La fin de saison de Ligue 1 est bouleversée par des matches reportés ou avancés et par des multiplex des deux dernières journées décalés d'une journée. Ce n'est pas sans conséquences.
Mercredi prochain, le PSG et Nantes joueront la 26e journée de Ligue 1 au Parc des Princes, trois jours après avoir disputé la 30e. Les Lensois espéreront ne pas voir les Parisiens prendre trop d'avance au classement, car ils comptent bien recoller en les battant à Bollaert lors de la 29e journée, qui se jouera entre la 33e et la 34e, les deux soirées du sacro-saint multiplex, avec tous les matches en même temps.
Enfin, pas tous, puisque Lens disputera l'avant-dernière journée contre Nantes le 8 mai plutôt que le 10, et les adversaires des Canaris pour le maintien connaîtront donc leur résultat deux jours à l'avance. Vous n'avez rien compris ? C'est normal, c'est signé la LFP.
En repoussant d'un mois le choc du 11 avril entre les Sang et Or et les Parisiens, contre l'avis des Lensois, la Ligue a enfilé son casque de Bob le bricoleur, fissuré le principe d'équité et perdu le contrôle : la rustine est devenue plaie ouverte. Résultat ? Un calendrier en cascade, des matches qui ne se répondent plus et une crédibilité qui s'effrite.
Le mépris de la LFP envers les supporters
Le pire étant d'avoir vidé de sa substance la fin de la compétition qu'elle organise et auto-diffuse. Les Nantais n'avaient pas besoin qu'on les aide à descendre en L2, ils se débrouillaient très bien tout seuls, et les Parisiens n'avaient pas besoin non plus d'un coup de pouce pour être champions, ni de tant de repos pour rouler sur les restes de Chelsea et de Liverpool en Europe.
Calendrier modifié : les clubs pas si perturbés
Mais le plus gênant n'est pas encore là. Le plus gênant, c'est ce mépris tranquille pour ceux qui font vivre le Championnat, et a fortiori la prometteuse chaîne télé de la Ligue. En décalant le multiplex de clôture du samedi 16 au dimanche 17 mai, les dirigeants du foot français ont adressé un doigt d'honneur aux supporters. Ces derniers ne fonctionnent pas comme eux ; ils n'improvisent pas leurs déplacements, ils les anticipent. Donc tant pis pour ceux, nombreux, qui avaient calé leur week-end de l'Ascension avec un retour le dimanche.
Une nuit d'hôtel en plus, une matinée de congés à poser, des suppléments à payer pour décaler le billet de train ou d'avion de 24 heures, sur une journée où il est plus cher, le lundi. Bref, un surcoût de 200 euros par personne, a minima. Soit l'équivalent de l'abonnement pour une saison, environ, à Ligue 1+. Alors, la LFP, on fait un geste ?





