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Rennes ne compte pas le laisser partir facilement et demanderait entre 50 et 60 millions d’euros, alors qu’il avait été recruté pour environ 15 millions il y a un peu plus d’un an.
Pour le moment, aucune offre officielle n’a été faite, mais le dossier pourrait rapidement s’animer avant le mercato d’hiver.
Est-ce que Lepaul vaut vraiment 60 millions d’euros ? Et le PSG a-t-il vraiment besoin d’un nouvel attaquant à ce prix ?
Charles Compagnon est un habitué des tribunes du Stade Rennais. Leader de l’opposition rennaise, il avait fait campagne lors des dernières municipales sur la construction d’un grand stade, contrairement à la maire de Rennes, Nathalie Appéré, favorable à l’agrandissement du Roazhon Park.

Six mois après le scrutin, l’élu n’a pas sifflé la fin de la partie. Avec son mouvement Vivre Rennes et Carole Gandon, il veut organiser un débat public avec supporters, riverains, commerçants, acteurs économiques et spécialistes des enceintes sportives.
Ces dernières semaines, Nicolas de Tavernost, président du conseil d’administration du Stade Rennais, a réaffirmé la volonté du club et de la famille Pinault d’investir dans une nouvelle enceinte et de "rediscuter avec la mairie". La mairie Nathalie Appéré reste, elle, sur une autre ligne de défense : celle de l’extension du Roazhon Park. Pour Charles Compagnon, son projet reste celui défendu pendant la campagne : créer à la Barre-Thomas un véritable "quartier des stades", autour d’une enceinte susceptible d’accueillir le Stade Rennais, mais également des manifestations sportives, culturelles et de grands concerts. "Ce n’est pas juste un stade. Ce sera un équipement susceptible d’accueillir concerts et grands événements", explique Charles Compagnon.
Encore faut-il trouver la place! Charles Compagnon continue de défendre le secteur de la Barre-Thomas, où il assure qu’il resterait suffisamment de foncier. "Il y a encore, à ma connaissance, plus de dix hectares disponibles sur ce site pou une enceinte d’environ 40 000 places et ses équipements annexes", explique l’élu. «Affirmer que le site ne permettrait pas un tel projet sans avoir mené d’études relève de l’intoxication", ajoute-t-il, un brin agacé.
Le sujet est balayé d’un revers de manche par Nathalie Appéré
Plutôt que de rester dans un face-à-face avec la majorité municipale, Vivre Rennes veut désormais porter le dossier dans le débat public. Le mouvement entend réunir supporters, riverains, commerçants, acteurs économiques, spécialistes et opposants au projet, lors de tables rondes ou d’ateliers. Les responsables du Stade Rennais pourraient eux aussi être conviés. "Pour faire avancer un projet, il faut des contradicteurs", explique Charles Compagnon. "C’est la meilleure manière de confronter argument contre argument, projet contre projet", explique Charles Compagnon.
Pour le leader de l’opposition, cette confrontation des points de vue ne serait d’ailleurs pas purement formelle. Il en veut pour preuve une denier rencontre avec des restaurateurs et patrons de bars du secteur de la route de Lorient, initialement hostiles au projet. "Ils étaient contre le grand stade", explique Charles Compagnon. Après avoir découvert l’ensemble du projet de "quartier des stades", certains auraient, selon lui, changé de regard. "Ils ont compris qu’au lieu de travailler tous les quinze jours, ils allaient non seulement travailler toutes les semaines, mais toute l’année avec de grands rendez-vous sportifs et culturels.", explique Charles Compagnon.
Reste toutefois une question que ce futur débat ne pourra pas éluder : celle de la dépollution de la Barre-Thomas. Le passé industriel du site pourrait peser lourd dans sa reconversion et dans le coût d’une éventuelle opération. Quelle serait l’ampleur des travaux nécessaires ? À qui incomberait la dépollution ? Et surtout, qui devrait payer ? Autant d’interrogations qui devront être levées avant d’imaginer la construction d’une nouvelle enceinte et de son accès. Rennes Infos Autrement avait déjà consacré une enquête à ce point sensible du dossier : "Nouveau stade : la dépollution de la Barre-Thomas bloque-t-elle tout ?"
Rennes conteste la décision de la LFP de faire jouer le match retour contre le PSG au Parc des Princes après l'inversion de l'aller en raison d'une pelouse défectueuse au Parc.

Selon nos informations, le Stade Rennais a saisi, vendredi, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour contester la décision de la LFP qui l'oblige à se déplacer à Paris pour le match retour face au PSG après l'inversion de l'aller. Prévue au Parc des Princes, cette rencontre aller n'a pas pu s'y jouer, la canicule ayant endommagé la pelouse de l'enceinte parisienne.
Rennes a accepté de recevoir au Roazhon Park (2-2, le 23 août), mais aurait voulu accueillir également le match retour pour le compte de la 23e journée de L1, le week-end du 6 mars. Le 28 août, la commission des compétitions de la LFP n'a pas suivi cette requête et a acté l'inversion des rencontres entre le PSG et Rennes, tout en infligeant une amende de 150 000 euros au club parisien pour avoir été dans l'incapacité de présenter une pelouse jouable lors de la première journée de L1.
Le CNOSF a un mois pour convoquer les deux parties
Pour défendre ses intérêts, Rennes vient donc de saisir le CNOSF, qui va réexaminer le dossier et formuler un avis. La LFP aura alors le loisir de suivre ou pas sa recommandation. Dans cette affaire, Rennes estime être lésé après avoir accepté de s'organiser en quatre jours pour recevoir le PSG et décevoir ses supporters en vacances, en pensant que ça ne changerait rien au match retour, prévu au Roazhon Park. Le club rennais estime également que si le PSG est condamné à une amende, c'est bien parce qu'il n'a pas rempli ses devoirs. Et qu'il n'y a donc pas de raison que Rennes soit contraint de se déplacer en mars à Paris.
Le club breton réfute aussi l'idée de la "circonstance exceptionnelle" invoquée par le PSG en raison de la canicule de cet été. Il considère au contraire que les épisodes de chaleur ne peuvent pas être assimilés automatiquement à une circonstance exceptionnelle exonérant Paris de la responsabilité de l'organisation de son match. D'autant que le PSG aurait très peu prospecté pour trouver une solution de repli. Enfin, Rennes met en avant le désavantage de devoir disputer plusieurs matches d'affilée à l'extérieur fin février-début mars (OM, PSG, Le Mans), hors éventuel rendez-vous en Coupe de France ou en Ligue Europa.
Du côté de la LFP, on estime que tous les clubs doivent jouer autant de matches à domicile qu'à l'extérieur et qu'il est donc logique que si l'aller a été inversé, le retour le soit aussi. Tout en rappelant que Rennes aurait pu refuser l'inversion du match aller, qui aurait alors été reporté. Le CNOSF a un mois pour convoquer les deux parties avant de rendre son avis.
FanXP poursuit l’élargissement de son écosystème de solutions digitales en faisant l’acquisition de StadiumGO, plateforme spécialisée dans le covoiturage événementiel. Ce rapprochement donne naissance à goxp, un hub en marque blanche conçu pour simplifier l’ensemble du parcours des spectateurs, de la préparation de leur déplacement jusqu’à leur installation dans l’enceinte. Romain Lauvergnat, Cofondateur de StadiumGO, et Thomas Kouck, Président de FanXP, détaillent pour Ecofoot les ambitions de cette alliance.

Comment le rapprochement entre FanXP et StadiumGO s’est-il construit ? À quand remontent les premières discussions ?
Thomas Kouck : Les premières discussions avec StadiumGO remontent à douze mois. À l’origine, StadiumGO n’était positionné que sur le covoiturage. Un sujet qui nous intéressait chez FanXP, sans nous convaincre d’investir : il nous semblait trop éloigné de notre cœur de compétences. Mais en échangeant, une évidence s’est imposée : la journée d’un fan ne s’arrête pas au billet et à l’entrée du stade. La sortie, le retour, toute la fin de journée comptent tout autant. La mobilité et l’accessibilité ne sont pas des sujets périphériques, ils sont au cœur de l’expérience. Nous avons partagé cette conviction avec StadiumGO, qui l’a immédiatement faite sienne. Aller loin dans le rapprochement s’est alors imposé comme la seule manière d’adresser pleinement cette ambition.
Romain Lauvergnat : Lors de nos premiers échanges en août 2025, Olivier et moi avons rapidement été convaincus par deux choses : le fit humain avec Thomas et Dang et l’expertise sectorielle de FanXP qui couvrait déjà un large panel de thématiques dans l’univers de l’expérience fan. Sans avoir une idée précise des pistes de collaboration existantes au départ, la discussion s’est poursuivie et le mélange de notre expertise sur la mobilité combiné à la vision globale de FanXP a façonné la vision qui a donné quelques mois plus tard naissance à cette alliance et ce nouveau produit goxp, dans lequel notre savoir-faire historique du covoiturage trouve naturellement sa place.
Avec goxp, vous souhaitez dépasser le seul covoiturage… Quel sera le modèle économique de cette solution ? Comment sera-t-elle commercialisée aux organisateurs ?
Romain Lauvergnat : goxp est un hub de mobilité et d’accessibilité qui accompagne le spectateur avant, pendant et après l’événement en transformant chaque interaction en donnée qualifiée et en revenus additionnels. Pour rendre ça possible, on a segmenté l’expérience fan en trois parties distinctes mais complémentaires :
* Venir au stade : Calcul d’itinéraires en temps réel, intégration du covoiturage, diffusion d’alertes en direct (accès, circulation)…
* Autour du stade : Points d’intérêt à proximité, fan zones et animations, plan du site et accès…
* Dans le stade : Accès publics (VIP, PMR…), buvettes, boutiques, services et offres exclusives
Une base de contenu personnalisable qui ne cessera de s’enrichir pour étoffer le panel de services disponibles et s’adapter au mieux selon les contraintes spécifiques d’un organisateur. Conçu en marque blanche, le hub s’intègre simplement dans l’écosystème digital du client (billetterie, site web, application mobile).
La commercialisation du service, basée sur un abonnement flexible avec différents niveaux d’options, facilitera la pénétration du marché en permettant à un large panel d’organisateurs de pouvoir le mettre en place et continuer d’améliorer l’expérience de ses spectateurs.
Thomas Kouck : Aujourd’hui, l’accessibilité aux événements est trop souvent vécue avec anxiété par le fan. Notre ambition est de transformer cette anxiété en attention positive. Pour le fan d’abord, qui bénéficie d’une expérience enrichie et d’un service entièrement dédié. Pour nos clients ensuite, qui retrouvent des fans dans de bien meilleures dispositions et un contexte nettement plus favorable pour valoriser des services complémentaires au ticketing. C’est également la possibilité de favoriser un quotidien plus inclusif : notamment l’accessibilité des personnes à mobilité réduite, qui exige un traitement spécifique via une plateforme parfaitement adaptée, ainsi que, côté organisateurs, des outils dédiés.
Travaillez-vous déjà sur des synergies avec les autres solutions de la galaxie FanXP ?
Thomas Kouck : Oui, sans réserve. Intégrer chaque société que nous rachetons est un objectif prioritaire. StadiumGO a été incorporé immédiatement, physiquement : les équipes ont rejoint nos bureaux. Notre logique est claire : chaque filiale reste exclusivement concentrée sur son expertise et son produit, tandis que FanXP opère l’ensemble des fonctions support, administratives, commerciales, marketing. Les synergies s’installent ainsi très vite. Côté produit, nos équipes accompagnent les expertises et intègrent les spécificités techniques de notre écosystème. C’est déjà une réalité. Nous avançons vite, et nous déploierons rapidement un produit pensé nativement pour tirer parti de ces synergies.
Romain Lauvergnat : Dès notre arrivée dans le courant de l’été, on a senti la dynamique du groupe qui a un avantage dont rêvent tous les entrepreneurs, celui de pouvoir être focus à 100% sur ce qui compte : le produit, le commercial, et l’accompagnement de nos clients. On a d’ailleurs reçu un accueil chaleureux des équipes et, dès les premières semaines, commencé à travailler à leurs côtés pour avancer sur le développement de goxp et profiter pleinement des expertises internes. La réflexion du développement produit prend également en compte les interactions potentielles avec d’autres solutions du groupe, facilitant ainsi le déploiement chez certains de nos clients communs.
Quelle organisation allez-vous mettre en place ? Les collaborateurs de StadiumGO seront-ils intégrés aux équipes de FanXP ? Comptez-vous recruter pour goxp ?
Thomas Kouck : Oui, l’ensemble des collaborateurs de StadiumGO sont intégrés. L’entité rejoint le groupe et bénéficie du savoir-faire de FanXP, tout en conservant son indépendance, sa vélocité et sa capacité à innover là où le groupe n’irait pas de lui-même. C’est un équilibre subtil, et c’est précisément ce que nous recherchons : la solidité des fonctions support d’un groupe, la liberté d’innover d’une structure agile. Quant aux recrutements, la réponse est oui, sans hésitation. goxp a de réelles ambitions ; si elles se concrétisent, et nous le croyons, elles appelleront un plan de développement qui passera par des recrutements. Pour accompagner la croissance, et surtout pour garantir la qualité de service.
Romain Lauvergnat : Après 7 ans à développer StadiumGO avec notre équipe, les discussions nous ont confirmé que FanXP pourrait nous permettre de continuer l’aventure en étant plus forts, plus structurés, et en bénéficiant de l’historique du groupe avec les différents acteurs du marché. Toute l’équipe se sent déjà pleinement intégrée et travaille activement avec les différentes entités du groupe, qui a pour habitude de la transversalité des sujets, ce qui en fait une vraie force au quotidien pour avancer efficacement. Par la suite, la croissance de goxp dictera la trajectoire de recrutement à adopter pour continuer d’accompagner nos clients.
Quels objectifs vous fixez-vous pour goxp sur deux ou trois ans ?
Romain Lauvergnat : L’ambition est grande et les objectifs nombreux, mais étant actuellement dans la phase de lancement et la mise à disposition de ce nouveau service sur le marché, on reste surtout focus sur la période actuelle. Pour ça, on a travaillé cet été à la co-construction de l’offre aux côtés de nombreux organisateurs, nous permettant de lancer le produit dans le courant du mois de septembre avec déjà une dizaine d’acteurs à nos côtés. La principale mission réside dans notre capacité à faire adopter goxp comme étant le nouveau standard en matière de mobilité et d’accessibilité à un événement, un sujet trop souvent mal maîtrisé.
Thomas Kouck : Les objectifs sont ambitieux. Mais avant les perspectives à 3 ans, il y a la réalité d’aujourd’hui. Et nous sommes très impressionnés de voir que goxp a déjà signé plus de 10 contrats pour son lancement. C’est la preuve que le besoin est réel, clairement identifié, et que notre vision produit comme notre stratégie sont, à ce stade, pleinement confirmées.
Plutôt fluet à la base, le prolifique buteur rennais, qui se déplace à Angers ce dimanche (17 h 15), s'est étoffé physiquement en suivant un programme de renforcement particulier depuis son arrivée dans le club breton.

"On a presque vu ses triceps sortir de la télé, il est tanqué", s'amuse Marc Laurent, ex-défenseur et coéquipier d'Estéban Lepaul à Épinal (2020-2021, N2 ; 2023-décembre 2024, N). Le buteur rennais (26 ans) a enlevé le haut pour célébrer le troisième but rennais le 30 août contre Le Mans (3-2), ce qui lui a valu un carton jaune. De quoi constater aussi qu'il n'est plus le frêle attaquant qu'il était à Lyon durant sa formation, et même avant Rennes où il est arrivé l'été dernier.
Depuis un an, il s'est nettement étoffé sur le haut et le bas du corps (cuisses, mollets), suivant un programme de renforcement adapté par la cellule performance chapeautée par Laurent Bessière. Avec passage en salle de muscu avant et après les séances terrain. S'il a ajouté à son instinct dans la finition et à sa qualité de déplacement des progrès sur l'aspect technique, dans les connexions et dos au jeu, il lui fallait aussi ce gain pas si marginal sur l'aspect physique, sujet à quelques réserves par le passé dans les divisions inférieures et même à Angers après la montée en L1 (2024), quand il avait peu joué sur la première partie de saison.
"Les duels, ce n'était pas sa qualité première"
Fabien Tissot, ancien entraîneur d'Épinal
"J'ai en tête sa période à Orléans et Épinal où je m'étais posé la question de le faire venir ou pas à Strasbourg, relève le directeur sportif rennais Loïc Désiré, auparavant au Racing. C'était dur à l'époque de se projeter sur un profil comme le sien dès lors que morphologiquement, il lui en manquait dans les duels. Peut-être qu'on s'attache un peu trop à ça, qu'on devrait, dans le foot français, avoir une vision un peu différente des profils. Mais il a beaucoup évolué sur ce plan, notamment depuis un an."
"Il était frêle lors de son premier passage à Épinal, quand il sortait de Lyon (à 20 ans), mais il ne se faisait pas bouger pour autant car il avait la hargne, remarque Marc Laurent. Après, il avait déjà un peu changé à son deuxième passage, après Orléans (2021-2023, N), et il a performé dans un Championnat physique. De toute façon, il était déterminé dans tout. Mais là, ça s'est décuplé."
Avec Concarneau, le défenseur Guillaume Jannez l'a pratiqué en National contre Orléans et en L2 contre Angers : "C'est vrai qu'il n'était pas spécialement impressionnant dans sa dimension athlétique à Orléans (qui ne l'avait pas conservé), mais ça jouait en transition et seul en pointe, ça ne l'avantageait pas. Par contre, sur un match contre le SCO (2-4, le 30 mars 2024), il avait tout changé. Souvent, comme défenseur, on essaie de vite mettre le contact mais il était entre les lignes et je crois qu'on n'avait jamais réussi à l'attraper. Et il s'est adapté à la L1 en devenant plus complet."
Ex-coach d'Épinal aujourd'hui à Jura Dolois football (N2), Fabien Tissot reconnaît qu'il "fallait sans doute qu'il prenne de la masse (poids estimé entre 75 et 80 kg). Mais les duels, ce n'était pas sa qualité première, c'était son sens de l'anticipation, sa capacité à se déplacer dans des zones libres, et son côté renard des surfaces prenait le dessus".
"Comme attaquant de pointe, à un moment, tu te fais charger derrière, tu prends des coups, tu dois résister"
Loïc Désiré, directeur sportif de Rennes
"On n'est pas là pour le changer, poursuit Désiré. Il a plutôt tendance à fuir les duels, décroche et se déplace pour piquer devant les défenseurs ou derrière, il a cet instinct de buteur qu'on ne voit plus trop dans le foot. Maintenant, pour franchir un cap, il fallait un petit changement quand même dans ce qu'il peut proposer dans la résistance au duel, car comme attaquant de pointe, à un moment, tu te fais charger derrière, tu prends des coups, tu dois résister. Et puis Estéban était très demandeur, il savait que c'était nécessaire pour arriver à un plus haut niveau. Ça s'accorde aussi avec ce qui est mis en place sur la diététique, l'attention qu'il porte à ce qu'il mange matin, midi et soir."
Mieux taillé pour l'aventure, Lepaul revient ce dimanche (17 h 15) sur le terrain d'Angers, qui l'avait chipé à Épinal quand Metz et Utrecht (HOL) y pensaient aussi, en janvier 2024. Avec forcément le désir de prolonger sa condition de serial buteur (sur les sept derniers matches de L1).
La Ville de Rennes assure que ses échanges avec le Stade rennais concernent uniquement l’extension du Roazhon Park. La municipalité dit ne pas avoir connaissance d’un autre projet, après que Nicolas de Tavernost a relancé l’idée d’une nouvelle enceinte.

La position de la Ville de Rennes demeure inchangée. Alors que Nicolas de Tavernost a annoncé vouloir relancer les discussions autour d’un nouveau stade, la municipalité affirme travailler uniquement sur une évolution du Roazhon Park.
"Les échanges avec le club portent sur l’extension du stade actuel", indique la mairie auprès de France 3 Bretagne. La Ville ajoute ne pas avoir "connaissance d’autres projets".
Une nouvelle discussion doit néanmoins avoir lieu entre la municipalité et les dirigeants du Stade rennais.
Deux options différentes
Invité de l’After Foot sur RMC, Nicolas de Tavernost avait réaffirmé la volonté de la famille Pinault d’investir dans une nouvelle enceinte. "La famille Pinault est prête à investir dans un stade à Rennes", avait expliqué le président exécutif du SRFC.
Le dirigeant estime que le potentiel du club dépasse les possibilités offertes par le Roazhon Park, propriété de la Ville de Rennes. Il souhaite notamment augmenter la capacité d’accueil du public et développer les espaces de réception.
"Nous allons rediscuter avec la mairie pour voir si c’est possible de relancer ce projet de stade", avait-il ajouté. La réponse de la Ville de Rennes confirme toutefois que les échanges menés jusqu’à présent ont porté sur l’agrandissement de l’enceinte actuelle, et non sur la construction d’un nouvel équipement.
Un projet de 45 000 places évoqué en 2024
L’idée d’un nouveau stade avait été évoquée par François Pinault en juin 2024. Le propriétaire du Stade rennais envisageait alors une enceinte d’environ 45 000 places sur le site de la Barre-Thomas, de l’autre côté de la rocade.
François Pinault avait assuré que le projet serait entièrement financé par sa famille. L’architecte Jean Nouvel s’était également montré disposé à y participer.
Aucun calendrier ni projet définitif n’a depuis été annoncé. La prochaine discussion entre le Stade rennais et la mairie devra donc permettre de déterminer si les deux parties peuvent rapprocher leurs positions entre l’extension du Roazhon Park et la construction d’une nouvelle enceinte.
Véritable serpent de mer ! Construira-t-on un nouveau stade à la Barre-Thomas ou agrandira-t-on finalement le Roazhon Park ? Relancé cette semaine par Nicolas de Tavernost, le dossier revient sur le devant de la scène. Mais derrière le bras de fer entre le Stade Rennais et la municipalité rennaise, un obstacle beaucoup moins médiatique pourrait peser lourd : la pollution de l’ancien site industriel de la Barre-Thomas. Et surtout cette question : qui paiera pour sa dépollution ?

Dans un tel dossier, tout se dit et beaucoup de choses ne se disent pas. Pour les journalistes, difficile de démêler le vrai du faux. D’un côté, une municipalité rennaise qui communique peu sur les discussions en cours et cultive le secret. De l’autre, la famille Pinault, grand argentier du Stade Rennais, qui garde elle aussi ses cartes près du corps. Entre les deux, les supputations vont bon train, avec des intérêts qui sont loin d’être toujours les mêmes.
Le dossier vient pourtant de connaître un nouveau rebondissement. Mardi 1er septembre, dans l’émission "After Foot" sur RMC, Nicolas de Tavernost a réaffirmé la volonté du Stade Rennais et de la famille Pinault d’investir dans une nouvelle enceinte. "C’est très important d’avoir un nouveau stade à Rennes, il y a un potentiel qui est beaucoup plus important que le stade actuel", a expliqué le président du conseil d’administration du club. La famille Pinault serait "tout à fait prête à investir".
Pour Nicolas de Tavernost, le sujet n’est donc pas enterré. Il entend "rediscuter avec la mairie" pour voir si le projet peut être relancé. À l’hôtel de ville, le discours est sensiblement différent. Depuis plusieurs mois, la majorité de Nathalie Appéré privilégie clairement l’agrandissement du Roazhon Park, propriété de la Ville. Après les dernières élections municipales, le nouvel adjoint aux sports, Yannick Nadesan, avait acté "une orientation claire" : accompagner une extension du stade actuel lorsque le club en exprimerait le souhait.
Sous la Barre-Thomas, un dossier particulièrement complexe
Mais cette divergence politique n’expliquerait peut-être pas, à elle seule, pourquoi l’hypothèse d’une nouvelle enceinte peine autant à avancer. Selon nos informations, un autre problème pourrait peser très lourd dans la balance : la dépollution de la Barre-Thomas, longtemps occupée par l’industrie automobile et où pourrait être construite la nouvelle enceinte. Sur cet ancien site Citroën, puis PSA et Cooper Standard, plusieurs décennies d’activités industrielles ont laissé leur empreinte.
Rennes Infos Autrement avait déjà consacré un article au problème en décembre 2020. À l’époque, la préfecture confirmait la complexité des opérations. En raison de la diversité des activités industrielles passées, les investigations avaient notamment mis en évidence des polluants métalliques, des hydrocarbures, des solvants chlorés et des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Une pollution des eaux souterraines était également signalée sur certaines parcelles.
Six ans plus tard, le sujet serait loin d’être totalement soldé. Selon plusieurs informations recueillies par Rennes Infos Autrement, la question de la dépollution et surtout de sa prise en charge financière resterait particulièrement sensible et délicate. La DREAL demanderait que la situation environnementale du site soit traitée avant tout nouveau projet d’ampleur. Et c’est précisément là que les choses se compliqueraient.
"On est dans un imbroglio judiciaire", résume une source proche du dossier. "Tout le monde se renvoie la balle." Car au-delà de la nature et de l’ampleur des pollutions, une question essentielle demeure : à qui incomberait financièrement leur traitement ? Entre les anciens exploitants, les propriétaires actuels, Lamotte-Mazureau, et les différentes obligations environnementales susceptibles de s’appliquer, déterminer à qui reviendrait la facture s’annonce particulièrement complexe. Et les sommes nécessaires pourraient évidemment peser lourd dans l’équilibre financier d’un éventuel projet de nouveau stade.
Un casse-tête aussi politique
Pour la municipalité rennaise, l’affaire serait d’autant plus délicate que le sujet dépasse largement le football. Accepter la construction d’un nouveau stade sur un ancien site industriel suppose de disposer de garanties environnementales solides. Dans une majorité municipale où les écologistes occupent une place importante, difficile politiquement d’imaginer que cette question puisse être traitée à la légère.
La Barre-Thomas s’inscrit par ailleurs dans une réflexion beaucoup plus large sur l’aménagement de l’ouest rennais. Le devenir des terrains, leur éventuelle vocation économique ou résidentielle, les déplacements générés par un stade et les infrastructures nécessaires constituent autant de paramètres supplémentaires à régler pour Rennes Métropole, déjà confrontée à de sérieux problèmes de mobilité urbaine.
Côté Stade Rennais, la logique est différente. La famille Pinault veut donner au club une dimension supérieure. Une enceinte moderne offrirait davantage de recettes, de spectateurs, d’espaces de réception et de visibilité. Mais entre la volonté d’investir et le premier coup de pioche, le chemin est encore long. Car au fond, le principal obstacle au nouveau stade rennais n’est peut-être ni Nathalie Appéré, ni Nicolas de Tavernost, ni même le choix entre la Barre-Thomas et le Roazhon Park. Il pourrait être beaucoup plus prosaïque : qui prendra en charge la dépollution nécessaire à la réalisation d’un tel projet ?
Tant que la situation environnementale et les responsabilités financières ne seront pas définitivement clarifiées, difficile d’imaginer un projet de cette ampleur avancer rapidement à la Barre-Thomas. Et plus le temps passe, plus une solution beaucoup moins spectaculaire pourrait finir par s’imposer : agrandir le Roazhon Park. Ce serait finalement le paradoxe de cette interminable histoire. La famille Pinault est prête à mettre de l’argent sur la table pour bâtir un nouveau stade. Mais avant de savoir combien investir dans l’enceinte, encore faudrait-il savoir qui paiera la facture de la dépollution et qui prendra enfin ses responsabilités.
La famille Pinault serait prête à investir dans la construction d’un nouveau stade pour le Stade Rennais, comme l’a annoncé Nicolas de Tavernost.

Le Stade Rennais pourrait bientôt avoir un nouveau stade. Sur les ondes de RMC Sport, Nicolas de Tavernost, président du conseil d’administration du club Rouge et Noir, a annoncé que la famille Pinault, propriétaire du club, serait prête à investir dans la construction d’une nouvelle enceinte à Rennes.
"La famille Pinault est prête à investir dans un stade à Rennes. Pour le moment, ça n’a pas été possible parce qu’il y a des discussions avec la mairie qui n’ont pas abouti, mais c’est très important. Il y a un potentiel à Rennes qui est beaucoup plus important que le stade actuel, que ce soit au nombre de spectateurs, que ce soit au nombre de réceptions, etc. Nous allons rediscuter avec la mairie pour voir si c’est possible de relancer ce projet de stade", a confié ce mardi soir l’ancien directeur général de LFP Media, invité de l’émission After Foot sur RMC.
Le Roazhon Park devenu trop petit pour Rennes ?
Actuellement, le Stade Rennais évolue au Roazhon Park, enceinte historique du club qui peut accueillir un peu moins de 30 000 spectateurs. Régulièrement bien rempli lors des rencontres des Rouge et Noir, le stade ne permettrait plus au club d’exploiter pleinement son potentiel, notamment en matière de billetterie et d’hospitalités. L’idée d’un nouveau stade de plus grande capacité a déjà été évoquée ces dernières années, mais le projet n’a jusqu’ici pas abouti en raison notamment des discussions avec la municipalité. Les propos de Nicolas de Tavernost montrent toutefois que la famille Pinault reste prête à investir et que le dossier pourrait prochainement être relancé.
Retrouvailles, souvenirs et émotions, visionnez le film retraçant le week-end évènementiel à l'occasion du 125ème anniversaire du Stade Rennais F.C.
Entre harcèlement, concurrence, camaraderie, échec et réussite, Cyprien Junior Kouakam-Dubois se livre sur son quotidien dans le centre de formation du Stade Rennais.
Estéban Lepaul est de nouveau dans le viseur du Paris Saint-Germain après ses très bonnes performances avec Rennes. L’Inter Milan, l’Atlético de Madrid et Benfica suivent également son dossier.

Rennes ne compte pas le laisser partir facilement et demanderait entre 50 et 60 millions d’euros, alors qu’il avait été recruté pour environ 15 millions il y a un peu plus d’un an.
Pour le moment, aucune offre officielle n’a été faite, mais le dossier pourrait rapidement s’animer avant le mercato d’hiver.
Est-ce que Lepaul vaut vraiment 60 millions d’euros ? Et le PSG a-t-il vraiment besoin d’un nouvel attaquant à ce prix ?
Charles Compagnon est un habitué des tribunes du Stade Rennais. Leader de l’opposition rennaise, il avait fait campagne lors des dernières municipales sur la construction d’un grand stade, contrairement à la maire de Rennes, Nathalie Appéré, favorable à l’agrandissement du Roazhon Park.

Six mois après le scrutin, l’élu n’a pas sifflé la fin de la partie. Avec son mouvement Vivre Rennes et Carole Gandon, il veut organiser un débat public avec supporters, riverains, commerçants, acteurs économiques et spécialistes des enceintes sportives.
Ces dernières semaines, Nicolas de Tavernost, président du conseil d’administration du Stade Rennais, a réaffirmé la volonté du club et de la famille Pinault d’investir dans une nouvelle enceinte et de "rediscuter avec la mairie". La mairie Nathalie Appéré reste, elle, sur une autre ligne de défense : celle de l’extension du Roazhon Park. Pour Charles Compagnon, son projet reste celui défendu pendant la campagne : créer à la Barre-Thomas un véritable "quartier des stades", autour d’une enceinte susceptible d’accueillir le Stade Rennais, mais également des manifestations sportives, culturelles et de grands concerts. "Ce n’est pas juste un stade. Ce sera un équipement susceptible d’accueillir concerts et grands événements", explique Charles Compagnon.
Encore faut-il trouver la place! Charles Compagnon continue de défendre le secteur de la Barre-Thomas, où il assure qu’il resterait suffisamment de foncier. "Il y a encore, à ma connaissance, plus de dix hectares disponibles sur ce site pou une enceinte d’environ 40 000 places et ses équipements annexes", explique l’élu. «Affirmer que le site ne permettrait pas un tel projet sans avoir mené d’études relève de l’intoxication", ajoute-t-il, un brin agacé.
Le sujet est balayé d’un revers de manche par Nathalie Appéré
Plutôt que de rester dans un face-à-face avec la majorité municipale, Vivre Rennes veut désormais porter le dossier dans le débat public. Le mouvement entend réunir supporters, riverains, commerçants, acteurs économiques, spécialistes et opposants au projet, lors de tables rondes ou d’ateliers. Les responsables du Stade Rennais pourraient eux aussi être conviés. "Pour faire avancer un projet, il faut des contradicteurs", explique Charles Compagnon. "C’est la meilleure manière de confronter argument contre argument, projet contre projet", explique Charles Compagnon.
Pour le leader de l’opposition, cette confrontation des points de vue ne serait d’ailleurs pas purement formelle. Il en veut pour preuve une denier rencontre avec des restaurateurs et patrons de bars du secteur de la route de Lorient, initialement hostiles au projet. "Ils étaient contre le grand stade", explique Charles Compagnon. Après avoir découvert l’ensemble du projet de "quartier des stades", certains auraient, selon lui, changé de regard. "Ils ont compris qu’au lieu de travailler tous les quinze jours, ils allaient non seulement travailler toutes les semaines, mais toute l’année avec de grands rendez-vous sportifs et culturels.", explique Charles Compagnon.
Reste toutefois une question que ce futur débat ne pourra pas éluder : celle de la dépollution de la Barre-Thomas. Le passé industriel du site pourrait peser lourd dans sa reconversion et dans le coût d’une éventuelle opération. Quelle serait l’ampleur des travaux nécessaires ? À qui incomberait la dépollution ? Et surtout, qui devrait payer ? Autant d’interrogations qui devront être levées avant d’imaginer la construction d’une nouvelle enceinte et de son accès. Rennes Infos Autrement avait déjà consacré une enquête à ce point sensible du dossier : "Nouveau stade : la dépollution de la Barre-Thomas bloque-t-elle tout ?"
Rennes conteste la décision de la LFP de faire jouer le match retour contre le PSG au Parc des Princes après l'inversion de l'aller en raison d'une pelouse défectueuse au Parc.

Selon nos informations, le Stade Rennais a saisi, vendredi, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour contester la décision de la LFP qui l'oblige à se déplacer à Paris pour le match retour face au PSG après l'inversion de l'aller. Prévue au Parc des Princes, cette rencontre aller n'a pas pu s'y jouer, la canicule ayant endommagé la pelouse de l'enceinte parisienne.
Rennes a accepté de recevoir au Roazhon Park (2-2, le 23 août), mais aurait voulu accueillir également le match retour pour le compte de la 23e journée de L1, le week-end du 6 mars. Le 28 août, la commission des compétitions de la LFP n'a pas suivi cette requête et a acté l'inversion des rencontres entre le PSG et Rennes, tout en infligeant une amende de 150 000 euros au club parisien pour avoir été dans l'incapacité de présenter une pelouse jouable lors de la première journée de L1.
Le CNOSF a un mois pour convoquer les deux parties
Pour défendre ses intérêts, Rennes vient donc de saisir le CNOSF, qui va réexaminer le dossier et formuler un avis. La LFP aura alors le loisir de suivre ou pas sa recommandation. Dans cette affaire, Rennes estime être lésé après avoir accepté de s'organiser en quatre jours pour recevoir le PSG et décevoir ses supporters en vacances, en pensant que ça ne changerait rien au match retour, prévu au Roazhon Park. Le club rennais estime également que si le PSG est condamné à une amende, c'est bien parce qu'il n'a pas rempli ses devoirs. Et qu'il n'y a donc pas de raison que Rennes soit contraint de se déplacer en mars à Paris.
Le club breton réfute aussi l'idée de la "circonstance exceptionnelle" invoquée par le PSG en raison de la canicule de cet été. Il considère au contraire que les épisodes de chaleur ne peuvent pas être assimilés automatiquement à une circonstance exceptionnelle exonérant Paris de la responsabilité de l'organisation de son match. D'autant que le PSG aurait très peu prospecté pour trouver une solution de repli. Enfin, Rennes met en avant le désavantage de devoir disputer plusieurs matches d'affilée à l'extérieur fin février-début mars (OM, PSG, Le Mans), hors éventuel rendez-vous en Coupe de France ou en Ligue Europa.
Du côté de la LFP, on estime que tous les clubs doivent jouer autant de matches à domicile qu'à l'extérieur et qu'il est donc logique que si l'aller a été inversé, le retour le soit aussi. Tout en rappelant que Rennes aurait pu refuser l'inversion du match aller, qui aurait alors été reporté. Le CNOSF a un mois pour convoquer les deux parties avant de rendre son avis.
FanXP poursuit l’élargissement de son écosystème de solutions digitales en faisant l’acquisition de StadiumGO, plateforme spécialisée dans le covoiturage événementiel. Ce rapprochement donne naissance à goxp, un hub en marque blanche conçu pour simplifier l’ensemble du parcours des spectateurs, de la préparation de leur déplacement jusqu’à leur installation dans l’enceinte. Romain Lauvergnat, Cofondateur de StadiumGO, et Thomas Kouck, Président de FanXP, détaillent pour Ecofoot les ambitions de cette alliance.

Comment le rapprochement entre FanXP et StadiumGO s’est-il construit ? À quand remontent les premières discussions ?
Thomas Kouck : Les premières discussions avec StadiumGO remontent à douze mois. À l’origine, StadiumGO n’était positionné que sur le covoiturage. Un sujet qui nous intéressait chez FanXP, sans nous convaincre d’investir : il nous semblait trop éloigné de notre cœur de compétences. Mais en échangeant, une évidence s’est imposée : la journée d’un fan ne s’arrête pas au billet et à l’entrée du stade. La sortie, le retour, toute la fin de journée comptent tout autant. La mobilité et l’accessibilité ne sont pas des sujets périphériques, ils sont au cœur de l’expérience. Nous avons partagé cette conviction avec StadiumGO, qui l’a immédiatement faite sienne. Aller loin dans le rapprochement s’est alors imposé comme la seule manière d’adresser pleinement cette ambition.
Romain Lauvergnat : Lors de nos premiers échanges en août 2025, Olivier et moi avons rapidement été convaincus par deux choses : le fit humain avec Thomas et Dang et l’expertise sectorielle de FanXP qui couvrait déjà un large panel de thématiques dans l’univers de l’expérience fan. Sans avoir une idée précise des pistes de collaboration existantes au départ, la discussion s’est poursuivie et le mélange de notre expertise sur la mobilité combiné à la vision globale de FanXP a façonné la vision qui a donné quelques mois plus tard naissance à cette alliance et ce nouveau produit goxp, dans lequel notre savoir-faire historique du covoiturage trouve naturellement sa place.
Avec goxp, vous souhaitez dépasser le seul covoiturage… Quel sera le modèle économique de cette solution ? Comment sera-t-elle commercialisée aux organisateurs ?
Romain Lauvergnat : goxp est un hub de mobilité et d’accessibilité qui accompagne le spectateur avant, pendant et après l’événement en transformant chaque interaction en donnée qualifiée et en revenus additionnels. Pour rendre ça possible, on a segmenté l’expérience fan en trois parties distinctes mais complémentaires :
* Venir au stade : Calcul d’itinéraires en temps réel, intégration du covoiturage, diffusion d’alertes en direct (accès, circulation)…
* Autour du stade : Points d’intérêt à proximité, fan zones et animations, plan du site et accès…
* Dans le stade : Accès publics (VIP, PMR…), buvettes, boutiques, services et offres exclusives
Une base de contenu personnalisable qui ne cessera de s’enrichir pour étoffer le panel de services disponibles et s’adapter au mieux selon les contraintes spécifiques d’un organisateur. Conçu en marque blanche, le hub s’intègre simplement dans l’écosystème digital du client (billetterie, site web, application mobile).
La commercialisation du service, basée sur un abonnement flexible avec différents niveaux d’options, facilitera la pénétration du marché en permettant à un large panel d’organisateurs de pouvoir le mettre en place et continuer d’améliorer l’expérience de ses spectateurs.
Thomas Kouck : Aujourd’hui, l’accessibilité aux événements est trop souvent vécue avec anxiété par le fan. Notre ambition est de transformer cette anxiété en attention positive. Pour le fan d’abord, qui bénéficie d’une expérience enrichie et d’un service entièrement dédié. Pour nos clients ensuite, qui retrouvent des fans dans de bien meilleures dispositions et un contexte nettement plus favorable pour valoriser des services complémentaires au ticketing. C’est également la possibilité de favoriser un quotidien plus inclusif : notamment l’accessibilité des personnes à mobilité réduite, qui exige un traitement spécifique via une plateforme parfaitement adaptée, ainsi que, côté organisateurs, des outils dédiés.
Travaillez-vous déjà sur des synergies avec les autres solutions de la galaxie FanXP ?
Thomas Kouck : Oui, sans réserve. Intégrer chaque société que nous rachetons est un objectif prioritaire. StadiumGO a été incorporé immédiatement, physiquement : les équipes ont rejoint nos bureaux. Notre logique est claire : chaque filiale reste exclusivement concentrée sur son expertise et son produit, tandis que FanXP opère l’ensemble des fonctions support, administratives, commerciales, marketing. Les synergies s’installent ainsi très vite. Côté produit, nos équipes accompagnent les expertises et intègrent les spécificités techniques de notre écosystème. C’est déjà une réalité. Nous avançons vite, et nous déploierons rapidement un produit pensé nativement pour tirer parti de ces synergies.
Romain Lauvergnat : Dès notre arrivée dans le courant de l’été, on a senti la dynamique du groupe qui a un avantage dont rêvent tous les entrepreneurs, celui de pouvoir être focus à 100% sur ce qui compte : le produit, le commercial, et l’accompagnement de nos clients. On a d’ailleurs reçu un accueil chaleureux des équipes et, dès les premières semaines, commencé à travailler à leurs côtés pour avancer sur le développement de goxp et profiter pleinement des expertises internes. La réflexion du développement produit prend également en compte les interactions potentielles avec d’autres solutions du groupe, facilitant ainsi le déploiement chez certains de nos clients communs.
Quelle organisation allez-vous mettre en place ? Les collaborateurs de StadiumGO seront-ils intégrés aux équipes de FanXP ? Comptez-vous recruter pour goxp ?
Thomas Kouck : Oui, l’ensemble des collaborateurs de StadiumGO sont intégrés. L’entité rejoint le groupe et bénéficie du savoir-faire de FanXP, tout en conservant son indépendance, sa vélocité et sa capacité à innover là où le groupe n’irait pas de lui-même. C’est un équilibre subtil, et c’est précisément ce que nous recherchons : la solidité des fonctions support d’un groupe, la liberté d’innover d’une structure agile. Quant aux recrutements, la réponse est oui, sans hésitation. goxp a de réelles ambitions ; si elles se concrétisent, et nous le croyons, elles appelleront un plan de développement qui passera par des recrutements. Pour accompagner la croissance, et surtout pour garantir la qualité de service.
Romain Lauvergnat : Après 7 ans à développer StadiumGO avec notre équipe, les discussions nous ont confirmé que FanXP pourrait nous permettre de continuer l’aventure en étant plus forts, plus structurés, et en bénéficiant de l’historique du groupe avec les différents acteurs du marché. Toute l’équipe se sent déjà pleinement intégrée et travaille activement avec les différentes entités du groupe, qui a pour habitude de la transversalité des sujets, ce qui en fait une vraie force au quotidien pour avancer efficacement. Par la suite, la croissance de goxp dictera la trajectoire de recrutement à adopter pour continuer d’accompagner nos clients.
Quels objectifs vous fixez-vous pour goxp sur deux ou trois ans ?
Romain Lauvergnat : L’ambition est grande et les objectifs nombreux, mais étant actuellement dans la phase de lancement et la mise à disposition de ce nouveau service sur le marché, on reste surtout focus sur la période actuelle. Pour ça, on a travaillé cet été à la co-construction de l’offre aux côtés de nombreux organisateurs, nous permettant de lancer le produit dans le courant du mois de septembre avec déjà une dizaine d’acteurs à nos côtés. La principale mission réside dans notre capacité à faire adopter goxp comme étant le nouveau standard en matière de mobilité et d’accessibilité à un événement, un sujet trop souvent mal maîtrisé.
Thomas Kouck : Les objectifs sont ambitieux. Mais avant les perspectives à 3 ans, il y a la réalité d’aujourd’hui. Et nous sommes très impressionnés de voir que goxp a déjà signé plus de 10 contrats pour son lancement. C’est la preuve que le besoin est réel, clairement identifié, et que notre vision produit comme notre stratégie sont, à ce stade, pleinement confirmées.
Plutôt fluet à la base, le prolifique buteur rennais, qui se déplace à Angers ce dimanche (17 h 15), s'est étoffé physiquement en suivant un programme de renforcement particulier depuis son arrivée dans le club breton.

"On a presque vu ses triceps sortir de la télé, il est tanqué", s'amuse Marc Laurent, ex-défenseur et coéquipier d'Estéban Lepaul à Épinal (2020-2021, N2 ; 2023-décembre 2024, N). Le buteur rennais (26 ans) a enlevé le haut pour célébrer le troisième but rennais le 30 août contre Le Mans (3-2), ce qui lui a valu un carton jaune. De quoi constater aussi qu'il n'est plus le frêle attaquant qu'il était à Lyon durant sa formation, et même avant Rennes où il est arrivé l'été dernier.
Depuis un an, il s'est nettement étoffé sur le haut et le bas du corps (cuisses, mollets), suivant un programme de renforcement adapté par la cellule performance chapeautée par Laurent Bessière. Avec passage en salle de muscu avant et après les séances terrain. S'il a ajouté à son instinct dans la finition et à sa qualité de déplacement des progrès sur l'aspect technique, dans les connexions et dos au jeu, il lui fallait aussi ce gain pas si marginal sur l'aspect physique, sujet à quelques réserves par le passé dans les divisions inférieures et même à Angers après la montée en L1 (2024), quand il avait peu joué sur la première partie de saison.
"Les duels, ce n'était pas sa qualité première"
Fabien Tissot, ancien entraîneur d'Épinal
"J'ai en tête sa période à Orléans et Épinal où je m'étais posé la question de le faire venir ou pas à Strasbourg, relève le directeur sportif rennais Loïc Désiré, auparavant au Racing. C'était dur à l'époque de se projeter sur un profil comme le sien dès lors que morphologiquement, il lui en manquait dans les duels. Peut-être qu'on s'attache un peu trop à ça, qu'on devrait, dans le foot français, avoir une vision un peu différente des profils. Mais il a beaucoup évolué sur ce plan, notamment depuis un an."
"Il était frêle lors de son premier passage à Épinal, quand il sortait de Lyon (à 20 ans), mais il ne se faisait pas bouger pour autant car il avait la hargne, remarque Marc Laurent. Après, il avait déjà un peu changé à son deuxième passage, après Orléans (2021-2023, N), et il a performé dans un Championnat physique. De toute façon, il était déterminé dans tout. Mais là, ça s'est décuplé."
Avec Concarneau, le défenseur Guillaume Jannez l'a pratiqué en National contre Orléans et en L2 contre Angers : "C'est vrai qu'il n'était pas spécialement impressionnant dans sa dimension athlétique à Orléans (qui ne l'avait pas conservé), mais ça jouait en transition et seul en pointe, ça ne l'avantageait pas. Par contre, sur un match contre le SCO (2-4, le 30 mars 2024), il avait tout changé. Souvent, comme défenseur, on essaie de vite mettre le contact mais il était entre les lignes et je crois qu'on n'avait jamais réussi à l'attraper. Et il s'est adapté à la L1 en devenant plus complet."
Ex-coach d'Épinal aujourd'hui à Jura Dolois football (N2), Fabien Tissot reconnaît qu'il "fallait sans doute qu'il prenne de la masse (poids estimé entre 75 et 80 kg). Mais les duels, ce n'était pas sa qualité première, c'était son sens de l'anticipation, sa capacité à se déplacer dans des zones libres, et son côté renard des surfaces prenait le dessus".
"Comme attaquant de pointe, à un moment, tu te fais charger derrière, tu prends des coups, tu dois résister"
Loïc Désiré, directeur sportif de Rennes
"On n'est pas là pour le changer, poursuit Désiré. Il a plutôt tendance à fuir les duels, décroche et se déplace pour piquer devant les défenseurs ou derrière, il a cet instinct de buteur qu'on ne voit plus trop dans le foot. Maintenant, pour franchir un cap, il fallait un petit changement quand même dans ce qu'il peut proposer dans la résistance au duel, car comme attaquant de pointe, à un moment, tu te fais charger derrière, tu prends des coups, tu dois résister. Et puis Estéban était très demandeur, il savait que c'était nécessaire pour arriver à un plus haut niveau. Ça s'accorde aussi avec ce qui est mis en place sur la diététique, l'attention qu'il porte à ce qu'il mange matin, midi et soir."
Mieux taillé pour l'aventure, Lepaul revient ce dimanche (17 h 15) sur le terrain d'Angers, qui l'avait chipé à Épinal quand Metz et Utrecht (HOL) y pensaient aussi, en janvier 2024. Avec forcément le désir de prolonger sa condition de serial buteur (sur les sept derniers matches de L1).
La Ville de Rennes assure que ses échanges avec le Stade rennais concernent uniquement l’extension du Roazhon Park. La municipalité dit ne pas avoir connaissance d’un autre projet, après que Nicolas de Tavernost a relancé l’idée d’une nouvelle enceinte.

La position de la Ville de Rennes demeure inchangée. Alors que Nicolas de Tavernost a annoncé vouloir relancer les discussions autour d’un nouveau stade, la municipalité affirme travailler uniquement sur une évolution du Roazhon Park.
"Les échanges avec le club portent sur l’extension du stade actuel", indique la mairie auprès de France 3 Bretagne. La Ville ajoute ne pas avoir "connaissance d’autres projets".
Une nouvelle discussion doit néanmoins avoir lieu entre la municipalité et les dirigeants du Stade rennais.
Deux options différentes
Invité de l’After Foot sur RMC, Nicolas de Tavernost avait réaffirmé la volonté de la famille Pinault d’investir dans une nouvelle enceinte. "La famille Pinault est prête à investir dans un stade à Rennes", avait expliqué le président exécutif du SRFC.
Le dirigeant estime que le potentiel du club dépasse les possibilités offertes par le Roazhon Park, propriété de la Ville de Rennes. Il souhaite notamment augmenter la capacité d’accueil du public et développer les espaces de réception.
"Nous allons rediscuter avec la mairie pour voir si c’est possible de relancer ce projet de stade", avait-il ajouté. La réponse de la Ville de Rennes confirme toutefois que les échanges menés jusqu’à présent ont porté sur l’agrandissement de l’enceinte actuelle, et non sur la construction d’un nouvel équipement.
Un projet de 45 000 places évoqué en 2024
L’idée d’un nouveau stade avait été évoquée par François Pinault en juin 2024. Le propriétaire du Stade rennais envisageait alors une enceinte d’environ 45 000 places sur le site de la Barre-Thomas, de l’autre côté de la rocade.
François Pinault avait assuré que le projet serait entièrement financé par sa famille. L’architecte Jean Nouvel s’était également montré disposé à y participer.
Aucun calendrier ni projet définitif n’a depuis été annoncé. La prochaine discussion entre le Stade rennais et la mairie devra donc permettre de déterminer si les deux parties peuvent rapprocher leurs positions entre l’extension du Roazhon Park et la construction d’une nouvelle enceinte.
Véritable serpent de mer ! Construira-t-on un nouveau stade à la Barre-Thomas ou agrandira-t-on finalement le Roazhon Park ? Relancé cette semaine par Nicolas de Tavernost, le dossier revient sur le devant de la scène. Mais derrière le bras de fer entre le Stade Rennais et la municipalité rennaise, un obstacle beaucoup moins médiatique pourrait peser lourd : la pollution de l’ancien site industriel de la Barre-Thomas. Et surtout cette question : qui paiera pour sa dépollution ?

Dans un tel dossier, tout se dit et beaucoup de choses ne se disent pas. Pour les journalistes, difficile de démêler le vrai du faux. D’un côté, une municipalité rennaise qui communique peu sur les discussions en cours et cultive le secret. De l’autre, la famille Pinault, grand argentier du Stade Rennais, qui garde elle aussi ses cartes près du corps. Entre les deux, les supputations vont bon train, avec des intérêts qui sont loin d’être toujours les mêmes.
Le dossier vient pourtant de connaître un nouveau rebondissement. Mardi 1er septembre, dans l’émission "After Foot" sur RMC, Nicolas de Tavernost a réaffirmé la volonté du Stade Rennais et de la famille Pinault d’investir dans une nouvelle enceinte. "C’est très important d’avoir un nouveau stade à Rennes, il y a un potentiel qui est beaucoup plus important que le stade actuel", a expliqué le président du conseil d’administration du club. La famille Pinault serait "tout à fait prête à investir".
Pour Nicolas de Tavernost, le sujet n’est donc pas enterré. Il entend "rediscuter avec la mairie" pour voir si le projet peut être relancé. À l’hôtel de ville, le discours est sensiblement différent. Depuis plusieurs mois, la majorité de Nathalie Appéré privilégie clairement l’agrandissement du Roazhon Park, propriété de la Ville. Après les dernières élections municipales, le nouvel adjoint aux sports, Yannick Nadesan, avait acté "une orientation claire" : accompagner une extension du stade actuel lorsque le club en exprimerait le souhait.
Sous la Barre-Thomas, un dossier particulièrement complexe
Mais cette divergence politique n’expliquerait peut-être pas, à elle seule, pourquoi l’hypothèse d’une nouvelle enceinte peine autant à avancer. Selon nos informations, un autre problème pourrait peser très lourd dans la balance : la dépollution de la Barre-Thomas, longtemps occupée par l’industrie automobile et où pourrait être construite la nouvelle enceinte. Sur cet ancien site Citroën, puis PSA et Cooper Standard, plusieurs décennies d’activités industrielles ont laissé leur empreinte.
Rennes Infos Autrement avait déjà consacré un article au problème en décembre 2020. À l’époque, la préfecture confirmait la complexité des opérations. En raison de la diversité des activités industrielles passées, les investigations avaient notamment mis en évidence des polluants métalliques, des hydrocarbures, des solvants chlorés et des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Une pollution des eaux souterraines était également signalée sur certaines parcelles.
Six ans plus tard, le sujet serait loin d’être totalement soldé. Selon plusieurs informations recueillies par Rennes Infos Autrement, la question de la dépollution et surtout de sa prise en charge financière resterait particulièrement sensible et délicate. La DREAL demanderait que la situation environnementale du site soit traitée avant tout nouveau projet d’ampleur. Et c’est précisément là que les choses se compliqueraient.
"On est dans un imbroglio judiciaire", résume une source proche du dossier. "Tout le monde se renvoie la balle." Car au-delà de la nature et de l’ampleur des pollutions, une question essentielle demeure : à qui incomberait financièrement leur traitement ? Entre les anciens exploitants, les propriétaires actuels, Lamotte-Mazureau, et les différentes obligations environnementales susceptibles de s’appliquer, déterminer à qui reviendrait la facture s’annonce particulièrement complexe. Et les sommes nécessaires pourraient évidemment peser lourd dans l’équilibre financier d’un éventuel projet de nouveau stade.
Un casse-tête aussi politique
Pour la municipalité rennaise, l’affaire serait d’autant plus délicate que le sujet dépasse largement le football. Accepter la construction d’un nouveau stade sur un ancien site industriel suppose de disposer de garanties environnementales solides. Dans une majorité municipale où les écologistes occupent une place importante, difficile politiquement d’imaginer que cette question puisse être traitée à la légère.
La Barre-Thomas s’inscrit par ailleurs dans une réflexion beaucoup plus large sur l’aménagement de l’ouest rennais. Le devenir des terrains, leur éventuelle vocation économique ou résidentielle, les déplacements générés par un stade et les infrastructures nécessaires constituent autant de paramètres supplémentaires à régler pour Rennes Métropole, déjà confrontée à de sérieux problèmes de mobilité urbaine.
Côté Stade Rennais, la logique est différente. La famille Pinault veut donner au club une dimension supérieure. Une enceinte moderne offrirait davantage de recettes, de spectateurs, d’espaces de réception et de visibilité. Mais entre la volonté d’investir et le premier coup de pioche, le chemin est encore long. Car au fond, le principal obstacle au nouveau stade rennais n’est peut-être ni Nathalie Appéré, ni Nicolas de Tavernost, ni même le choix entre la Barre-Thomas et le Roazhon Park. Il pourrait être beaucoup plus prosaïque : qui prendra en charge la dépollution nécessaire à la réalisation d’un tel projet ?
Tant que la situation environnementale et les responsabilités financières ne seront pas définitivement clarifiées, difficile d’imaginer un projet de cette ampleur avancer rapidement à la Barre-Thomas. Et plus le temps passe, plus une solution beaucoup moins spectaculaire pourrait finir par s’imposer : agrandir le Roazhon Park. Ce serait finalement le paradoxe de cette interminable histoire. La famille Pinault est prête à mettre de l’argent sur la table pour bâtir un nouveau stade. Mais avant de savoir combien investir dans l’enceinte, encore faudrait-il savoir qui paiera la facture de la dépollution et qui prendra enfin ses responsabilités.
La famille Pinault serait prête à investir dans la construction d’un nouveau stade pour le Stade Rennais, comme l’a annoncé Nicolas de Tavernost.

Le Stade Rennais pourrait bientôt avoir un nouveau stade. Sur les ondes de RMC Sport, Nicolas de Tavernost, président du conseil d’administration du club Rouge et Noir, a annoncé que la famille Pinault, propriétaire du club, serait prête à investir dans la construction d’une nouvelle enceinte à Rennes.
"La famille Pinault est prête à investir dans un stade à Rennes. Pour le moment, ça n’a pas été possible parce qu’il y a des discussions avec la mairie qui n’ont pas abouti, mais c’est très important. Il y a un potentiel à Rennes qui est beaucoup plus important que le stade actuel, que ce soit au nombre de spectateurs, que ce soit au nombre de réceptions, etc. Nous allons rediscuter avec la mairie pour voir si c’est possible de relancer ce projet de stade", a confié ce mardi soir l’ancien directeur général de LFP Media, invité de l’émission After Foot sur RMC.
Le Roazhon Park devenu trop petit pour Rennes ?
Actuellement, le Stade Rennais évolue au Roazhon Park, enceinte historique du club qui peut accueillir un peu moins de 30 000 spectateurs. Régulièrement bien rempli lors des rencontres des Rouge et Noir, le stade ne permettrait plus au club d’exploiter pleinement son potentiel, notamment en matière de billetterie et d’hospitalités. L’idée d’un nouveau stade de plus grande capacité a déjà été évoquée ces dernières années, mais le projet n’a jusqu’ici pas abouti en raison notamment des discussions avec la municipalité. Les propos de Nicolas de Tavernost montrent toutefois que la famille Pinault reste prête à investir et que le dossier pourrait prochainement être relancé.