Le LOSC a vécu une sale soirée, ce samedi 3 janvier, à l’occasion de la 17e journée de Ligue 1, à la Decathlon Arena Stade Pierre-Mauroy. Battus 2-0 par le Stade Rennais sur leur terrain, les Nordistes ont vu leur série de quatre succès consécutifs s’interrompre face à un adversaire direct dans la course à l’Europe. Très vite réduits à dix après l’exclusion du défenseur brésilien Alexsandro, sanctionné dès la 14e minute par l’arbitre Éric Wattellier, les Dogues ont dû composer avec un scénario défavorable.

À la pause, la frustration était palpable dans les couloirs du stade, où le staff et le président du club ont fait part de leur incompréhension à l’égard du corps arbitral. Bruno Genesio et Olivier Létang ont notamment estimé que cette expulsion avait lourdement pesé sur le déroulement de la rencontre. "Vous savez ce que vous avez fait !", a lancé le président du LOSC à Éric Wattellier à trois reprises, comme le montrent les images captées par Ligue 1+. "C’est une honte ! C’est un scandale ! Je n’en reviens pas ! Vous n’êtes même pas capable de parler calmement !"
Des Dogues, un brin énervés !
Symbole de cette soirée tendue, l’entraîneur lillois Bruno Genesio, ex-coach rennais, n’a pas pris part à la conférence de presse d’après-match (un choix personnel, selon le club lillois). Seul homme présent devant les médias, l’entraîneur breton Habib Beye s’est chargé de répondre aux questions des journalistes. "Pour moi, le terrain appartient aux acteurs du terrain et donc le terrain devrait appartenir aujourd’hui aux joueurs, aux staffs et à personne d’autre, en tout cas, il ne doit pas y avoir de pression sur qui que ce soit. Je trouve que ce n’est pas forcément une belle image pour notre football. (…) Il faut savoir reconnaître que ça ne sert pas le contexte et que ça ne sert pas la rencontre de toute façon."
Pointé du doigt, l’arbitre de la rencontre s’est expliqué au micro de Ligue 1+ pour justifier sa décision. "Nous sommes dans une situation d’annihilation d’occasion de but manifeste qui, comme elle est définie dans la loi 12, demande l’exclusion du défenseur quand l’attaquant est en mesure de se créer une occasion nette de but. L’attaquant avait la maîtrise du ballon, il se dirigeait en direction du but. Il y avait une proximité avec le but, donc tous les éléments étaient réunis pour exclure le défenseur fautif. La question du timing… c’est une décision incontournable, qui doit être prise que ce soit à la 1re minute d’une rencontre ou à la 90e, parce qu’elle répond aux critères des lois du jeu. Il n’y a pas de question de timing sur ce genre de décisions : c’est un carton rouge qui devait être distribué."
Seul Lillois à s’exprimer, Nabil Bentaleb n’a pas caché sa frustration. "On est super déçus, frustrés. Je pense qu’il y a de quoi l’être. Maintenant, il faut vite passer à autre chose. On n’a pas réussi à prendre des points ce soir, mais il va falloir vite enchaîner." Sur la décision arbitrale, il a livré sa propre version. "On ne peut pas parler avec l’arbitre, on n’a pas le droit de communiquer. Forcément, il y a un climat électrique qui s’installe. Les décisions arbitrales, on peut ne pas être d’accord, mais il n’y a que sur le terrain qu’on peut agir sur le score." En tribunes également, la rencontre fut très tendue, selon notre confrère Ouest-France. "Sanctionnés par la Ligue de football professionnel (LFP) pour usage d’engins pyrotechniques contre Marseille, les DVE, principal groupe d’ultras du club nordiste, s’étaient installés juste à côté de la tribune de presse. Tout au long de la rencontre, ils ont entonné des chants haineux, parfois homophobes, envers le corps arbitral, leurs rivaux lensois, certains joueurs rennais, mais aussi les journalistes."
















