Membres actifs du conseil d’administration du Stade Rennais depuis 2024, Louis Roger-Boutbien et Pierre Tronson, petits-fils du propriétaire François Pinault, se sont présentés face aux médias ce mercredi 11 mars, à l’occasion de l’anniversaire des 125 ans du club. Louis Roger-Boutbien s’est exprimé au micro, chose rare pour un membre de la famille, afin notamment de réaffirmer l’engagement des Pinault dans l’actionnariat du SRFC.
Ils étaient là, aux côtés du président exécutif Arnaud Pouille et du président du conseil d’administration Guillaume Cerutti, pour célébrer ce mercredi 11 mars face aux médias l’anniversaire des 125 ans du Stade Rennais.
Ils, ce sont les deux petits-fils Pinault, Louis Roger-Boutbien et Pierre Tronson, membres actifs du conseil d’administration du SRFC, passionnés par le club depuis leur plus jeune âge, intronisés par Pinault père et fils en juin 2024.
Le premier, Louis, a même assuré le propos liminaire au micro, ce qui n’est pas du tout anodin : un membre de la famille qui s’exprime directement devant les journalistes, quelle que soit l’occasion, c’est très rare.
Le message porté, au-delà des mots, est clair : il diffuse l’idée de la pérennité future de l’engagement de la famille Pinault, plus ancien actionnaire français (depuis 1998) d’un club de L1, où les fonds étrangers sont devenus dominants. C’est un jour très spécial, avec Pierre (Tronson) et au nom de toute notre famille, on tenait à vous dire à quel point le club tenait pour nous, a dit Louis Roger-Boutbien, qui est le fils de feu Florence Roger-Pinault, l’une des filles de François Pinault. Ce club, c’est une émotion, une part de notre histoire à nous aussi. On est très fier de faire partie de cette longue histoire qui a marqué aussi notre territoire, et on espère le faire encore pour un long moment. Notre ambition reste la même pour le club, continuer à le faire grandir, le faire rayonner pour la ville, la région.
Les souvenirs de Paris ou de Leicester
Le petit-fils Pinault a aussi évoqué son histoire personnelle avec le Stade Rennais, qui est d’abord celle d’un supporter. On a tous des souvenirs d’enfance liés aux Rouge et Noir, et ces liens qui se créent sont très précieux. Pour ma part, au-delà de la victoire en Coupe de France 2019, je citerais la victoire à Paris en 2012, à neuf contre onze : je jouais gardien chez les amateurs, et le match de Ndiaye ce jour-là avait été incroyable, je ne me souviens pas avoir revu pareille prestation par la suite ! Plein d’ambiances au Roazhon Park m’ont aussi marqué, comme celle contre Leicester en 2022 (8e de finale retour de la Ligue Europa Conférence), je ne pense pas avoir vu un stade aussi incandescent que ce soir-là ! Le Stade Rennais, ce sont des grandes émotions, des belles victoires, mais ça peut aussi être des désillusions, qui doivent être suivies de rebonds. Il faut toujours avoir l’objectif en tête d’aller plus haut pour ce club.
À ce sujet, Louis Roger-Boutbien s’est exprimé aussi sur l’une des questions qui taraudent les fans : pourquoi Rennes n’est-il jamais parvenu à accrocher dans ses 125 ans d’histoire un titre de champion de France, au contraire de clubs comme Montpellier (2012), Lens (1998), Auxerre (1996) ou Strasbourg (1979) ?
D’autres clubs ont été champions sans y être prédestinés, donc on peut se dire qu’une anomalie est possible. Mais si on regarde sur le long terme, si on découpe ces 30 ans d’actionnariat de la famille par tranche de 5 ou 10 ans, on voit une belle évolution. À une époque, c’était exceptionnel d’être qualifié en Coupe d’Europe, encore avant, c’était inespéré, et encore avant, on jouait le maintien ! Puis c’est devenu normal d’aller en Europe, et on a été très triste de ne pas y être ces deux dernières saisons. Quand je vois cette évolution globale, je suis plutôt optimiste pour l’avenir.
Jusqu’à imaginer qu’il puisse s’écrire aussi avec lui, par exemple, dans la gestion opérationnelle du club ?





