attrape entre deux coups de téléphone, il a toujours été prévenant, bienveillant. À Saint-Malo, il était incontournable. Il avait le talent précieux de devenir très vite un ami.
Humain et généreux
Des qualités qui lui font accepter, en 2023, un autre challenge, celui de directeur départemental de la Sarthe. Un poste qu’il a tenu pleinement trois ans où il a pu révéler tout son potentiel de manager proche des gens. Nous perdons un vrai meneur de femmes et d’hommes, témoignent ses équipes, profondément empathique et humain. C’était un directeur attentif aux autres. Sa formule mathématique “7 + 2”, pour former le mot en neuf lettres “collectif”- clin d’œil à la Sarthe - restera gravée dans nos mémoires.
Dominique Le Mener, président du département, ajoute que ce Sarthois d’adoption était fier de mettre en valeur le département dans les publications et était instigateur d’événements fédérateurs comme la “Sarthe innove”, avec talent. Il était profondément humain et généreux. Sa personnalité a su fédérer en interne et dans le paysage sarthois. C’était un homme attachant et compétent, souligne Stéphane Le Foll, maire du Mans. Nous avions cette passion du football en commun. C’est une vraie tristesse.
Nico manquera à beaucoup. La direction, la rédaction en chef et les équipes Ouest-France présentent leurs plus sincères condoléances à Gwen, épouse de Nicolas ainsi qu’à ses quatre enfants, Jordane, Jules, Paul et Antoine.



