A l’occasion des 125 ans du Stade Rennais qui seront fêtés dimanche (17h15) face à Metz, François-Henri Pinault, propriétaire du club, a confié que la crise des droits TV impactait aussi son club malgré ses importants moyens financiers et ses ambitions intactes et élevées.
La crise des droits TV touche aussi les clubs bien portants financièrement. C’est le cas du Stade Rennais, propriété de la famille Pinault et ses grands moyens, depuis 1998. À l’occasion des 125 ans du club qui seront fêtés en grande pompe dimanche à l’occasion de la réception de Metz (17h15, 27e journée de Ligue 1), François-Henri Pinault est sorti de son habituel silence médiatique en s'exprimant dans plusieurs journaux ce vendredi.
Celui qui a repris les commandes après son père François ("Je valide les décisions stratégiques, celles-ci sont évidemment discutées avec mon père", précise-t-il dans Ouest-France) se dit toujours très ambitieux, tout en reconnaissant que la chute vertigineuse des droits TV impactait les décisions stratégiques. Mais pas au point de remettre en cause l’engagement de la famille au sein du club.
Le Stade Rennais doit faire preuve de rigueur dans la gestion de ses moyens financiers
"Je le répète, nous sommes engagés durablement", assure-t-il dans Ouest-France. "La situation économique du foot est effectivement très complexe, et nous devons travailler de façon intelligente, collective et raisonnée, pour trouver les meilleures options afin de valoriser le produit Ligue 1."
Il s’appuie sur la voix de ses dirigeants Guillaume Cerutti (président du conseil d’administration) et Arnaud Pouille (président exécutif) pour y participer. Ces derniers ont récemment illustré cette action en se montrant comme éléments moteurs d'une tribune pour accélérer la réforme du football français. "Il faut déjà poursuivre le travail de revalorisation des droits audiovisuels pour l’ensemble de la Ligue 1", aiguille-t-il. "On est tombés à un niveau incroyablement faible, très loin des 700 millions d’il y a quelques années. Il faut reconstruire, et cela ne peut se faire que dans la durée, avec une gouvernance forte et stable à la tête de la Ligue 1. (…) Pour le reste, le Stade Rennais doit faire preuve de rigueur dans la gestion de ses moyens financiers, notamment du point de vue de la maîtrise des dépenses."
"Tous les clubs sont logés à la même enseigne, Rennes ne fait pas exception."
Pinault reste ambitieux et vise toujours l'Europe
Dans ce contexte, son ambition reste intacte. "On veut d’abord veiller à bien stabiliser le club, à nous donner les moyens de retrouver l’Europe, d’offrir à nos supporters des émotions à la mesure de cette ambition", rappelle-t-il en expliquant que le projet d’un nouveau stade était actuellement en stand by.
"Ça n’avance pas assez vite", les dirigeants rennais justifient la tribune appelant à une réforme urgente du foot français
Dans L’Equipe, le patron du club breon se montre encore plus gourmand à l’évocation d’un éventuel titre de champion de France un jour. "On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison, quand arrive mars-avril", explique-t-il. "Le Stade Rennais est là pour combler son public, il ne faut pas se censurer et on doit aspirer à remporter des titres. Il n'y a pas de limite à notre ambition, et nous savons aussi que l'humilité nous évite l'arrogance."





