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Le Stade rennais, à la défaveur de l'automne

Encore battu en championnat après s'être tiré une balle dans le pied contre l'OL, le Stade rennais inquiète, déçoit et confirme un début de saison proche du catastrophique. Le recrutement est pointé du doigt, notamment en défense, et les prochains jours vont devoir déterminer si Rennes a besoin d'une tempête ou de stabilité pour rebondir.

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Le Stade rennais, à la défaveur de l'automne
C’est une scène rare et qui dit beaucoup de la situation du Stade rennais après trois mois de compétition. Ce dimanche, une vingtaine de minutes après la défaite contre Lyon (0-1), Benjamin Bourigeaud s’est présenté devant les micros avant même que les deux entraîneurs ne se pointent dans la salle de conférences de presse. Le capitaine rennais a dressé les premiers constats implacables sur son habituel ton monocorde, puis le cœur a pris le dessus sur tous les exercices de communication. "Vous croyez que c’est facile tous les jours ? a-t-il lâché au bord des larmes, laissant un silence peser sur la zone mixte du Roazhon Park. C’est dur aussi, nous aussi on est mécontents, on aimerait rentrer avec la victoire à la maison. C’est compliqué, on donne tout, on fait les efforts, je pense que c’est la fatigue qui fait ça. On est fatigués de faire les efforts et de ne pas être récompensés. (…) Croyez-moi qu’on ne lâchera pas, je vous le promets. On va continuer de travailler et la fermer. On est ensemble, c’est tout un club. On s’est mis dans la merde ensemble, on va en sortir ensemble." C’est ce qui s’appelle mettre les doigts dans la crise, et ça faisait longtemps — trois ans pour être précis — que l’automne n’avait pas été aussi déprimant sur les bords de la Vilaine.

Déprime à la jeunesse
Après 12 journées, Rennes compte seulement 12 points et deux victoires (contre Metz et Nantes à domicile) et les trois succès européens dans sa poule de Ligue Europa ne permettent pas d’atténuer cette impression, qui n’en est plus une, que le club breton a raté dans les grandes largeurs le premier tiers de sa saison. Battu quatre fois lors de ses cinq dernières sorties en Ligue 1, le SRFC a pris la mauvaise habitude d’être plombé par des erreurs individuelles grossières ne venant rien arranger au collectif défaillant. Quand ce n’est pas Warmed Omari qui sombre à Lorient, c’est Lorenz Assignon qui se troue face à Nice ou bien Jeanuël Belocian qui voit rouge contre le Panathinaïkos. Cette fois, c’est Guela Doué, 21 ans depuis un mois, qui a fauté en étant logiquement expulsé dès la 5e minute de jeu pour sa première titularisation dans l’élite. "Je ne lui en veux absolument pas, insistait Bruno Genesio après le match. Ça arrive pour un jeune joueur qui débute, je sais que c’est un garçon qui va en tirer les leçons. C’est l’apprentissage du haut niveau."

Les jeunes, on sait tous que dans des périodes plus difficiles, ils ont besoin d’être accompagnés. Et ce n’est pas le seul problème de notre équipe actuellement.

Bruno Genesio

Ce constat d’une jeunesse plus pénalisante que rafraîchissante ces dernières semaines pose question sur la stratégie adoptée par les dirigeants rennais lors du dernier mercato estival, notamment celle de ne pas recruter dans le secteur défensif en faisant confiance à neuf jeunes joueurs, dont six formés au club. Aucun d’eux n’a plus de 23 ans, et le plus expérimenté s’appelle Arthur Theate, international belge et une centaine de matchs au niveau professionnel (comme Adrien Truffert). Un pari assumé par le board cet été, tout comme celui de ne pas avoir remplacé l’ancien capitaine Hamari Traoré, parti à la Real Sociedad, pour permettre l’explosion de Lorenz Assignon, dont la doublure est donc l’aîné des frères Doué. "Si on parle de Guela, je ne regrette pas. Je pense que là-dessus, on ne s’est pas trompés, estime Genesio. On peut tout analyser a posteriori, mais quand on prend des décisions, c’est en pensant que ce sont les meilleures pour l’équipe. Je n’aime pas le mot pari, ça voudrait dire qu’on a été négligents, ce n’est pas ça. On a pensé que ces joueurs avaient beaucoup de qualité, et je le maintiens. Les jeunes, on sait tous que dans des périodes plus difficiles, ils ont besoin d’être accompagnés. Et ce n’est pas le seul problème de notre équipe actuellement."

La tempête ou la stabilité
Les tauliers Nemanja Matic et Steve Mandanda ne suffisent pas, pour l’instant, à régler les problèmes, même si l’association entre le Serbe et Enzo Le Fée au milieu est peut-être la seule satisfaction de la défaite contre Lyon. Les problèmes sont un peu partout sur le terrain au Stade rennais, derrière comme devant, où le meilleur buteur s’appelle Ibrahim Salah (4 buts, à égalité avec Ludovic Blas), ce qui veut dire beaucoup de la petite forme des autres attaquants. Arnaud Kalimuendo et Amine Gouiri, qui pèsent près de 50 millions d’euros à eux deux, sont très décevants, quand Martin Terrier n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant sa blessure. Les joueurs le savent, ils ne sont jamais les premiers fusibles en cas de mauvaise passe. Genesio en est conscient aussi : "Lorsque vous avez 12 points en 12 journées dans un club qui a pour objectif de jouer la Ligue des champions, évidemment que le coach est le premier responsable et qu’il y a des interrogations sur son cas, c’est normal. Il y a une trêve internationale, on espérait énormément gagner ce match, on l’a perdu. Je suis entraîneur, je ne suis pas décideur de mon sort ou des questionnements qu’il peut y avoir sur mon avenir." Le groupe qui avait passé une soirée ensemble en début de semaine n’a pas spécialement lâché l’entraîneur, soutenu publiquement par Bourigeaud ce dimanche soir.

Les prochaines heures, les prochains jours seront consacrés à la réflexion à Rennes, où on assurait après la défaite contre Lyon qu’aucune décision ne serait prise à chaud dans la soirée et que des discussions auraient logiquement lieu cette semaine. L’actionnaire François Pinault, présent au Roazhon Park il y a quinze jours contre Strasbourg, tient en haute estime Genesio, mais le foot reste le foot et il n’y a pas toujours de place pour les sentiments dans les affaires. Il faudra surtout savoir si le coach rennais se sent capable de trouver des solutions pour redresser la barre. "J’espère, sinon ce serait inquiétant", répondait-il dimanche. Florian Maurice, le directeur technique, n’est pas venu devant la presse, et le règlement de comptes avec les journalistes et les suiveurs en juin dernier paraît très loin. Son recrutement est au centre des interrogations, alors que le Stade rennais a beaucoup dépensé depuis l’été 2022-2023 (environ 142 millions d’euros), mais aussi très bien vendu (238 millions d’euros). Une prise de parole des dirigeants rennais pourrait intervenir pendant la trêve, sans que l’on ne sache encore si le club breton va choisir la tempête ou le calme pour remédier à l’un de ses pires débuts de saison depuis son retour dans l’élite en 1994 (Rouge Mémoire). Le podium, l’objectif annoncé, est déjà à 12 points, les places européennes à 4 longueurs et la place de barragiste à une petite unité. Le Stade rennais ne sait plus trop s’il doit regarder en haut ou en bas, et c’est déjà un problème.

Genesio justifie son coup de sang

Bruno Genesio est revenu sur son altercation avec un membre du staff de l'OL lors de la défaite de dimanche (0-1).

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Fait assez rare pour être souligné : face à l’extrême tension autour de sa situation et alors qu’il se branchait avec le staff de Lyon avant la pause, Bruno Genesio a complètement perdu les pédales à la mi-temps de Rennes – OL (0-1), manquant d’en venir aux mains avec l’un des adjoints de Fabio Grosso.

Vaccariello ? Il est jeune et apprend encore son métier
Alors que, dans un premier temps, certains pensaient à un accrochage avec Rémy Vercoutre, c’est bien avec le préparateur physique italien Francesco Vaccariello que Genesio a manqué de se battre. "Tu fermes ta gueule, t’es pas chez toi, t’es pas à Lyon", a notamment lâché le coach rennais dans des images captées par Canal+ et qui ont fait le tour de la toile.

Calmé par Fabio Grosso à la pause et revenu plus serein en deuxième période, Bruno Genesio est revenu sur son coup de sang lors de l’après-match, plaidant une erreur de jeunesse … du membre du staff lyonnais. "Il n’y avait pas de nervosité avec le banc de l’OL, seulement avec un adjoint. On s’est expliqué. Il est jeune et apprend encore son métier", a conclu l’ancien entraîneur de Lyon, tournant la page sur cette ultime pique sur le manque d'expérience de l'adjoint de Grosso arrivé de Frosinone.

Nemanja Matic est le seul joueur à ne pas porter le Bleuet de France

Lors de la rencontre entre le Stade Rennais et l'Olympique Lyonnais, Nemanja Matic est apparu avec un maillot sans le Bleuet de France. Une décision symbolique pour l'international serbe qu'il a expliqué.

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La rencontre entre le Stade Rennais et l'Olympique Lyonnais était très attendue. Les Bretons recevaient des Gones en grande difficulté en Ligue 1. Le SRFC a rapidement été réduit à dix mais l'OL n'a pas emballé le match pour autant en première période.

Un fait a peut-être pu interpeller certains spectateurs avec le regard vif durant cette rencontre. Nemanja Matic était le seul sur la pelouse à ne pas porter le Bleuet de France.

Matic n'a pas oublié la guerre en Serbie
Pourquoi cette décision ? L'international serbe l'avait expliqué en conférence de presse, il ne portait déjà pas le Coquelicot en Premier League. Alors, l'ancien de Manchester United ne veut pas non plus s'associer à des commémorations liées à des guerres ou des actions belliqueuses. Ici, il s'agit d'hommages aux blessés de guerre mais ce n'est pas suffisant.

Matic n'a pas oublié qu'il a grandi dans un pays terrassé par les violences dans le pays dont notamment en 1999. Ces événements l'ont beaucoup marqué au point qu'il ne veut plus être lié à des messages de ce type même s'ils sont bienveillants.

Tu la fermes ta gueule, t’es pas chez toi ici

Le coach rennais était très en colère contre le staff lyonnais à la mi-temps du match entre les deux équipes.
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C’est un retour au vestiaire tendu qui a été capté par les caméras de Canal+, ce dimanche, à la mi-temps de Rennes-Lyon. Après une première période marquée par le carton rouge direct adressé au jeune Guela Doué, Bruno Genesio s’est lâché en invectivant un membre du staff rhodanien.

"Tu la fermes ta gueule, t’es pas chez toi ici, a pesté le coach rennais. T’as compris ?! T’es pas à Lyon ici mon gars. Tu fermes ta gueule." On ne sait pas précisément à qui s’adressait Genesio. Certains pensent que ce message était adressé à Rémy Vercoutre, tandis que Canal+ évoque des mots destinés au préparateur physique de l’OL.

Ce Rennes-Lyon est un match forcément particulier pour Genesio, qui a été joueur puis entraîneur du club rhodanien. Il a d’ailleurs côtoyé Vercoutre pendant plusieurs saisons, notamment entre 2011 et 2014 quand Vercoutre était encore joueur tandis que Genesio était l’adjoint de Rémi Garde puis d’Hubert Fournier.

Bruno Genesio lâche une réponse cash sur son avenir

Semaine importante pour le Stade Rennais. En effet, le club breton qui accueille le Panathinaïkos en Ligue Europa ce jeudi, a l'occasion de faire un pas pour une qualification en cas de succès. Autre match important : celui de dimanche face à l'Olympique Lyonnais.

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En difficulté en championnat, Rennes qui ne pointe qu'à la 11ème place de Ligue 1, se doit de prendre les 3 points face à l'OL sous peine de glisser dans une crise sportive.

Mais si cette semaine est importante pour le Stade Rennais, elle l'est encore plus pour Bruno Genesio. En effet, des contreperformances devraient à coup sûr le mettre dans une situation très inconfortable. En d'autres termes : Genesio pourrait être démis de ses fonctions.

Genesio pas inquiet pour son avenir
Néanmoins, ce n'est pas pour autant que Bruno Genesio ressent plus de pression. A la veille de la rencontre face au Pana, l'entraîneur du SRFC s'est montré serein et bien décidé à inverser la tendance ainsi qu'à faire taire les critiques.

"Je suis lucide, mais j’ai zéro pression, zéro. La pression n’est jamais bonne conseillère et débouche rarement sur quelque chose de positif… Je n’ai pas de doutes, paradoxalement je suis même plutôt serein, j’ai confiance en mon groupe, et il y a peut-être d’autres explications qui ont conduit à ce qui arrive, mais ce n’est pas maintenant que je vais les donner. J’ai juste envie de gagner ces deux matches qui arrivent, pour se placer au mieux en Coupe d’Europe et retrouver une dynamique en L1 qui nous manque. Ce sera très important juste avant la trêve internationale. C’est la seule chose qui m’anime et à laquelle je pense aujourd’hui.", a t'il confié dans des propos relayés par Ouest France.

En même temps, peut-il avoir un autre discours ?

J'ai vécu des moments encore plus compliqués

Chahuté par les récents mauvais résultats de son équipe en championnat, Bruno Genesio, l'entraîneur de Rennes, est pourtant apparu très détendu en conférence de presse.

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Comme pour le match aller, cette affiche face au Panathinaïkos apparaît comme une occasion en or de prendre une grande bouffée d'air frais pour le Stade Rennais. Ce week-end, alors qu'ils avaient l'occasion de frapper fort en championnat, les Rennais se sont inclinés sur la pelouse du leader niçois avec encore un cadeau offert pour l'ouverture du score des Aiglons. Bien loin des places européennes, Bruno Genesio est apparu aujourd'hui en conférence de presse plutôt très détendu. Face aux médias, il a appuyé sur le fait de ne pas être tendu, lui qui a vécu des situations plus difficiles par le passé.

En effet, il a notamment pris exemple sur ce qu'il avait vécu du côté de l'OL : "Je n'ai pas de doute, je suis paradoxalement plutôt serein, on a démontré qu'on était capables de surmonter les difficultés par le passé et si certains en doutent, grand bien leur fasse, mais en tout cas, j'ai confiance (...). J'ai l'habitude, j'ai vécu des moments encore plus compliqués dans un club précédent (Lyon), j'ai appris à prendre beaucoup de recul par rapport à ça. Déjà, je n'ai pas de réseaux sociaux, je ne lis pas la revue de presse, donc ça ne me contamine pas l'esprit, et quand j'ai mes amis au téléphone, je ne parle pas de foot avec eux, comme ça, ils ne me donnent pas de mauvaises nouvelles non plus. Évidemment que je me remets en question, il ne s'agit pas de faire un diagnostic et de se déresponsabiliser. Je parle beaucoup avec mon staff, avec les joueurs individuellement, pour trouver les réponses, donc c'est une période où je m'interroge et consulte beaucoup pour trouver des solutions", a-t-il ainsi indiqué.

Si on peut le faire en la gagnant, c'est top
Par la suite, il a avoué que son équipe pouvait être plus à l'aise et détendue en Ligue Europa, le club n'avait pas l'obligation de remporter cette compétition : "On est dans une compétition où on a tout à gagner, puisqu’en Coupe d'Europe, on sait qu'on a l'objectif de sortir des poules et après de faire le mieux possible. Si on peut le faire en la gagnant, c'est top, mais on n'a pas entre guillemets l'obligation d'aller gagner la Ligue Europa. Si on peut tant mieux, et d'autres équipes qui ont été en difficulté sont allées loin l'an passé, comme Séville et West Ham. Peut-être que c'est aussi ça, qu'on joue plus relâchés en C3 et qu'en Championnat, en ayant affiché des ambitions à juste titre très élevées et un groupe qui reste assez jeune, peut-être qu'on joue avec une pression négative qui ne nous permet pas d'être pleinement en confiance dans les zones de vérité." Le message est passé.

Genesio à quitte ou double face à son club de coeur

Battu chez le leader Nice dimanche soir, le Stade Rennais a subi sa quatrième défaite en l'espace de six matches, toutes compétitions confondues. En manque de solidité, mais aussi de réalisme, Rennes n'est que onzième de Ligue 1 et inquiète déjà certains de ses supporters. De quoi menacer l'avenir de Bruno Genesio sur le banc ? Les deux derniers matches avant la trêve internationale pourraient en tout cas faire évoluer la réflexion des dirigeants bretons.

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D'abord invincible, Rennes en perte de vitesse
C'est l'histoire d'une équipe dans le doute. Après une invincibilité longue de huit matches, Ligue 1 et Ligue Europa confondues, Rennes est sérieusement en train de rentrer dans le rang. Battus à quatre reprises lors de leurs six dernières sorties, les hommes de Bruno Genesio ont quelque peu perdu de leur superbe. L'intéressé ne s'en était d'ailleurs pas caché après Nice (2-0) : “L'analyse est quasiment la même que depuis le début de la saison, et cela commence à être assez agaçant. Le contenu est plutôt correct, avec une première période, surtout, très intéressante, nous aurions pu rentrer aux vestiaires avec un but d'avance. Mais voilà, on rentre avec un but de retard et toujours la même configuration : un manque d'efficacité dans nos deux surfaces. Quand les erreurs se répètent dans ces deux zones, c'est qu'on n'est pas suffisamment au niveau, pour l'instant, et qu'on doit faire beaucoup plus.“

Plus globalement, Genesio n'avait alors pas cherché à se dédouaner en avouant sa part de responsabilité : “Peut-être qu'on a perdu de la confiance, un paramètre très important. (…) Manque de lucidité, d'agressivité, on a été défaillants sur les duels, dans certaines situations. Je ne peux pas blâmer mes joueurs, dans l'investissement, ils font le maximum, je les ai vus très touchés à la fin du match. Le staff doit trouver de solutions, si l'équipe ne les trouve pas depuis le début de saison, c'est en grande partie notre responsabilité.” Et après ?

Bruno Genesio menacé après Lyon ?
Pas le temps de gamberger pour Rennes qui seront à nouveau sur le pont ce jeudi, à l'occasion de la réception des Grecs du Panathinaïkos en Ligue Europa. Un succès, comme à l'aller, et les pensionnaires du Roazhon Park prendraient alors une très sérieuse option dans la course à la qualification. Une vraie bouffée d'oxygène alors qu'en Ligue 1, les résultats ne sont plus au rendez-vous. Dimanche, le Stade Rennais jouera gros à la maison contre la surprenante lanterne rouge qu'est l'Olympique Lyonnais. Sur le papier, ce match est plus qu'à la portée de Ludovic Blas et ses coéquipiers. Mais un nouveau revers, de surcroît face à une équipe qui n'a toujours pas gagné cette saison, sèmerait le trouble, forcément.

Il s'agira, aussi, d'un match très particulier pour l'entraîneur, Bruno Genesio, né à Lyon, joueur puis coach de l'Olympique Lyonnais, et qui garde forcément des attaches très fortes avec le Rhône. Particulier, aussi, car une nouvelle contre-performance pourrait quelque peu chahuter un solide contrat qui court jusqu'en 2025. Par chance, nous n'en sommes pas encore là. Ce mardi, nos confrères de L'Équipe indiquent qu'en l'état, le poste de Genesio n'est pas menacé. Mais qu'une surprenante défaite contre l'OL ce week-end est très vivement déconseillée. Sous peine de passer une trêve internationale agitée, alors qu'il faudra encore affronter une belle équipe de Reims, le Maccabi Haïfa, l'OM, Monaco ou encore Villarreal, avant deux déplacement consécutifs à Toulouse et Clermont, pour en terminer avec cette dense année 2023.

Les droits TV de la Ligue 1 partagés par un nouveau et un ancien diffuseur ?

Alors que nous avons appris hier l’intérêt d’Apple TV pour la diffusion de la Ligue 1 sur la période 2024-2029, une nouvelle option s’offre à la Ligue de Football Professionnel et à Vincent Labrune, dont l’appel d’offres pour les droits télévisés du championnat professionnel a été infructueux. En effet, selon le journal L’Équipe, le très insistant DAZN peut être considéré comme une véritable option pour la diffusion de nos championnats préférés dans cette période de négociations intenses.

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Diffusion qui pourrait être partagée avec Amazon Prime, qui dispose à l’heure actuelle des droits de 7 matchs de Ligue 1 et 8 matchs de Ligue 2. Prime s’occupe déjà de la diffusion de 7 matchs de l’élite et de 8 rencontres en Ligue 2. En Italie, DAZN est leader avec les 10 matchs de chaque journée de Serie A, dont trois en co-diffusion avec Sky. Notons tout de même que beIN Sports (diffuseur des deux affiches principales de Ligue 2 depuis très longtemps), qui a remis un dossier qualitatif à la LFP mais n’a pas formulé d’offre concrète pour l’obtention de ces droits, pourrait ne pas rester les bras croisés si son concurrent DAZN venait marcher sur ses plates-bandes. Le feuilleton risque de durer encore un petit peu de temps…

Apple discute avec la LFP pour la Ligue 1

Un nouvel acteur d'importance discute avec la LFP pour les droits télé après l'échec de l'appel d'offres.

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C'est la concrétisation d'une rumeur qui court depuis de longs mois. Alors que dans un premier temps Apple TV se montrait très discret voire désintéressé de la Ligue 1, le géant américain a décidé de prendre des renseignements auprès de la LFP. Ces derniers jours, plusieurs rendez-vous téléphoniques ont été calés entre les deux parties. Une simple prise de contact pour l'heure, comme d'autres médias dans le gré à gré, puisque selon nos informations Apple n'a pas fait d'offre pour les droits internationaux.

Mais la réalité du marché semble avoir inversé la tendance. Peu de droits sportifs sont aujourd'hui en vente et Apple se montre attiré par le championnat de France. Si cela se concrétise, l'arrivée de ce nouveau partenaire pourrait redonner le sourire à la Ligue qui souhaite se rapprocher au maximum des 800 millions d'euros (prix de réserve des lots). Mais attention, cela pourrait aussi froisser d’autres diffuseurs historiques de la Ligue 1.

Des discussions qui peuvent durer jusqu'à l'été
Apple s'est lancé dans la diffusion de football aux Etats-Unis, où il est diffuseur de la Major League Soccer, et a participé au deal pour faire venir Lionel Messi.

Selon nos informations révélées lundi, le nouvel arrivant DAZN est déjà dans les discussions. Le "Netflix du sport" a renonctré la LFP au Sportel à Monaco fin octobre. La même semaine, un entretien téléphonique a aussi été programmé entre la Ligue et Amazon.

Du côté de Canal+, on insiste en coulisses pour obtenir une compensation financière de façon à combler ce que la chaîne qualifie de "préjudice financier" mais sans jamais avancer le moindre montant. Difficile, donc pour l’heure, d’envisager une prise de contact entre les deux parties. Pour rappel, le gré à gré peut durer jusqu'à la veille de la reprise de la prochaine saison de Ligue 1.

5 entraîneurs pour succéder à Bruno Genesio

Incapable de gagner le moindre match de Ligue 1 depuis le derby face au FC Nantes le 1er octobre dernier, Rennes occupe une décevante onzième place, loin, très loin, des premiers rangs. Nul doute que deux nouveaux revers face au Panathinaïkos puis Lyon durant les prochains jours fragiliseraient encore un peu plus l'avenir de l'entraîneur Bruno Genesio. En cas de départ imminent, qui pour le remplacer ? Nous avons dressé une liste de cinq profils susceptibles de faire le bonheur des Rouge et Noir.

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Semaine importante sinon décisive pour le Stade Rennais. Ce jeudi, dans leur Roazhon Park, les Bretons auront l'occasion de prendre une option sur la qualification dans leur groupe de Ligue Europa. Trois jours plus tôt, ils joueront à nouveau devant leur public, face à l'Olympique Lyonnais, lanterne rouge de Ligue 1 désespérément bloquée à zéro victoire cette saison. Le problème, c'est qu'avec quatre défaites en six matches, toutes compétitions confondues, l'invincibilité affichée en début de saison a pris un coup, c'est peu de l'écrire. Et il ne faudra pas se diriger vers une saison galère, alors que Metz, l'actuel virtuel barragiste, ne compte que deux longueurs de retard sur les Bretons. Le cas échéant, le board rennais pourrait prendre une décision radicale en remerciant son coach Bruno Genesio. Pour mettre qui à la place ? Voici une liste de cinq coachs susceptibles de prendre la suite.

Philippe Montanier
Évincé, un peu à la surprise générale, par Toulouse l'été dernier, Philippe Montanier est un nom qui conserve une certaine cote de popularité en Ligue 1. Après avoir ramené le Téfécé au sein de l'élite du football français, le technicien passé par le RC Lens vient de lui permettre de soulever la Coupe de France. Libre, il pourrait faire un comeback très remarqué, lui qui s'est déjà assis sur le banc de Rennes entre mai 2013 et janvier 2016. Cette fois, avec une équipe bien différente. À la hauteur de ses ambitions ? Les supporters rennais, eux, n'oublieront pas que l'ancien gardien de but les avait menés à la finale de la Coupe de France en 2014. Dix ans après, va-t-il remettre ça ?

Laurent Blanc
Il y a quasiment deux mois jour pour jour, Laurent Blanc a été invité à quitter ses fonctions d'entraîneur de l'Olympique Lyonnais. Le champion du monde 98 payait ainsi un début de saison catastrophique. Hélas pour l'OL, la situation ne s'est clairement pas améliorée depuis son limogeage. Champion de France avec Auxerre et champion d'Angleterre avec Manchester United, le “Président” a remis ça en tant qu'entraîneur avec Bordeaux puis le PSG à trois reprises. Tout en étant élu entraîneur français de l'année en 2009 et 2015. Un CV XXL sur lequel Rennes serait bien inspiré de s'appuyer. Même si, financièrement parlant, il faudra certainement sortir le chéquier pour récupérer ce monument du foot français.

Jocelyn Gourvennec
Vainqueur du Trophée des Champions, brillant huitième-de-finaliste de la Ligue des Champions après une phase de poule conclue à la première place, le Lille de Jocelyn Gourvennec s'est ensuite sabordé en Ligue 1, ce qui a entraîné le départ de l'entraîneur. Depuis, celui qui a emmené Guingamp au titre en Coupe de France en 2014, puis en finale de la Coupe de la Ligue cinq ans plus tard, est libre comme l'air. L'été dernier, il s'était fortement montré intéressé par le poste de sélectionneur de l'Équipe de France Espoirs, avant que la FFF ne lui préfère Thierry Henry. Natif de Brest, ancien joueur de Lorient, mais aussi du Stade Rennais, Jocelyn Gourvennec connaît particulièrement bien la Bretagne et les Rouge et Noir. Le profil idoine ?

Thiago Motta
Historiquement, depuis 1955, Rennes a très rarement confié les commandes de son équipe première à un entraîneur étranger. Il y a bien eu Vahid Halilhodzic et Laszlo Bölöni entre 2002 et 2006, c'est tout. Et si les dirigeants du Stade Rennais remettaient ça cet automne. L'été dernier, Thiago Motta, évoqué au Paris Saint-Germain, dragué par le Napoli, avait finalement décidé de rester à Bologne. Après onze journées de Serie A, il occupe actuellement une séduisante sixième place avec une seule défaite au compteur. Avant de relever un challenge plus en adéquation avec son talent ? Sur le papier, Motta, ancien milieu de terrain du PSG, pourrait trouver son bonheur dans les travées du Roazhon Park. La réciproque semble vraie, là aussi. Et pourquoi pas ?

Lucien Favre
Au rayon des entraîneurs étrangers ayant un vécu en France, on peut aussi citer Lucien Favre. Le technicien suisse de tout juste 66 ans, ancien milieu offensif de Toulouse, a entraîné Nice à deux reprises. Même si son retour sur la Côte d'Azur a été relativement bref, l'ex-coach du Borussia Dortmund n'en conserve pas moins un CV de qualité. Réputé pour son style de jeu et ses compétences tactiques, Favre semble avoir le profil pour redonner de l'allant à Rennes. Entraîneur de l'année en Suisse comme en Allemagne, il a probablement quitté le Gym sur un goût d'inachevé et aurait sûrement à coeur de revenir en France par la grande porte. Reste à savoir qui sera l'heureux élu… le cas échéant.

Apple négocie avec la Ligue

Dans l'obligation de négocier au gré à gré avec différents diffuseurs après l'échec de l'appel d'offres, la Ligue de Football Professionnel (LFP) a récemment été contactée par Apple pour les droits TV de la Ligue 1.

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Après Amazon, c'est au tour d'un autre géant américain de s'intéresser au championnat français. Avec le possible retrait de Canal +, pourtant diffuseur historique de la Ligue 1 depuis les années 80, un changement est à prévoir pour la période 2024-2029. DAZN est pour le moment le plus avancé dans les négociations avec la LFP, même si beIN SPORTS et Amazon restent encore dans la course aux droits TV du championnat hexagonale. Selon les renseignements de RMC Sport, Apple qui était pourtant très discret, a pris contact ces derniers jours avec l'instance qui gère le football français pour des rendez-vous téléphoniques entre les deux parties. Avec la montée d'autres plateformes de streaming comme DAZN, Netflix ou Disney +, Apple TV veut probablement se jeter sur l'occasion d'investir dans le sport.

Apple rentre dans la course aux droits TV de la Ligue 1

La LFP souhaite toujours se rapprocher d'un prix de vente de 800 millions d'euros. Les fameuses négociations de gré à gré peuvent durer jusqu'à la veille du prochain exercice de la Ligue 1, qui sera notamment marqué par un changement majeur avec la nouvelle réforme de la Ligue des Champions, permettant à la France d'avoir plus de représentants sur la scène européenne, et surtout en C1. La période est donc idéale pour trouver un nouveau diffuseur, capable de mettre le prix fort pour le championnat français. Apple est désormais un concurrent qui n'est plus à prendre à la légère, surtout si Amazon se retire réellement des pourparlers. Car beIN SPORTS semble être uniquement intéressé par le lot 2, contrairement à DAZN, qui a les cartes en main. Les deux géants du streaming vont peut-être se livrer un conflit pour acquérir les droits de la Ligue 1.

Près de la moitié des clubs de L1 à plus de 90% de remplissage

Malgré la réduction du nombre de clubs de 20 à 18 cette saison, la Ligue 1 enregistre une affluence record de 2,66 millions de spectateurs en 11 journées, soit une hausse de 14% par rapport à la saison dernière, selon les chiffres communiqués ce mardi par la Ligue nationale de football (LFP). Cela se traduit notamment par un taux de remplissage moyen à 85%.

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Huit des 18 clubs de la Ligue 1 ont un taux de remplissage à 90% et plus
Cette dynamique positive est notamment portée par le RC Lens, le Stade Brestois 29, le Paris Saint-Germain, le RC Strasbourg Alsace, l’Olympique de Marseille, le Stade Rennais FC, Clermont Foot 63 et le FC Lorient, qui affichent tous un taux de remplissage supérieur à 90%. C’est presque la moitié des 18 clubs du championnat de France élite de football.

27 141 la moyenne des spectateurs en Ligue 1 cette saison 2023-2024
Plus largement, tous les indicateurs de fréquentation sont en hausse depuis le début de la saison en cours. L’affluence moyenne s’établit actuellement à 27 141 spectateurs, soit une augmentation de 14% par rapport à la saison précédente, déjà considérée comme une saison record en termes d’affluence écrit la LFP dans son communiqué.

Interdiction des pelouses synthétiques à base de microplastiques

La Commission européenne a acté l'interdiction des terrains synthétiques, du moins avec les matériaux avec lesquels sont construits ces gazons artificiels. La raison ? Le matériau utilisé est un gros émetteur de microplastiques dans l'environnement.

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Les terrains synthétiques sont désormais hors-jeu. En cause, la présence des billes de plastique noires, issue du recyclage de pneus, dont l'utilisation vient d'être interdite par la Commission européenne.

En effet, selon certaines études, la plus grande source de rejet de microplastiques est les terrains en gazon artificiel. Parmi les matériaux de cette surface, le caoutchouc est le principal mis en avant comme émetteur de particules. En Centre-Val de Loire, la plupart des 93 terrains synthétiques de la région vont donc devoir être rénovés.

La Commission européenne a donc sifflé la fin du match et décidé de donner un délai de huit ans pour mettre fin à ce type de surface. Il est donc désormais interdit d'en fabriquer de nouveau et les clubs ont huit ans pour remplacer leurs terrains synthétiques, bien moins onéreux à entretenir que des pelouses naturelles.

Carton rouge contre le plastique
Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) explique le problème. "Ce sont des plastiques, des polymères synthétiques, des matériaux qui perdurent pendant des siècles, voire des millénaires dans notre environnement."

Des plastiques qui ne "s'intègrent pas dans les cycles bio géochimiques qui stabilisent notre écosystème et qui les perturbent [...] Comme ça se fragmente en bouts de plus en plus petits, ça finit par passer les barrières et ensuite par s'accumuler dans les organes des êtres vivants, ce qui entraîne des dysfonctionnements métaboliques", poursuit la spécialiste.

On a l'impression que c'est un matériau bénin mais ça ne l'est pas du tout. À partir du moment où vous mettez en place un matériau comme ça, non seulement ça peut impacter votre propre vie mais ça va aussi impacter la vie de vos enfants, de vos petits-enfants et de vos arrières-petits-enfants.

Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE)

Aucune comparaison n'est possible avec un autre type de polluant, "c'est un comportement typique du plastique". En tout, neuf milliards de tonnes de plastique s'accumulent en décharge ou dans la nature. Dans les océans, 90% des cinq milliards de morceaux de plastique à la dérive sont des microplastiques. En comparaison, la biomasse animale, c'est "deux milliards de tonnes, donc on a actuellement quatre à cinq fois de plastique accumulé sur Terre que d'animaux".

Une pollution hors norme
Nathalie Gontard détaille ensuite : "Même si le plastique n'est pas à usage unique, il pollue quand même, dès le début de sa fabrication. C'est typiquement le cas de ces pelouses qui vieillissent très vite, s'usent et partent en microplastiques, éliminées par voies d'air ou d'eau et que l'on va retrouver absolument partout ensuite."

Le problème, c'est que depuis le début des années 2000, ces surfaces de terrains multisports se multiplient sans prendre en compte les nombreux problèmes engendrés. "Pendant longtemps, on s'est dit que ça sera le problème des générations à venir. Le problème, c'est que ce sont des matériaux qui vieillissent particulièrement vite donc les émissions commencent dès les premiers mois d'utilisation."

Des alternatives "éco-responsables"
Pour remplacer ces pelouses qui vieillissent vite et mal, les clubs et municipalités ont donc dû investir. À Châteauneuf-sur-Loire, dans le Loiret, les élus de la commune ont opté pour une pelouse synthétique, mais sans microplastiques.

À la place des billes en caoutchouc, elle se compose d'un "remplissage en liège avec fibre mixte", précise Joan Mély, le responsable du service des sports et de la vie associative de la commune ainsi que l'entraîneur du club de football. Son coût : "542 958€ TTC, supporté uniquement par la collectivité."

Installé en 2006, le changement de la pelouse synthétique s'est avéré nécessaire lorsqu'en avril 2022, les différents tests de la FFF se sont avérés non conformes aux exigences. La surface "était très dure et traumatisante, on n'avait pas de couche de souplesse en dessous", déplore le coach. Le point de départ de la réflexion pour les élus locaux.

Après quelques études sur le sujet et en voyant arriver la probable interdiction des fameuses billes noires, les élus et le club se sont dirigés vers cette nouvelle pelouse synthétique en liège. "Une solution éco-responsable, c'est aussi pour ça que l'on a opté là-dessus", indique Joan Mély.

C'est très bien le liège, c'est un matériau biodégradable. Ce que la nature synthétise, elle est capable de le digérer après. Le liège est un matériau naturel comme le bois, les fibres papiers ou cartons. Ce sont des matériaux biodégradables donc qui ne s'accumulent pas sur terre.

Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE)

Cet investissement massif n'est pas seulement destiné au club de football mais aussi aux écoles primaires et collèges de cette ville d'environ 8 300 habitants. Au total, c'est plus de 60 heures par semaine d'utilisation.

Cette fois, plus rien à voir avec une surface dure : la pelouse a retrouvé sa souplesse, notamment grâce à une couche entre la dalle en béton et le terrain artificiel lui-même. Sur le plan sportif, peu de différences : "le ballon va un peu moins vite que sur le terrain précédent mais c'est parce que les fibres sont hautes et que le remplissage vient d'être fait", savoure Joan Mély. "Par contre c'est une surface beaucoup plus souple et plus agréable. C'est un très bel outil."

Un entretien comparable à celui de la terre battue au tennis
La durée de vie de ce type de pelouse synthétique est estimée entre 10 et 12 ans, et peut varier "selon l'utilisation et l'entretien". Au niveau de l'entretien, justement, "on a une brosse à passer, entre 10 et 12 km/h, une à deux fois par semaine qui permet de répartir le liège", précise le responsable du service des sports et de la vie associative. Un peu comme le filet à trainer (une sorte de grille) sur terre battue au tennis.

Châteauneuf-sur-Loire semble donc l'exemple à suivre pour les autres clubs concernés de la région. Mais au vu du coût de l'aménagement, est-ce que la ligue régionale du Centre-Val de Loire pourrait venir en aide aux clubs ? "Absolument. Avec les subventions de la fédération, c'est une des priorités que les installations puissent être utilisées", explique le président de la Ligue du Centre de football Antonio Teixeira. Une nouvelle législation qu'il semble accueillir d'une bonne manière :"C'est très bien. On a interdit, on n'en parle plus."

L'autre secteur touché par cette interdiction, ce sont les centres de foot à cinq, notamment ceux gérés par l'entreprise Le Five. Contacté, le site d'Orléans-Fleury et Ingré assure que tous les terrains ont été changés depuis le mois de septembre 2023. Un remplacement qui doit encore être fait sur les autres terrains de l'entreprise en France.

DAZN se rapproche du gros lot

La Ligue de Football Professionnelle (LFP) patiente comme elle peut. Ces dernières semaines n’ont pas dû réjouir Vincent Labrune entre un appel d’offres infructueux, le 17 octobre dernier, et les terribles incidents survenus avant le choc OM - OL le week-end dernier, aux abords du Stade Vélodrome. Une bien mauvaise pub pour la Ligue 1 qui tente pourtant de vendre au mieux son produit. Mais un diffuseur semble faire cavalier seul et pourrait venir sauver la mise. Il s’agit d’une plateforme anglaise.

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En effet, DAZN aurait rencontré l’instance quelques jours après le verdict de l’appel d’offres, à Monaco, du 24 au 26 octobre, pour prendre la température, selon RMC Sport. "Selon plusieurs sources, cette rencontre a permis aux discussions d’avancer et la plateforme anglaise semble aujourd’hui plus confiante que jamais", rapporte le média sportif. Une bonne nouvelle pour la LFP qui avance enfin dans ses négociations, alors qu’Amazon ne s’est pas positionné sur l’appel d’offres.

S.G.S.B.

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