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Le Stade Rennais a annoncé la prolongation de son partenariat avec le Groupe Blot, sponsor ancien sur le maillot du club. Depuis 2007, le logo de Blot Immobilier orne le dos de la tunique Rouge et Noir, et cette nouvelle entente témoigne d’une relation solide et privilégiée entre les deux entités.

Bolt et le Stade Rennais rempilent pour cinq ans
La continuité du partenariat est étendue jusqu’en 2029 ainsi que l’annonce le club sur les réseaux sociaux. Blot Immobilier est acteur majeur de l’immobilier en Bretagne qui revendique plusieurs corps de métier : habitation, gestion locative, immobilier d’entreprise, cessions de fonds de commerce et emplacements commerciaux.
Le SRFC prolonge ses sponsors sur le maillot
Le montant de cette prolongation n’est pas divulgué. Au début de ce même mois d’avril, c’est avec Samsic, un autre partenaire historique et celui-là majeur puisqu’à l’avant des maillots du club qui a étendu sa collaboration jusqu’à la même échéance du 30 juin 2029.
La consommation de compétitions sportives sur des sites de streaming illégaux est en hausse, selon un bilan de l'Arcom publié mardi.
Poussé par les compétitions sportives, le "streaming" illégal en direct est en légère hausse en 2023, notamment via la diffusion de liens sur les réseaux sociaux, selon un bilan publié mardi par l'Arcom. Entre 2021 et 2023, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) note une baisse de 26 % de la fréquentation des directs illégaux, mais observe une légère hausse en 2023 "qui correspond quasi exclusivement à des retransmissions de compétitions sportives en direct."
Le gendarme des médias et du numérique explique cette hausse par l'utilisation de "réseaux privés virtuels (VPN) à des fins illicites" et le développement des services IPTV qui permettent de regarder chaînes payantes à un prix réduit. Il précise que plus d'un internaute sur deux (57 %) ayant des pratiques illicites utilise un VPN et appelle les acteurs du secteur à renforcer leurs mesures de blocage des diffusions illicites.
8,5 millions de Français consommaient du contenu illégal en 2023
Ces deux dernières années, 3 370 noms de domaine liés à des diffusions non autorisées de compétitions sportives ont ainsi été bloqués par la justice ou à la suite d'une notification de l'Arcom.
En janvier 2023, l'Arcom avait annoncé un accord visant à lutter contre les retransmissions pirates de compétitions sportives avec les quatre grands fournisseurs d'accès internet en France et les titulaires de droits sportifs.
Globalement, l'institution observe une diminution du streaming et du téléchargement illégal des biens sportifs et culturels (notamment les films et les séries) de 27 % entre 2021 et 2023, indiquant qu'environ 8,5 millions d'internautes consommaient toujours du contenu illégal l'an dernier, contre 11,7 millions en 2021.
Le dossier des droits TV de la Ligue 1 prend un tout nouveau tournant. Car si la LFP est proche d'un accord, la répartition de l'argent essentiellement apporté par Beinsport risque de faire scandale.

Depuis quelques semaines, la chaîne sportive qatarie fait figure d'énorme favori pour s'offrir les droits TV de la Ligue 1 pour la période allant de 2024 à 2029. Pour l'instant, la Ligue de Football Professionnel n'a toujours pas communiqué alors que le Championnat se termine et qu'on peut légitimement se demander où la L1 sera diffusée la saison prochaine. A en croire les dernières révélations de Daniel Riolo, si le feuilleton s'éternise, c'est que Beinsport souhaite que la répartition des droits TV change et que cela permettre au Paris Saint-Germain de prendre une plus grosse partie de cette enveloppe. Même si évidemment le PSG assure l'essentiel des plus grosses audiences de la Ligue 1 à la télévision, le fait que la chaîne et le club de la capitale ait le même propriétaire risque de faire hurler au scandale. Et le journaliste de RMC d'en dire plus.
Le PSG veut une plus grosse part du gâteau des droits TV
Dans l'After, Daniel Riolo a révélé les dernières rumeurs sur ce sujet forcément très sensible, les 18 clubs de Ligue 1 ayant impérativement besoin de cet argent des droits TV. « Pour La Ligue 1 ça ne va pas être dingo. La grosse tendance, c'est que cela va être Beinsport avec un bout sur Canal+. Mais dans la négociation, ce qui bloque actuellement, c’est que Beinsport dit : « OK on va mettre l’oseille, mais dans la distribution de cet argent, on veut qu’une grosse partie aille dans les poches du PSG. En même temps, c'est normal puisque ça passe de la poche droite à la poche gauche. Je ne trouve pas ça très heureux de la part du PSG de demander ça comme condition, mais c’est peut-être la direction qu’on est en train de prendre. Sur le contrat CVC le gros bout de gâteau, c'est déjà le PSG qui l’a pris et sur les droits TV, on veut casser la traditionnelle répartition. D’un point de vue stratégique, même si je suis le président du Paris Saint-Germain, je trouve cela absurde, car il faut que le championnat soit compétitif. La Ligue 1 l’est cette année pour toutes les autres places, mais pas pour le titre de Champion de France. On n’est pas très loin d’un : » c’est ça ou rien » dans ce dossier », prévient très clairement notre confrère.
De quoi forcément susciter des questions, même si la LFP n'a plus vraiment d'autre choix dans la mesure où aucune autre offre conséquente n'est en mesure de concurrencer Beinsport. D'autant plus que l'on sait déjà qu'il a fallu des interventions au plus haut niveau pour que la chaîne qatarie se penche sur ce dossier. La Ligue 1 sort d'une belle saison, mais les nuages s'amoncellent de nouveau à cause de ce dossier des droits TV qui empoisonne la vie du football français depuis le fiasco Mediapro.
Un international turc aurait tapé dans l’œil du Stade Rennais en vue du prochain mercato d’été.

Selon les informations relayées par le média Fichajes, les dirigeants du Stade Rennais lorgneraient du côté de la Turquie pour renforcer leur secteur offensif. Le club breton s’intéresserait de près à Irfan Can Kahveci.
Ailier droit de 28 ans, ce dernier porte actuellement à Fenerbahçe où il est encore sous contrat jusqu’en juin 2025. International turc à 31 reprises (2 buts), le natif de Corum dispose d’une belle cote sur le marché des transferts puisque le FC Séville, Newcastle et la Lazio Rome suivraient également ce profil.
Le joueur pourrait disposer d’un bon de sortie pour cet été mais pas à n’importe quel prix. Ses dirigeants auraient fixé un prix de départ à 20 millions d’euros. Côté terrain, il réalise une belle saison avec seize buts et douze passes décisives en 43 apparitions toutes compétitions confondues.
Les supporters du Stade Rennais ont rendu hommage ce samedi à Nicolas Holveck, ancien président du club décédé cette semaine d'un cancer.
Le Roazhon Park accueille la rencontre entre le Stade Rennais et Toulouse ce samedi, dans le cadre de la vingt-neuvième journée de Ligue 1. L’occasion pour les supporters bretons de rendre un dernier hommage à l’un de leurs anciens dirigeants disparus cette semaine, Nicolas Holveck. Alors qu’il souffrait d’un cancer colorectal diagnostiqué en 2021, celui qui occupait la présidence de l’AS Nancy Lorraine depuis août dernier a été emporté par la maladie le 8 avril dernier. Pour lui rendre hommage, les Rennais ont déployé une banderole.
« Reposez en paix Monsieur Holveck. » Tel a été le message adressé par les supporters au disparu. Une minute de silence a également été respectée juste avant le coup d’envoi de la rencontre entre Rennais et Toulousains. Après être passé par Nancy et l’AS Monaco, Nicolas Holveck a débarqué au Stade Rennais dont il a pris la présidence en mars 2020, succédant ainsi à Olivier Létang.
Il restera en poste durant un peu plus de deux ans malgré l’annonce de son cancer, puis il cèdera sa place à Olivier Cloarec en mai 2022, son départ n’étant officialisé que quinze mois plus tard (août 2023).
Le Stade Rennais vit une saison très décevante. Les Bretons restent d'ailleurs sur une série de trois défaites de suite, ce qui inquiète pas mal.

A Rennes, c'est la saison de la déception. Pourtant, le dernier marché des transferts estival était plein de promesses au vu des joueurs recrutés. Mais les Bretons ont surtout fait preuve d'une énorme irrégularité pour espérer jouer les premiers rôles. Alors que le sprint final a débuté, les hommes de Julien Stéphan restent d'ailleurs sur une série de trois défaites de suite toutes compétitions confondues. Il sera désormais très difficile pour le Stade Rennais de terminer à une place européenne. En plus des résultats décevants, c'est l'état d'esprit qui inquiète aussi. Pourtant, selon Benjamin Bourigeaud, le vestiaire est on ne peut plus concerné.
Bourigeaud n'aime pas les critiques sur l'état d'esprit au Stade Rennais
Alors que Ouest France insistait sur le fait que l'impression donnée par les joueurs de Rennais était celle d'un groupe pas totalement concerné, le milieu de terrain a rétorqué en interview : « Si vous aviez vu nos réactions après le match du PSG ou de Monaco, vous ne diriez pas cela. On dépense beaucoup, beaucoup d’énergie. Vues les statistiques de courses, personne ne triche. On se donne énormément. On est des compétiteurs. On n’a qu’une envie, c’est de gagner des matches, donc dire qu’on ne se donne pas corps et âme, je ne suis pas d’accord. À Strasbourg, peut-être, mais pas sur les deux derniers matches ». A montrer donc dès ce samedi soir lors de la réception de Toulouse au Roazhon Park. Le Stade Rennais peut profiter de la défaite de Lens ce vendredi soir à Metz pour se rapprocher de la sixième place. Une opportunité à ne pas manquer face à un adversaire qui n'a pas encore assuré son maintien en Ligue 1.
Rennes rencontre Toulouse au Roazhon Park, samedi 13 avril, pour la 29? journée de Ligue 1. En raison du risque de confrontations entre supporters, le préfet a pris un arrêté.

« Il existe un risque avéré de troubles à l’ordre public », selon la préfecture, à l’occasion de la rencontre de football entre le Stade Rennais et le Toulouse FC, samedi 13 avril, à 21 h, dans le cadre de la 29? journée de Ligue 1, à Rennes.
Ainsi, Philippe Gustin, préfet d’Ille-et-Vilaine, a donc pris un arrêté autorisant l’utilisation de deux drones pour sécuriser les alentours du stade et le centre historique de la capitale bretonne.
Des rapports conflictuels depuis 15 ans
En effet, depuis 2009 et le vol de la bâche des supporters ultras du groupe Indians Tolosa 93 par les supporters du RCK, « les ultras entretiennent des rapports conflictuels qui donnent lieu à des affrontements« , mentionne la préfecture dans son arrêté.
Elle détaille également un certain nombre de faits qui se sont déroulés au cours des 15 dernières années entre les deux groupes de supporters.
De plus, la Division nationale de la lutte contre le hooliganisme classe cette rencontre au niveau 3 du risque de troubles, susceptible de se traduire par des affrontements entre supporters ultras des deux camps.
Des zones difficiles à identifier
L’utilisation de ces aéronefs est aussi justifiée par des zones d’affrontements difficilement identifiables à l’avance, ne permettant pas la mobilisation des forces de l’ordre, même en nombre important, pour éviter les troubles. Qui plus est dans un contexte du relèvement du plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ».
Autre justification apportée, celle du manque de moyens de vidéoprotection sur les secteurs définis avec des caractéristiques topographiques des lieux ne permettant pas d’opérer une surveillance.
La bataille des droits TV de la Ligue 1 fait rage dans les coulisses, mais la LFP n'a toujours rien communiqué sur ce sujet. On sait seulement que des alliances entre diffuseurs se négocient avec plus ou moins de réussite.

Cette saison, pour suivre la saison 2023-2024 de Ligue 1, il faut être abonné à Prime Vidéo, qui diffuse sept matchs par journée, dont ceux du vendredi soir et du dimanche soir, tandis que Canal+ Sport donne le match du samedi soir et celui du dimanche en fin d'après-midi, mais pas sur sa chaîne Premium. A la reprise du prochain championnat, tout va être redistribué, puisque le contrat en cours se termine en mai prochain et que Prime Vidéo ne veut pas donner plus de 100 millions d'euros par an.
Du côté de Vincent Labrune, on est déterminé à se rapprocher du milliard d'euros, même si désormais, c'est plutôt 900ME, droits à l'international et de la L2 compris. Dans ce climat, Beinsports, sur ordre du Qatar, est disposé à prendre la totalité des droits de la Ligue 1, mais souhaite que Canal+ diffuse un ou deux matchs. Le média sportif qatari a cependant déjà refusé une offre venue d'ailleurs.
Beinsports ne dira pas oui à tout
A en croire Ouest-France, DAZN, dont l'offre de 500 millions d'euros pas saison, avec un accord à trouver d'urgence sous peine d'un règlement différé, a été refusée, a tout de même essayé de trouver un terrain d'entente avec Beinsports afin d'avoir un dossier plus solide. Peine perdue pour le Netflix du sport. « DAZN aurait même contacté beIN Sports pour sonder le terrain et conclure un accord de diffusion, en vain », révèle notre confrère, qui confirme que le diffuseur anglais est désormais totalement à l'écart des négociations.
Sauf à revenir avec une offre financièrement supérieure, et avec des garanties de paiement, DAZN ne donnera pas la Ligue 1 la saison prochaine, alors que cette saison Canal+ lui avait offert deux matchs. Après Amazon, c'est un deuxième abandon dans la course aux droits TV, Beinsports ayant de plus en plus le champ libre douze ans après avoir fait ses débuts en France avec l'Euro 2012, puis la Ligue 1 et la Ligue 2. La LFP peut remercier le Qatar.
Au cœur d’une nouvelle spirale négative, le Stade Rennais doit réagir. Défaits contre Strasbourg, Paris, puis Monaco, les Rouge et Noir ont plus que mal géré cet enchaînement redouté, et ressortent de cette période avec un sentiment de tout devoir reconstruire. Dans le onze de départ, certains changements pourraient être consentis, dont un quelque peu forcé dans les prochaines semaines.

La donne est simple pour le Stade Rennais à ce stade de la compétition. Avec six matchs restant à jouer en cette fin de saison, 39 points accumulés jusqu’alors, et quatre unités de retard sur la 6e place, les joueurs de Julien Stéphan se trouvent quasiment dans l’obligation de tout gagner s’ils souhaitent poursuivre leur folle série de qualifications consécutives en coupe d’Europe. Le prochain match s’annonce à domicile contre Toulouse, tandis que le suivant sera un déplacement crucial à Nantes, pour un derby très attendu. A l’occasion de ce match, un nouveau choix important se devra d’être fait par Stéphan au moment de composer son équipe.
Seidu ne verra pas Nantes
Très apprécié pour son activité et l’impact apporté lors de ses entrées en jeu, Alidu Seidu semble réussir son adaptation en Bretagne. L’ancien Clermontois n’est pas encore clairement le titulaire indiscutable dans cet effectif, mais le turnover observé avec Guéla Doué sur le côté droit, ou bien les tentatives effectuées comme arrière gauche en l’absence d’Adrien Truffert se sont montrées convaincantes à plus d’un titre.
Averti lors des derniers rendez-vous, Seidu sera de fait absent pour le déplacement à Nantes pour cause de suspension. En conséquence, Julien Stéphan devra certainement faire confiance à Doué et Truffert dans les couloirs, quitte à replacer Arthur Theate sur le côté en cas de changement.
Bien qu’elle ne soit pas encore clairement définie, la place de Seidu de la hiérarchie pourrait tendre à évoluer la saison prochaine, bien que de son côté, Doué semble être la future référence de l’équipe sur le côté droit.
Et cinq saisons de plus qui feront vingt-cinq. Une fidélité rare pour être souligné, qui n’a peut-être d’équivalent que le partenariat similaire du FC Nantes rival avec le groupe Synergie. Le Stade Rennais peut compter sur l’engagement et le soutien, indéfectible est le mot juste, du groupe Samsic.

Au coeur d’une actualité tristement plombée par la disparition de l’ancien président Nicolas Holveck, le club breton a officialisé la prolongation du contrat l’unissant au groupe spécialiste de l’emploi intérimaire pour cinq saisons supplémentaires, jusqu’en 2029.
Une extension célébrée à Louis II face à l’AS Monaco
A terme, cela fera 25 ans que Samsic occupera l’espace premium à l’avant des maillots des joueurs et des joueuses du Stade Rennais. Le club et son partenaire ont voulu marquer l’événement le week-end dernier à Monaco, par le port d’un maillot spécial avec le 25 inscrit à l’avant, formé de deux S du sponsor Samsic. Cela n’a pas réussi aux hommes de Julien Stephan, défaits un but à zéro.
Deuxième propriétaire de club de foot le plus riche au monde, François Pinault n’a pas pour autant transformé le Stade Rennais en grand club européen comme son immense fortune pourrait le lui permettre. On s’est demandé pourquoi

Depuis 1998, lorsque la famille Pinault est devenue actionnaire majoritaire du Stade Rennais, via la holding Artémis, le club breton n’est parvenu qu’à une seule reprise à terminer sur le podium de L1, en 2020.
Quatre fois 4ème, les deux dernières fois lors des deux dernières saisons, s’il y a bien eu un avant, et un après Pinault chez des Rouge et Noir jusqu’alors réputés pour prendre l’ascenseur vers la L2 plus qu’à leur tour, l’unique qualification en Ligue des Champions en 2020/2021, et une Coupe de France remportée en 2019 sont les seuls hauts faits d’armes venus valider les centaines de millions d’investissements réalisés.
Pour la troisième fortune française, la 37ème mondiale, le bilan est mince et forcément bien en deçà de la puissance financière d’une famille qui, contrairement à ses homologues milliardaires impliqués dans d’autres clubs européens, a un vrai attachement pour son club. Authentique !
Leur objectif n’a jamais été de faire la course avec les autres milliardaires
De François, le patriarche de 87 ans, à François-Henri, son fils de 61 ans qui a pris le relais en 2019, l’investissement familial n’a jamais été remis en cause, même pendant les périodes les plus difficiles qui furent nombreuses au quidam des années 2010. Les 29 ans de présence ininterrompues en L1 (seuls le PSG et l’OL y ont plus d’ancienneté), la casquette européenne régulièrement endossée depuis 2018, témoignent d’une volonté non feinte de s’inscrire dans le temps.
« Lorsqu’il parle du Stade Rennais, François-Henri parle d’un actif affectif, nous dit Jacques Delanoë, proche du fils et président du conseil d’administration du club. Je doute que les autres milliardaires évoquent leur club en ces termes. Ce qui lie le club aux Pinault est profond et sincère, ça date du temps où ils habitaient en face du stade. »
Supporteurs puis sponsor enfin actionnaire majoritaire, la trajectoire ne ressemble à aucune autre des grands capitaines d’industrie qui ne s’intéressent à un club qu’à travers ce qu’ils peuvent en retirer financièrement ou en terme d’image.
En matière de transferts, ils ont payé pour apprendre
Entre les investisseurs de court terme (King Street à Bordeaux, RedBird Capital Partners à Toulouse), les spéculatifs de moyen terme comme McCourt à l’OM, Textor à Lyon, les diplomatiques adossés à un Etat, comme les Saoudiens ou les Qatariens, ou les sugar-daddies qui viennent dans le foot comme ils entrent dans un casino, pour jouer (Abrahimovic), les Pinault dénotent.
« On peut regretter qu’ils ne mettent pas plus d’argent, nous accorde Jacques Delanoë, et je le comprends, mais leur objectif n’a jamais été de faire la course avec les autres milliardaires. Ils veulent assurer la pérennité du club, offrir du plaisir aux Bretons et construire pour l’avenir. Leur ambition est là, qui s’est déjà matérialisée par des investissements importants, qui continuent avec la construction du centre de formation, d’un futur stade peut-être, le tout financé à 100% par Artémis. »
Le parcours de la famille la plus célèbre de Bretagne, la trajectoire longtemps incertaine et fragile du Stade Rennais autant que la mentalité des Bretons expliquent la genèse d’un mariage qui a mis du temps à trouver son régime de croisière, mais qui semble aujourd’hui très équilibré.
Si le foot rend fou la plupart de ceux qui s’y plongent avec des rêves de grandeur, « ce n’est pas le genre de la maison, poursuit Delanoë. Je préfère l’équilibre raisonnable aux grandes promesses qui finissent mal en général. Cette approche est plus saine et elle correspond aussi à l’état d’esprit breton, centré sur l’humilité et le goût du travail. » Dans ces conditions, on imagine mal le recrutement d’une star à prix d’or qui viendrait fragiliser un club bâti pour durer, sans brûler les étapes.
Rennes, a déjà gagné son pari avec son stade
Si réussite il y a, elle sera collective, concrétisation d’un travail de long terme. « Depuis plusieurs saisons, nous jouons à guichets fermés tous nos matches à domicile. L’ambiance est formidable au Roazhon Park, se réjouit le président du CA encore sous le coup de l’émotion d’une victoire face à l’OM très symbolique qui relançait les joueurs de Julien Stéphan dans la course au podium. Car, sportivement, ce n’est qu’en parvenant à accrocher régulièrement une qualification en Ligue des Champions que Rennes peut espérer conserver ses meilleurs joueurs.
« Cela n’a rien à voir avec le potentiel financier des Pinault, explique un agent habitué à traiter avec le club. Car, forcément, ils auraient les moyens de s’aligner sur les salaires des grands clubs européens, mais ils ne le souhaitent pas. En matière de transferts, on peut dire qu’ils ont payé pour apprendre au début de leur aventure. Aujourd’hui, surtout, les joueurs ne resteraient pas pour jouer en Ligue Europa alors qu’ils ont des offres du Real, du Bayern et de Manchester City. »
Donc plutôt que de regretter que les Pinault n’aient pas fait l’effort financier pour garder Nonda (Monaco, 20 M€), Gyan (Sunderland, 16 M€), Gagnon (FC Séville, 15 M€), Aguerd (West Ham, 35 M€), M’Vila, Ismaïla Sarr (Watford, 35 M€), Cech (Chelsea, 13 M€), Bakayoko (Monaco, 10 M€), Bensebaini (M’Gladbach, 8 M€), Etienne Mendy (Chelsea, 24 M€), Dembélé (Dortmund, 37 M€), Camavinga (Real Madrid, 31 M€) ou Doku (Manchester City, 60 M€), demain peutêtre Bourigeaud, Terrier ou Doué, il parait plus juste de les remercier d’avoir été à l’origine de leur éclosion. Chaque chose en son temps.
Le groupe Artémis, propriétaire du Stade Rennais, a racheté CAA cet été, une des plus grandes agences de stars d’Hollywood qui représente aussi des centaines de footballeurs, via CAA Base et CAA Stellar, parmi lesquels Coman, Truffert, Richarlison, Camavinga ou Varane. De quoi faciliter de futurs transferts ? Pas vraiment en raison du risque de conflits d’intérêts.
Le Stade Rennais a annoncé la prolongation de son partenariat avec le Groupe Blot, sponsor ancien sur le maillot du club. Depuis 2007, le logo de Blot Immobilier orne le dos de la tunique Rouge et Noir, et cette nouvelle entente témoigne d’une relation solide et privilégiée entre les deux entités.

Bolt et le Stade Rennais rempilent pour cinq ans
La continuité du partenariat est étendue jusqu’en 2029 ainsi que l’annonce le club sur les réseaux sociaux. Blot Immobilier est acteur majeur de l’immobilier en Bretagne qui revendique plusieurs corps de métier : habitation, gestion locative, immobilier d’entreprise, cessions de fonds de commerce et emplacements commerciaux.
Le SRFC prolonge ses sponsors sur le maillot
Le montant de cette prolongation n’est pas divulgué. Au début de ce même mois d’avril, c’est avec Samsic, un autre partenaire historique et celui-là majeur puisqu’à l’avant des maillots du club qui a étendu sa collaboration jusqu’à la même échéance du 30 juin 2029.
La consommation de compétitions sportives sur des sites de streaming illégaux est en hausse, selon un bilan de l'Arcom publié mardi.
Poussé par les compétitions sportives, le "streaming" illégal en direct est en légère hausse en 2023, notamment via la diffusion de liens sur les réseaux sociaux, selon un bilan publié mardi par l'Arcom. Entre 2021 et 2023, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) note une baisse de 26 % de la fréquentation des directs illégaux, mais observe une légère hausse en 2023 "qui correspond quasi exclusivement à des retransmissions de compétitions sportives en direct."
Le gendarme des médias et du numérique explique cette hausse par l'utilisation de "réseaux privés virtuels (VPN) à des fins illicites" et le développement des services IPTV qui permettent de regarder chaînes payantes à un prix réduit. Il précise que plus d'un internaute sur deux (57 %) ayant des pratiques illicites utilise un VPN et appelle les acteurs du secteur à renforcer leurs mesures de blocage des diffusions illicites.
8,5 millions de Français consommaient du contenu illégal en 2023
Ces deux dernières années, 3 370 noms de domaine liés à des diffusions non autorisées de compétitions sportives ont ainsi été bloqués par la justice ou à la suite d'une notification de l'Arcom.
En janvier 2023, l'Arcom avait annoncé un accord visant à lutter contre les retransmissions pirates de compétitions sportives avec les quatre grands fournisseurs d'accès internet en France et les titulaires de droits sportifs.
Globalement, l'institution observe une diminution du streaming et du téléchargement illégal des biens sportifs et culturels (notamment les films et les séries) de 27 % entre 2021 et 2023, indiquant qu'environ 8,5 millions d'internautes consommaient toujours du contenu illégal l'an dernier, contre 11,7 millions en 2021.
Le dossier des droits TV de la Ligue 1 prend un tout nouveau tournant. Car si la LFP est proche d'un accord, la répartition de l'argent essentiellement apporté par Beinsport risque de faire scandale.

Depuis quelques semaines, la chaîne sportive qatarie fait figure d'énorme favori pour s'offrir les droits TV de la Ligue 1 pour la période allant de 2024 à 2029. Pour l'instant, la Ligue de Football Professionnel n'a toujours pas communiqué alors que le Championnat se termine et qu'on peut légitimement se demander où la L1 sera diffusée la saison prochaine. A en croire les dernières révélations de Daniel Riolo, si le feuilleton s'éternise, c'est que Beinsport souhaite que la répartition des droits TV change et que cela permettre au Paris Saint-Germain de prendre une plus grosse partie de cette enveloppe. Même si évidemment le PSG assure l'essentiel des plus grosses audiences de la Ligue 1 à la télévision, le fait que la chaîne et le club de la capitale ait le même propriétaire risque de faire hurler au scandale. Et le journaliste de RMC d'en dire plus.
Le PSG veut une plus grosse part du gâteau des droits TV
Dans l'After, Daniel Riolo a révélé les dernières rumeurs sur ce sujet forcément très sensible, les 18 clubs de Ligue 1 ayant impérativement besoin de cet argent des droits TV. « Pour La Ligue 1 ça ne va pas être dingo. La grosse tendance, c'est que cela va être Beinsport avec un bout sur Canal+. Mais dans la négociation, ce qui bloque actuellement, c’est que Beinsport dit : « OK on va mettre l’oseille, mais dans la distribution de cet argent, on veut qu’une grosse partie aille dans les poches du PSG. En même temps, c'est normal puisque ça passe de la poche droite à la poche gauche. Je ne trouve pas ça très heureux de la part du PSG de demander ça comme condition, mais c’est peut-être la direction qu’on est en train de prendre. Sur le contrat CVC le gros bout de gâteau, c'est déjà le PSG qui l’a pris et sur les droits TV, on veut casser la traditionnelle répartition. D’un point de vue stratégique, même si je suis le président du Paris Saint-Germain, je trouve cela absurde, car il faut que le championnat soit compétitif. La Ligue 1 l’est cette année pour toutes les autres places, mais pas pour le titre de Champion de France. On n’est pas très loin d’un : » c’est ça ou rien » dans ce dossier », prévient très clairement notre confrère.
De quoi forcément susciter des questions, même si la LFP n'a plus vraiment d'autre choix dans la mesure où aucune autre offre conséquente n'est en mesure de concurrencer Beinsport. D'autant plus que l'on sait déjà qu'il a fallu des interventions au plus haut niveau pour que la chaîne qatarie se penche sur ce dossier. La Ligue 1 sort d'une belle saison, mais les nuages s'amoncellent de nouveau à cause de ce dossier des droits TV qui empoisonne la vie du football français depuis le fiasco Mediapro.
Un international turc aurait tapé dans l’œil du Stade Rennais en vue du prochain mercato d’été.

Selon les informations relayées par le média Fichajes, les dirigeants du Stade Rennais lorgneraient du côté de la Turquie pour renforcer leur secteur offensif. Le club breton s’intéresserait de près à Irfan Can Kahveci.
Ailier droit de 28 ans, ce dernier porte actuellement à Fenerbahçe où il est encore sous contrat jusqu’en juin 2025. International turc à 31 reprises (2 buts), le natif de Corum dispose d’une belle cote sur le marché des transferts puisque le FC Séville, Newcastle et la Lazio Rome suivraient également ce profil.
Le joueur pourrait disposer d’un bon de sortie pour cet été mais pas à n’importe quel prix. Ses dirigeants auraient fixé un prix de départ à 20 millions d’euros. Côté terrain, il réalise une belle saison avec seize buts et douze passes décisives en 43 apparitions toutes compétitions confondues.
Les supporters du Stade Rennais ont rendu hommage ce samedi à Nicolas Holveck, ancien président du club décédé cette semaine d'un cancer.
Le Roazhon Park accueille la rencontre entre le Stade Rennais et Toulouse ce samedi, dans le cadre de la vingt-neuvième journée de Ligue 1. L’occasion pour les supporters bretons de rendre un dernier hommage à l’un de leurs anciens dirigeants disparus cette semaine, Nicolas Holveck. Alors qu’il souffrait d’un cancer colorectal diagnostiqué en 2021, celui qui occupait la présidence de l’AS Nancy Lorraine depuis août dernier a été emporté par la maladie le 8 avril dernier. Pour lui rendre hommage, les Rennais ont déployé une banderole.
« Reposez en paix Monsieur Holveck. » Tel a été le message adressé par les supporters au disparu. Une minute de silence a également été respectée juste avant le coup d’envoi de la rencontre entre Rennais et Toulousains. Après être passé par Nancy et l’AS Monaco, Nicolas Holveck a débarqué au Stade Rennais dont il a pris la présidence en mars 2020, succédant ainsi à Olivier Létang.
Il restera en poste durant un peu plus de deux ans malgré l’annonce de son cancer, puis il cèdera sa place à Olivier Cloarec en mai 2022, son départ n’étant officialisé que quinze mois plus tard (août 2023).
Le Stade Rennais vit une saison très décevante. Les Bretons restent d'ailleurs sur une série de trois défaites de suite, ce qui inquiète pas mal.

A Rennes, c'est la saison de la déception. Pourtant, le dernier marché des transferts estival était plein de promesses au vu des joueurs recrutés. Mais les Bretons ont surtout fait preuve d'une énorme irrégularité pour espérer jouer les premiers rôles. Alors que le sprint final a débuté, les hommes de Julien Stéphan restent d'ailleurs sur une série de trois défaites de suite toutes compétitions confondues. Il sera désormais très difficile pour le Stade Rennais de terminer à une place européenne. En plus des résultats décevants, c'est l'état d'esprit qui inquiète aussi. Pourtant, selon Benjamin Bourigeaud, le vestiaire est on ne peut plus concerné.
Bourigeaud n'aime pas les critiques sur l'état d'esprit au Stade Rennais
Alors que Ouest France insistait sur le fait que l'impression donnée par les joueurs de Rennais était celle d'un groupe pas totalement concerné, le milieu de terrain a rétorqué en interview : « Si vous aviez vu nos réactions après le match du PSG ou de Monaco, vous ne diriez pas cela. On dépense beaucoup, beaucoup d’énergie. Vues les statistiques de courses, personne ne triche. On se donne énormément. On est des compétiteurs. On n’a qu’une envie, c’est de gagner des matches, donc dire qu’on ne se donne pas corps et âme, je ne suis pas d’accord. À Strasbourg, peut-être, mais pas sur les deux derniers matches ». A montrer donc dès ce samedi soir lors de la réception de Toulouse au Roazhon Park. Le Stade Rennais peut profiter de la défaite de Lens ce vendredi soir à Metz pour se rapprocher de la sixième place. Une opportunité à ne pas manquer face à un adversaire qui n'a pas encore assuré son maintien en Ligue 1.
Rennes rencontre Toulouse au Roazhon Park, samedi 13 avril, pour la 29? journée de Ligue 1. En raison du risque de confrontations entre supporters, le préfet a pris un arrêté.

« Il existe un risque avéré de troubles à l’ordre public », selon la préfecture, à l’occasion de la rencontre de football entre le Stade Rennais et le Toulouse FC, samedi 13 avril, à 21 h, dans le cadre de la 29? journée de Ligue 1, à Rennes.
Ainsi, Philippe Gustin, préfet d’Ille-et-Vilaine, a donc pris un arrêté autorisant l’utilisation de deux drones pour sécuriser les alentours du stade et le centre historique de la capitale bretonne.
Des rapports conflictuels depuis 15 ans
En effet, depuis 2009 et le vol de la bâche des supporters ultras du groupe Indians Tolosa 93 par les supporters du RCK, « les ultras entretiennent des rapports conflictuels qui donnent lieu à des affrontements« , mentionne la préfecture dans son arrêté.
Elle détaille également un certain nombre de faits qui se sont déroulés au cours des 15 dernières années entre les deux groupes de supporters.
De plus, la Division nationale de la lutte contre le hooliganisme classe cette rencontre au niveau 3 du risque de troubles, susceptible de se traduire par des affrontements entre supporters ultras des deux camps.
Des zones difficiles à identifier
L’utilisation de ces aéronefs est aussi justifiée par des zones d’affrontements difficilement identifiables à l’avance, ne permettant pas la mobilisation des forces de l’ordre, même en nombre important, pour éviter les troubles. Qui plus est dans un contexte du relèvement du plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ».
Autre justification apportée, celle du manque de moyens de vidéoprotection sur les secteurs définis avec des caractéristiques topographiques des lieux ne permettant pas d’opérer une surveillance.
La bataille des droits TV de la Ligue 1 fait rage dans les coulisses, mais la LFP n'a toujours rien communiqué sur ce sujet. On sait seulement que des alliances entre diffuseurs se négocient avec plus ou moins de réussite.

Cette saison, pour suivre la saison 2023-2024 de Ligue 1, il faut être abonné à Prime Vidéo, qui diffuse sept matchs par journée, dont ceux du vendredi soir et du dimanche soir, tandis que Canal+ Sport donne le match du samedi soir et celui du dimanche en fin d'après-midi, mais pas sur sa chaîne Premium. A la reprise du prochain championnat, tout va être redistribué, puisque le contrat en cours se termine en mai prochain et que Prime Vidéo ne veut pas donner plus de 100 millions d'euros par an.
Du côté de Vincent Labrune, on est déterminé à se rapprocher du milliard d'euros, même si désormais, c'est plutôt 900ME, droits à l'international et de la L2 compris. Dans ce climat, Beinsports, sur ordre du Qatar, est disposé à prendre la totalité des droits de la Ligue 1, mais souhaite que Canal+ diffuse un ou deux matchs. Le média sportif qatari a cependant déjà refusé une offre venue d'ailleurs.
Beinsports ne dira pas oui à tout
A en croire Ouest-France, DAZN, dont l'offre de 500 millions d'euros pas saison, avec un accord à trouver d'urgence sous peine d'un règlement différé, a été refusée, a tout de même essayé de trouver un terrain d'entente avec Beinsports afin d'avoir un dossier plus solide. Peine perdue pour le Netflix du sport. « DAZN aurait même contacté beIN Sports pour sonder le terrain et conclure un accord de diffusion, en vain », révèle notre confrère, qui confirme que le diffuseur anglais est désormais totalement à l'écart des négociations.
Sauf à revenir avec une offre financièrement supérieure, et avec des garanties de paiement, DAZN ne donnera pas la Ligue 1 la saison prochaine, alors que cette saison Canal+ lui avait offert deux matchs. Après Amazon, c'est un deuxième abandon dans la course aux droits TV, Beinsports ayant de plus en plus le champ libre douze ans après avoir fait ses débuts en France avec l'Euro 2012, puis la Ligue 1 et la Ligue 2. La LFP peut remercier le Qatar.
Au cœur d’une nouvelle spirale négative, le Stade Rennais doit réagir. Défaits contre Strasbourg, Paris, puis Monaco, les Rouge et Noir ont plus que mal géré cet enchaînement redouté, et ressortent de cette période avec un sentiment de tout devoir reconstruire. Dans le onze de départ, certains changements pourraient être consentis, dont un quelque peu forcé dans les prochaines semaines.

La donne est simple pour le Stade Rennais à ce stade de la compétition. Avec six matchs restant à jouer en cette fin de saison, 39 points accumulés jusqu’alors, et quatre unités de retard sur la 6e place, les joueurs de Julien Stéphan se trouvent quasiment dans l’obligation de tout gagner s’ils souhaitent poursuivre leur folle série de qualifications consécutives en coupe d’Europe. Le prochain match s’annonce à domicile contre Toulouse, tandis que le suivant sera un déplacement crucial à Nantes, pour un derby très attendu. A l’occasion de ce match, un nouveau choix important se devra d’être fait par Stéphan au moment de composer son équipe.
Seidu ne verra pas Nantes
Très apprécié pour son activité et l’impact apporté lors de ses entrées en jeu, Alidu Seidu semble réussir son adaptation en Bretagne. L’ancien Clermontois n’est pas encore clairement le titulaire indiscutable dans cet effectif, mais le turnover observé avec Guéla Doué sur le côté droit, ou bien les tentatives effectuées comme arrière gauche en l’absence d’Adrien Truffert se sont montrées convaincantes à plus d’un titre.
Averti lors des derniers rendez-vous, Seidu sera de fait absent pour le déplacement à Nantes pour cause de suspension. En conséquence, Julien Stéphan devra certainement faire confiance à Doué et Truffert dans les couloirs, quitte à replacer Arthur Theate sur le côté en cas de changement.
Bien qu’elle ne soit pas encore clairement définie, la place de Seidu de la hiérarchie pourrait tendre à évoluer la saison prochaine, bien que de son côté, Doué semble être la future référence de l’équipe sur le côté droit.
Et cinq saisons de plus qui feront vingt-cinq. Une fidélité rare pour être souligné, qui n’a peut-être d’équivalent que le partenariat similaire du FC Nantes rival avec le groupe Synergie. Le Stade Rennais peut compter sur l’engagement et le soutien, indéfectible est le mot juste, du groupe Samsic.

Au coeur d’une actualité tristement plombée par la disparition de l’ancien président Nicolas Holveck, le club breton a officialisé la prolongation du contrat l’unissant au groupe spécialiste de l’emploi intérimaire pour cinq saisons supplémentaires, jusqu’en 2029.
Une extension célébrée à Louis II face à l’AS Monaco
A terme, cela fera 25 ans que Samsic occupera l’espace premium à l’avant des maillots des joueurs et des joueuses du Stade Rennais. Le club et son partenaire ont voulu marquer l’événement le week-end dernier à Monaco, par le port d’un maillot spécial avec le 25 inscrit à l’avant, formé de deux S du sponsor Samsic. Cela n’a pas réussi aux hommes de Julien Stephan, défaits un but à zéro.
Deuxième propriétaire de club de foot le plus riche au monde, François Pinault n’a pas pour autant transformé le Stade Rennais en grand club européen comme son immense fortune pourrait le lui permettre. On s’est demandé pourquoi

Depuis 1998, lorsque la famille Pinault est devenue actionnaire majoritaire du Stade Rennais, via la holding Artémis, le club breton n’est parvenu qu’à une seule reprise à terminer sur le podium de L1, en 2020.
Quatre fois 4ème, les deux dernières fois lors des deux dernières saisons, s’il y a bien eu un avant, et un après Pinault chez des Rouge et Noir jusqu’alors réputés pour prendre l’ascenseur vers la L2 plus qu’à leur tour, l’unique qualification en Ligue des Champions en 2020/2021, et une Coupe de France remportée en 2019 sont les seuls hauts faits d’armes venus valider les centaines de millions d’investissements réalisés.
Pour la troisième fortune française, la 37ème mondiale, le bilan est mince et forcément bien en deçà de la puissance financière d’une famille qui, contrairement à ses homologues milliardaires impliqués dans d’autres clubs européens, a un vrai attachement pour son club. Authentique !
Leur objectif n’a jamais été de faire la course avec les autres milliardaires
De François, le patriarche de 87 ans, à François-Henri, son fils de 61 ans qui a pris le relais en 2019, l’investissement familial n’a jamais été remis en cause, même pendant les périodes les plus difficiles qui furent nombreuses au quidam des années 2010. Les 29 ans de présence ininterrompues en L1 (seuls le PSG et l’OL y ont plus d’ancienneté), la casquette européenne régulièrement endossée depuis 2018, témoignent d’une volonté non feinte de s’inscrire dans le temps.
« Lorsqu’il parle du Stade Rennais, François-Henri parle d’un actif affectif, nous dit Jacques Delanoë, proche du fils et président du conseil d’administration du club. Je doute que les autres milliardaires évoquent leur club en ces termes. Ce qui lie le club aux Pinault est profond et sincère, ça date du temps où ils habitaient en face du stade. »
Supporteurs puis sponsor enfin actionnaire majoritaire, la trajectoire ne ressemble à aucune autre des grands capitaines d’industrie qui ne s’intéressent à un club qu’à travers ce qu’ils peuvent en retirer financièrement ou en terme d’image.
En matière de transferts, ils ont payé pour apprendre
Entre les investisseurs de court terme (King Street à Bordeaux, RedBird Capital Partners à Toulouse), les spéculatifs de moyen terme comme McCourt à l’OM, Textor à Lyon, les diplomatiques adossés à un Etat, comme les Saoudiens ou les Qatariens, ou les sugar-daddies qui viennent dans le foot comme ils entrent dans un casino, pour jouer (Abrahimovic), les Pinault dénotent.
« On peut regretter qu’ils ne mettent pas plus d’argent, nous accorde Jacques Delanoë, et je le comprends, mais leur objectif n’a jamais été de faire la course avec les autres milliardaires. Ils veulent assurer la pérennité du club, offrir du plaisir aux Bretons et construire pour l’avenir. Leur ambition est là, qui s’est déjà matérialisée par des investissements importants, qui continuent avec la construction du centre de formation, d’un futur stade peut-être, le tout financé à 100% par Artémis. »
Le parcours de la famille la plus célèbre de Bretagne, la trajectoire longtemps incertaine et fragile du Stade Rennais autant que la mentalité des Bretons expliquent la genèse d’un mariage qui a mis du temps à trouver son régime de croisière, mais qui semble aujourd’hui très équilibré.
Si le foot rend fou la plupart de ceux qui s’y plongent avec des rêves de grandeur, « ce n’est pas le genre de la maison, poursuit Delanoë. Je préfère l’équilibre raisonnable aux grandes promesses qui finissent mal en général. Cette approche est plus saine et elle correspond aussi à l’état d’esprit breton, centré sur l’humilité et le goût du travail. » Dans ces conditions, on imagine mal le recrutement d’une star à prix d’or qui viendrait fragiliser un club bâti pour durer, sans brûler les étapes.
Rennes, a déjà gagné son pari avec son stade
Si réussite il y a, elle sera collective, concrétisation d’un travail de long terme. « Depuis plusieurs saisons, nous jouons à guichets fermés tous nos matches à domicile. L’ambiance est formidable au Roazhon Park, se réjouit le président du CA encore sous le coup de l’émotion d’une victoire face à l’OM très symbolique qui relançait les joueurs de Julien Stéphan dans la course au podium. Car, sportivement, ce n’est qu’en parvenant à accrocher régulièrement une qualification en Ligue des Champions que Rennes peut espérer conserver ses meilleurs joueurs.
« Cela n’a rien à voir avec le potentiel financier des Pinault, explique un agent habitué à traiter avec le club. Car, forcément, ils auraient les moyens de s’aligner sur les salaires des grands clubs européens, mais ils ne le souhaitent pas. En matière de transferts, on peut dire qu’ils ont payé pour apprendre au début de leur aventure. Aujourd’hui, surtout, les joueurs ne resteraient pas pour jouer en Ligue Europa alors qu’ils ont des offres du Real, du Bayern et de Manchester City. »
Donc plutôt que de regretter que les Pinault n’aient pas fait l’effort financier pour garder Nonda (Monaco, 20 M€), Gyan (Sunderland, 16 M€), Gagnon (FC Séville, 15 M€), Aguerd (West Ham, 35 M€), M’Vila, Ismaïla Sarr (Watford, 35 M€), Cech (Chelsea, 13 M€), Bakayoko (Monaco, 10 M€), Bensebaini (M’Gladbach, 8 M€), Etienne Mendy (Chelsea, 24 M€), Dembélé (Dortmund, 37 M€), Camavinga (Real Madrid, 31 M€) ou Doku (Manchester City, 60 M€), demain peutêtre Bourigeaud, Terrier ou Doué, il parait plus juste de les remercier d’avoir été à l’origine de leur éclosion. Chaque chose en son temps.
Le groupe Artémis, propriétaire du Stade Rennais, a racheté CAA cet été, une des plus grandes agences de stars d’Hollywood qui représente aussi des centaines de footballeurs, via CAA Base et CAA Stellar, parmi lesquels Coman, Truffert, Richarlison, Camavinga ou Varane. De quoi faciliter de futurs transferts ? Pas vraiment en raison du risque de conflits d’intérêts.