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Comme l’a confié Bruno Genesio après la rencontre, Martin Terrier était le tireur prévu en cas de penalty. Mais le numéor 7 qui avait déjà marqué le but du 3-1 a laissé à son coéquipier le soin de tirer, ce que Laborde a transformé avec une panenka.

"C’est prévu avant le match." confirme Genesio. "C’est Martin qui aurait dû tirer le penalty, mais je pense que c’est bien (que Laborde ait tiré). Ce geste montre aussi l’état d’esprit de notre équipe. Hamari le capitaine donne le ballon à Gaëtan, Martin accepte sans broncher que Gaëtan frappe. Je trouve que c’est bien ainsi. Ça valide aussi le match de Gaëtan, qui a pu beaucoup presser."
Ce dimanche (15h, sur Prime Vidéo), Rennes reçoit Troyes au Roazhon Park pour le compte de la 25e journée de Ligue 1. Voici les compositions d'équipe probables et les absents pour cette rencontre.

En conférence de presse ce vendredi, Bruno Genesio va faire le point sur les retours possibles. A priori, seul Romain Salin et Flavien Tait peuvent nourrir l'espoir d'être là. Jonas Martin étant suspendu, les options ne sont pas légions dans le cœur du jeu.
Les absents du côté de Rennes : Martin (suspendu), Salin, Gélin, Ugochukwu, Doku, Tait (blessés).
Vers un milieu Santamaria – Majer à Rennes
Côté Troyen, la semaine a été marquée par la mise à pied de l'international luxembourgeois Gelson Rodriguez. Bruno Irles pourrait procéder à quelques changements par rapport à l'équipe humiliée par Brest (1-5) le week-end dernier.
Les absents du côté de Troyes : Azamoum (blessé), Metinho, Ripart, Larouci, El-Hajjam, Suk, Domingues (reprise), G.Rodriguez (mis à pied).
Rennes : A.Gomis - H.Traoré (cap.), Omari, Aguerd, Truffert - Bourigeaud, Santamaria, Majer, Sulemana - Laborde, Terrier.
Troyes : Gallon - I.Kaboré, Rami (cap.), Salmier, A.Conté - M.Baldé, Tardieu, Kouamé, Chavalerin - Mothiba, Ugbo.
Rennes a longtemps cru conserver son invincibilité face au PSG cette saison. Finalement battus 1-0 par Paris, Bruno Genesio et son capitaine Hamari Traoré n’ont pu dissimuler leur déception en conférence de presse d’après-match.

Bruno Genesio et ses joueurs ont failli tenir en échec le PSG, mais les Rennais se sont inclinés (1-0) sur un but inscrit dans le temps additionnel par Kylian Mbappé, coutumier du fait. Un scénario difficile à avaler pour le technicien : « Nous sommes une équipe en apprentissage, mais nous devons progresser plus vite, parce que ce n'est pas la première fois. C'est dommage parce que nous avions fait 94 minutes de haut niveau et gâchons un peu tout. Nous nous laissons un peu griser, un peu emballer par la physionomie du match et nos occasions de marquer. Ça n'arrive qu'à nous, c'est vraiment rageant, ça doit nous faire grandir. Nous avons été sanctionnés parce que c’est une grande équipe et de grands joueurs en face. »
Le capitaine breton, Hamari Traoré, s’est lui dit « déçu du résultat. Je pense que nous avons été très bien défensivement. Et offensivement, il y a des situations que nous aurions pu mieux gérer. Donc oui, nous sommes déçus. » Tout comme son entraîneur l’était également pour son groupe : « Je suis très déçu pour les joueurs, nous avons fait beaucoup d'efforts pour bien défendre, difficile d'avoir la lucidité pour faire mieux que ce que nous avons fait, offensivement. »``
Pour Genesio, tout était pourtant réuni pour conserver le point du nul : « À la mi-temps, j'ai mis l'accent sur les ballons que nous pouvions davantage valoriser. J'avais l'impression que nous étions un peu en dedans, timides là-dessus, et c'est ce que nous avons bien mieux fait en début de seconde période et en fin de match. C'est peut-être ce qui nous a grisés. C'est surtout, encore une fois, un problème d'immaturité. Nous devons être capables, dans ces moments-là, de rappeler des joueurs, pour garder un équilibre, voire garder le ballon, ne pas prendre un risque inconsidéré à ce moment du match. » Traoré s’accorde avec son entraîneur sur ce point. « Je suis d’accord avec lui, parce que sur l’action nous devons mieux gérer l’attaque, prendre l’information… Car nous savons que quand nous attaquons, Kylian (Mbappé), Messi restent derrière. Il a raison, mais si l’action aboutit à un but, nous n’aurions pas parlé comme ça. »
Une naïveté sanctionnée
Le latéral droit de l’actuel cinquième de Ligue 1 est ensuite revenu sur le déroulé de l’action du but parisien : « Nous avons un contre, Serhou (Guirassy) met le ballon à Lorenz (Assignon). J’essaie de lui proposer une solution, je fixe et je la mets à Jonas (Martin). Après, je pense que nous devons faire mieux derrière. Enfin, nous devons mieux gérer l’attaque d’abord. Et puis, Paris, il ne leur en faut pas beaucoup marquer un but. Au Parc, à l’extérieur, nous ne devons jamais prendre un contre comme ça. »
Pour autant, ce but tardif n’est pas dû à une saute de concentration selon lui : « Nous avons été très sérieux défensivement, nous avons su garder les ballons dans notre camp et dans le leur avec un peu de possession. Mais nous devons mieux gérer l’équilibre de l’équipe. Il y avait la solution devant, nous essayons de marquer et nous le payons. Certes, ça nous est arrivé quelques fois cette saison, mais il faut le gommer rapidement. Là, nous avons très mal géré cette dernière situation. » De quoi nourrir des regrets après un match aller remporté 2-0 avec maîtrise par Rennes.
La courte défaite face au PSG vendredi (1-0) a eu les conséquences attendues : la 5e place du Stade Rennais ne tient plus qu’à un fil et le podium s’éloigne inexorablement.
Dans ce championnat un peu fou cette saison, chaque victoire ou défaite peut avoir des conséquences rapides au classement, faisant grimper ou glisser une équipe. En perdant face au PSG vendredi soir, sur un but à la dernière minute de Kylian Mbappé, le Stade Rennais se savait menacé et les résultats de la 24e journée n’ont fait que le confirmer.
S’il est toujours accroché à la 5e place qualificative pour l’Europe, le SRFC est désormais à égalité avec Monaco et Lyon à 37 points et plus près de la onzième place de Montpellier (34 pts) que de la quatrième détenue par Strasbourg (41 pts). En perdant un match sur deux depuis quelque temps déjà, les joueurs de Bruno Genesio peuvent même être heureux d’être toujours sur une place européenne.
Faire le plein à domicile
« Sincèrement, je ne me focalise pas sur le classement. Si on fait de belles prestations et qu’on gagne des matches, on sera récompensés, confie Hamari Traoré, le capitaine rennais. Pour l’instant, il reste encore beaucoup de matches, on n’est qu’en février. On fera les comptes à la fin. » S’il est vrai que le classement est encore difficilement lisible, la dynamique des Rouge et Noir n’est pas bonne, avec seulement six points pris sur les dix-huit derniers distribués.
Si on regarde de plus près les statistiques, les Rennais prennent 1,54 point par match en moyenne. C’est plus que la saison passée (1,52 après 38 journées), mais avec déjà neuf défaites (douze l’an passé), le droit à l’erreur est de moins en moins possible. Sans tomber dans des calculs d’apothicaire, le schéma est simple : il va falloir que les joueurs de Bruno Genesio réalisent une série positive s’ils veulent être dans leurs objectifs en fin de saison.
D’ici à fin mai, ils vont notamment recevoir Troyes, Angers, Metz, Lorient et Saint-Étienne, cinq équipes de deuxième partie de tableau. À l’inverse, ils iront à Montpellier, Lyon, Nice, Strasbourg, Nantes et Lille, que des concurrents pour les six premières places. On peut considérer que la réussite de la fin de saison rennaise va passer par deux axes : faire le plein au Roazhon Park face aux mal classés ce qui est le cas depuis le début de saison (8 victoires en 12 matches à domicile, 3e de Ligue 1) et aller faire quelques coups à l’extérieur.
Dans le jeu, les quatre derniers matches incitent à l’optimisme, mais il faut désormais gommer les erreurs chroniques qui polluent la saison rennaise jusqu’ici. « Ça fait partie des matches qui doivent nous faire progresser, mais on doit progresser plus vite », a lancé Genesio après Paris, conscient qu’une cinquième qualification européenne de suite est loin d’être acquise. La qualité de jeu ne suffit pas.
Sans trop briller face à une équipe rennaise plus solide que conquérante, le Paris Saint-Germain s'est imposé grâce à un nouveau pion de Kylian Mbappé dans le temps additionnel (1-0), prenant ainsi sa revanche après la défaite subie à Rennes à l'aller. Le PSG peut désormais se tourner vers la réception du Real Madrid mardi prochain.

À quatre jours du retour de la Ligue des champions au Parc des Princes avec la réception attendue du Real Madrid, le Paris Saint-Germain a pris une revanche sur Rennes (1-0), seule équipe à avoir fait tomber le leader incontesté du championnat de France cette saison. Sans briller puisqu'il a fallu attendre le temps additionnel pour assister au premier tir cadré des gars de Pochettino, une nouvelle fois sauvés par Kylian Mbappé, qui ne sera décidément pas de trop pour rivaliser avec le Real dans la cour des très grands.
Silence et banderoles
Il n’y avait pas besoin de hausser la voix pour commenter le match avec son voisin en première période, le virage Auteuil ayant décidé de faire la grève des encouragements pour manifester son mécontentement. Beaucoup de silence en tribunes, où de multiples banderoles contestataires ont fleuri à partir de la 30e minute de jeu, et un Paris Saint-Germain en quête de certitudes sur le terrain avec Mbappé, Messi et aussi Simons, titulaire pour la première fois en Ligue 1. Mais ce sont des Rennais bien organisés et très disciplinés qui ont été les premiers à se montrer dangereux. Terrier et Laborde ont mal joué le coup pour commencer, avant que Bourigeaud ne manque sa reprise et Santamaria son coup de tête. Pour fissurer le bloc breton, Paris a misé sur de longues séquences de possession, sans beaucoup de succès malgré la bonne volonté de Simons. Il a finalement fallu attendre les traditionnelles accélérations de Mbappé pour mettre le bazar sur le côté gauche. Après un enroulé non cadré, le champion du monde a profité d’une mauvaise relance d’Omari pour trouver le poteau d’Alemdar, bien heureux de voir Meling repousser la tentative de Simons dans la foulée. Messi, discret et très bas sur le terrain, s'est contenté d'un tir contré avant les citrons entre deux derniers messages pour Leonardo, Hamraoui et compagnie du côté d'Auteuil.
Mbappé, comme d'habitude
Le retour des joueurs sur la pelouse et des chants dans la tribune populaire n'a pas changé la face d'une rencontre plus verrouillée que spectaculaire. Le bloc rennais parfois trop bas et le déchet technique des hommes de Genesio n'ont pas aidé les visiteurs à donner le tournis aux Parisiens comme à l'aller. En mal d'efficacité, Rennes aurait pourtant pu prendre les devants grâce à une occasion de Santamaria dès les premières secondes du deuxième acte et sans les interventions bien senties de Verratti dans les pieds de Terrier et Laborde aux abords de la surface. De son côté, le PSG s'est longtemps cassé les dents sur le mur rouge et noir, dirigé d'une main de maître par l'impérial Omari, 21 ans et toujours aussi bluffant. Une solidité pas suffisante pour empêcher Mbappé de manger Aguerd, éliminer Alemdar et faire rugir le Parc pour un but finalement refusé pour un très léger hors-jeu mesuré à l'équerre et au rapporteur à la vidéo.
Si le champion du monde avait manqué deux belles occasions un peu plus tôt, il n'a pas été aidé par les entrants Di María et Wijnaldum pour apporter de la folie dans les rangs parisiens. Pour un peu d'électricité, il a fallu se rabattre sur les petites embrouilles Majer-Paredes et Verratti-Sulemana, puis attendre le temps additionnel et une énorme erreur de Martin, laissant le champ libre aux locaux et à Mbappé de marquer sur le premier et seul tir cadré du match pour le PSG (1-0, 90e+3). Cruel pour Rennes, trop naïf sur la fin et crucifié par la bande de Pochettino qui peut se tourner vers la seule chose qui compte dans la vie du club parisien : la Ligue des champions et la réception du Real Madrid la semaine prochaine.
PSG (4-3-3) : Navas - Hakimi (Kehrer, 83e), Marquinhos, Kimpembe, Bernat (Mendes, 83e) - Paredes (Icardi, 83e), Verratti, Draxler (Di María, 66e) - Messi, Mbappé, Simons (Wijnaldum, 66e). Entraîneur : Mauricio Pochettino.
Rennes (4-4-2) : Alemdar - Traoré, Omari, Aguerd, Meling - Bourigeaud (Sulemana, 80e), Santamaria, Martin, Majer (Truffert, 86e) - Terrier (Assignon, 90e), Laborde (Guirassy, 80e). Entraîneur : Bruno Genesio.
Après la défaite du Stade rennais à Paris, Bruno Genesio est passé sur le plateau de Prime Video.

"On avait parlé de marquage préventif, surtout face à cette d’équipe. C’est encore plus rageant quand ça se produit dans les arrêts de jeu. Je pense qu’on avait plutôt tout bien fait jusqu’alors, voire même on aurait dû faire mieux offensivement, je pense qu’on a eu des situations qu’on aurait dû mieux optimiser. C’est vraiment rageant de repartir sans le point du match nul, sur une erreur comme ça, d’immaturité, de gamin."
"C’est ce que je leur ai dit à la mi-temps, de doser davantage. On avait des situations où on pouvait encore conserver le ballon, pousser nos actions un peu plus loin, et on sent qu’on s’est débarrassés un peu trop vite du ballon sur certaines situations de contre, où on aurait pu leur faire davantage mal. En deuxième mi-temps ça a été un peu mieux même si on n’a pas réussi à marquer. Puis il y a ce fait de jeu en fin de match qui nous coute très très cher. C’est toujours important de prendre un point ici, c’était dans la continuité du match de Brest. Après je n’ai pas grand chose à leur reprocher sur l’ensemble du match, on a fait beaucoup d’efforts. Ce n’est pas facile de défendre comme on l’a fait face à cette équipe. (…) On est une équipe encore jeune, en apprentissage, et je pense que ce sont des matchs qui vont nous faire grandir aussi."
Le PSG vient d’inaugurer sa quatrième tunique en collaboration avec Jordan. Un maillot blanc avec des liserés rouges qui va être utilisé pour la première fois pour la réception de Rennes ce vendredi.

Si la réception de Rennes ce vendredi dans le cadre de la 24e journée de Ligue 1 va permettre au PSG de se préparer pour le choc face au Real, il va aussi servir de premier test grand nature pour la quatrième tunique parisienne. Comme indiqué par Le Parisien, les joueurs parisiens joueront avec ce maillot fourth contre l’équipe bretonne ce vendredi soir. Les féminines, qui recevront Dijon au Camp des Loges, devraient elle aussi arborer la tunique blanche aux liserés rouges.
Alors que cette huitième collaboration avec Jordan arrive en pleine controverse, le Collectif Ultra Paris ayant fustigé la « perte d’ADN » du club parisien et son obnubilation « par les ventes de maillot », les demandes pour cette nouvelle tunique ont tout de même explosé, mettant à mal la boutique en ligne du club de la capitale dès le jeudi après-midi. Au final, la plupart des personnes voulant posséder ce nouveau maillot ont pu commander au fur et à mesure sur le store et la boutique en ligne de Nike.
Le maillot, faisant référence aux uniformes de la célèbre équipe de basketball, les Chicago Bulls, aura deux flocages, un pour la Ligue des Champions avec des chiffres dessinés par l'équipementier et un pour La Ligue 1 imposé par la LFP, cette dernière permettant seulement de choisir la couleur.
En attendant, le CUP devrait faire part de sa frustration lors de cette réception de Rennes. Les dirigeants parisiens espéreront donc que l’utilisation de ce maillot fourth ne crispe pas encore plus les ultras parisiens.
À la veille de PSG/Rennes, l’entraîneur rennais Bruno Génesio était en conférence de presse. Il a parlé, entre autres, du sentiment d’aller au Parc des Princes pour affronter le PSG, de la valeur du match de demain pour les Parisiens et de leur état d’esprit pour cette rencontre.

Ce vendredi, le PSG accueille Rennes pour le compte de la 24e journée de Ligue 1. En conférence de presse d’avant-match, Bruno Génésio a donné son ressenti et celui de ses troupes sur le déplacement au Parc pour affronter le club parisien. « C’est toujours un plaisir d’aller jouer au Parc, dans un superbe stade et une superbe ambiance. C’est certainement l’un des seuls matchs dans la saison où la pression n’est pas sur nous mais sur l’équipe de Paris. Donc on y va avec beaucoup de motivation, beaucoup d’envie, beaucoup de plaisir, mais surtout beaucoup de motivation pour aller leur poser des problèmes possibles. »
« Pour aller prendre des points à Paris, il faut beaucoup d’éléments »
Le technicien français est ensuite revenu sur les besoins d’une équipe pour pouvoir battre le club de la capitale : « Pour aller prendre des points à Paris, il faut beaucoup d’éléments. Il faut faire un match quasi parfait, il faut avoir un petit peu de réussite, avoir un gardien en grande forme ou avoir une équipe du PSG qui pense à autre chose. Personnellement, je ne pense pas qu’ils auront la tête au Real. On a vu contre Lille ce que ça donne lorsqu’ils sont en mode grand match de Champions League. Je pense que demain, ce sera pareil. Il faudra nous être à 100 % de nos capacités et surtout être ambitieux dans le jeu et ne pas se contenter de défendre. »
L’entraîneur de l’équipe bretonne a donné son avis sur la valeur de cette rencontre pour les joueurs parisiens : « Ils sont déjà champions. Donc leur objectif est atteint à trois mois de la fin. Leur vrai objectif, c’est la Coupe d’Europe et cette double confrontation face au Real. Donc ils se sont mis en mode compétiteur pour bien se préparer pour ces matchs ; donc la meilleure préparation pour eux, c’est de faire la meilleure rencontre possible face à nous. On sait que demain ça va être compliqué. »
« Ce dont j’ai envie, c’est qu’on montre notre visage, qu’on ne mette pas un bus devant le but et espérer le 0-0 »
Enfin, Bruno Génésio a donné l’état d’esprit de son groupe à la veille du match face à Paris : « On n’y va pas en victime. Gagner au Parc, c’est un exploit, on le sait, vous n’avez qu’à regarder les statistiques. Mais ce dont j’ai envie, c’est qu’on montre notre visage, qu’on ne mette pas un bus devant le but et espérer le 0-0, mais qu’on soit capables de très bien défendre parce que c’est indispensable qu’on soit aussi capables de jouer notre jeu et leur poser des problèmes. »
Rennes avait su le faire au match aller et est, à cette date, la dernière équipe française à avoir battu le PSG le 3 octobre dernier (2-0). Depuis, seul Manchester City a réussi à le faire.

Avec le retour de Gomis dans la cage, le Stade Rennais retrouve totalement son arrière-garde solide de l’automne. Après des passages difficiles en janvier et avec l’arrivée des matchs européens dans un mois, la défense rouge-et-noir passe un examen ce soir au Parc des Princes, face à un PSG en mode Ligue des Champions.
Les trois défenseurs cadres partis à la CAN sont enfin rentrés. Sacré champion d’Afrique dimanche dernier - sans avoir joué la moindre minute, notamment parce qu’il a eu le covid en même temps que Mendy, ce qui a laissé la place au n° 3 -, Alfred Gomis a effectué son retour à la Piverdière, jeudi après-midi. Soit un peu plus de 24 heures avant de renouer avec la compétition, au Parc des Princes.
Fébrile la saison passée, le Sénégalais est apparu plus costaud depuis l’été. Il forme avec le capitaine Traoré et Aguerd la base arrière solide du onze de Genesio, qui a loué, après Brest (2-0), ceux qui ont évolué dans cette période sans eux. Les chiffres sont parlants : lors des six matchs disputés sans Aguerd, Rennes a perdu… trois fois en L1 et connu une élimination en Coupe de France, pour six buts encaissés. « Les joueurs qui ont pris le relais ont fait le boulot, ils n’ont simplement pas été récompensés à la fin. On est plusieurs à avoir un rôle de cadre. Je sais avoir un rôle important dans le vestiaire aujourd’hui, je l’assume et essaie de le bonifier », estime le défenseur marocain, revenu aux affaires, comme le Malien Traoré dimanche dernier contre Brest.
Paris en rodage accéléré
À Paris, l’opposition sera évidemment bien autre que face aux Brestois, totalement inoffensifs, dimanche dernier. À quelques jours de leur huitième de finale aller de Ligue des Champions et après la rouste infligée à Lille (5-1), les partenaires de Marquinhos sont en pleine phase de rodage accéléré pour venir le choc face au Real Madrid.
Se trouver sur leur route quand on cherche encore des certitudes, Rennes s’en serait sans doute bien passé. « Pour prendre des points à Paris, il faut quasiment faire le match parfait, un gardien en pleine forme, un peu de réussite… Face à Lille, ils étaient en mode Ligue des Champions. Je ne crois pas qu’ils auront déjà la tête au Real… Ils se sont mis en mode compétiteurs, en mode Coupe d’Europe. On devrait être à 100 % de nos possibilités, mais ne pas faire que défendre », glisse Bruno Genesio, très heureux de pouvoir, à nouveau, s’appuyer sur son noyau dur défensif.
Genesio : « une des charnières les plus performantes de L1 »
« Ce sont des joueurs de qualité, avec beaucoup de talent. Mais je n’aime pas parler de l’adversaire, plutôt de nous. On l’a montré plusieurs fois, on est capable de les mettre en difficulté, notamment cette saison ici à domicile (2-0). On doit y aller avec beaucoup de confiance. Il ne faut pas avoir peur de jouer contre eux ! La L1 est un championnat très, très dur, où chaque erreur se paye cash. Et, face à Paris, il faut être encore plus attentif à la perte de balle. On doit réussir notamment le marquage préventif. C’est un challenge d’aller faire un résultat là-bas », souffle Nayef Aguerd, qui assure aussi que la vitesse de son duo avec Omari devra être alliée avec un peu plus d’anticipation pour être vraiment solide, notamment face aux déboulés de Mbappe.
« On a une des charnières les plus performantes de L1. Quand on analyse les qualités des deux joueurs : au niveau de la vitesse, de la qualité du jeu aérien, pour ressortir les ballons, pour la gestion de la profondeur », livre Genesio.
Avec Gomis et Traoré, Rennes y va pour tenir, mais pas que… Au-delà des menaces venant de partout côté PSG, le souvenir de la seule défaite en L1 de la saison, subie à Rennes (2-0), doit forcément trotter dans les esprits franciliens. Comme un petit supplément de motivation pour écarter de leur chemin les petits Rouge-et-Noir, avant d’aller défier les Merengue de Benzema.
La fiche technique
Arbitre : Benoît Bastien.
RENNES. A. Gomis - H. Traoré (cap.), Omari, Aguerd, Meling - J. Martin - Bourigeaud, Santamaria, Majer, Terrier - Laborde. Entraîneur : Bruno Genesio.

Insuffisamment remis de son entorse de la cheville gauche, Neymar ne sera pas dans le groupe du Paris SG qui recevra le Stade Rennais, vendredi soir en Ligue 1 (21 h).
L’attaquant superstar du Paris SG Neymar est forfait pour le match de Ligue 1 contre le Stade Rennais vendredi, quatre jours avant le 8e de finale aller de Ligue des champions, mardi face au Real Madrid, a confirmé ce jeudi son entraîneur, Mauricio Pochettino.
« Son évolution est très bonne. Il ne pourra pas être dans le groupe pour Rennes. Nous verrons pour Madrid », a déclaré le technicien au sujet du Brésilien, en phase de reprise après son entorse de la cheville gauche subie fin novembre.

Comme l’a confié Bruno Genesio après la rencontre, Martin Terrier était le tireur prévu en cas de penalty. Mais le numéor 7 qui avait déjà marqué le but du 3-1 a laissé à son coéquipier le soin de tirer, ce que Laborde a transformé avec une panenka.

"C’est prévu avant le match." confirme Genesio. "C’est Martin qui aurait dû tirer le penalty, mais je pense que c’est bien (que Laborde ait tiré). Ce geste montre aussi l’état d’esprit de notre équipe. Hamari le capitaine donne le ballon à Gaëtan, Martin accepte sans broncher que Gaëtan frappe. Je trouve que c’est bien ainsi. Ça valide aussi le match de Gaëtan, qui a pu beaucoup presser."
Ce dimanche (15h, sur Prime Vidéo), Rennes reçoit Troyes au Roazhon Park pour le compte de la 25e journée de Ligue 1. Voici les compositions d'équipe probables et les absents pour cette rencontre.

En conférence de presse ce vendredi, Bruno Genesio va faire le point sur les retours possibles. A priori, seul Romain Salin et Flavien Tait peuvent nourrir l'espoir d'être là. Jonas Martin étant suspendu, les options ne sont pas légions dans le cœur du jeu.
Les absents du côté de Rennes : Martin (suspendu), Salin, Gélin, Ugochukwu, Doku, Tait (blessés).
Vers un milieu Santamaria – Majer à Rennes
Côté Troyen, la semaine a été marquée par la mise à pied de l'international luxembourgeois Gelson Rodriguez. Bruno Irles pourrait procéder à quelques changements par rapport à l'équipe humiliée par Brest (1-5) le week-end dernier.
Les absents du côté de Troyes : Azamoum (blessé), Metinho, Ripart, Larouci, El-Hajjam, Suk, Domingues (reprise), G.Rodriguez (mis à pied).
Rennes : A.Gomis - H.Traoré (cap.), Omari, Aguerd, Truffert - Bourigeaud, Santamaria, Majer, Sulemana - Laborde, Terrier.
Troyes : Gallon - I.Kaboré, Rami (cap.), Salmier, A.Conté - M.Baldé, Tardieu, Kouamé, Chavalerin - Mothiba, Ugbo.
Rennes a longtemps cru conserver son invincibilité face au PSG cette saison. Finalement battus 1-0 par Paris, Bruno Genesio et son capitaine Hamari Traoré n’ont pu dissimuler leur déception en conférence de presse d’après-match.

Bruno Genesio et ses joueurs ont failli tenir en échec le PSG, mais les Rennais se sont inclinés (1-0) sur un but inscrit dans le temps additionnel par Kylian Mbappé, coutumier du fait. Un scénario difficile à avaler pour le technicien : « Nous sommes une équipe en apprentissage, mais nous devons progresser plus vite, parce que ce n'est pas la première fois. C'est dommage parce que nous avions fait 94 minutes de haut niveau et gâchons un peu tout. Nous nous laissons un peu griser, un peu emballer par la physionomie du match et nos occasions de marquer. Ça n'arrive qu'à nous, c'est vraiment rageant, ça doit nous faire grandir. Nous avons été sanctionnés parce que c’est une grande équipe et de grands joueurs en face. »
Le capitaine breton, Hamari Traoré, s’est lui dit « déçu du résultat. Je pense que nous avons été très bien défensivement. Et offensivement, il y a des situations que nous aurions pu mieux gérer. Donc oui, nous sommes déçus. » Tout comme son entraîneur l’était également pour son groupe : « Je suis très déçu pour les joueurs, nous avons fait beaucoup d'efforts pour bien défendre, difficile d'avoir la lucidité pour faire mieux que ce que nous avons fait, offensivement. »``
Pour Genesio, tout était pourtant réuni pour conserver le point du nul : « À la mi-temps, j'ai mis l'accent sur les ballons que nous pouvions davantage valoriser. J'avais l'impression que nous étions un peu en dedans, timides là-dessus, et c'est ce que nous avons bien mieux fait en début de seconde période et en fin de match. C'est peut-être ce qui nous a grisés. C'est surtout, encore une fois, un problème d'immaturité. Nous devons être capables, dans ces moments-là, de rappeler des joueurs, pour garder un équilibre, voire garder le ballon, ne pas prendre un risque inconsidéré à ce moment du match. » Traoré s’accorde avec son entraîneur sur ce point. « Je suis d’accord avec lui, parce que sur l’action nous devons mieux gérer l’attaque, prendre l’information… Car nous savons que quand nous attaquons, Kylian (Mbappé), Messi restent derrière. Il a raison, mais si l’action aboutit à un but, nous n’aurions pas parlé comme ça. »
Une naïveté sanctionnée
Le latéral droit de l’actuel cinquième de Ligue 1 est ensuite revenu sur le déroulé de l’action du but parisien : « Nous avons un contre, Serhou (Guirassy) met le ballon à Lorenz (Assignon). J’essaie de lui proposer une solution, je fixe et je la mets à Jonas (Martin). Après, je pense que nous devons faire mieux derrière. Enfin, nous devons mieux gérer l’attaque d’abord. Et puis, Paris, il ne leur en faut pas beaucoup marquer un but. Au Parc, à l’extérieur, nous ne devons jamais prendre un contre comme ça. »
Pour autant, ce but tardif n’est pas dû à une saute de concentration selon lui : « Nous avons été très sérieux défensivement, nous avons su garder les ballons dans notre camp et dans le leur avec un peu de possession. Mais nous devons mieux gérer l’équilibre de l’équipe. Il y avait la solution devant, nous essayons de marquer et nous le payons. Certes, ça nous est arrivé quelques fois cette saison, mais il faut le gommer rapidement. Là, nous avons très mal géré cette dernière situation. » De quoi nourrir des regrets après un match aller remporté 2-0 avec maîtrise par Rennes.
La courte défaite face au PSG vendredi (1-0) a eu les conséquences attendues : la 5e place du Stade Rennais ne tient plus qu’à un fil et le podium s’éloigne inexorablement.
Dans ce championnat un peu fou cette saison, chaque victoire ou défaite peut avoir des conséquences rapides au classement, faisant grimper ou glisser une équipe. En perdant face au PSG vendredi soir, sur un but à la dernière minute de Kylian Mbappé, le Stade Rennais se savait menacé et les résultats de la 24e journée n’ont fait que le confirmer.
S’il est toujours accroché à la 5e place qualificative pour l’Europe, le SRFC est désormais à égalité avec Monaco et Lyon à 37 points et plus près de la onzième place de Montpellier (34 pts) que de la quatrième détenue par Strasbourg (41 pts). En perdant un match sur deux depuis quelque temps déjà, les joueurs de Bruno Genesio peuvent même être heureux d’être toujours sur une place européenne.
Faire le plein à domicile
« Sincèrement, je ne me focalise pas sur le classement. Si on fait de belles prestations et qu’on gagne des matches, on sera récompensés, confie Hamari Traoré, le capitaine rennais. Pour l’instant, il reste encore beaucoup de matches, on n’est qu’en février. On fera les comptes à la fin. » S’il est vrai que le classement est encore difficilement lisible, la dynamique des Rouge et Noir n’est pas bonne, avec seulement six points pris sur les dix-huit derniers distribués.
Si on regarde de plus près les statistiques, les Rennais prennent 1,54 point par match en moyenne. C’est plus que la saison passée (1,52 après 38 journées), mais avec déjà neuf défaites (douze l’an passé), le droit à l’erreur est de moins en moins possible. Sans tomber dans des calculs d’apothicaire, le schéma est simple : il va falloir que les joueurs de Bruno Genesio réalisent une série positive s’ils veulent être dans leurs objectifs en fin de saison.
D’ici à fin mai, ils vont notamment recevoir Troyes, Angers, Metz, Lorient et Saint-Étienne, cinq équipes de deuxième partie de tableau. À l’inverse, ils iront à Montpellier, Lyon, Nice, Strasbourg, Nantes et Lille, que des concurrents pour les six premières places. On peut considérer que la réussite de la fin de saison rennaise va passer par deux axes : faire le plein au Roazhon Park face aux mal classés ce qui est le cas depuis le début de saison (8 victoires en 12 matches à domicile, 3e de Ligue 1) et aller faire quelques coups à l’extérieur.
Dans le jeu, les quatre derniers matches incitent à l’optimisme, mais il faut désormais gommer les erreurs chroniques qui polluent la saison rennaise jusqu’ici. « Ça fait partie des matches qui doivent nous faire progresser, mais on doit progresser plus vite », a lancé Genesio après Paris, conscient qu’une cinquième qualification européenne de suite est loin d’être acquise. La qualité de jeu ne suffit pas.
Sans trop briller face à une équipe rennaise plus solide que conquérante, le Paris Saint-Germain s'est imposé grâce à un nouveau pion de Kylian Mbappé dans le temps additionnel (1-0), prenant ainsi sa revanche après la défaite subie à Rennes à l'aller. Le PSG peut désormais se tourner vers la réception du Real Madrid mardi prochain.

À quatre jours du retour de la Ligue des champions au Parc des Princes avec la réception attendue du Real Madrid, le Paris Saint-Germain a pris une revanche sur Rennes (1-0), seule équipe à avoir fait tomber le leader incontesté du championnat de France cette saison. Sans briller puisqu'il a fallu attendre le temps additionnel pour assister au premier tir cadré des gars de Pochettino, une nouvelle fois sauvés par Kylian Mbappé, qui ne sera décidément pas de trop pour rivaliser avec le Real dans la cour des très grands.
Silence et banderoles
Il n’y avait pas besoin de hausser la voix pour commenter le match avec son voisin en première période, le virage Auteuil ayant décidé de faire la grève des encouragements pour manifester son mécontentement. Beaucoup de silence en tribunes, où de multiples banderoles contestataires ont fleuri à partir de la 30e minute de jeu, et un Paris Saint-Germain en quête de certitudes sur le terrain avec Mbappé, Messi et aussi Simons, titulaire pour la première fois en Ligue 1. Mais ce sont des Rennais bien organisés et très disciplinés qui ont été les premiers à se montrer dangereux. Terrier et Laborde ont mal joué le coup pour commencer, avant que Bourigeaud ne manque sa reprise et Santamaria son coup de tête. Pour fissurer le bloc breton, Paris a misé sur de longues séquences de possession, sans beaucoup de succès malgré la bonne volonté de Simons. Il a finalement fallu attendre les traditionnelles accélérations de Mbappé pour mettre le bazar sur le côté gauche. Après un enroulé non cadré, le champion du monde a profité d’une mauvaise relance d’Omari pour trouver le poteau d’Alemdar, bien heureux de voir Meling repousser la tentative de Simons dans la foulée. Messi, discret et très bas sur le terrain, s'est contenté d'un tir contré avant les citrons entre deux derniers messages pour Leonardo, Hamraoui et compagnie du côté d'Auteuil.
Mbappé, comme d'habitude
Le retour des joueurs sur la pelouse et des chants dans la tribune populaire n'a pas changé la face d'une rencontre plus verrouillée que spectaculaire. Le bloc rennais parfois trop bas et le déchet technique des hommes de Genesio n'ont pas aidé les visiteurs à donner le tournis aux Parisiens comme à l'aller. En mal d'efficacité, Rennes aurait pourtant pu prendre les devants grâce à une occasion de Santamaria dès les premières secondes du deuxième acte et sans les interventions bien senties de Verratti dans les pieds de Terrier et Laborde aux abords de la surface. De son côté, le PSG s'est longtemps cassé les dents sur le mur rouge et noir, dirigé d'une main de maître par l'impérial Omari, 21 ans et toujours aussi bluffant. Une solidité pas suffisante pour empêcher Mbappé de manger Aguerd, éliminer Alemdar et faire rugir le Parc pour un but finalement refusé pour un très léger hors-jeu mesuré à l'équerre et au rapporteur à la vidéo.
Si le champion du monde avait manqué deux belles occasions un peu plus tôt, il n'a pas été aidé par les entrants Di María et Wijnaldum pour apporter de la folie dans les rangs parisiens. Pour un peu d'électricité, il a fallu se rabattre sur les petites embrouilles Majer-Paredes et Verratti-Sulemana, puis attendre le temps additionnel et une énorme erreur de Martin, laissant le champ libre aux locaux et à Mbappé de marquer sur le premier et seul tir cadré du match pour le PSG (1-0, 90e+3). Cruel pour Rennes, trop naïf sur la fin et crucifié par la bande de Pochettino qui peut se tourner vers la seule chose qui compte dans la vie du club parisien : la Ligue des champions et la réception du Real Madrid la semaine prochaine.
PSG (4-3-3) : Navas - Hakimi (Kehrer, 83e), Marquinhos, Kimpembe, Bernat (Mendes, 83e) - Paredes (Icardi, 83e), Verratti, Draxler (Di María, 66e) - Messi, Mbappé, Simons (Wijnaldum, 66e). Entraîneur : Mauricio Pochettino.
Rennes (4-4-2) : Alemdar - Traoré, Omari, Aguerd, Meling - Bourigeaud (Sulemana, 80e), Santamaria, Martin, Majer (Truffert, 86e) - Terrier (Assignon, 90e), Laborde (Guirassy, 80e). Entraîneur : Bruno Genesio.
Après la défaite du Stade rennais à Paris, Bruno Genesio est passé sur le plateau de Prime Video.

"On avait parlé de marquage préventif, surtout face à cette d’équipe. C’est encore plus rageant quand ça se produit dans les arrêts de jeu. Je pense qu’on avait plutôt tout bien fait jusqu’alors, voire même on aurait dû faire mieux offensivement, je pense qu’on a eu des situations qu’on aurait dû mieux optimiser. C’est vraiment rageant de repartir sans le point du match nul, sur une erreur comme ça, d’immaturité, de gamin."
"C’est ce que je leur ai dit à la mi-temps, de doser davantage. On avait des situations où on pouvait encore conserver le ballon, pousser nos actions un peu plus loin, et on sent qu’on s’est débarrassés un peu trop vite du ballon sur certaines situations de contre, où on aurait pu leur faire davantage mal. En deuxième mi-temps ça a été un peu mieux même si on n’a pas réussi à marquer. Puis il y a ce fait de jeu en fin de match qui nous coute très très cher. C’est toujours important de prendre un point ici, c’était dans la continuité du match de Brest. Après je n’ai pas grand chose à leur reprocher sur l’ensemble du match, on a fait beaucoup d’efforts. Ce n’est pas facile de défendre comme on l’a fait face à cette équipe. (…) On est une équipe encore jeune, en apprentissage, et je pense que ce sont des matchs qui vont nous faire grandir aussi."
Le PSG vient d’inaugurer sa quatrième tunique en collaboration avec Jordan. Un maillot blanc avec des liserés rouges qui va être utilisé pour la première fois pour la réception de Rennes ce vendredi.

Si la réception de Rennes ce vendredi dans le cadre de la 24e journée de Ligue 1 va permettre au PSG de se préparer pour le choc face au Real, il va aussi servir de premier test grand nature pour la quatrième tunique parisienne. Comme indiqué par Le Parisien, les joueurs parisiens joueront avec ce maillot fourth contre l’équipe bretonne ce vendredi soir. Les féminines, qui recevront Dijon au Camp des Loges, devraient elle aussi arborer la tunique blanche aux liserés rouges.
Alors que cette huitième collaboration avec Jordan arrive en pleine controverse, le Collectif Ultra Paris ayant fustigé la « perte d’ADN » du club parisien et son obnubilation « par les ventes de maillot », les demandes pour cette nouvelle tunique ont tout de même explosé, mettant à mal la boutique en ligne du club de la capitale dès le jeudi après-midi. Au final, la plupart des personnes voulant posséder ce nouveau maillot ont pu commander au fur et à mesure sur le store et la boutique en ligne de Nike.
Le maillot, faisant référence aux uniformes de la célèbre équipe de basketball, les Chicago Bulls, aura deux flocages, un pour la Ligue des Champions avec des chiffres dessinés par l'équipementier et un pour La Ligue 1 imposé par la LFP, cette dernière permettant seulement de choisir la couleur.
En attendant, le CUP devrait faire part de sa frustration lors de cette réception de Rennes. Les dirigeants parisiens espéreront donc que l’utilisation de ce maillot fourth ne crispe pas encore plus les ultras parisiens.
À la veille de PSG/Rennes, l’entraîneur rennais Bruno Génesio était en conférence de presse. Il a parlé, entre autres, du sentiment d’aller au Parc des Princes pour affronter le PSG, de la valeur du match de demain pour les Parisiens et de leur état d’esprit pour cette rencontre.

Ce vendredi, le PSG accueille Rennes pour le compte de la 24e journée de Ligue 1. En conférence de presse d’avant-match, Bruno Génésio a donné son ressenti et celui de ses troupes sur le déplacement au Parc pour affronter le club parisien. « C’est toujours un plaisir d’aller jouer au Parc, dans un superbe stade et une superbe ambiance. C’est certainement l’un des seuls matchs dans la saison où la pression n’est pas sur nous mais sur l’équipe de Paris. Donc on y va avec beaucoup de motivation, beaucoup d’envie, beaucoup de plaisir, mais surtout beaucoup de motivation pour aller leur poser des problèmes possibles. »
« Pour aller prendre des points à Paris, il faut beaucoup d’éléments »
Le technicien français est ensuite revenu sur les besoins d’une équipe pour pouvoir battre le club de la capitale : « Pour aller prendre des points à Paris, il faut beaucoup d’éléments. Il faut faire un match quasi parfait, il faut avoir un petit peu de réussite, avoir un gardien en grande forme ou avoir une équipe du PSG qui pense à autre chose. Personnellement, je ne pense pas qu’ils auront la tête au Real. On a vu contre Lille ce que ça donne lorsqu’ils sont en mode grand match de Champions League. Je pense que demain, ce sera pareil. Il faudra nous être à 100 % de nos capacités et surtout être ambitieux dans le jeu et ne pas se contenter de défendre. »
L’entraîneur de l’équipe bretonne a donné son avis sur la valeur de cette rencontre pour les joueurs parisiens : « Ils sont déjà champions. Donc leur objectif est atteint à trois mois de la fin. Leur vrai objectif, c’est la Coupe d’Europe et cette double confrontation face au Real. Donc ils se sont mis en mode compétiteur pour bien se préparer pour ces matchs ; donc la meilleure préparation pour eux, c’est de faire la meilleure rencontre possible face à nous. On sait que demain ça va être compliqué. »
« Ce dont j’ai envie, c’est qu’on montre notre visage, qu’on ne mette pas un bus devant le but et espérer le 0-0 »
Enfin, Bruno Génésio a donné l’état d’esprit de son groupe à la veille du match face à Paris : « On n’y va pas en victime. Gagner au Parc, c’est un exploit, on le sait, vous n’avez qu’à regarder les statistiques. Mais ce dont j’ai envie, c’est qu’on montre notre visage, qu’on ne mette pas un bus devant le but et espérer le 0-0, mais qu’on soit capables de très bien défendre parce que c’est indispensable qu’on soit aussi capables de jouer notre jeu et leur poser des problèmes. »
Rennes avait su le faire au match aller et est, à cette date, la dernière équipe française à avoir battu le PSG le 3 octobre dernier (2-0). Depuis, seul Manchester City a réussi à le faire.

Avec le retour de Gomis dans la cage, le Stade Rennais retrouve totalement son arrière-garde solide de l’automne. Après des passages difficiles en janvier et avec l’arrivée des matchs européens dans un mois, la défense rouge-et-noir passe un examen ce soir au Parc des Princes, face à un PSG en mode Ligue des Champions.
Les trois défenseurs cadres partis à la CAN sont enfin rentrés. Sacré champion d’Afrique dimanche dernier - sans avoir joué la moindre minute, notamment parce qu’il a eu le covid en même temps que Mendy, ce qui a laissé la place au n° 3 -, Alfred Gomis a effectué son retour à la Piverdière, jeudi après-midi. Soit un peu plus de 24 heures avant de renouer avec la compétition, au Parc des Princes.
Fébrile la saison passée, le Sénégalais est apparu plus costaud depuis l’été. Il forme avec le capitaine Traoré et Aguerd la base arrière solide du onze de Genesio, qui a loué, après Brest (2-0), ceux qui ont évolué dans cette période sans eux. Les chiffres sont parlants : lors des six matchs disputés sans Aguerd, Rennes a perdu… trois fois en L1 et connu une élimination en Coupe de France, pour six buts encaissés. « Les joueurs qui ont pris le relais ont fait le boulot, ils n’ont simplement pas été récompensés à la fin. On est plusieurs à avoir un rôle de cadre. Je sais avoir un rôle important dans le vestiaire aujourd’hui, je l’assume et essaie de le bonifier », estime le défenseur marocain, revenu aux affaires, comme le Malien Traoré dimanche dernier contre Brest.
Paris en rodage accéléré
À Paris, l’opposition sera évidemment bien autre que face aux Brestois, totalement inoffensifs, dimanche dernier. À quelques jours de leur huitième de finale aller de Ligue des Champions et après la rouste infligée à Lille (5-1), les partenaires de Marquinhos sont en pleine phase de rodage accéléré pour venir le choc face au Real Madrid.
Se trouver sur leur route quand on cherche encore des certitudes, Rennes s’en serait sans doute bien passé. « Pour prendre des points à Paris, il faut quasiment faire le match parfait, un gardien en pleine forme, un peu de réussite… Face à Lille, ils étaient en mode Ligue des Champions. Je ne crois pas qu’ils auront déjà la tête au Real… Ils se sont mis en mode compétiteurs, en mode Coupe d’Europe. On devrait être à 100 % de nos possibilités, mais ne pas faire que défendre », glisse Bruno Genesio, très heureux de pouvoir, à nouveau, s’appuyer sur son noyau dur défensif.
Genesio : « une des charnières les plus performantes de L1 »
« Ce sont des joueurs de qualité, avec beaucoup de talent. Mais je n’aime pas parler de l’adversaire, plutôt de nous. On l’a montré plusieurs fois, on est capable de les mettre en difficulté, notamment cette saison ici à domicile (2-0). On doit y aller avec beaucoup de confiance. Il ne faut pas avoir peur de jouer contre eux ! La L1 est un championnat très, très dur, où chaque erreur se paye cash. Et, face à Paris, il faut être encore plus attentif à la perte de balle. On doit réussir notamment le marquage préventif. C’est un challenge d’aller faire un résultat là-bas », souffle Nayef Aguerd, qui assure aussi que la vitesse de son duo avec Omari devra être alliée avec un peu plus d’anticipation pour être vraiment solide, notamment face aux déboulés de Mbappe.
« On a une des charnières les plus performantes de L1. Quand on analyse les qualités des deux joueurs : au niveau de la vitesse, de la qualité du jeu aérien, pour ressortir les ballons, pour la gestion de la profondeur », livre Genesio.
Avec Gomis et Traoré, Rennes y va pour tenir, mais pas que… Au-delà des menaces venant de partout côté PSG, le souvenir de la seule défaite en L1 de la saison, subie à Rennes (2-0), doit forcément trotter dans les esprits franciliens. Comme un petit supplément de motivation pour écarter de leur chemin les petits Rouge-et-Noir, avant d’aller défier les Merengue de Benzema.
La fiche technique
Arbitre : Benoît Bastien.
RENNES. A. Gomis - H. Traoré (cap.), Omari, Aguerd, Meling - J. Martin - Bourigeaud, Santamaria, Majer, Terrier - Laborde. Entraîneur : Bruno Genesio.

Insuffisamment remis de son entorse de la cheville gauche, Neymar ne sera pas dans le groupe du Paris SG qui recevra le Stade Rennais, vendredi soir en Ligue 1 (21 h).
L’attaquant superstar du Paris SG Neymar est forfait pour le match de Ligue 1 contre le Stade Rennais vendredi, quatre jours avant le 8e de finale aller de Ligue des champions, mardi face au Real Madrid, a confirmé ce jeudi son entraîneur, Mauricio Pochettino.
« Son évolution est très bonne. Il ne pourra pas être dans le groupe pour Rennes. Nous verrons pour Madrid », a déclaré le technicien au sujet du Brésilien, en phase de reprise après son entorse de la cheville gauche subie fin novembre.