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JOUEUR PARCOURS PAYS Désiré Doué Rennes (2022-24) , PSG (2024-...) France Ousmane Dembélé Rennes (2015-16), PSG (2023-...) France Arnaud Kalimuendo PSG (2019-22), Rennes (2022-...) France Hatem Ben...
Proche d’un licenciement, Habib Beye a réussi à remonter la pente avec Rennes. Sur une série de trois victoires en championnat, le club breton va mieux et produit même un football plutôt séduisant. Ce qui n’était pas gagné au départ…
Une dynamique retrouvée. La saison du Stade Rennais est pleine de rebondissements et il était difficile d’analyser cette équipe. Après un début de saison complètement manqué et une crise sportive, l’étau semblait se resserrer autour d’Habib Beye. Le coach sénégalais était même plus que jamais sur le départ après un enchaînement de défaites, et Rennes avait fini par lui donner un ultimatum. Avec un groupe accusé d’avoir lâché son coach et des cadres en cruel manque de confiance, on ne donnait pas cher de la peau de l’ancien entraîneur du Red Star. Et pourtant…
Après un match nul face à Toulouse (2-2), la formation rennaise a relevé la tête en enchaînant des victoires de plus en plus marquantes : 4-1 face à Strasbourg, 1-0 face au Paris FC, puis une nouvelle victoire 4-1 contre l’AS Monaco ce samedi soir. Dix points pris sur douze possibles, quasiment le même total que sur les neuf premières journées de Ligue 1 (11 points). Sur le terrain, Rennes ne s’est pourtant pas métamorphosé. Les joueurs n’ont presque pas changé, et pourtant le contenu est bien différent. Pour Habib Beye, tout n’est qu’une question de confiance, de dynamique qui a basculé.
Une série qui fait du bien
« Lorsqu’on faisait des 2-2 et que les matches n’étaient pas forcément aboutis ou constants, il y avait beaucoup de qualités dans notre jeu sur les périodes abouties. Je prends la première mi-temps de Nantes : c’est du très haut niveau. Après, je ramène cela aussi au vécu commun de cette équipe avec cinq-six nouveaux joueurs, et il fallait qu’ils aient des automatismes, un vécu positif et négatif. Quand vous êtes presque en train de toucher le fond, que les résultats négatifs s’enchaînent avec le même scénario, j’ai dit aux gars après Toulouse : “Les solutions, on les a, mais il doit y avoir une prise de conscience par rapport à ce qu’on est capables de faire. S’il n’y avait pas de football, je vous dirais que c’est fini, qu’on est morts. Mais lorsque vous produisez du jeu, vous savez qu’à un moment donné la réussite va tourner.” Je prends l’exemple du match contre le PFC : je vous garantis qu’il est moins abouti que d’autres où on n’a pas eu de résultat. On gagne avec un peu de réussite parce qu’on a été constants sur 90 minutes, comme contre Monaco. Et on sait que notre moment va arriver, parce que la confiance est plus importante en ce moment et qu’on a beaucoup de talent dans cette équipe pour valider nos temps forts », a-t-il expliqué en conférence de presse.
Sur le papier, cette équipe se reflète désormais dans des joueurs en pleine confiance. Le duo défensif Jérémy Jacquet – Ait Boudlal commence à s’imposer, et Habib Beye parvient surtout à installer une ossature stable dans son système à trois défenseurs. Le retour de Breel Embolo a également fait beaucoup de bien, notamment grâce à sa capacité à peser sur les défenses et ainsi libérer Lepaul et les deux pistons (Al-Tamari et Frankowski). En bref, une machine qui s’affine, qui profite d’une réussite retrouvée et d’un moral en hausse. Cela se ressent sur le terrain : cette équipe ne doute plus, ne tremble plus. Désormais 5e du classement, Rennes pourra tenter de confirmer sa belle série le week-end prochain face à Metz. En cas de succès, la troupe d’Habib Beye pourrait revenir très fort et commencer à rêver du podium.
Près de trois mois après son arrivée en Bretagne, Estéban Lepaul, deuxième meilleur buteur de Ligue 1 avant cette journée, ne regrette pas son choix. Sa nouvelle vie rennaise, épanouissante, facilite son adaptation dans un environnement où il est davantage attendu.
« Je suis apte », lance Estéban Lepaul en arrivant au Roazhon Park, mercredi, après avoir satisfait à sa visite médicale du travail. Les défenseurs de Ligue 1 avaient peu de doutes sur le sujet, puisque l'attaquant de 25 ans arrivé d'Angers cet été compte déjà 8 buts cette saison, et seul le Strasbourgeois Joaquin Panichelli le devançait avant cette journée (9 réalisations). Après un court séjour à Barcelone au début de la trêve internationale « pour prendre un peu le soleil », le nouveau chouchou rennais s'est posé pendant trois quarts d'heure pour raconter son adaptation express et sa nouvelle vie en Ille-et-Vilaine.
Presque trois mois après votre arrivée, vous sentez-vous pleinement rennais ?
Oui, je me suis acclimaté. On a trouvé une maison rapidement alors que Rennes est une ville un peu saturée au niveau immobilier, on travaille dans un cadre fantastique, et la ville, je la découvre petit à petit. J'habite en dehors, j'ai besoin de campagne, de champs, de pouvoir balader mon chien tranquillement, mais ça me va très bien. Et on est à dix, douze minutes du centre d'entraînement et du stade, donc c'est nickel. Des amis m'avaient parlé de cette ville où le cadre de vie est sympa, et c'est vrai que ça colle. C'est un peu mieux qu'Angers dans le sens où il y a un peu plus de choses, mais ça y ressemble parce que c'est calme, même s'il y a souvent du monde dehors. Et là, Breel (Embolo) a emménagé deux semaines après moi, on est juste séparés par une clôture. Il me va bien comme voisin !
Avez-vous découvert un peu le coin ?
Il y a un mois, j'étais à Dinard. Je connaissais un peu, comme Saint-Malo et Erquy. On m'a aussi parlé du golfe du Morbihan, ce sera sûrement la prochaine étape. Je pense qu'il y a pas mal de choses à faire ici. J'avais beaucoup aimé Lyon (où il a été formé jusqu'en 2020). Et j'adore ma ville de Strasbourg (il a grandi en Alsace), je m'y sens bien, j'y ai tous mes repères. C'est sûrement celle que je préfère. C'est propre à chacun, mais j'ai besoin d'être épanoui là où je vis, je ne veux pas qu'à chaque fois que je rentre ou sorte de chez moi, ce soit une corvée. Par exemple, Orléans, j'ai bien aimé le club, mais je me retrouvais un peu moins dans la ville. Je n'habitais pas encore avec ma fiancée, c'est peut-être pour ça aussi que j'ai un peu moins aimé. Ce n'était pas un calvaire non plus, on avait notre petit resto habituel.
Initialement créé fin 2008, le Bâton de Bourbotte trouve son origine en 1946 entre les différents protagonistes du championnat de France de première division. Propriété depuis le 29 octobre du FC Metz, il s’est, cette saison, matérialisé. Un petit bout de bois qui fait pour le moment la fierté des Lorrains.
Au centre d’entraînement de Frescaty, à quelques kilomètres du centre de Metz, Gauthier Hein sort de l'entraînement et s’empare du Bâton de Bourbotte, un témoin en bois d’une trentaine de centimètres gravé de son nom sur la longueur. "Il se plaît bien dans le vestiaire messin", sourit le numéro 10 du FC Metz. "Il y a trois matchs on ne le connaissait pas mais on s’en est emparé après Lens et depuis on a gagné nos deux matchs qui ont suivi. Il nous porte chance, on espère le garder le plus longtemps possible." Car depuis un mois, ce Bâton de Bourbotte fait partie du quotidien des Lorrains. Au stade, à l’entraînement, il est checké par les supporters, présenté aux partenaires et s’invite aux petites fêtes entres collègues. "Il est avec nous chaque jour et partage même les anniversaires", se marre Hein. "Le week-end dernier, on a fêté l’anniversaire de Maxime Colin chez lui avec ma compagne, elle a pris sa petite photo avec. Il appartient au FC Metz et à la ville de Metz."
Bourbotte du nom du capitaine du LOSC, premier champion de D1 d’après-guerre
Supporter des Grenats depuis ses 7 ans, Julien a connu les épopées en Coupe d’Europe. Ravi de voir son club enfin lancé cette saison, il voit en ce bâton un "porte-bonheur. On l’a un peu découvert le mois dernier mais il matérialise notre belle série de trois victoires, on le voit partout. C’est notre bâton, on veut qu’il reste à nous." Il faudra pour cela ne pas perdre au stade Francis Le Blé ce week-end face à Brest au risque de devoir le laisser filer en Bretagne où il a séjourné pour la dernière fois le 19 mai 2024 et la première… le 21 septembre 1982. Car oui, il faut revenir des dizaines d’années en arrière pour connaître le premier Bâton de Bourbotte.
"Le concept a été créé par un blog de football fin 2008 qui s’appelait Poteau rentrant. Les administrateurs avaient pris comme premier vainqueur du bâton le premier champion d’après-guerre qui était Lille", remémore Guillaume Amary, statisticien et Community manager du Bâton. "Le premier match pour s’emparer du bâton était un derby entre Lille et Roubaix. Et le capitaine du Lille champion en 1945-46 s’appelait… Bourbotte." Alors Guillaume, Sarthois d’origine, a décidé de retrouver sa trace. "Le site a disparu en 2013, le bâton avec. Trois ans plus tard, on s’est en est souvenu avec un ami. En regardant un multiplex on s’est demandé ce qu’il était devenu. Alors on a refait le parcours de tous les clubs." Il a fallu pour cela refouiller les archives, retrouver le résultat de 2.912 matchs de première division. "Le LOSC a perdu son premier bâton au cours de la premi,ère saison comptabilisée puis s’en est suivi 952 changements de détenteurs et 53 équipes différentes" chiffre Guillaume, gardien de toutes les statistiques et développeur de sites internet au quotidien.
"Le PSG est l’équipe qui l’a le plus obtenu grâce à une percée dans cette dernière dizaine d’années. 247 matchs avec le bâton suivi par Nantes avec 201. Pour ce qui est de la plus longue série, c’est Paris avec 26 matchs consécutifs avec le bâton en 2013 et 2024. Le plus grand détenteur du bâton, c’est Blaise Matuidi à 93 reprises. Je peux aussi vous dire que le bâton fuit le Paris FC, incapable de s’en emparer alors qu’il en a eu l’occasion neuf fois dont la dernière cette saison contre Lens mais ils ont été battus."
Un bâton matérialisé cette saison, qui a d’abord suscité peu d’intérêt
Longtemps fictif, le Bâton de Bourbotte a cette saison trouvé un aspect physique. L’idée sort de la tête de Corentin Avrillon, chargé de relations clients dans une agence de communication à Strasbourg. "En 2021, une chaîne Youtube sort une vidéo concernant ce bâton, raconte son histoire, j’ai trouvé ça cool de le matérialiser qu’on puisse s’en amuser." L’idée a fait son petit chemin dans l’esprit de cet Alsacien de 24 ans, puis il s’est lancé. "J’ai travaillé avec un artisan avec qui on a coupé le bâton, on a fait des biseaux pour en faire quelque chose de propre mais pas hyper chiadé avec du vernis ou autre, simplement une belle gravure." Fan du Racing Club de Strasbourg, Corentin est ravi de voir son club de cœur récupérer le bâton la saison dernière et cherche à le présenter au centre d’entraînement des Racingmen "pour que la dynamique se fasse." Mais il trouve porte close.
En revanche, sur les réseaux, le phénomène prend à coups de likes et de retweets, le bout de bois commence à se faire connaître des supporters. "Rennes récupère le bâton en tout début de saison", explique Corentin. "On a contacté, avec Guillaume qui gère le site, un supporter en se disant que ça allait être un relais entre supporters. Puis Rennes perd contre Lorient alors un supporter de Lorient récupère le bâton et c’est là que l’histoire commence. Le FC Lorient a pris connaissance qu’il était détenteur du bâton, demande à faire des photos avec le relais, il est présent au Stade du Moustoir, sur des photos dans des loges." Puis Lille, premier détenteur, le récupère. "C’est le gars de la com' de Lorient qui l’a filé à celui du Losc après le match puis c’était parti, Lens le reprend en fait une belle communication dans les vestiaires, on en parle sur Ligue 1+ puis maintenant Metz qui gère à mort dans leur communication à s’amuser avec."
Corentin et Guillaume sont ravis alors que chez les diffuseurs du championnat, on s’en amuse aussi. "Ce bâton fait appel à la part d’enfant en nous", se réjouit Félix Rouah, animateur du Multiplex sur L1+. "Dans le Multi, on a souvent les équipes de deuxième partie de tableau et chez L1+ on laisse la part aux idées surtout pour les équipes moins en vue médiatiquement. On veut des histoires parallèles et celle du bâton s’inscrit dans ça. L’objectif est que ce bâton n’aille pas dans les mains du PSG, je trouve qu’il est très Multiplex-compatible." Le créateur du relais en bois abonde dans ce sens. "Ce week-end c’est Brest-Metz pour récupérer le bâton, ce n’est pas l’affiche la plus sexy du championnat mais par contre savoir que c’est une bataille pour le bâton, ça peut donner en vie de regarder. Et même en fin de championnat, quand les places seront dessinées, cela apportera un petit enjeu pour les équipes du ventre mou. Après, est-ce que le PSG, s’il le récupère, jouera-le jeu?" Corentin s’en inquiète: "Tu es champion d’Europe alors bon le bâton… Mais s’ils gardent leur invincibilité jusqu’à la fin du championnat mais continuent d’en parler ça me va. Ma plus grande crainte, c’est celle de l’oubli, après quelques mois. J’aimerais qu’il vive au moins toute la saison."
Mon rêve serait de voir les capitaines se l’échanger à la fin d’un match
Et que le relais se fasse entre les acteurs du jeu et non plus en coulisses. L’idéal, le voir être échangé entre entraîneurs, capitaines ou joueurs. "C’est un rêve de le voir sur le terrain avec les joueurs, passer devant les supporters. Le rêve d’une personne, que je suis, qui a envie d'un foot plaisir, d'un foot loisir, d'un foot qui représente des belles valeurs, de fair-play, d'amusement, qu’on ne retrouve plus forcément. Le voir passer de main en main entre coachs ou capitaines serait une image forte qui véhiculerait de beaux messages, notamment pour la jeune génération."
Guillaume Amary imagine encore plus loin. "Et pourquoi pas en faire un petit trophée en fin de saison, lors des cérémonies, pour l’équipe qui le détiendra ou celle qui l’a le plus eu au cours de la saison. Ce pourrait être un petit clin d’œil, un trophée insolite comme il a pu y en avoir à la Ligue." Une Ligue qui justement pourrait se pencher sur ce bâton car le Logo de la Ligue 1 est gravé sur le relais de bois sans autorisation de celle-ci. "Je n’y ai pas pensé en le faisant gravé", avoue Corentin. "Mais si la Ligue veut le rendre officiel, pourquoi pas en discuter, voir ce qu’on peut en faire. Je veux juste que ce bâton brille, le voir circuler et que les clubs continuent de jouer le jeu." Le Stade Brestois sait de son côté qu’il peut s’en emparer ce week-end et aurait l’idée de le customiser d’un sticker, comme le font les Ultras, avant de le céder le plus tard possible.
Le Stade Rennais reçoit l’AS Monaco ce samedi pour la reprise de la Ligue 1. Les hommes d’Habib Beye veulent poursuivre leur bonne série après deux victoires consécutives avant la trêve. Cependant, le technicien des Bretons sera privé de Séko Fofana. L’Ivoirien a écourté son séjour en sélection.

Retour du côté de la Piverdière de manière anticipée pour Séko Fofana. Ouest France annonce que le joueur du Stade Rennais est revenu lundi en Bretagne après avoir ressenti une gêne musculaire pendant la trêve internationale avec la Côte d’Ivoire. Le milieu de terrain de 30 ans n’a pas pris part à la défaite de son équipe face à l’Arabie Saoudite le 14 novembre dernier. Ce mardi, les Eléphants se sont imposés 2-0 face à Oman, le joueur du Stade Rennais était quant à lui déjà en Bretagne. Moins utilisé en Ligue 1 ces dernières semaines par son entraîneur, Seko Fofana se dirige vers un forfait face à Monaco ce samedi.
Seko Fofana vers un forfait ce week-end
"Sa présence pour la 13e journée de Ligue 1, ce samedi face à l’AS Monaco (19 h), pourrait être compromise", écrit Ouest France. Après une préparation physique complète cet été, le joueur a été épargné par les blessures sur le début de la saison. Écarté par Habib Beye lors du match nul à Toulouse, Séko Fofana a désormais perdu sa place dans le onze du technicien de l’équipe bretonne. Sur le banc face à Strasbourg, il a vu Rennes réaliser le match le plus abouti de sa saison. Désormais, l’ancien lensois va devoir soigner ce pépin physique et espérer retrouver du temps de jeu pour intégrer le groupe de la Côte d’Ivoire pour la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc. La compétition débute le 21 décembre prochain et les Éléphants se situent dans le groupe de la mort aux côtés du Mozambique, du Cameroun et du Gabon.
Une vaste enquête sur le terrain du piratage en France a permis de constater les dégâts à ce niveau pour les détenteurs de droits. La Ligue 1 et sa chaine vont beaucoup en souffrir.
Mauvaise image, faible nombre d’abonnés et pertes colossales, DAZN a jeté l’éponge après seulement un an de diffusion du championnat de France. La plateforme britannique a bien voulu reconnaitre quelques erreurs stratégiques, mais a aussi dénoncé le manque de moyens des instances pour lutter contre le piratage, qui a explosé ces dernières années.
Si de nombreuses actions ont eu lieu contre les sites de streaming, c’est bien l’ITPV qui est la principale menace des détenteurs des droits TV, qui payent très cher pour pouvoir les diffuser, et voient ces boitiers se développer à profusion sans réel frein.
Et l’ampleur des dégâts est colossale, comme l’atteste une enquête menée sur plusieurs mois à la demande de DAZN, sur la réalité du piratage en France. Interrogé à ce sujet, l’un des spécialistes qui a mené l’enquête s’est confié à L’Equipe sur l’importance de l’IPTV en France, et le coût que cela représente en manque à gagner pour le football tricolore.
Un business de 400 millions d'euros
"Les chiffres dont on dispose aujourd'hui montrent qu'il y a à peu près 8 millions de boîtiers en circulation en France et qu'on atteindra probablement les 9 millions à la fin de l'année, parce que la période de Noël favorise une vente extrêmement soutenue. Avec 8 millions de boîtiers en circulation à 50 euros par an, on parle d'un business de 400 millions d'euros annuels, c'est-à-dire du même ordre de grandeur que la valeur des droits de la Ligue 1 lorsqu'ils étaient vendus à DAZN", a livré l’un des enquêteurs. Ces derniers sont allés sur le terrain pour comprendre comment fonctionnait ces réseaux, souvent proches de ceux qui gèrent les trafics d’autres produits.
Le passage à Ligue 1+ n’a pas vraiment changé la donne, et risque de peser sur l’avenir de la chaine de la LFP, qui va avoir du mal à atteindre ses objectifs sur le long terme avec un tel manque à gagner en terme d’abonnés et de rentrées d’argent.
Recrue star de Monaco cet été mais en manque de condition physique depuis, Paul Pogba (32 ans) pourrait jouer ses premières minutes en Ligue 1 à Rennes, samedi (19 h).

Et si le grand retour de Paul Pogba en France avait lieu en Bretagne ? C’est une possibilité à ne pas évacuer selon l’entraîneur de Monaco, Sébastien Pocognoli. Paul Pogba est "heureux sur le terrain" et "focalisé sur le fait de revenir au plus haut niveau", a-t-il assuré, lundi, dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse, sans s’engager pour autant sur une date de retour sur les terrains.
Depuis son arrivée à la tête de Monaco, le technicien belge est sans cesse interrogé sur l’évolution du champion du monde français, dont le retour à la compétition est régulièrement retardé à cause de blessures. Prudent dans sa communication, le Belge a appris de ses précédentes erreurs : il avait ouvert la porte à son grand retour, fin octobre, avant qu’il ne soit finalement retardé pour une blessure à la cheville, fin octobre.
Un entraîneur prudent
"Ma communication restera terre à terre comme notre analyse interne, précise-t-il. J’ai dit qu’on jugerait sur ce qu’il va proposer maintenant. C’est aussi par bienveillance. J’espère (son retour). Mais la dernière fois que je l’ai dit… (il s’est blessé). Donc j’essaie de ne plus trop m’avancer. Cela arrivera au moment où ça doit arriver."
Recruté par l’ASM fin juin, "La Pioche" revient d’une suspension de 18 mois pour dopage à la testostérone. Il n’a toujours pas figuré dans le groupe monégasque et n’a pas encore disputé la moindre minute en match officiel. Sa dernière apparition sur un terrain de football remonte au 3 septembre 2023, sous le maillot de la Juventus.
Son apparition dans le groupe de Monaco pour samedi (19 h), à Rennes, pour le compte de la 13e journée de Ligue 1 résonnerait donc comme un événement. "Tout ce que je peux dire, c’est que, quand il est sur le terrain, je vois quelqu’un d’heureux et focalisé sur le fait revenir au plus haut niveau. Il n’y a aucun doute, a ajouté son entraîneur. Mon rôle maintenant, c’est de l’aider avec le staff. Et si on arrive, ne serait-ce qu’à lui donner le sourire à l’occasion de matchs professionnels, ce sera quelque chose de fantastique", a encore estimé Pocognoli.
Paul a une grosse force de caractère
"Est-ce que ça sera facile ? Je ne peux pas le dire. Mais on y travaille et Paul a une grosse force de caractère. Et je pense que la tête contrôle beaucoup de choses", a estimé le coach de l’ASM.
D’après L’Équipe, le "Pogback" se précise. Le milieu de terrain de 32 ans s’entraîne avec le groupe depuis vendredi et vise le déplacement à Rennes pour jouer ses premières minutes dans le championnat français. "Lors d’une de mes premières réunions internes, j’ai parlé d’héritage pour le club. Je pense que les leaders, comme Paul, doivent transmettre à la future génération, aux supporters, à toutes les composantes du club. Ces joueurs d’expérience doivent accompagner les jeunes. je dois faire en sorte qu’il y parvienne. Plus on a de leaders, plus la pression est divisée", a-t-il expliqué.
"Si Paul est bien utilisé, le groupe peut tirer profit de son aura", a conclu Pocognoli.
Le dernier match de Pogba remonte à septembre 2023, juste avant sa suspension pour dopage.
La lutte contre le piratage sportif en ligne s’apprête à franchir un nouveau cap en France. Alors que les boîtiers IPTV pullulent et que les chiffres explosent, la LFP va placer la question au cœur de son assemblée générale le 4 décembre.
Une première étape vers une contre-offensive plus musclée contre l’IPTV illégale, inspirée des modèles britanniques ou allemands, beaucoup plus agressifs sur le plan technologique et juridique.
9 millions de boîtiers pirates en circulation
Selon les dernières estimations de DAZN, relayées par L’Équipe, environ 9 millions de boîtiers IPTV seraient actuellement en circulation en France. Un chiffre vertigineux, en forte hausse par rapport aux données de l’Arcom, qui évoquait encore récemment une fourchette de 5 à 6 millions. Près de 12 % des internautes français seraient concernés par le phénomène, dont 41 % depuis moins d’un an.
Pour Ligue 1+, la nouvelle plateforme lancée dans l’urgence après l’échec du partenariat avec DAZN, le piratage représente un gouffre financier. Et la mutation de l’offre n’a rien changé au problème. « On est passé de DAZN à Ligue 1+ sans aucune modification en termes de piratage », déplore Philippe Dewost, spécialiste mandaté par DAZN pour étudier le fléau.
En France, un cadre trop mou
Comparée à ses voisins européens, la France semble à la traîne. En Espagne, en Angleterre ou en Italie, les diffuseurs ont pris les devants. Ils ne comptent pas uniquement sur leurs régulateurs respectifs mais investissent dans des systèmes de protection sophistiqués, traquent les failles techniques et multiplient les partenariats avec les autorités judiciaires. En France, l’Arcom paraît seule au front.
La LFP, consciente de l’enjeu pour la survie économique de son championnat, tente de reprendre la main. Sa filiale LFP Media a engagé un détective privé chargé de monter des dossiers solides pour des plaintes en justice. Objectif : faire tomber les gros diffuseurs pirates et, surtout, transformer les pirates en abonnés.
Avec 1,08 million d’abonnés, Ligue 1+ peine à atteindre la rentabilité. Un basculement vers une offre légale même partiel représenterait un gain énorme pour les clubs.
Vers une révolution technologique ?
Le modèle britannique donne un aperçu de ce que pourrait devenir la lutte antipiratage en France. Amazon vient de bloquer à distance toutes les applications illégales installées sur ses Fire TV Stick, y compris celles sideloadées par les utilisateurs eux-mêmes. Résultat : une hémorragie d’accès aux contenus illicites.
Outre-Manche, 59 % des adeptes du streaming illégal utilisent un Fire Stick, soit près de 4,7 millions d’adultes. En France, l’usage de ces dispositifs est similaire, et les “vieilles clés” encore bidouillables pourraient bientôt devenir des objets de collection.
Le 4 décembre, première salve ?
L’assemblée générale de la LFP, prévue le 4 décembre, s’annonce donc stratégique. Le piratage y sera mis noir sur blanc à l’ordre du jour. Suffisant pour faire bouger les lignes ? Peut-être ou peut-être pas. L’enjeu est colossal : retrouver le contrôle de la diffusion de la Ligue 1 et protéger les revenus d’un championnat qui ne peut plus se permettre de perdre la guerre numérique.
Selon les experts ayant travaillé pour DAZN, le piratage reste massif et pourrait freiner le développement de la plateforme de diffusion du Championnat. Et impacter les recettes revenant aux clubs.
Pour expliquer l'échec de la Ligue 1 sur leur plateforme, les dirigeants de DAZN ont souvent évoqué un piratage intensif qui n'a pas permis, selon eux, de dépasser les 700 000 abonnés, très loin des objectifs. Et qui a poussé le propriétaire, le milliardaire Len Blavatnik, à arrêter les frais au bout d'une seule saison en versant une indemnité de 85 millions d'euros à la LFP. Même si le tarif prohibitif de DAZN et une communication mal ficelée ont évidemment pesé, le piratage a joué un rôle important dans cette faillite.
Pour mesurer l'ampleur des dégâts, l'entreprise britannique avait sollicité le concours de spécialistes qui ont mené une mission d'enquête de trois mois, à partir de novembre 2024. Entré en contact avec le diffuseur par l'intermédiaire de la LFP, Philippe Dewost, expert technique de ce travail d'investigation, raconte : "L'objectif de DAZN était de comprendre, qualifier et quantifier l'étendue du piratage IPTV pour voir de quelle manière cela pesait sur leurs résultats et surtout sur la possibilité pour eux d'atteindre leurs objectifs. Mon associé, dont c'est la spécialité, a commencé à enquêter sur le terrain, en prenant vraiment des risques, et s'est aperçu que la distribution, que ce soit dans le sud de la France, dans l'Est parisien, en Seine-Saint-Denis et dans le Nord était organisée par les groupes qui font du trafic en tout genre, notamment les stupéfiants."
Dans le détail, trois "fournisseurs" ont été identifiés "auxquels vous vous connectez en ayant un identifiant et un mot de passe qui ont été installés dans la machine, détaille l'ancien directeur général de l'EPITA (école d'ingénieurs en informatique), aujourd'hui consultant. Le tout par le biais d'un rabatteur, d'un vendeur ou quelqu'un vers lequel on vous a dirigé, à qui vous versez du cash et donnez votre numéro de téléphone portable. Vous récupérez un boîtier déjà préconfiguré que vous n'avez plus qu'à brancher sur votre télé et à raccorder à Internet. Vous n'avez pas de manipulation particulière. On vous demande votre numéro de téléphone parce que c'est ce qui servira à ces plateformes, via leurs distributeurs, pour vous recontacter au bout de onze mois pour vous proposer de renouveler votre "abonnement". Et au passage, votre numéro de téléphone va se retrouver sur le Dark Web et revendu à d'autres. Ce qui explique que quand vous le communiquez, vous vous mettez en risque de recevoir des démarchages, du phishing (hameçonnage) et tous les SMS et les appels non sollicités que l'on peut imaginer."
"Avec 8 millions de boîtiers en circulation à 50 euros par an, on parle d'un business de 400 millions d'euros annuels"
Selon les experts ayant travaillé pour DAZN, le piratage reste massif et pourrait freiner le développement de la plateforme de diffusion du Championnat. Et impacter les recettes revenant aux clubs.
Philippe Dewost, qui a enquêté pour DAZN sur le piratage
La situation est très tendue au sein du quotidien sportif. Mécontents du changement de ligne éditoriale, plus people, les journalistes de L'Equipe ont décidé de tenir tête à leur direction.
Nommé directeur des rédactions print et numérique du groupe L'Équipe le 28 janvier dernier, Matthias Gurtler fait face à une fronde de la part d'une grosse majorité des 350 journalistes du puissant média sportif. En fin de semaine passée, une motion de défiance à l'égard de leur patron a été adoptée à 92,8 %, preuve de l'insatisfaction qui grandit au sein du quotidien. Selon le Syndicat National des Journalistes, nos confrères reprochent "une multiplication des brèves à clics faciles (et sans intérêt) sur le site et trop de people" depuis la prise de fonction du nouveau patron de L'Equipe. Rappelant que Matthias Gurtler était en poste à Gala avant de prendre les commandes du groupe, le SNJ estime que L'Equipe perd son ADN et qu'il faut immédiatement que les grands patrons du groupe réagissent.
Le nouveau directeur de L'Equipe fait face à la défiance
Suite à cette motion de défiance, l'insider Clément Garin affirme que Matthias Gurtler s'est placé immédiatement en arrêt maladie. "Fragilisé par la motion de défiance votée à son encontre par 232 personnes sur 251, le directeur de la rédaction de L’Equipe a posé un arrêt maladie. Matthias Gurtler "très déstabilisé par la foudre interne le ciblant", s’est mis en retrait afin de se remettre psychologiquement de la motion. Il a dû annuler tous ses rendez-vous, et son DG va le remplacer toute la semaine", écrit l'insider.
Pour rappel, en novembre 2024, c'est le patron de la chaîne L'Equipe, Jérôme Saporito, qui avait été débarqué d'un seul coup, personne n'ayant été prévenu au sein même de la chaîne sportive. Une décision qui avait fait du bruit en interne, tout comme celle prise en septembre dernier de vendre désormais le magazine chaque jour à part du quotidien, alors qu'avant il était disponible avec le numéro du samedi.
Quelle surprise ! Engagé samedi 15 novembre au 7e tour de la Coupe de France, le club du Pertre Brielles Gennes Saint-Cyr s’est rendu jusqu’au stade de Vitré, où il affrontait Concarneau, avec le bus du Stade Rennais. Les Rouge et Noir avaient décidé de soutenir les amateurs bretilliens en mettant à leur disposition le véhicule habituellement utilisé par leur équipe première.
Le Stade Rennais n’est pas encore entré en lice dans cette Coupe de France 2025-2026, mais il y avait déjà un peu des Rouge et Noir au 7e tour. Le club bretillien a en effet réservé une jolie surprise aux Bleuets du Pertre Brielles Gennes Saint-Cyr (R3), qui jouaient samedi 15 novembre une place au 8e tour face à l’US Concarneau (National).
Le Stade Rennais a mis à disposition des joueurs du Pertre, l’un des petits poucets bretons de la compétition, le bus habituellement utilisé par l’équipe première du SRFC. C’est ainsi dans le long véhicule noir et rouge que les Bleuets se sont rendus jusqu’au stade de Vitré, théâtre de leur affrontement contre Concarneau.
Les joueurs l’ont découvert après le repas d’avant-match
Les joueurs pertrais, pour beaucoup abonnés ou supporters des Rouge et Noir, ont découvert leur moyen de locomotion du jour seulement au sortir de leur repas d’avant-match. Nul doute que le souvenir restera gravé pour eux, dans cette journée déjà historique pour le club de Régional 3.
Leur aventure en Coupe de France a cependant pris fin lors de ce 7e tour face à Concarneau, avec une défaite 0-3 contre les Finistériens.
Une attaque d’une violence inédite a plongé le Roazhon Park dans la stupeur. Ce qui s’est passé dépasse tout ce que le football français avait connu.
Nuit de terreur au Roazhon Park. Alors que les supporters rennais du Roazhon Celtic Kop (RCK) revenaient d’une victoire glorieuse face à Paris FC (1-0), mercredi 8 novembre en toute matinée, aucun d’entre eux ne s’attendait à vivre un cauchemar à leur retour. Mais ce qui s’est déroulé dans les heures qui ont suivi restera gravé dans les mémoires comme l’un des incidents les plus choquants du supportérisme français.
Une attaque planifiée dans les moindres détails
Une cinquantaine d’ultras du FC Nantes, encagoulés et organisés militairement, attendaient de pied ferme le bus rennais sur le parking du stade breton. L’attaque n’était pas improvisée. Elle était préméditée, organisée et clairement pensée comme une vengeance orchestrée. Les faits sont accablants : rixe violente, fuite précipitée du bus, puis une deuxième confrontation au centre d’entraînement de La Piverdière. Bilan : deux blessés légers et six interpellations.
Les enquêteurs ont confirmé ce que beaucoup craignaient : "Une action clairement préparée et préméditée". Ce n’était pas un simple affrontement spontané entre supporters rivaux, mais une véritable embuscade coordonnée. La Brigade Loire, le groupe ultra du FC Nantes connu pour sa radicalité, a manifestement planifié cette attaque pour riposter aux tensions qui couvaient depuis l’affrontement d’avril 2025 au stade de la Beaujoire.
Une faille de sécurité qui interroge les autorités
Cette révélation choquante expose une faille grave dans la sécurité du Roazhon Park. Comment une cinquantaine de personnes cagoulées ont-elles pu investir le parking d’un stade français sans intervention immédiate ? Les autorités nantaises auraient-elles laissé libre cours à cette opération ? Les questions se multiplient tandis que le Stade Rennais dénonce formellement ces agissements.
Ce dimanche 22 novembre, quand Rennes affrontera Nantes en Ligue 1, les tensions seront à leur comble. Les ultras rennais auront-ils oublié cette nuit sanglante ? Rien n’est moins sûr. Les rivalités entre ces deux clubs ne connaissent pas de limite, et ce nouvel incident risque d’envenimer considérablement la situation dans les semaines à venir.
Vendredi 7 novembre 2025, après la victoire du Stade rennais contre le Paris FC (1 à 0), la soirée aurait dû s’achever dans la joie. Mais pour Martin (le prénom a été changé), 21 ans, Rennais de cœur installé à Paris, elle s’est terminée dans la violence absurde. "C’est plus énervant que choquant", confie-t-il. "C’est comme si c’était devenu normal."

Martin n’a pourtant rien d’un ultra. Étudiant, il suit le SRFC depuis son enfance. "Depuis que j’ai dix ans, raconte-t-il. J’ai de la famille à Rennes, dont un grand-père qui a travaillé au Stade rennais. Fatalement, c’est venu comme ça." Aujourd’hui Parisien, il garde le club breton dans la peau — et autour du cou.
Vendredi soir, il assiste au match avec sa mère et son petit frère. À l’entrée du stade Jean-Bouin, les stadiers leur demandent de laisser leur écharpe rouge et noire à la consigne. "Le fait d’en arriver là nous a paru stupide", explique-t-il. Mais en garçon poli, il s’exécute bien volontiers. Après la rencontre, la famille récupère le précieux bien et prend la direction du métro (ligne 10).
Sur le quai de la station Porte d’Auteuil, non loin de l’enceinte sportive, l’ambiance bascule étrangement. "On a entendu “enc*** de Rennais”, puis “ils sont où les Rennais?" Quelques secondes plus tard, des hommes masqués s’approchent du trio. "Ils se sont plantés devant nous, à quelques centimètres de nous. Deux secondes après, l’un a tendu la main pour prendre l’écharpe."
Âgé de 17 ans, son petit frère tenait l’écharpe simplement sur les genoux. "On s’est accrochés dessus, et deux ou trois autres types ont mis leurs mains aussi." C’est alors que les insultes fusent envers les fans rennais. "Lâche, sinon je te tabasse", menace un ultra. Martin résiste tant bien que mal. Derrière lui, une voix d’un témoin crie dans le métro. "Donne l’écharpe, cela ne vaut pas la peine. C’est ça qui m’a décidé. En l’entendant ces mots, j’ai cédé."
Au moment où il laisse l’écharpe, son petit frère est embarqué par les ultras. "Je l’ai tiré pour le ramener." Sa mère, bousculée, échappe, elle, de peu à la chute. "On ne se bat pas pour une écharpe… mais c’est dur de lâcher, parce que ça veut dire qu’ils vont recommencer." Lors de cette agression, Martin a tenté de raisonner ses agresseurs. "Je leur ai dit que j’étais de Paris. Ils m’ont répondu : c’est chez nous ici?! On ne peut pas se dire supporter et piétiner toutes les valeurs du sport. Ces gens-là ne sont pas des supporters."
Martin ne portera pas plainte. "Franchement, non, dit-il. Parce que ça n’aboutira sûrement à rien, parce que c’est dans un lieu public, et surtout parce que je n’ai pas envie de m’imposer cette charge mentale." Heureusement, il n’a pas été blessé physiquement. "Mais ça me désespère. Ce n’est pas normal que ce type d’agression soit devenu banal." Mais ce qui l’a le plus marqué, c’est le contraste. "Trente secondes avant, des supporters rennais ont dit à mon frère : elle est belle, ton écharpe. Trente secondes après, d’autres sont venus nous la prendre. Ça casse tout : on sortait d’une super ambiance, d’une victoire." Malgré ces violences, Martin, Rennais par la famille et par le cœur, continuera à soutenir son club. "Mais c’est triste de se dire qu’on ne peut plus revêtir les couleurs de son équipe dans la rue sans craindre une agression. On ne devrait pas avoir peur de porter une écharpe."
Des supporters du FC Nantes se sont rendus à Rennes dans la nuit du 7 au 8 octobre 2025. Ils attendaient le bus du RCK qui revenait de Paris. Une rixe a éclaté.

La victoire du Stade Rennais face au Paris FC, vendredi 7 novembre 2025, a été quelque peu ternie par des affrontements à Rennes. En effet, alors que les supporters des Rouge et Noir et membres du Roazhon Celtic Kop (RCK) rentraient en bus de la capitale vers Rennes, des dizaines d’ultras de Nantes les attendaient.
Selon Ouest-France, c’est à 4h, dans la nuit du vendredi au samedi, que les supporters rennais sont arrivés sur le parking du Roazhon Park. Alors qu’ils descendent du véhicule, "des Nantais s’en sont pris à eux", explique une source policière à actu Rennes.
Une rixe a alors éclaté entre Rennais et Nantais, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.
Six personnes interpellées
"Six personnes ont été interpellées", poursuit cette même source. Ces supporters nantais ont été placés en garde à vue, qui a depuis pris fin.
Une enquête se poursuit.
Sollicité à ce sujet, le parquet de Rennes n’a pas répondu à notre demande à l’heure où nous publions ces lignes.