Laurent Pokou, légende du football ivoirien et du Stade Rennais.
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Laurent Pokou, légende du football ivoirien et du Stade Rennais.
Ce week-end, il fait partie de la centaine d’anciens joueurs invités à Rennes et au Roazhon Park pour fêter les 125 ans du Stade rennais : sans club depuis son passage express à Rodez cet automne, Flavien Tait ouvre la boîte à souvenirs de son aventure rennaise (2019-2023), avec ses bas et ses hauts, dont une saison 2021-2022 qu’il dit inoubliable. Entretien avec un homme qui pense à la retraite.
Tu feras partie de la centaine d’anciens joueurs invités par le Stade rennais ce week-end pour fêter le 125e anniversaire à l’occasion du match contre Metz. Qu’est-ce que ça va te faire de retrouver le Roazhon Park ?
Il y a de l’excitation, c’est un plaisir de revenir dans ce stade parce que j’y ai vécu des belles soirées européennes et des belles journées de foot. Cette ambiance, ce public, cet engouement autour du club, ça nous manque. Maintenant, je serai en tribunes, donc ce sera différent. (Rires.) Quelque part, ça veut dire que j’ai marqué le club, je le prends comme ça, c’est cool. Quand je mets une petite story sur Instagram, j’ai toujours des messages pour me demander de revenir, ça fait plaisir.
Ton passage à Rennes, c’est l’apogée de ta carrière ?
Oui, clairement. Sous l’ère Genesio. Même si à Angers, j’ai aussi pris beaucoup de plaisir et vécu de belles années, mais le fait de jouer la Coupe d’Europe, le haut de tableau, avoir ces objectifs d’être toujours en haut… Et surtout dans une équipe, il faut le rappeler, où ça jouait tellement bien au football.
De 2019 à 2023, tu as connu des débuts difficiles, des joies, un épanouissement sur le terrain, des blessures… Un peu comme si c’était un bon résumé de ta carrière.
Dès le début, je prends ce rouge (contre Montpellier lors de la première journée, NDLR). Il y a aussi le premier gros transfert de ma carrière, avec des attentes. Pourtant, je fais une très bonne préparation. Mais le système dans lequel on jouait, ça ne m’allait pas du tout. J’étais utilisé derrière les deux attaquants ou même dans les deux devant. Donc oui, c’était compliqué, mais tu changes de standing aussi ! Dans ma carrière, rien n’a jamais été facile, c’est pour ça que je suis content. J’ai toujours réussi à inverser la tendance. Faire changer l’avis des gens, ça a été ma plus grande réussite à Rennes. Quand je suis parti, j’ai reçu plein de messages d’amour. J’avais tout gagné.
Par rapport à ce que j’entends, je comparais Bruno Genesio à Ancelotti. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Flavien Tait
À Angers, tu t’es révélé en Ligue 1 en jouant surtout côté gauche, mais c’est dans un milieu à trois à Rennes que tu t’es épanoui. Qu’est-ce que ce positionnement a changé pour toi ? En fait, j’avais plus de liberté sous Genesio. Dans ce système à trois milieux, en position de 8, je pouvais énormément me projeter. J’arrivais bien à combiner avec Martin (Terrier), Bourige, c’est aussi pour ça que je me suis épanoui. C’est aussi un poste où tu touches plus de ballons que sur le côté. À Angers, j’avais l’habitude de contre-attaquer ; quand je suis arrivé à Rennes, c’était plutôt des attaques placées. J’ai eu un peu de mal au début et, quand je suis revenu au milieu, j’avais retrouvé cette liberté d’expression. Le coach Genesio m’a aussi donné beaucoup de confiance et je marche à ça.
Qu’est-ce qu’il a de spécial, Bruno Genesio ?
Il est naturel. C’est un papa spirituel pour tous les joueurs. Il va te parler de la même manière, même si tu joues moins. En matière de foot, il a des connaissances incroyables. Et humainement… Je ne le connais pas personnellement, mais par rapport à ce que j’entends, je le comparais à Ancelotti. Dans un vestiaire, il a cette aura, cette gentillesse, il est toujours bienveillant. Il est franc, il va dire les choses quand il faut les dire. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Au-delà du repositionnement, qu’est-ce qu’il a pu te dire pour te faire basculer à son arrivée à Rennes en mars 2021 ?
Quand il arrive, je dois faire deux ou trois matchs sur le banc. Puis, on reçoit Strasbourg à la maison et il me dit : «?Je vais te mettre au milieu, j’ai beaucoup aimé ta semaine. Tu peux beaucoup nous apporter." Je fais un top match et ma vraie bonne aventure à Rennes commence sous l’ère Genesio. J’ai senti direct sa confiance.
Tu te retrouvais moins dans le cadre tactique de Julien Stéphan, son prédécesseur ? Genesio avait beaucoup insisté sur le besoin de retrouver de la liberté dans le jeu à son arrivée.
Ce sont deux méthodes très différentes. Je n’aime pas faire ça… Le coach Stéphan, c’était très fort en matière de tactique, mais il fallait rester dans sa zone. Ce n’était pas un foot folie, c’était très structuré dans un 4-4-2. Genesio a apporté sa fraîcheur et cette envie de débrider les joueurs.
Tu arrives à Rennes après la saison de la Coupe de France et tu as participé à la saison 2021-2022 qui a beaucoup marqué le public rennais. Pourquoi reste-t-elle autant dans les mémoires ?
Même nous, ça nous a marqués. Quand on part ailleurs, on se rend compte que ce qu’on faisait cette année-là… Pffff, voilà quoi. C’était du beau football, on a donné beaucoup de plaisir aux gens. On a mis des jolis scores. Quand les adversaires venaient, on était sûrs de nous, de notre force. On avait un groupe qui vivait aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je pense que c’était la plus belle saison du Stade rennais, même si on n’a rien gagné. En matière de foot, je ne sais pas s’il y a eu une meilleure équipe… On fait deuxième meilleure attaque, on bat Paris et on mérite mieux en Coupe d’Europe, on sentait le plaisir dans ces soirées de foot. Cette équipe, elle était fantastique. La Turquie, ça m’a apporté plein de choses (il part à Samsunspor à l’été 2023, NDLR), j’ai découvert une autre culture, un beau pays, etc. Mais quand t’as connu Rennes, on ne va pas se mentir… Pour moi, Rennes, c’était le summum du football.
Faire des soirées avec le groupe, c’est très important. Les personnalités ne sont pas les mêmes quand tu sors du vestiaire, tu découvres les gens.
Flavien Tait
Qu’est-ce qu’on ressent sur le terrain dans ces moments-là ? Quelles sont les sensations ?
C’est plus tard qu’on se rend compte et qu’on comprend que c’était incroyable. Tu sors du match, t’es heureux. La connexion de la semaine avec les partenaires, tu la retrouves en match. Les joueurs osaient tenter des choses. On ne réussissait pas tout, mais on se trouvait les yeux fermés, on avait une connexion folle. Avant de penser au résultat, on pensait d’abord à prendre du plaisir et à jouer ensemble. Le reste, ça venait tout seul, c’était devenu naturel. On avait pourtant la pression d’être en haut, mais on ne s’en rendait pas compte. C’était magique, c’est vraiment une saison que je n’oublierai jamais.
Vous enchaînez pourtant trois défaites en championnat en septembre 2021, rien ne marche sur le terrain. Quel est le match déclic ?
Il y a ce match de Coupe d’Europe contre Tottenham, on fait un top match, on mérite de gagner (2-2). Le déclic pour la confiance, c’est le 6-0 contre Clermont ; celui mental, c’est la défaite à Marseille (2-0 au Vélodrome) où on comprend qu’on n’est pas nous-mêmes. Je me souviens des mots du coach qui dit qu’on ne joue pas, qu’on ne fait rien. Il faut aller sur le terrain et jouer au foot, c’est tout. Mes gros souvenirs à Rennes, ce sont les soirées de Coupe d’Europe. Leicester, on doit se qualifier tous les jours. Il y a aussi un 4-1 contre Lyon, ils n’ont pas vu le jour. Ce soir-là, tout était beau. Je pense aussi à la qualification à Brest qui restera dans les annales ou encore à ce derby contre Nantes sous l’ère Stéphan avec les deux buts de Raphinha. (Sourire.)
Cette saison 2021-2022, vous la terminez paradoxalement avec 12 défaites et une 4e place. Qu’est-ce qui vous a manqué pour aller encore plus haut ?
Peut-être le début de saison, comme on en parlait… Il y a aussi une défaite à Nantes qui nous fait mal. Après, on était contents d’être en Ligue Europa, avec ce dénouement à Lille (Serhou Guirassy égalise à la dernière minute pour le 2-2, NDLR). La Ligue 1 était relevée aussi cette année-là, mais je ne sais pas trop dire ce qui nous a manqué pour être en Champions. On a surtout retenu de donner du plaisir aux gens, d’avoir régalé.
Andy Carroll nous disait que les matchs se gagnaient parfois lors de soirées au resto ou au bar. Il y avait un groupe qui aimait sortir ensemble cette saison-là, ça vous a aidé ?
C’est le plus important. Tu vois les gars dans un autre contexte, les personnalités ne sont pas les mêmes quand on sort du vestiaire, tu découvres les gens. C’est ce qui a fait notre force. On faisait la fête, mais on restait mesurés ! On faisait des repas les uns chez les autres, on passait des bons moments et il y avait une vraie connexion entre nous. C’est vrai qu’après la qualification à Brest, on avait fait une bonne fête. (Rires.) Il fallait décompresser, les vacances arrivaient, on pouvait. C’est à l’image du coach, on faisait des choses ensemble.
Qu’est-ce que vous faisiez avec Bruno Genesio en dehors de la vie à la Piverdière ?
Il nous avait invités chez lui, par exemple, peu de coachs font ça. Il y avait tous les joueurs, le staff et même les compagnes pour un repas un midi. Il a fait plein de petites attentions qui nous ont marqués. Je me souviens aussi qu’après un match, on mangeait au restaurant, il était là aussi et il était descendu payer notre table. À Noël, aussi, il offrait des cartes cadeaux pour les enfants, ça montre la qualité de l’homme !
Le plus impressionnant chez Camavinga et Doué, c’était physiquement. Ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans, je n’étais pas comme ça à 16 ans !
Flavien Tait, 33 ans
Tu as souvent dit que tu étais quelqu’un de casanier, mais un joueur a-t-il aussi besoin de vivre normalement dans sa ville pour s’épanouir ? On se souvient de cette vidéo avec Bourigeaud où vous descendez une bière devant des supporters au Roazhon Park.
J’ai toujours cette vidéo, je la regarde souvent. C’est bien pour la proximité, ça sort du contexte foot. Connaître la ville, ses endroits, c’est aussi connaître le club et c’est important. Les gens sont contents de te croiser : dans la rue, ceux qui bossent dans un restaurant où tu vas manger un bout, etc. Sortir du contexte maison, ça fait du bien. Rennes, c’est une belle ville avec des super bons restaurants, comme Monsieur Yak, Il Toscano, les galettes bretonnes, etc.
Quels sont les joueurs qui t’ont le plus impressionné et marqué à Rennes ?
Il y en a beaucoup. Lovro Majer, quand j’étais au milieu avec lui, c’était quelque chose. J’ai pris un plaisir fou, on était connectés au milieu. Martin (Terrier), Bourige, Raphinha, même s’il n’était pas aussi étoffé que maintenant. Hamari (Traoré), Amine (Gouiri), j’ai adoré, c’est dur de répondre à cette question… Beaucoup de joueurs avaient des qualités différentes. Un Rom’ Salin allait t’apporter de la communication dans le vestiaire, comme Hamari, Martin avec ses buts, Lovro avec sa patte gauche. Jonas (Martin) et Baptiste (Santamaria) faisaient aussi des kilomètres, j’ai beaucoup aimé Nayef Aguerd derrière ou encore Meling, qui était assez atypique.
Quand on parle de Rennes, on pense aussi au centre de formation. Tu as joué avec Eduardo Camavinga ou Désiré Doué, qu’est-ce que tu t’es dit en les voyant débarquer à 16 ans ?
Qu’ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans. Je n’étais pas comme ça à 16 ans. (Rires.) Le plus impressionnant, c’était physiquement : leur impact, la vitesse dans les duels, on ne se rend pas compte de ce qu’il faut en Ligue 1. Ils étaient assez discrets, à l’écoute des anciens, même si parfois sur le terrain, ils faisaient des trucs, t’avais envie de leur dire : «?Oh mon grand !" On parle de ces deux joueurs-là, mais il y en a plein d’autres qu’on ne nomme pas assez : Yann Gboho qui est bon aujourd’hui à Toulouse ; Alexis Trouillet avait des qualités de footballeur incroyables ; Sacha Boey, Georgi Rutter, Da Cunha qui est capitaine de Côme. C’était des bons joueurs, mais aussi des bons jeunes.
Tu regrettes la fin de ton aventure à Rennes, entre tes soucis à la hanche et ton départ en catimini en septembre en Turquie ?
Ça fait partie d’une carrière. Tu sais que ça n’a jamais été facile pour moi, donc c’était une épreuve de plus. (Sourire.) Il y avait des choix à faire, mais quand on a fait appel à moi, je répondais présent sur la fin de saison 2022-2023. J’aurais forcément aimé que ça se termine un peu mieux, mais je restais à l’intérieur du groupe, je me sentais aussi important que ceux qui jouaient. On ne peut pas toujours choisir son départ, je n’ai aucun regret.
Quand on se fait siffler par ses propres supporters, on ressent de la honte, on se pose plein de questions. On sous-estime l’impact que ça peut avoir.
Flavien Tait
Il y a aussi eu cette rumeur faisant état d’une relation extraconjugale avec la femme de ton coéquipier Lovro Majer. C’est le moment le plus difficile à gérer de ta période rennaise ?
Celle-là, elle est complètement folle. C’est incroyable de sortir des choses comme ça… Je savais que c’était totalement faux et que j’étais tranquille. C’est la famille que ça peut affecter. Il faut se dire que ma femme s’entendait bien avec sa femme, c’était presque des meilleures amies. (Rires.) En fait, ce week-end là, j’ai un drôle de sentiment… Je ne suis pas pris dans le groupe, le club ne donne pas la raison. (Il s’était emporté à l’entraînement contre Bruno Genesio, NDLR.) Cette rumeur, elle est complètement folle. Je ne sais pas qui a inventé ça. Sincèrement, ce n’est même pas ça qui m’a le plus affecté.
C’est quoi ?
Au début, quand je me suis fait siffler au Roazhon Park, ça m’a touché de fou.
On pourrait penser que ça finit par glisser sur les joueurs d’être sifflé dans un stade. Qu’est-ce que ça provoque chez toi ?
On ressent de la honte. Ce n’était pas des petits sifflets, hein. On se pose plein de questions, en fait. Par ses propres supporters, c’est dur. On sous-estime l’impact que ça peut avoir, même si des joueurs peuvent faire abstraction. Quand tu sors du terrain, tu entends tout. Les réseaux, c’est autre chose, ce n’est pas la réalité, ils peuvent écrire n’importe quoi. Au stade, c’est encore plus fort. Ma plus grande fierté, c’est d’avoir inversé cette tendance à Rennes.
De ta préformation à Castelmaurou à tes différents clubs, ta carrière s’est beaucoup construite sur la souffrance et parfois le rejet. Comment tu vois les choses avec le recul ?
Peut-être que s’il n’y avait pas eu ça, je ne serais pas là aujourd’hui. Rien n’arrive par hasard. Ma grande réussite, c’est de ne pas avoir failli quand ça allait mal. Plein de joueurs vont mal ou abandonnent. C’est mon parcours, je suis presque à 200 matchs de Ligue 1, j’ai joué la Coupe d’Europe, dans des clubs comme Angers, Rennes… Je n’ai pas de traumatisme. Je ne suis pas sorti de Castelmaurou ? C’est comme ça, je me suis épanoui derrière à Rodez et à Châteauroux.
À Rennes, Bruno Genesio avait invité des psys à venir régulièrement à la Piverdière. Tu les as vus ?
Au début, ça ne m’attirait pas. Parfois, dire les choses, avoir des avis extérieurs, ça fait du bien. J’ai fait des séances avec la psy à Rennes, mais c’était plus travailler ma vision de jeu sur le terrain. Elle avait plein d’exercices qui pouvaient me rendre meilleur, ce n’était pas pour parler de ma vie. Être fermé, ce n’est pas la solution. On ne s’en rend pas compte, une carrière c’est dur, ça se construit. Ce n’est pas aussi simple que «?taper dans un ballon?».
Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, on sait vers qui les clubs vont se tourner. On ne regarde plus la qualité du joueur, mais son âge, la plus-value possible.
Flavien Tait
Après ton passage à Samsunspor en Turquie, tu as tenté cette saison un retour à Rodez que tu as quitté au bout de trois mois. Tu penses à la retraite ?
Oui, j’y pense. Aujourd’hui, le football n’est plus celui que j’apprécie. Je ne veux plus aller dans des projets où je ne vais pas prendre de plaisir. Ces dernières années, ça n’a pas trop marché, donc je me pose la question : est-ce que j’arrête ou je continue ? Je ne veux plus faire des choix par défaut, je sais ce que je veux et ce que je ne veux plus.
Tu n’as pas réussi à retrouver un peu de ce plaisir à Rodez ?
Non, Rodez, ça ne correspondait pas au football que je pratique. C’était un jeu direct, je suis milieu de terrain, tu m’as vu jouer au milieu à Rennes, j’ai besoin de ballons. Là, c’était trop direct, sans trop d’attaques placées, je n’ai pas aimé. Je n’étais pas compatible avec cette équipe, je m’en suis rendu compte après, c’est pour ça que j’ai pris la décision d’arrêter.
Tu as quand même eu beaucoup de pépins depuis quelques années. Tu pourrais encore assurer physiquement à ce niveau ?
Si ça joue au ballon, oui. Si ça balance sur 70 mètres, je n’en suis pas capable et je ne l’ai jamais été, même au top de ma forme. Après, il y a aussi cette tournure du foot qui est un business et avec l’impact des droits TV, ça fait mal à plein de clubs. Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, je n’ai même pas à te donner la réponse, on sait vers qui les clubs vont se tourner. Avant, il n’y avait pas autant de problèmes d’argent. Maintenant, un club va acheter un joueur en pensant à le revendre le plus cher possible pour continuer de vivre, d’exister. On ne regarde plus la qualité du joueur, on regarde son âge, la plus-value possible, et c’est tout.
C’est quelque chose qui t’éloigne du foot ?
Non, c’est la réalité des choses. Je regarde toujours autant de foot et ça restera ma passion. La vérité, c’est que peu de clubs s’appuient sur des joueurs d’expérience. J’ai eu des appels, mais je ne veux pas repartir n’importe où. Le mercato d’hiver, ce n’est pas le meilleur. Je préfère attendre cet été pour voir ce que je fais, aucune décision ne sera prise avant. Au moins, je peux aller aux 125 ans du Stade rennais. (Rires.)
Il y a une vie après le foot, des choses que tu redécouvres en étant à la retraite et qu’on ne fait pas quand on est footballeur. Aller au ski, par exemple !
Flavien Tait
Comment tu appréhendes la fameuse petite mort du footballeur ? Ça te fait peur ?
Pas du tout. Il faut savoir arrêter au bon moment, je vois beaucoup de joueurs qui forcent. Est-ce que le plaisir est toujours là ? Forcément, il y a la routine du terrain, du vestiaire, mais tu peux le combler par d’autres moments. Je ne me vois pas trop jouer en amateur, je prends des cours de padel en ce moment, j’adore. Rester dans le foot, ça ne me dérangerait pas. Coach, je ne pourrais pas, je n’ai pas la patience pour gérer un groupe professionnel, peut-être des jeunes… Recruteur, sinon… J’ai un bon œil pour voir les joueurs, c’est de l’instinct. J’aimerais bien tenter consultant aussi, débriefer un match et l’actu du foot, ça ne me dérangerait pas. En tout cas, il y a une vie après le foot, c’est ça que je veux dire. Il y a des choses que tu redécouvres en étant à la retraite, qu’on ne fait pas quand on est footballeur.
Qu’est-ce que tu as hâte de redécouvrir ?
Déjà, avoir ton propre rythme. C’est tout bête : prendre tes vacances en août comme tout le monde, aller manger au resto le jeudi ou le vendredi soir sans avoir à calculer ce que tu prends. Des plaisirs banals. Aller au ski, par exemple, à la montagne ! Aller à un concert qui se termine à minuit en pleine semaine quand t’es footballeur, c’est moyen, t’as entraînement le lendemain… Ce sont des petites choses sans calculs. Il y a aussi les moments de partage avec les proches, la famille : le nombre de fois où tu dis que tu peux pas et qu’il y a que le week-end de la trêve où t’es libre. La dépression à la retraite, ça arrive, mais ce manque, tu peux le combler, je pense.
Un deuxième joueur du Real Madrid aurait subi un examen médical erroné cette saison, après les révélations concernant Kylian Mbappé.
Il s’agit d’Eduardo Camavinga, qui souffre de blessures récurrentes depuis deux saisons.

L’affaire a suscité l’indignation en France, suite aux informations selon lesquelles Mbappé aurait initialement passé un examen au mauvais genou au Real Madrid en décembre. Le Français aurait ensuite disputé trois matchs supplémentaires avant que le problème ne soit correctement identifié. Mbappé a démenti publiquement ces allégations peu après.
Camavinga aurait également reçu un diagnostic erroné – selon un rapport.
De nouvelles informations concernant Camavinga ont fait surface en France. L’Équipe affirme qu’après sa sortie sur blessure contre l’Athletic Club le 3 décembre, Camavinga a passé un examen au genou gauche, alors que c’était le droit qui le faisait souffrir. Appelé pour le match suivant, il est resté sur le banc, toujours gêné. Malgré l’absence d’entraînement entre-temps, Camavinga a finalement été indisponible pendant deux semaines en raison d’une blessure au genou.
Le Real Madrid a procédé à des changements au sein de son staff médical peu après.
Ce n’est pas la première fois que le département médical du Real Madrid est sous le feu des critiques, le club lui-même s’inquiétant de la gestion des blessures ces deux dernières saisons. En janvier, le limogeage de Xabi Alonso s’est accompagné du retour d’Antonio Pintus à la tête du département physique. Auparavant, l’ancien médecin du club, Niko Mihic, avait également été rappelé en tant que conseiller.
Mbappé lui-même s’est rendu à Paris pour un deuxième avis médical concernant sa blessure au genou, tandis que Jude Bellingham et Antonio Rüdiger ont également fait le déplacement à Londres pour se faire soigner en février et mars. L’entraîneur Álvaro Arbeloa a précisé qu’ils étaient accompagnés par des membres du club à ce moment-là, mais cela n’a fait qu’accentuer la pression médiatique en Espagne, les Merengues étant susceptibles d’en faire davantage pour préserver la forme physique de leurs joueurs.
Désiré Doué a permis à l’équipe de France d’ouvrir le score contre la Colombie, ce dimanche 29 mars au Northwest Stadium (Landover). Le tout premier but avec les Bleus du joueur du PSG, qui s’est même offert un doublé peu avant l’heure de jeu.

Jour de première pour Désiré Doué. L’ailier du PSG a permis à l’équipe de France d’ouvrir le score face à la Colombie, ce dimanche 29 mars au Northwest Stadium (Landover), et débloqué son compteur avec les Bleus.
La toute première fois qu’il est décisif avec les Bleus
À l’affût à l’entrée de la surface, à la demi-heure de jeu, le joueur formé au Stade Rennais a repris en première intention du pied droit. Sa frappe a été déviée dans son propre but par le défenseur de Crystal Palace, Daniel Muñoz. La toute première fois que Doué était impliqué sur un but avec l’équipe de France, lui qui honore ce dimanche sa sixième sélection.
Le Parisien s’est même offert un doublé en contre : peu avant l’heure de jeu (56’), il a été trouvé au second poteau par Marcus Thuram et a ajusté Álvaro Montero en une touche du pied droit, à ras de terre.
Une prestation remarquée et bienvenue, alors que le Parisien lutte pour s’imposer dans le onze de Didier Deschamps, à deux mois et demi du début de la Coupe du monde 2026. Le sélectionneur, qui aligne une équipe remaniée face aux Cafeteros, lui avait préféré Hugo Ekitike lors de la victoire contre le Brésil jeudi (2-1). L’attaquant de Liverpool avait lui aussi marqué.
Arrivé au Real Madrid à l'été 2021, Eduardo Camavinga peine à s'imposer comme un titulaire indiscutable. Le Français pourrait même être poussé vers la sortie cet été.
Nico Paz est annoncé comme un renfort potentiel pour la saison prochaine du Real Madrid, une arrivée qui pourrait fragiliser la position d’Eduardo Camavinga au sein de l’effectif.
Brillant sous les couleurs de Côme, le jeune Argentin devrait faire son retour à Madrid, selon les informations de Marca. Grâce à une clause de rachat incluse dans son contrat, le club madrilène envisagerait de le récupérer dès cet été pour seulement 9 millions d’euros.
Une opération particulièrement avantageuse, surtout au regard de la valeur actuelle du joueur et de l’intérêt qu’il suscitait : Tottenham aurait notamment été prêt à débourser jusqu’à 70 millions d’euros l’été dernier.
Un retour stratégique pour renforcer le milieu madrilène
Estimé à 65 millions d’euros par Transfermarkt, le milieu de terrain de 21 ans est pressenti pour intégrer l’entrejeu du Real Madrid la saison prochaine. Malgré des rumeurs évoquant un possible intérêt de l’Inter Milan, le club espagnol semble déterminé à faire de Nico Paz l’un des éléments clés de son futur projet sportif.
Transféré par Rennes à Al-Hilal pour 30 millions d’euros l’été dernier, Kader Meïté vit une aventure pour l’instant contrariante en Arabie Saoudite. Le jeune attaquant de 18 ans l’avoue, il a mis beaucoup de temps à accepter un départ de son club formateur.
Auteur d’un bon début de saison sous les ordres d’Habib Beye avec le Stade Rennais, Kader Meïté affichait des statistiques très correctes pour un jeune attaquant remplaçant de 18 ans. Avec 3 buts et 2 passes décisives, le natif de Créteil s’imposait comme une vraie solution dans la rotation derrière les titulaires Esteban Lepaul et Breel Embolo. Malgré un temps de jeu intéressant, Kader Meïté a finalement quitté la Ligue 1 au mercato hivernal. Contre toute attente, le jeune attaquant d’1m93 a pris la direction de l’Arabie Saoudite dans le cadre d’un transfert colossal à 30 millions d’euros.
Un départ pour la Saudi Pro League si jeune a étonné de nombreux observateurs. Interrogé par L’Equipe, Kader Meïté a reconnu à ce propos qu’il avait longuement hésité avant de prendre cette destination d’autant qu’initialement, l’international espoirs ivoirien souhaitait rester en Bretagne. « Il y avait déjà eu une approche l'été dernier et puis à la fin de l'année quand je ne jouais pas trop, il y a eu des discussions avec mon entourage. J'en ai parlé avec ma famille et nous avons décidé d'avancer. De base, je voulais rester à Rennes puis certaines choses se sont passées et j'ai décidé d'ouvrir la porte. Il y avait aussi d'autres clubs mais Al-Hilal a eu les mots pour me convaincre » a lancé Kader Meïté au quotidien national avant d’expliquer les raisons de son choix.
De base, je voulais rester à Rennes
- Kader Meïté
« Parce que le projet qui m'a été présenté m'a donné envie et parce que je me suis dit que c'était une bonne étape pour poursuivre mes objectifs. Les gens disent que c'est uniquement financier, évidemment que cela rentre en ligne de compte parce que ce choix a aussi du sens pour ma famille. Mais c'est très réducteur. Je ne vais pas essayer de convaincre les gens mais Al-Hilal est un grand club qui doit tout gagner, tout le temps, avec de grands joueurs et un grand coach. Maintenant, c'est à moi de montrer que c'était la bonne décision » s’est justifié Kader Meïté. L’ancien attaquant rennais espère désormais que son aventure en Arabie Saoudite ira en s’améliorant. Pour l’instant, il n’a pris part qu’à deux rencontres, pour un bilan famélique de 0 but et 0 passe décisive.
Depuis qu'il a raccroché les crampons, l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France a littéralement disparu des radars médiatiques. Pourtant, une récente apparition publique impromptue a prouvé que sa cote d'amour restait totalement intacte auprès des supporters.
Depuis la fin de sa carrière professionnelle, Yoann Gourcuff cultive une discrétion absolue. Retiré en Bretagne à Ploemeur, l’ancien prodige du football français s’épanouit désormais dans son rôle de père au foyer, loin du tumulte médiatique, se contentant de quelques échanges sur les courts de tennis amateurs. On ne le voit quasiment plus dans la sphère publique, l’homme fuyant les caméras avec la même agilité qu’il esquivait les tacles adverses sur le pré. Cependant, il existe des événements hautement symboliques où une apparition s’impose presque comme une évidence. Récemment, l’ex-international s’est invité à l’un de ces rendez-vous exceptionnels, où il a eu droit à une magnifique surprise.
Le grand retour au Roazhon Park
C’est à l’occasion des festivités grandioses célébrant les 125 ans de son club formateur que le mystère s’est dissipé. Dimanche dernier, Yoann Gourcuff a fait son grand retour au Roazhon Park du Stade Rennais. Si le match de Ligue 1 face au FC Metz s’est soldé par un triste nul (0-0), l’ambiance en tribunes était incandescente. Cortège bruyant de 1 500 supporters mené par le Roazhon Celtic Kop, déploiement d’un tifo géant sur trois tribunes, et présence du propriétaire François-Henri Pinault : le décor était planté pour accueillir dignement la centaine d’anciennes gloires invitées pour l’occasion.
Au milieu de figures historiques telles que Sylvain Wiltord, Bernard Lama ou encore Kader Mangane, la présence de l’ancien milieu offensif a particulièrement marqué les esprits. Loin de faire de la simple figuration, celui qui a fait ses débuts professionnels sous les couleurs bretonnes entre 2003 et 2006 a joué un rôle actif lors de cet anniversaire. Il est notamment descendu sur la pelouse pour remettre en personne des maillots collectors aux trois supporters lauréats du concours du « Onze de légende ». Un geste fort qui l’a replacé, l’espace d’un instant, au cœur battant de l’histoire de l’institution rouge et noire.
Gourcuff, une cote de popularité intacte
Fidèle à sa ligne de conduite, Yoann Gourcuff n’a accordé aucune interview fracassante ni cherché à faire le buzz lors de cet événement. Mais cette réserve naturelle n’a fait que décupler l’affection du public à son égard. Chaleureusement acclamé par la foule, l’« enfant du club » a pu mesurer à quel point sa cote de popularité restait immense auprès des fans rennais. Une parenthèse nostalgique et un hommage vibrant qui ont largement compensé la morosité de la rencontre sportive, prouvant que la trace laissée par le meneur de jeu reste indélébile en Bretagne.
Sans équipementier jusqu’à présent, Désiré Doué devrait signer un joli contrat avec Nike dans les prochaines semaines.
Meilleur joueur de la finale de la Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et l’Inter Milan en mai dernier, Désiré Doué devrait bientôt corriger une anomalie.
Actuellement sans contrat d’équipementier, l’ancien prodige du Stade Rennais est en négociations avancées avec Nike, qui équipe par ailleurs le PSG et l’équipe de France.
Selon les informations de Fabrice Hawkins, journaliste pour RMC, un accord est proche d’être trouvé entre la marque à la virgule et Désiré Doué.
« Desiré Doué et Nike se rapprochent d’un accord mais rien n’est signé pour le moment. Si l’opération va au bout Désiré Doué va toucher plus de 3 millions d’euros annuel. Nike veut en faire l’un des visages de la marque » a publié le spécialiste du Paris Saint-Germain et de l’équipe de France pour la radio. Si Nike peut donc se réjouir de récupérer prochainement Désiré Doué dans son écurie, la marque à la virgule doit être vigilante à ne pas perdre Kylian Mbappé. Car les négociations entre les deux parties pour une prolongation peinent à aboutir à un accord, toujours selon le journaliste de la radio.
Nike galère pour prolonger Mbappé
« Négociations toujours en cours entre Nike et Kylian Mbappé. D’après un proche du dossier, aujourd’hui il y a un « écart énorme » entre les prétentions du champion du monde et la proposition de Nike. Comme expliqué, plusieurs marques, dont Under Armour souhaitent collaborer avec Kylian Mbappé en fin de contrat cet été avec Nike » détaille Fabrice Hawkins. La marque qui équipe l’équipe de France va donc devoir redoubler d’efforts pour conserver Kylian Mbappé dans ses rangs, pour qui les négociations sont vraisemblablement plus délicates que celles, quasiment bouclées, avec Désiré Doué. Notons que du côté du Parisien, on confirme la signature imminente du contrat entre Doué et Nike, mais on évoque un montant inférieur à celui avancé par RMC.
Ouest-France et TVR vous ont proposé depuis un mois de voter pour votre équipe type du Stade Rennais au XXIe siècle. Ce lundi 16 mars, nous vous dévoilons le résultat de cette consultation avec des votes qui ont été très serrés à certains postes.
Il est toujours intéressant de prendre un peu de hauteur sur l’immédiateté du résultat pour apprécier tout ce que l’on voit depuis des années au Stade Rennais.
Le quart de siècle qui vient de s’écouter, de 2000 à 2025, a été riche en émotions, en participations aux Coupes d’Europe et en grands et beaux joueurs qui ont porté le maillot rouge et noir. C’était le cadre de la consultation que Ouest-France et TVR vous ont proposé pendant un mois : définir les joueurs les plus marquants de cette période, pas sur leur simple talent mais sur ce qu’ils ont apporté au club, le tout dans le système le plus courant de l’ère moderne (4-3-3).

À ce petit jeu, sept des onze joueurs présents dans votre onze du XXIe siècle ont été plébiscités avec plus de 50 % des voix, et ce malgré un large choix à chaque poste.
Dans l’ordre des résultats, Alexander Frei (85 %) et Benjamin Bourigeaud (79 %) sont les mieux élus et c’est logique : le premier a marqué toute une génération, malgré un passage relativement court, et le second représente la gagne, la fidélité à Rennes et une forme de proximité avec les supporters.
Match très serré entre Terrier et Monterrubio
En défense centrale, Nayef Aguerd sort lui aussi du lot (65 %). Joueur élégant, il était le leader de défense de la meilleure équipe rennaise du quart de siècle. Petr Cech (57 %), Benjamin André (57 %) et Kim Källström (56 %) sont vos titulaires à leur poste. Le portier tchèque s’inscrit dans la même lignée que Frei, tant son court passage a marqué les fans. André était le capitaine de l’équipe qui a remporté la Coupe de France 2019, et le milieu suédois est un symbole de technique et de classe.
Votre cœur a un peu plus balancé au poste de latéral droit, même si Hamari Traoré (55 %) termine assez loin devant Romain Danzé (35 %), qui avait pourtant remporté la consultation lancée par le Stade Rennais.
Le match le plus serré s’est concentré entre Martin Terrier (49 %), qui a sans doute réalisé la plus belle saison d’un joueur sous le maillot rennais en 2021-2022 (21 buts), et Olivier Monterrubio (46 %), resté dans le cœur des plus de 40 ans pour son duo avec Frei en début des années 2000.

En défense centrale, Kader Mangane (26 %) accompagne Aguerd, mais cela s’est joué à quelques voix près avec Edson Mexer (25 %), dans une hiérarchie difficile à établir.
Ramy Bensebaini (48 %), joueur technique et autre vainqueur de 2019, complète le onze en battant Adrien Truffert (37 %). Enfin, Yoann Gourcuff (43 %) est votre deuxième choix au milieu, dans un secteur où de nombreux joueurs ont récupéré des voix. Le maestro, donc l’impact à Rennes est mesuré, récolte sans doute les fruits de son immense talent.
Au final, cette équipe a une fière allure, et il faudra que les prochains joueurs du SRFC soient sacrément costauds pour aller détrôner l’un de ces onze membres de votre équipe type.
Les résultats (près de 5 000 votants)
Gardien
Latéral droit
Défenseurs centraux (deux choix)
Latéral gauche
Milieu défensif
Milieux relayeurs (deux choix)
Ailier droit
Ailier gauche
Attaquant
Joueur emblématique du championnat de France rendu célèbre avec ses célébrations, Toifilou Maoulida est désormais entraineur des U17 du FC Metz. L’ancien joueur était en charge de son équipe ce dimanche lors d’un match de championnat face à Torcy.

Selon L’Equipe, pendant le match, l’attaquant passé par Bastia, l’OM, Metz ou Montpellier a été victime d’un malaise et s’est effondré. La scène s’est déroulé durant la première mi-temps. Les pompiers sont intervenus pour l’emmener à l’hôpital, alors que Maoulida avait retrouvé ses esprits.
« Il était conscient mais avait du mal à parler. Il n'y a pas eu de problème cardiaque qui nécessitait une prise en charge rapide. Les pompiers l'ont pris en charge et l'ont transporté à l’hôpital », a fait savoir un dirigeant de l’équipe francilienne à L’Equipe. Pour le moment, aucune autre information n’est parvenue sur l’état de santé de l’ancien attaquant.
Joueur emblématique du Stade Rennais, Romain Danzé se replonge dans ses souvenirs pour départager les maillots marquants dans l’histoire récente du club, qui fête ses 125 ans cette année.
Alors que le Stade Rennais a dévoilé cette semaine un maillot collector pour célébrer ses 125 ans, Romain Danzé (376 matches officiels chez les professionnels avec le SRFC de 2006 à 2018) évoque ses souvenirs avec les différents maillots portés durant sa carrière.
Parmi tous les maillots du Stade Rennais que vous avez portés, et les plus récents, y en a-t-il un que vous aimez plus particulièrement ?
De ma période de joueur, je me suis attaché à garder un maillot chaque année en souvenir. J’aimais bien le maillot bicolore, scindé en deux à la verticale, à l’époque d’Ola Toivonen et Paul-Georges Ntep (saison 2014-2015). Le maillot Odorico aussi, évidemment, qui était assez symbolique (lors de la saison 2020-2021, pour les 120 ans du Stade Rennais, le club avait conçu un maillot hommage à Isidore Odorico, joueur puis président dans la première moitié du XXe siècle, avec un style mosaïque). C’était le début du travail avec Puma pour avoir des symboles de la ville ou de la région. Et je pense que c’est un maillot qui a aussi été apprécié par les supporters.
Et pour ce qui est maillots pour la Coupe d’Europe ?
Je ne vais pas faire plaisir à nos partenaires mais ce qui est bien avec les maillots Coupe d’Europe, c’est que le sponsor est plus petit et discret. Ça donnait un côté un peu plus simple au maillot, que j’aimais pas mal.
Les maillots third (troisièmes maillots d’un club) font souvent débat auprès des supporters. Vous ont-ils marqué au Stade Rennais ?
J’ai le souvenir d’avoir joué avec des maillots bleus, à l’époque d’Airness (ancien équipementier du club), un maillot rose (saison 2011-2012). À Belgarde (en 2011), on avait joué avec un maillot un peu turquoise. L’histoire disait que c’était Salma Hayek qui avait designé le maillot, je ne sais pas si c’est vrai ou pas ! Il y a un thème à aborder avec les maillots très originaux qui ont été faits pour le Stade Rennais, parce que l’on a eu des couleurs un peu bizarres, mais plutôt sympas aussi finalement (rire). Mais c’était plus à valeur marketing qu’autre chose.
À 44 ans, Gaël Danic, ancien joueur pro notamment passé par Rennes, Valenciennes, Lyon ou même Bastia, n'a pas renoncé à jouer à sa passion. Il s'offre une "seconde jeunesse" sous les couleurs de l'US Grégorienne, club de Régional 2. Un retour au source qui force le respect en Bretagne.

Alors qu'il semblait avoir définitivement rangé les crampons en 2021 après une dernière partie de plaisir à l'US Saint-Malo (National 2), le français a surpris le football amateur breton en replongeant dans le football l'été dernier. Comme rapporté par nos confrères du Télégramme , l'ancien Lyonnais a décidé de relever un ultime défi à Saint-Grégoire, en Ille-et-Vilaine, loin des projecteurs de la Ligue 1.
De la Ligue des Champions avec l'OL aux stades de Régional 2
Celui qui a connu les ambiances de la Ligue des Champions avec l'Olympique Lyonnais retrouve aujourd'hui le parfum des stades de Régional 2. "Ce qui est super, c’est sa mentalité, on ne dirait pas qu'il compte 500 matchs en pro", souligne l'article pour décrire l'intégration de l'ancien Valenciennois. À Saint-Grégoire, Danic ne vient pas en pré-retraite, mais avec "l’enthousiasme de ses débuts".
Ce dimanche à 15h, l'US Grégorienne (R2) s'apprête à défier le Stade Pontivyen (R1) pour un 8e de finale de Coupe de Bretagne qui s'annonce électrique. Un match qui prouve que l'ancien professionnel a encore faim de titres et de parcours épiques, même au niveau régional. Le club est d'ailleurs 4e de sa poule de Régional 2 avec 11 points de retard sur les leaders du FC Dinard.
"Compétiteur dans l’âme, il retrouve dans le football amateur l’enthousiasme de ses débuts", précise le portrait dressé par le média local. Un état d'esprit qui insuffle une dynamique positive à tout le vestiaire grégorien. Son parcours, qui l'a mené des sommets de l'élite aux terrains de R2, sert aujourd'hui d'exemple de longévité. Pour l'US Grégorienne, pouvoir compter sur une telle expérience est un luxe qui pourrait faire la différence dans la quête d'un exploit en coupe ce week-end. Une chose est sûre, à 44 ans, le gaucher prouve que la passion du jeu ne connaît aucune limite d'âge.
Aujourd’hui, il ne faut plus seulement jongler avec le cuir, mais aussi avec les différents business. Un jeu auquel Désiré Doué se prête volontiers. Selon L’Équipe, le Golden Boy 2025 a déposé plusieurs marques à son nom, telles que Dez, DD14, Desire Gifted et Juste Doué afin d’anticiper la suite et de gérer l’exploitation commerciale de sa personne.

L’ancien Rennais suit désormais les pas de la nouvelle génération de footeux comme Cole Palmer, lui aussi détenteur de sa franchise depuis janvier dernier.
Une valeur marchande croissante
Arrivé au PSG en 2024, le gamin gagne petit à petit sa place dans l’effectif de Luis Enrique. Si Doué est aujourd’hui scruté de toute part, c’est aussi parce qu’à l’aube de ses 20 piges, il a claqué un doublé et une passe dé en finale de Ligue des champions face à l’Inter le 31 mai dernier (5-0). Le natif d’Angers est devenu le feu follet par excellence de l’effectif parisien malgré des perf’ irrégulières. Et ça, ça en jette lorsqu’il s’agit d’amasser des ronds.
À deux doigts de demander à son frère Guéla de changer de blase.
Le Bayer Leverkusen affirme officiellement compter sur son attaquant malgré les rumeurs persistantes de départ imminent.
Le joueur a marqué l’histoire du Stade Rennais avec 51 buts inscrits en 141 matchs disputés.
Le nom de Martin Terrier circule à nouveau avec insistance dans l’environnement du football français. Des rumeurs suggèrent que des pions avancent concrètement pour préparer son avenir dès l’été prochain. Bien que le club allemand affiche une position ferme, les coulisses du marché des transferts s’activent déjà intensément autour de l’attaquant.
Transféré en 2024 pour un montant de 25 millions d’euros, le joueur est lié au Bayer Leverkusen jusqu’en 2029. Son aventure en Bundesliga a toutefois été ralentie par une grave blessure au tendon d’Achille contractée en janvier 2025. Malgré ce coup d’arrêt physique, il a réussi à inscrire 5 buts en 20 rencontres cette saison.
L’attaquant de 29 ans a laissé un souvenir impérissable en Bretagne grâce à son efficacité devant le but. Entre 2020 et 2024, il s’est imposé comme un leader offensif incontournable du collectif rennais. Sa saison exceptionnelle à 21 buts en Ligue 1 reste gravée dans la mémoire des supporters du club breton.
Le LOSC avait déjà manifesté son intérêt pour un retour lors du précédent mercato d’hiver. Si le club nordiste reste attentif, le Stade Rennais demeure une destination de cœur pour l’ancien Lyonnais. Cette situation contractuelle et sportive pourrait provoquer des mouvements stratégiques majeurs durant la prochaine période estivale de recrutement.
Le club allemand martèle publiquement son intention de conserver son joueur offensif pour la suite du projet. Néanmoins, les discussions informelles semblent indiquer une réalité différente derrière les portes closes. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer l’issue de ce dossier qui passionne déjà les observateurs et les fans.
Sept ans après sa chevauchée fantastique pour fêter la Coupe de France 2019 remportée par le Stade Rennais face au PSG, l’ancien gardien rouge et noir Tomas Koubek continue de faire parler de lui.

Revenu en République tchèque à l’hiver 2025 après cinq ans et demi passés à Augsbourg, le trentenaire garde désormais les cages du Slovan Liberec. Ce week-end, lors d’un match face aux Bohemians 1905 (0-0), il a offert un moment insolite dans le petit stade de Dolícek, à Prague.
Sur une passe en retrait délicate, le gardien n’a pas tergiversé. Il a donné un grand coup de pied pour éloigner le danger. loin, très loin. La balle a tranquillement survolé la tribune, la rue qui borde le stade… avant d’atterrir directement sur le balcon au troisième étage d’un immeuble situé en face. Malgré la puissance du tir, la fenêtre a bien résisté.
On ignore encore si le propriétaire du balcon a rendu le ballon ou s’il l’a gardé comme souvenir.Mais une chose est sûre : Tomas Koubek a peut-être signé là le dégagement le plus… spectaculaire de la saison.
Laurent Pokou, légende du football ivoirien et du Stade Rennais.
Ce week-end, il fait partie de la centaine d’anciens joueurs invités à Rennes et au Roazhon Park pour fêter les 125 ans du Stade rennais : sans club depuis son passage express à Rodez cet automne, Flavien Tait ouvre la boîte à souvenirs de son aventure rennaise (2019-2023), avec ses bas et ses hauts, dont une saison 2021-2022 qu’il dit inoubliable. Entretien avec un homme qui pense à la retraite.
Tu feras partie de la centaine d’anciens joueurs invités par le Stade rennais ce week-end pour fêter le 125e anniversaire à l’occasion du match contre Metz. Qu’est-ce que ça va te faire de retrouver le Roazhon Park ?
Il y a de l’excitation, c’est un plaisir de revenir dans ce stade parce que j’y ai vécu des belles soirées européennes et des belles journées de foot. Cette ambiance, ce public, cet engouement autour du club, ça nous manque. Maintenant, je serai en tribunes, donc ce sera différent. (Rires.) Quelque part, ça veut dire que j’ai marqué le club, je le prends comme ça, c’est cool. Quand je mets une petite story sur Instagram, j’ai toujours des messages pour me demander de revenir, ça fait plaisir.
Ton passage à Rennes, c’est l’apogée de ta carrière ?
Oui, clairement. Sous l’ère Genesio. Même si à Angers, j’ai aussi pris beaucoup de plaisir et vécu de belles années, mais le fait de jouer la Coupe d’Europe, le haut de tableau, avoir ces objectifs d’être toujours en haut… Et surtout dans une équipe, il faut le rappeler, où ça jouait tellement bien au football.
De 2019 à 2023, tu as connu des débuts difficiles, des joies, un épanouissement sur le terrain, des blessures… Un peu comme si c’était un bon résumé de ta carrière.
Dès le début, je prends ce rouge (contre Montpellier lors de la première journée, NDLR). Il y a aussi le premier gros transfert de ma carrière, avec des attentes. Pourtant, je fais une très bonne préparation. Mais le système dans lequel on jouait, ça ne m’allait pas du tout. J’étais utilisé derrière les deux attaquants ou même dans les deux devant. Donc oui, c’était compliqué, mais tu changes de standing aussi ! Dans ma carrière, rien n’a jamais été facile, c’est pour ça que je suis content. J’ai toujours réussi à inverser la tendance. Faire changer l’avis des gens, ça a été ma plus grande réussite à Rennes. Quand je suis parti, j’ai reçu plein de messages d’amour. J’avais tout gagné.
Par rapport à ce que j’entends, je comparais Bruno Genesio à Ancelotti. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Flavien Tait
À Angers, tu t’es révélé en Ligue 1 en jouant surtout côté gauche, mais c’est dans un milieu à trois à Rennes que tu t’es épanoui. Qu’est-ce que ce positionnement a changé pour toi ? En fait, j’avais plus de liberté sous Genesio. Dans ce système à trois milieux, en position de 8, je pouvais énormément me projeter. J’arrivais bien à combiner avec Martin (Terrier), Bourige, c’est aussi pour ça que je me suis épanoui. C’est aussi un poste où tu touches plus de ballons que sur le côté. À Angers, j’avais l’habitude de contre-attaquer ; quand je suis arrivé à Rennes, c’était plutôt des attaques placées. J’ai eu un peu de mal au début et, quand je suis revenu au milieu, j’avais retrouvé cette liberté d’expression. Le coach Genesio m’a aussi donné beaucoup de confiance et je marche à ça.
Qu’est-ce qu’il a de spécial, Bruno Genesio ?
Il est naturel. C’est un papa spirituel pour tous les joueurs. Il va te parler de la même manière, même si tu joues moins. En matière de foot, il a des connaissances incroyables. Et humainement… Je ne le connais pas personnellement, mais par rapport à ce que j’entends, je le comparais à Ancelotti. Dans un vestiaire, il a cette aura, cette gentillesse, il est toujours bienveillant. Il est franc, il va dire les choses quand il faut les dire. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Au-delà du repositionnement, qu’est-ce qu’il a pu te dire pour te faire basculer à son arrivée à Rennes en mars 2021 ?
Quand il arrive, je dois faire deux ou trois matchs sur le banc. Puis, on reçoit Strasbourg à la maison et il me dit : «?Je vais te mettre au milieu, j’ai beaucoup aimé ta semaine. Tu peux beaucoup nous apporter." Je fais un top match et ma vraie bonne aventure à Rennes commence sous l’ère Genesio. J’ai senti direct sa confiance.
Tu te retrouvais moins dans le cadre tactique de Julien Stéphan, son prédécesseur ? Genesio avait beaucoup insisté sur le besoin de retrouver de la liberté dans le jeu à son arrivée.
Ce sont deux méthodes très différentes. Je n’aime pas faire ça… Le coach Stéphan, c’était très fort en matière de tactique, mais il fallait rester dans sa zone. Ce n’était pas un foot folie, c’était très structuré dans un 4-4-2. Genesio a apporté sa fraîcheur et cette envie de débrider les joueurs.
Tu arrives à Rennes après la saison de la Coupe de France et tu as participé à la saison 2021-2022 qui a beaucoup marqué le public rennais. Pourquoi reste-t-elle autant dans les mémoires ?
Même nous, ça nous a marqués. Quand on part ailleurs, on se rend compte que ce qu’on faisait cette année-là… Pffff, voilà quoi. C’était du beau football, on a donné beaucoup de plaisir aux gens. On a mis des jolis scores. Quand les adversaires venaient, on était sûrs de nous, de notre force. On avait un groupe qui vivait aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je pense que c’était la plus belle saison du Stade rennais, même si on n’a rien gagné. En matière de foot, je ne sais pas s’il y a eu une meilleure équipe… On fait deuxième meilleure attaque, on bat Paris et on mérite mieux en Coupe d’Europe, on sentait le plaisir dans ces soirées de foot. Cette équipe, elle était fantastique. La Turquie, ça m’a apporté plein de choses (il part à Samsunspor à l’été 2023, NDLR), j’ai découvert une autre culture, un beau pays, etc. Mais quand t’as connu Rennes, on ne va pas se mentir… Pour moi, Rennes, c’était le summum du football.
Faire des soirées avec le groupe, c’est très important. Les personnalités ne sont pas les mêmes quand tu sors du vestiaire, tu découvres les gens.
Flavien Tait
Qu’est-ce qu’on ressent sur le terrain dans ces moments-là ? Quelles sont les sensations ?
C’est plus tard qu’on se rend compte et qu’on comprend que c’était incroyable. Tu sors du match, t’es heureux. La connexion de la semaine avec les partenaires, tu la retrouves en match. Les joueurs osaient tenter des choses. On ne réussissait pas tout, mais on se trouvait les yeux fermés, on avait une connexion folle. Avant de penser au résultat, on pensait d’abord à prendre du plaisir et à jouer ensemble. Le reste, ça venait tout seul, c’était devenu naturel. On avait pourtant la pression d’être en haut, mais on ne s’en rendait pas compte. C’était magique, c’est vraiment une saison que je n’oublierai jamais.
Vous enchaînez pourtant trois défaites en championnat en septembre 2021, rien ne marche sur le terrain. Quel est le match déclic ?
Il y a ce match de Coupe d’Europe contre Tottenham, on fait un top match, on mérite de gagner (2-2). Le déclic pour la confiance, c’est le 6-0 contre Clermont ; celui mental, c’est la défaite à Marseille (2-0 au Vélodrome) où on comprend qu’on n’est pas nous-mêmes. Je me souviens des mots du coach qui dit qu’on ne joue pas, qu’on ne fait rien. Il faut aller sur le terrain et jouer au foot, c’est tout. Mes gros souvenirs à Rennes, ce sont les soirées de Coupe d’Europe. Leicester, on doit se qualifier tous les jours. Il y a aussi un 4-1 contre Lyon, ils n’ont pas vu le jour. Ce soir-là, tout était beau. Je pense aussi à la qualification à Brest qui restera dans les annales ou encore à ce derby contre Nantes sous l’ère Stéphan avec les deux buts de Raphinha. (Sourire.)
Cette saison 2021-2022, vous la terminez paradoxalement avec 12 défaites et une 4e place. Qu’est-ce qui vous a manqué pour aller encore plus haut ?
Peut-être le début de saison, comme on en parlait… Il y a aussi une défaite à Nantes qui nous fait mal. Après, on était contents d’être en Ligue Europa, avec ce dénouement à Lille (Serhou Guirassy égalise à la dernière minute pour le 2-2, NDLR). La Ligue 1 était relevée aussi cette année-là, mais je ne sais pas trop dire ce qui nous a manqué pour être en Champions. On a surtout retenu de donner du plaisir aux gens, d’avoir régalé.
Andy Carroll nous disait que les matchs se gagnaient parfois lors de soirées au resto ou au bar. Il y avait un groupe qui aimait sortir ensemble cette saison-là, ça vous a aidé ?
C’est le plus important. Tu vois les gars dans un autre contexte, les personnalités ne sont pas les mêmes quand on sort du vestiaire, tu découvres les gens. C’est ce qui a fait notre force. On faisait la fête, mais on restait mesurés ! On faisait des repas les uns chez les autres, on passait des bons moments et il y avait une vraie connexion entre nous. C’est vrai qu’après la qualification à Brest, on avait fait une bonne fête. (Rires.) Il fallait décompresser, les vacances arrivaient, on pouvait. C’est à l’image du coach, on faisait des choses ensemble.
Qu’est-ce que vous faisiez avec Bruno Genesio en dehors de la vie à la Piverdière ?
Il nous avait invités chez lui, par exemple, peu de coachs font ça. Il y avait tous les joueurs, le staff et même les compagnes pour un repas un midi. Il a fait plein de petites attentions qui nous ont marqués. Je me souviens aussi qu’après un match, on mangeait au restaurant, il était là aussi et il était descendu payer notre table. À Noël, aussi, il offrait des cartes cadeaux pour les enfants, ça montre la qualité de l’homme !
Le plus impressionnant chez Camavinga et Doué, c’était physiquement. Ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans, je n’étais pas comme ça à 16 ans !
Flavien Tait, 33 ans
Tu as souvent dit que tu étais quelqu’un de casanier, mais un joueur a-t-il aussi besoin de vivre normalement dans sa ville pour s’épanouir ? On se souvient de cette vidéo avec Bourigeaud où vous descendez une bière devant des supporters au Roazhon Park.
J’ai toujours cette vidéo, je la regarde souvent. C’est bien pour la proximité, ça sort du contexte foot. Connaître la ville, ses endroits, c’est aussi connaître le club et c’est important. Les gens sont contents de te croiser : dans la rue, ceux qui bossent dans un restaurant où tu vas manger un bout, etc. Sortir du contexte maison, ça fait du bien. Rennes, c’est une belle ville avec des super bons restaurants, comme Monsieur Yak, Il Toscano, les galettes bretonnes, etc.
Quels sont les joueurs qui t’ont le plus impressionné et marqué à Rennes ?
Il y en a beaucoup. Lovro Majer, quand j’étais au milieu avec lui, c’était quelque chose. J’ai pris un plaisir fou, on était connectés au milieu. Martin (Terrier), Bourige, Raphinha, même s’il n’était pas aussi étoffé que maintenant. Hamari (Traoré), Amine (Gouiri), j’ai adoré, c’est dur de répondre à cette question… Beaucoup de joueurs avaient des qualités différentes. Un Rom’ Salin allait t’apporter de la communication dans le vestiaire, comme Hamari, Martin avec ses buts, Lovro avec sa patte gauche. Jonas (Martin) et Baptiste (Santamaria) faisaient aussi des kilomètres, j’ai beaucoup aimé Nayef Aguerd derrière ou encore Meling, qui était assez atypique.
Quand on parle de Rennes, on pense aussi au centre de formation. Tu as joué avec Eduardo Camavinga ou Désiré Doué, qu’est-ce que tu t’es dit en les voyant débarquer à 16 ans ?
Qu’ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans. Je n’étais pas comme ça à 16 ans. (Rires.) Le plus impressionnant, c’était physiquement : leur impact, la vitesse dans les duels, on ne se rend pas compte de ce qu’il faut en Ligue 1. Ils étaient assez discrets, à l’écoute des anciens, même si parfois sur le terrain, ils faisaient des trucs, t’avais envie de leur dire : «?Oh mon grand !" On parle de ces deux joueurs-là, mais il y en a plein d’autres qu’on ne nomme pas assez : Yann Gboho qui est bon aujourd’hui à Toulouse ; Alexis Trouillet avait des qualités de footballeur incroyables ; Sacha Boey, Georgi Rutter, Da Cunha qui est capitaine de Côme. C’était des bons joueurs, mais aussi des bons jeunes.
Tu regrettes la fin de ton aventure à Rennes, entre tes soucis à la hanche et ton départ en catimini en septembre en Turquie ?
Ça fait partie d’une carrière. Tu sais que ça n’a jamais été facile pour moi, donc c’était une épreuve de plus. (Sourire.) Il y avait des choix à faire, mais quand on a fait appel à moi, je répondais présent sur la fin de saison 2022-2023. J’aurais forcément aimé que ça se termine un peu mieux, mais je restais à l’intérieur du groupe, je me sentais aussi important que ceux qui jouaient. On ne peut pas toujours choisir son départ, je n’ai aucun regret.
Quand on se fait siffler par ses propres supporters, on ressent de la honte, on se pose plein de questions. On sous-estime l’impact que ça peut avoir.
Flavien Tait
Il y a aussi eu cette rumeur faisant état d’une relation extraconjugale avec la femme de ton coéquipier Lovro Majer. C’est le moment le plus difficile à gérer de ta période rennaise ?
Celle-là, elle est complètement folle. C’est incroyable de sortir des choses comme ça… Je savais que c’était totalement faux et que j’étais tranquille. C’est la famille que ça peut affecter. Il faut se dire que ma femme s’entendait bien avec sa femme, c’était presque des meilleures amies. (Rires.) En fait, ce week-end là, j’ai un drôle de sentiment… Je ne suis pas pris dans le groupe, le club ne donne pas la raison. (Il s’était emporté à l’entraînement contre Bruno Genesio, NDLR.) Cette rumeur, elle est complètement folle. Je ne sais pas qui a inventé ça. Sincèrement, ce n’est même pas ça qui m’a le plus affecté.
C’est quoi ?
Au début, quand je me suis fait siffler au Roazhon Park, ça m’a touché de fou.
On pourrait penser que ça finit par glisser sur les joueurs d’être sifflé dans un stade. Qu’est-ce que ça provoque chez toi ?
On ressent de la honte. Ce n’était pas des petits sifflets, hein. On se pose plein de questions, en fait. Par ses propres supporters, c’est dur. On sous-estime l’impact que ça peut avoir, même si des joueurs peuvent faire abstraction. Quand tu sors du terrain, tu entends tout. Les réseaux, c’est autre chose, ce n’est pas la réalité, ils peuvent écrire n’importe quoi. Au stade, c’est encore plus fort. Ma plus grande fierté, c’est d’avoir inversé cette tendance à Rennes.
De ta préformation à Castelmaurou à tes différents clubs, ta carrière s’est beaucoup construite sur la souffrance et parfois le rejet. Comment tu vois les choses avec le recul ?
Peut-être que s’il n’y avait pas eu ça, je ne serais pas là aujourd’hui. Rien n’arrive par hasard. Ma grande réussite, c’est de ne pas avoir failli quand ça allait mal. Plein de joueurs vont mal ou abandonnent. C’est mon parcours, je suis presque à 200 matchs de Ligue 1, j’ai joué la Coupe d’Europe, dans des clubs comme Angers, Rennes… Je n’ai pas de traumatisme. Je ne suis pas sorti de Castelmaurou ? C’est comme ça, je me suis épanoui derrière à Rodez et à Châteauroux.
À Rennes, Bruno Genesio avait invité des psys à venir régulièrement à la Piverdière. Tu les as vus ?
Au début, ça ne m’attirait pas. Parfois, dire les choses, avoir des avis extérieurs, ça fait du bien. J’ai fait des séances avec la psy à Rennes, mais c’était plus travailler ma vision de jeu sur le terrain. Elle avait plein d’exercices qui pouvaient me rendre meilleur, ce n’était pas pour parler de ma vie. Être fermé, ce n’est pas la solution. On ne s’en rend pas compte, une carrière c’est dur, ça se construit. Ce n’est pas aussi simple que «?taper dans un ballon?».
Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, on sait vers qui les clubs vont se tourner. On ne regarde plus la qualité du joueur, mais son âge, la plus-value possible.
Flavien Tait
Après ton passage à Samsunspor en Turquie, tu as tenté cette saison un retour à Rodez que tu as quitté au bout de trois mois. Tu penses à la retraite ?
Oui, j’y pense. Aujourd’hui, le football n’est plus celui que j’apprécie. Je ne veux plus aller dans des projets où je ne vais pas prendre de plaisir. Ces dernières années, ça n’a pas trop marché, donc je me pose la question : est-ce que j’arrête ou je continue ? Je ne veux plus faire des choix par défaut, je sais ce que je veux et ce que je ne veux plus.
Tu n’as pas réussi à retrouver un peu de ce plaisir à Rodez ?
Non, Rodez, ça ne correspondait pas au football que je pratique. C’était un jeu direct, je suis milieu de terrain, tu m’as vu jouer au milieu à Rennes, j’ai besoin de ballons. Là, c’était trop direct, sans trop d’attaques placées, je n’ai pas aimé. Je n’étais pas compatible avec cette équipe, je m’en suis rendu compte après, c’est pour ça que j’ai pris la décision d’arrêter.
Tu as quand même eu beaucoup de pépins depuis quelques années. Tu pourrais encore assurer physiquement à ce niveau ?
Si ça joue au ballon, oui. Si ça balance sur 70 mètres, je n’en suis pas capable et je ne l’ai jamais été, même au top de ma forme. Après, il y a aussi cette tournure du foot qui est un business et avec l’impact des droits TV, ça fait mal à plein de clubs. Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, je n’ai même pas à te donner la réponse, on sait vers qui les clubs vont se tourner. Avant, il n’y avait pas autant de problèmes d’argent. Maintenant, un club va acheter un joueur en pensant à le revendre le plus cher possible pour continuer de vivre, d’exister. On ne regarde plus la qualité du joueur, on regarde son âge, la plus-value possible, et c’est tout.
C’est quelque chose qui t’éloigne du foot ?
Non, c’est la réalité des choses. Je regarde toujours autant de foot et ça restera ma passion. La vérité, c’est que peu de clubs s’appuient sur des joueurs d’expérience. J’ai eu des appels, mais je ne veux pas repartir n’importe où. Le mercato d’hiver, ce n’est pas le meilleur. Je préfère attendre cet été pour voir ce que je fais, aucune décision ne sera prise avant. Au moins, je peux aller aux 125 ans du Stade rennais. (Rires.)
Il y a une vie après le foot, des choses que tu redécouvres en étant à la retraite et qu’on ne fait pas quand on est footballeur. Aller au ski, par exemple !
Flavien Tait
Comment tu appréhendes la fameuse petite mort du footballeur ? Ça te fait peur ?
Pas du tout. Il faut savoir arrêter au bon moment, je vois beaucoup de joueurs qui forcent. Est-ce que le plaisir est toujours là ? Forcément, il y a la routine du terrain, du vestiaire, mais tu peux le combler par d’autres moments. Je ne me vois pas trop jouer en amateur, je prends des cours de padel en ce moment, j’adore. Rester dans le foot, ça ne me dérangerait pas. Coach, je ne pourrais pas, je n’ai pas la patience pour gérer un groupe professionnel, peut-être des jeunes… Recruteur, sinon… J’ai un bon œil pour voir les joueurs, c’est de l’instinct. J’aimerais bien tenter consultant aussi, débriefer un match et l’actu du foot, ça ne me dérangerait pas. En tout cas, il y a une vie après le foot, c’est ça que je veux dire. Il y a des choses que tu redécouvres en étant à la retraite, qu’on ne fait pas quand on est footballeur.
Qu’est-ce que tu as hâte de redécouvrir ?
Déjà, avoir ton propre rythme. C’est tout bête : prendre tes vacances en août comme tout le monde, aller manger au resto le jeudi ou le vendredi soir sans avoir à calculer ce que tu prends. Des plaisirs banals. Aller au ski, par exemple, à la montagne ! Aller à un concert qui se termine à minuit en pleine semaine quand t’es footballeur, c’est moyen, t’as entraînement le lendemain… Ce sont des petites choses sans calculs. Il y a aussi les moments de partage avec les proches, la famille : le nombre de fois où tu dis que tu peux pas et qu’il y a que le week-end de la trêve où t’es libre. La dépression à la retraite, ça arrive, mais ce manque, tu peux le combler, je pense.
Un deuxième joueur du Real Madrid aurait subi un examen médical erroné cette saison, après les révélations concernant Kylian Mbappé.
Il s’agit d’Eduardo Camavinga, qui souffre de blessures récurrentes depuis deux saisons.

L’affaire a suscité l’indignation en France, suite aux informations selon lesquelles Mbappé aurait initialement passé un examen au mauvais genou au Real Madrid en décembre. Le Français aurait ensuite disputé trois matchs supplémentaires avant que le problème ne soit correctement identifié. Mbappé a démenti publiquement ces allégations peu après.
Camavinga aurait également reçu un diagnostic erroné – selon un rapport.
De nouvelles informations concernant Camavinga ont fait surface en France. L’Équipe affirme qu’après sa sortie sur blessure contre l’Athletic Club le 3 décembre, Camavinga a passé un examen au genou gauche, alors que c’était le droit qui le faisait souffrir. Appelé pour le match suivant, il est resté sur le banc, toujours gêné. Malgré l’absence d’entraînement entre-temps, Camavinga a finalement été indisponible pendant deux semaines en raison d’une blessure au genou.
Le Real Madrid a procédé à des changements au sein de son staff médical peu après.
Ce n’est pas la première fois que le département médical du Real Madrid est sous le feu des critiques, le club lui-même s’inquiétant de la gestion des blessures ces deux dernières saisons. En janvier, le limogeage de Xabi Alonso s’est accompagné du retour d’Antonio Pintus à la tête du département physique. Auparavant, l’ancien médecin du club, Niko Mihic, avait également été rappelé en tant que conseiller.
Mbappé lui-même s’est rendu à Paris pour un deuxième avis médical concernant sa blessure au genou, tandis que Jude Bellingham et Antonio Rüdiger ont également fait le déplacement à Londres pour se faire soigner en février et mars. L’entraîneur Álvaro Arbeloa a précisé qu’ils étaient accompagnés par des membres du club à ce moment-là, mais cela n’a fait qu’accentuer la pression médiatique en Espagne, les Merengues étant susceptibles d’en faire davantage pour préserver la forme physique de leurs joueurs.
Désiré Doué a permis à l’équipe de France d’ouvrir le score contre la Colombie, ce dimanche 29 mars au Northwest Stadium (Landover). Le tout premier but avec les Bleus du joueur du PSG, qui s’est même offert un doublé peu avant l’heure de jeu.

Jour de première pour Désiré Doué. L’ailier du PSG a permis à l’équipe de France d’ouvrir le score face à la Colombie, ce dimanche 29 mars au Northwest Stadium (Landover), et débloqué son compteur avec les Bleus.
La toute première fois qu’il est décisif avec les Bleus
À l’affût à l’entrée de la surface, à la demi-heure de jeu, le joueur formé au Stade Rennais a repris en première intention du pied droit. Sa frappe a été déviée dans son propre but par le défenseur de Crystal Palace, Daniel Muñoz. La toute première fois que Doué était impliqué sur un but avec l’équipe de France, lui qui honore ce dimanche sa sixième sélection.
Le Parisien s’est même offert un doublé en contre : peu avant l’heure de jeu (56’), il a été trouvé au second poteau par Marcus Thuram et a ajusté Álvaro Montero en une touche du pied droit, à ras de terre.
Une prestation remarquée et bienvenue, alors que le Parisien lutte pour s’imposer dans le onze de Didier Deschamps, à deux mois et demi du début de la Coupe du monde 2026. Le sélectionneur, qui aligne une équipe remaniée face aux Cafeteros, lui avait préféré Hugo Ekitike lors de la victoire contre le Brésil jeudi (2-1). L’attaquant de Liverpool avait lui aussi marqué.
Arrivé au Real Madrid à l'été 2021, Eduardo Camavinga peine à s'imposer comme un titulaire indiscutable. Le Français pourrait même être poussé vers la sortie cet été.
Nico Paz est annoncé comme un renfort potentiel pour la saison prochaine du Real Madrid, une arrivée qui pourrait fragiliser la position d’Eduardo Camavinga au sein de l’effectif.
Brillant sous les couleurs de Côme, le jeune Argentin devrait faire son retour à Madrid, selon les informations de Marca. Grâce à une clause de rachat incluse dans son contrat, le club madrilène envisagerait de le récupérer dès cet été pour seulement 9 millions d’euros.
Une opération particulièrement avantageuse, surtout au regard de la valeur actuelle du joueur et de l’intérêt qu’il suscitait : Tottenham aurait notamment été prêt à débourser jusqu’à 70 millions d’euros l’été dernier.
Un retour stratégique pour renforcer le milieu madrilène
Estimé à 65 millions d’euros par Transfermarkt, le milieu de terrain de 21 ans est pressenti pour intégrer l’entrejeu du Real Madrid la saison prochaine. Malgré des rumeurs évoquant un possible intérêt de l’Inter Milan, le club espagnol semble déterminé à faire de Nico Paz l’un des éléments clés de son futur projet sportif.
Transféré par Rennes à Al-Hilal pour 30 millions d’euros l’été dernier, Kader Meïté vit une aventure pour l’instant contrariante en Arabie Saoudite. Le jeune attaquant de 18 ans l’avoue, il a mis beaucoup de temps à accepter un départ de son club formateur.
Auteur d’un bon début de saison sous les ordres d’Habib Beye avec le Stade Rennais, Kader Meïté affichait des statistiques très correctes pour un jeune attaquant remplaçant de 18 ans. Avec 3 buts et 2 passes décisives, le natif de Créteil s’imposait comme une vraie solution dans la rotation derrière les titulaires Esteban Lepaul et Breel Embolo. Malgré un temps de jeu intéressant, Kader Meïté a finalement quitté la Ligue 1 au mercato hivernal. Contre toute attente, le jeune attaquant d’1m93 a pris la direction de l’Arabie Saoudite dans le cadre d’un transfert colossal à 30 millions d’euros.
Un départ pour la Saudi Pro League si jeune a étonné de nombreux observateurs. Interrogé par L’Equipe, Kader Meïté a reconnu à ce propos qu’il avait longuement hésité avant de prendre cette destination d’autant qu’initialement, l’international espoirs ivoirien souhaitait rester en Bretagne. « Il y avait déjà eu une approche l'été dernier et puis à la fin de l'année quand je ne jouais pas trop, il y a eu des discussions avec mon entourage. J'en ai parlé avec ma famille et nous avons décidé d'avancer. De base, je voulais rester à Rennes puis certaines choses se sont passées et j'ai décidé d'ouvrir la porte. Il y avait aussi d'autres clubs mais Al-Hilal a eu les mots pour me convaincre » a lancé Kader Meïté au quotidien national avant d’expliquer les raisons de son choix.
De base, je voulais rester à Rennes
- Kader Meïté
« Parce que le projet qui m'a été présenté m'a donné envie et parce que je me suis dit que c'était une bonne étape pour poursuivre mes objectifs. Les gens disent que c'est uniquement financier, évidemment que cela rentre en ligne de compte parce que ce choix a aussi du sens pour ma famille. Mais c'est très réducteur. Je ne vais pas essayer de convaincre les gens mais Al-Hilal est un grand club qui doit tout gagner, tout le temps, avec de grands joueurs et un grand coach. Maintenant, c'est à moi de montrer que c'était la bonne décision » s’est justifié Kader Meïté. L’ancien attaquant rennais espère désormais que son aventure en Arabie Saoudite ira en s’améliorant. Pour l’instant, il n’a pris part qu’à deux rencontres, pour un bilan famélique de 0 but et 0 passe décisive.
Depuis qu'il a raccroché les crampons, l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France a littéralement disparu des radars médiatiques. Pourtant, une récente apparition publique impromptue a prouvé que sa cote d'amour restait totalement intacte auprès des supporters.
Depuis la fin de sa carrière professionnelle, Yoann Gourcuff cultive une discrétion absolue. Retiré en Bretagne à Ploemeur, l’ancien prodige du football français s’épanouit désormais dans son rôle de père au foyer, loin du tumulte médiatique, se contentant de quelques échanges sur les courts de tennis amateurs. On ne le voit quasiment plus dans la sphère publique, l’homme fuyant les caméras avec la même agilité qu’il esquivait les tacles adverses sur le pré. Cependant, il existe des événements hautement symboliques où une apparition s’impose presque comme une évidence. Récemment, l’ex-international s’est invité à l’un de ces rendez-vous exceptionnels, où il a eu droit à une magnifique surprise.
Le grand retour au Roazhon Park
C’est à l’occasion des festivités grandioses célébrant les 125 ans de son club formateur que le mystère s’est dissipé. Dimanche dernier, Yoann Gourcuff a fait son grand retour au Roazhon Park du Stade Rennais. Si le match de Ligue 1 face au FC Metz s’est soldé par un triste nul (0-0), l’ambiance en tribunes était incandescente. Cortège bruyant de 1 500 supporters mené par le Roazhon Celtic Kop, déploiement d’un tifo géant sur trois tribunes, et présence du propriétaire François-Henri Pinault : le décor était planté pour accueillir dignement la centaine d’anciennes gloires invitées pour l’occasion.
Au milieu de figures historiques telles que Sylvain Wiltord, Bernard Lama ou encore Kader Mangane, la présence de l’ancien milieu offensif a particulièrement marqué les esprits. Loin de faire de la simple figuration, celui qui a fait ses débuts professionnels sous les couleurs bretonnes entre 2003 et 2006 a joué un rôle actif lors de cet anniversaire. Il est notamment descendu sur la pelouse pour remettre en personne des maillots collectors aux trois supporters lauréats du concours du « Onze de légende ». Un geste fort qui l’a replacé, l’espace d’un instant, au cœur battant de l’histoire de l’institution rouge et noire.
Gourcuff, une cote de popularité intacte
Fidèle à sa ligne de conduite, Yoann Gourcuff n’a accordé aucune interview fracassante ni cherché à faire le buzz lors de cet événement. Mais cette réserve naturelle n’a fait que décupler l’affection du public à son égard. Chaleureusement acclamé par la foule, l’« enfant du club » a pu mesurer à quel point sa cote de popularité restait immense auprès des fans rennais. Une parenthèse nostalgique et un hommage vibrant qui ont largement compensé la morosité de la rencontre sportive, prouvant que la trace laissée par le meneur de jeu reste indélébile en Bretagne.
Sans équipementier jusqu’à présent, Désiré Doué devrait signer un joli contrat avec Nike dans les prochaines semaines.
Meilleur joueur de la finale de la Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et l’Inter Milan en mai dernier, Désiré Doué devrait bientôt corriger une anomalie.
Actuellement sans contrat d’équipementier, l’ancien prodige du Stade Rennais est en négociations avancées avec Nike, qui équipe par ailleurs le PSG et l’équipe de France.
Selon les informations de Fabrice Hawkins, journaliste pour RMC, un accord est proche d’être trouvé entre la marque à la virgule et Désiré Doué.
« Desiré Doué et Nike se rapprochent d’un accord mais rien n’est signé pour le moment. Si l’opération va au bout Désiré Doué va toucher plus de 3 millions d’euros annuel. Nike veut en faire l’un des visages de la marque » a publié le spécialiste du Paris Saint-Germain et de l’équipe de France pour la radio. Si Nike peut donc se réjouir de récupérer prochainement Désiré Doué dans son écurie, la marque à la virgule doit être vigilante à ne pas perdre Kylian Mbappé. Car les négociations entre les deux parties pour une prolongation peinent à aboutir à un accord, toujours selon le journaliste de la radio.
Nike galère pour prolonger Mbappé
« Négociations toujours en cours entre Nike et Kylian Mbappé. D’après un proche du dossier, aujourd’hui il y a un « écart énorme » entre les prétentions du champion du monde et la proposition de Nike. Comme expliqué, plusieurs marques, dont Under Armour souhaitent collaborer avec Kylian Mbappé en fin de contrat cet été avec Nike » détaille Fabrice Hawkins. La marque qui équipe l’équipe de France va donc devoir redoubler d’efforts pour conserver Kylian Mbappé dans ses rangs, pour qui les négociations sont vraisemblablement plus délicates que celles, quasiment bouclées, avec Désiré Doué. Notons que du côté du Parisien, on confirme la signature imminente du contrat entre Doué et Nike, mais on évoque un montant inférieur à celui avancé par RMC.
Ouest-France et TVR vous ont proposé depuis un mois de voter pour votre équipe type du Stade Rennais au XXIe siècle. Ce lundi 16 mars, nous vous dévoilons le résultat de cette consultation avec des votes qui ont été très serrés à certains postes.
Il est toujours intéressant de prendre un peu de hauteur sur l’immédiateté du résultat pour apprécier tout ce que l’on voit depuis des années au Stade Rennais.
Le quart de siècle qui vient de s’écouter, de 2000 à 2025, a été riche en émotions, en participations aux Coupes d’Europe et en grands et beaux joueurs qui ont porté le maillot rouge et noir. C’était le cadre de la consultation que Ouest-France et TVR vous ont proposé pendant un mois : définir les joueurs les plus marquants de cette période, pas sur leur simple talent mais sur ce qu’ils ont apporté au club, le tout dans le système le plus courant de l’ère moderne (4-3-3).

À ce petit jeu, sept des onze joueurs présents dans votre onze du XXIe siècle ont été plébiscités avec plus de 50 % des voix, et ce malgré un large choix à chaque poste.
Dans l’ordre des résultats, Alexander Frei (85 %) et Benjamin Bourigeaud (79 %) sont les mieux élus et c’est logique : le premier a marqué toute une génération, malgré un passage relativement court, et le second représente la gagne, la fidélité à Rennes et une forme de proximité avec les supporters.
Match très serré entre Terrier et Monterrubio
En défense centrale, Nayef Aguerd sort lui aussi du lot (65 %). Joueur élégant, il était le leader de défense de la meilleure équipe rennaise du quart de siècle. Petr Cech (57 %), Benjamin André (57 %) et Kim Källström (56 %) sont vos titulaires à leur poste. Le portier tchèque s’inscrit dans la même lignée que Frei, tant son court passage a marqué les fans. André était le capitaine de l’équipe qui a remporté la Coupe de France 2019, et le milieu suédois est un symbole de technique et de classe.
Votre cœur a un peu plus balancé au poste de latéral droit, même si Hamari Traoré (55 %) termine assez loin devant Romain Danzé (35 %), qui avait pourtant remporté la consultation lancée par le Stade Rennais.
Le match le plus serré s’est concentré entre Martin Terrier (49 %), qui a sans doute réalisé la plus belle saison d’un joueur sous le maillot rennais en 2021-2022 (21 buts), et Olivier Monterrubio (46 %), resté dans le cœur des plus de 40 ans pour son duo avec Frei en début des années 2000.

En défense centrale, Kader Mangane (26 %) accompagne Aguerd, mais cela s’est joué à quelques voix près avec Edson Mexer (25 %), dans une hiérarchie difficile à établir.
Ramy Bensebaini (48 %), joueur technique et autre vainqueur de 2019, complète le onze en battant Adrien Truffert (37 %). Enfin, Yoann Gourcuff (43 %) est votre deuxième choix au milieu, dans un secteur où de nombreux joueurs ont récupéré des voix. Le maestro, donc l’impact à Rennes est mesuré, récolte sans doute les fruits de son immense talent.
Au final, cette équipe a une fière allure, et il faudra que les prochains joueurs du SRFC soient sacrément costauds pour aller détrôner l’un de ces onze membres de votre équipe type.
Les résultats (près de 5 000 votants)
Gardien
Latéral droit
Défenseurs centraux (deux choix)
Latéral gauche
Milieu défensif
Milieux relayeurs (deux choix)
Ailier droit
Ailier gauche
Attaquant
Joueur emblématique du championnat de France rendu célèbre avec ses célébrations, Toifilou Maoulida est désormais entraineur des U17 du FC Metz. L’ancien joueur était en charge de son équipe ce dimanche lors d’un match de championnat face à Torcy.

Selon L’Equipe, pendant le match, l’attaquant passé par Bastia, l’OM, Metz ou Montpellier a été victime d’un malaise et s’est effondré. La scène s’est déroulé durant la première mi-temps. Les pompiers sont intervenus pour l’emmener à l’hôpital, alors que Maoulida avait retrouvé ses esprits.
« Il était conscient mais avait du mal à parler. Il n'y a pas eu de problème cardiaque qui nécessitait une prise en charge rapide. Les pompiers l'ont pris en charge et l'ont transporté à l’hôpital », a fait savoir un dirigeant de l’équipe francilienne à L’Equipe. Pour le moment, aucune autre information n’est parvenue sur l’état de santé de l’ancien attaquant.
Joueur emblématique du Stade Rennais, Romain Danzé se replonge dans ses souvenirs pour départager les maillots marquants dans l’histoire récente du club, qui fête ses 125 ans cette année.
Alors que le Stade Rennais a dévoilé cette semaine un maillot collector pour célébrer ses 125 ans, Romain Danzé (376 matches officiels chez les professionnels avec le SRFC de 2006 à 2018) évoque ses souvenirs avec les différents maillots portés durant sa carrière.
Parmi tous les maillots du Stade Rennais que vous avez portés, et les plus récents, y en a-t-il un que vous aimez plus particulièrement ?
De ma période de joueur, je me suis attaché à garder un maillot chaque année en souvenir. J’aimais bien le maillot bicolore, scindé en deux à la verticale, à l’époque d’Ola Toivonen et Paul-Georges Ntep (saison 2014-2015). Le maillot Odorico aussi, évidemment, qui était assez symbolique (lors de la saison 2020-2021, pour les 120 ans du Stade Rennais, le club avait conçu un maillot hommage à Isidore Odorico, joueur puis président dans la première moitié du XXe siècle, avec un style mosaïque). C’était le début du travail avec Puma pour avoir des symboles de la ville ou de la région. Et je pense que c’est un maillot qui a aussi été apprécié par les supporters.
Et pour ce qui est maillots pour la Coupe d’Europe ?
Je ne vais pas faire plaisir à nos partenaires mais ce qui est bien avec les maillots Coupe d’Europe, c’est que le sponsor est plus petit et discret. Ça donnait un côté un peu plus simple au maillot, que j’aimais pas mal.
Les maillots third (troisièmes maillots d’un club) font souvent débat auprès des supporters. Vous ont-ils marqué au Stade Rennais ?
J’ai le souvenir d’avoir joué avec des maillots bleus, à l’époque d’Airness (ancien équipementier du club), un maillot rose (saison 2011-2012). À Belgarde (en 2011), on avait joué avec un maillot un peu turquoise. L’histoire disait que c’était Salma Hayek qui avait designé le maillot, je ne sais pas si c’est vrai ou pas ! Il y a un thème à aborder avec les maillots très originaux qui ont été faits pour le Stade Rennais, parce que l’on a eu des couleurs un peu bizarres, mais plutôt sympas aussi finalement (rire). Mais c’était plus à valeur marketing qu’autre chose.
À 44 ans, Gaël Danic, ancien joueur pro notamment passé par Rennes, Valenciennes, Lyon ou même Bastia, n'a pas renoncé à jouer à sa passion. Il s'offre une "seconde jeunesse" sous les couleurs de l'US Grégorienne, club de Régional 2. Un retour au source qui force le respect en Bretagne.

Alors qu'il semblait avoir définitivement rangé les crampons en 2021 après une dernière partie de plaisir à l'US Saint-Malo (National 2), le français a surpris le football amateur breton en replongeant dans le football l'été dernier. Comme rapporté par nos confrères du Télégramme , l'ancien Lyonnais a décidé de relever un ultime défi à Saint-Grégoire, en Ille-et-Vilaine, loin des projecteurs de la Ligue 1.
De la Ligue des Champions avec l'OL aux stades de Régional 2
Celui qui a connu les ambiances de la Ligue des Champions avec l'Olympique Lyonnais retrouve aujourd'hui le parfum des stades de Régional 2. "Ce qui est super, c’est sa mentalité, on ne dirait pas qu'il compte 500 matchs en pro", souligne l'article pour décrire l'intégration de l'ancien Valenciennois. À Saint-Grégoire, Danic ne vient pas en pré-retraite, mais avec "l’enthousiasme de ses débuts".
Ce dimanche à 15h, l'US Grégorienne (R2) s'apprête à défier le Stade Pontivyen (R1) pour un 8e de finale de Coupe de Bretagne qui s'annonce électrique. Un match qui prouve que l'ancien professionnel a encore faim de titres et de parcours épiques, même au niveau régional. Le club est d'ailleurs 4e de sa poule de Régional 2 avec 11 points de retard sur les leaders du FC Dinard.
"Compétiteur dans l’âme, il retrouve dans le football amateur l’enthousiasme de ses débuts", précise le portrait dressé par le média local. Un état d'esprit qui insuffle une dynamique positive à tout le vestiaire grégorien. Son parcours, qui l'a mené des sommets de l'élite aux terrains de R2, sert aujourd'hui d'exemple de longévité. Pour l'US Grégorienne, pouvoir compter sur une telle expérience est un luxe qui pourrait faire la différence dans la quête d'un exploit en coupe ce week-end. Une chose est sûre, à 44 ans, le gaucher prouve que la passion du jeu ne connaît aucune limite d'âge.
Aujourd’hui, il ne faut plus seulement jongler avec le cuir, mais aussi avec les différents business. Un jeu auquel Désiré Doué se prête volontiers. Selon L’Équipe, le Golden Boy 2025 a déposé plusieurs marques à son nom, telles que Dez, DD14, Desire Gifted et Juste Doué afin d’anticiper la suite et de gérer l’exploitation commerciale de sa personne.

L’ancien Rennais suit désormais les pas de la nouvelle génération de footeux comme Cole Palmer, lui aussi détenteur de sa franchise depuis janvier dernier.
Une valeur marchande croissante
Arrivé au PSG en 2024, le gamin gagne petit à petit sa place dans l’effectif de Luis Enrique. Si Doué est aujourd’hui scruté de toute part, c’est aussi parce qu’à l’aube de ses 20 piges, il a claqué un doublé et une passe dé en finale de Ligue des champions face à l’Inter le 31 mai dernier (5-0). Le natif d’Angers est devenu le feu follet par excellence de l’effectif parisien malgré des perf’ irrégulières. Et ça, ça en jette lorsqu’il s’agit d’amasser des ronds.
À deux doigts de demander à son frère Guéla de changer de blase.
Le Bayer Leverkusen affirme officiellement compter sur son attaquant malgré les rumeurs persistantes de départ imminent.
Le joueur a marqué l’histoire du Stade Rennais avec 51 buts inscrits en 141 matchs disputés.
Le nom de Martin Terrier circule à nouveau avec insistance dans l’environnement du football français. Des rumeurs suggèrent que des pions avancent concrètement pour préparer son avenir dès l’été prochain. Bien que le club allemand affiche une position ferme, les coulisses du marché des transferts s’activent déjà intensément autour de l’attaquant.
Transféré en 2024 pour un montant de 25 millions d’euros, le joueur est lié au Bayer Leverkusen jusqu’en 2029. Son aventure en Bundesliga a toutefois été ralentie par une grave blessure au tendon d’Achille contractée en janvier 2025. Malgré ce coup d’arrêt physique, il a réussi à inscrire 5 buts en 20 rencontres cette saison.
L’attaquant de 29 ans a laissé un souvenir impérissable en Bretagne grâce à son efficacité devant le but. Entre 2020 et 2024, il s’est imposé comme un leader offensif incontournable du collectif rennais. Sa saison exceptionnelle à 21 buts en Ligue 1 reste gravée dans la mémoire des supporters du club breton.
Le LOSC avait déjà manifesté son intérêt pour un retour lors du précédent mercato d’hiver. Si le club nordiste reste attentif, le Stade Rennais demeure une destination de cœur pour l’ancien Lyonnais. Cette situation contractuelle et sportive pourrait provoquer des mouvements stratégiques majeurs durant la prochaine période estivale de recrutement.
Le club allemand martèle publiquement son intention de conserver son joueur offensif pour la suite du projet. Néanmoins, les discussions informelles semblent indiquer une réalité différente derrière les portes closes. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer l’issue de ce dossier qui passionne déjà les observateurs et les fans.
Sept ans après sa chevauchée fantastique pour fêter la Coupe de France 2019 remportée par le Stade Rennais face au PSG, l’ancien gardien rouge et noir Tomas Koubek continue de faire parler de lui.

Revenu en République tchèque à l’hiver 2025 après cinq ans et demi passés à Augsbourg, le trentenaire garde désormais les cages du Slovan Liberec. Ce week-end, lors d’un match face aux Bohemians 1905 (0-0), il a offert un moment insolite dans le petit stade de Dolícek, à Prague.
Sur une passe en retrait délicate, le gardien n’a pas tergiversé. Il a donné un grand coup de pied pour éloigner le danger. loin, très loin. La balle a tranquillement survolé la tribune, la rue qui borde le stade… avant d’atterrir directement sur le balcon au troisième étage d’un immeuble situé en face. Malgré la puissance du tir, la fenêtre a bien résisté.
On ignore encore si le propriétaire du balcon a rendu le ballon ou s’il l’a gardé comme souvenir.Mais une chose est sûre : Tomas Koubek a peut-être signé là le dégagement le plus… spectaculaire de la saison.