Battu hier à l’issue d’un match pauvre et très décevant par des Bordelais plus agressifs et ultraréalistes, le Stade Rennais rentre dans le rang au classement et commence à se poser quelques questions sur ses capacités à tenir la cadence infernale imposée par la Ligue des Champions et un calendrier XXL auquel il n’est guère habitué. Alors oui, certains nous diront, à juste titre, que le SRFC jouait déjà l’Europa Ligue lors des deux dernières saisons, c’est vrai mais celle-ci n’est nullement comparable, en termes d’intensité et d’impact mental et émotionnel, à la Ligue des Champions.
Aujourd’hui, il n’est nullement question de faire passer la mauvaise passe en championnat ( une victoire en 7 sept matchs) des Rennais uniquement sur le supposé influx perdu en C1. Les lacunes sont là, avec des recrues pour le moment pas encore au niveau des partants, des tauliers en difficultés et une attaque en berne. Pour autant, ceci n’est que le constat de l’instant T et tout n’est pas à jeter. Le temps peut être un ami et Julien Stéphan, porté aux nues depuis des mois, n’est pas devenu un mauvais coach en un mois et demi. Comme la plupart des formations de Ligue 1, le PSG y compris (qui compte autant de défaites que le SRFC cette saison, au passage…), l’effectif a du faire face à une préparation de saison totalement inédite et improbable, avec une coupure préalable de quatre mois intégraux ou presque avant de revenir, presque comme si de rien n’était, à un championnat joué sans public ou avec des jauges très limitées. Quand on connait la force et l’impact du Roazhon Park ces dernières saisons sur les résultats, le manque est automatiquement répercuté sur les performances.
L’impact sur l’aspect psychologique pour les joueurs du scénario sanitaire terrible de cette année 2020 est énorme, indéniable. A l’endroit même où le Stade Rennais parvenait à appuyer et renverser des montagnes hier, il cale aujourd’hui, la faute à ce soutien manquant qui lui offrait son supplément d’âme. Sur leurs cinq victoires cette saison, quatre l’ont été avec du public (deux à domicile, deux à l’extérieur)… Sur l’aspect physique, les pépins et blessures se sont multipliées, avec des joueurs clés touchés comme Faitout Maouassa et Eduardo Camavinga pour les titulaires et Jonas Martin, Flavien Tait ou encore Daniele Rugani dans les rotations. Contre Reims, Dijon, Angers et Bordeaux en Ligue 1, la victoire n’aurait rien eu de scandaleux mais la petite bascule mentale si caractéristique des "Rouge et Noir" n’y était pas. Contre Krasnodar, ce fut un gardien en feu qui mit en échec les Rennais.
Face aux buts, le loupé hier soir d’Adrien Hunou est révélateur du doute installé dans les têtes. Même s’il était hors-jeu, le "Pippo" rennais ne loupe pas habituellement ce type de ballon. Une action symptomatique du manque de confiance des offensifs rennais, qui touche aussi Serhou Guirassy. Recrue phare de l’attaque cet été, l’ancien amiénois est muet depuis le succès à Saint-Etienne le 26 septembre dernier. Titularisé huit fois sur les neuf derniers matchs, il ne marque plus et ne se créé que trop peu d’occasions. Le retour de M’Baye Niang, affuté hier sur le quart d’heure disputé, est en ce sens peut-être une bonne nouvelle. Martin Terrier, lui aussi, est à la recherche de réalisme qui bonifierait sa capacité à accélérer le jeu lorsqu’il est trouvé dans la profondeur.
Au milieu de terrain, si Benjamin Bourigeaud ne ménage pas ses efforts, Eduardo Camavinga peine un peu, fort logiquement, depuis un mois, touché par les blessures mais aussi suivi de très près par ses adversaires. De quoi rappeler à tout le monde que le joueur vient d’avoir 18 ans et ne peut porter seul la responsabilité de l’organisation collective de son équipe. L’apprentissage s’accèlére dans le dur et le prodige rennais risque de ressortir encore plus fort aux beaux jours !
Ceux-ci ne devraient pas tarder à arriver, le Stade Rennais nous ayant habitué aux cycles positifs ou négatifs ces dernières saisons. Meilleur mois statistiquement de Julien Stéphan depuis son arrivée (10 victoires en 11 matchs), décembre pourrait remettre les Rennais sur le devant de la scène. D’ici là, Chelsea se profile, dès mardi puis il faudra retrouver la victoire à Strasbourg, équipe ne réussissant pas vraiment aux "Rouge et Noir" depuis plusieurs saisons. Place ensuite à Krasnodar et la réception de Lens, pour retrouver le sourire. Celui-ci, devenu presque routinier depuis deux ans sur les visages des supporters rennais, est en berne mais hors de question de tomber dans la facilité de jeter aux orties un projet qui enthousiasme tant depuis de nombreux mois. Patience et solidarité pour la communauté "Rouge et Noir", remise en cause et bouchées doubles pour les joueurs et le staff, voici les ingrédients pour très rapidement, regagner un podium auquel on s’habitue finalement vite et bien…
Le Stade Rennais a poursuivi vendredi sa mauvaise série en championnat, en concédant une défaite 1-0 contre Bordeaux, à quatre jours de la reprise de la Ligue des champions contre Chelsea. Dans ce premier match de la 11e journée de Ligue 1, après deux semaines de trêve internationale, les Girondins ont émergé grâce au premier but sous les couleurs bordelaises de l’ex-Rennais Hatem Ben Arfa (36e).
La fin des jauges fixes à 1000 ou 5000 personnes est l'une des décisions marquantes de la réunion en visio de plus de deux heures et demi, entre le président de la République Emmanuel Macron et une vingtaine d'acteurs du sport, mardi à l'Élysée.
Et pour cette confrontation, le coach breton Julien Stéphan enregistre le retour de M'Baye Niang. Absent depuis le mois d'août pour manque de forme, l'attaquant sénégalais a été convoqué par son entraîneur pour la réception des Girondins.
Ainsi, le Stade Rennais pourra aligner sa pépite Eduardo Camavinga tout comme son défenseur latéral gauche, Faitout Maouassa. Ce dernier était absent depuis plusieurs semaines pour soigner sa cheville droite. M'Baye Niang continue de revenir en forme mais ne devrait pas débuter la rencontre.
Pour l’ancien portier, désormais consultant Telefoot, dans l’échiquier de la Ligue 1, les bretons ont pris la place des bordelais. “Le Stade Rennais s’est imposé comme un club qui joue le Top 5 chaque saison maintenant. C’est un club qui s’est imposé pour accrocher les places européennes, chose que Bordeaux faisait régulièrement avant. La tendance s’est inversée mais on sait que le foot est assez cyclique : aujourd’hui, c’est Rennes, demain ça va être Lille et après peut-être que la roue va tourner et que Bordeaux reviendra dans la course. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, Bordeaux a un train de retard sur Rennes”.
Vincent Labrune aurait préféré un autre début de mandat. Depuis quelques jours, les nuits sont courtes pour le nouveau président de la Ligue de Football professionnel qui a hérité de la catastrophe Mediapro et qui se démène depuis son élection pour trouver des solutions et éviter le dépôt de bilan de plusieurs clubs de Ligue 1 et Ligue 2.
Cette fois-ci, c'est vraiment clair. Depuis le début des embrouilles entre Mediapro, qui n'a pas honoré sa traite du 5 octobre (172 millions d'euros) et la LFP, l'Élysée fait passer le message qu'il n'est pas question d'intervenir directement dans ce dossier.
Incapable d'honorer sa dernière traite à la Ligue de Football Professionnel, Mediapro semble en mauvaise posture, malgré le démenti public de son patron Jaume Roures il y a quelques semaines en conférence de presse. Les manœuvres ont déjà commencé en coulisses à la LFP, selon RMC Sport, pour que Canal + récupère une partie des droits télévisés de la Ligue 1.
"On sait l’importance macroéconomique de ce contrat. Je vais vous dire franchement les choses, c’est un contrat de fou. On avait averti la Ligue. On savait que ce contrat était fragile. Je pense que les personnes qui l'ont négocié n'ont pas été très sérieuses. On s’est tous mis dans une situation impossible. Comme toujours lorsqu’on pense qu’il y a des situations mirifiques qui existent". Emmanuel Macron n'hésitait pas à adresser un sacré tacle à la LFP dans des propos rapportés par Le Parisien.
Le début du mois de décembre est attendu avec impatience par les clubs de Ligue 1 puisque l’on saura si Mediapro revient sur sa décision de ne pas payer l’échéance du 5 décembre, ce qui est hautement improbable, mais on saura surtout ce que le conciliateur nommé par le tribune de commerce de Nanterre propose. Du côté de la Ligue de Football Professionnel, on a visiblement décidé d’accélérer les discussions avec Canal+ afin de trouver une sortie de crise rapide lorsque le divorce avec Mediapro sera possible. Mais selon Le Parisien, Jaume Roures et Maxime Saada pourraient s’entendre très rapidement pour que le match diffusé par la chaîne Téléfoot le dimanche soir soit désormais donné par Canal+. Un accord entre les deux sociétés est possible sans même qu’un appel d’offres soit lancé.
Rennes doit prendre les 3 points face à Bordeaux
Bientôt la fin des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 sur la chaîne Téléfoot ? C'est en tout cas ce qu'annonce RMC, puisque des discussions actives seraient en cours entre la LFP et Canal + pour que la chaîne cryptée récupère une partie ou la totalité des droits TV. La Ligue de football est quelque peu en crise suite aux problèmes économiques rencontrés par Mediapro, et souhaiterait donc qu'un accord soit trouvé d'ici le mois de décembre avec Canal +. Le groupe dirigé par Maxime Saada serait ainsi en position de force, tandis que Mediapro serait déjà prêt à céder ses droits.
Nouvel épisode dans l'affaire Mediapro. Selon les informations de RMC Sport, la LFP et Canal + sont actuellement en discussion pour une éventuelle reprise partielle ou totale des droits de la Ligue 1 de la part du diffuseur historique. Aucun chiffre n'aurait pour l'instant été évoqué. Les présidents des club de l'élite, ainsi que ceux de Ligue 2, seraient favorables à cette solution. Un accord rapide est espéré par ces derniers.
"Il faut être clair. À partir du 1er janvier, il n’y aura plus de rentrée financière pour les clubs liée aux droits télé." Jean-Pierre Caillot, président du Stade de Reims, n’y va pas par quatre chemins pour expliquer la situation préoccupante dans laquelle se trouvent les clubs de Ligue 1.


