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Ce dimanche, le Stade Rennais FC fête ses 125 ans. Il franchit un cap symbolique, presque rare dans le football français. Il sera surtout une occasion unique de réunir toutes les générations Rouge...
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C’est un dimanche de fête qui s’annonce dimanche au Roazhon Park pour conclure les célébrations des 125 ans du Stade Rennais après une année déjà bien riche autour du sujet. Histoire de retracer...
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A l’occasion des 125 ans du Stade Rennais qui seront fêtés dimanche (17h15) face à Metz, François-Henri Pinault, propriétaire du club, a confié que la crise des droits TV impactait aussi son club...
Entre le Stade Rennais et la municipalité rennaise, le dialogue n'est pas simple concernant le Roazhon Park. Tandis que la mairie milite pour l'extension de l'actuel stade, la famille Pinault pense...
François-Henri Pinault, le propriétaire du Stade Rennais depuis bientôt trente ans, témoigne de son attachement au club au moment où il fête son 125e anniversaire. Il estime que les Rouge et Noir ne...
L’anniversaire des 125 ans du Stade Rennais, célébré au Roazhon Park lors du match contre le FC Metz dimanche 22 mars, arrive dans un contexte où le club a particulièrement mis en avant son passé et...
Le jeune attaquant rennais et franco-équatorien Elias Legendre Quiñonez (17 ans) a été présélectionné par l'Équateur avant les matches amicaux contre le Maroc et les Pays-Bas. Lancé en Ligue 1 par...
Entre harcèlement, concurrence, camaraderie, échec et réussite, Cyprien Junior Kouakam-Dubois se livre sur son quotidien dans le centre de formation du Stade Rennais.
Ce dimanche, le Stade Rennais FC fête ses 125 ans. Il franchit un cap symbolique, presque rare dans le football français. Il sera surtout une occasion unique de réunir toutes les générations Rouge et Noir, au Roazhon Park, où l’histoire va se vivre en direct, dans les tribunes comme sur la pelouse.

Vendredi soir, déjà, dans les cafés rennais, l’on pouvait croiser d’anciens joueurs comme Salin, Grenier, Wiltord…. Dans le stade, une centaine d’anciens joueurs seront présents pour partager leurs souvenirs avec le public, leur passion pour un club qui a marqué la capitale bretonne. Entre émotions, retrouvailles et moments de transmission, la journée s’annonce dense et profondément humaine.
Ce soir, aux halles martenot, le stade rennais accueille les légendes du Stade Rennais de 19h à 23h.
Dès le début d’après-midi du dimanche, les abords du stade prendront des airs de fête populaire avec une FanZone XXL. Jeux, animations, défis techniques, quiz et musique… tout est pensé pour rassembler supporters, familles et curieux autour des couleurs Rouge et Noir. Le point d’orgue de cette journée restera évidemment la rencontre face au FC Metz. Mais au-delà du match, c’est tout un rituel qui se met en place avec l’arrivée du bus des joueurs, les encouragements, le tifo préparé par les supporters…
L’hommage aux anciens, juste avant le coup d’envoi, viendra rappeler que l’histoire du Stade Rennais s’écrit grâce à celles et ceux qui l’ont fait grandir. Et pour ceux qui veulent vivre l’événement dès les premières heures, un cortège est organisé en amont par le Roazhon Pop (avec un départ du mail, à 13 h 15). Ce sera un moment collectif, bruyant et fier.
Pour célébrer ses 125 ans, le SRFC a souhaité nourrir la réflexion autour de son identité avec ses supporters. Retrouvez les différentes conférences, leurs enseignements et les retours des ateliers participatifs sur leur page dédiée mis en ligne sur le site internet du Stade rennais.
Tout savoir pour ne rien louper : 11h30, RDV cortège (Cabane Mail François Mitterrand), 13h15, Départ du cortège, 13h00, Ouverture boutiques, 13h15, Ouverture FanZone + buvette, 14h00, Présentation des anciens joueurs, 15h45, Arrivée du bus + ouverture du stade + restauration (+ Happy Hour jusqu’à 16h45), 16h15, Hommage aux anciens, 17h10, Tifo, 17h15, Coup d’envoi : Stade Rennais FC vs FC Metz, 19h15, Coup de sifflet final.
C’est un dimanche de fête qui s’annonce dimanche au Roazhon Park pour conclure les célébrations des 125 ans du Stade Rennais après une année déjà bien riche autour du sujet.

Histoire de retracer l’histoire au mieux, ancienne comme plus récente, le club a ainsi dévoilé ce jour la liste des invités qui prendront part aux festivités et seront invités à saluer un public qui répondra évidemment présent.
Pour les nostalgiques, d’hier comme d’avant-hier, de quoi verser une petite larme et de revivre bien des émotions. La liste des joueurs présents résonne ainsi fort, avec une centaine d’anciens et quelques surprises gardées pour le moment secrètes.
Du très beau monde au Roazhon Park
Pêle-mêle, seront présents Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, que nous avions rencontré pour vous en fin d’année dernière, Anthony Réveillère, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, Stéphane M’bia, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Rod Fanni, Fabien Lemoine, Julien Féret, Romain Alessandrini, Paul-Georges Ntep ou Clément Grenier, tous retraités.
Du côté des plus anciens, Daniel Rodighiero, Pierrick Hiard, Patrick et Laurent Delamontagne, Jocelyn Angloma et Pierre-Yves André sont annoncés. Des joueurs encore en activité comme Martin Terrier, Yann M’Vila, Adrien Hunou et M’Baye Niang feront aussi le voyage vers Rennes pour retrouver une terre qu’ils ont marqué de leur empreinte.
Au programme également, le nouveau chant populaire diffusé avant l’entrée des joueurs et espérons le aussi, à l’issue du match, un claping historique avec trois points de plus indispensables après le revers de dimanche dernier, histoire que la fête ne soit pas gâchée pour les Grenats d’un jour face à d’historiques grenats, actuellement risée de l’Europe. Une idée qui serait mal venue mais tellement "SO Stade Rennais…". Non, Messieurs, interdiction d’y penser, même une seconde…
Le SRFC a annoncé une partie de la liste des joueurs présents ce vendredi : du plus ancien, Daniel Rodighiero (joueur à Rennes de 1964 à 1970), au plus récent, Martin Terrier (2020-2024, aujourd’hui au Bayer Leverkusen), 25 joueurs ont été révélés. Pierrick Hiard, Jocelyn Angloma, Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Romain Alessandrini, Clément Grenier ou encore M’Baye Niang seront notamment présents.

Une présentation à partir de 14 h
À partir de 14 h dimanche, les anciens joueurs du club seront présentés dans la fan zone géante ouverte à l’extérieur du Roazhon Park, derrière la tribune Groupe Rose. Ils seront ensuite présentés à l’intérieur du Roazhon Park à partir de 16 h 15, soit une heure avant le coup d’envoi du match. Avant l’entrée des joueurs, le nouveau chant populaire écrit pour l’anniversaire du club diffusé dans le stade.
Tous devant Rennes-Metz ! Ce n’est pas l’affiche de Ligue 1 qui fera le plus saliver ce week-end, entre OL-Monaco et OM-Lille, mais ce sera un dimanche de fête au Roazhon Park pour conclure les célébrations des 125 ans du club breton après plusieurs ateliers et évènements étalés depuis l’été dernier.

Si le coup d’envoi de la rencontre face à la lanterne rouge est prévu à 17h15, les festivités vont durer tout le week-end. Le Roazhon Celtic Kop a prévu un cortège du centre-ville au stade en tout début d’après-midi, alors que le Stade rennais va mettre en place une fan zone géante au pied de la tribune Mordelles. Avec une idée en tête : faire défiler une centaine d’anciens joueurs invités et présents pour l’occasion.
Des frères Delamontagne à Martin Terrier
Dès 14 heures au pied du stade (et à partir de 16h15 à l’intérieur), les supporters rennais vont donc voir défiler des têtes connues. Des joueurs en activité comme Martin Terrier, qui doit jouer la veille avec le Bayer Leverkusen, ou Yann M’Vila, Adrien Hunou et M’Baye Niang sont attendus. D’autres noms ? Pour les plus anciens : Daniel Rodighiero, Pierrick Hiard, les frères Delamontagne, Jocelyn Angloma ou encore Pierre-Yves André seront là.
Mais aussi Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, Anthony Réveillère, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, Stéphane Mbia, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Rod Fanni, Fabien Lemoine, Julien Féret, Romain Alessandrini, Paul-Georges Ntep ou Clément Grenier. Flavien Tait, dont un large entretien sera à retrouver samedi sur sofoot.com, sera également de la partie. Le Stade rennais promet aussi quelques "stars surprises?».
Et un match à gagner pour oublier la défaite contre Lille ?
A l’occasion des 125 ans du Stade Rennais qui seront fêtés dimanche (17h15) face à Metz, François-Henri Pinault, propriétaire du club, a confié que la crise des droits TV impactait aussi son club malgré ses importants moyens financiers et ses ambitions intactes et élevées.
La crise des droits TV touche aussi les clubs bien portants financièrement. C’est le cas du Stade Rennais, propriété de la famille Pinault et ses grands moyens, depuis 1998. À l’occasion des 125 ans du club qui seront fêtés en grande pompe dimanche à l’occasion de la réception de Metz (17h15, 27e journée de Ligue 1), François-Henri Pinault est sorti de son habituel silence médiatique en s'exprimant dans plusieurs journaux ce vendredi.
Celui qui a repris les commandes après son père François ("Je valide les décisions stratégiques, celles-ci sont évidemment discutées avec mon père", précise-t-il dans Ouest-France) se dit toujours très ambitieux, tout en reconnaissant que la chute vertigineuse des droits TV impactait les décisions stratégiques. Mais pas au point de remettre en cause l’engagement de la famille au sein du club.
Le Stade Rennais doit faire preuve de rigueur dans la gestion de ses moyens financiers
"Je le répète, nous sommes engagés durablement", assure-t-il dans Ouest-France. "La situation économique du foot est effectivement très complexe, et nous devons travailler de façon intelligente, collective et raisonnée, pour trouver les meilleures options afin de valoriser le produit Ligue 1."
Il s’appuie sur la voix de ses dirigeants Guillaume Cerutti (président du conseil d’administration) et Arnaud Pouille (président exécutif) pour y participer. Ces derniers ont récemment illustré cette action en se montrant comme éléments moteurs d'une tribune pour accélérer la réforme du football français. "Il faut déjà poursuivre le travail de revalorisation des droits audiovisuels pour l’ensemble de la Ligue 1", aiguille-t-il. "On est tombés à un niveau incroyablement faible, très loin des 700 millions d’il y a quelques années. Il faut reconstruire, et cela ne peut se faire que dans la durée, avec une gouvernance forte et stable à la tête de la Ligue 1. (…) Pour le reste, le Stade Rennais doit faire preuve de rigueur dans la gestion de ses moyens financiers, notamment du point de vue de la maîtrise des dépenses."
"Tous les clubs sont logés à la même enseigne, Rennes ne fait pas exception."
Pinault reste ambitieux et vise toujours l'Europe
Dans ce contexte, son ambition reste intacte. "On veut d’abord veiller à bien stabiliser le club, à nous donner les moyens de retrouver l’Europe, d’offrir à nos supporters des émotions à la mesure de cette ambition", rappelle-t-il en expliquant que le projet d’un nouveau stade était actuellement en stand by.
"Ça n’avance pas assez vite", les dirigeants rennais justifient la tribune appelant à une réforme urgente du foot français
Dans L’Equipe, le patron du club breon se montre encore plus gourmand à l’évocation d’un éventuel titre de champion de France un jour. "On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison, quand arrive mars-avril", explique-t-il. "Le Stade Rennais est là pour combler son public, il ne faut pas se censurer et on doit aspirer à remporter des titres. Il n'y a pas de limite à notre ambition, et nous savons aussi que l'humilité nous évite l'arrogance."
Entre le Stade Rennais et la municipalité rennaise, le dialogue n'est pas simple concernant le Roazhon Park. Tandis que la mairie milite pour l'extension de l'actuel stade, la famille Pinault pense plutôt à construire une nouvelle enceinte plus moderne. Mais le propriétaire du club breton fixe les conditions.
François-Henri Pinault ne s'exprime pas souvent dans les médias, pas plus que son père ne le fait. Mais ce vendredi, le propriétaire du Stade Rennais sort de son mutisme dans les colonnes du quotidien Ouest-France afin de s'exprimer sur les différents dossiers qui concernent le club breton. Sujet qui a donné lieu à de nombreux débats depuis plusieurs saisons, celui du stade. Dans la foulée de la construction de la Piverdière 2, un centre d'entraînement ultra-moderne qui a coûté 40 millions d'euros, entièrement payés par la famille Pinault, l'idée de construire un nouveau stade a été envisagée, mais la mairie refuse de libérer les terrains nécessaires et privilégie des travaux d'agrandissement sur le Roazhon Park. François-Henri Pinault évoque ce sujet, et fixe les conditions pour que ce sujet sensible avance.
Rennes doit redevenir européen
Dans les colonnes du quotidien régional, le propriétaire du Stade Rennais prévient que l'équipe de Franck Haise doit s'installer durablement dans la course à l'Europe pour relancer ce dossier du stade. "En temps voulu, les discussions autour du Roazhon Park seront à nouveau sur la table. Un préalable indispensable est de retrouver le niveau européen et de s’y maintenir durablement. Il faudra ensuite reprendre les discussions avec la ville de Rennes. Tout le monde sait que le sujet est compliqué, pour plein de raisons, et il l’est encore plus depuis que les droits audiovisuels du football français se sont effondrés. Cela oblige les clubs à faire preuve de davantage de prudence dans leurs investissements. Il faudra aussi en passer par des études détaillées sur le financement et la rentabilisation d’un nouvel équipement", précise François-Henri Pinault.
Après quatre victoires consécutives, le Stade Rennais est brutalement retombé sur terre puisque Lille est venu s'imposer le week-end dernier au Roazhon Park, mais le club breton reste tout de même en course pour l'Europe. De quoi réjouir le propriétaire de Rennes, qui rêve cependant de Ligue des champions plus que d'Europa League.
François-Henri Pinault, le propriétaire du Stade Rennais depuis bientôt trente ans, témoigne de son attachement au club au moment où il fête son 125e anniversaire. Il estime que les Rouge et Noir ne doivent "pas se censurer" et "aspirer à remporter des titres".
Une centaine d'anciens joueurs du Stade Rennais seront présents dans la capitale bretonne pour célébrer les 125 ans du club lors de la réception de Metz dimanche (17 h 15). Pour l'occasion, François-Henri Pinault (63 ans), aussi rare par la parole médiatique qu'impliqué dans les décisions majeures du club, a accepté exceptionnellement de répondre à nos questions sur son évolution.
Président du CA du groupe de luxe Kering et fils de François, qui avait acquis le club rouge et noir en 1998, "FHP" est aussi le garant d'un modèle d'actionnariat familial français puissant, à l'heure de la multipropriété et des fonds en tous genres, et la présence au CA du club de la troisième génération Pinault (avec Louis Roger-Boutbien et Pierre Tronson, petits-fils de François Pinault) est à ses yeux "une nouvelle preuve, s'il le fallait, de l'engagement de la famille au service du Stade Rennais et du rayonnement de son territoire".
Cent vingt-cinq ans, c'est un bel âge, et Rennes n'est plus perçu comme au siècle dernier. Avant Pinault, Rennes avait fini quatre fois dans le top 6 en L1 ; en vingt-sept saisons avec eux, 12 fois dans le top 6 et 10 fois européen hors Intertoto. "Il est incontestable que nous progressons, ajoute-t-il. Il y a eu de grands bonheurs, de la joie : le Roazhon Park plein, la Coupe de France 2019, la fierté bretonne et rennaise aux quatre coins de l'Europe quand on l'a jouée. Pour nous, il y a ces vingt-huit années, mais c'est une passion intergénérationnelle et durable depuis plus de cinquante ans."
Le centre de formation est une fierté, le dossier stade en stand-by
L'homme d'affaires n'a pas oublié le tifo géant à l'effigie de son père et lui, le 14 mai 2022, lors de Rennes-OM - "Cela nous a tous beaucoup touchés" - et il ne peut que s'enorgueillir, notamment, de la qualité en continu de la formation rennaise : "Former Ousmane Dembélé, le dernier Ballon d'Or, Désiré Doué ou Eduardo Camavinga, faire partie des meilleurs clubs formateurs d'Europe est une fierté pour le club et ses éducateurs. Le centre de formation aura 50 ans en 2027 et c'est un héritage précieux que nous devons préserver."
Et ce, même si la jeunesse est amenée, parfois, à quitter son nid rapidement : "Lorsque le Real Madrid, Liverpool, le Bayern Munich ou le PSG se manifestent, il est difficile de fermer la porte. Quand Désiré Doué, qui a grandi à Rennes, remporte la C1 en marquant en finale (avec Paris, doublé contre l'Inter Milan le 31 mai dernier, 5-0), on ne peut que le féliciter et saluer la qualité de notre structure."
S'il y a des regrets, poursuit-il, c'est sur "les défaites en finale de Coupe (2009, 2013, 2014), le fait de n'avoir jamais atteint de quart de finale européen et évidemment cette première Ligue des champions vécue à huis clos (2020-2021, Covid)". Et si l'économie du foot français est un peu à plat après la chute des droits télé, si pour y remédier il est selon lui "impératif de travailler intelligemment et collectivement, il y a urgence", l'ambition reste appuyée : "La modernisation de notre centre d'entraînement, avec 40 millions d'euros investis, atteste aussi de notre progression, et renouer avec une qualification européenne pour revivre de grands moments avec nos supporters est pour mon père et moi une priorité absolue."
Rennes nommé meilleur centre de formation de France pour la troisième année de suite
Quant à la question d'un nouveau stade de plus de 40 0000 places envisagé ces derniers mois par la famille, alors que la mairie penchait plutôt pour un éventuel agrandissement du Roazhon Park (29 000), "ce n'est pas la priorité du moment. Notre ambition est de retrouver l'Europe. Cette question se posera à nouveau en temps et en heure".
"On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison"
François-Henri Pinault
Voilà cinq ans, dans le documentaire maison Au fer rouge, "FHP" disait rêver "de remporter une Coupe d'Europe. Et une autre Coupe de France aussi, parce que le Stade de France en rouge et noir, ç'a de la gueule". Et un titre de champion ? "On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison, quand arrive mars-avril, mesure-t-il. Le Stade Rennais est là pour combler son public, il ne faut pas se censurer et on doit aspirer à remporter des titres. Il n'y a pas de limite à notre ambition, et nous savons aussi que l'humilité nous évite l'arrogance."
Il sera là dimanche au Roazhon Park pour suivre le rebond attendu de l'équipe de Franck Haise après le coup d'arrêt contre Lille (1-2), sous les yeux également, donc, de nombreux joueurs qui ont nourri l'histoire du club. En choisir trois qui l'ont plus particulièrement marqué est ardu : "Je dirais Laurent Pokou, arrivé en décembre 1973 sous l'impulsion de mon père. C'était une grande star, un joueur d'une élégance rare, très technique et tout simplement brillant. Petr Cech était un grand gardien, élégant sur le terrain et en dehors. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec lui lors de notre double confrontation en C1 (contre Chelsea, en novembre 2020, quand le Tchèque en était le conseiller technique.). Le duo Frei-Monterrubio était aussi exceptionnel. Je pense également à Dembélé, Nonda, Wiltord, Bourigeaud... Ils sont trop nombreux pour tous les citer."
L’anniversaire des 125 ans du Stade Rennais, célébré au Roazhon Park lors du match contre le FC Metz dimanche 22 mars, arrive dans un contexte où le club a particulièrement mis en avant son passé et son identité ces dernières années.

Les 120 ans du club en 2021, puis les 125 ans en 2026 : en l’espace de cinq ans, le Stade Rennais a eu deux dates légitimes pour célébrer son passé. Il donne même l’impression d’y prendre un goût particulier. Est-ce l’effet des résultats sportifs ces dernières années dans un laps de temps très concentré, de la Coupe de France gagnée en 2019, des six campagnes européennes consécutives de 2018 à 2024, des deux records de points en Ligue 1 en 2022 puis 2023, ou encore des réussites de son Académie (Dembélé, Camavinga, Doué…) ?
J’ai l’impression qu’il y a, le temps passant, une fierté à évoquer l’ancienneté, observe Gilles Brohan, animateur de l’architecture et du patrimoine à Destination Rennes. Cela se voit d’ailleurs physiquement sur le Roazhon Park lui-même, avec ses sièges rouges depuis 2015, le mur des légendes depuis 2021 et surtout la Galerie des légendes depuis 2019 (rénovée en 2022), voulue comme un musée vivant par Jacques Delanoë, alors président du conseil d’administration.
Romain Danzé : "Finalement, on a des choses à raconter"
Déjà, il y a eu un virage avec la création de la Galerie des légendes, estime Romain Danzé, qui a connu durant ses années de joueur une époque où le Stade Rennais n’extériorisait pas la même fierté. Ça a été un signe assez fort pour dire que, finalement, on a des choses à raconter et que le club a une sacrée histoire. On pourra toujours nous dire qu’il n’y a pas énormément de trophées mais il s’est passé beaucoup de choses au Stade Rennais. C’est vrai que ces célébrations n’existaient pas il y a dix ans. C’est plutôt une bonne chose, ce sont des moments fédérateurs et le foot est quand même fait pour ça.
Comme à Milan, en février 2024, où 10 000 supporters rennais avaient participé à ce qui reste pour l’instant le dernier déplacement européen du SRFC : Il ne faut pas s’en priver, sourit Romain Danzé. De toute façon, en Bretagne, dès qu’il y a un moment pour faire la fête, on le prend !"
Un homme ordinaire. Depuis 2017, François Pinault a laissé les manettes du Stade rennais à son fils, François-Henri, et se contente désormais d’endosser le simple costume de supporter chaque week-end.

Dans un entretien à Ouest-France, celui qui va souffler sa 90e bougie en août prochain et qui fréquente le stade de la route de Lorient depuis 1946, puis Roazhon Park, dévoile être finalement comme Monsieur et Madame Tout-le-monde en amont des matchs : "Je suis tendu avant, à chaque fois ! Deux ou trois heures avant, je tourne comme un lion en cage ! J’enrage quand ça ne tourne pas comme je l’espère, et puis d’autres fois, comme lors du match face au PSG, c’est du bonheur !"
Un supporter qui a fondé un empire
Comme quoi, nous sommes tous égaux face à la beauté du sport. "Il vaut mieux vivre passionné que trop raisonnable. Pour l’homme d’affaires que je suis, le football a apporté des émotions et des joies que je n’ai jamais trouvé dans le monde de mes activités professionnelles", lâche-t-il dans une émotion non feinte.
Bon, ne croyez quand même pas que vous êtes exactement comme François Pinault. À la tête d’une des plus grosses fortunes du monde, il est, selon Forbes, le huitième propriétaire de clubs sportifs le plus riche du globe. De quoi fonder un empire : "C’est surtout important que cette passion soit transmise à mes enfants et désormais mes petits-enfants. […] Ils sont tous passionnés de foot et du Stade rennais, donc entre le club et la famille, cela devrait continuer. C’est important, car si j’avais été le seul passionné, que le relais n’avait pas été transmis… Le club est la propriété de la famille depuis presque 30 ans, j’espère qu’il le sera encore dans les 30 ans qui viennent !"
Le stade Pinault a de beaux jours devant lui.
Entre harcèlement, concurrence, camaraderie, échec et réussite, Cyprien Junior Kouakam-Dubois se livre sur son quotidien dans le centre de formation du Stade Rennais.
Ce dimanche, le Stade Rennais FC fête ses 125 ans. Il franchit un cap symbolique, presque rare dans le football français. Il sera surtout une occasion unique de réunir toutes les générations Rouge et Noir, au Roazhon Park, où l’histoire va se vivre en direct, dans les tribunes comme sur la pelouse.

Vendredi soir, déjà, dans les cafés rennais, l’on pouvait croiser d’anciens joueurs comme Salin, Grenier, Wiltord…. Dans le stade, une centaine d’anciens joueurs seront présents pour partager leurs souvenirs avec le public, leur passion pour un club qui a marqué la capitale bretonne. Entre émotions, retrouvailles et moments de transmission, la journée s’annonce dense et profondément humaine.
Ce soir, aux halles martenot, le stade rennais accueille les légendes du Stade Rennais de 19h à 23h.
Dès le début d’après-midi du dimanche, les abords du stade prendront des airs de fête populaire avec une FanZone XXL. Jeux, animations, défis techniques, quiz et musique… tout est pensé pour rassembler supporters, familles et curieux autour des couleurs Rouge et Noir. Le point d’orgue de cette journée restera évidemment la rencontre face au FC Metz. Mais au-delà du match, c’est tout un rituel qui se met en place avec l’arrivée du bus des joueurs, les encouragements, le tifo préparé par les supporters…
L’hommage aux anciens, juste avant le coup d’envoi, viendra rappeler que l’histoire du Stade Rennais s’écrit grâce à celles et ceux qui l’ont fait grandir. Et pour ceux qui veulent vivre l’événement dès les premières heures, un cortège est organisé en amont par le Roazhon Pop (avec un départ du mail, à 13 h 15). Ce sera un moment collectif, bruyant et fier.
Pour célébrer ses 125 ans, le SRFC a souhaité nourrir la réflexion autour de son identité avec ses supporters. Retrouvez les différentes conférences, leurs enseignements et les retours des ateliers participatifs sur leur page dédiée mis en ligne sur le site internet du Stade rennais.
Tout savoir pour ne rien louper : 11h30, RDV cortège (Cabane Mail François Mitterrand), 13h15, Départ du cortège, 13h00, Ouverture boutiques, 13h15, Ouverture FanZone + buvette, 14h00, Présentation des anciens joueurs, 15h45, Arrivée du bus + ouverture du stade + restauration (+ Happy Hour jusqu’à 16h45), 16h15, Hommage aux anciens, 17h10, Tifo, 17h15, Coup d’envoi : Stade Rennais FC vs FC Metz, 19h15, Coup de sifflet final.
C’est un dimanche de fête qui s’annonce dimanche au Roazhon Park pour conclure les célébrations des 125 ans du Stade Rennais après une année déjà bien riche autour du sujet.

Histoire de retracer l’histoire au mieux, ancienne comme plus récente, le club a ainsi dévoilé ce jour la liste des invités qui prendront part aux festivités et seront invités à saluer un public qui répondra évidemment présent.
Pour les nostalgiques, d’hier comme d’avant-hier, de quoi verser une petite larme et de revivre bien des émotions. La liste des joueurs présents résonne ainsi fort, avec une centaine d’anciens et quelques surprises gardées pour le moment secrètes.
Du très beau monde au Roazhon Park
Pêle-mêle, seront présents Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, que nous avions rencontré pour vous en fin d’année dernière, Anthony Réveillère, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, Stéphane M’bia, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Rod Fanni, Fabien Lemoine, Julien Féret, Romain Alessandrini, Paul-Georges Ntep ou Clément Grenier, tous retraités.
Du côté des plus anciens, Daniel Rodighiero, Pierrick Hiard, Patrick et Laurent Delamontagne, Jocelyn Angloma et Pierre-Yves André sont annoncés. Des joueurs encore en activité comme Martin Terrier, Yann M’Vila, Adrien Hunou et M’Baye Niang feront aussi le voyage vers Rennes pour retrouver une terre qu’ils ont marqué de leur empreinte.
Au programme également, le nouveau chant populaire diffusé avant l’entrée des joueurs et espérons le aussi, à l’issue du match, un claping historique avec trois points de plus indispensables après le revers de dimanche dernier, histoire que la fête ne soit pas gâchée pour les Grenats d’un jour face à d’historiques grenats, actuellement risée de l’Europe. Une idée qui serait mal venue mais tellement "SO Stade Rennais…". Non, Messieurs, interdiction d’y penser, même une seconde…
Le SRFC a annoncé une partie de la liste des joueurs présents ce vendredi : du plus ancien, Daniel Rodighiero (joueur à Rennes de 1964 à 1970), au plus récent, Martin Terrier (2020-2024, aujourd’hui au Bayer Leverkusen), 25 joueurs ont été révélés. Pierrick Hiard, Jocelyn Angloma, Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Romain Alessandrini, Clément Grenier ou encore M’Baye Niang seront notamment présents.

Une présentation à partir de 14 h
À partir de 14 h dimanche, les anciens joueurs du club seront présentés dans la fan zone géante ouverte à l’extérieur du Roazhon Park, derrière la tribune Groupe Rose. Ils seront ensuite présentés à l’intérieur du Roazhon Park à partir de 16 h 15, soit une heure avant le coup d’envoi du match. Avant l’entrée des joueurs, le nouveau chant populaire écrit pour l’anniversaire du club diffusé dans le stade.
Tous devant Rennes-Metz ! Ce n’est pas l’affiche de Ligue 1 qui fera le plus saliver ce week-end, entre OL-Monaco et OM-Lille, mais ce sera un dimanche de fête au Roazhon Park pour conclure les célébrations des 125 ans du club breton après plusieurs ateliers et évènements étalés depuis l’été dernier.

Si le coup d’envoi de la rencontre face à la lanterne rouge est prévu à 17h15, les festivités vont durer tout le week-end. Le Roazhon Celtic Kop a prévu un cortège du centre-ville au stade en tout début d’après-midi, alors que le Stade rennais va mettre en place une fan zone géante au pied de la tribune Mordelles. Avec une idée en tête : faire défiler une centaine d’anciens joueurs invités et présents pour l’occasion.
Des frères Delamontagne à Martin Terrier
Dès 14 heures au pied du stade (et à partir de 16h15 à l’intérieur), les supporters rennais vont donc voir défiler des têtes connues. Des joueurs en activité comme Martin Terrier, qui doit jouer la veille avec le Bayer Leverkusen, ou Yann M’Vila, Adrien Hunou et M’Baye Niang sont attendus. D’autres noms ? Pour les plus anciens : Daniel Rodighiero, Pierrick Hiard, les frères Delamontagne, Jocelyn Angloma ou encore Pierre-Yves André seront là.
Mais aussi Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, Anthony Réveillère, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, Stéphane Mbia, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Rod Fanni, Fabien Lemoine, Julien Féret, Romain Alessandrini, Paul-Georges Ntep ou Clément Grenier. Flavien Tait, dont un large entretien sera à retrouver samedi sur sofoot.com, sera également de la partie. Le Stade rennais promet aussi quelques "stars surprises?».
Et un match à gagner pour oublier la défaite contre Lille ?
A l’occasion des 125 ans du Stade Rennais qui seront fêtés dimanche (17h15) face à Metz, François-Henri Pinault, propriétaire du club, a confié que la crise des droits TV impactait aussi son club malgré ses importants moyens financiers et ses ambitions intactes et élevées.
La crise des droits TV touche aussi les clubs bien portants financièrement. C’est le cas du Stade Rennais, propriété de la famille Pinault et ses grands moyens, depuis 1998. À l’occasion des 125 ans du club qui seront fêtés en grande pompe dimanche à l’occasion de la réception de Metz (17h15, 27e journée de Ligue 1), François-Henri Pinault est sorti de son habituel silence médiatique en s'exprimant dans plusieurs journaux ce vendredi.
Celui qui a repris les commandes après son père François ("Je valide les décisions stratégiques, celles-ci sont évidemment discutées avec mon père", précise-t-il dans Ouest-France) se dit toujours très ambitieux, tout en reconnaissant que la chute vertigineuse des droits TV impactait les décisions stratégiques. Mais pas au point de remettre en cause l’engagement de la famille au sein du club.
Le Stade Rennais doit faire preuve de rigueur dans la gestion de ses moyens financiers
"Je le répète, nous sommes engagés durablement", assure-t-il dans Ouest-France. "La situation économique du foot est effectivement très complexe, et nous devons travailler de façon intelligente, collective et raisonnée, pour trouver les meilleures options afin de valoriser le produit Ligue 1."
Il s’appuie sur la voix de ses dirigeants Guillaume Cerutti (président du conseil d’administration) et Arnaud Pouille (président exécutif) pour y participer. Ces derniers ont récemment illustré cette action en se montrant comme éléments moteurs d'une tribune pour accélérer la réforme du football français. "Il faut déjà poursuivre le travail de revalorisation des droits audiovisuels pour l’ensemble de la Ligue 1", aiguille-t-il. "On est tombés à un niveau incroyablement faible, très loin des 700 millions d’il y a quelques années. Il faut reconstruire, et cela ne peut se faire que dans la durée, avec une gouvernance forte et stable à la tête de la Ligue 1. (…) Pour le reste, le Stade Rennais doit faire preuve de rigueur dans la gestion de ses moyens financiers, notamment du point de vue de la maîtrise des dépenses."
"Tous les clubs sont logés à la même enseigne, Rennes ne fait pas exception."
Pinault reste ambitieux et vise toujours l'Europe
Dans ce contexte, son ambition reste intacte. "On veut d’abord veiller à bien stabiliser le club, à nous donner les moyens de retrouver l’Europe, d’offrir à nos supporters des émotions à la mesure de cette ambition", rappelle-t-il en expliquant que le projet d’un nouveau stade était actuellement en stand by.
"Ça n’avance pas assez vite", les dirigeants rennais justifient la tribune appelant à une réforme urgente du foot français
Dans L’Equipe, le patron du club breon se montre encore plus gourmand à l’évocation d’un éventuel titre de champion de France un jour. "On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison, quand arrive mars-avril", explique-t-il. "Le Stade Rennais est là pour combler son public, il ne faut pas se censurer et on doit aspirer à remporter des titres. Il n'y a pas de limite à notre ambition, et nous savons aussi que l'humilité nous évite l'arrogance."
Entre le Stade Rennais et la municipalité rennaise, le dialogue n'est pas simple concernant le Roazhon Park. Tandis que la mairie milite pour l'extension de l'actuel stade, la famille Pinault pense plutôt à construire une nouvelle enceinte plus moderne. Mais le propriétaire du club breton fixe les conditions.
François-Henri Pinault ne s'exprime pas souvent dans les médias, pas plus que son père ne le fait. Mais ce vendredi, le propriétaire du Stade Rennais sort de son mutisme dans les colonnes du quotidien Ouest-France afin de s'exprimer sur les différents dossiers qui concernent le club breton. Sujet qui a donné lieu à de nombreux débats depuis plusieurs saisons, celui du stade. Dans la foulée de la construction de la Piverdière 2, un centre d'entraînement ultra-moderne qui a coûté 40 millions d'euros, entièrement payés par la famille Pinault, l'idée de construire un nouveau stade a été envisagée, mais la mairie refuse de libérer les terrains nécessaires et privilégie des travaux d'agrandissement sur le Roazhon Park. François-Henri Pinault évoque ce sujet, et fixe les conditions pour que ce sujet sensible avance.
Rennes doit redevenir européen
Dans les colonnes du quotidien régional, le propriétaire du Stade Rennais prévient que l'équipe de Franck Haise doit s'installer durablement dans la course à l'Europe pour relancer ce dossier du stade. "En temps voulu, les discussions autour du Roazhon Park seront à nouveau sur la table. Un préalable indispensable est de retrouver le niveau européen et de s’y maintenir durablement. Il faudra ensuite reprendre les discussions avec la ville de Rennes. Tout le monde sait que le sujet est compliqué, pour plein de raisons, et il l’est encore plus depuis que les droits audiovisuels du football français se sont effondrés. Cela oblige les clubs à faire preuve de davantage de prudence dans leurs investissements. Il faudra aussi en passer par des études détaillées sur le financement et la rentabilisation d’un nouvel équipement", précise François-Henri Pinault.
Après quatre victoires consécutives, le Stade Rennais est brutalement retombé sur terre puisque Lille est venu s'imposer le week-end dernier au Roazhon Park, mais le club breton reste tout de même en course pour l'Europe. De quoi réjouir le propriétaire de Rennes, qui rêve cependant de Ligue des champions plus que d'Europa League.
François-Henri Pinault, le propriétaire du Stade Rennais depuis bientôt trente ans, témoigne de son attachement au club au moment où il fête son 125e anniversaire. Il estime que les Rouge et Noir ne doivent "pas se censurer" et "aspirer à remporter des titres".
Une centaine d'anciens joueurs du Stade Rennais seront présents dans la capitale bretonne pour célébrer les 125 ans du club lors de la réception de Metz dimanche (17 h 15). Pour l'occasion, François-Henri Pinault (63 ans), aussi rare par la parole médiatique qu'impliqué dans les décisions majeures du club, a accepté exceptionnellement de répondre à nos questions sur son évolution.
Président du CA du groupe de luxe Kering et fils de François, qui avait acquis le club rouge et noir en 1998, "FHP" est aussi le garant d'un modèle d'actionnariat familial français puissant, à l'heure de la multipropriété et des fonds en tous genres, et la présence au CA du club de la troisième génération Pinault (avec Louis Roger-Boutbien et Pierre Tronson, petits-fils de François Pinault) est à ses yeux "une nouvelle preuve, s'il le fallait, de l'engagement de la famille au service du Stade Rennais et du rayonnement de son territoire".
Cent vingt-cinq ans, c'est un bel âge, et Rennes n'est plus perçu comme au siècle dernier. Avant Pinault, Rennes avait fini quatre fois dans le top 6 en L1 ; en vingt-sept saisons avec eux, 12 fois dans le top 6 et 10 fois européen hors Intertoto. "Il est incontestable que nous progressons, ajoute-t-il. Il y a eu de grands bonheurs, de la joie : le Roazhon Park plein, la Coupe de France 2019, la fierté bretonne et rennaise aux quatre coins de l'Europe quand on l'a jouée. Pour nous, il y a ces vingt-huit années, mais c'est une passion intergénérationnelle et durable depuis plus de cinquante ans."
Le centre de formation est une fierté, le dossier stade en stand-by
L'homme d'affaires n'a pas oublié le tifo géant à l'effigie de son père et lui, le 14 mai 2022, lors de Rennes-OM - "Cela nous a tous beaucoup touchés" - et il ne peut que s'enorgueillir, notamment, de la qualité en continu de la formation rennaise : "Former Ousmane Dembélé, le dernier Ballon d'Or, Désiré Doué ou Eduardo Camavinga, faire partie des meilleurs clubs formateurs d'Europe est une fierté pour le club et ses éducateurs. Le centre de formation aura 50 ans en 2027 et c'est un héritage précieux que nous devons préserver."
Et ce, même si la jeunesse est amenée, parfois, à quitter son nid rapidement : "Lorsque le Real Madrid, Liverpool, le Bayern Munich ou le PSG se manifestent, il est difficile de fermer la porte. Quand Désiré Doué, qui a grandi à Rennes, remporte la C1 en marquant en finale (avec Paris, doublé contre l'Inter Milan le 31 mai dernier, 5-0), on ne peut que le féliciter et saluer la qualité de notre structure."
S'il y a des regrets, poursuit-il, c'est sur "les défaites en finale de Coupe (2009, 2013, 2014), le fait de n'avoir jamais atteint de quart de finale européen et évidemment cette première Ligue des champions vécue à huis clos (2020-2021, Covid)". Et si l'économie du foot français est un peu à plat après la chute des droits télé, si pour y remédier il est selon lui "impératif de travailler intelligemment et collectivement, il y a urgence", l'ambition reste appuyée : "La modernisation de notre centre d'entraînement, avec 40 millions d'euros investis, atteste aussi de notre progression, et renouer avec une qualification européenne pour revivre de grands moments avec nos supporters est pour mon père et moi une priorité absolue."
Rennes nommé meilleur centre de formation de France pour la troisième année de suite
Quant à la question d'un nouveau stade de plus de 40 0000 places envisagé ces derniers mois par la famille, alors que la mairie penchait plutôt pour un éventuel agrandissement du Roazhon Park (29 000), "ce n'est pas la priorité du moment. Notre ambition est de retrouver l'Europe. Cette question se posera à nouveau en temps et en heure".
"On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison"
François-Henri Pinault
Voilà cinq ans, dans le documentaire maison Au fer rouge, "FHP" disait rêver "de remporter une Coupe d'Europe. Et une autre Coupe de France aussi, parce que le Stade de France en rouge et noir, ç'a de la gueule". Et un titre de champion ? "On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison, quand arrive mars-avril, mesure-t-il. Le Stade Rennais est là pour combler son public, il ne faut pas se censurer et on doit aspirer à remporter des titres. Il n'y a pas de limite à notre ambition, et nous savons aussi que l'humilité nous évite l'arrogance."
Il sera là dimanche au Roazhon Park pour suivre le rebond attendu de l'équipe de Franck Haise après le coup d'arrêt contre Lille (1-2), sous les yeux également, donc, de nombreux joueurs qui ont nourri l'histoire du club. En choisir trois qui l'ont plus particulièrement marqué est ardu : "Je dirais Laurent Pokou, arrivé en décembre 1973 sous l'impulsion de mon père. C'était une grande star, un joueur d'une élégance rare, très technique et tout simplement brillant. Petr Cech était un grand gardien, élégant sur le terrain et en dehors. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec lui lors de notre double confrontation en C1 (contre Chelsea, en novembre 2020, quand le Tchèque en était le conseiller technique.). Le duo Frei-Monterrubio était aussi exceptionnel. Je pense également à Dembélé, Nonda, Wiltord, Bourigeaud... Ils sont trop nombreux pour tous les citer."
L’anniversaire des 125 ans du Stade Rennais, célébré au Roazhon Park lors du match contre le FC Metz dimanche 22 mars, arrive dans un contexte où le club a particulièrement mis en avant son passé et son identité ces dernières années.

Les 120 ans du club en 2021, puis les 125 ans en 2026 : en l’espace de cinq ans, le Stade Rennais a eu deux dates légitimes pour célébrer son passé. Il donne même l’impression d’y prendre un goût particulier. Est-ce l’effet des résultats sportifs ces dernières années dans un laps de temps très concentré, de la Coupe de France gagnée en 2019, des six campagnes européennes consécutives de 2018 à 2024, des deux records de points en Ligue 1 en 2022 puis 2023, ou encore des réussites de son Académie (Dembélé, Camavinga, Doué…) ?
J’ai l’impression qu’il y a, le temps passant, une fierté à évoquer l’ancienneté, observe Gilles Brohan, animateur de l’architecture et du patrimoine à Destination Rennes. Cela se voit d’ailleurs physiquement sur le Roazhon Park lui-même, avec ses sièges rouges depuis 2015, le mur des légendes depuis 2021 et surtout la Galerie des légendes depuis 2019 (rénovée en 2022), voulue comme un musée vivant par Jacques Delanoë, alors président du conseil d’administration.
Romain Danzé : "Finalement, on a des choses à raconter"
Déjà, il y a eu un virage avec la création de la Galerie des légendes, estime Romain Danzé, qui a connu durant ses années de joueur une époque où le Stade Rennais n’extériorisait pas la même fierté. Ça a été un signe assez fort pour dire que, finalement, on a des choses à raconter et que le club a une sacrée histoire. On pourra toujours nous dire qu’il n’y a pas énormément de trophées mais il s’est passé beaucoup de choses au Stade Rennais. C’est vrai que ces célébrations n’existaient pas il y a dix ans. C’est plutôt une bonne chose, ce sont des moments fédérateurs et le foot est quand même fait pour ça.
Comme à Milan, en février 2024, où 10 000 supporters rennais avaient participé à ce qui reste pour l’instant le dernier déplacement européen du SRFC : Il ne faut pas s’en priver, sourit Romain Danzé. De toute façon, en Bretagne, dès qu’il y a un moment pour faire la fête, on le prend !"
Un homme ordinaire. Depuis 2017, François Pinault a laissé les manettes du Stade rennais à son fils, François-Henri, et se contente désormais d’endosser le simple costume de supporter chaque week-end.

Dans un entretien à Ouest-France, celui qui va souffler sa 90e bougie en août prochain et qui fréquente le stade de la route de Lorient depuis 1946, puis Roazhon Park, dévoile être finalement comme Monsieur et Madame Tout-le-monde en amont des matchs : "Je suis tendu avant, à chaque fois ! Deux ou trois heures avant, je tourne comme un lion en cage ! J’enrage quand ça ne tourne pas comme je l’espère, et puis d’autres fois, comme lors du match face au PSG, c’est du bonheur !"
Un supporter qui a fondé un empire
Comme quoi, nous sommes tous égaux face à la beauté du sport. "Il vaut mieux vivre passionné que trop raisonnable. Pour l’homme d’affaires que je suis, le football a apporté des émotions et des joies que je n’ai jamais trouvé dans le monde de mes activités professionnelles", lâche-t-il dans une émotion non feinte.
Bon, ne croyez quand même pas que vous êtes exactement comme François Pinault. À la tête d’une des plus grosses fortunes du monde, il est, selon Forbes, le huitième propriétaire de clubs sportifs le plus riche du globe. De quoi fonder un empire : "C’est surtout important que cette passion soit transmise à mes enfants et désormais mes petits-enfants. […] Ils sont tous passionnés de foot et du Stade rennais, donc entre le club et la famille, cela devrait continuer. C’est important, car si j’avais été le seul passionné, que le relais n’avait pas été transmis… Le club est la propriété de la famille depuis presque 30 ans, j’espère qu’il le sera encore dans les 30 ans qui viennent !"
Le stade Pinault a de beaux jours devant lui.