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Laurent Pokou, légende du football ivoirien et du Stade Rennais.
Ce week-end, il fait partie de la centaine d’anciens joueurs invités à Rennes et au Roazhon Park pour fêter les 125 ans du Stade rennais : sans club depuis son passage express à Rodez cet automne, Flavien Tait ouvre la boîte à souvenirs de son aventure rennaise (2019-2023), avec ses bas et ses hauts, dont une saison 2021-2022 qu’il dit inoubliable. Entretien avec un homme qui pense à la retraite.
Tu feras partie de la centaine d’anciens joueurs invités par le Stade rennais ce week-end pour fêter le 125e anniversaire à l’occasion du match contre Metz. Qu’est-ce que ça va te faire de retrouver le Roazhon Park ?
Il y a de l’excitation, c’est un plaisir de revenir dans ce stade parce que j’y ai vécu des belles soirées européennes et des belles journées de foot. Cette ambiance, ce public, cet engouement autour du club, ça nous manque. Maintenant, je serai en tribunes, donc ce sera différent. (Rires.) Quelque part, ça veut dire que j’ai marqué le club, je le prends comme ça, c’est cool. Quand je mets une petite story sur Instagram, j’ai toujours des messages pour me demander de revenir, ça fait plaisir.
Ton passage à Rennes, c’est l’apogée de ta carrière ?
Oui, clairement. Sous l’ère Genesio. Même si à Angers, j’ai aussi pris beaucoup de plaisir et vécu de belles années, mais le fait de jouer la Coupe d’Europe, le haut de tableau, avoir ces objectifs d’être toujours en haut… Et surtout dans une équipe, il faut le rappeler, où ça jouait tellement bien au football.
De 2019 à 2023, tu as connu des débuts difficiles, des joies, un épanouissement sur le terrain, des blessures… Un peu comme si c’était un bon résumé de ta carrière.
Dès le début, je prends ce rouge (contre Montpellier lors de la première journée, NDLR). Il y a aussi le premier gros transfert de ma carrière, avec des attentes. Pourtant, je fais une très bonne préparation. Mais le système dans lequel on jouait, ça ne m’allait pas du tout. J’étais utilisé derrière les deux attaquants ou même dans les deux devant. Donc oui, c’était compliqué, mais tu changes de standing aussi ! Dans ma carrière, rien n’a jamais été facile, c’est pour ça que je suis content. J’ai toujours réussi à inverser la tendance. Faire changer l’avis des gens, ça a été ma plus grande réussite à Rennes. Quand je suis parti, j’ai reçu plein de messages d’amour. J’avais tout gagné.
Par rapport à ce que j’entends, je comparais Bruno Genesio à Ancelotti. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Flavien Tait
À Angers, tu t’es révélé en Ligue 1 en jouant surtout côté gauche, mais c’est dans un milieu à trois à Rennes que tu t’es épanoui. Qu’est-ce que ce positionnement a changé pour toi ? En fait, j’avais plus de liberté sous Genesio. Dans ce système à trois milieux, en position de 8, je pouvais énormément me projeter. J’arrivais bien à combiner avec Martin (Terrier), Bourige, c’est aussi pour ça que je me suis épanoui. C’est aussi un poste où tu touches plus de ballons que sur le côté. À Angers, j’avais l’habitude de contre-attaquer ; quand je suis arrivé à Rennes, c’était plutôt des attaques placées. J’ai eu un peu de mal au début et, quand je suis revenu au milieu, j’avais retrouvé cette liberté d’expression. Le coach Genesio m’a aussi donné beaucoup de confiance et je marche à ça.
Qu’est-ce qu’il a de spécial, Bruno Genesio ?
Il est naturel. C’est un papa spirituel pour tous les joueurs. Il va te parler de la même manière, même si tu joues moins. En matière de foot, il a des connaissances incroyables. Et humainement… Je ne le connais pas personnellement, mais par rapport à ce que j’entends, je le comparais à Ancelotti. Dans un vestiaire, il a cette aura, cette gentillesse, il est toujours bienveillant. Il est franc, il va dire les choses quand il faut les dire. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Au-delà du repositionnement, qu’est-ce qu’il a pu te dire pour te faire basculer à son arrivée à Rennes en mars 2021 ?
Quand il arrive, je dois faire deux ou trois matchs sur le banc. Puis, on reçoit Strasbourg à la maison et il me dit : «?Je vais te mettre au milieu, j’ai beaucoup aimé ta semaine. Tu peux beaucoup nous apporter." Je fais un top match et ma vraie bonne aventure à Rennes commence sous l’ère Genesio. J’ai senti direct sa confiance.
Tu te retrouvais moins dans le cadre tactique de Julien Stéphan, son prédécesseur ? Genesio avait beaucoup insisté sur le besoin de retrouver de la liberté dans le jeu à son arrivée.
Ce sont deux méthodes très différentes. Je n’aime pas faire ça… Le coach Stéphan, c’était très fort en matière de tactique, mais il fallait rester dans sa zone. Ce n’était pas un foot folie, c’était très structuré dans un 4-4-2. Genesio a apporté sa fraîcheur et cette envie de débrider les joueurs.
Tu arrives à Rennes après la saison de la Coupe de France et tu as participé à la saison 2021-2022 qui a beaucoup marqué le public rennais. Pourquoi reste-t-elle autant dans les mémoires ?
Même nous, ça nous a marqués. Quand on part ailleurs, on se rend compte que ce qu’on faisait cette année-là… Pffff, voilà quoi. C’était du beau football, on a donné beaucoup de plaisir aux gens. On a mis des jolis scores. Quand les adversaires venaient, on était sûrs de nous, de notre force. On avait un groupe qui vivait aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je pense que c’était la plus belle saison du Stade rennais, même si on n’a rien gagné. En matière de foot, je ne sais pas s’il y a eu une meilleure équipe… On fait deuxième meilleure attaque, on bat Paris et on mérite mieux en Coupe d’Europe, on sentait le plaisir dans ces soirées de foot. Cette équipe, elle était fantastique. La Turquie, ça m’a apporté plein de choses (il part à Samsunspor à l’été 2023, NDLR), j’ai découvert une autre culture, un beau pays, etc. Mais quand t’as connu Rennes, on ne va pas se mentir… Pour moi, Rennes, c’était le summum du football.
Faire des soirées avec le groupe, c’est très important. Les personnalités ne sont pas les mêmes quand tu sors du vestiaire, tu découvres les gens.
Flavien Tait
Qu’est-ce qu’on ressent sur le terrain dans ces moments-là ? Quelles sont les sensations ?
C’est plus tard qu’on se rend compte et qu’on comprend que c’était incroyable. Tu sors du match, t’es heureux. La connexion de la semaine avec les partenaires, tu la retrouves en match. Les joueurs osaient tenter des choses. On ne réussissait pas tout, mais on se trouvait les yeux fermés, on avait une connexion folle. Avant de penser au résultat, on pensait d’abord à prendre du plaisir et à jouer ensemble. Le reste, ça venait tout seul, c’était devenu naturel. On avait pourtant la pression d’être en haut, mais on ne s’en rendait pas compte. C’était magique, c’est vraiment une saison que je n’oublierai jamais.
Vous enchaînez pourtant trois défaites en championnat en septembre 2021, rien ne marche sur le terrain. Quel est le match déclic ?
Il y a ce match de Coupe d’Europe contre Tottenham, on fait un top match, on mérite de gagner (2-2). Le déclic pour la confiance, c’est le 6-0 contre Clermont ; celui mental, c’est la défaite à Marseille (2-0 au Vélodrome) où on comprend qu’on n’est pas nous-mêmes. Je me souviens des mots du coach qui dit qu’on ne joue pas, qu’on ne fait rien. Il faut aller sur le terrain et jouer au foot, c’est tout. Mes gros souvenirs à Rennes, ce sont les soirées de Coupe d’Europe. Leicester, on doit se qualifier tous les jours. Il y a aussi un 4-1 contre Lyon, ils n’ont pas vu le jour. Ce soir-là, tout était beau. Je pense aussi à la qualification à Brest qui restera dans les annales ou encore à ce derby contre Nantes sous l’ère Stéphan avec les deux buts de Raphinha. (Sourire.)
Cette saison 2021-2022, vous la terminez paradoxalement avec 12 défaites et une 4e place. Qu’est-ce qui vous a manqué pour aller encore plus haut ?
Peut-être le début de saison, comme on en parlait… Il y a aussi une défaite à Nantes qui nous fait mal. Après, on était contents d’être en Ligue Europa, avec ce dénouement à Lille (Serhou Guirassy égalise à la dernière minute pour le 2-2, NDLR). La Ligue 1 était relevée aussi cette année-là, mais je ne sais pas trop dire ce qui nous a manqué pour être en Champions. On a surtout retenu de donner du plaisir aux gens, d’avoir régalé.
Andy Carroll nous disait que les matchs se gagnaient parfois lors de soirées au resto ou au bar. Il y avait un groupe qui aimait sortir ensemble cette saison-là, ça vous a aidé ?
C’est le plus important. Tu vois les gars dans un autre contexte, les personnalités ne sont pas les mêmes quand on sort du vestiaire, tu découvres les gens. C’est ce qui a fait notre force. On faisait la fête, mais on restait mesurés ! On faisait des repas les uns chez les autres, on passait des bons moments et il y avait une vraie connexion entre nous. C’est vrai qu’après la qualification à Brest, on avait fait une bonne fête. (Rires.) Il fallait décompresser, les vacances arrivaient, on pouvait. C’est à l’image du coach, on faisait des choses ensemble.
Qu’est-ce que vous faisiez avec Bruno Genesio en dehors de la vie à la Piverdière ?
Il nous avait invités chez lui, par exemple, peu de coachs font ça. Il y avait tous les joueurs, le staff et même les compagnes pour un repas un midi. Il a fait plein de petites attentions qui nous ont marqués. Je me souviens aussi qu’après un match, on mangeait au restaurant, il était là aussi et il était descendu payer notre table. À Noël, aussi, il offrait des cartes cadeaux pour les enfants, ça montre la qualité de l’homme !
Le plus impressionnant chez Camavinga et Doué, c’était physiquement. Ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans, je n’étais pas comme ça à 16 ans !
Flavien Tait, 33 ans
Tu as souvent dit que tu étais quelqu’un de casanier, mais un joueur a-t-il aussi besoin de vivre normalement dans sa ville pour s’épanouir ? On se souvient de cette vidéo avec Bourigeaud où vous descendez une bière devant des supporters au Roazhon Park.
J’ai toujours cette vidéo, je la regarde souvent. C’est bien pour la proximité, ça sort du contexte foot. Connaître la ville, ses endroits, c’est aussi connaître le club et c’est important. Les gens sont contents de te croiser : dans la rue, ceux qui bossent dans un restaurant où tu vas manger un bout, etc. Sortir du contexte maison, ça fait du bien. Rennes, c’est une belle ville avec des super bons restaurants, comme Monsieur Yak, Il Toscano, les galettes bretonnes, etc.
Quels sont les joueurs qui t’ont le plus impressionné et marqué à Rennes ?
Il y en a beaucoup. Lovro Majer, quand j’étais au milieu avec lui, c’était quelque chose. J’ai pris un plaisir fou, on était connectés au milieu. Martin (Terrier), Bourige, Raphinha, même s’il n’était pas aussi étoffé que maintenant. Hamari (Traoré), Amine (Gouiri), j’ai adoré, c’est dur de répondre à cette question… Beaucoup de joueurs avaient des qualités différentes. Un Rom’ Salin allait t’apporter de la communication dans le vestiaire, comme Hamari, Martin avec ses buts, Lovro avec sa patte gauche. Jonas (Martin) et Baptiste (Santamaria) faisaient aussi des kilomètres, j’ai beaucoup aimé Nayef Aguerd derrière ou encore Meling, qui était assez atypique.
Quand on parle de Rennes, on pense aussi au centre de formation. Tu as joué avec Eduardo Camavinga ou Désiré Doué, qu’est-ce que tu t’es dit en les voyant débarquer à 16 ans ?
Qu’ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans. Je n’étais pas comme ça à 16 ans. (Rires.) Le plus impressionnant, c’était physiquement : leur impact, la vitesse dans les duels, on ne se rend pas compte de ce qu’il faut en Ligue 1. Ils étaient assez discrets, à l’écoute des anciens, même si parfois sur le terrain, ils faisaient des trucs, t’avais envie de leur dire : «?Oh mon grand !" On parle de ces deux joueurs-là, mais il y en a plein d’autres qu’on ne nomme pas assez : Yann Gboho qui est bon aujourd’hui à Toulouse ; Alexis Trouillet avait des qualités de footballeur incroyables ; Sacha Boey, Georgi Rutter, Da Cunha qui est capitaine de Côme. C’était des bons joueurs, mais aussi des bons jeunes.
Tu regrettes la fin de ton aventure à Rennes, entre tes soucis à la hanche et ton départ en catimini en septembre en Turquie ?
Ça fait partie d’une carrière. Tu sais que ça n’a jamais été facile pour moi, donc c’était une épreuve de plus. (Sourire.) Il y avait des choix à faire, mais quand on a fait appel à moi, je répondais présent sur la fin de saison 2022-2023. J’aurais forcément aimé que ça se termine un peu mieux, mais je restais à l’intérieur du groupe, je me sentais aussi important que ceux qui jouaient. On ne peut pas toujours choisir son départ, je n’ai aucun regret.
Quand on se fait siffler par ses propres supporters, on ressent de la honte, on se pose plein de questions. On sous-estime l’impact que ça peut avoir.
Flavien Tait
Il y a aussi eu cette rumeur faisant état d’une relation extraconjugale avec la femme de ton coéquipier Lovro Majer. C’est le moment le plus difficile à gérer de ta période rennaise ?
Celle-là, elle est complètement folle. C’est incroyable de sortir des choses comme ça… Je savais que c’était totalement faux et que j’étais tranquille. C’est la famille que ça peut affecter. Il faut se dire que ma femme s’entendait bien avec sa femme, c’était presque des meilleures amies. (Rires.) En fait, ce week-end là, j’ai un drôle de sentiment… Je ne suis pas pris dans le groupe, le club ne donne pas la raison. (Il s’était emporté à l’entraînement contre Bruno Genesio, NDLR.) Cette rumeur, elle est complètement folle. Je ne sais pas qui a inventé ça. Sincèrement, ce n’est même pas ça qui m’a le plus affecté.
C’est quoi ?
Au début, quand je me suis fait siffler au Roazhon Park, ça m’a touché de fou.
On pourrait penser que ça finit par glisser sur les joueurs d’être sifflé dans un stade. Qu’est-ce que ça provoque chez toi ?
On ressent de la honte. Ce n’était pas des petits sifflets, hein. On se pose plein de questions, en fait. Par ses propres supporters, c’est dur. On sous-estime l’impact que ça peut avoir, même si des joueurs peuvent faire abstraction. Quand tu sors du terrain, tu entends tout. Les réseaux, c’est autre chose, ce n’est pas la réalité, ils peuvent écrire n’importe quoi. Au stade, c’est encore plus fort. Ma plus grande fierté, c’est d’avoir inversé cette tendance à Rennes.
De ta préformation à Castelmaurou à tes différents clubs, ta carrière s’est beaucoup construite sur la souffrance et parfois le rejet. Comment tu vois les choses avec le recul ?
Peut-être que s’il n’y avait pas eu ça, je ne serais pas là aujourd’hui. Rien n’arrive par hasard. Ma grande réussite, c’est de ne pas avoir failli quand ça allait mal. Plein de joueurs vont mal ou abandonnent. C’est mon parcours, je suis presque à 200 matchs de Ligue 1, j’ai joué la Coupe d’Europe, dans des clubs comme Angers, Rennes… Je n’ai pas de traumatisme. Je ne suis pas sorti de Castelmaurou ? C’est comme ça, je me suis épanoui derrière à Rodez et à Châteauroux.
À Rennes, Bruno Genesio avait invité des psys à venir régulièrement à la Piverdière. Tu les as vus ?
Au début, ça ne m’attirait pas. Parfois, dire les choses, avoir des avis extérieurs, ça fait du bien. J’ai fait des séances avec la psy à Rennes, mais c’était plus travailler ma vision de jeu sur le terrain. Elle avait plein d’exercices qui pouvaient me rendre meilleur, ce n’était pas pour parler de ma vie. Être fermé, ce n’est pas la solution. On ne s’en rend pas compte, une carrière c’est dur, ça se construit. Ce n’est pas aussi simple que «?taper dans un ballon?».
Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, on sait vers qui les clubs vont se tourner. On ne regarde plus la qualité du joueur, mais son âge, la plus-value possible.
Flavien Tait
Après ton passage à Samsunspor en Turquie, tu as tenté cette saison un retour à Rodez que tu as quitté au bout de trois mois. Tu penses à la retraite ?
Oui, j’y pense. Aujourd’hui, le football n’est plus celui que j’apprécie. Je ne veux plus aller dans des projets où je ne vais pas prendre de plaisir. Ces dernières années, ça n’a pas trop marché, donc je me pose la question : est-ce que j’arrête ou je continue ? Je ne veux plus faire des choix par défaut, je sais ce que je veux et ce que je ne veux plus.
Tu n’as pas réussi à retrouver un peu de ce plaisir à Rodez ?
Non, Rodez, ça ne correspondait pas au football que je pratique. C’était un jeu direct, je suis milieu de terrain, tu m’as vu jouer au milieu à Rennes, j’ai besoin de ballons. Là, c’était trop direct, sans trop d’attaques placées, je n’ai pas aimé. Je n’étais pas compatible avec cette équipe, je m’en suis rendu compte après, c’est pour ça que j’ai pris la décision d’arrêter.
Tu as quand même eu beaucoup de pépins depuis quelques années. Tu pourrais encore assurer physiquement à ce niveau ?
Si ça joue au ballon, oui. Si ça balance sur 70 mètres, je n’en suis pas capable et je ne l’ai jamais été, même au top de ma forme. Après, il y a aussi cette tournure du foot qui est un business et avec l’impact des droits TV, ça fait mal à plein de clubs. Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, je n’ai même pas à te donner la réponse, on sait vers qui les clubs vont se tourner. Avant, il n’y avait pas autant de problèmes d’argent. Maintenant, un club va acheter un joueur en pensant à le revendre le plus cher possible pour continuer de vivre, d’exister. On ne regarde plus la qualité du joueur, on regarde son âge, la plus-value possible, et c’est tout.
C’est quelque chose qui t’éloigne du foot ?
Non, c’est la réalité des choses. Je regarde toujours autant de foot et ça restera ma passion. La vérité, c’est que peu de clubs s’appuient sur des joueurs d’expérience. J’ai eu des appels, mais je ne veux pas repartir n’importe où. Le mercato d’hiver, ce n’est pas le meilleur. Je préfère attendre cet été pour voir ce que je fais, aucune décision ne sera prise avant. Au moins, je peux aller aux 125 ans du Stade rennais. (Rires.)
Il y a une vie après le foot, des choses que tu redécouvres en étant à la retraite et qu’on ne fait pas quand on est footballeur. Aller au ski, par exemple !
Flavien Tait
Comment tu appréhendes la fameuse petite mort du footballeur ? Ça te fait peur ?
Pas du tout. Il faut savoir arrêter au bon moment, je vois beaucoup de joueurs qui forcent. Est-ce que le plaisir est toujours là ? Forcément, il y a la routine du terrain, du vestiaire, mais tu peux le combler par d’autres moments. Je ne me vois pas trop jouer en amateur, je prends des cours de padel en ce moment, j’adore. Rester dans le foot, ça ne me dérangerait pas. Coach, je ne pourrais pas, je n’ai pas la patience pour gérer un groupe professionnel, peut-être des jeunes… Recruteur, sinon… J’ai un bon œil pour voir les joueurs, c’est de l’instinct. J’aimerais bien tenter consultant aussi, débriefer un match et l’actu du foot, ça ne me dérangerait pas. En tout cas, il y a une vie après le foot, c’est ça que je veux dire. Il y a des choses que tu redécouvres en étant à la retraite, qu’on ne fait pas quand on est footballeur.
Qu’est-ce que tu as hâte de redécouvrir ?
Déjà, avoir ton propre rythme. C’est tout bête : prendre tes vacances en août comme tout le monde, aller manger au resto le jeudi ou le vendredi soir sans avoir à calculer ce que tu prends. Des plaisirs banals. Aller au ski, par exemple, à la montagne ! Aller à un concert qui se termine à minuit en pleine semaine quand t’es footballeur, c’est moyen, t’as entraînement le lendemain… Ce sont des petites choses sans calculs. Il y a aussi les moments de partage avec les proches, la famille : le nombre de fois où tu dis que tu peux pas et qu’il y a que le week-end de la trêve où t’es libre. La dépression à la retraite, ça arrive, mais ce manque, tu peux le combler, je pense.
Ouest-France et TVR vous ont proposé depuis un mois de voter pour votre équipe type du Stade Rennais au XXIe siècle. Ce lundi 16 mars, nous vous dévoilons le résultat de cette consultation avec des votes qui ont été très serrés à certains postes.
Il est toujours intéressant de prendre un peu de hauteur sur l’immédiateté du résultat pour apprécier tout ce que l’on voit depuis des années au Stade Rennais.
Le quart de siècle qui vient de s’écouter, de 2000 à 2025, a été riche en émotions, en participations aux Coupes d’Europe et en grands et beaux joueurs qui ont porté le maillot rouge et noir. C’était le cadre de la consultation que Ouest-France et TVR vous ont proposé pendant un mois : définir les joueurs les plus marquants de cette période, pas sur leur simple talent mais sur ce qu’ils ont apporté au club, le tout dans le système le plus courant de l’ère moderne (4-3-3).

À ce petit jeu, sept des onze joueurs présents dans votre onze du XXIe siècle ont été plébiscités avec plus de 50 % des voix, et ce malgré un large choix à chaque poste.
Dans l’ordre des résultats, Alexander Frei (85 %) et Benjamin Bourigeaud (79 %) sont les mieux élus et c’est logique : le premier a marqué toute une génération, malgré un passage relativement court, et le second représente la gagne, la fidélité à Rennes et une forme de proximité avec les supporters.
Match très serré entre Terrier et Monterrubio
En défense centrale, Nayef Aguerd sort lui aussi du lot (65 %). Joueur élégant, il était le leader de défense de la meilleure équipe rennaise du quart de siècle. Petr Cech (57 %), Benjamin André (57 %) et Kim Källström (56 %) sont vos titulaires à leur poste. Le portier tchèque s’inscrit dans la même lignée que Frei, tant son court passage a marqué les fans. André était le capitaine de l’équipe qui a remporté la Coupe de France 2019, et le milieu suédois est un symbole de technique et de classe.
Votre cœur a un peu plus balancé au poste de latéral droit, même si Hamari Traoré (55 %) termine assez loin devant Romain Danzé (35 %), qui avait pourtant remporté la consultation lancée par le Stade Rennais.
Le match le plus serré s’est concentré entre Martin Terrier (49 %), qui a sans doute réalisé la plus belle saison d’un joueur sous le maillot rennais en 2021-2022 (21 buts), et Olivier Monterrubio (46 %), resté dans le cœur des plus de 40 ans pour son duo avec Frei en début des années 2000.

En défense centrale, Kader Mangane (26 %) accompagne Aguerd, mais cela s’est joué à quelques voix près avec Edson Mexer (25 %), dans une hiérarchie difficile à établir.
Ramy Bensebaini (48 %), joueur technique et autre vainqueur de 2019, complète le onze en battant Adrien Truffert (37 %). Enfin, Yoann Gourcuff (43 %) est votre deuxième choix au milieu, dans un secteur où de nombreux joueurs ont récupéré des voix. Le maestro, donc l’impact à Rennes est mesuré, récolte sans doute les fruits de son immense talent.
Au final, cette équipe a une fière allure, et il faudra que les prochains joueurs du SRFC soient sacrément costauds pour aller détrôner l’un de ces onze membres de votre équipe type.
Les résultats (près de 5 000 votants)
Gardien
Latéral droit
Défenseurs centraux (deux choix)
Latéral gauche
Milieu défensif
Milieux relayeurs (deux choix)
Ailier droit
Ailier gauche
Attaquant
Joueur emblématique du championnat de France rendu célèbre avec ses célébrations, Toifilou Maoulida est désormais entraineur des U17 du FC Metz. L’ancien joueur était en charge de son équipe ce dimanche lors d’un match de championnat face à Torcy.

Selon L’Equipe, pendant le match, l’attaquant passé par Bastia, l’OM, Metz ou Montpellier a été victime d’un malaise et s’est effondré. La scène s’est déroulé durant la première mi-temps. Les pompiers sont intervenus pour l’emmener à l’hôpital, alors que Maoulida avait retrouvé ses esprits.
« Il était conscient mais avait du mal à parler. Il n'y a pas eu de problème cardiaque qui nécessitait une prise en charge rapide. Les pompiers l'ont pris en charge et l'ont transporté à l’hôpital », a fait savoir un dirigeant de l’équipe francilienne à L’Equipe. Pour le moment, aucune autre information n’est parvenue sur l’état de santé de l’ancien attaquant.
Joueur emblématique du Stade Rennais, Romain Danzé se replonge dans ses souvenirs pour départager les maillots marquants dans l’histoire récente du club, qui fête ses 125 ans cette année.
Alors que le Stade Rennais a dévoilé cette semaine un maillot collector pour célébrer ses 125 ans, Romain Danzé (376 matches officiels chez les professionnels avec le SRFC de 2006 à 2018) évoque ses souvenirs avec les différents maillots portés durant sa carrière.
Parmi tous les maillots du Stade Rennais que vous avez portés, et les plus récents, y en a-t-il un que vous aimez plus particulièrement ?
De ma période de joueur, je me suis attaché à garder un maillot chaque année en souvenir. J’aimais bien le maillot bicolore, scindé en deux à la verticale, à l’époque d’Ola Toivonen et Paul-Georges Ntep (saison 2014-2015). Le maillot Odorico aussi, évidemment, qui était assez symbolique (lors de la saison 2020-2021, pour les 120 ans du Stade Rennais, le club avait conçu un maillot hommage à Isidore Odorico, joueur puis président dans la première moitié du XXe siècle, avec un style mosaïque). C’était le début du travail avec Puma pour avoir des symboles de la ville ou de la région. Et je pense que c’est un maillot qui a aussi été apprécié par les supporters.
Et pour ce qui est maillots pour la Coupe d’Europe ?
Je ne vais pas faire plaisir à nos partenaires mais ce qui est bien avec les maillots Coupe d’Europe, c’est que le sponsor est plus petit et discret. Ça donnait un côté un peu plus simple au maillot, que j’aimais pas mal.
Les maillots third (troisièmes maillots d’un club) font souvent débat auprès des supporters. Vous ont-ils marqué au Stade Rennais ?
J’ai le souvenir d’avoir joué avec des maillots bleus, à l’époque d’Airness (ancien équipementier du club), un maillot rose (saison 2011-2012). À Belgarde (en 2011), on avait joué avec un maillot un peu turquoise. L’histoire disait que c’était Salma Hayek qui avait designé le maillot, je ne sais pas si c’est vrai ou pas ! Il y a un thème à aborder avec les maillots très originaux qui ont été faits pour le Stade Rennais, parce que l’on a eu des couleurs un peu bizarres, mais plutôt sympas aussi finalement (rire). Mais c’était plus à valeur marketing qu’autre chose.
À 44 ans, Gaël Danic, ancien joueur pro notamment passé par Rennes, Valenciennes, Lyon ou même Bastia, n'a pas renoncé à jouer à sa passion. Il s'offre une "seconde jeunesse" sous les couleurs de l'US Grégorienne, club de Régional 2. Un retour au source qui force le respect en Bretagne.

Alors qu'il semblait avoir définitivement rangé les crampons en 2021 après une dernière partie de plaisir à l'US Saint-Malo (National 2), le français a surpris le football amateur breton en replongeant dans le football l'été dernier. Comme rapporté par nos confrères du Télégramme , l'ancien Lyonnais a décidé de relever un ultime défi à Saint-Grégoire, en Ille-et-Vilaine, loin des projecteurs de la Ligue 1.
De la Ligue des Champions avec l'OL aux stades de Régional 2
Celui qui a connu les ambiances de la Ligue des Champions avec l'Olympique Lyonnais retrouve aujourd'hui le parfum des stades de Régional 2. "Ce qui est super, c’est sa mentalité, on ne dirait pas qu'il compte 500 matchs en pro", souligne l'article pour décrire l'intégration de l'ancien Valenciennois. À Saint-Grégoire, Danic ne vient pas en pré-retraite, mais avec "l’enthousiasme de ses débuts".
Ce dimanche à 15h, l'US Grégorienne (R2) s'apprête à défier le Stade Pontivyen (R1) pour un 8e de finale de Coupe de Bretagne qui s'annonce électrique. Un match qui prouve que l'ancien professionnel a encore faim de titres et de parcours épiques, même au niveau régional. Le club est d'ailleurs 4e de sa poule de Régional 2 avec 11 points de retard sur les leaders du FC Dinard.
"Compétiteur dans l’âme, il retrouve dans le football amateur l’enthousiasme de ses débuts", précise le portrait dressé par le média local. Un état d'esprit qui insuffle une dynamique positive à tout le vestiaire grégorien. Son parcours, qui l'a mené des sommets de l'élite aux terrains de R2, sert aujourd'hui d'exemple de longévité. Pour l'US Grégorienne, pouvoir compter sur une telle expérience est un luxe qui pourrait faire la différence dans la quête d'un exploit en coupe ce week-end. Une chose est sûre, à 44 ans, le gaucher prouve que la passion du jeu ne connaît aucune limite d'âge.
Aujourd’hui, il ne faut plus seulement jongler avec le cuir, mais aussi avec les différents business. Un jeu auquel Désiré Doué se prête volontiers. Selon L’Équipe, le Golden Boy 2025 a déposé plusieurs marques à son nom, telles que Dez, DD14, Desire Gifted et Juste Doué afin d’anticiper la suite et de gérer l’exploitation commerciale de sa personne.

L’ancien Rennais suit désormais les pas de la nouvelle génération de footeux comme Cole Palmer, lui aussi détenteur de sa franchise depuis janvier dernier.
Une valeur marchande croissante
Arrivé au PSG en 2024, le gamin gagne petit à petit sa place dans l’effectif de Luis Enrique. Si Doué est aujourd’hui scruté de toute part, c’est aussi parce qu’à l’aube de ses 20 piges, il a claqué un doublé et une passe dé en finale de Ligue des champions face à l’Inter le 31 mai dernier (5-0). Le natif d’Angers est devenu le feu follet par excellence de l’effectif parisien malgré des perf’ irrégulières. Et ça, ça en jette lorsqu’il s’agit d’amasser des ronds.
À deux doigts de demander à son frère Guéla de changer de blase.
Le Bayer Leverkusen affirme officiellement compter sur son attaquant malgré les rumeurs persistantes de départ imminent.
Le joueur a marqué l’histoire du Stade Rennais avec 51 buts inscrits en 141 matchs disputés.
Le nom de Martin Terrier circule à nouveau avec insistance dans l’environnement du football français. Des rumeurs suggèrent que des pions avancent concrètement pour préparer son avenir dès l’été prochain. Bien que le club allemand affiche une position ferme, les coulisses du marché des transferts s’activent déjà intensément autour de l’attaquant.
Transféré en 2024 pour un montant de 25 millions d’euros, le joueur est lié au Bayer Leverkusen jusqu’en 2029. Son aventure en Bundesliga a toutefois été ralentie par une grave blessure au tendon d’Achille contractée en janvier 2025. Malgré ce coup d’arrêt physique, il a réussi à inscrire 5 buts en 20 rencontres cette saison.
L’attaquant de 29 ans a laissé un souvenir impérissable en Bretagne grâce à son efficacité devant le but. Entre 2020 et 2024, il s’est imposé comme un leader offensif incontournable du collectif rennais. Sa saison exceptionnelle à 21 buts en Ligue 1 reste gravée dans la mémoire des supporters du club breton.
Le LOSC avait déjà manifesté son intérêt pour un retour lors du précédent mercato d’hiver. Si le club nordiste reste attentif, le Stade Rennais demeure une destination de cœur pour l’ancien Lyonnais. Cette situation contractuelle et sportive pourrait provoquer des mouvements stratégiques majeurs durant la prochaine période estivale de recrutement.
Le club allemand martèle publiquement son intention de conserver son joueur offensif pour la suite du projet. Néanmoins, les discussions informelles semblent indiquer une réalité différente derrière les portes closes. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer l’issue de ce dossier qui passionne déjà les observateurs et les fans.
Sept ans après sa chevauchée fantastique pour fêter la Coupe de France 2019 remportée par le Stade Rennais face au PSG, l’ancien gardien rouge et noir Tomas Koubek continue de faire parler de lui.

Revenu en République tchèque à l’hiver 2025 après cinq ans et demi passés à Augsbourg, le trentenaire garde désormais les cages du Slovan Liberec. Ce week-end, lors d’un match face aux Bohemians 1905 (0-0), il a offert un moment insolite dans le petit stade de Dolícek, à Prague.
Sur une passe en retrait délicate, le gardien n’a pas tergiversé. Il a donné un grand coup de pied pour éloigner le danger. loin, très loin. La balle a tranquillement survolé la tribune, la rue qui borde le stade… avant d’atterrir directement sur le balcon au troisième étage d’un immeuble situé en face. Malgré la puissance du tir, la fenêtre a bien résisté.
On ignore encore si le propriétaire du balcon a rendu le ballon ou s’il l’a gardé comme souvenir.Mais une chose est sûre : Tomas Koubek a peut-être signé là le dégagement le plus… spectaculaire de la saison.
Habib Beye est devenu le premier entraîneur à être éliminé de la Coupe de France la même saison avec deux clubs différents, mercredi après la défaite de l’OM contre Toulouse (2-2, 3 t.a.b. 4) en quarts de finale.
Il se serait évidemment bien passé de cette première. Habib Beye est entré dans l’histoire de la Coupe de France en devenant le premier entraîneur à être éliminé de la compétition avec deux équipes différentes lors de la même saison, mercredi après la déconvenue de l'OM contre Toulouse (2-2, 3 t.a.b. 4) en quart de finale. Et cela s’est produit à un mois d’intervalle et… dans le même stade pour le technicien, d’abord avec éliminé avec Rennes, puis avec Marseille au Vélodrome.
Viré de Rennes six jours après la défaite à Marseille
Le premier épisode s’est déroulé le 3 février. Alors sur le banc rennais, il était lourdement tombé contre l’OM (3-0) en 8es de finale, ce qui l’avait fortement fragilisé alors que son équipe était engluée dans une série de mauvais résultats. Plusieurs échos avaient relaté de grosses frictions avec son gardien Brice Samba après une relance longue qui avait amené un but marseillais. S’il avait d’abord démenti ces échos, l’entraîneur avait tout de même écarté l’international français dès le match suivant à Lens (3-1).
Et ce choix avait participé à plomber l’équipe puisque le jeune gardien remplaçant Mathys Silistrie avait été à la peine. Ce revers dans le Pas-de-Calais avait surtout précipité son éviction quelques jours plus tard, le 9 février, dans une atmosphère devenue intenable. Mais l’ancien international sénégalais n’avait pas tardé à rebondir. Deux jours après l’annonce de son départ, l’OM s’était séparé de son entraîneur Roberto De Zerbi et Beye était aussitôt devenu le favori pour lui succéder. Son intronisation avait été officialisée la semaine suivante, le 18 février.
Depuis, l’ancien entraîneur du Red Star a dirigé trois matchs sur le banc olympien pour une victoire renversante face à Lyon (3-2), une défaite à Brest (2-0) et cette élimination en Coupe de France, pourtant érigée en objectif prioritaire. "La déception est à la hauteur de l'espoir qui avait été mis en nous sur ce match et cette campagne de Coupe de France", a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. "Quand vous avez l'opportunité en deux matchs d'aller jouer une finale... il fallait déjà gagner celui-ci. Donc, la déception est à la hauteur de l'espoir qui avait été mis en nous, il faut l'accepter. C'est ce que j'ai dit à mes joueurs. Dans cette situation, il faut regarder droit devant, faire face, et accepter la colère, le dépit et la tristesse de nos supporters qui ont été avec nous tout le match et sur cette séance de tirs au buts."
Éliminé avec Rennes puis l’OM, Habib Beye marque l’histoire de la Coupe de France.
Nouvelle déception pour l’OM, une seconde pour Habib Beye. Après la défaite de l’OM aux tirs au but en quarts de finale de la Coupe de France, le coach marseillais s’est donc fait éliminer une seconde fois de la compétition cette saison avec deux clubs de Ligue 1 différents… après celle avec Rennes au tour précédent (contre l’OM, justement), avant que celui-ci ne quitte ses fonctions en Bretagne pour son poste actuel sur la Canebière. De quoi lancer un petit quiz à tous les fans de foot : sauriez-vous trouver un autre entraîneur ayant réalisé le même exploit que Beye ?
C’est complètement normal de s’arracher le cuir chevelu dans cette situation : ce n’est jamais arrivé dans l’histoire de la coupe nationale, comme relevé par Opta. Du moins depuis l’après-guerre, à partir du moment où les résultats du foot ont commencé à être correctement recensés. Une statistique qui donne le sourire, mais qui vient s’ajouter à un début de mandat très perturbé pour l’ancien coach du Stade rennais, qui aurait la mauvaise idée de reprendre Strasbourg, Nice ou Toulouse avant les demi-finales de la compétition.
Et pendant ce temps-là, l’OM fonce tout droit vers une quatorzième saison blanche.
Cech à n’y rien comprendre. Petr Cech a troqué les crampons pour les patins, et le pire, c’est qu’il aime ça. L’ancien gardien de Rennes et de Chelsea évolue actuellement chez les Haringey Huskies, équipe londonienne de quatrième division. Il a raconté sa passion pour les casques et les palets envoyés à 150 km/h au Telegraph.

Il jouait déjà au hockey à Arsenal
Je joue au hockey sur glace et je trouve cela aussi passionnant que la Premier League, pose d’emblée le Tchèque de 43 ans, qui raconte avoir eu comme héros d’enfance un certain Dominik Hašek, gardien de but de hockey. Ma famille n’avait pas les moyens de m’acheter un équipement de hockey, alors mon père m’a emmené au football, se souvient le gars de Plzen.
L’ancien d’Arsenal raconte avoir repris la pratique du hockey lorsqu’il était chez les Gunners. À cette époque, j’étais gardien de but professionnel depuis 15 ans et je cherchais toujours à faire des choses différentes pour rompre la routine, raconte-t-il. Nous avions l’habitude de jouer au badminton et à toutes sortes de sports différents, alors j’ai dit que je voulais faire du hockey sur glace. C’est un excellent entraînement : vos jambes travaillent à fond, cela demande beaucoup de coordination œil main et de précision. Nous l’avons donc intégré au programme. Ce n’est qu’à sa retraite, après la saison 2018-2019, qu’il a foulé les patinoires en matchs officiels.
Sinon, côté business, l’homme le plus capé de la Tchéquie a créé des boîtes de conseil, d’organisation d’événements sportifs et prépare un mémoire sur la durabilité de la Ligue des champions.
Bref, ça glisse chez Petr !
Arrivé à Marseille mercredi soir en tant que nouvel entraîneur de l'OM, Habib Beye pensait pouvoir emmener avec lui trois de ses bras droits dans son aventure phocéenne. Mais ces derniers, bloqués pour l'instant par le Stade Rennais, ne seront déjà pas sur le banc face à Brest ce vendredi soir.

Ce vendredi soir (20h45), pour son premier match sur le banc de l'OM face au Stade Brestois, Habib Beye pensait avoir tout son staff à disposition afin de négocier de la meilleure des manières ce déplacement périlleux en Bretagne. Mais il n'en sera rien pour l'ancien technicien rennais. En effet, alors que Sébastien Bichard, Olivier Saragaglia et Yann Cavezza devaient arriver rapidement en tant que bras droits de l'ancien international sénégalais, les trois hommes sont toujours bloqués par le Stade Rennais, qui ne leur a toujours pas adressé leur notification de licenciement, selon L'Equipe.
Les trois bras droits d'Habib Beye absents à Brest
La situation pourrait d'ailleurs durer jusqu'au 12 mars prochain, un mois après l'entretien préalable au licenciement. Ainsi, ce vendredi soir, face au SB29, Habib Beye devra faire sans ses trois compères, mais pourra compter sur l'éternel Pancho Abardonado, toujours présent sur le banc marseillais. Un premier coup dur pour Beye, après son arrivée il y a à peine deux jours.
N'ayant pas trouvé d'accord avec Habib Beye sur ses conditions de sortie, le Stade Rennais a saisi la commission juridique de la LFP, qui doit statuer mardi après-midi.
C'est une séparation pour le moins difficile. N'ayant pas trouvé d'accord avec Habib Beye sur ses conditions de sortie, Rennes a engagé une procédure de conciliation devant les instances, comme annoncé ce vendredi par Le Parisien. Le club breton a saisi la commission juridique de la LFP, qui doit statuer mardi après-midi pour tenter de concilier les parties en présence.
Lundi, Rennes avait engagé une "procédure à l'endroit de Beye et de ses trois adjoints", selon son communiqué, et confié l'équipe professionnelle au coach de l'équipe réserve, Sébastien Tambouret. Lequel va assurer l'intérim ce vendredi soir pour la réception du PSG en ouverture de la 22e journée de Ligue 1 (19 heures), en attendant l'arrivée prévue la semaine prochaine de Franck Haise, tombé d'accord pour s'engager sur le banc rennais jusqu'en 2027.
Un accord qui pourra devenir effectif à partir du moment où la problématique du départ de Beye sera réglée. L'ancien latéral droit de l'OM aurait été licencié pour faute grave, et les entretiens au club cette semaine n'ont manifestement pas débouché sur un modus vivendi.
Beye veut des indemnités correspondant à un an et demi de contrat
La semaine précédente, au lendemain de l'élimination en Coupe de France à Marseille (0-3, le 2 février), Beye aurait dans un premier temps annoncé à sa direction qu'il souhaitait partir de lui-même, avant de conditionner son départ à des indemnités correspondant à un an et demi de contrat, en comptant la prolongation automatique d'un an prévue en cas de qualification européenne, Rennes étant sixième de Ligue 1.
Il a finalement été démis de ses fonctions après la défaite à Lens, samedi dernier (1-3), lui qui est aussi pressenti pour succéder à Roberto De Zerbi à Marseille.
C'était le choix du cœur, l'évidence. Mais une révélation embarrassante vient de tout compliquer.
Le favori, c’était lui. L’enfant du pays, l’ancien capitaine au caractère bien trempé, l’homme providentiel pour venir au chevet d’un club en pleine crise. Depuis le départ de Roberto De Zerbi, le nom d’Habib Beye revenait avec une insistance qui ne laissait que peu de place au doute. Son amour pour le maillot, son parcours d’entraîneur en pleine ascension… tout semblait aligné pour un retour triomphal. Mais une ombre, épaisse et menaçante, vient de s’abattre sur ce scénario idyllique.
Un conflit qui change tout
Cette ombre, c’est une information explosive révélée par Ouest-France qui jette un froid glacial sur le dossier. Selon le quotidien, des contacts auraient eu lieu entre l’OM et Habib Beye fin janvier, juste après l’élimination de Marseille en Ligue des Champions. Le problème ? Quelques jours plus tard, le Stade Rennais, alors entraîné par Beye, s’inclinait lourdement au Vélodrome (0-3), avec des choix tactiques qui avaient suscité l’incompréhension en interne. Pire encore, dès le lendemain, l’entourage du coach aurait sondé la direction rennaise sur les conditions d’une sortie de contrat.
Le timing est, au mieux, maladroit. Au pire, il est suspect. Et du côté de Rennes, la pilule ne passe pas du tout. Le club breton, qui se sentirait trahi, serait "furieux" et aurait engagé une procédure de licenciement qui pourrait aller jusqu’aux Prud’hommes pour "faute grave". L’accord à l’amiable semble totalement exclu, et la bataille juridique s’annonce longue et acrimonieuse.
Un dossier devenu trop complexe pour l’OM
Pour l’Olympique de Marseille, cette situation change radicalement la donne. Comment imaginer faire venir un entraîneur qui est en plein conflit ouvert avec son ancien club ? L’OM a besoin de sérénité, d’un leader capable de remobiliser un vestiaire à la dérive, pas d’un coach empêtré dans un feuilleton judiciaire. Le timing des contacts interroge également sur les méthodes de la direction marseillaise, alors même que Pablo Longoria venait de réaffirmer sa confiance en Roberto De Zerbi.
L’histoire était belle, presque trop. Le retour de l’enfant prodigue était un rêve pour de nombreux supporters, une évidence pour beaucoup d’observateurs. Mais ce rêve vient de se heurter au mur de la réalité. La piste Habib Beye, si séduisante sur le papier, vient de prendre un plomb monumental dans l’aile.
Laurent Pokou, légende du football ivoirien et du Stade Rennais.
Ce week-end, il fait partie de la centaine d’anciens joueurs invités à Rennes et au Roazhon Park pour fêter les 125 ans du Stade rennais : sans club depuis son passage express à Rodez cet automne, Flavien Tait ouvre la boîte à souvenirs de son aventure rennaise (2019-2023), avec ses bas et ses hauts, dont une saison 2021-2022 qu’il dit inoubliable. Entretien avec un homme qui pense à la retraite.
Tu feras partie de la centaine d’anciens joueurs invités par le Stade rennais ce week-end pour fêter le 125e anniversaire à l’occasion du match contre Metz. Qu’est-ce que ça va te faire de retrouver le Roazhon Park ?
Il y a de l’excitation, c’est un plaisir de revenir dans ce stade parce que j’y ai vécu des belles soirées européennes et des belles journées de foot. Cette ambiance, ce public, cet engouement autour du club, ça nous manque. Maintenant, je serai en tribunes, donc ce sera différent. (Rires.) Quelque part, ça veut dire que j’ai marqué le club, je le prends comme ça, c’est cool. Quand je mets une petite story sur Instagram, j’ai toujours des messages pour me demander de revenir, ça fait plaisir.
Ton passage à Rennes, c’est l’apogée de ta carrière ?
Oui, clairement. Sous l’ère Genesio. Même si à Angers, j’ai aussi pris beaucoup de plaisir et vécu de belles années, mais le fait de jouer la Coupe d’Europe, le haut de tableau, avoir ces objectifs d’être toujours en haut… Et surtout dans une équipe, il faut le rappeler, où ça jouait tellement bien au football.
De 2019 à 2023, tu as connu des débuts difficiles, des joies, un épanouissement sur le terrain, des blessures… Un peu comme si c’était un bon résumé de ta carrière.
Dès le début, je prends ce rouge (contre Montpellier lors de la première journée, NDLR). Il y a aussi le premier gros transfert de ma carrière, avec des attentes. Pourtant, je fais une très bonne préparation. Mais le système dans lequel on jouait, ça ne m’allait pas du tout. J’étais utilisé derrière les deux attaquants ou même dans les deux devant. Donc oui, c’était compliqué, mais tu changes de standing aussi ! Dans ma carrière, rien n’a jamais été facile, c’est pour ça que je suis content. J’ai toujours réussi à inverser la tendance. Faire changer l’avis des gens, ça a été ma plus grande réussite à Rennes. Quand je suis parti, j’ai reçu plein de messages d’amour. J’avais tout gagné.
Par rapport à ce que j’entends, je comparais Bruno Genesio à Ancelotti. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Flavien Tait
À Angers, tu t’es révélé en Ligue 1 en jouant surtout côté gauche, mais c’est dans un milieu à trois à Rennes que tu t’es épanoui. Qu’est-ce que ce positionnement a changé pour toi ? En fait, j’avais plus de liberté sous Genesio. Dans ce système à trois milieux, en position de 8, je pouvais énormément me projeter. J’arrivais bien à combiner avec Martin (Terrier), Bourige, c’est aussi pour ça que je me suis épanoui. C’est aussi un poste où tu touches plus de ballons que sur le côté. À Angers, j’avais l’habitude de contre-attaquer ; quand je suis arrivé à Rennes, c’était plutôt des attaques placées. J’ai eu un peu de mal au début et, quand je suis revenu au milieu, j’avais retrouvé cette liberté d’expression. Le coach Genesio m’a aussi donné beaucoup de confiance et je marche à ça.
Qu’est-ce qu’il a de spécial, Bruno Genesio ?
Il est naturel. C’est un papa spirituel pour tous les joueurs. Il va te parler de la même manière, même si tu joues moins. En matière de foot, il a des connaissances incroyables. Et humainement… Je ne le connais pas personnellement, mais par rapport à ce que j’entends, je le comparais à Ancelotti. Dans un vestiaire, il a cette aura, cette gentillesse, il est toujours bienveillant. Il est franc, il va dire les choses quand il faut les dire. Quand tu entres sur le terrain, tu as envie de te donner pour lui.
Au-delà du repositionnement, qu’est-ce qu’il a pu te dire pour te faire basculer à son arrivée à Rennes en mars 2021 ?
Quand il arrive, je dois faire deux ou trois matchs sur le banc. Puis, on reçoit Strasbourg à la maison et il me dit : «?Je vais te mettre au milieu, j’ai beaucoup aimé ta semaine. Tu peux beaucoup nous apporter." Je fais un top match et ma vraie bonne aventure à Rennes commence sous l’ère Genesio. J’ai senti direct sa confiance.
Tu te retrouvais moins dans le cadre tactique de Julien Stéphan, son prédécesseur ? Genesio avait beaucoup insisté sur le besoin de retrouver de la liberté dans le jeu à son arrivée.
Ce sont deux méthodes très différentes. Je n’aime pas faire ça… Le coach Stéphan, c’était très fort en matière de tactique, mais il fallait rester dans sa zone. Ce n’était pas un foot folie, c’était très structuré dans un 4-4-2. Genesio a apporté sa fraîcheur et cette envie de débrider les joueurs.
Tu arrives à Rennes après la saison de la Coupe de France et tu as participé à la saison 2021-2022 qui a beaucoup marqué le public rennais. Pourquoi reste-t-elle autant dans les mémoires ?
Même nous, ça nous a marqués. Quand on part ailleurs, on se rend compte que ce qu’on faisait cette année-là… Pffff, voilà quoi. C’était du beau football, on a donné beaucoup de plaisir aux gens. On a mis des jolis scores. Quand les adversaires venaient, on était sûrs de nous, de notre force. On avait un groupe qui vivait aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je pense que c’était la plus belle saison du Stade rennais, même si on n’a rien gagné. En matière de foot, je ne sais pas s’il y a eu une meilleure équipe… On fait deuxième meilleure attaque, on bat Paris et on mérite mieux en Coupe d’Europe, on sentait le plaisir dans ces soirées de foot. Cette équipe, elle était fantastique. La Turquie, ça m’a apporté plein de choses (il part à Samsunspor à l’été 2023, NDLR), j’ai découvert une autre culture, un beau pays, etc. Mais quand t’as connu Rennes, on ne va pas se mentir… Pour moi, Rennes, c’était le summum du football.
Faire des soirées avec le groupe, c’est très important. Les personnalités ne sont pas les mêmes quand tu sors du vestiaire, tu découvres les gens.
Flavien Tait
Qu’est-ce qu’on ressent sur le terrain dans ces moments-là ? Quelles sont les sensations ?
C’est plus tard qu’on se rend compte et qu’on comprend que c’était incroyable. Tu sors du match, t’es heureux. La connexion de la semaine avec les partenaires, tu la retrouves en match. Les joueurs osaient tenter des choses. On ne réussissait pas tout, mais on se trouvait les yeux fermés, on avait une connexion folle. Avant de penser au résultat, on pensait d’abord à prendre du plaisir et à jouer ensemble. Le reste, ça venait tout seul, c’était devenu naturel. On avait pourtant la pression d’être en haut, mais on ne s’en rendait pas compte. C’était magique, c’est vraiment une saison que je n’oublierai jamais.
Vous enchaînez pourtant trois défaites en championnat en septembre 2021, rien ne marche sur le terrain. Quel est le match déclic ?
Il y a ce match de Coupe d’Europe contre Tottenham, on fait un top match, on mérite de gagner (2-2). Le déclic pour la confiance, c’est le 6-0 contre Clermont ; celui mental, c’est la défaite à Marseille (2-0 au Vélodrome) où on comprend qu’on n’est pas nous-mêmes. Je me souviens des mots du coach qui dit qu’on ne joue pas, qu’on ne fait rien. Il faut aller sur le terrain et jouer au foot, c’est tout. Mes gros souvenirs à Rennes, ce sont les soirées de Coupe d’Europe. Leicester, on doit se qualifier tous les jours. Il y a aussi un 4-1 contre Lyon, ils n’ont pas vu le jour. Ce soir-là, tout était beau. Je pense aussi à la qualification à Brest qui restera dans les annales ou encore à ce derby contre Nantes sous l’ère Stéphan avec les deux buts de Raphinha. (Sourire.)
Cette saison 2021-2022, vous la terminez paradoxalement avec 12 défaites et une 4e place. Qu’est-ce qui vous a manqué pour aller encore plus haut ?
Peut-être le début de saison, comme on en parlait… Il y a aussi une défaite à Nantes qui nous fait mal. Après, on était contents d’être en Ligue Europa, avec ce dénouement à Lille (Serhou Guirassy égalise à la dernière minute pour le 2-2, NDLR). La Ligue 1 était relevée aussi cette année-là, mais je ne sais pas trop dire ce qui nous a manqué pour être en Champions. On a surtout retenu de donner du plaisir aux gens, d’avoir régalé.
Andy Carroll nous disait que les matchs se gagnaient parfois lors de soirées au resto ou au bar. Il y avait un groupe qui aimait sortir ensemble cette saison-là, ça vous a aidé ?
C’est le plus important. Tu vois les gars dans un autre contexte, les personnalités ne sont pas les mêmes quand on sort du vestiaire, tu découvres les gens. C’est ce qui a fait notre force. On faisait la fête, mais on restait mesurés ! On faisait des repas les uns chez les autres, on passait des bons moments et il y avait une vraie connexion entre nous. C’est vrai qu’après la qualification à Brest, on avait fait une bonne fête. (Rires.) Il fallait décompresser, les vacances arrivaient, on pouvait. C’est à l’image du coach, on faisait des choses ensemble.
Qu’est-ce que vous faisiez avec Bruno Genesio en dehors de la vie à la Piverdière ?
Il nous avait invités chez lui, par exemple, peu de coachs font ça. Il y avait tous les joueurs, le staff et même les compagnes pour un repas un midi. Il a fait plein de petites attentions qui nous ont marqués. Je me souviens aussi qu’après un match, on mangeait au restaurant, il était là aussi et il était descendu payer notre table. À Noël, aussi, il offrait des cartes cadeaux pour les enfants, ça montre la qualité de l’homme !
Le plus impressionnant chez Camavinga et Doué, c’était physiquement. Ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans, je n’étais pas comme ça à 16 ans !
Flavien Tait, 33 ans
Tu as souvent dit que tu étais quelqu’un de casanier, mais un joueur a-t-il aussi besoin de vivre normalement dans sa ville pour s’épanouir ? On se souvient de cette vidéo avec Bourigeaud où vous descendez une bière devant des supporters au Roazhon Park.
J’ai toujours cette vidéo, je la regarde souvent. C’est bien pour la proximité, ça sort du contexte foot. Connaître la ville, ses endroits, c’est aussi connaître le club et c’est important. Les gens sont contents de te croiser : dans la rue, ceux qui bossent dans un restaurant où tu vas manger un bout, etc. Sortir du contexte maison, ça fait du bien. Rennes, c’est une belle ville avec des super bons restaurants, comme Monsieur Yak, Il Toscano, les galettes bretonnes, etc.
Quels sont les joueurs qui t’ont le plus impressionné et marqué à Rennes ?
Il y en a beaucoup. Lovro Majer, quand j’étais au milieu avec lui, c’était quelque chose. J’ai pris un plaisir fou, on était connectés au milieu. Martin (Terrier), Bourige, Raphinha, même s’il n’était pas aussi étoffé que maintenant. Hamari (Traoré), Amine (Gouiri), j’ai adoré, c’est dur de répondre à cette question… Beaucoup de joueurs avaient des qualités différentes. Un Rom’ Salin allait t’apporter de la communication dans le vestiaire, comme Hamari, Martin avec ses buts, Lovro avec sa patte gauche. Jonas (Martin) et Baptiste (Santamaria) faisaient aussi des kilomètres, j’ai beaucoup aimé Nayef Aguerd derrière ou encore Meling, qui était assez atypique.
Quand on parle de Rennes, on pense aussi au centre de formation. Tu as joué avec Eduardo Camavinga ou Désiré Doué, qu’est-ce que tu t’es dit en les voyant débarquer à 16 ans ?
Qu’ils étaient développés comme s’ils avaient 25 ans. Je n’étais pas comme ça à 16 ans. (Rires.) Le plus impressionnant, c’était physiquement : leur impact, la vitesse dans les duels, on ne se rend pas compte de ce qu’il faut en Ligue 1. Ils étaient assez discrets, à l’écoute des anciens, même si parfois sur le terrain, ils faisaient des trucs, t’avais envie de leur dire : «?Oh mon grand !" On parle de ces deux joueurs-là, mais il y en a plein d’autres qu’on ne nomme pas assez : Yann Gboho qui est bon aujourd’hui à Toulouse ; Alexis Trouillet avait des qualités de footballeur incroyables ; Sacha Boey, Georgi Rutter, Da Cunha qui est capitaine de Côme. C’était des bons joueurs, mais aussi des bons jeunes.
Tu regrettes la fin de ton aventure à Rennes, entre tes soucis à la hanche et ton départ en catimini en septembre en Turquie ?
Ça fait partie d’une carrière. Tu sais que ça n’a jamais été facile pour moi, donc c’était une épreuve de plus. (Sourire.) Il y avait des choix à faire, mais quand on a fait appel à moi, je répondais présent sur la fin de saison 2022-2023. J’aurais forcément aimé que ça se termine un peu mieux, mais je restais à l’intérieur du groupe, je me sentais aussi important que ceux qui jouaient. On ne peut pas toujours choisir son départ, je n’ai aucun regret.
Quand on se fait siffler par ses propres supporters, on ressent de la honte, on se pose plein de questions. On sous-estime l’impact que ça peut avoir.
Flavien Tait
Il y a aussi eu cette rumeur faisant état d’une relation extraconjugale avec la femme de ton coéquipier Lovro Majer. C’est le moment le plus difficile à gérer de ta période rennaise ?
Celle-là, elle est complètement folle. C’est incroyable de sortir des choses comme ça… Je savais que c’était totalement faux et que j’étais tranquille. C’est la famille que ça peut affecter. Il faut se dire que ma femme s’entendait bien avec sa femme, c’était presque des meilleures amies. (Rires.) En fait, ce week-end là, j’ai un drôle de sentiment… Je ne suis pas pris dans le groupe, le club ne donne pas la raison. (Il s’était emporté à l’entraînement contre Bruno Genesio, NDLR.) Cette rumeur, elle est complètement folle. Je ne sais pas qui a inventé ça. Sincèrement, ce n’est même pas ça qui m’a le plus affecté.
C’est quoi ?
Au début, quand je me suis fait siffler au Roazhon Park, ça m’a touché de fou.
On pourrait penser que ça finit par glisser sur les joueurs d’être sifflé dans un stade. Qu’est-ce que ça provoque chez toi ?
On ressent de la honte. Ce n’était pas des petits sifflets, hein. On se pose plein de questions, en fait. Par ses propres supporters, c’est dur. On sous-estime l’impact que ça peut avoir, même si des joueurs peuvent faire abstraction. Quand tu sors du terrain, tu entends tout. Les réseaux, c’est autre chose, ce n’est pas la réalité, ils peuvent écrire n’importe quoi. Au stade, c’est encore plus fort. Ma plus grande fierté, c’est d’avoir inversé cette tendance à Rennes.
De ta préformation à Castelmaurou à tes différents clubs, ta carrière s’est beaucoup construite sur la souffrance et parfois le rejet. Comment tu vois les choses avec le recul ?
Peut-être que s’il n’y avait pas eu ça, je ne serais pas là aujourd’hui. Rien n’arrive par hasard. Ma grande réussite, c’est de ne pas avoir failli quand ça allait mal. Plein de joueurs vont mal ou abandonnent. C’est mon parcours, je suis presque à 200 matchs de Ligue 1, j’ai joué la Coupe d’Europe, dans des clubs comme Angers, Rennes… Je n’ai pas de traumatisme. Je ne suis pas sorti de Castelmaurou ? C’est comme ça, je me suis épanoui derrière à Rodez et à Châteauroux.
À Rennes, Bruno Genesio avait invité des psys à venir régulièrement à la Piverdière. Tu les as vus ?
Au début, ça ne m’attirait pas. Parfois, dire les choses, avoir des avis extérieurs, ça fait du bien. J’ai fait des séances avec la psy à Rennes, mais c’était plus travailler ma vision de jeu sur le terrain. Elle avait plein d’exercices qui pouvaient me rendre meilleur, ce n’était pas pour parler de ma vie. Être fermé, ce n’est pas la solution. On ne s’en rend pas compte, une carrière c’est dur, ça se construit. Ce n’est pas aussi simple que «?taper dans un ballon?».
Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, on sait vers qui les clubs vont se tourner. On ne regarde plus la qualité du joueur, mais son âge, la plus-value possible.
Flavien Tait
Après ton passage à Samsunspor en Turquie, tu as tenté cette saison un retour à Rodez que tu as quitté au bout de trois mois. Tu penses à la retraite ?
Oui, j’y pense. Aujourd’hui, le football n’est plus celui que j’apprécie. Je ne veux plus aller dans des projets où je ne vais pas prendre de plaisir. Ces dernières années, ça n’a pas trop marché, donc je me pose la question : est-ce que j’arrête ou je continue ? Je ne veux plus faire des choix par défaut, je sais ce que je veux et ce que je ne veux plus.
Tu n’as pas réussi à retrouver un peu de ce plaisir à Rodez ?
Non, Rodez, ça ne correspondait pas au football que je pratique. C’était un jeu direct, je suis milieu de terrain, tu m’as vu jouer au milieu à Rennes, j’ai besoin de ballons. Là, c’était trop direct, sans trop d’attaques placées, je n’ai pas aimé. Je n’étais pas compatible avec cette équipe, je m’en suis rendu compte après, c’est pour ça que j’ai pris la décision d’arrêter.
Tu as quand même eu beaucoup de pépins depuis quelques années. Tu pourrais encore assurer physiquement à ce niveau ?
Si ça joue au ballon, oui. Si ça balance sur 70 mètres, je n’en suis pas capable et je ne l’ai jamais été, même au top de ma forme. Après, il y a aussi cette tournure du foot qui est un business et avec l’impact des droits TV, ça fait mal à plein de clubs. Entre un joueur de 24 ans et un autre de 33 ans, je n’ai même pas à te donner la réponse, on sait vers qui les clubs vont se tourner. Avant, il n’y avait pas autant de problèmes d’argent. Maintenant, un club va acheter un joueur en pensant à le revendre le plus cher possible pour continuer de vivre, d’exister. On ne regarde plus la qualité du joueur, on regarde son âge, la plus-value possible, et c’est tout.
C’est quelque chose qui t’éloigne du foot ?
Non, c’est la réalité des choses. Je regarde toujours autant de foot et ça restera ma passion. La vérité, c’est que peu de clubs s’appuient sur des joueurs d’expérience. J’ai eu des appels, mais je ne veux pas repartir n’importe où. Le mercato d’hiver, ce n’est pas le meilleur. Je préfère attendre cet été pour voir ce que je fais, aucune décision ne sera prise avant. Au moins, je peux aller aux 125 ans du Stade rennais. (Rires.)
Il y a une vie après le foot, des choses que tu redécouvres en étant à la retraite et qu’on ne fait pas quand on est footballeur. Aller au ski, par exemple !
Flavien Tait
Comment tu appréhendes la fameuse petite mort du footballeur ? Ça te fait peur ?
Pas du tout. Il faut savoir arrêter au bon moment, je vois beaucoup de joueurs qui forcent. Est-ce que le plaisir est toujours là ? Forcément, il y a la routine du terrain, du vestiaire, mais tu peux le combler par d’autres moments. Je ne me vois pas trop jouer en amateur, je prends des cours de padel en ce moment, j’adore. Rester dans le foot, ça ne me dérangerait pas. Coach, je ne pourrais pas, je n’ai pas la patience pour gérer un groupe professionnel, peut-être des jeunes… Recruteur, sinon… J’ai un bon œil pour voir les joueurs, c’est de l’instinct. J’aimerais bien tenter consultant aussi, débriefer un match et l’actu du foot, ça ne me dérangerait pas. En tout cas, il y a une vie après le foot, c’est ça que je veux dire. Il y a des choses que tu redécouvres en étant à la retraite, qu’on ne fait pas quand on est footballeur.
Qu’est-ce que tu as hâte de redécouvrir ?
Déjà, avoir ton propre rythme. C’est tout bête : prendre tes vacances en août comme tout le monde, aller manger au resto le jeudi ou le vendredi soir sans avoir à calculer ce que tu prends. Des plaisirs banals. Aller au ski, par exemple, à la montagne ! Aller à un concert qui se termine à minuit en pleine semaine quand t’es footballeur, c’est moyen, t’as entraînement le lendemain… Ce sont des petites choses sans calculs. Il y a aussi les moments de partage avec les proches, la famille : le nombre de fois où tu dis que tu peux pas et qu’il y a que le week-end de la trêve où t’es libre. La dépression à la retraite, ça arrive, mais ce manque, tu peux le combler, je pense.
Ouest-France et TVR vous ont proposé depuis un mois de voter pour votre équipe type du Stade Rennais au XXIe siècle. Ce lundi 16 mars, nous vous dévoilons le résultat de cette consultation avec des votes qui ont été très serrés à certains postes.
Il est toujours intéressant de prendre un peu de hauteur sur l’immédiateté du résultat pour apprécier tout ce que l’on voit depuis des années au Stade Rennais.
Le quart de siècle qui vient de s’écouter, de 2000 à 2025, a été riche en émotions, en participations aux Coupes d’Europe et en grands et beaux joueurs qui ont porté le maillot rouge et noir. C’était le cadre de la consultation que Ouest-France et TVR vous ont proposé pendant un mois : définir les joueurs les plus marquants de cette période, pas sur leur simple talent mais sur ce qu’ils ont apporté au club, le tout dans le système le plus courant de l’ère moderne (4-3-3).

À ce petit jeu, sept des onze joueurs présents dans votre onze du XXIe siècle ont été plébiscités avec plus de 50 % des voix, et ce malgré un large choix à chaque poste.
Dans l’ordre des résultats, Alexander Frei (85 %) et Benjamin Bourigeaud (79 %) sont les mieux élus et c’est logique : le premier a marqué toute une génération, malgré un passage relativement court, et le second représente la gagne, la fidélité à Rennes et une forme de proximité avec les supporters.
Match très serré entre Terrier et Monterrubio
En défense centrale, Nayef Aguerd sort lui aussi du lot (65 %). Joueur élégant, il était le leader de défense de la meilleure équipe rennaise du quart de siècle. Petr Cech (57 %), Benjamin André (57 %) et Kim Källström (56 %) sont vos titulaires à leur poste. Le portier tchèque s’inscrit dans la même lignée que Frei, tant son court passage a marqué les fans. André était le capitaine de l’équipe qui a remporté la Coupe de France 2019, et le milieu suédois est un symbole de technique et de classe.
Votre cœur a un peu plus balancé au poste de latéral droit, même si Hamari Traoré (55 %) termine assez loin devant Romain Danzé (35 %), qui avait pourtant remporté la consultation lancée par le Stade Rennais.
Le match le plus serré s’est concentré entre Martin Terrier (49 %), qui a sans doute réalisé la plus belle saison d’un joueur sous le maillot rennais en 2021-2022 (21 buts), et Olivier Monterrubio (46 %), resté dans le cœur des plus de 40 ans pour son duo avec Frei en début des années 2000.

En défense centrale, Kader Mangane (26 %) accompagne Aguerd, mais cela s’est joué à quelques voix près avec Edson Mexer (25 %), dans une hiérarchie difficile à établir.
Ramy Bensebaini (48 %), joueur technique et autre vainqueur de 2019, complète le onze en battant Adrien Truffert (37 %). Enfin, Yoann Gourcuff (43 %) est votre deuxième choix au milieu, dans un secteur où de nombreux joueurs ont récupéré des voix. Le maestro, donc l’impact à Rennes est mesuré, récolte sans doute les fruits de son immense talent.
Au final, cette équipe a une fière allure, et il faudra que les prochains joueurs du SRFC soient sacrément costauds pour aller détrôner l’un de ces onze membres de votre équipe type.
Les résultats (près de 5 000 votants)
Gardien
Latéral droit
Défenseurs centraux (deux choix)
Latéral gauche
Milieu défensif
Milieux relayeurs (deux choix)
Ailier droit
Ailier gauche
Attaquant
Joueur emblématique du championnat de France rendu célèbre avec ses célébrations, Toifilou Maoulida est désormais entraineur des U17 du FC Metz. L’ancien joueur était en charge de son équipe ce dimanche lors d’un match de championnat face à Torcy.

Selon L’Equipe, pendant le match, l’attaquant passé par Bastia, l’OM, Metz ou Montpellier a été victime d’un malaise et s’est effondré. La scène s’est déroulé durant la première mi-temps. Les pompiers sont intervenus pour l’emmener à l’hôpital, alors que Maoulida avait retrouvé ses esprits.
« Il était conscient mais avait du mal à parler. Il n'y a pas eu de problème cardiaque qui nécessitait une prise en charge rapide. Les pompiers l'ont pris en charge et l'ont transporté à l’hôpital », a fait savoir un dirigeant de l’équipe francilienne à L’Equipe. Pour le moment, aucune autre information n’est parvenue sur l’état de santé de l’ancien attaquant.
Joueur emblématique du Stade Rennais, Romain Danzé se replonge dans ses souvenirs pour départager les maillots marquants dans l’histoire récente du club, qui fête ses 125 ans cette année.
Alors que le Stade Rennais a dévoilé cette semaine un maillot collector pour célébrer ses 125 ans, Romain Danzé (376 matches officiels chez les professionnels avec le SRFC de 2006 à 2018) évoque ses souvenirs avec les différents maillots portés durant sa carrière.
Parmi tous les maillots du Stade Rennais que vous avez portés, et les plus récents, y en a-t-il un que vous aimez plus particulièrement ?
De ma période de joueur, je me suis attaché à garder un maillot chaque année en souvenir. J’aimais bien le maillot bicolore, scindé en deux à la verticale, à l’époque d’Ola Toivonen et Paul-Georges Ntep (saison 2014-2015). Le maillot Odorico aussi, évidemment, qui était assez symbolique (lors de la saison 2020-2021, pour les 120 ans du Stade Rennais, le club avait conçu un maillot hommage à Isidore Odorico, joueur puis président dans la première moitié du XXe siècle, avec un style mosaïque). C’était le début du travail avec Puma pour avoir des symboles de la ville ou de la région. Et je pense que c’est un maillot qui a aussi été apprécié par les supporters.
Et pour ce qui est maillots pour la Coupe d’Europe ?
Je ne vais pas faire plaisir à nos partenaires mais ce qui est bien avec les maillots Coupe d’Europe, c’est que le sponsor est plus petit et discret. Ça donnait un côté un peu plus simple au maillot, que j’aimais pas mal.
Les maillots third (troisièmes maillots d’un club) font souvent débat auprès des supporters. Vous ont-ils marqué au Stade Rennais ?
J’ai le souvenir d’avoir joué avec des maillots bleus, à l’époque d’Airness (ancien équipementier du club), un maillot rose (saison 2011-2012). À Belgarde (en 2011), on avait joué avec un maillot un peu turquoise. L’histoire disait que c’était Salma Hayek qui avait designé le maillot, je ne sais pas si c’est vrai ou pas ! Il y a un thème à aborder avec les maillots très originaux qui ont été faits pour le Stade Rennais, parce que l’on a eu des couleurs un peu bizarres, mais plutôt sympas aussi finalement (rire). Mais c’était plus à valeur marketing qu’autre chose.
À 44 ans, Gaël Danic, ancien joueur pro notamment passé par Rennes, Valenciennes, Lyon ou même Bastia, n'a pas renoncé à jouer à sa passion. Il s'offre une "seconde jeunesse" sous les couleurs de l'US Grégorienne, club de Régional 2. Un retour au source qui force le respect en Bretagne.

Alors qu'il semblait avoir définitivement rangé les crampons en 2021 après une dernière partie de plaisir à l'US Saint-Malo (National 2), le français a surpris le football amateur breton en replongeant dans le football l'été dernier. Comme rapporté par nos confrères du Télégramme , l'ancien Lyonnais a décidé de relever un ultime défi à Saint-Grégoire, en Ille-et-Vilaine, loin des projecteurs de la Ligue 1.
De la Ligue des Champions avec l'OL aux stades de Régional 2
Celui qui a connu les ambiances de la Ligue des Champions avec l'Olympique Lyonnais retrouve aujourd'hui le parfum des stades de Régional 2. "Ce qui est super, c’est sa mentalité, on ne dirait pas qu'il compte 500 matchs en pro", souligne l'article pour décrire l'intégration de l'ancien Valenciennois. À Saint-Grégoire, Danic ne vient pas en pré-retraite, mais avec "l’enthousiasme de ses débuts".
Ce dimanche à 15h, l'US Grégorienne (R2) s'apprête à défier le Stade Pontivyen (R1) pour un 8e de finale de Coupe de Bretagne qui s'annonce électrique. Un match qui prouve que l'ancien professionnel a encore faim de titres et de parcours épiques, même au niveau régional. Le club est d'ailleurs 4e de sa poule de Régional 2 avec 11 points de retard sur les leaders du FC Dinard.
"Compétiteur dans l’âme, il retrouve dans le football amateur l’enthousiasme de ses débuts", précise le portrait dressé par le média local. Un état d'esprit qui insuffle une dynamique positive à tout le vestiaire grégorien. Son parcours, qui l'a mené des sommets de l'élite aux terrains de R2, sert aujourd'hui d'exemple de longévité. Pour l'US Grégorienne, pouvoir compter sur une telle expérience est un luxe qui pourrait faire la différence dans la quête d'un exploit en coupe ce week-end. Une chose est sûre, à 44 ans, le gaucher prouve que la passion du jeu ne connaît aucune limite d'âge.
Aujourd’hui, il ne faut plus seulement jongler avec le cuir, mais aussi avec les différents business. Un jeu auquel Désiré Doué se prête volontiers. Selon L’Équipe, le Golden Boy 2025 a déposé plusieurs marques à son nom, telles que Dez, DD14, Desire Gifted et Juste Doué afin d’anticiper la suite et de gérer l’exploitation commerciale de sa personne.

L’ancien Rennais suit désormais les pas de la nouvelle génération de footeux comme Cole Palmer, lui aussi détenteur de sa franchise depuis janvier dernier.
Une valeur marchande croissante
Arrivé au PSG en 2024, le gamin gagne petit à petit sa place dans l’effectif de Luis Enrique. Si Doué est aujourd’hui scruté de toute part, c’est aussi parce qu’à l’aube de ses 20 piges, il a claqué un doublé et une passe dé en finale de Ligue des champions face à l’Inter le 31 mai dernier (5-0). Le natif d’Angers est devenu le feu follet par excellence de l’effectif parisien malgré des perf’ irrégulières. Et ça, ça en jette lorsqu’il s’agit d’amasser des ronds.
À deux doigts de demander à son frère Guéla de changer de blase.
Le Bayer Leverkusen affirme officiellement compter sur son attaquant malgré les rumeurs persistantes de départ imminent.
Le joueur a marqué l’histoire du Stade Rennais avec 51 buts inscrits en 141 matchs disputés.
Le nom de Martin Terrier circule à nouveau avec insistance dans l’environnement du football français. Des rumeurs suggèrent que des pions avancent concrètement pour préparer son avenir dès l’été prochain. Bien que le club allemand affiche une position ferme, les coulisses du marché des transferts s’activent déjà intensément autour de l’attaquant.
Transféré en 2024 pour un montant de 25 millions d’euros, le joueur est lié au Bayer Leverkusen jusqu’en 2029. Son aventure en Bundesliga a toutefois été ralentie par une grave blessure au tendon d’Achille contractée en janvier 2025. Malgré ce coup d’arrêt physique, il a réussi à inscrire 5 buts en 20 rencontres cette saison.
L’attaquant de 29 ans a laissé un souvenir impérissable en Bretagne grâce à son efficacité devant le but. Entre 2020 et 2024, il s’est imposé comme un leader offensif incontournable du collectif rennais. Sa saison exceptionnelle à 21 buts en Ligue 1 reste gravée dans la mémoire des supporters du club breton.
Le LOSC avait déjà manifesté son intérêt pour un retour lors du précédent mercato d’hiver. Si le club nordiste reste attentif, le Stade Rennais demeure une destination de cœur pour l’ancien Lyonnais. Cette situation contractuelle et sportive pourrait provoquer des mouvements stratégiques majeurs durant la prochaine période estivale de recrutement.
Le club allemand martèle publiquement son intention de conserver son joueur offensif pour la suite du projet. Néanmoins, les discussions informelles semblent indiquer une réalité différente derrière les portes closes. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer l’issue de ce dossier qui passionne déjà les observateurs et les fans.
Sept ans après sa chevauchée fantastique pour fêter la Coupe de France 2019 remportée par le Stade Rennais face au PSG, l’ancien gardien rouge et noir Tomas Koubek continue de faire parler de lui.

Revenu en République tchèque à l’hiver 2025 après cinq ans et demi passés à Augsbourg, le trentenaire garde désormais les cages du Slovan Liberec. Ce week-end, lors d’un match face aux Bohemians 1905 (0-0), il a offert un moment insolite dans le petit stade de Dolícek, à Prague.
Sur une passe en retrait délicate, le gardien n’a pas tergiversé. Il a donné un grand coup de pied pour éloigner le danger. loin, très loin. La balle a tranquillement survolé la tribune, la rue qui borde le stade… avant d’atterrir directement sur le balcon au troisième étage d’un immeuble situé en face. Malgré la puissance du tir, la fenêtre a bien résisté.
On ignore encore si le propriétaire du balcon a rendu le ballon ou s’il l’a gardé comme souvenir.Mais une chose est sûre : Tomas Koubek a peut-être signé là le dégagement le plus… spectaculaire de la saison.
Habib Beye est devenu le premier entraîneur à être éliminé de la Coupe de France la même saison avec deux clubs différents, mercredi après la défaite de l’OM contre Toulouse (2-2, 3 t.a.b. 4) en quarts de finale.
Il se serait évidemment bien passé de cette première. Habib Beye est entré dans l’histoire de la Coupe de France en devenant le premier entraîneur à être éliminé de la compétition avec deux équipes différentes lors de la même saison, mercredi après la déconvenue de l'OM contre Toulouse (2-2, 3 t.a.b. 4) en quart de finale. Et cela s’est produit à un mois d’intervalle et… dans le même stade pour le technicien, d’abord avec éliminé avec Rennes, puis avec Marseille au Vélodrome.
Viré de Rennes six jours après la défaite à Marseille
Le premier épisode s’est déroulé le 3 février. Alors sur le banc rennais, il était lourdement tombé contre l’OM (3-0) en 8es de finale, ce qui l’avait fortement fragilisé alors que son équipe était engluée dans une série de mauvais résultats. Plusieurs échos avaient relaté de grosses frictions avec son gardien Brice Samba après une relance longue qui avait amené un but marseillais. S’il avait d’abord démenti ces échos, l’entraîneur avait tout de même écarté l’international français dès le match suivant à Lens (3-1).
Et ce choix avait participé à plomber l’équipe puisque le jeune gardien remplaçant Mathys Silistrie avait été à la peine. Ce revers dans le Pas-de-Calais avait surtout précipité son éviction quelques jours plus tard, le 9 février, dans une atmosphère devenue intenable. Mais l’ancien international sénégalais n’avait pas tardé à rebondir. Deux jours après l’annonce de son départ, l’OM s’était séparé de son entraîneur Roberto De Zerbi et Beye était aussitôt devenu le favori pour lui succéder. Son intronisation avait été officialisée la semaine suivante, le 18 février.
Depuis, l’ancien entraîneur du Red Star a dirigé trois matchs sur le banc olympien pour une victoire renversante face à Lyon (3-2), une défaite à Brest (2-0) et cette élimination en Coupe de France, pourtant érigée en objectif prioritaire. "La déception est à la hauteur de l'espoir qui avait été mis en nous sur ce match et cette campagne de Coupe de France", a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. "Quand vous avez l'opportunité en deux matchs d'aller jouer une finale... il fallait déjà gagner celui-ci. Donc, la déception est à la hauteur de l'espoir qui avait été mis en nous, il faut l'accepter. C'est ce que j'ai dit à mes joueurs. Dans cette situation, il faut regarder droit devant, faire face, et accepter la colère, le dépit et la tristesse de nos supporters qui ont été avec nous tout le match et sur cette séance de tirs au buts."
Éliminé avec Rennes puis l’OM, Habib Beye marque l’histoire de la Coupe de France.
Nouvelle déception pour l’OM, une seconde pour Habib Beye. Après la défaite de l’OM aux tirs au but en quarts de finale de la Coupe de France, le coach marseillais s’est donc fait éliminer une seconde fois de la compétition cette saison avec deux clubs de Ligue 1 différents… après celle avec Rennes au tour précédent (contre l’OM, justement), avant que celui-ci ne quitte ses fonctions en Bretagne pour son poste actuel sur la Canebière. De quoi lancer un petit quiz à tous les fans de foot : sauriez-vous trouver un autre entraîneur ayant réalisé le même exploit que Beye ?
C’est complètement normal de s’arracher le cuir chevelu dans cette situation : ce n’est jamais arrivé dans l’histoire de la coupe nationale, comme relevé par Opta. Du moins depuis l’après-guerre, à partir du moment où les résultats du foot ont commencé à être correctement recensés. Une statistique qui donne le sourire, mais qui vient s’ajouter à un début de mandat très perturbé pour l’ancien coach du Stade rennais, qui aurait la mauvaise idée de reprendre Strasbourg, Nice ou Toulouse avant les demi-finales de la compétition.
Et pendant ce temps-là, l’OM fonce tout droit vers une quatorzième saison blanche.
Cech à n’y rien comprendre. Petr Cech a troqué les crampons pour les patins, et le pire, c’est qu’il aime ça. L’ancien gardien de Rennes et de Chelsea évolue actuellement chez les Haringey Huskies, équipe londonienne de quatrième division. Il a raconté sa passion pour les casques et les palets envoyés à 150 km/h au Telegraph.

Il jouait déjà au hockey à Arsenal
Je joue au hockey sur glace et je trouve cela aussi passionnant que la Premier League, pose d’emblée le Tchèque de 43 ans, qui raconte avoir eu comme héros d’enfance un certain Dominik Hašek, gardien de but de hockey. Ma famille n’avait pas les moyens de m’acheter un équipement de hockey, alors mon père m’a emmené au football, se souvient le gars de Plzen.
L’ancien d’Arsenal raconte avoir repris la pratique du hockey lorsqu’il était chez les Gunners. À cette époque, j’étais gardien de but professionnel depuis 15 ans et je cherchais toujours à faire des choses différentes pour rompre la routine, raconte-t-il. Nous avions l’habitude de jouer au badminton et à toutes sortes de sports différents, alors j’ai dit que je voulais faire du hockey sur glace. C’est un excellent entraînement : vos jambes travaillent à fond, cela demande beaucoup de coordination œil main et de précision. Nous l’avons donc intégré au programme. Ce n’est qu’à sa retraite, après la saison 2018-2019, qu’il a foulé les patinoires en matchs officiels.
Sinon, côté business, l’homme le plus capé de la Tchéquie a créé des boîtes de conseil, d’organisation d’événements sportifs et prépare un mémoire sur la durabilité de la Ligue des champions.
Bref, ça glisse chez Petr !
Arrivé à Marseille mercredi soir en tant que nouvel entraîneur de l'OM, Habib Beye pensait pouvoir emmener avec lui trois de ses bras droits dans son aventure phocéenne. Mais ces derniers, bloqués pour l'instant par le Stade Rennais, ne seront déjà pas sur le banc face à Brest ce vendredi soir.

Ce vendredi soir (20h45), pour son premier match sur le banc de l'OM face au Stade Brestois, Habib Beye pensait avoir tout son staff à disposition afin de négocier de la meilleure des manières ce déplacement périlleux en Bretagne. Mais il n'en sera rien pour l'ancien technicien rennais. En effet, alors que Sébastien Bichard, Olivier Saragaglia et Yann Cavezza devaient arriver rapidement en tant que bras droits de l'ancien international sénégalais, les trois hommes sont toujours bloqués par le Stade Rennais, qui ne leur a toujours pas adressé leur notification de licenciement, selon L'Equipe.
Les trois bras droits d'Habib Beye absents à Brest
La situation pourrait d'ailleurs durer jusqu'au 12 mars prochain, un mois après l'entretien préalable au licenciement. Ainsi, ce vendredi soir, face au SB29, Habib Beye devra faire sans ses trois compères, mais pourra compter sur l'éternel Pancho Abardonado, toujours présent sur le banc marseillais. Un premier coup dur pour Beye, après son arrivée il y a à peine deux jours.
N'ayant pas trouvé d'accord avec Habib Beye sur ses conditions de sortie, le Stade Rennais a saisi la commission juridique de la LFP, qui doit statuer mardi après-midi.
C'est une séparation pour le moins difficile. N'ayant pas trouvé d'accord avec Habib Beye sur ses conditions de sortie, Rennes a engagé une procédure de conciliation devant les instances, comme annoncé ce vendredi par Le Parisien. Le club breton a saisi la commission juridique de la LFP, qui doit statuer mardi après-midi pour tenter de concilier les parties en présence.
Lundi, Rennes avait engagé une "procédure à l'endroit de Beye et de ses trois adjoints", selon son communiqué, et confié l'équipe professionnelle au coach de l'équipe réserve, Sébastien Tambouret. Lequel va assurer l'intérim ce vendredi soir pour la réception du PSG en ouverture de la 22e journée de Ligue 1 (19 heures), en attendant l'arrivée prévue la semaine prochaine de Franck Haise, tombé d'accord pour s'engager sur le banc rennais jusqu'en 2027.
Un accord qui pourra devenir effectif à partir du moment où la problématique du départ de Beye sera réglée. L'ancien latéral droit de l'OM aurait été licencié pour faute grave, et les entretiens au club cette semaine n'ont manifestement pas débouché sur un modus vivendi.
Beye veut des indemnités correspondant à un an et demi de contrat
La semaine précédente, au lendemain de l'élimination en Coupe de France à Marseille (0-3, le 2 février), Beye aurait dans un premier temps annoncé à sa direction qu'il souhaitait partir de lui-même, avant de conditionner son départ à des indemnités correspondant à un an et demi de contrat, en comptant la prolongation automatique d'un an prévue en cas de qualification européenne, Rennes étant sixième de Ligue 1.
Il a finalement été démis de ses fonctions après la défaite à Lens, samedi dernier (1-3), lui qui est aussi pressenti pour succéder à Roberto De Zerbi à Marseille.
C'était le choix du cœur, l'évidence. Mais une révélation embarrassante vient de tout compliquer.
Le favori, c’était lui. L’enfant du pays, l’ancien capitaine au caractère bien trempé, l’homme providentiel pour venir au chevet d’un club en pleine crise. Depuis le départ de Roberto De Zerbi, le nom d’Habib Beye revenait avec une insistance qui ne laissait que peu de place au doute. Son amour pour le maillot, son parcours d’entraîneur en pleine ascension… tout semblait aligné pour un retour triomphal. Mais une ombre, épaisse et menaçante, vient de s’abattre sur ce scénario idyllique.
Un conflit qui change tout
Cette ombre, c’est une information explosive révélée par Ouest-France qui jette un froid glacial sur le dossier. Selon le quotidien, des contacts auraient eu lieu entre l’OM et Habib Beye fin janvier, juste après l’élimination de Marseille en Ligue des Champions. Le problème ? Quelques jours plus tard, le Stade Rennais, alors entraîné par Beye, s’inclinait lourdement au Vélodrome (0-3), avec des choix tactiques qui avaient suscité l’incompréhension en interne. Pire encore, dès le lendemain, l’entourage du coach aurait sondé la direction rennaise sur les conditions d’une sortie de contrat.
Le timing est, au mieux, maladroit. Au pire, il est suspect. Et du côté de Rennes, la pilule ne passe pas du tout. Le club breton, qui se sentirait trahi, serait "furieux" et aurait engagé une procédure de licenciement qui pourrait aller jusqu’aux Prud’hommes pour "faute grave". L’accord à l’amiable semble totalement exclu, et la bataille juridique s’annonce longue et acrimonieuse.
Un dossier devenu trop complexe pour l’OM
Pour l’Olympique de Marseille, cette situation change radicalement la donne. Comment imaginer faire venir un entraîneur qui est en plein conflit ouvert avec son ancien club ? L’OM a besoin de sérénité, d’un leader capable de remobiliser un vestiaire à la dérive, pas d’un coach empêtré dans un feuilleton judiciaire. Le timing des contacts interroge également sur les méthodes de la direction marseillaise, alors même que Pablo Longoria venait de réaffirmer sa confiance en Roberto De Zerbi.
L’histoire était belle, presque trop. Le retour de l’enfant prodigue était un rêve pour de nombreux supporters, une évidence pour beaucoup d’observateurs. Mais ce rêve vient de se heurter au mur de la réalité. La piste Habib Beye, si séduisante sur le papier, vient de prendre un plomb monumental dans l’aile.