Les revenus issus des paris sportifs reviendront désormais à la FFF
À l'avenir, les ressources issues des paris sportifs reviendront à la FFF et plus à la LFP. Une perte annuelle comprise entre 12 et 15 millions d'euros. Sans compter l'indemnisation à verser à CVC, le fonds actionnaire de la filiale commerciale de la Ligue.

Avec l'adoption par l'Assemblée nationale de la proposition de loi sur la gouvernance du sport professionnel, qui va transformer la LFP en "société de clubs", les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour la Ligue. Parmi les plus concrètes : le transfert de la LFP à la FFF de "l'exploitation du droit aux paris sportifs", ce qui signifie concrètement une perte de l'ordre de 12 à 15 M€ par an pour le secteur professionnel. Depuis des années, la Ligue encaisse en effet 1 % des mises pour mettre ses compétitions à disposition des sociétés de paris sportifs. Pour la saison qui vient de s'achever, la contribution des entreprises spécialisées est même passée à 1,3 %, rendant le deal encore plus intéressant pour la LFP.
Pour la future société de clubs qui va remplacer la Ligue dans quelques mois, il s'agit donc d'une perte sèche considérable dans cette période déjà extrêmement difficile, avec des recettes télévisuelles en chute libre. Et la note va être encore plus salée car il va également falloir indemniser CVC, le fonds qui a investi 1,5 milliard d'euros dans le football français contre 13 % des recettes de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue. Dans l'accord conclu à l'époque, les paris sportifs font partie des recettes dans lesquelles CVC pioche pour récupérer son coûteux investissement. Avec leur disparition, le secteur professionnel devra compenser cette perte auprès de CVC, ce qui va encore alourdir la note.
Le Sénat et l'Assemblée nationale en accord total sur le sujet
Le législateur a aussi décidé d'encadrer plus sévèrement la publicité sur les paris sportifs. Désormais, il est prévu une interdiction pour les télévisions et les radios de proposer des spots publicitaires "sur la période qui s'étend de cinq minutes avant le début de la diffusion d'une manifestation ou rencontre sportive à cinq minutes après la fin de celle-ci". Comme d'autres chaînes, Ligue 1 +, la plateforme de diffusion de la L1 et de la L3, bénéficie des revenus publicitaires des sociétés de paris sportifs autour des matches. Avec le nouveau texte, elles vont forcément baisser.
Après l'adoption du texte par le Sénat il y a un an, puis par l'Assemblée nationale le 29 juin, une commission mixte paritaire est prévue pour aboutir au texte définitif. Mais concernant les paris sportifs, la LFP ne se fait aucune illusion, car les deux chambres sont parfaitement alignées sur cette thématique.
À l'avenir, les ressources issues des paris sportifs reviendront à la FFF et plus à la LFP. Une perte annuelle comprise entre 12 et 15 millions d'euros. Sans compter l'indemnisation à verser à CVC, le fonds actionnaire de la filiale commerciale de la Ligue.

Avec l'adoption par l'Assemblée nationale de la proposition de loi sur la gouvernance du sport professionnel, qui va transformer la LFP en "société de clubs", les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour la Ligue. Parmi les plus concrètes : le transfert de la LFP à la FFF de "l'exploitation du droit aux paris sportifs", ce qui signifie concrètement une perte de l'ordre de 12 à 15 M€ par an pour le secteur professionnel. Depuis des années, la Ligue encaisse en effet 1 % des mises pour mettre ses compétitions à disposition des sociétés de paris sportifs. Pour la saison qui vient de s'achever, la contribution des entreprises spécialisées est même passée à 1,3 %, rendant le deal encore plus intéressant pour la LFP.
Pour la future société de clubs qui va remplacer la Ligue dans quelques mois, il s'agit donc d'une perte sèche considérable dans cette période déjà extrêmement difficile, avec des recettes télévisuelles en chute libre. Et la note va être encore plus salée car il va également falloir indemniser CVC, le fonds qui a investi 1,5 milliard d'euros dans le football français contre 13 % des recettes de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue. Dans l'accord conclu à l'époque, les paris sportifs font partie des recettes dans lesquelles CVC pioche pour récupérer son coûteux investissement. Avec leur disparition, le secteur professionnel devra compenser cette perte auprès de CVC, ce qui va encore alourdir la note.
Le Sénat et l'Assemblée nationale en accord total sur le sujet
Le législateur a aussi décidé d'encadrer plus sévèrement la publicité sur les paris sportifs. Désormais, il est prévu une interdiction pour les télévisions et les radios de proposer des spots publicitaires "sur la période qui s'étend de cinq minutes avant le début de la diffusion d'une manifestation ou rencontre sportive à cinq minutes après la fin de celle-ci". Comme d'autres chaînes, Ligue 1 +, la plateforme de diffusion de la L1 et de la L3, bénéficie des revenus publicitaires des sociétés de paris sportifs autour des matches. Avec le nouveau texte, elles vont forcément baisser.
Après l'adoption du texte par le Sénat il y a un an, puis par l'Assemblée nationale le 29 juin, une commission mixte paritaire est prévue pour aboutir au texte définitif. Mais concernant les paris sportifs, la LFP ne se fait aucune illusion, car les deux chambres sont parfaitement alignées sur cette thématique.