À l’heure du goûter, ce mercredi, on trouvait des galettes saucisses et donc un match de Coupe d’Europe du côté de la route de Lorient.

Du foot à 16h30 en semaine, pas le meilleur horaire pour le public, qui l’a fait savoir avec une grève des encouragements de 15 minutes chez les ultras, ni pour le Stade rennais et l’Olympiakos qui n’ont pas proposé la partie la plus emballante de l’année, de la semaine ou même de la journée avec un bon vieux 0-0 des familles. Les Bretons avaient pourtant garni les tribunes du Roazhon Park avec leurs gros manteaux et leurs gants pour accueillir le froid de l’automne. Il n’aura pas été simple de se réchauffer devant le jeu proposé par l’équipe de Franck Haise, surtout occupée à se rassurer après la claque reçue à Nice vendredi dernier.
Un 0-0 sans frissons
Même les supporters grecs, dont certains avaient fait la rencontre des retards de la SNCF dans la matinée, ont fini par s’éteindre après la bonne entame de leurs protégés. Avec un milieu de terrain remanié et Leon Bailey, dont on découvrait sur la feuille de match qu’il était un joueur de l’Olympiakos, les visiteurs ont mis des coups et Gustavo Puerta a dupé le p’tit nouveau Gonçalo Oliveira, titulaire pour la première fois avec Rennes en défense, avant de tomber sur Brice Samba et son poteau (9e). Il fallait canaliser une équipe en pleine bourre, leader de son championnat et en confiance avec 9 victoires d’affilée, série en cours, mais Rennes aurait eu besoin de plus de technique, de combinaisons et ne pas limiter son projet à lancer le paradoxal Mousa Al-Tamari, infernal pour les défenses et frustrant dans ses derniers gestes.
Il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est un coup de casque de Charlie Cresswell (23e), un coup franc dans le petit filet de Sebastian Szymanski (28e) et un arrêt poteau de Stefan Ortega sur un pétard d’Al-Tamari (30e), qui a bien cru qu’Onyemaechi allait mettre Rennes devant avec un CSC sauvé par la position du hors-jeu du Jordanien (43e). La seconde période n’a pas été plus enflammée, elle a même été toujours plus froide devant plus de 27 000 personnes congelées, comme les frappes de Bryan Reynolds ou d’Al-Tamari. Il restait au public et à Franck Haise, averti à force de se mettre en colère, à s’énerver contre l’arbitre laissant trop jouer à leur goût et oubliant ses cartons pour les Grecs, alors que les entrées de Gelson Martins et de Roman Yaremchuk n’ont pas davantage inquiété Samba. Le coup parfait aurait pu être pour Valentin Rongier, dont la belle frappe a fait briller Ortega à l’entrée du temps additionnel (90e+1). Ce n’était pas la grande éclate, mais Rennes se contentera de ses 6 points en 4 journées et de son clean sheet dans cette Ligue Europa.
Ainsi va la vie du foot français sur la scène européenne.
Rennes (3-5-2) : Samba – Oliveira, Cresswell, Rouault – Reynolds, Szymanski (Rongier, 60e), Thomasson (Cissé, 80e), Camara, Nagida – Al-Tamari (Blas, 80e), Dia (Mayenda, 80e). Entraîneur : Franck Haise.
Olympiakos (4-2-3-1) : Ortega – Saliakas (Pedersen, 46e), Retsos, Carmo, Onyemaechi (Tiknizyan, 82e) – Hezze, Puerta – Bailey (Martins, 60e), Sa (Chiquinho, 79e), Fortounis – Gonzalez (Yaremchuk, 60e). Entraîneur : Imanol Alguacil.



