La lecture des chiffres de la rencontre ne laisse pas la moindre place au doute : 27 tirs à 2 pour Rennes, 9 cadrés contre 1 et une possession de balle de 70 % pour les Bretons, avec 463 passes contre 203. Le score, une raclée, forcément ? Non, loin de là et contrairement à ce qui pouvait être attendu, la soirée n’est pas passée crème face à Chantilly dans le froid de l’Oise.

A Beauvais, dans un stade aux allures de scène idéale pour un piège, le Stade Rennais s’est fait quelques frayeurs. N’y voyez là aucune suffisance ou manque de sérieux dans l’approche de la partie mais plutôt le scénario tant vu et revu du David contre Goliath qui a tant orné les livres d’histoires en tous genres de la coupe de France.
Quand l’ami Evens Joseph, à la surprise générale, convertit en but l’unique tir cadré de la partie des pensionnaires de N2, le Stade Rennais, en échec durant tout un premier acte totalement dominé, s’interroge. Esteban Lepaul (11'), Mousa Al-Tamari (18') et Kader Meïté (16') ont été proches de marquer.
Une inefficacité et un but concédé sur une contre-attaque où la défense rennaise est trop passive qui ont forcément troublé le SRFC, à défaut de le faire trembler, comme le confirmait après la rencontre Habib Beye : "Trembler non, par contre, comme je l’ai dit aux joueurs à la mi-temps, nous savions que nous pouvions vivre un scénario comme celui-ci en coupe, c’est à dire d’être testé par rapport au résultat et non l’adversité puisqu’on avait une domination totale mais qu’ils marquent sur leur première sortie."
Merlin l’enchanteur remet Rennes à l’endroit
Mené à la pause, le club breton ne panique pas et continue de dominer allègrement les débats. Breel Embolo pense égaliser mais son but est refusé pour hors-jeu à la 60'. Quelques minutes plus tard, Sambou Yatabaré à peine entré en jeu, est coupable d’une faute grossière sur Alidu Seidu, qui sortira blessé. Carton rouge indiscutable et sur le coup-franc, Quentin Merlin joue les enchanteurs d’un délicieux enroulé pour enfin égaliser (1-1, 68') !
La double sanction fait mal aux pensionnaires de N2 qui ne s’en relèvent pas et concèdent dans la minute suivante un second but ! Celui-ci, signé Mousa Al-Tamari, est une petite merveille, en solo depuis l’angle de la surface de réparation avec une merveille d’enroulé en lucarne pour conclure (71'). La chance de Chantilly est passée et pour enfoncer définitivement le clou, le jeune Elias Quinonez marque son premier but en pro, gagnant son face à face avec Michel (78').
La fin du match est une simple gestion pour les Rennais, qui passent donc le piège cantilien et ajoutent une date de plus au calendrier avec un huitième de finale à venir. Comme face aux Sables, peu importe la manière : "Cela fait partie des parcours de coupe, où il faut rester calme, savoir comment sortir de là dans un contexte et un stade comme celui-ci, avec le froid. Comme contre les Sables, il fallait trouver la solution à travers le jeu qui est venue par un superbe but de Quentin Merlin. On ne doit pas s’attendre à vivre un parcours de santé en coupe et on s’est qualifiés, c’est le plus important."
En effet, coach, cela n’aura pas été de la tarte…





