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Ouest-France publiera samedi 14 mars dans ses éditions d’Ille-et-Vilaine une jaquette exceptionnelle de quatre pages à l’occasion des 125 ans du Stade Rennais. À retrouver dans vos kioskes. À...
La LFP a décidé de ne plus faire figurer les couleurs arc-en-ciel, symboles de la lutte contre l'homophobie, sur les maillots des joueurs dans le cadre d'une journée dédiée en Ligue 1. Chaque année,...
Entre harcèlement, concurrence, camaraderie, échec et réussite, Cyprien Junior Kouakam-Dubois se livre sur son quotidien dans le centre de formation du Stade Rennais.
C’est un dimanche de fête qui s’annonce dimanche au Roazhon Park pour conclure les célébrations des 125 ans du Stade Rennais après une année déjà bien riche autour du sujet.

Histoire de retracer l’histoire au mieux, ancienne comme plus récente, le club a ainsi dévoilé ce jour la liste des invités qui prendront part aux festivités et seront invités à saluer un public qui répondra évidemment présent.
Pour les nostalgiques, d’hier comme d’avant-hier, de quoi verser une petite larme et de revivre bien des émotions. La liste des joueurs présents résonne ainsi fort, avec une centaine d’anciens et quelques surprises gardées pour le moment secrètes.
Du très beau monde au Roazhon Park
Pêle-mêle, seront présents Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, que nous avions rencontré pour vous en fin d’année dernière, Anthony Réveillère, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, Stéphane M’bia, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Rod Fanni, Fabien Lemoine, Julien Féret, Romain Alessandrini, Paul-Georges Ntep ou Clément Grenier, tous retraités.
Du côté des plus anciens, Daniel Rodighiero, Pierrick Hiard, Patrick et Laurent Delamontagne, Jocelyn Angloma et Pierre-Yves André sont annoncés. Des joueurs encore en activité comme Martin Terrier, Yann M’Vila, Adrien Hunou et M’Baye Niang feront aussi le voyage vers Rennes pour retrouver une terre qu’ils ont marqué de leur empreinte.
Au programme également, le nouveau chant populaire diffusé avant l’entrée des joueurs et espérons le aussi, à l’issue du match, un claping historique avec trois points de plus indispensables après le revers de dimanche dernier, histoire que la fête ne soit pas gâchée pour les Grenats d’un jour face à d’historiques grenats, actuellement risée de l’Europe. Une idée qui serait mal venue mais tellement "SO Stade Rennais…". Non, Messieurs, interdiction d’y penser, même une seconde…
François-Henri Pinault, le propriétaire du Stade Rennais depuis bientôt trente ans, témoigne de son attachement au club au moment où il fête son 125e anniversaire. Il estime que les Rouge et Noir ne doivent "pas se censurer" et "aspirer à remporter des titres".
Une centaine d'anciens joueurs du Stade Rennais seront présents dans la capitale bretonne pour célébrer les 125 ans du club lors de la réception de Metz dimanche (17 h 15). Pour l'occasion, François-Henri Pinault (63 ans), aussi rare par la parole médiatique qu'impliqué dans les décisions majeures du club, a accepté exceptionnellement de répondre à nos questions sur son évolution.
Président du CA du groupe de luxe Kering et fils de François, qui avait acquis le club rouge et noir en 1998, "FHP" est aussi le garant d'un modèle d'actionnariat familial français puissant, à l'heure de la multipropriété et des fonds en tous genres, et la présence au CA du club de la troisième génération Pinault (avec Louis Roger-Boutbien et Pierre Tronson, petits-fils de François Pinault) est à ses yeux "une nouvelle preuve, s'il le fallait, de l'engagement de la famille au service du Stade Rennais et du rayonnement de son territoire".
Cent vingt-cinq ans, c'est un bel âge, et Rennes n'est plus perçu comme au siècle dernier. Avant Pinault, Rennes avait fini quatre fois dans le top 6 en L1 ; en vingt-sept saisons avec eux, 12 fois dans le top 6 et 10 fois européen hors Intertoto. "Il est incontestable que nous progressons, ajoute-t-il. Il y a eu de grands bonheurs, de la joie : le Roazhon Park plein, la Coupe de France 2019, la fierté bretonne et rennaise aux quatre coins de l'Europe quand on l'a jouée. Pour nous, il y a ces vingt-huit années, mais c'est une passion intergénérationnelle et durable depuis plus de cinquante ans."
Le centre de formation est une fierté, le dossier stade en stand-by
L'homme d'affaires n'a pas oublié le tifo géant à l'effigie de son père et lui, le 14 mai 2022, lors de Rennes-OM - "Cela nous a tous beaucoup touchés" - et il ne peut que s'enorgueillir, notamment, de la qualité en continu de la formation rennaise : "Former Ousmane Dembélé, le dernier Ballon d'Or, Désiré Doué ou Eduardo Camavinga, faire partie des meilleurs clubs formateurs d'Europe est une fierté pour le club et ses éducateurs. Le centre de formation aura 50 ans en 2027 et c'est un héritage précieux que nous devons préserver."
Et ce, même si la jeunesse est amenée, parfois, à quitter son nid rapidement : "Lorsque le Real Madrid, Liverpool, le Bayern Munich ou le PSG se manifestent, il est difficile de fermer la porte. Quand Désiré Doué, qui a grandi à Rennes, remporte la C1 en marquant en finale (avec Paris, doublé contre l'Inter Milan le 31 mai dernier, 5-0), on ne peut que le féliciter et saluer la qualité de notre structure."
S'il y a des regrets, poursuit-il, c'est sur "les défaites en finale de Coupe (2009, 2013, 2014), le fait de n'avoir jamais atteint de quart de finale européen et évidemment cette première Ligue des champions vécue à huis clos (2020-2021, Covid)". Et si l'économie du foot français est un peu à plat après la chute des droits télé, si pour y remédier il est selon lui "impératif de travailler intelligemment et collectivement, il y a urgence", l'ambition reste appuyée : "La modernisation de notre centre d'entraînement, avec 40 millions d'euros investis, atteste aussi de notre progression, et renouer avec une qualification européenne pour revivre de grands moments avec nos supporters est pour mon père et moi une priorité absolue."
Rennes nommé meilleur centre de formation de France pour la troisième année de suite
Quant à la question d'un nouveau stade de plus de 40 0000 places envisagé ces derniers mois par la famille, alors que la mairie penchait plutôt pour un éventuel agrandissement du Roazhon Park (29 000), "ce n'est pas la priorité du moment. Notre ambition est de retrouver l'Europe. Cette question se posera à nouveau en temps et en heure".
"On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison"
François-Henri Pinault
Voilà cinq ans, dans le documentaire maison Au fer rouge, "FHP" disait rêver "de remporter une Coupe d'Europe. Et une autre Coupe de France aussi, parce que le Stade de France en rouge et noir, ç'a de la gueule". Et un titre de champion ? "On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison, quand arrive mars-avril, mesure-t-il. Le Stade Rennais est là pour combler son public, il ne faut pas se censurer et on doit aspirer à remporter des titres. Il n'y a pas de limite à notre ambition, et nous savons aussi que l'humilité nous évite l'arrogance."
Il sera là dimanche au Roazhon Park pour suivre le rebond attendu de l'équipe de Franck Haise après le coup d'arrêt contre Lille (1-2), sous les yeux également, donc, de nombreux joueurs qui ont nourri l'histoire du club. En choisir trois qui l'ont plus particulièrement marqué est ardu : "Je dirais Laurent Pokou, arrivé en décembre 1973 sous l'impulsion de mon père. C'était une grande star, un joueur d'une élégance rare, très technique et tout simplement brillant. Petr Cech était un grand gardien, élégant sur le terrain et en dehors. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec lui lors de notre double confrontation en C1 (contre Chelsea, en novembre 2020, quand le Tchèque en était le conseiller technique.). Le duo Frei-Monterrubio était aussi exceptionnel. Je pense également à Dembélé, Nonda, Wiltord, Bourigeaud... Ils sont trop nombreux pour tous les citer."
L’anniversaire des 125 ans du Stade Rennais, célébré au Roazhon Park lors du match contre le FC Metz dimanche 22 mars, arrive dans un contexte où le club a particulièrement mis en avant son passé et son identité ces dernières années.

Les 120 ans du club en 2021, puis les 125 ans en 2026 : en l’espace de cinq ans, le Stade Rennais a eu deux dates légitimes pour célébrer son passé. Il donne même l’impression d’y prendre un goût particulier. Est-ce l’effet des résultats sportifs ces dernières années dans un laps de temps très concentré, de la Coupe de France gagnée en 2019, des six campagnes européennes consécutives de 2018 à 2024, des deux records de points en Ligue 1 en 2022 puis 2023, ou encore des réussites de son Académie (Dembélé, Camavinga, Doué…) ?
J’ai l’impression qu’il y a, le temps passant, une fierté à évoquer l’ancienneté, observe Gilles Brohan, animateur de l’architecture et du patrimoine à Destination Rennes. Cela se voit d’ailleurs physiquement sur le Roazhon Park lui-même, avec ses sièges rouges depuis 2015, le mur des légendes depuis 2021 et surtout la Galerie des légendes depuis 2019 (rénovée en 2022), voulue comme un musée vivant par Jacques Delanoë, alors président du conseil d’administration.
Romain Danzé : "Finalement, on a des choses à raconter"
Déjà, il y a eu un virage avec la création de la Galerie des légendes, estime Romain Danzé, qui a connu durant ses années de joueur une époque où le Stade Rennais n’extériorisait pas la même fierté. Ça a été un signe assez fort pour dire que, finalement, on a des choses à raconter et que le club a une sacrée histoire. On pourra toujours nous dire qu’il n’y a pas énormément de trophées mais il s’est passé beaucoup de choses au Stade Rennais. C’est vrai que ces célébrations n’existaient pas il y a dix ans. C’est plutôt une bonne chose, ce sont des moments fédérateurs et le foot est quand même fait pour ça.
Comme à Milan, en février 2024, où 10 000 supporters rennais avaient participé à ce qui reste pour l’instant le dernier déplacement européen du SRFC : Il ne faut pas s’en priver, sourit Romain Danzé. De toute façon, en Bretagne, dès qu’il y a un moment pour faire la fête, on le prend !"
Un homme ordinaire. Depuis 2017, François Pinault a laissé les manettes du Stade rennais à son fils, François-Henri, et se contente désormais d’endosser le simple costume de supporter chaque week-end.

Dans un entretien à Ouest-France, celui qui va souffler sa 90e bougie en août prochain et qui fréquente le stade de la route de Lorient depuis 1946, puis Roazhon Park, dévoile être finalement comme Monsieur et Madame Tout-le-monde en amont des matchs : "Je suis tendu avant, à chaque fois ! Deux ou trois heures avant, je tourne comme un lion en cage ! J’enrage quand ça ne tourne pas comme je l’espère, et puis d’autres fois, comme lors du match face au PSG, c’est du bonheur !"
Un supporter qui a fondé un empire
Comme quoi, nous sommes tous égaux face à la beauté du sport. "Il vaut mieux vivre passionné que trop raisonnable. Pour l’homme d’affaires que je suis, le football a apporté des émotions et des joies que je n’ai jamais trouvé dans le monde de mes activités professionnelles", lâche-t-il dans une émotion non feinte.
Bon, ne croyez quand même pas que vous êtes exactement comme François Pinault. À la tête d’une des plus grosses fortunes du monde, il est, selon Forbes, le huitième propriétaire de clubs sportifs le plus riche du globe. De quoi fonder un empire : "C’est surtout important que cette passion soit transmise à mes enfants et désormais mes petits-enfants. […] Ils sont tous passionnés de foot et du Stade rennais, donc entre le club et la famille, cela devrait continuer. C’est important, car si j’avais été le seul passionné, que le relais n’avait pas été transmis… Le club est la propriété de la famille depuis presque 30 ans, j’espère qu’il le sera encore dans les 30 ans qui viennent !"
Le stade Pinault a de beaux jours devant lui.
La décision de la LFP de renoncer au badge arc-en-ciel, sur un maillot 90 minutes par an, consacre la défaite d'un combat juste contre les discriminations.
La Ligue de football professionnel mène de nombreux combats, justes et nécessaires, et la plupart des joueurs professionnels de ce pays ont une conscience sociale et humanitaire qui se traduit au quotidien par des actions qui les honorent. Mais la décision de la LFP, annoncée cette semaine, de renoncer au badge arc-en-ciel sur un maillot, 90 minutes par an, consacre la défaite d'un combat juste contre les discriminations, et une démission au prétexte de l'impossibilité de l'unanimité. Ce renoncement suggère que le football français a choisi de céder à un camp, minoritaire, plutôt que de défendre un principe, quitte à assumer le reproche que les footballeurs de Ligue 1 soient collectivement homophobes.
Cette démission face à la montée du religieux, posons un mot sur ces réticences, repose en partie sur le prétexte d'une image négative qui serait portée par nos manières médiatiques de compter les joueurs qui se désolidarisent du mouvement, comme s'il fallait qu'un message soit porté par 100 % des joueurs pour avoir de la valeur et pour être entendu.
Le combat contre l'homophobie et les discriminations devrait être collectivement défendu
Dans chacune de ses décisions, pourtant, la Ligue se fiche plutôt de l'unanimité, lui préférant les alliances et les arrangements entre amis, et elle reste soupçonnable, sous cette lumière, de n'être pas suffisamment attirée par l'intérêt général. On sait bien que Nasser al-Khelaïfi a plus de chances d'appeler directement Waldemar Kita pour ne pas affronter Nantes, et de l'imposer à la LFP, que d'exiger des joueurs du PSG qu'ils arborent un brassard arc-en-ciel, mais la cause du combat contre l'homophobie et les discriminations ne devrait pas être un problème de sensibilité "culturelle".
Elle devrait être un principe collectivement défendu par le sport professionnel le plus important du pays, plutôt qu'être l'objet d'une pitoyable marche arrière qui piétine l'une des propositions majeures du football et du sport en France, qui est de vivre ensemble. Il existe pourtant, sûrement, un espace où les footballeurs pourraient accepter de lutter contre toutes les discriminations, dont celle-là.
Mais le football professionnel de ce pays ne devrait pas être si poreux, si peureux, face à des influences qui ne le représentent pas tout entier. Sans doute est-ce l'un des soubresauts, aussi, qui consacrent la fin d'une époque, au moment où la moitié des clubs demandent une autre gouvernance que celle qui lie l'actuelle au PSG, à Lille et à quelques autres. Même s'il ne faut pas se bercer d'illusions : quelle que soit la forme de la prochaine gouvernance, le combat est redevenu, cette semaine, encore plus long et difficile.
Valentin Rongier, le milieu et capitaine de Rennes, en pleine forme à l'image de son équipe, pense déjà à l'après-carrière. Il pourrait naturellement se diriger vers le métier d'entraîneur.
Il est arrivé dans un salon du centre d'entraînement de la Piverdière serein et déterminé, un peu comme le Stade Rennais depuis quelques semaines. « Il y a une force collective. Quand on a cette mentalité-là, avec la qualité qu'on a, on peut continuer à croire à beaucoup de choses », a confié Valentin Rongier, jeudi, alors que les Bretons reçoivent Lille ce dimanche (20 h 45). Et d'ajouter dans la foulée, en bon capitaine : « Les remplaçants - je n'aime pas ce terme - font vraiment un boulot énorme. » Altruisme, empathie et capacité de communication ont toujours escorté le milieu de 31 ans depuis le début de sa carrière. Au point de penser déjà à l'après ? La porte semble ouverte.
Quand vous lacez vos chaussures dans le vestiaire, vous arrive-t-il de penser à devenir entraîneur ?
J'espère qu'il me reste encore de belles années, mais j'y pense de plus en plus. Je pense rester dans cet écosystème. J'ai d'ailleurs commencé une formation en début d'année, avec l'UEFA, le Certificate Football Management, en anglais, elle dure neuf mois. C'est pour apprendre vraiment les bases de tous les métiers dans l'industrie foot. De la stratégie, du management, comment protéger les joueurs, l'aspect financier... Mais pour l'instant c'est pour apprendre. J'ai encore un peu de temps. On est une quarantaine de joueurs à la faire. Je crois que ça donne accès à l'équivalent d'une licence, et derrière on peut avoir l'équivalent d'un master.
On vous demande car Habib Beye vous avait qualifié de « joueur-coach ». On vous décrit aussi comme un « joueur d'équilibre ». Qu'est-ce que cela signifie ?
Pas la même chose. Le joueur d'équilibre doit voir et s'adapter en fonction de la situation de jeu. Anticiper et observer pour comprendre d'où le danger peut survenir. Ça s'y prête beaucoup pour les milieux. C'est se dire : « Ouais, c'est bien, on attaque, mais attention, là ils sont 3 contre 3, il faut peut-être que je reste avec eux parce qu'on aura une supériorité défensive. » « Joueur-coach », c'est comprendre ce que le coach demande, le système, l'animation, et relayer sur le terrain en direct à ses coéquipiers. Guider, tout simplement. Et c'est aussi lire le match en temps réel, s'adapter. Si je suis pris en individuel, de 1, c'est à moi de faire la différence sur mon adversaire direct. Et de 2, mes déplacements vont ouvrir le jeu. Quand tes partenaires le comprennent aussi, que tout le monde parle le même langage, ça devient cool.
« Je vois le football comme un jeu. Essayer de mettre en difficulté l'adversaire, c'est là que ça devient intéressant parce que c'est un jeu d'échecs. Une équation, quoi. Et c'est tout ça que j'aime »
Valentin Rongier
Pouvez-vous avoir une influence tactique ?
Les entraîneurs que j'ai connus étaient ouverts. Après, quand tu es jeune, tu n'as peut-être pas le courage pour te dire : « OK, je vais aller voir le coach, j'aime bien quand on fait ça. » Et avec l'expérience, c'est quelque chose qui est... Pas fascinant, c'est peut-être un peu trop, mais je vois le football comme un jeu. Essayer de mettre en difficulté l'adversaire, c'est là que ça devient intéressant parce que c'est un jeu d'échecs. Une équation, quoi. Et c'est tout ça que j'aime.
Si vous vous projetiez comme entraîneur, ce serait avec des enfants ou des adultes ?
On a tendance à oublier le travail des éducateurs, essentiel. Et d'un autre côté, je me dis que cette adrénaline va beaucoup me manquer. Je pense que l'unique moyen de la retrouver, c'est en étant coach d'une équipe au haut niveau. D'ailleurs, je me dis que le jour où je ne ressentirai plus cette adrénaline, ce sera le moment d'arrêter. Car c'est un bon stress. J'essaie en amont d'identifier des choses, de faire des phases de jeu dans ma tête. Et ça arrive que ça se reproduise en fonction des choses qu'on analyse la semaine. Par exemple, je visualise mon latéral qui reçoit le ballon, je me déplace à tel moment, j'anticipe la course de mon attaquant ou de mon milieu qui vient de décrocher pour que je lui mette en une touche, des choses comme ça.
Gardez-vous quand même de la spontanéité dans votre jeu ?
Tu n'as pas le choix au haut niveau, ça va tellement vite que tu es obligé de faire à l'instinct. Mais il y a forcément des phases de jeu. Quand vous regardez le FC Barcelone de l'époque, avec Xavi, Iniesta et Sergio Busquets, ils avaient tellement d'automatismes. C'est plus plaisant de jouer ce football-là. Un exercice que j'aime bien, mais les autres pas trop, c'est un circuit de passes avec un timing à respecter. Si tu veux que la circulation soit fluide, il faut répéter, répéter. Après, beaucoup d'équipes jouent la possession mais manquent de verticalité. Il faut trouver le juste milieu, en ayant plus le ballon sans trop jouer à la baballe.
Quelle importance aurait l'intelligence de jeu avec vous ?
Ça pour moi, ça se développe. Mais c'est inné et en fonction des profils. Un milieu est plus dans la réflexion qu'un ailier, qui est dans l'insouciance et l'instinct. Je serais incapable de jouer ailier car je n'ai pas la qualité de dribble ni de percussion, et car je pense trop. Je me dis : "merde, si je perds le ballon dans cette zone, on va devoir courir vers l'arrière, etc." Alors qu'eux, ils ne s'arrêtent pas à ça, ils recommencent, ils essayent en permanence.
Accorderiez-vous de l'importance à la data ?
Après le match, les données sur notre performance physique ne me dérangent pas. Mais il ne faut pas que ça contrôle tout. Moi, je regarde mon nombre de ballons perdus, mon nombre de récupérations, et mon nombre de passes vers l'avant.
« Dans le souci du détail et de la tactique, personne ne peut égaler Roberto De Zerbi »
Valentin Rongier
Vous avez connu près de 20 entraîneurs. Sur le plan du management, qui vous a le plus marqué ?
J'ai beaucoup aimé l'approche d'Igor Tudor à Marseille. Au même titre que Sergio Conceiçao à Nantes. Le discours qu'ils ont tenu, c'est : "Il n'y a plus aucun statut dans l'équipe, celui qui me donnera satisfaction jouera. "Igor a sorti Dim' (Payet) du 11, un joueur exceptionnel qui avait survolé le Championnat l'année d'avant. Il voulait un foot hyper agressif, offensif, avec du marquage un pour un, homme à homme. Pas la qualité première de Dim'. Il l'a sorti de l'équipe, a assumé, et ça lui a donné raison parce qu'on a eu des bons résultats. Je ne sais pas si je me serais passé de Dim', ce n'est pas ça que je dis, mais faire des choix forts et garder le cap, ça me parle. Après, le plus dur dans le foot pour moi, c'est de s'adapter au mec en face de toi. Untel va être tétanisé si on lui rentre dedans parce qu'il a raté une passe, pas l'autre. C'est vraiment difficile. Mais s'il y a une chose sur laquelle je ne pourrais rien laisser passer, c'est l'état d'esprit global. Ceux qui ne l'ont pas se mettent sur le côté tout seuls.
16+3
Valentin Rongier a connu 16 entraîneurs et 3 intérimaires depuis le début de sa carrière : Der Zakarian, Girard, Conceiçao, Ranieri, Cardoso, Halilhodzic, Gourcuff (Nantes), Villas-Boas, Larguet, Sampaoli, Tudor, Marcelino, Abardonado, Gattuso, Gasset, De Zerbi (OM), Beye, Tambouret et maintenant Haise (Rennes).
Et footballistiquement ?
Dans le souci du détail et de la tactique, personne ne peut égaler Roberto De Zerbi. Il est marquant pour tous les joueurs qui travaillent avec lui. Il vit foot, en fait. Il ne fait que ça, que ça, que ça. Exemple : à l'entraînement, on va travailler un circuit de passes, il demande à ses milieux de décrocher dans le bon timing et dans une zone très précise. Si tu es en retard d'une demi-seconde et qu'au lieu d'être ici, tu es là, il va stopper le jeu. Ça se joue à 30 centimètres. Parfois, c'est vraiment exagéré. Mais ça va avec son personnage. Je n'ai jamais vu un mec aussi passionné.
« Si jamais je devenais entraîneur, j'aimerais qu'on me laisse du temps. Ça m'effraie un petit peu, parce que j'aime bien avoir mes repères »
Valentin Rongier
Quelle consigne a-t-elle le plus évolué depuis vos débuts ?
Demander aux défenseurs de jouer énormément. Il y a dix ans, ils étaient là pour défendre. On leur demandait limite de jeter le ballon. À l'OM, sous Roberto, ce sont eux qui en touchaient le plus, parce qu'ils devaient être un point de fixation. Énormément de défenseurs sont devenus des joueurs de ballon.
Que vous inspire l'instabilité des bancs ?
Ce n'est pas très positif, parce que, pour avoir de la performance, il faut une stabilité. Si jamais je devenais entraîneur, j'aimerais qu'on me laisse du temps. Ça m'effraie un petit peu, parce que j'aime bien avoir mes repères. Autre chose : même si le football est ma passion, même si on a énormément de chance, on a une vie à part. La famille suit et elle n'a limite pas son mot à dire. Et le métier d'entraîneur, ce sont ces mêmes contraintes de temps en deux fois plus... Mais ma femme me dit : tu es fait pour être coach. Ça dépendra de ma fin de carrière. Pour l'instant, je kiffe encore.
Et pourquoi pas directeur sportif ?
C'est l'autre métier avec lequel j'hésite. Tu es dans les discussions tactiques avec ton coach. Tu continues de pratiquer ce jeu-là, ce jeu d'échecs. Et à côté de ça, tu es dans la gestion humaine, sans compter le choix des joueurs. J'ai dit à Loïc (Désiré, DS de Rennes) que je voulais le voir pour discuter un peu... »
Victime de son succès et en rupture de stock, le maillot collector des 125 ans du Stade Rennais est revendu en ligne, ce jeudi, par des particuliers qui comptent faire une plus-value. Les prix sont exorbitants et atteignent les 400 euros.

Pour les supporters du Stade Rennais, c'est la douche froide, deux fois de suite. Le maillot collector des 125 ans du club, mis en vente en ligne et en boutique au Roazhon Park à Rennes (Ille-et-Vilaine) mardi, s'est vendu comme des petits pains. Sur le site du SRFC, seuls les maillots juniors sont toujours disponibles. Puis, deuxième coup dur, ce jeudi 12 mars, quand certains ont trouvé la pièce rare revendue jusqu'à 400 euros sur Vinted, une plateforme de seconde main, et sur Leboncoin. Des prix très élevés qui font grincer des dents.
Maxime fait partie des déçus qui n'ont pas eu la chance d'obtenir le maillot : "La rupture de stock est arrivée très vite sur le site du club", se désole le supporter qui vit près de Vannes (Morbihan). "Malheureusement, je vois des reventes sur des plateformes externes. C'est très compliqué d'en trouver un au juste prix." Sur la boutique officielle, les maillots collector couleur bordeaux et noir étaient vendus à 100 euros. La version manches longues à 110 euros. Le tarif peut grimper jusqu'à 140 euros si l'on choisit de floquer le vêtement au nom d'un joueur.
Des prix fous
"Là, j'en vois à 300-400 euros sur des sites externes", note-t-il. "C'est des prix fous. Je trouve ça dégueulasse, c'est pas normal ! Ce sont des gens qui profitent de la passion des supporters et des collectionneurs. Ça pénalise tout le monde, surtout quand on connait le coût de la vie en ce moment, c'est pas facile. Ça reste des achats-plaisirs qu'on fait en économisant. C'est dommage." Maxime avait déjà vécu pareil phénomène lors du maillot anniversaire des 120 ans du Stade Rennais, sauf qu'à cette époque, il avait pu l'acheter au prix du club. "Ce sont juste des profiteurs, ce ne sont pas de vrais supporters", affirme-t-il.
C'est le jeu
Pourtant, des passionnés se cachent bien derrière les comptes anonymes de revente sur Vinted. C'est le cas d'Oscar, "supporter du Stade Rennais depuis dix ans." Le jeune homme a pu acheter deux maillots en boutique mardi 10 mars, "un manches courtes et un manches longues". "Il y avait une queue de dingue. Il fallait attendre une heure pour payer." Oscar va garder son maillot manches courtes et revendre l'autre, floqué Jérémy Jacquet, à 350 euros. Un tarif fixé "en se basant sur les prix de Vinted, je suis dans la moyenne."
La motivation pécuniaire est clairement assumée : "Si j'ai des sous à faire et que je peux en faire, c'est comme ça. Les temps sont durs, je viens d'être diplômé en double master à Rennes et je cherche encore un emploi." Il comprend néanmoins les critiques :"Je me rends compte de la frustration des gens, mais il faut qu'ils comprennent que parfois il faut sacrifier son temps et aller directement en boutique. On ne peut pas avoir un produit limité quand on veut, au prix qu'on veut. C'est le jeu."
Des insultes, voire "des menaces de mort"
Martin*, supporter du SRFC aussi, a acheté le maillot collector mardi en boutique. La version manches longues floquée Jérémy Jacquet. Après coup, il reconnait un achat impulsif, et estime qu'il ne le portera pas tant que ça. "Je me suis dit que c'est une grosse dépense, que finalement d'autres gens seraient plus intéressés pour l'avoir. J'ai vu les prix sur Vinted et j'ai tenté de le mettre à 400 euros."
Conscient que le prix est élevé, Martin songe à le baisser et reste ouvert aux offres. Elles se font rares pour le moment, et les sollicitations prennent surtout la forme d'insultes : "C'est de bonne guerre, mais entre recevoir des insultes et des menaces de mort, il y a une différence." Le jeune homme de 25 ans dénonce aussi le deux poids, deux mesures : "Moi je n'en ai pris qu'un, et les gens n'ont pas l'air de s'indigner de ceux qui en prennent quinze ou vingt, ou de comment ça a été géré par le Stade Rennais. (...) Certains me disent que je n'ai pas les valeurs du club, mais est-ce qu'insulter d'autres fans du club ça fait partie des valeurs ?" Si jamais il ne parvient pas à revendre le maillot, Martin assure qu'il le gardera pour le porter au Roazhon Park.
Ouest-France publiera samedi 14 mars dans ses éditions d’Ille-et-Vilaine une jaquette exceptionnelle de quatre pages à l’occasion des 125 ans du Stade Rennais. À retrouver dans vos kioskes.
À l’occasion des 125 ans du Stade Rennais, Ouest-France propose une jaquette éditoriale exceptionnelle de quatre pages, pensée comme un objet collector et immersif en kiosque le samedi 14 mars prochain avec le journal.
La Une événementielle ouvre cette édition spéciale en célébrant l’anniversaire du club à travers le fil conducteur "Il était une foi", un clin d’œil à la passion qui unit depuis plus d’un siècle le club et ses supporters.
La thématique du maillot au cœur de la jaquette
À l’intérieur, un panorama grand format vient magnifier la sortie des maillots spéciaux imaginés pour les 125 ans, dans une mise en scène visuelle spectaculaire. Ce dispositif éditorial met à l’honneur l’histoire, l’émotion et l’attachement populaire autour du Stade Rennais. Vous retrouverez également du contenu autour de cette thématique du maillot, objet central dans un club de foot.
Pour cet anniversaire, le journal et le club ont vu les choses en grand, avec un format unique et immersif, pensé comme un véritable objet souvenir pour les supporters et les lecteurs.
La LFP a décidé de ne plus faire figurer les couleurs arc-en-ciel, symboles de la lutte contre l'homophobie, sur les maillots des joueurs dans le cadre d'une journée dédiée en Ligue 1.
Chaque année, la journée dédiée à la lutte contre l'homophobie était gâchée par une poignée de joueurs qui refusaient de s'y associer. Certains allaient même jusqu'à refuser de jouer et de porter le maillot aux couleurs arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBTQIA+. Il y a d'abord eu Idrissa Gueye et Abdou Diallo avec le PSG en 2022, puis Mostafa Mohamed avec Nantes dès 2023 (l'international égyptien a refusé de jouer lors des trois dernières saisons), ainsi que les anciens Toulousains Saïd Hamulic, Moussa Diarra et Zakaria Aboukhlal, toujours en 2023.
À partir de 2024, Mohamed Camara (Monaco), ainsi qu'Ahmed Hassan (Le Havre) et Nemanja Matic (OL) la saison passée, avaient caché ces couleurs pour montrer leur désapprobation. L'attaquant de Nantes, le seul à évoluer toujours en Ligue 1, n'aura donc pas de raison de boycotter la dernière journée du Championnat.
La LFP assure travailler à un nouveau dispositif
Selon nos informations, une réunion s'est tenue mercredi, au cours de laquelle l'abandon des couleurs arc-en-ciel a été annoncé par la LFP à ses associations partenaires. Il y a deux ans, la Ligue avait déjà reculé sur la question, en abandonnant les maillots avec les numéros des joueurs aux couleurs de la communauté LGBTQIA+. Une décision qui avait entraîné le départ et la fin du partenariat de deux associations, SOS Homophobie et le PanamBoyz & Girlz United (devenu depuis le PanamPride Football Club).
La difficile lutte contre l'homophobie dans les clubs pros
Dans notre enquête consacrée à la difficile lutte contre l'homophobie dans les effectifs des clubs professionnels, nous révélions déjà que la Ligue envisageait de réunir le combat contre le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie en un seul message et sur une seule journée.
Contactée mercredi soir, la LFP nous a confirmé « travailler à un nouveau dispositif de communication qui mêlera la lutte contre les discriminations ». Et de développer : « De la même manière que nous développons des ateliers de lutte contre le racisme et l'homophobie, nous voulons en faire de même en matière de sensibilisation. Le travail est en cours et il est encore trop tôt pour communiquer. » La Ligue assure « avoir le soutien de [ses] associations, qui ont bien compris le sens de [sa] démarche ».
Entre harcèlement, concurrence, camaraderie, échec et réussite, Cyprien Junior Kouakam-Dubois se livre sur son quotidien dans le centre de formation du Stade Rennais.
C’est un dimanche de fête qui s’annonce dimanche au Roazhon Park pour conclure les célébrations des 125 ans du Stade Rennais après une année déjà bien riche autour du sujet.

Histoire de retracer l’histoire au mieux, ancienne comme plus récente, le club a ainsi dévoilé ce jour la liste des invités qui prendront part aux festivités et seront invités à saluer un public qui répondra évidemment présent.
Pour les nostalgiques, d’hier comme d’avant-hier, de quoi verser une petite larme et de revivre bien des émotions. La liste des joueurs présents résonne ainsi fort, avec une centaine d’anciens et quelques surprises gardées pour le moment secrètes.
Du très beau monde au Roazhon Park
Pêle-mêle, seront présents Sylvain Wiltord, Shabani Nonda, que nous avions rencontré pour vous en fin d’année dernière, Anthony Réveillère, Bernard Lama, Olivier Monterrubio, Stéphane M’bia, John Utaka, Mario Melchiot, Mickaël Pagis, Rod Fanni, Fabien Lemoine, Julien Féret, Romain Alessandrini, Paul-Georges Ntep ou Clément Grenier, tous retraités.
Du côté des plus anciens, Daniel Rodighiero, Pierrick Hiard, Patrick et Laurent Delamontagne, Jocelyn Angloma et Pierre-Yves André sont annoncés. Des joueurs encore en activité comme Martin Terrier, Yann M’Vila, Adrien Hunou et M’Baye Niang feront aussi le voyage vers Rennes pour retrouver une terre qu’ils ont marqué de leur empreinte.
Au programme également, le nouveau chant populaire diffusé avant l’entrée des joueurs et espérons le aussi, à l’issue du match, un claping historique avec trois points de plus indispensables après le revers de dimanche dernier, histoire que la fête ne soit pas gâchée pour les Grenats d’un jour face à d’historiques grenats, actuellement risée de l’Europe. Une idée qui serait mal venue mais tellement "SO Stade Rennais…". Non, Messieurs, interdiction d’y penser, même une seconde…
François-Henri Pinault, le propriétaire du Stade Rennais depuis bientôt trente ans, témoigne de son attachement au club au moment où il fête son 125e anniversaire. Il estime que les Rouge et Noir ne doivent "pas se censurer" et "aspirer à remporter des titres".
Une centaine d'anciens joueurs du Stade Rennais seront présents dans la capitale bretonne pour célébrer les 125 ans du club lors de la réception de Metz dimanche (17 h 15). Pour l'occasion, François-Henri Pinault (63 ans), aussi rare par la parole médiatique qu'impliqué dans les décisions majeures du club, a accepté exceptionnellement de répondre à nos questions sur son évolution.
Président du CA du groupe de luxe Kering et fils de François, qui avait acquis le club rouge et noir en 1998, "FHP" est aussi le garant d'un modèle d'actionnariat familial français puissant, à l'heure de la multipropriété et des fonds en tous genres, et la présence au CA du club de la troisième génération Pinault (avec Louis Roger-Boutbien et Pierre Tronson, petits-fils de François Pinault) est à ses yeux "une nouvelle preuve, s'il le fallait, de l'engagement de la famille au service du Stade Rennais et du rayonnement de son territoire".
Cent vingt-cinq ans, c'est un bel âge, et Rennes n'est plus perçu comme au siècle dernier. Avant Pinault, Rennes avait fini quatre fois dans le top 6 en L1 ; en vingt-sept saisons avec eux, 12 fois dans le top 6 et 10 fois européen hors Intertoto. "Il est incontestable que nous progressons, ajoute-t-il. Il y a eu de grands bonheurs, de la joie : le Roazhon Park plein, la Coupe de France 2019, la fierté bretonne et rennaise aux quatre coins de l'Europe quand on l'a jouée. Pour nous, il y a ces vingt-huit années, mais c'est une passion intergénérationnelle et durable depuis plus de cinquante ans."
Le centre de formation est une fierté, le dossier stade en stand-by
L'homme d'affaires n'a pas oublié le tifo géant à l'effigie de son père et lui, le 14 mai 2022, lors de Rennes-OM - "Cela nous a tous beaucoup touchés" - et il ne peut que s'enorgueillir, notamment, de la qualité en continu de la formation rennaise : "Former Ousmane Dembélé, le dernier Ballon d'Or, Désiré Doué ou Eduardo Camavinga, faire partie des meilleurs clubs formateurs d'Europe est une fierté pour le club et ses éducateurs. Le centre de formation aura 50 ans en 2027 et c'est un héritage précieux que nous devons préserver."
Et ce, même si la jeunesse est amenée, parfois, à quitter son nid rapidement : "Lorsque le Real Madrid, Liverpool, le Bayern Munich ou le PSG se manifestent, il est difficile de fermer la porte. Quand Désiré Doué, qui a grandi à Rennes, remporte la C1 en marquant en finale (avec Paris, doublé contre l'Inter Milan le 31 mai dernier, 5-0), on ne peut que le féliciter et saluer la qualité de notre structure."
S'il y a des regrets, poursuit-il, c'est sur "les défaites en finale de Coupe (2009, 2013, 2014), le fait de n'avoir jamais atteint de quart de finale européen et évidemment cette première Ligue des champions vécue à huis clos (2020-2021, Covid)". Et si l'économie du foot français est un peu à plat après la chute des droits télé, si pour y remédier il est selon lui "impératif de travailler intelligemment et collectivement, il y a urgence", l'ambition reste appuyée : "La modernisation de notre centre d'entraînement, avec 40 millions d'euros investis, atteste aussi de notre progression, et renouer avec une qualification européenne pour revivre de grands moments avec nos supporters est pour mon père et moi une priorité absolue."
Rennes nommé meilleur centre de formation de France pour la troisième année de suite
Quant à la question d'un nouveau stade de plus de 40 0000 places envisagé ces derniers mois par la famille, alors que la mairie penchait plutôt pour un éventuel agrandissement du Roazhon Park (29 000), "ce n'est pas la priorité du moment. Notre ambition est de retrouver l'Europe. Cette question se posera à nouveau en temps et en heure".
"On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison"
François-Henri Pinault
Voilà cinq ans, dans le documentaire maison Au fer rouge, "FHP" disait rêver "de remporter une Coupe d'Europe. Et une autre Coupe de France aussi, parce que le Stade de France en rouge et noir, ç'a de la gueule". Et un titre de champion ? "On se doit de rêver et d'être toujours dans la course à l'Europe, chaque saison, quand arrive mars-avril, mesure-t-il. Le Stade Rennais est là pour combler son public, il ne faut pas se censurer et on doit aspirer à remporter des titres. Il n'y a pas de limite à notre ambition, et nous savons aussi que l'humilité nous évite l'arrogance."
Il sera là dimanche au Roazhon Park pour suivre le rebond attendu de l'équipe de Franck Haise après le coup d'arrêt contre Lille (1-2), sous les yeux également, donc, de nombreux joueurs qui ont nourri l'histoire du club. En choisir trois qui l'ont plus particulièrement marqué est ardu : "Je dirais Laurent Pokou, arrivé en décembre 1973 sous l'impulsion de mon père. C'était une grande star, un joueur d'une élégance rare, très technique et tout simplement brillant. Petr Cech était un grand gardien, élégant sur le terrain et en dehors. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec lui lors de notre double confrontation en C1 (contre Chelsea, en novembre 2020, quand le Tchèque en était le conseiller technique.). Le duo Frei-Monterrubio était aussi exceptionnel. Je pense également à Dembélé, Nonda, Wiltord, Bourigeaud... Ils sont trop nombreux pour tous les citer."
L’anniversaire des 125 ans du Stade Rennais, célébré au Roazhon Park lors du match contre le FC Metz dimanche 22 mars, arrive dans un contexte où le club a particulièrement mis en avant son passé et son identité ces dernières années.

Les 120 ans du club en 2021, puis les 125 ans en 2026 : en l’espace de cinq ans, le Stade Rennais a eu deux dates légitimes pour célébrer son passé. Il donne même l’impression d’y prendre un goût particulier. Est-ce l’effet des résultats sportifs ces dernières années dans un laps de temps très concentré, de la Coupe de France gagnée en 2019, des six campagnes européennes consécutives de 2018 à 2024, des deux records de points en Ligue 1 en 2022 puis 2023, ou encore des réussites de son Académie (Dembélé, Camavinga, Doué…) ?
J’ai l’impression qu’il y a, le temps passant, une fierté à évoquer l’ancienneté, observe Gilles Brohan, animateur de l’architecture et du patrimoine à Destination Rennes. Cela se voit d’ailleurs physiquement sur le Roazhon Park lui-même, avec ses sièges rouges depuis 2015, le mur des légendes depuis 2021 et surtout la Galerie des légendes depuis 2019 (rénovée en 2022), voulue comme un musée vivant par Jacques Delanoë, alors président du conseil d’administration.
Romain Danzé : "Finalement, on a des choses à raconter"
Déjà, il y a eu un virage avec la création de la Galerie des légendes, estime Romain Danzé, qui a connu durant ses années de joueur une époque où le Stade Rennais n’extériorisait pas la même fierté. Ça a été un signe assez fort pour dire que, finalement, on a des choses à raconter et que le club a une sacrée histoire. On pourra toujours nous dire qu’il n’y a pas énormément de trophées mais il s’est passé beaucoup de choses au Stade Rennais. C’est vrai que ces célébrations n’existaient pas il y a dix ans. C’est plutôt une bonne chose, ce sont des moments fédérateurs et le foot est quand même fait pour ça.
Comme à Milan, en février 2024, où 10 000 supporters rennais avaient participé à ce qui reste pour l’instant le dernier déplacement européen du SRFC : Il ne faut pas s’en priver, sourit Romain Danzé. De toute façon, en Bretagne, dès qu’il y a un moment pour faire la fête, on le prend !"
Un homme ordinaire. Depuis 2017, François Pinault a laissé les manettes du Stade rennais à son fils, François-Henri, et se contente désormais d’endosser le simple costume de supporter chaque week-end.

Dans un entretien à Ouest-France, celui qui va souffler sa 90e bougie en août prochain et qui fréquente le stade de la route de Lorient depuis 1946, puis Roazhon Park, dévoile être finalement comme Monsieur et Madame Tout-le-monde en amont des matchs : "Je suis tendu avant, à chaque fois ! Deux ou trois heures avant, je tourne comme un lion en cage ! J’enrage quand ça ne tourne pas comme je l’espère, et puis d’autres fois, comme lors du match face au PSG, c’est du bonheur !"
Un supporter qui a fondé un empire
Comme quoi, nous sommes tous égaux face à la beauté du sport. "Il vaut mieux vivre passionné que trop raisonnable. Pour l’homme d’affaires que je suis, le football a apporté des émotions et des joies que je n’ai jamais trouvé dans le monde de mes activités professionnelles", lâche-t-il dans une émotion non feinte.
Bon, ne croyez quand même pas que vous êtes exactement comme François Pinault. À la tête d’une des plus grosses fortunes du monde, il est, selon Forbes, le huitième propriétaire de clubs sportifs le plus riche du globe. De quoi fonder un empire : "C’est surtout important que cette passion soit transmise à mes enfants et désormais mes petits-enfants. […] Ils sont tous passionnés de foot et du Stade rennais, donc entre le club et la famille, cela devrait continuer. C’est important, car si j’avais été le seul passionné, que le relais n’avait pas été transmis… Le club est la propriété de la famille depuis presque 30 ans, j’espère qu’il le sera encore dans les 30 ans qui viennent !"
Le stade Pinault a de beaux jours devant lui.
La décision de la LFP de renoncer au badge arc-en-ciel, sur un maillot 90 minutes par an, consacre la défaite d'un combat juste contre les discriminations.
La Ligue de football professionnel mène de nombreux combats, justes et nécessaires, et la plupart des joueurs professionnels de ce pays ont une conscience sociale et humanitaire qui se traduit au quotidien par des actions qui les honorent. Mais la décision de la LFP, annoncée cette semaine, de renoncer au badge arc-en-ciel sur un maillot, 90 minutes par an, consacre la défaite d'un combat juste contre les discriminations, et une démission au prétexte de l'impossibilité de l'unanimité. Ce renoncement suggère que le football français a choisi de céder à un camp, minoritaire, plutôt que de défendre un principe, quitte à assumer le reproche que les footballeurs de Ligue 1 soient collectivement homophobes.
Cette démission face à la montée du religieux, posons un mot sur ces réticences, repose en partie sur le prétexte d'une image négative qui serait portée par nos manières médiatiques de compter les joueurs qui se désolidarisent du mouvement, comme s'il fallait qu'un message soit porté par 100 % des joueurs pour avoir de la valeur et pour être entendu.
Le combat contre l'homophobie et les discriminations devrait être collectivement défendu
Dans chacune de ses décisions, pourtant, la Ligue se fiche plutôt de l'unanimité, lui préférant les alliances et les arrangements entre amis, et elle reste soupçonnable, sous cette lumière, de n'être pas suffisamment attirée par l'intérêt général. On sait bien que Nasser al-Khelaïfi a plus de chances d'appeler directement Waldemar Kita pour ne pas affronter Nantes, et de l'imposer à la LFP, que d'exiger des joueurs du PSG qu'ils arborent un brassard arc-en-ciel, mais la cause du combat contre l'homophobie et les discriminations ne devrait pas être un problème de sensibilité "culturelle".
Elle devrait être un principe collectivement défendu par le sport professionnel le plus important du pays, plutôt qu'être l'objet d'une pitoyable marche arrière qui piétine l'une des propositions majeures du football et du sport en France, qui est de vivre ensemble. Il existe pourtant, sûrement, un espace où les footballeurs pourraient accepter de lutter contre toutes les discriminations, dont celle-là.
Mais le football professionnel de ce pays ne devrait pas être si poreux, si peureux, face à des influences qui ne le représentent pas tout entier. Sans doute est-ce l'un des soubresauts, aussi, qui consacrent la fin d'une époque, au moment où la moitié des clubs demandent une autre gouvernance que celle qui lie l'actuelle au PSG, à Lille et à quelques autres. Même s'il ne faut pas se bercer d'illusions : quelle que soit la forme de la prochaine gouvernance, le combat est redevenu, cette semaine, encore plus long et difficile.
Valentin Rongier, le milieu et capitaine de Rennes, en pleine forme à l'image de son équipe, pense déjà à l'après-carrière. Il pourrait naturellement se diriger vers le métier d'entraîneur.
Il est arrivé dans un salon du centre d'entraînement de la Piverdière serein et déterminé, un peu comme le Stade Rennais depuis quelques semaines. « Il y a une force collective. Quand on a cette mentalité-là, avec la qualité qu'on a, on peut continuer à croire à beaucoup de choses », a confié Valentin Rongier, jeudi, alors que les Bretons reçoivent Lille ce dimanche (20 h 45). Et d'ajouter dans la foulée, en bon capitaine : « Les remplaçants - je n'aime pas ce terme - font vraiment un boulot énorme. » Altruisme, empathie et capacité de communication ont toujours escorté le milieu de 31 ans depuis le début de sa carrière. Au point de penser déjà à l'après ? La porte semble ouverte.
Quand vous lacez vos chaussures dans le vestiaire, vous arrive-t-il de penser à devenir entraîneur ?
J'espère qu'il me reste encore de belles années, mais j'y pense de plus en plus. Je pense rester dans cet écosystème. J'ai d'ailleurs commencé une formation en début d'année, avec l'UEFA, le Certificate Football Management, en anglais, elle dure neuf mois. C'est pour apprendre vraiment les bases de tous les métiers dans l'industrie foot. De la stratégie, du management, comment protéger les joueurs, l'aspect financier... Mais pour l'instant c'est pour apprendre. J'ai encore un peu de temps. On est une quarantaine de joueurs à la faire. Je crois que ça donne accès à l'équivalent d'une licence, et derrière on peut avoir l'équivalent d'un master.
On vous demande car Habib Beye vous avait qualifié de « joueur-coach ». On vous décrit aussi comme un « joueur d'équilibre ». Qu'est-ce que cela signifie ?
Pas la même chose. Le joueur d'équilibre doit voir et s'adapter en fonction de la situation de jeu. Anticiper et observer pour comprendre d'où le danger peut survenir. Ça s'y prête beaucoup pour les milieux. C'est se dire : « Ouais, c'est bien, on attaque, mais attention, là ils sont 3 contre 3, il faut peut-être que je reste avec eux parce qu'on aura une supériorité défensive. » « Joueur-coach », c'est comprendre ce que le coach demande, le système, l'animation, et relayer sur le terrain en direct à ses coéquipiers. Guider, tout simplement. Et c'est aussi lire le match en temps réel, s'adapter. Si je suis pris en individuel, de 1, c'est à moi de faire la différence sur mon adversaire direct. Et de 2, mes déplacements vont ouvrir le jeu. Quand tes partenaires le comprennent aussi, que tout le monde parle le même langage, ça devient cool.
« Je vois le football comme un jeu. Essayer de mettre en difficulté l'adversaire, c'est là que ça devient intéressant parce que c'est un jeu d'échecs. Une équation, quoi. Et c'est tout ça que j'aime »
Valentin Rongier
Pouvez-vous avoir une influence tactique ?
Les entraîneurs que j'ai connus étaient ouverts. Après, quand tu es jeune, tu n'as peut-être pas le courage pour te dire : « OK, je vais aller voir le coach, j'aime bien quand on fait ça. » Et avec l'expérience, c'est quelque chose qui est... Pas fascinant, c'est peut-être un peu trop, mais je vois le football comme un jeu. Essayer de mettre en difficulté l'adversaire, c'est là que ça devient intéressant parce que c'est un jeu d'échecs. Une équation, quoi. Et c'est tout ça que j'aime.
Si vous vous projetiez comme entraîneur, ce serait avec des enfants ou des adultes ?
On a tendance à oublier le travail des éducateurs, essentiel. Et d'un autre côté, je me dis que cette adrénaline va beaucoup me manquer. Je pense que l'unique moyen de la retrouver, c'est en étant coach d'une équipe au haut niveau. D'ailleurs, je me dis que le jour où je ne ressentirai plus cette adrénaline, ce sera le moment d'arrêter. Car c'est un bon stress. J'essaie en amont d'identifier des choses, de faire des phases de jeu dans ma tête. Et ça arrive que ça se reproduise en fonction des choses qu'on analyse la semaine. Par exemple, je visualise mon latéral qui reçoit le ballon, je me déplace à tel moment, j'anticipe la course de mon attaquant ou de mon milieu qui vient de décrocher pour que je lui mette en une touche, des choses comme ça.
Gardez-vous quand même de la spontanéité dans votre jeu ?
Tu n'as pas le choix au haut niveau, ça va tellement vite que tu es obligé de faire à l'instinct. Mais il y a forcément des phases de jeu. Quand vous regardez le FC Barcelone de l'époque, avec Xavi, Iniesta et Sergio Busquets, ils avaient tellement d'automatismes. C'est plus plaisant de jouer ce football-là. Un exercice que j'aime bien, mais les autres pas trop, c'est un circuit de passes avec un timing à respecter. Si tu veux que la circulation soit fluide, il faut répéter, répéter. Après, beaucoup d'équipes jouent la possession mais manquent de verticalité. Il faut trouver le juste milieu, en ayant plus le ballon sans trop jouer à la baballe.
Quelle importance aurait l'intelligence de jeu avec vous ?
Ça pour moi, ça se développe. Mais c'est inné et en fonction des profils. Un milieu est plus dans la réflexion qu'un ailier, qui est dans l'insouciance et l'instinct. Je serais incapable de jouer ailier car je n'ai pas la qualité de dribble ni de percussion, et car je pense trop. Je me dis : "merde, si je perds le ballon dans cette zone, on va devoir courir vers l'arrière, etc." Alors qu'eux, ils ne s'arrêtent pas à ça, ils recommencent, ils essayent en permanence.
Accorderiez-vous de l'importance à la data ?
Après le match, les données sur notre performance physique ne me dérangent pas. Mais il ne faut pas que ça contrôle tout. Moi, je regarde mon nombre de ballons perdus, mon nombre de récupérations, et mon nombre de passes vers l'avant.
« Dans le souci du détail et de la tactique, personne ne peut égaler Roberto De Zerbi »
Valentin Rongier
Vous avez connu près de 20 entraîneurs. Sur le plan du management, qui vous a le plus marqué ?
J'ai beaucoup aimé l'approche d'Igor Tudor à Marseille. Au même titre que Sergio Conceiçao à Nantes. Le discours qu'ils ont tenu, c'est : "Il n'y a plus aucun statut dans l'équipe, celui qui me donnera satisfaction jouera. "Igor a sorti Dim' (Payet) du 11, un joueur exceptionnel qui avait survolé le Championnat l'année d'avant. Il voulait un foot hyper agressif, offensif, avec du marquage un pour un, homme à homme. Pas la qualité première de Dim'. Il l'a sorti de l'équipe, a assumé, et ça lui a donné raison parce qu'on a eu des bons résultats. Je ne sais pas si je me serais passé de Dim', ce n'est pas ça que je dis, mais faire des choix forts et garder le cap, ça me parle. Après, le plus dur dans le foot pour moi, c'est de s'adapter au mec en face de toi. Untel va être tétanisé si on lui rentre dedans parce qu'il a raté une passe, pas l'autre. C'est vraiment difficile. Mais s'il y a une chose sur laquelle je ne pourrais rien laisser passer, c'est l'état d'esprit global. Ceux qui ne l'ont pas se mettent sur le côté tout seuls.
16+3
Valentin Rongier a connu 16 entraîneurs et 3 intérimaires depuis le début de sa carrière : Der Zakarian, Girard, Conceiçao, Ranieri, Cardoso, Halilhodzic, Gourcuff (Nantes), Villas-Boas, Larguet, Sampaoli, Tudor, Marcelino, Abardonado, Gattuso, Gasset, De Zerbi (OM), Beye, Tambouret et maintenant Haise (Rennes).
Et footballistiquement ?
Dans le souci du détail et de la tactique, personne ne peut égaler Roberto De Zerbi. Il est marquant pour tous les joueurs qui travaillent avec lui. Il vit foot, en fait. Il ne fait que ça, que ça, que ça. Exemple : à l'entraînement, on va travailler un circuit de passes, il demande à ses milieux de décrocher dans le bon timing et dans une zone très précise. Si tu es en retard d'une demi-seconde et qu'au lieu d'être ici, tu es là, il va stopper le jeu. Ça se joue à 30 centimètres. Parfois, c'est vraiment exagéré. Mais ça va avec son personnage. Je n'ai jamais vu un mec aussi passionné.
« Si jamais je devenais entraîneur, j'aimerais qu'on me laisse du temps. Ça m'effraie un petit peu, parce que j'aime bien avoir mes repères »
Valentin Rongier
Quelle consigne a-t-elle le plus évolué depuis vos débuts ?
Demander aux défenseurs de jouer énormément. Il y a dix ans, ils étaient là pour défendre. On leur demandait limite de jeter le ballon. À l'OM, sous Roberto, ce sont eux qui en touchaient le plus, parce qu'ils devaient être un point de fixation. Énormément de défenseurs sont devenus des joueurs de ballon.
Que vous inspire l'instabilité des bancs ?
Ce n'est pas très positif, parce que, pour avoir de la performance, il faut une stabilité. Si jamais je devenais entraîneur, j'aimerais qu'on me laisse du temps. Ça m'effraie un petit peu, parce que j'aime bien avoir mes repères. Autre chose : même si le football est ma passion, même si on a énormément de chance, on a une vie à part. La famille suit et elle n'a limite pas son mot à dire. Et le métier d'entraîneur, ce sont ces mêmes contraintes de temps en deux fois plus... Mais ma femme me dit : tu es fait pour être coach. Ça dépendra de ma fin de carrière. Pour l'instant, je kiffe encore.
Et pourquoi pas directeur sportif ?
C'est l'autre métier avec lequel j'hésite. Tu es dans les discussions tactiques avec ton coach. Tu continues de pratiquer ce jeu-là, ce jeu d'échecs. Et à côté de ça, tu es dans la gestion humaine, sans compter le choix des joueurs. J'ai dit à Loïc (Désiré, DS de Rennes) que je voulais le voir pour discuter un peu... »
Victime de son succès et en rupture de stock, le maillot collector des 125 ans du Stade Rennais est revendu en ligne, ce jeudi, par des particuliers qui comptent faire une plus-value. Les prix sont exorbitants et atteignent les 400 euros.

Pour les supporters du Stade Rennais, c'est la douche froide, deux fois de suite. Le maillot collector des 125 ans du club, mis en vente en ligne et en boutique au Roazhon Park à Rennes (Ille-et-Vilaine) mardi, s'est vendu comme des petits pains. Sur le site du SRFC, seuls les maillots juniors sont toujours disponibles. Puis, deuxième coup dur, ce jeudi 12 mars, quand certains ont trouvé la pièce rare revendue jusqu'à 400 euros sur Vinted, une plateforme de seconde main, et sur Leboncoin. Des prix très élevés qui font grincer des dents.
Maxime fait partie des déçus qui n'ont pas eu la chance d'obtenir le maillot : "La rupture de stock est arrivée très vite sur le site du club", se désole le supporter qui vit près de Vannes (Morbihan). "Malheureusement, je vois des reventes sur des plateformes externes. C'est très compliqué d'en trouver un au juste prix." Sur la boutique officielle, les maillots collector couleur bordeaux et noir étaient vendus à 100 euros. La version manches longues à 110 euros. Le tarif peut grimper jusqu'à 140 euros si l'on choisit de floquer le vêtement au nom d'un joueur.
Des prix fous
"Là, j'en vois à 300-400 euros sur des sites externes", note-t-il. "C'est des prix fous. Je trouve ça dégueulasse, c'est pas normal ! Ce sont des gens qui profitent de la passion des supporters et des collectionneurs. Ça pénalise tout le monde, surtout quand on connait le coût de la vie en ce moment, c'est pas facile. Ça reste des achats-plaisirs qu'on fait en économisant. C'est dommage." Maxime avait déjà vécu pareil phénomène lors du maillot anniversaire des 120 ans du Stade Rennais, sauf qu'à cette époque, il avait pu l'acheter au prix du club. "Ce sont juste des profiteurs, ce ne sont pas de vrais supporters", affirme-t-il.
C'est le jeu
Pourtant, des passionnés se cachent bien derrière les comptes anonymes de revente sur Vinted. C'est le cas d'Oscar, "supporter du Stade Rennais depuis dix ans." Le jeune homme a pu acheter deux maillots en boutique mardi 10 mars, "un manches courtes et un manches longues". "Il y avait une queue de dingue. Il fallait attendre une heure pour payer." Oscar va garder son maillot manches courtes et revendre l'autre, floqué Jérémy Jacquet, à 350 euros. Un tarif fixé "en se basant sur les prix de Vinted, je suis dans la moyenne."
La motivation pécuniaire est clairement assumée : "Si j'ai des sous à faire et que je peux en faire, c'est comme ça. Les temps sont durs, je viens d'être diplômé en double master à Rennes et je cherche encore un emploi." Il comprend néanmoins les critiques :"Je me rends compte de la frustration des gens, mais il faut qu'ils comprennent que parfois il faut sacrifier son temps et aller directement en boutique. On ne peut pas avoir un produit limité quand on veut, au prix qu'on veut. C'est le jeu."
Des insultes, voire "des menaces de mort"
Martin*, supporter du SRFC aussi, a acheté le maillot collector mardi en boutique. La version manches longues floquée Jérémy Jacquet. Après coup, il reconnait un achat impulsif, et estime qu'il ne le portera pas tant que ça. "Je me suis dit que c'est une grosse dépense, que finalement d'autres gens seraient plus intéressés pour l'avoir. J'ai vu les prix sur Vinted et j'ai tenté de le mettre à 400 euros."
Conscient que le prix est élevé, Martin songe à le baisser et reste ouvert aux offres. Elles se font rares pour le moment, et les sollicitations prennent surtout la forme d'insultes : "C'est de bonne guerre, mais entre recevoir des insultes et des menaces de mort, il y a une différence." Le jeune homme de 25 ans dénonce aussi le deux poids, deux mesures : "Moi je n'en ai pris qu'un, et les gens n'ont pas l'air de s'indigner de ceux qui en prennent quinze ou vingt, ou de comment ça a été géré par le Stade Rennais. (...) Certains me disent que je n'ai pas les valeurs du club, mais est-ce qu'insulter d'autres fans du club ça fait partie des valeurs ?" Si jamais il ne parvient pas à revendre le maillot, Martin assure qu'il le gardera pour le porter au Roazhon Park.
Ouest-France publiera samedi 14 mars dans ses éditions d’Ille-et-Vilaine une jaquette exceptionnelle de quatre pages à l’occasion des 125 ans du Stade Rennais. À retrouver dans vos kioskes.
À l’occasion des 125 ans du Stade Rennais, Ouest-France propose une jaquette éditoriale exceptionnelle de quatre pages, pensée comme un objet collector et immersif en kiosque le samedi 14 mars prochain avec le journal.
La Une événementielle ouvre cette édition spéciale en célébrant l’anniversaire du club à travers le fil conducteur "Il était une foi", un clin d’œil à la passion qui unit depuis plus d’un siècle le club et ses supporters.
La thématique du maillot au cœur de la jaquette
À l’intérieur, un panorama grand format vient magnifier la sortie des maillots spéciaux imaginés pour les 125 ans, dans une mise en scène visuelle spectaculaire. Ce dispositif éditorial met à l’honneur l’histoire, l’émotion et l’attachement populaire autour du Stade Rennais. Vous retrouverez également du contenu autour de cette thématique du maillot, objet central dans un club de foot.
Pour cet anniversaire, le journal et le club ont vu les choses en grand, avec un format unique et immersif, pensé comme un véritable objet souvenir pour les supporters et les lecteurs.
La LFP a décidé de ne plus faire figurer les couleurs arc-en-ciel, symboles de la lutte contre l'homophobie, sur les maillots des joueurs dans le cadre d'une journée dédiée en Ligue 1.
Chaque année, la journée dédiée à la lutte contre l'homophobie était gâchée par une poignée de joueurs qui refusaient de s'y associer. Certains allaient même jusqu'à refuser de jouer et de porter le maillot aux couleurs arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBTQIA+. Il y a d'abord eu Idrissa Gueye et Abdou Diallo avec le PSG en 2022, puis Mostafa Mohamed avec Nantes dès 2023 (l'international égyptien a refusé de jouer lors des trois dernières saisons), ainsi que les anciens Toulousains Saïd Hamulic, Moussa Diarra et Zakaria Aboukhlal, toujours en 2023.
À partir de 2024, Mohamed Camara (Monaco), ainsi qu'Ahmed Hassan (Le Havre) et Nemanja Matic (OL) la saison passée, avaient caché ces couleurs pour montrer leur désapprobation. L'attaquant de Nantes, le seul à évoluer toujours en Ligue 1, n'aura donc pas de raison de boycotter la dernière journée du Championnat.
La LFP assure travailler à un nouveau dispositif
Selon nos informations, une réunion s'est tenue mercredi, au cours de laquelle l'abandon des couleurs arc-en-ciel a été annoncé par la LFP à ses associations partenaires. Il y a deux ans, la Ligue avait déjà reculé sur la question, en abandonnant les maillots avec les numéros des joueurs aux couleurs de la communauté LGBTQIA+. Une décision qui avait entraîné le départ et la fin du partenariat de deux associations, SOS Homophobie et le PanamBoyz & Girlz United (devenu depuis le PanamPride Football Club).
La difficile lutte contre l'homophobie dans les clubs pros
Dans notre enquête consacrée à la difficile lutte contre l'homophobie dans les effectifs des clubs professionnels, nous révélions déjà que la Ligue envisageait de réunir le combat contre le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie en un seul message et sur une seule journée.
Contactée mercredi soir, la LFP nous a confirmé « travailler à un nouveau dispositif de communication qui mêlera la lutte contre les discriminations ». Et de développer : « De la même manière que nous développons des ateliers de lutte contre le racisme et l'homophobie, nous voulons en faire de même en matière de sensibilisation. Le travail est en cours et il est encore trop tôt pour communiquer. » La Ligue assure « avoir le soutien de [ses] associations, qui ont bien compris le sens de [sa] démarche ».