L’anniversaire des 125 ans du Stade Rennais, célébré au Roazhon Park lors du match contre le FC Metz dimanche 22 mars, arrive dans un contexte où le club a particulièrement mis en avant son passé et son identité ces dernières années.

Les 120 ans du club en 2021, puis les 125 ans en 2026 : en l’espace de cinq ans, le Stade Rennais a eu deux dates légitimes pour célébrer son passé. Il donne même l’impression d’y prendre un goût particulier. Est-ce l’effet des résultats sportifs ces dernières années dans un laps de temps très concentré, de la Coupe de France gagnée en 2019, des six campagnes européennes consécutives de 2018 à 2024, des deux records de points en Ligue 1 en 2022 puis 2023, ou encore des réussites de son Académie (Dembélé, Camavinga, Doué…) ?
J’ai l’impression qu’il y a, le temps passant, une fierté à évoquer l’ancienneté, observe Gilles Brohan, animateur de l’architecture et du patrimoine à Destination Rennes. Cela se voit d’ailleurs physiquement sur le Roazhon Park lui-même, avec ses sièges rouges depuis 2015, le mur des légendes depuis 2021 et surtout la Galerie des légendes depuis 2019 (rénovée en 2022), voulue comme un musée vivant par Jacques Delanoë, alors président du conseil d’administration.
Romain Danzé : "Finalement, on a des choses à raconter"
Déjà, il y a eu un virage avec la création de la Galerie des légendes, estime Romain Danzé, qui a connu durant ses années de joueur une époque où le Stade Rennais n’extériorisait pas la même fierté. Ça a été un signe assez fort pour dire que, finalement, on a des choses à raconter et que le club a une sacrée histoire. On pourra toujours nous dire qu’il n’y a pas énormément de trophées mais il s’est passé beaucoup de choses au Stade Rennais. C’est vrai que ces célébrations n’existaient pas il y a dix ans. C’est plutôt une bonne chose, ce sont des moments fédérateurs et le foot est quand même fait pour ça.
Comme à Milan, en février 2024, où 10 000 supporters rennais avaient participé à ce qui reste pour l’instant le dernier déplacement européen du SRFC : Il ne faut pas s’en priver, sourit Romain Danzé. De toute façon, en Bretagne, dès qu’il y a un moment pour faire la fête, on le prend !"





