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Alidu Seidu va vite arriver, Lorenz Assignon aurait des envies de départ

Un départ surprise au Stade Rennais d’ici la fin du mercato d’hiver le 31 janvier ? Le latéral droit Lorenz Assignon, qui devra subir la concurrence d’Alidu Seidu – attendu très prochainement en Bretagne pour signer son contrat jusqu’en 2028 – s’interrogerait sur la suite de son aventure rennaise, selon l’Equipe. Le Stade Rennais n’a pour l’heure reçu aucune offre pour le joueur de 24 ans.
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Le Stade Rennais va voir arriver plus vite que prévu sa deuxième recrue du mercato d’hiver : le Ghana a été officiellement éliminé de la CAN ce mardi 23 janvier, et Alidu Seidu va rejoindre la Bretagne dans les tout prochains jours pour y passer sa visite médicale. Il s’engagera pour 4 ans et demi, contre un chèque de 13 millions d’euros (bonus compris) pour Clermont.

Seidu est imaginé par Julien Stéphan comme une option claire à droite de la défense… au poste de Lorenz Assignon. Et cela ne semblerait pas avoir ravi le joueur et son entourage, alors que le club avait laissé le champ libre à Assignon sur le côté droit, en laissant partir Hamari Traoré l’été dernier.

Du coup, le clan Assignon s’interrogerait sérieusement sur la suite à Rennes, rapporte L’Equipe . En l’état, selon nos informations, le Stade Rennais n’a reçu aucune offre pour son latéral de 24 ans, sous contrat jusqu’en 2027 et qui revient tout juste de blessure.

Le club lui ouvrirait-il la porte, s’il s’y retrouvait financièrement ? Cela reste à voir... Et si c’était le cas, Guéla Doué, que le club cherche en parallèle à prolonger (il est en fin de contrat en 2025), ne serait probablement pas prêté, ce qui reste l’idée première du club. Le Paris FC (Ligue 2) était prêt à accueillir l’aîné des Doué, mais le dossier a été mis en stand-by.

La tribune Mordelles sanctionnée d’un match ferme à huis clos

La Ligue de football professionnel a rendu son verdict ce mercredi 24 janvier concernant les incidents ayant eu lieu lors de la rencontre du Stade Rennais face à l’OGC Nice. La tribune Mordelles écope ainsi d’une fermeture pour un match ferme de la tribune Mordelles en raison de l’utilisation d’engins pyrotechniques.
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Les fumigènes coûtent cher et ça se confirme. Prise dans l’engouement de la partie, la tribune Mordelles s’était enflammée le 13 janvier dernier lors de la victoire du Stade Rennais sur l’OGC Nice (2-0). L’utilisation d’engins pyrotechniques étant formellement interdite dans les enceintes sportives françaises, le club s’attendait bien évidemment à être sanctionné, comme il l’avait déjà été plus tôt dans la saison.

La décision est tombée ce mercredi lors de la tant attendue commission de discipline de la Ligue de football professionnel. La tribune Mordelles qui était déjà sous le coup d’un sursis a en ainsi écopé d’une fermeture pour un match ferme.

La VAR est maintenue en Ligue 1

Le 18 janvier, dans un courrier, le Stade brestois avait fait une demande très particulière auprès de la Ligue de football professionnel : l’arrêt de l’aide vidéo à l’arbitrage. Mais sans réellement de surprise et malgré une étude de cette demande, selon L’Équipe, le conseil d’administration de la LFP n’a – logiquement – pas suivi la requête des Ty’Zefs.

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Des débats ont eu lieu pendant cette réunion, mais le conseil a décidé de continuer avec cette technologie. La VAR a été maintenue en Ligue 1, et pour rappel, elle sera même instaurée en Ligue 2 à partir de la saison prochaine. Le prestataire qui officiera pour l’aide vidéo et la goal-line technologie la saison prochaine restera le même, la société Hawk-Eye. Le contrat liant cette société à la Ligue arrivait à son terme à la fin de la saison, et a été renouvelé. La Ligue 2 possédera seulement la VAR.

Il va falloir se faire une raison : la VAR fait partie de nos standards, désormais.

Azor Matusiwa : J'ai su que c'était le bon choix

Première recrue du mercato hivernal de Rennes, choisi pour remplacer Nemanja Matic, sur le départ, le milieu défensif néerlandais Azor Matusiwa a été présenté ce mardi au Roazhon Park.
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Après l'accord entre Reims et Rennes mercredi dernier pour le transfert d'Azor Matusiwa, le milieu néerlandais de 25 ans a signé lundi jusqu'en 2028, il a vécu ce mardi matin son premier entraînement avec le groupe rennais, il a été présenté aux médias en début d'après-midi et il devrait donc faire ses débuts à Lyon, vendredi en Championnat.

En français, il a reconnu que ce transfert "a pris un peu de temps par rapport au timing. Je connais Rennes, je sais que c'est un grand club, une autre étape pour moi. Ça faisait aussi réfléchir car l'été dernier, j'avais parlé avec les dirigeants de Reims, on avait un planning et le planning, c'était un bon de sortie l'été prochain. J'ai été un peu surpris quand Rennes est venu, mais j'ai su que c'était le bon choix, et je me sens déjà très bien ici, tout le monde essaie de m'aider."

Le standing de Rennes par rapport à Reims a évidemment pesé : "Rennes a des ambitions de jouer chaque année l'Europe, c'est bien pour moi pour continuer de progresser. Mon but, c'est de jouer comme à Reims, et de réussir une bonne deuxième partie de saison, je crois qu'on va encore monter au classement et j'ai envie de commencer."

À ses côtés, le directeur sportif Florian Maurice a défini Matusiwa tel qu'on le connaît depuis deux saisons et demie en L1, "capable de jouer en sentinelle mais aussi à deux au milieu, qui a des caractéristiques athlétiques fortes en termes de volume et d'intensité de jeu, qui est aussi très à l'aise pour sortir les ballons. Il va nous amener une grosse activité à la récupération et dans la manière de faire jouer les autres."

Matusiwa est la première recrue du mercato hivernal de Rennes, choisi pour remplacer Nemanja Matic, sur le départ depuis fin décembre. Pour le milieu serbe, toujours sous contrat jusqu'en 2025, "on essaie de trouver des solutions bonnes pour tout le monde, c'est en cours", a indiqué Maurice. Rennes attend aussi le défenseur ghanéen Alidu Seidu (Clermont) au retour de la CAN, où le Ghana ne va peut-être pas passer le premier tour.

Y aura-t-il en plus d'ici au 1er février un défenseur axial et un attaquant, comme envisagé avant le mercato ? Si c'était l'un ou l'autre, plutôt un attaquant de percussion, profil qu'il n'y a pas exactement depuis le départ de Jérémy Doku à Manchester City ? Ça peut dépendre aussi d'un départ, car Rennes veut être plus armé sans empiler les joueurs. Avec Seidu en plus, par exemple, Rennes aurait trois éléments qui peuvent évoluer latéral droit (Seidu, Assignon, G. Doué) et défenseur axial droit (Seidu, Omari, Wooh).

"Pour d'autres éventuelles arrivées, ça dépendra des opportunités, on ne veut pas faire n'importe quoi, il faut être vigilant par rapport aussi au groupe qu'on a déjà, a indiqué Maurice. On a pu s'apercevoir que depuis quelques semaines, on a retrouvé un niveau de jeu plus qu'acceptable, donc il faut réfléchir, on échange au quotidien avec le coach et le président pour trouver les meilleures possibilités. On n'a pas, entre guillemets, de limites, mais on a besoin d'être en réflexion pour faire des choses cohérentes. On se projette pour être le plus performant possible sur les quatre mois et demi qui restent pour remonter en Championnat, avec la Coupe de France et d'Europe, des échéances qui sont plutôt très intéressantes, on essaie de faire les bons choix dans ce mercato difficile pour attirer un bon joueur."

La Ligue 1 à 900 millions d'euros, le rêve s'envole

Les négociations se poursuivent entre la LFP et les potentiels diffuseurs de la Ligue 1 alors que les droits TV pour la période 2024-2029 n’ont toujours pas été attribués.

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La situation est toujours aussi complexe pour la Ligue, dont l’appel d’offres lancé il y a quelques semaines pour l’attribution des droits TV de la Ligue 1 sur la période 2024-2029 a été jugé infructueux. Les principaux candidats sont bien connus : Canal +, DAZN, Prime Video ou encore BeIn Sports. Mais alors que l’objectif initial était d’atteindre le million d’euros en comptant les droits internationaux, Vincent Labrune et les dirigeants de la LFP ont revu leur objectif à la baisse et estiment désormais qu’une somme comprise entre 800 et 900 millions d’euros pour les clubs de Ligue 1 serait déjà formidable. La question est toutefois de savoir qui va mettre une telle somme en jeu ?

Pour le journaliste Abdellah Boulma, il y a de quoi trembler car ni DAZN ni Amazon ne combleront les attentes financières de la LFP. « DAZN piétine et ne fera pas d’offre inconsidérée, Canal observe sans faire d’offre, Amazon, en difficulté financière, vise le minimum, Apple a été fantasmé, Eurosport n’existe pas non plus… La LFP réclame finalement le soutien (et suis gentil) de Bein pour les sortir de ce labyrinthe financier » a publié le journaliste sur son compte X avant de faire une révélation inquiétante sur le montant des droits TV pour la période à venir. « 900 millions d’euros relèverait du miracle » a publié le journaliste alors que dans son édition du jour, L’Equipe a révélé que Vincent Labrune s’est récemment entretenu avec Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain mais aussi de BeIn Sports. Avec l’espoir que la chaîne qatarie sauve la face de la Ligue 1 dans ce dossier plus épineux que jamais.

L'Equipe et Amazon, un accord en énorme danger

Le dossier des droits TV de la Ligue 1 a des implications peu connues, mais qui risquent de chambouler pas mal de choses. Le quotidien L'Equipe est en effet impliqué dans le deal via Amazon et pourrait perdre gros si le diffuseur passe à la trappe.

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Les semaines passent et le mystère plane toujours concernant la ou les chaînes qui diffuseront la Ligue 1 la saison prochaine. Tandis que Vincent Labrune fait sa cuisine dans son coin, la négociation de gré à gré lui permettant de gérer cela sans l’impératif d’un calendrier, chacun se prépare à la décision finale. Tandis que DAZN fait désormais figure de grand favori pour rafler l’essentiel des matchs de Championnat, la situation de Prime Vidéo, filiale d’Amazon, inquiète. A la fois parce que cette chaîne avait réussi son implantation en Ligue 1, mais également parce que ses équipes sont des figures familières du football, et ont déjà vécu la catastrophe Mediapro. Et selon Emmanuel Paquette, journaliste du média en ligne L’Informé, du côté du quotidien sportif L’Equipe, on espère qu’Amazon ne va pas définitivement abandonner la diffusion de la Ligue 1. Car L’Equipe et Prime Vidéo ont un contrat qui fait le bonheur du quotidien.

L'Equipe gagne de l'argent avec Prime Vidéo

En effet, dans l’urgence de l’accord signé par Prime Vidéo pour récupérer les droits de Mediapro, L’Equipe avait en effet vendu à Amazon des prestations très rémunératrices. « Le géant du commerce en ligne avait en effet choisi sa filiale 21 Production comme prestataire pour commenter et animer les rencontres en multiplex sur son service Prime Video », précise le journaliste, qui parle d’un contrat à plusieurs millions d’euros, lequel s’achèvera automatiquement si Prime Vidéo n’a plus aucun match à diffuser à partir de la saison prochaine. Si depuis ce contrat, L’Equipe a signé avec Skweek, qui diffuse le championnat français de basket, le départ d’Amazon, qui se profile, risque de faire mal. « Même si nous perdions le contrat Amazon, nous pourrions réduire facilement notre voilure car notre structure de coût est très adaptable », relativise un membre de L’Equipe, qui précise que ce sont surtout des pigistes et des intermittents qui bossent sur la Ligue 1. Et dans le meilleur des cas, le quotidien sportif pourra éventuellement bosser avec DAZN. Si ce n'est pas le cas, alors forcément le coût financier sera tout de même musclé.

Rod Stewart, à jamais le premier à porter des maillots de foot

Le rocker écossais a été le premier à se montrer avec des maillots de ses équipes fétiches : l’Ecosse et le Celtic Glasgow.

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A la ville, comme à la scène ! La pop star écossaise Rod Stewart incarne toujours à bientôt 79 ans l’icône absolue de l’élégance foot. Tout simplement parce qu’en bon précurseur, il a été dès le début des années 70 le premier à arborer des maillots de ses deux éternelles équipes de cœur, celle de l’Ecosse d’abord, puis ensuite celle du Celtic Glasgow. Alors oubliez les frangins Gallagher d’Oasis et leurs liquettes Man City…

Rockstar avec son groupe The Faces (dont Ron Wood à la guitare), puis en solo, Rod the mod a affiché d’abord sa passion foot en tant que joueur occasionnel d’assez bon niveau, maillot écossais sur les épaules. Parfois affublé dans la vie quotidienne de la tunique foot nationale, une excentricité à l’époque, il l’exhibera aussi sur scène avec fierté. En concert, il inaugure même un fameux rituel consistant à shooter en l’air avec l’aisance de Barthez des beaux ballons qu’il a lui-même dédicacés en offrande vers son cher public !

Star planétaire, le blond hirsute assouvit en tournée sa passion de footeux en rencontrant les cracks du ballon rond qu’il adule et en jouant comme eux dans les plus grands stades du monde, achevant de marier pour de bon la culture foot et la culture rock.

L’amour du maillot du Celtic
Né en 1945 à Londres d’un père écossais, fan d’Hibernian FC, et d’une mère anglaise, Rod a été littéralement biberonné au ballon rond par son daron, ex-joueur amateur et dirigeant de petits clubs, et par des grands frères tout aussi passionnés. A la maison, on supporte Arsenal mais on vénère par-dessus tout l’équipe d’Ecosse.

Poussé par son père qui rêve d’avoir au moins un fils footballeur pro, Rod, qui touche vraiment sa bille (bon milieu axial et capitaine de son équipe scolaire), est testé une semaine à 15 ans en 1960 par le Brentford FC, alors en D3 anglaise. Le club ne rappellera pas… Pas grave ! Le virus de la musique a contaminé l’ado fugueur à la voix déjà éraillée : « Je n’ai jamais été un vrai bon footballeur et je ne pensais pas pouvoir passer pro (…) Et puis la vie de musicien est beaucoup plus cool : je peux à la fois me bourrer la gueule, faire de la musique et le tout en pouvant aussi jouer au football», synthétisera-t-il dans son livre Rod : The Autobiography…

C’est de cette lad culture que naîtra sans doute la foot attitude, prolétaire mais classe, qu’il popularisera ensuite le premier : celle d’une impayable rockstar successful et richissime, adoré du peuple, qui collectionne les top-models, écume les stades avec la Tartan Army, qui se barre des pubs par la fenêtre des chiottes pour ne pas payer ses bières (véridique)… et qui toujours se pavane en maillot de foot de l’Ecosse ou du Celtic !

Car le grand amour club de Rod est évidemment le Celtic Glasgow FC et sa tunique aux rayures blanches et émeraude. Une idylle née en 1971 ou en 1973 (Rod s’est soiuvent contredit sur les dates), au moment où il en pinçait encore pour Manchester United, du fait de nombreux joueurs écossais, tels Dennis Law, Ballon d’Or 1964, qui y jouaient.

La rencontre avec Dalglish
En 2018, Stewart avait raconté son coup de foudre pour les Hoops au Daily Record : « Avec les Faces, le lendemain d’un concert à Glasgow, Kenny Dalglish et Jimmy Johnstone, avec qui j’étais déjà pote, ont frappé à ma porte à 8 heures, ‘Viens t’entraîner avec nous, Rod !’ Je leur ai dit : ‘OK, plus tard’, en allant me recoucher. Je suis allé les rejoindre mais trop tard à Parkhead (Celtic Park actuel, ndlr) à la fin de l’entraînement et ils m’ont présenté à Jock Stein (coach légendaire du Celtic vainqueur de la C1 1967). Jock a éclaté de rire en voyant mes chaussures de ville blanches. Et juste comme ça, je suis devenu un supporter du Celtic : le big man Stein m’avait converti à vie… » Et c’était parti pour le Celtic show !

En musique d’abord, avec You’re in My Heart, chanson sortie en 1977 où Rod accole avec audace Celtic et United (Manchester U) en souvenir de son ex-girl friend, Britt Ekland : « You’re Celtic, United / But baby I’ve decided you’re the best team I’ve ever seen ». Jusqu’à son retour récent en Angleterre, le pas encore Sir Roderick David Stewart avait vécu à Hollywood, jouant longtemps en ligue amateur avec son équipe des LA Exiles composés d’expats anglais et de quelques célébrités comme Billy Duffy, gratteux de The Cult. Evidemment, Rod-le-fétichiste vestimentaire avait imposé trois jeux de maillots : ceux du Celtic à domicile et de Man United ou de Leeds (célèbre dans les seventies pour sa pléthore de grands joueurs écossais, tels Joe Jordan ou Billy Bremner, ndlr) pour les matchs extérieurs !

Le maillot, mais aussi le survêtement ou le coupe-vent
Sinon, à la ville comme à la scène, et toujours avec une rare élégance sportswear très seyante, Rod s’exhibe fièrement avec le maillot Celtic, le survête Celtic, le coupe-vent Celtic, en alternance avec le Scotland bleu sombre. Ses fils sont gentiment emmaillotés Celtic et sur scène, ses jolies choristes l’accompagnent aussi, en polos rayures blanches et vertes sur la poitrine ! Au Celtic Park, Rod dispose à vie de quelques sièges en tribune VIP et le dress code de ses costards incluent souvent du vert (cravates, vestes) et du blanc (chemises).

Familier des joueurs et du board, il aura droit à un tour d’honneur sur la pelouse d’Hampden Park avec la Coupe de la Ligue remportée en 2015 par les Bhoys ! Cet amour excessif, immodéré, lui a valu en novembre dernier un gentil chambrage de son vieux pote Ron Wood dans The Scottish Sun : « Je kiffe aussi le Celtic, mais moi je ne l’enfonce pas dans la gorge des gens (I don’t ram it down people’s throats). Rod, lui, il en parle TOUT LE TEMPS ! » Mais on pardonne cette dinguerie de Rod à le voir fondre en larmes au Paradise (surnom du Celtic Park) après la victoire épique des Hoops sur le Barça en novembre 2012, 2-1 en poule de Ligue des Champions…

Pas sectaire vis-à-vis des Rangers de Glasgow (feu son frère Robert en était supporter), il a balayé la légende racontant qu’il était fan des Gers avant de faire allégeance aux Bhoys : « Je n’ai jamais été supporter des Rangers ! J’ai en effet porté leur maillot au début des années 70. Mais que deux fois, pour des œuvres caritatives. » Point barre ! Aujourd’hui, un peu partout dans le monde, à la ville comme au boulot, chacun peut marcher tête haute, maillot de foot sur les épaules, fier de ses couleurs. Et c’est un peu grâce à Rod Stewart qu’on peut assumer cette football-style fashion…

DAZN officialise son offre pour la Ligue 1

La Ligue de Football Professionnel n'a pas choisi les diffuseurs à partir de la saison prochaine, mais DAZN est sorti du bois et veut faire une offre jamais vue en France.

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Jusqu'ici DAZN restait discret dans ses intentions concernant l'acquisition des droits de la Ligue 1, mais au moment où des réunions sont prévues dans les jours qui viennent entre les éventuels diffuseurs et la LFP, le groupe anglais a fait part de ses intentions dans un entretien accordé au magazine économique Challenges. Directrice générale de la filiale de DAZN pour l'Allemagne, l'Autriche, et la Suisse, Alice Mascia a confirmé que son média voulait s'offrir le championnat de Ligue 1, même si pour cela, il n'y aura aucune folie de faite. Cependant, pour ne pas être un banal diffuseur de plus, DAZN a des idées et prépare un package inédit en France.

DAZN vendra aussi des places pour les matchs, du merchandising.

Répondant à une question de Challenges, la responsable de DAZN a joué cartes sur table. "J’espère que les droits seront attribués bientôt en Ligue 1. Parfois cela peut prendre du temps. Si un accord n’est trouvé qu’en dernière minute, pas de problème, nous saurons aussi faire. Nous sommes intéressés par le marché français. Nous avons déjà mis un pied dans la porte cet été avec notre accord pour diffuser deux rencontres avec Canal+. C’est une évidence pour nous qu’il est important d’être présent sur ce marché pour y proposer un écosystème complet pour devenir la destination du sport en France, incluant une offre de contenus gratuits et payants, l’achat de billets pour des rencontres ainsi que des produits dérivés…", a précisé Alice Mascia. Une offre qui fonctionne déjà très bien en Europe.

Et la dirigeante de DAZN de confirmer que plusieurs tarifs étaient à l'étude, comme c'est actuellement le cas en Allemagne : "Le prix dépend toujours du package de droits que nous détenons. Il sera différent si nous avons la Ligue 1, une partie seulement de la Ligue 1, avec ou non la Ligue des champions. Notre prix est toujours juste, et il faut que cela soit soutenable économiquement pour nous." Pour info, outre-Rhin, DAZN a des offres qui vont de la gratuité totale pour quelques matchs internationaux à une offre à 29,99 euros par mois mais avec la totalité du football, mais aussi la NBA, la NFL ou bien encore l'UFC, en passant par un abonnement à 6,99 euros ou 19,99 euros selon les sports choisis. Bien évidemment, la Bundesliga est dans l'offre la plus onéreuse.

À Rennes, ces boulangeries placent des fèves du Stade Rennais

À l'initiative de Thierry Bouvier, plusieurs artisans rennais s'associent pour proposer une galette solidaire avec une collection de 10 fèves en lien avec le club rennais.

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À Rennes, et en périphérie, cinq boulangeries ont créé ensemble une galette des rois commune avec une pâte au sarrasin, une frangipane avec une poêlée de pommes cuites avec de la vanille, qui sont ensuite enrobées d’un caramel au beurre salé.

La particularité de ces galettes se trouve surtout à l’intérieur de la garniture puisque chaque fève est issue d’un partenariat avec le Stade Rennais.

La galette-saucisse, la mascotte Erminig, le stade du Roazhon Park… Cette fameuse galette a été créée avec une collection de 10 fèves qui représentent un symbole du club. Elle est vendue dans une boîte spéciale avec en couverture le Roazhon Park.

Les boulangeries participantes
Ce collectif boulanger est à l’initiative de Thierry Bouvier, artisan boulanger sur Rennes depuis plus de 30 ans. Il a voulu fédérer des anciens salariés qui ont pu travailler pour lui durant sa carrière.

Les établissements où trouver la galette des rois :

  • Boulangerie Thierry Bouvier, 21 Rue de la Motte Picquet, à Rennes
  • Boulangerie Amande, tenue par Monsieur Peigné Kévin et Monsieur Julien Joncoux et installée 1 Place Via Silva, Cesson-Sévigné
  • Boulangerie Chicherie, tenue par Monsieur Olivier CHICHERIE et installée 6 Rue du Parc à Chantepie
  • Boulangerie Mouriec tenue par Monsieur Vincent MOURIEC, installée 6 Rue de Rennes, à Bédée
  • Boulangerie Guillou, tenue par Mr Guillou Erwan, installée 3 Pl. de l’Église à La Mézière

L’objectif de cette opération est aussi de réunir le maximum de fond pour l’association BOUGE. En effet, 1€ par galette vendue sera reversé à l’association qui est en lien avec le Stade Rennais.

Elle lutte contre la sédentarité des jeunes en mettant en avant la pratique du sport ou d’une activité physique.

Belmadi se trompe, Rennes lui donne un cours de médecine

Touché à un genou, Amine Gouiri a dû déclarer forfait pour la Coupe d’Afrique des Nations. De quoi provoquer la colère de l’Algérie et de son sélectionneur Djamel Belmadi, recadré par son homologue du Stade Rennais Julien Stéphan ce vendredi.

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C’est tendu entre Rennes et l’Algérie. En cause, la blessure au genou d’Amine Gouiri qui l’a contraint à déclarer forfait pour la Coupe d’Afrique des Nations. Un coup dur pour l’attaquant rennais mais aussi pour Djamel Belmadi, furieux contre le club breton qui n’aurait pas communiqué les informations à temps. "Bizarrement, on a reçu un communiqué du Stade Rennais suite à notre demande, puisque c'est le joueur qui nous a indiqué qu'il avait cette douleur au genou qu'on ignorait", a regretté le sélectionneur des Fennecs.

Sans surprise, ces critiques en provenance d’Algérie ont agacé Rennes. Dans un communiqué, le pensionnaire de Ligue 1 a tenu "à préciser que toutes les informations relatives à la santé d’Amine Gouiri ont été transmises en temps et en heure à sa sélection". Et au cas où Djamel Belmadi n’avait pas compris le message, son homologue rennais Julien Stéphan en a rajouté une couche en conférence de presse ce vendredi.

Stéphan met les choses au clair
"Amine est très déçu et c'est le premier pénalisé dans cette histoire, a réagi le coach des Rouge et Noir. Sa sélection aussi, mais nous aussi. Il y a eu un avant et un après Clermont, où une douleur au genou assez importante s'est réveillée. Il y a eu une communication immédiate entre le staff du Stade Rennais et celui de la sélection algérienne. Les éléments ont été donnés à ce moment-là. Il fallait voir si la coupure pouvait permettre de récupérer suffisamment. Mais ça n'a pas été le cas."

"Il sera absent ce week-end et je peux d'ores et déjà annoncer son forfait contre Nice. Il va suivre un protocole médical pour récupérer. Il n'y a pas d'opération mais un protocole décidé par le staff médical qui le tiendra éloigné des terrains pendant quelques semaines, sans savoir combien de temps exactement", a détaillé Julien Stéphan histoire de mettre les choses au clair avec l’Algérie.

Les négociations pour les droits TV vont redémarrer

Des rendez-vous sont prévus la semaine prochaine avec DAZN, Amazon et beIN Sports, les diffuseurs en course pour les droits de la L1. Les montants espérés par la LFP ne sont pas encore atteints.
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Dans le climat finalement assez feutré du Parc des princes, privé mercredi soir des supporters les plus bruyants du PSG et de Toulouse, qui se disputaient le Trophée des champions remporté par le club parisien (2-0), le sujet des droits de la L1 a occupé quelques conversations. Juste une reprise de contact entre la LFP, qui essaie de vendre le Championnat de France pour les cinq prochaines saisons, et les diffuseurs intéressés. Les échanges ont été rapides, mais des rendez-vous ont été fixés pour la semaine prochaine afin de faire avancer ce dossier crucial pour le football français.

Depuis l'appel d'offres qui s'est révélé infructueux le 17 octobre, des négociations ont abouti à une première offre de DAZN, l'entreprise britannique régulièrement surnommée « Netflix du sport ». Notamment implantée en Italie et en Espagne, la société a fait une proposition pour l'ensemble des droits de la L1, mais à un montant jugé insuffisant par la LFP, dont l'objectif reste ambitieux. Elle vise toujours des droits globaux (nationaux et internationaux) autour de 900 millions d'euros annuels. Ce qui revient à dire qu'il lui faut autour de 700 M€ sur le marché français pour être dans les clous. Le tout dans une conjoncture mondiale très compliquée, les droits sportifs étant en baisse à peu près partout.

Dans ce paysage tourmenté, la première option de la LFP est d'obtenir un accord avec DAZN, mais à un montant revu à la hausse. Pas très évident, car ce nouvel acteur se sent sans doute en position de force, convaincu qu'il est le seul à pouvoir acquérir l'essentiel de la L1.

La piste des co-diffusions
Mais DAZN a pour habitude de faire des propositions basses et de se laisser une marge de négociation pendant plusieurs semaines. La seconde option est de coupler l'offre de DAZN avec Amazon Prime Video, la plate-forme américaine qui retransmet déjà sept matches de L1 sur neuf, dont les dix meilleures rencontres de la saison, pour 250 M€ (Canal+ diffuse deux affiches payées 332 M€). Prime Video ne veut plus payer de tels montants, mais pourrait se laisser convaincre de prendre une rencontre en exclusivité (peut-être un choix 3) et deux autres en co-diffusion avec DAZN pour un montant revu à la baisse, mais qui permettrait à la LFP de s'en sortir.

Ce schéma est aussi proposé à beIN Sports, qui ne l'a pas totalement repoussé, même si le diffuseur franco-qatarien semble surtout intéressé par la reconduction de son contrat avec la L2. Quoi qu'il en soit, la LFP se dit toujours confiante sur l'issue des tractations qui avaient démarré comme une partie de poker et qui ressemblent de plus en plus à un jeu d'échecs.

Inquiétude sur les droits TV

En France, la question des droits TV n'est toujours pas résolue. L'inquiétude grandit d'ailleurs chez certains consultants alors que l'espoir d'aller chercher le milliard d'euros ne convainc plus grand monde.

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L'avenir du football français est en suspens depuis quelque temps déjà. Alors que Vincent Labrune désirait négocier pour 1 milliard d'euros, les diffuseurs sont très loin d'être du même avis. Une véritable guerre est engagée et le président de la LFP va très certainement devoir faire des concessions. Selon certains, les droits TV pourraient finalement être négociés à hauteur des 600 millions d'euros. Soit un manque à gagner potentiel de 400 millions d'euros, pour des clubs qui vivent grandement grâce aux droits télévisuels. Une catastrophe pour Gilles Favard, qui prédit des difficultés économiques monstres pour la grande majorité des clubs de l'élite.

Vers une crise profonde dans le foot français ?

Lors d'une intervention dans Dans Le Carré Poker, le consultant n'a en effet pas fait dans la langue de bois sur le sujet, se montrant assez inquiet pour l'avenir du foot français. « Non mais on a Monsieur 1 milliard. Labrune, c'est Monsieur 1 milliard ! Je ne suis pas dans le secret des Dieux mais le fait que ça traine, c'est toujours mauvais signe. Je pense qu'on est plus près de 600 millions que d'1 milliard. Et c'est une catastrophe pour le football français. On va perdre des joueurs et les clubs vont être obligés de vendre. Quels sont les clubs qui vont pouvoir conserver leurs joueurs à part Paris ? On a Monaco et Rennes.

Et après ? Marseille, ils font de la cavalerie tous les ans. Longoria a des gros joueurs qu'il est obligé de vendre. Il a des options d'achat pour différer les paiements en espérant une éventuelle qualification en Ligue des champions pour lui donner de l'oxygène. C'est un club qui fait de la recette, donc c'est important », a notamment indiqué Gilles Favard, qui suivra avec attention la fin de cet épisode concernant les droits TV. Et le consultant passé par La Chaine L'Equipe d'asssuer que tous les clubs vont morfler, en dehors des trois exceptions citées.

900 M€ pour la Ligue 1, le favori déchire l'offre

Personne ne sait où seront diffusés les matchs de Ligue 1 la saison prochaine, mais le grand favori refuse pour l'instant de payer le montant demandé par la LFP.

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Ce dimanche, pour suivre la suite et la fin de la 16e journée de Ligue 1 il faudra se brancher sur Prime Vidéo et Canal+ Sport, mais au moment où l'on va atteindre la moitié du championnat, c'est le grand flou concernant les prochaines saisons. L'appel d'offres a échoué, et Vincent Labrune est donc lancé dans un grand jeu de Monopoly pour vendre les différents lots proposés par la Ligue de Football Professionnel. Si l'ancien président de l'OM espérait 1 milliard d'euros par saison pour la Ligue 1, L'Equipe révèle ce dimanche que désormais, on évoque plutôt 900 millions d'euros, ce qui serait un montant colossal alors que notre championnat a perdu Lionel Messi et Neymar. Cependant, le grand favori pour rafler la mise traîne les pieds et n'est pas du tout disposé à faire flamber les prix.

DAZN ne fera pas une dinguerie pour la Ligue 1
Le quotidien sportif confirme que c'est bien DAZN, nouveau venu sur le marché des droits sportifs en France, mais pas en Europe, qui est en pole-position pour être le diffuseur principal de la Ligue 1 dans notre pays. Et même si cela impose aux téléspectateurs un énième nouvel abonnement, la LFP pense que le groupe anglais est susceptible de faire l'effort financier pour s'offrir le meilleur de la L1. Pour accompagner DAZN, nulle trace de Canal+, qui distribue cependant la chaîne via MyCanal, mais Vincent Labrune compte encore sur BeInSports et peut-être Prime Vidéo. L'actuel diffuseur de 80% des matchs de Ligue 1 ne veut plus du tout injecter autant d'argent dans les droits du football, mais il pourrait tout de même conserver une ou deux affiches. De même, la chaîne sportive qatarie, dirigée plus ou moins directement par Nasser Al-Khelaifi, est aussi disposée à miser un petit billet, mais en aucun cas à se livrer à une surenchère.

Pour l'instant, Vincent Labrune et la LFP prennent leur temps, même s'ils n'ont pas d'autre choix puisque DAZN joue aussi la montre, histoire de faire comprendre à la Ligue qu'en tant que favori et seul vrai diffuseur prêt à tout s'offrir, le média avait les moyens de faire baisser le prix dans ce bras de fer à distance. Un jeu du chat et de la souris où DAZN tient le bon rôle et l'amateur de football à la télévision le mauvais. Au milieu, le foot français espère surtout pouvoir compter sur le "pognon de dingue" des droits TV.

Vincent Labrune, l'homme qui pensait valoir un milliard

Vincent Labrune, le président de la LFP, est arrivé dans le football par le biais des médias et de la communication. En une vingtaine d'années, il a conquis sa place au sommet. Avec intelligence et charme, mais aussi opportunisme et calcul. Pourra-t-il cependant redonner de l'éclat à une Ligue 1 en grand danger de déclassement ?

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À en croire la rumeur - malveillante, forcément - le bureau de Vincent Labrune n'en compterait... aucun. Juste une télévision et deux canapés disposés en L, où il regarderait les matches et recevrait ses interlocuteurs. À lui, la présidence de la Ligue, les grandes orientations et le relationnel ; à Arnaud Rouger, le solide et stoïque directeur général, la gestion au quotidien.

Les ragots sont évidemment faux - Labrune possède bel et bien un espace de travail en plus de ses sofas. Mais ils disent tout du personnage et de la façon dont on le perçoit, oisif et baratineur : "C'est le plus grand séducteur que je connaisse", sourit son ami de quinze ans, l'écrivain, dramaturge et réalisateur oscarisé Florian Zeller. "Ce que j'aime chez lui avant tout, c'est l'extrême séduction qu'est la sienne. Il théâtralise toutes les situations. Mais c'est un théâtre dont il serait l'auteur, le metteur en scène et tous les acteurs à la fois. C'est très difficile de résister à son charme."

"Ce qui est important, ce n'est plus la réalité, c'est la façon dont il la décrit. Mais tout cela pour notre bonheur !"

Florian Zeller, écrivain et ami de Vincent Labrune

Une qualité que lui reconnaissent aussi bien ses proches que ses contempteurs qui tous, parlent de cette capacité à enrhumer son interlocuteur, lui donner le sentiment qu'il est unique et privilégié, pour mieux lui vendre - ou lui cacher - son véritable discours. "Son talent est si grand pour raconter l'histoire, que l'on devient spectateur de ce qu'il raconte, poursuit Zeller. Ce qui est important, ce n'est plus la réalité, c'est la façon dont il la décrit. Mais tout cela pour notre bonheur !"

Instinctif, enjôleur et calculateur
Vincent Labrune opère ainsi dans le football français depuis bientôt deux décennies. Instinctif, enjôleur et calculateur. Avec lui, ses échecs deviennent des succès, les situations inextricables des tremplins, ses petites trahisons des preuves de loyauté, mais toujours au nom de son patron. Hier, c'était Jean-Luc Delarue puis Robert et Margarita Louis-Dreyfus. Aujourd'hui, ce sont ses électeurs : les présidents de clubs les plus influents qu'il cajole et a sans cesse au téléphone.

En 2020, quatre ans après avoir quitté l'OM, honni de tous, il réussit un improbable come-back à la présidence de la LFP. Il amène CVC, un fonds d'investissement, à injecter 1,5 milliard d'euros dans le foot français, crée une société commerciale dont il prend les rênes, le tout sans qu'aucun club ne s'aperçoive qu'il n'y a désormais plus aucun de leur représentant dans la gouvernance.

Les trois millions d'euros de bonus qu'il s'est octroyé à cette occasion choquent ? "Quitte à en prendre plein la gueule", il aurait dû en prendre six, comme on le lui a proposé, provoque-t-il en privé. Sa promesse de viser un milliard d'euros de droits télé par an paraît irréaliste ? Peut-être. Mais alors que la pression monte, que son appel d'offres est déclaré infructueux, Labrune avance dans le bourbier et campe son personnage de sauveur du foot français. Sans moi, le déluge.

Il se veut personnage de l'ombre mais adore prendre la lumière. S'enorgueillit de donner peu d'interviews mais distille ses OFF aux journalistes. Il refuse les séances photo en prétextant n'en faire jamais, et surtout pas pour des articles dont il ne serait pas de près ou de loin à l'origine. Comportement qui témoigne de son expérience emmagasinée en tant que communicant, mais qui dit aussi l'idée qu'il se fait de la presse et de la profession de journaliste.

Il n'hésite pas à appeler les actionnaires des médias qui auraient l'audace de le critiquer, se plaint du comportement d'un grand reporter, s'enquiert d'un article en préparation. Vincent Labrune fait pression et fait très attention à son image.

En 2014, alors qu'il dirige l'OM - le club est en pleine affaire des transferts douteux - il est mis sur écoute. Les enquêteurs l'entendent pester contre les journaux, dont L'Équipe qui relaie les investigations en cours : "Le coeur de cible de L'Équipe, c'est les CSP +, et c'est mon coeur de cible pour mon après-OM, lâche-t-il au téléphone. L'OM, j'en ai rien à foutre. Mais j'ai 43 ans, et je veux quand même continuer après."

Il en a aujourd'hui 52, est toujours aussi opportuniste, mais clame un amour intact pour le ballon rond. Il y a quelques années, on le surnommait Vince Vega, du nom de ce personnage du film culte Pulp Fiction joué par John Travolta. Ses tempes ont grisonné, ses cheveux sont plus courts, plus sages. Il porte toujours ses chemises légèrement entrouvertes, à la manière d'un Bernard-Henri Lévy, n'a rien perdu de son arrogance, et ses coups de menton incessants agacent.

Le soutien de toutes les familles
Mais lorsqu'il dit, droit dans les yeux, "le patron du foot français, c'est moi", il n'y a plus grand monde pour le contester. Jean-Michel Aulas, qui le qualifiait de "guignol" il y a peu, est maintenant dithyrambique. Les plus gros clubs lui mangent dans la main, alors qu'il s'était pourtant fait le porte-voix des plus modestes, en 2020, face à la candidature de Michel Denisot pour la présidence de la Ligue.

Désigné en 2016 "pire président de l'histoire de l'OM" par La Provence (alors propriété de Bernard Tapie), le voilà devenu président de la LFP. Vincent Labrune a mené une campagne éclair avec le soutien de ses amis présidents (Féry à Lorient, Nicollin à Montpellier, Caillot à Reims).

"Le patron du foot français, c'est moi"

Vincent Labrune, président de la LFP

Noël Le Graët a eu beau, la veille du vote, appeler Philippe Piat pour lui demander de voter Michel Denisot, le patron de l'UNFP a encouragé Labrune et emporté avec lui le vote des "familles" (syndicat des joueurs, entraîneurs, médecins, personnels administratifs, etc). Quand il se présente le jour de l'élection, ce 10 septembre 2020, l'impétrant a fait ses comptes. Avant même le dépouillement, il sait qu'il a gagné.

En 2020, après l'épidémie de Covid et l'interruption du Championnat, les clubs sont au bord de la faillite et multiplient les prêts garantis par l'État (PGE) pour sortir la tête de l'eau. C'est dans ce contexte que Vincent Labrune est élu. Il doit alors affronter une nouvelle crise : Mediapro, qui a acheté les droits télé de la Ligue 1 pour 780 millions d'euros par an, fait défaut.

Deux options sont sur la table : négocier avec Mediapro un contrat à la baisse, ou récupérer les droits et les remettre sur le marché. "C'était une prise d'otage avec un mec qui faisait human bomb, image un proche du dossier. Si on bougeait le petit doigt, Mediapro allait en procédure collective et se mettait sous la protection du tribunal de commerce. Ils étaient dans une logique de sortir, pas du tout dans une logique de négociation."

Après plusieurs mois de discussions, la Ligue récupère la pleine jouissance de ses droits fin décembre 2020. Labrune ne veut pas passer pour le dindon de la farce et exige une indemnité de 100 millions d'euros. Il y parvient. "En interne, on avait appelé ça la clause anti-couillon", plaisante un acteur des négociations.

Quand les discussions avec Canal s'enlisent, Labrune va chercher Amazon qui se positionne et achète les droits télé à la casse pendant que le président de la LFP pose les bases d'une future société commerciale de la Ligue, afin d'attirer des investisseurs et beaucoup d'argent.

Le débat est d'ordre quasi philosophique : une association sportive, délégataire de service public, comme l'est la LFP, peut-elle s'ouvrir à des capitaux privés ? Labrune, qui a besoin de l'assentiment politique, obtient l'aval de l'Élysée, mais se fait chahuter au Sénat, un temple de la politique à la papa, fait de conservateurs et de notables, qui sied peu au disruptif Vincent Labrune.

Le président qui ne voulait pas venir s'y montre hautain. "Réfléchissez-vous à un système plus solidaire de répartition des droits de retransmission audiovisuelle ? En Angleterre, le rapport entre le club qui perçoit le plus et celui qui perçoit le moins est de 1,4. En France, il est de 2,9", lui demande Jean-Jacques Lozach, sénateur PS de la Creuse. Réponse de Labrune : "Si à court terme on n'est pas capable de rentrer de l'argent frais pour nous sauver, rebondir, le Championnat de France deviendra le Championnat de Slovénie, avec tout le respect que j'ai pour nos camarades de Ljubljana."

Mais d'où lui vient cet aplomb qui a fait sa marque de fabrique ? Il a un peu plus de 20 ans quand il débarque à France Télévisions, à la fin des années 1990, comme attaché de presse. Un des grands manitous de la télé publique s'appelle alors Jacques Chancel, qui "a pour Vincent une fascination", assure Florian Zeller.

De la télévision au ballon rond
Les vedettes de l'information, Patrick Chêne et Daniel Bilalian, s'entichent rapidement de ce jeune venu d'Orléans, très efficace et qui sent les coups. C'est à peu près à cette époque, en 1998, que celui qui va devenir le parrain d'un de ses enfants, Pierre-Antoine Capton, patron du groupe audiovisuel Mediawan et président du conseil de surveillance du stade Malherbe, le rencontre dans les coulisses d'une émission pour Canal+. Labrune dont on dit déjà, à l'époque, qu'il est la star des communicants de la télé deviendra son meilleur ami.

Mai 2002, quelques années plus tard, Vincent Labrune est le directeur de la communication de Réservoir Prod, la puissante société de Jean-Luc Delarue qui produit les magazines les plus regardés de l'époque : C'est mon choix, Ça se discute, Stars à domicile. Il vit un mercato exaltant et fait monter les enchères. "Rien n'est fait, tout est encore possible", assure-t-il au Monde, alors que deux chaînes se disputent Delarue : TF1, qui veut contrer la toute-puissance d'Endemol, et France 2, qui veut conserver ses émissions qui cartonnent.

"Il balançait des infos, c'était sa politique, c'était ça en permanence. Tout était bon pour faire en sorte de prendre ma place"

Jean-Claude Dassier, président de l'OM de 2009 à 2011

Labrune crée sa propre boîte, VLB Communication, et facture fort cher ses prestations. Il devient lui-même producteur de plusieurs émissions. Étienne Mougeotte et Patrick Le Lay, les patrons de TF1, font sans arrêt appel à lui pour sa science de la communication de crise. Robert Louis-Dreyfus aussi, qu'il rencontre via les boxeurs Brahim Asloum et Louis Acariès. Il devient le porte-parole du milliardaire et, en 2008, le contrat de confiance est tel entre les deux hommes que Labrune devient président de la holding de Louis-Dreyfus, Eric Soccer, et président du conseil de surveillance de l'OM.

Il vire Pape Diouf, adulé à Marseille, qu'il remplace, sans grand entrain, par Jean-Claude Dassier : "Mougeotte m'a appelé pour me dire de le prendre. Il me l'a fait à l'affect", se souviendra Labrune devant les policiers. Deux versions de leur histoire commune coexistent. Dassier ne compte plus les coups bas, les "peaux de banane" et les articles dépréciatifs qu'il dit découvrir dans la presse : "Il balançait des infos, c'était sa politique, c'était ça en permanence. Tout était bon pour faire en sorte de prendre ma place."

L'ancien directeur de l'information de TF1 ne veut pas se montrer acide, sait que toute critique de sa part serait suspecte au vu de leurs relations, mais estime que Vincent Labrune n'est peut-être pas tout à fait étranger au fait qu'on ait osé l'accuser d'avoir "tapé dans la caisse". "Soi-disant, Labrune avait dit à Mougeotte avant sa mort : "Bon allez, on arrête (avec Jean-Claude)." Je ne suis pas rancunier, mais je ne peux pas pardonner une attitude qui était systématiquement hostile", dit Dassier. Labrune, lui, explique partout qu'il n'avait aucune envie de prendre la tête de l'OM et n'y être allé qu'à contrecoeur pour défendre les intérêts de Margarita Louis-Dreyfus, veuve de Robert.

En 2010, l'OM est champion de France. "C'est une période très chaude avec Dassier, avec qui on se dispute le jour du titre, narre Labrune, dans un procès-verbal de police. Lui et l'entraîneur Didier Deschamps passaient pour des héros pour le titre obtenu. D'un autre côté, je jouais les rabat-joie et leur disais qu'ils ne pouvaient plus recruter, car il n'y avait plus d'argent." Un an plus tard, Dassier est débarqué, Labrune prend le club dans un environnement hyper hostile.

Bernard Tapie, Pape Diouf et leurs réseaux lui font la réputation d'un petit Parigot mondain, qui gèrerait le club depuis la capitale. Lui n'a de cesse de serrer la vis budgétaire à une période où le Qatar, avec ses moyens illimités, arrive au PSG. Vincent Labrune n'est pas spécialement bling-bling mais mène grand train.

Sa société de conseil, dont la comptabilité est assurée par son frère, baisse en régime. Il émarge tout de même à 650 000 euros par an à l'OM et déclare 940 000 euros de revenus en 2013. Il achète sa maison à Saint-Rémy-de-Provence qu'il rembourse 12 000 euros par mois, est propriétaire d'un très bel appartement parisien dans le XVIIe arrondissement, d'un autre à Ibiza qu'il revend pour faire une plus-value, et possède des parts d'un cheval de course à Deauville - son autre passion. Vincent Labrune n'a pas le permis et se fait véhiculer partout par son chauffeur.

"On peut toujours le critiquer mais se retrouver à diriger un club comme l'OM sans argent, c'est la pire des positions. Je trouve que son parcours, devenir président à son âge et au vu de ce que ça représente, est exceptionnel", le défend Pierre-Antoine Capton. Il s'active à alléger la masse salariale, s'estime victime de la gestion désastreuse de ses prédécesseurs.

En novembre 2012, alors que l'OM perd 4-1 face à l'OL, les caméras de Canal+ le filment quelques secondes, hilare, en loge. La séquence embrase la Toile. Stéphane Tapie, fils de, réagit sur France Bleu. Une "honte", clame-t-il, avant de donner en direct le numéro de téléphone du président marseillais. Labrune réagit immédiatement et annonce des poursuites judiciaires. France Bleu retire le replay et preuve de son influence, Canal+ se confond aussi en excuses : "Un plan malencontreux."

Amour du maillot et sens des affaires
À L'Équipe, Labrune se justifie, explique qu'il était évidemment mortifié par le résultat, et qu'il a été filmé juste après le but de Loïc Rémy. "Sur les images, on me voit en conversation avec l'agent de notre attaquant qui m'assure que ce premier but en Championnat de Loïc annonce une fin de saison en boulet de canon de sa part."

Pas question, donc, de remettre en cause son amour du maillot. Labrune, pourtant, reste un homme d'affaires. Un mois et demi plus tard, il place Loïc Rémy aux Queens Park Rangers. "10,5 millions d'euros pour un mec qui a mis un but !", jubile-t-il au téléphone. Un miracle, un coup inespéré, se vante-t-il, pour un joueur qui valait "zéro".

Deux jours plus tard, le club phocéen est perquisitionné dans le dossier des transferts douteux de l'OM. Une instruction interminable qui durera huit ans et s'achèvera en 2022 sur un non-lieu quasi général. "Ah quelle journée de con, putain !", lâche-t-il à José Anigo sans savoir ce qui l'attend derrière. Les gardes à vue, les suspicions permanentes, les gros titres de la presse. Il devient parano, est certain que l'agent de Didier Deschamps, DD, Jean-Pierre Bernès, est la "source principale des policiers" et des journalistes.

En bon communicant, il impose son narratif et passe volontiers à table devant les enquêteurs. Non, il n'a pas besoin d'avocat, car il est victime. Oui, il est effrayé : "On m'avait parlé de Ribéry qui payait une fortune un voyou juste pour qu'il aille laver sa voiture. Voici un peu le contexte dans lequel je suis arrivé à l'Olympique de Marseille (...) Vous savez qu'aujourd'hui, quand on m'appelle en numéro masqué, j'ai peur."

"Didier (Deschamps), il ne supporte plus Labrune, hein. Il ne le supporte plus !"

Jean-Pierre Bernès, agent de Didier Deschamps, à son ami journaliste Charles Villeneuve

Oui, les transferts et le montant des contrats passés sont scandaleux. Oui, il assume le contenu des écoutes téléphoniques, où on l'entend dire à DD que l'OM s'est fait "baiser" sur le contrat de plusieurs joueurs. Il en profite pour enfoncer Dassier avec qui l'OM a un contentieux devant le tribunal arbitral : "Soit c'est de l'incompétence, soit c'est de la malveillance (...) Le recrutement de Lucho, ça a été de l'arnaque", observe-t-il devant les policiers.

L'affaire "Mercato", ainsi surnommée par les enquêteurs, devient un fantastique mélodrame et du pain bénit pour les journalistes, qui se régalent des interceptions téléphoniques et des procès-verbaux de police, que les différents acteurs du dossier distribuent à la presse comme des bonbons.

On y découvre les liens entre les dirigeants marseillais et des membres du grand banditisme ; la complaisance à l'endroit des groupes de supporters marseillais qui, pourtant, déraillent régulièrement ; les mauvaises relations entre Deschamps et Labrune - "Didier, il ne supporte plus Labrune, hein. Pouaaa, il ne le supporte plus !", confie Jean-Pierre Bernès fin 2011 à son ami journaliste Charles Villeneuve ; les coulisses de la guerre que se livrent Anigo, directeur sportif, et Deschamps, entraîneur.

En 2012, les tensions entre les deux hommes atteignent leur apogée lorsque Rachid Zeroual et ses South Winners déploient leur banderole : "Deschamps et tes joueurs, cassez-vous." DD ne comprend pas cette mansuétude envers Zeroual et estime que Labrune n'a aucun courage : "Ils ont une peur bleue, quoi. Je te dis, ils font les durs, les cadors euh... avec des gens faibles, quoi. Mais dès qu'il y a un peu là... ! Putain, ils s'écrasent tous comme des...", s'emporte-t-il au téléphone.

Vincent Labrune est bien trop malin pour s'immiscer dans ce conflit. Il a par ailleurs besoin de Zeroual et des supporters s'il veut récupérer la commercialisation de la billetterie du Vélodrome qui, en vertu d'un vieux système instauré par Tapie, leur incombe.

En 2014, les gardes à vue s'enchaînent, éprouvantes. Vincent Labrune a peut-être la presse contre lui, mais il y a un policier, Yannick H., qui ne lui est pas franchement hostile. Le major a participé à sa garde à vue, en novembre 2014, et Vincent Labrune l'appelle imprudemment dès le lendemain.

Il lui raconte qu'il a débarqué à Saint-Rémy en pleine nuit et que, ayant oublié ses clés, il a dû jeter des cailloux sur les volets pour que sa femme se réveille et vienne lui ouvrir. "Elle est pas énorme celle-là comme histoire ?" Il remercie l'enquêteur pour sa prévenance. "J'ai vraiment apprécié ton comportement du début à la fin, ton approche des choses et, surtout, même si c'est un détail, ton attention avec les croissants donc heu c'est des choses qui sont importantes pour moi", soutient-il.

Vincent Labrune ne sait pas trop s'ils ont joué, la veille, à "good cop bad cop" mais tient à dire au major qu'il l'a trouvé "sympa". Yannick H. le rassure : pour lui, ce n'est pas un suspect, mais bien "une victime du système". Puis il se met à son service : "Même la nuit, si tu as un gros souci, un truc grave, que tu as peur de quelque chose, tu peux m'appeler (...) Si tu as un problème, tu me téléphones. Je prends un billet de TGV et je viens te voir."

Ainsi, Vincent Labrune serait-il en train d'amadouer un des enquêteurs qui travaille sur son affaire ? Le 11 septembre 2015, Yannick H. obtient du club la signature d'un contrat pour devenir le Monsieur Sécurité de l'OM : 9 000 euros par mois, voiture et appartement de fonction. Laurent Nuñez, alors préfet des Bouches-du-Rhône, apprend la nouvelle et déconseille fortement à Vincent Labrune de procéder à une telle embauche. Le contrat ne sera jamais exécuté.

Le combat des droits télé
Fin 2016, les polémiques à répétition ont usé Vincent Labrune, qui termine son mandat exténué à la tête de l'Olympique de Marseille. Le président s'accorde du répit en famille. Encore aujourd'hui, lorsqu'il travaille comme un "fou" en semaine, à Paris, on peut le voir, le samedi matin, au bord des terrains de Saint-Rémy et des villages environnants, encourager son fils qui évolue en U10.

En 2018, il rejoint Moma, un groupe d'événementiel, en tant que vice-président. Il garde aussi un siège au conseil d'administration de la LFP et s'implique dans sa boîte de production, Black Dynamite, aux côtés du réalisateur Éric Hannezo. Une société qui rencontre un grand succès et qui produisait déjà des contenus, en 2012, pour l'éphémère chaîne créée par la LFP sur la TNT, CFoot, alors que Vincent Labrune était le président de l'OM...

Black D a aussi produit Les Infidèles en 2012, avec Gilles Lellouche et Jean Dujardin, ou encore les documentaires Emmanuel Macron, les coulisses d'une victoire et Le K Benzema en 2017. Cette année-là, au mois de juillet, il fait discrètement entrer au capital de Black D, à hauteur de 10 % environ, l'agent de joueurs Meïssa N'diaye, patron de Sport Cover, avec qui il a fait de très bonnes affaires à l'OM (transferts de Benjamin Mendy, Michy Batshuayi, Georges-Kévin Nkoudou). Labrune et N'diaye revendront leurs parts fin 2019 à Mediawan, le groupe de Pierre-Antoine Capton.

C'est aussi à cette époque que de nombreux agents s'agacent de voir Vincent Labrune "s'immiscer dans un nombre incroyable de dossiers de transferts", comme l'écrit L'Équipe. Lui se défend d'exercer une activité d'agent, et assure conseiller bénévolement ses amis présidents de club. Sans jamais en parler, il crée toutefois une kyrielle de sociétés de gestion de droits à l'image avec son ami agent Meïssa N'diaye.

"Nous avons fait 111 réunions avec les clubs depuis mon élection"

Vincent Labrune en réponse aux critiques sur sa gouvernance

Avec la première, Digicover, il s'agissait d'améliorer la gestion des réseaux sociaux des sportifs et développer leur image. Tidwell se voyait en société de conseil aux clubs pour développer leur stratégie de communication digitale. L'objectif de Touché, enfin, était de produire de petites séquences mettant en scène des athlètes. Selon Meïssa N'diaye, seul Digicover a finalement prospéré. Quant à Vincent Labrune, qui se serait montré peu actif, il a officiellement quitté ses fonctions dans ces sociétés au moment de devenir président de la LFP.

Il travaille désormais et depuis des semaines à décrocher un montant de droits télé record. Sa stratégie ? Valoriser au mieux le football français, appelé "le produit". Une armada de cadres spécialistes du marketing et du merchandising, ont été recrutés pour "amener le football en culture", selon la novlangue en vigueur.

Le faire entrer dans notre patrimoine et nos modes de vie. La LFP regarde avec gourmandise ce que la Formule 1 a par exemple réussi à faire : la série Formula 1 sur Netflix a attiré des millions de téléspectateurs, dont une immense partie n'avait probablement jamais regardé un Grand Prix de leur vie. Reste que la période n'est pas très propice : stars (Messi, Neymar) parties cet été, incidents chaque week-end (bus de l'OL caillassé, supporter nantais tué), Lyon en queue de classement.

Un vent de contestation s'est aussi levé à l'automne, à l'image du HAC qui proteste devant les tribunaux contre la répartition de l'argent de CVC entre les clubs. Jean-Michel Roussier, le président du Havre, monté en L1 en 2023, déballe un argument qui fait mouche dans les médias : son club a touché 1,5 million d'euros, soit moitié moins d'argent que... Vincent Labrune.

Un bonus que le président de la Ligue avait préféré ne pas annoncer en conseil d'administration, déléguant cette tâche à un personnage plus neutre, Marc Sénéchal, celui-là même qui avait joué les conciliateurs entre la Ligue et Mediapro... Sauf que l'action judiciaire du HAC ulcère le président, qui estime ne pas avoir ménagé son temps ces deux dernières années - "Nous avons fait 111 réunions avec les clubs depuis mon élection".

"Tu as voulu la bicyclette ? Alors maintenant tais-toi, et pédale !"

Michel Platini à Vincent Labrune

Au point d'apparaître parfois en visio au bord de sa piscine, pour houspiller tel ou tel dirigeant qui ne serait pas sur la ligne, certains évoquant volontiers une forme de "chantage" : Labrune leur disant de voter unanimement l'accord avec CVC, sous peine de devenir le fossoyeur du foot français...

Alors quand l'US Concarneau, promu en Ligue 2 en 2023, a envoyé un courrier à la LFP pour se joindre aux critiques du Havre et se plaindre de ne pas avoir perçu d'argent de CVC, Vincent Labrune est sorti de ses gonds. Tempêtant contre un club qui n'avait même pas de stade à lui (des travaux de mise aux normes sont en cours) ; des "Harlem Globetrotters" qui s'imaginent à la "Foire du Trône", à une époque où il tente de faire de la Ligue 1 un Championnat concurrentiel à l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne, a-t-il pesté.

En ce mois de novembre 2023, et à un an de nouvelles élections à la LFP, le patron du foot français rumine dans son bureau aux rideaux fermés, où il enchaîne les cigarettes dans une ambiance pluvieuse de fin d'automne. Assis sur son canapé, face à nous, le président raconte avoir envoyé récemment un message à Michel Platini pour se plaindre de ses déboires. L'ex-numéro 10 des Bleus lui aurait alors répondu par un proverbe bien connu en Italie : "Tu as voulu la bicyclette ? Alors maintenant tais-toi, et pédale !"

Le Stade Rennais peaufine son projet de nouveau stade de 40 000 places

L’étude de faisabilité commandée par le Stade Rennais démontre qu’il est possible de construire un stade de 40 000 places sur le site des anciennes usines de la Barre-Thomas en cours de réaffectation.

ds 1800

Début octobre, Ouest-France révélait que le Stade Rennais avait commandé une étude de faisabilité pour la construction d’un nouveau stade sur le site de l’ancienne usine Barre-Thomas, route de Lorient, côté extérieur de la rocade. "On est en train de la peaufiner. C’est complexe. On a quelques éléments, mais il faut qu’on les affine, explique Olivier Cloarec, le président du club. Avec le championnat, on est sur deux temporalités complètement différentes parce qu’un projet de stade, c’est un investissement structurel pour 100 ans."

Les premiers résultats, et pas des moindres, démontrent que le projet d’un stade de 40 000 places est réaliste et faisable sur le site concerné. "Il y a la possibilité de mettre un stade. Mais après, il y a tout ce qui va autour : les parkings, les accès, les abords. Il faut qu’on ait plus d’éléments de ce côté-là pour pouvoir ensuite discuter avec la Mairie derrière. Parce qu’encore une fois, l’idée, c’est évidemment de travailler avec eux."

Une nécéssité
Pour le moment, les discussions n’ont pas démarré avec les élus. "On attend d’avoir plus d’éléments."

Reste que le club est plus que jamais déterminé à mener à bien ce projet, même s’il est aussi engagé sur l’extension du centre d’entraînement de la Piverdière. ?C’est la volonté de l’actionnaire François Pinault, dont la fortune permet d’envisager un projet 100 % privé à l’instar de l’OL Stadium. "L’actionnaire est attaché au club pour encore de nombreuses années. Donc on se projette avec des choses positives."

Mais un stade plus grand est surtout vu comme une nécessité pour le club qui, malgré ses soucis sportifs du moment, a la ferme ambition de continuer de se développer. Or aujourd’hui, il est à l’étroit au Roazhon Park, quels que soient son charme, sa configuration à l’anglaise et l’attachement des supporters.

Au-delà de 2030
"Avec 29 000 spectateurs, la capacité du stade est trop restreinte aujourd’hui. En France, on est onzième en termes de capacité en comptant la Ligue 2 (avec Bordeaux et Saint-Étienne). On est aussi dans une région où la démographie augmente, où à chaque fois qu’il y a des milliers d’habitants en plus en Bretagne et en Ille-et-Vilaine, il y a forcément des passionnés de foot dedans" , ajoute le président du SRFC.

Tous les éléments semblent donc réunis pour que le projet avance. Dans le contexte de prise de conscience environnementale, cet ancien site industriel en cours de dépollution est aussi un atout car la construction d’une nouvelle enceinte n’implique pas la bétonisation d’une zone sensible.

En revanche, difficile d’avancer une échéance pour le moment. "Ce sera au-delà de 2030, notamment parce qu’il y a une modification de PLU à faire", précise Olivier Cloarec. Mais avant cela, le club va continuer à avancer sur la faisabilité, en ayant déjà un œil sur ce qui se fait ailleurs. "La prochaine étape est de discuter avec la Mairie" , insiste le président des Rouge et Noir.

S.G.S.B.

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