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Le Stade rennais a rendu hommage ce dimanche à Arman Soldin, journaliste de l’AFP mort cette semaine en Ukraine. Il avait grandi à Rennes et porté les couleurs du club entre 2006 et 2008.
Le Stade rennais a rendu hommage ce dimanche à Arman Soldin, journaliste de l’AFP mort cette semaine en Ukraine, qui avait grandi à Rennes et porté les couleurs Rouge et Noir à l’adolescence. Juste avant le coup d’envoi du match de Ligue 1 Rennes-Troyes, les joueurs et le public d’un stade Roazhon Park plein ont observé un temps d’applaudissements, tandis que les écrans diffusaient une photo du journaliste de 32 ans.
"Avec courage et engagement, il n’aura eu de cesse d’informer le plus grand nombre de la réalité d’un conflit", a annoncé le speaker du club. "Passionné de foot et fidèle supporter des Rouge et Noir, il avait porté nos couleurs entre 2006 et 2008". Pour l’occasion, le club avait invité une trentaine de proches du jeune journaliste, sa famille qui réside à Rennes et des amis accourus pour la soutenir.
Un attachement particulier au Stade rennais
Né à Sarajevo, Arman Soldin était arrivé enfant en France pour fuir la guerre et a laissé à Rennes le souvenir d’un élève brillant et d’un passionné de football. Il n’a d’ailleurs jamais cessé de taper dans le ballon. Lors de ses débuts à l’AFP en 2015 comme stagiaire au bureau de Rome, il avait rejoint les confrères qui se retrouvaient un soir par semaine sur le terrain, mais aussi joué avec des migrants à l’occasion d’un reportage à Lampedusa.
Embauché à l’AFP à Londres, il était devenu en parallèle correspondant sportif pour Canal + à partir de 2019. Il avait d’ailleurs gardé cette casquette même après être devenu à l’automne dernier coordinateur vidéo de l’AFP à Kiev, et la retrouvait avec plaisir et légèreté lors de ses périodes de repos à Londres. Et même en Angleterre, il avait gardé un attachement particulier au Stade rennais. Sur son compte Twitter, une vidéo de septembre 2021 le montre en tribune de presse au Tottenham Stadium, un œil sur le terrain et l’autre sur un match Marseille-Rennes sur sa tablette.
Au lycée Saint-Martin où il fut scolarisé, ce 10 mai 2023, la mort du journaliste Arman Soldin était sur toutes les lèvres. "Nos lycéens se sentent concernés", explique le directeur adjoint de l’établissement, Denis Cospérec. "Par son décès, ils prennent conscience de la réalité des choses en Ukraine. Il y a eu énormément de connexions sur nos réseaux, en annonçant la terrible nouvelle.

Touchés par la disparition de l’ancien élève de l’institution rennaise (2006-2009), les jeunes journalistes du lycée (Plume d’Hermès) ont décidé de lui rendre hommage avec l’aide de la documentaliste. "Ils sont au moins une dizaine et ont prévu de rédiger un papier et de réaliser une émission radio", explique le directeur adjoint. "Ils se sont rassemblés autour d’une table pour évoquer le sujet." À Saint-Martin, les enseignants d’histoire et de "sciences politiques" programment de nombreuses interventions auprès de secondes, premières et terminales, sur les risques et l’importance de la presse. Certains le connaissaient d’ailleurs. "Je me souviens bien de lui quand il est arrivé en seconde, dans une des classes dont j’étais responsable", évoque un ancien professeur. "Bon élève, même très bon, il vivait à Rennes avec sa mère, son frère Sven et sa sœur Ena. Son père était resté à Sarajevo."
Il y avait une histoire familiale avec la guerre. c’était du non-dit. mais par les messages qu’on pouvait échanger, je sentais qu’il était fier d’être sur place, de faire le métier le plus noble qu’il soit, d’informer les gens", se rappelle johan honnet, journaliste de bfm marseille provence, et ami d’arman.
Né à Sarajevo, Arman fut évacué en France en 1992, lors du siège de sa ville natale. "Les histoires de réfugiés me touchent", expliquait-il l’année dernière pour le blog Making Of de l’AFP. À Rennes, il a suivi sa scolarité au collège de l’Adoration puis à Saint-Martin. Après une mention bien au bac, ce natif de Bosnie a quitté Rennes pour l’université de Lyon (master en journalisme). Mais dans la capitale bretonne, il n’a laissé que de bons souvenirs. "Je me rappelle bien de lui", affirme une ancienne camarade, en pleurs. "Il était assez fort. C’était un très beau garçon ambitieux. Arman était une personne souriante avec une certaine aura. On le remarquait."
"Il était passionné de langues", ajoute Denis Cospérec. "Il apprenait l’Anglais, l’Allemand et l’Italien. Il avait des facilités. Élevé en section européenne, il avait sans doute l’envie de voyager, comme beaucoup de ses camarades de classe." Depuis, le journaliste globe-trotter vivait à Londres où il fut correspondant pour Canal +. Il a notamment suivi l’actualité footballistique. "Passionné des Rouge et Noir, il avait porté nos couleurs de 2006 à 2008", rappelait hier le Stade rennais, dans un Tweet.
Arman Soldin, journaliste reporter d’images pour l’Agence France-Presse (AFP), est décédé mardi 9 mai 2023, lors d’une attaque russe dans l’est de l’Ukraine, près de la ville assiégée de Bakhmout. "Le bombardement a eu lieu vers 16 h 30 locales (13 h 30 GMT) dans les environs de Tchassiv Iar, bourgade ukrainienne à proximité de Bakhmout, qui est visée quotidiennement par les forces russes. Arman Soldin, 32 ans, était en compagnie de quatre collègues qui sont tous indemnes. Ils étaient avec des militaires ukrainiens lorsqu’ils ont été pris sous la salve de roquettes."
En Bretagne, les hommages ont été nombreux de la part des acteurs politiques. "J’adresse des pensées solidaires pour sa famille, ses amis et ses confrères", explique Nathalie Appéré, maire de Rennes. "J’apporte tout mon soutien à tous les journalistes présents en zones de combats et qui nous informent au péril de leur vie", a précisé le président de région, Loig Chesnais-Girard.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a aussi salué la mémoire d’Arman Soldin. "Je partage la douleur de ses proches et de tous ses condisciples. Avec courage, dès les premières heures du conflit, il était au front pour établir les faits, pour nous éclairer", a écrit sur Twitter le chef de l’État. Sa "mort tragique nous rappelle le courage de tous les journalistes qui s’engagent pour nous informer au péril de leur vie", a réagi la Première ministre, Élisabeth Borne.
Le journaliste de l’AFP, Arman Soldin, mort en Ukraine mardi 9 mai 2023, a vécu à Rennes dans sa jeunesse - portant même un temps les couleurs du Stade Rennais.
Journaliste reporter d‘images pour l’AFP, Arman Soldin a été tué mardi 9 mai lors d‘une attaque de roquettes près de Tchassiv Iar dans l’est de l’Ukraine. Né à Sarajevo, le coordinateur vidéo de 32 ans avait grandi à Rennes - fréquentant notamment les bancs du lycée Saint-Martin. "Je me souviens bien de lui quand il est arrivé en seconde, c’était un très bon élève", raconte un ancien professeur.
Fan de football, il avait également porté les couleurs du Stade Rennais entre 2006 et 2008. Sur les réseaux sociaux, le club a posté un message pour honorer sa mémoire. "L‘ensemble du club adresse ses sincères condoléances à la famille et aux proches d’Arman", écrit le SRFC. "Passionné des Rouge et Noir, il avait porté nos couleurs de 2006 à 2008 en U13 et U15".
Nombreux hommages
Parmi les nombreux hommages publiés depuis hier, il y a également celui de Nathalie Appéré la maire de Rennes qui a adressé ses condoléances à sa famille et à ses proches. "Arman Soldin est mort sous les bombes russes en Ukraine alors qu’il faisait son métier de journaliste. Il avait grandi à Rennes. Des pensées solidaires pour sa famille, ses proches et ses collègues". Le président du conseil départemental d‘Ille-et-Vilaine, Jean-Luc Chenut, lui a également rendu hommage.
Le troisième gardien du Stade rennais a vidé son casier au centre d’entraînement, ce mardi 9 mai. En accord avec ses dirigeants, il a été décidé qu’il terminerait la saison avec l’équipe réserve.
C’est un sujet qui a agité les dernières heures à Rennes (6e de Ligue 1). Alors que le club breton, toujours en course pour accrocher un ticket européen, ne traverse pas sa meilleure période, un événement surprenant est venu bousculer le quotidien des hommes de Bruno Genesio en ce mardi 9 mai. Tout s’est passé dans la matinée. Mécontent du visage de son équipe à Nice samedi dernier (défaite 2-1), l’entraîneur rennais a réuni son groupe avant l’entraînement. Il aurait tenu un discours mobilisateur, rappelant sa confiance envers ses joueurs tout en les mettant face à leurs responsabilités. Jusqu’ici rien d’anormal.
C’est à la sortie du terrain que les membres de l’équipe ont constaté le départ d’un des leurs : Romain Salin. Sans qu’on ne lui demande de le faire, a priori, le troisième gardien dans la hiérarchie derrière Mandanda et Alemdar aurait vidé son casier selon plusieurs sources concordantes. Ce départ précipité a surpris plusieurs de ses partenaires. Joint par nos soins, le portier de 38 ans n’a pas souhaité faire de commentaire.
C’est plus tard dans l’après-midi qu’il a été décidé, en accord avec ses dirigeants, que Salin terminerait la saison avec l’équipe réserve. Le joueur souffre de ne pas jouer davantage (aucun match cette saison) et l’aurait exprimé à sa direction. Il s’entraînera avec le groupe de National 2 ces prochains jours.
L'entraîneur de 56 ans se voit à Rennes sur le long terme au sein d'une équipe qui compte sur lui.

Alors qu'il lui reste deux années de contrat à Rennes, l'avenir de Bruno Genesio a souvent été mis en doute entre la fin du mois de mars et le début du mois d'avril dernier. Cette période est derrière lui, puisqu'il semble bien déterminé à faire évaluer le club breton. Pourtant la deuxième partie de saison rennaise n'est pas celle qui était rêvée puisqu'il y a eu une élimination en Ligue Europa fin février contre le Shakthar Donetsk et une 6e place actuellement en championnat, loin des ambitions du club.
J'observe qu'on a 56 points après 33journées comme l'an passé.Que disait-on ? Que c'était très satisfaisant.On a le même nombre de points, le même nombre de buts encaissés, juste moins de buts marqués. a rappelé le coach breton. Et si les Rennais déçoivent depuis quelque temps, ils ne sont en réalité qu'à trois points de la Ligue Europa Conférence, promise au 5e Lille, et cinq points de la 4e place, synonyme de Ligue Europa, qui appartient pour le moment à Monaco.
Et on était troisièmes (au même stade de la saison l'an dernier) des équipes tournaient moins fort, ajoutait Bruno Genesio. Évidemment, on est conscient que la deuxième partie de la saison n'est pas ce qu'on aimerait qu'elle soit, mais on n'est pas aussi largués qu'on veut bien le dire.»Il faut aussi rappeler que Rennes évolue depuis de nombreuses semaines sans le deuxième meilleur buteur du club Martin Terrier (9 buts en Ligue 1) blessé et qui a d'ores et déjà terminé sa saison. Ce qui n'a pas empêché Genesio de préciser qu'il s'agirait selon lui d'un échec personnel si Rennes venait à manquer le train de l'Europe.
Habitué à recruter les talents de Ligue 1, Monchi a l’intention de faire honneur à sa réputation lors du prochain mercato. En se tournant une nouvelle fois vers la France, et Rennes plus précisément.

Ces dernières années, Monchi, le directeur sportif espagnol du FC Séville, est devenu l’un des grands spécialistes en Europe pour piocher en Ligue 1 afin de constituer son effectif. Jules Koundé, Lucas Ocampos, Tanguy Kouassi et tant d’autres ont été recrutés par le directeur sportif andalou en provenance des clubs français. Et cela risque de continuer lors du prochain mercato puisque selon les informations de Todo Fichajes, l’homme fort du FC Séville cible deux joueurs du Stade Rennais. Le premier n’est autre que Loïc Badé, prêté cette saison par le club breton à Séville et qui réalise plutôt une saison correcte.
Deux joueurs de Rennes dans le viseur de Séville
L’actuel 11e du championnat espagnol dispose d’une option d’achat à 12 millions d’euros pour le recruter définitivement à la fin de la saison et selon le média, il fait peu de doute que Monchi lèvera cette option d’achat. Todo Fichajes dévoile par ailleurs que le FC Séville cible un second joueur au Stade Rennais, mais le dossier sera plus difficile à mener à terme. Lesley Ugochukwu, régulièrement titularisé par Bruno Genesio au milieu de terrain, a également les faveurs du dirigeant espagnol qui cherche activement un successeur à Fernando.
Le profil du milieu de terrain rennais plait beaucoup en Espagne, mais le contrat d’Ugochukwu à Rennes court jusqu’en 2025, ce qui signifie que Séville devra passer à la caisse pour rafler la mise. Estimé à seulement 8 millions d’euros par le site spécialisé Transfermarkt, le milieu de Rennes ne devrait pas être bradé par sa direction et ne partira certainement pas en-dessous de 10 à 15 millions d’euros. Il faut dire que son profil est susceptible de plaire ne Premier League, où des clubs ont déjà investis des sommes plus importantes pour des joueurs aux caractéristiques similaires.
La nouvelle répartition en Ligue 1 profite aux clubs qui s’illustrent dans les coupes d’Europe.
A compter de cet exercice 2022-2023, la répartition des droits de l’audiovisuel, pour les clubs de la Ligue 1 évolue. Pas en profondeur, mais un nouveau critère entre en jeu que celui des droits internationaux. Dans un sujet dédié avant le début de saison, le syndicat Foot Unis détaille la nouvelle méthodologie, au demeurant plus profitable aux clubs tels que le PSG, l’OM, l’AS Monaco, l’OL ou le RC Lens, l’OGCN ou le Stade Rennais, qui sont régulièrement, pour ne pas dire tout le temps pour le premier, qualifiés en coupes européennes.
PSG, OM, ASM, OL, RC Lens… Une nouvelle grille qui leur est profitable
La nouvelle formule dépend toutefois du montant total de l’enveloppe à redistribuer aux clubs. Jusqu’à 700 millions d’euros brut de droits domestiques (et jusqu’à 6,5 M€ de l’international), la répartition est « classique », avec une base fixe commune à toutes les équipes (30% du total), la licence club 20%), le classement sportif à 30%, dont 25% pour la saison en cours et le reste des performances sur cinq ans, et la notoriété, enfin, qui vaut 20% du total. Sur ce dernier critère, le PSG devance pour cette saison l’OM, l’OL, le LOSC et l’AS Monaco.
Motiver les clubs français à redresser l’indice UEFA du pays
Entre 700 millions et un milliard brut et plus de 6,5 millions d’euros des droits internationaux, l’argent de cette tranche est ainsi réparti : 40% pour le classement sportif de la saison en cours, 10% sur les cinq ans révolus et les 50% restants de la notoriété, mesurée sur le nombre de diffusion en horaires premium, sur les cinq derniers exercices. A plus de 6,5 millions d’euros, les droits internationaux, jusqu’alors inscrits dans la part dite de la notoriété, reposent désormais sur les performances européennes des clubs, que quatre ans révolus (jusqu’à la prochaine saison 2023-2024), puis trois ans, à compter de l’exercice suivant. Ce critère vise notamment à récompenser les clubs qui contribuent le plus à l’indice UEFA des clubs français. Une manière peut-être de plus les motiver à s’engager totalement dans les compétitions continentales, autres que la très enviée Ligue des champions.
Pour cet exercice 2022-2023, cette seule partie concerne dix équipes : le PSG en premier, suivi de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais FC, du LOSC Lille, de l’Olympique de Marseille, l’AS Monaco FC, l’OGC Nice, le RC Strasbourg Alsace et le Stade de Reims
À six mois du lancement de l'appel d'offres sur les droits de la Ligue 1, la chaîne cryptée semble se préparer à s'en séparer. La Ligue, elle, prospecte.
La scène se déroule fin janvier, dans un restaurant italien à Paris. Maxime Saada, président de Canal+, et Vincent Labrune, patron de la Ligue et de la nouvelle société commerciale chargée de commercialiser les droits de la Ligue 1, se sont salués avant leurs déjeuners respectifs. À la fin du repas, en partant, le premier lance au second, toujours attablé : « Tu me laisses la note, comme d'habitude ? »
Une allusion à peine voilée aux 332 M€ payés par sa chaîne pour deux matches par journée de L1, somme qu'il récuse depuis le deal signé entre Amazon et la Ligue en juin 2021 (*).
(*) 250 M€ pour huit matches par journée, dont le top 10 de la saison.
Les rires fusent et Saada s'éloigne. Pierre-Antoine Capton, célèbre producteur télé, président de Caen (L2) et ami proche de Labrune, était l'invité de Saada ce jour-là. Il se souvient : « Leur rencontre était un pur hasard. Vincent déjeunait avec le président de Lens (Joseph Oughourlian). La réplique était drôle et ne m'a pas surpris. Maxime a beaucoup d'humour... »
Le rêve du milliard
À l'automne prochain, le ton devrait être plus sérieux lorsque la Ligue présentera un nouvel appel d'offres pour les droits de diffusion du Championnat, a priori pour la période 2024-2028. Pour l'heure, Labrune en garde les contours secrets. Il faut dire que l'enjeu est grand.
Son objectif est connu du milieu : le milliard d'euros par saison pour les droits nationaux (663 M€ aujourd'hui) et internationaux. Avant de viser les 1,8 milliard d'euros en 2028, le montant qu'il a cette fois publiquement affiché l'été dernier, après la signature du deal avec CVC (1,5 Md€ alloué contre 13 % des parts de la filiale commerciale de la LFP).
Pour atteindre de tels niveaux, le patron de la Ligue a nommé un DG à la tête de la société commerciale, Benjamin Morel, ex-patron du Tournoi des Six Nations, passé par la NBA, en poste depuis le 27 mars. Martin Aurenche, en charge des acquisitions de droits pour beIN Media Group depuis 2011, vient lui aussi d'être recruté. Il s'occupait notamment de la revente des droits de la L1 à l'étranger, gérée par beIN depuis 2012...
Et la LFP compte justement sur une sérieuse hausse de leur montant pour parvenir à ses fins. Le contrat actuel ne rapporte que 80 M€ par an à la Ligue française alors que la Liga espagnole en touche dix fois plus.
Les Gafam comme solution ?
Labrune pense pouvoir intéresser les acteurs mondiaux comme Apple... Sauf que le géant américain vient de lancer son passe sur la MLS (le Championnat nord-américain) au prix exorbitant de 13,99 € par mois en France.
Pas vraiment de quoi séduire le consommateur européen... Apple envisagerait pourtant de se tester directement sur le Vieux Continent avec des droits premium. La marque à la pomme a recruté en 2020, comme directeur des sports, James DeLorenzo, qui avait initié pour Amazon, en 2019, le premier deal avec Roland-Garros et dont la priorité serait aujourd'hui la Premier League (l'appel d'offres doit être lancé prochainement...). Mais la Ligue pense néanmoins avoir des arguments pour la séduire.
Par ailleurs, Amazon, qui vient de renouveler ses droits sur le tournoi du Grand Chelem français jusqu'en 2027, souhaite prolonger l'aventure en L1. On murmure que l'Américain pourrait même formuler une offre globale pour les droits nationaux et internationaux... mais pas à n'importe quel prix.
Le possible intérêt de la plateforme suédoise ViaPlay, récemment lancée aux États-Unis et qui avait tenté de s'offrir la Premier League en 2021 pour le marché français, n'a pas non plus échappé à la Ligue.
Chez Canal, politique de la « désintox »...
Elle doit en revanche composer avec le contexte actuel du football professionnel de l'Hexagone. Entre la cinquième place de la France à l'indice UEFA menacée par les Pays-Bas, après un parcours raté des clubs français en Coupes d'Europe cette saison, et les possibles départs des stars du PSG comme Lionel Messi, Neymar voire Kylian Mbappé, le produit Ligue 1 a déjà été plus attractif.
Par ailleurs, la Ligue ne peut se contenter de miser sur les seuls Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et doit continuer d'intégrer les acteurs traditionnels pour espérer faire monter les prix.
Sauf que les opérateurs télécoms, grands contributeurs des années 2010, désertent désormais l'industrie des contenus pour concentrer leurs investissements sur le développement de la fibre et de la 5G.
À l'instar de SFR, qui maintient RMC Sport a minima, ou BT, qui a vendu BT Sport à Warner Bros Discovery au Royaume-Uni... Discovery justement, propriétaire d'Eurosport, doit aussi réaliser des économies. Sa présence, en force, sur l'appel d'offres de la L1 semble donc très peu probable. Free souhaiterait poursuivre son aventure sur le quasi-direct mais en revoyant le tarif à la baisse (42 M€ par saison actuellement).
Restent les historiques diffuseurs du Championnat, beIN Sports et Canal +. Le premier est désormais totalement dépendant du second, qui gère toute sa distribution contre 250 M€ par saison. Ravi d'être enfin rentable via ce contrat conclu jusqu'en 2025 (plus cinq années renouvelables), le groupe franco-qatarien ne souhaiterait plus investir d'importants montants sans garanties financières de son partenaire.
Or Canal + poursuit sa cure de « désintox » de la Ligue 1. Depuis l'été 2021, le groupe a prolongé la Premier League - cette fois en exclusivité - jusqu'en 2025, s'est offert toutes les Coupes d'Europe, dont la nouvelle formule de la Ligue des champions à partir de 2024, a prolongé la F1 et la moto jusqu'en 2029 et doublé sa production-acquisition de documentaires sport.
Canal a aussi poursuivi sa politique d'agrégation des plateformes avec la distribution récente de Paramount + après celles de Netflix et Disney +, et avec l'arrivée imminente (20 avril) d'AppleTV + et celle espérée de Prime Video. Les accords avec le cinéma français et les studios américains ont également été renouvelés. De quoi permettre à la chaîne cryptée de montrer qu'elle réduit sa dépendance à son droit sportif historique.
...et une rancune tenace
En coulisse, la direction de Canal, après avoir tout fait pour éloigner de son antenne premium la Ligue 1, scruterait même avec attention le jour où l'audience du Top 14 (très bien exposé) devancera celle de la Ligue 1. Ses multiples procédures judiciaires engagées sans succès contre la Ligue n'ont pas non plus arrangé la donne.
Canal + a longtemps espéré obtenir une forme de compensation... qui n'est jamais venue. Alors, malgré les blagues, la rancoeur semble tenace. Si on ne peut affirmer totalement que la chaîne cryptée ne sera pas de la partie à l'automne prochain, on peut néanmoins dire que sa présence sonnerait pour la première fois comme une véritable petite surprise.
Les droits TV de la Ligue 1 seront remis en jeu d'ici la fin de l'année 2023 et la Ligue de Football Professionnel espère arriver à son Graal, à savoir toucher 1 milliard d'euros par saison. Mais dans ce marché, la LFP ne devrait, à priori pas compter sur Canal+ prêt à dire définitivement adieu au championnat français.

Les amateurs de football à la télévision, dont nous faisons tous partie, ont appris à empiler les abonnements afin de suivre leurs compétitions préférées, sauf ceux qui suivent des voies plus illégales. Mais il y a toujours eu une valeur sûre, c'est évidemment Canal+ qui depuis le 9 novembre 1984, et la diffusion en direct du match Nantes-Monaco est resté fidèle à la Ligue 1. Il y a eu des hauts et des bas entre la Ligue de Football Professionnel et la chaîne qui appartient au groupe Bolloré, mais ces dernières années, on est clairement dans le dur entre Maxime Saada, la boss de C+, et Vincent Labrune, le patron de la Ligue de Football Professionnel. Et à quelques mois du lancement du nouvel appel d'offres pour les droits de la Ligue 1 à partir de la saison 2024-2025, la tension ne baisse pas, L'Equipe affirmant même que Canal+ est bien décidé à ne plus diffuser de la Ligue 1 sur ses antennes, estimant avoir mieux à proposer à ses abonnés. Entre info et intox, la guerre a commencé, alors que désormais Amazon est le média fort de la Ligue 1.
La Ligue 1 sans Canal+, mais oui c'est possible
« Depuis l'été 2021, le groupe a prolongé la Premier League - cette fois en exclusivité - jusqu'en 2025, s'est offert toutes les Coupes d'Europe, dont la nouvelle formule de la Ligue des champions à partir de 2024, a prolongé la F1 et la moto jusqu'en 2029 et doublé sa production-acquisition de documentaires sport (...) En coulisse, la direction de Canal+, après avoir tout fait pour éloigner de son antenne premium la Ligue 1, scruterait même avec attention le jour où l'audience du Top 14 (très bien exposé) devancera celle de la Ligue 1. Ses multiples procédures judiciaires engagées sans succès contre la Ligue n'ont pas non plus arrangé la donne », précise, dans le quotidien sportif, Sacha Nokovitch, avant de reconnaître que la chaîne cryptée n’avait pas digéré l’affaire Médiapro et l’appel d’offres qui avait emmené Amazon au pouvoir.
Pour le spécialiste média de L'Equipe, la rupture est consommée entre les deux camps, et il semble acquis ou presque que le diffuseur historique va cette fois mettre ses menaces à exécution et ne plus répondre à l'appel d'offres, ce qui est forcément une mauvaise nouvelle pour la Ligue 1 et le football professionnel français. « Canal + a longtemps espéré obtenir une forme de compensation... qui n'est jamais venue. Si on ne peut affirmer totalement que la chaîne cryptée ne sera pas de la partie à l'automne prochain, on peut néanmoins dire que sa présence sonnerait pour la première fois comme une véritable petite surprise », explique Sacha Nokovitch. Nous sommes d'accord.
Le Stade rennais a rendu hommage ce dimanche à Arman Soldin, journaliste de l’AFP mort cette semaine en Ukraine. Il avait grandi à Rennes et porté les couleurs du club entre 2006 et 2008.
Le Stade rennais a rendu hommage ce dimanche à Arman Soldin, journaliste de l’AFP mort cette semaine en Ukraine, qui avait grandi à Rennes et porté les couleurs Rouge et Noir à l’adolescence. Juste avant le coup d’envoi du match de Ligue 1 Rennes-Troyes, les joueurs et le public d’un stade Roazhon Park plein ont observé un temps d’applaudissements, tandis que les écrans diffusaient une photo du journaliste de 32 ans.
"Avec courage et engagement, il n’aura eu de cesse d’informer le plus grand nombre de la réalité d’un conflit", a annoncé le speaker du club. "Passionné de foot et fidèle supporter des Rouge et Noir, il avait porté nos couleurs entre 2006 et 2008". Pour l’occasion, le club avait invité une trentaine de proches du jeune journaliste, sa famille qui réside à Rennes et des amis accourus pour la soutenir.
Un attachement particulier au Stade rennais
Né à Sarajevo, Arman Soldin était arrivé enfant en France pour fuir la guerre et a laissé à Rennes le souvenir d’un élève brillant et d’un passionné de football. Il n’a d’ailleurs jamais cessé de taper dans le ballon. Lors de ses débuts à l’AFP en 2015 comme stagiaire au bureau de Rome, il avait rejoint les confrères qui se retrouvaient un soir par semaine sur le terrain, mais aussi joué avec des migrants à l’occasion d’un reportage à Lampedusa.
Embauché à l’AFP à Londres, il était devenu en parallèle correspondant sportif pour Canal + à partir de 2019. Il avait d’ailleurs gardé cette casquette même après être devenu à l’automne dernier coordinateur vidéo de l’AFP à Kiev, et la retrouvait avec plaisir et légèreté lors de ses périodes de repos à Londres. Et même en Angleterre, il avait gardé un attachement particulier au Stade rennais. Sur son compte Twitter, une vidéo de septembre 2021 le montre en tribune de presse au Tottenham Stadium, un œil sur le terrain et l’autre sur un match Marseille-Rennes sur sa tablette.
Au lycée Saint-Martin où il fut scolarisé, ce 10 mai 2023, la mort du journaliste Arman Soldin était sur toutes les lèvres. "Nos lycéens se sentent concernés", explique le directeur adjoint de l’établissement, Denis Cospérec. "Par son décès, ils prennent conscience de la réalité des choses en Ukraine. Il y a eu énormément de connexions sur nos réseaux, en annonçant la terrible nouvelle.

Touchés par la disparition de l’ancien élève de l’institution rennaise (2006-2009), les jeunes journalistes du lycée (Plume d’Hermès) ont décidé de lui rendre hommage avec l’aide de la documentaliste. "Ils sont au moins une dizaine et ont prévu de rédiger un papier et de réaliser une émission radio", explique le directeur adjoint. "Ils se sont rassemblés autour d’une table pour évoquer le sujet." À Saint-Martin, les enseignants d’histoire et de "sciences politiques" programment de nombreuses interventions auprès de secondes, premières et terminales, sur les risques et l’importance de la presse. Certains le connaissaient d’ailleurs. "Je me souviens bien de lui quand il est arrivé en seconde, dans une des classes dont j’étais responsable", évoque un ancien professeur. "Bon élève, même très bon, il vivait à Rennes avec sa mère, son frère Sven et sa sœur Ena. Son père était resté à Sarajevo."
Il y avait une histoire familiale avec la guerre. c’était du non-dit. mais par les messages qu’on pouvait échanger, je sentais qu’il était fier d’être sur place, de faire le métier le plus noble qu’il soit, d’informer les gens", se rappelle johan honnet, journaliste de bfm marseille provence, et ami d’arman.
Né à Sarajevo, Arman fut évacué en France en 1992, lors du siège de sa ville natale. "Les histoires de réfugiés me touchent", expliquait-il l’année dernière pour le blog Making Of de l’AFP. À Rennes, il a suivi sa scolarité au collège de l’Adoration puis à Saint-Martin. Après une mention bien au bac, ce natif de Bosnie a quitté Rennes pour l’université de Lyon (master en journalisme). Mais dans la capitale bretonne, il n’a laissé que de bons souvenirs. "Je me rappelle bien de lui", affirme une ancienne camarade, en pleurs. "Il était assez fort. C’était un très beau garçon ambitieux. Arman était une personne souriante avec une certaine aura. On le remarquait."
"Il était passionné de langues", ajoute Denis Cospérec. "Il apprenait l’Anglais, l’Allemand et l’Italien. Il avait des facilités. Élevé en section européenne, il avait sans doute l’envie de voyager, comme beaucoup de ses camarades de classe." Depuis, le journaliste globe-trotter vivait à Londres où il fut correspondant pour Canal +. Il a notamment suivi l’actualité footballistique. "Passionné des Rouge et Noir, il avait porté nos couleurs de 2006 à 2008", rappelait hier le Stade rennais, dans un Tweet.
Arman Soldin, journaliste reporter d’images pour l’Agence France-Presse (AFP), est décédé mardi 9 mai 2023, lors d’une attaque russe dans l’est de l’Ukraine, près de la ville assiégée de Bakhmout. "Le bombardement a eu lieu vers 16 h 30 locales (13 h 30 GMT) dans les environs de Tchassiv Iar, bourgade ukrainienne à proximité de Bakhmout, qui est visée quotidiennement par les forces russes. Arman Soldin, 32 ans, était en compagnie de quatre collègues qui sont tous indemnes. Ils étaient avec des militaires ukrainiens lorsqu’ils ont été pris sous la salve de roquettes."
En Bretagne, les hommages ont été nombreux de la part des acteurs politiques. "J’adresse des pensées solidaires pour sa famille, ses amis et ses confrères", explique Nathalie Appéré, maire de Rennes. "J’apporte tout mon soutien à tous les journalistes présents en zones de combats et qui nous informent au péril de leur vie", a précisé le président de région, Loig Chesnais-Girard.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a aussi salué la mémoire d’Arman Soldin. "Je partage la douleur de ses proches et de tous ses condisciples. Avec courage, dès les premières heures du conflit, il était au front pour établir les faits, pour nous éclairer", a écrit sur Twitter le chef de l’État. Sa "mort tragique nous rappelle le courage de tous les journalistes qui s’engagent pour nous informer au péril de leur vie", a réagi la Première ministre, Élisabeth Borne.
Le journaliste de l’AFP, Arman Soldin, mort en Ukraine mardi 9 mai 2023, a vécu à Rennes dans sa jeunesse - portant même un temps les couleurs du Stade Rennais.
Journaliste reporter d‘images pour l’AFP, Arman Soldin a été tué mardi 9 mai lors d‘une attaque de roquettes près de Tchassiv Iar dans l’est de l’Ukraine. Né à Sarajevo, le coordinateur vidéo de 32 ans avait grandi à Rennes - fréquentant notamment les bancs du lycée Saint-Martin. "Je me souviens bien de lui quand il est arrivé en seconde, c’était un très bon élève", raconte un ancien professeur.
Fan de football, il avait également porté les couleurs du Stade Rennais entre 2006 et 2008. Sur les réseaux sociaux, le club a posté un message pour honorer sa mémoire. "L‘ensemble du club adresse ses sincères condoléances à la famille et aux proches d’Arman", écrit le SRFC. "Passionné des Rouge et Noir, il avait porté nos couleurs de 2006 à 2008 en U13 et U15".
Nombreux hommages
Parmi les nombreux hommages publiés depuis hier, il y a également celui de Nathalie Appéré la maire de Rennes qui a adressé ses condoléances à sa famille et à ses proches. "Arman Soldin est mort sous les bombes russes en Ukraine alors qu’il faisait son métier de journaliste. Il avait grandi à Rennes. Des pensées solidaires pour sa famille, ses proches et ses collègues". Le président du conseil départemental d‘Ille-et-Vilaine, Jean-Luc Chenut, lui a également rendu hommage.
Le troisième gardien du Stade rennais a vidé son casier au centre d’entraînement, ce mardi 9 mai. En accord avec ses dirigeants, il a été décidé qu’il terminerait la saison avec l’équipe réserve.
C’est un sujet qui a agité les dernières heures à Rennes (6e de Ligue 1). Alors que le club breton, toujours en course pour accrocher un ticket européen, ne traverse pas sa meilleure période, un événement surprenant est venu bousculer le quotidien des hommes de Bruno Genesio en ce mardi 9 mai. Tout s’est passé dans la matinée. Mécontent du visage de son équipe à Nice samedi dernier (défaite 2-1), l’entraîneur rennais a réuni son groupe avant l’entraînement. Il aurait tenu un discours mobilisateur, rappelant sa confiance envers ses joueurs tout en les mettant face à leurs responsabilités. Jusqu’ici rien d’anormal.
C’est à la sortie du terrain que les membres de l’équipe ont constaté le départ d’un des leurs : Romain Salin. Sans qu’on ne lui demande de le faire, a priori, le troisième gardien dans la hiérarchie derrière Mandanda et Alemdar aurait vidé son casier selon plusieurs sources concordantes. Ce départ précipité a surpris plusieurs de ses partenaires. Joint par nos soins, le portier de 38 ans n’a pas souhaité faire de commentaire.
C’est plus tard dans l’après-midi qu’il a été décidé, en accord avec ses dirigeants, que Salin terminerait la saison avec l’équipe réserve. Le joueur souffre de ne pas jouer davantage (aucun match cette saison) et l’aurait exprimé à sa direction. Il s’entraînera avec le groupe de National 2 ces prochains jours.
L'entraîneur de 56 ans se voit à Rennes sur le long terme au sein d'une équipe qui compte sur lui.

Alors qu'il lui reste deux années de contrat à Rennes, l'avenir de Bruno Genesio a souvent été mis en doute entre la fin du mois de mars et le début du mois d'avril dernier. Cette période est derrière lui, puisqu'il semble bien déterminé à faire évaluer le club breton. Pourtant la deuxième partie de saison rennaise n'est pas celle qui était rêvée puisqu'il y a eu une élimination en Ligue Europa fin février contre le Shakthar Donetsk et une 6e place actuellement en championnat, loin des ambitions du club.
J'observe qu'on a 56 points après 33journées comme l'an passé.Que disait-on ? Que c'était très satisfaisant.On a le même nombre de points, le même nombre de buts encaissés, juste moins de buts marqués. a rappelé le coach breton. Et si les Rennais déçoivent depuis quelque temps, ils ne sont en réalité qu'à trois points de la Ligue Europa Conférence, promise au 5e Lille, et cinq points de la 4e place, synonyme de Ligue Europa, qui appartient pour le moment à Monaco.
Et on était troisièmes (au même stade de la saison l'an dernier) des équipes tournaient moins fort, ajoutait Bruno Genesio. Évidemment, on est conscient que la deuxième partie de la saison n'est pas ce qu'on aimerait qu'elle soit, mais on n'est pas aussi largués qu'on veut bien le dire.»Il faut aussi rappeler que Rennes évolue depuis de nombreuses semaines sans le deuxième meilleur buteur du club Martin Terrier (9 buts en Ligue 1) blessé et qui a d'ores et déjà terminé sa saison. Ce qui n'a pas empêché Genesio de préciser qu'il s'agirait selon lui d'un échec personnel si Rennes venait à manquer le train de l'Europe.
Habitué à recruter les talents de Ligue 1, Monchi a l’intention de faire honneur à sa réputation lors du prochain mercato. En se tournant une nouvelle fois vers la France, et Rennes plus précisément.

Ces dernières années, Monchi, le directeur sportif espagnol du FC Séville, est devenu l’un des grands spécialistes en Europe pour piocher en Ligue 1 afin de constituer son effectif. Jules Koundé, Lucas Ocampos, Tanguy Kouassi et tant d’autres ont été recrutés par le directeur sportif andalou en provenance des clubs français. Et cela risque de continuer lors du prochain mercato puisque selon les informations de Todo Fichajes, l’homme fort du FC Séville cible deux joueurs du Stade Rennais. Le premier n’est autre que Loïc Badé, prêté cette saison par le club breton à Séville et qui réalise plutôt une saison correcte.
Deux joueurs de Rennes dans le viseur de Séville
L’actuel 11e du championnat espagnol dispose d’une option d’achat à 12 millions d’euros pour le recruter définitivement à la fin de la saison et selon le média, il fait peu de doute que Monchi lèvera cette option d’achat. Todo Fichajes dévoile par ailleurs que le FC Séville cible un second joueur au Stade Rennais, mais le dossier sera plus difficile à mener à terme. Lesley Ugochukwu, régulièrement titularisé par Bruno Genesio au milieu de terrain, a également les faveurs du dirigeant espagnol qui cherche activement un successeur à Fernando.
Le profil du milieu de terrain rennais plait beaucoup en Espagne, mais le contrat d’Ugochukwu à Rennes court jusqu’en 2025, ce qui signifie que Séville devra passer à la caisse pour rafler la mise. Estimé à seulement 8 millions d’euros par le site spécialisé Transfermarkt, le milieu de Rennes ne devrait pas être bradé par sa direction et ne partira certainement pas en-dessous de 10 à 15 millions d’euros. Il faut dire que son profil est susceptible de plaire ne Premier League, où des clubs ont déjà investis des sommes plus importantes pour des joueurs aux caractéristiques similaires.
La nouvelle répartition en Ligue 1 profite aux clubs qui s’illustrent dans les coupes d’Europe.
A compter de cet exercice 2022-2023, la répartition des droits de l’audiovisuel, pour les clubs de la Ligue 1 évolue. Pas en profondeur, mais un nouveau critère entre en jeu que celui des droits internationaux. Dans un sujet dédié avant le début de saison, le syndicat Foot Unis détaille la nouvelle méthodologie, au demeurant plus profitable aux clubs tels que le PSG, l’OM, l’AS Monaco, l’OL ou le RC Lens, l’OGCN ou le Stade Rennais, qui sont régulièrement, pour ne pas dire tout le temps pour le premier, qualifiés en coupes européennes.
PSG, OM, ASM, OL, RC Lens… Une nouvelle grille qui leur est profitable
La nouvelle formule dépend toutefois du montant total de l’enveloppe à redistribuer aux clubs. Jusqu’à 700 millions d’euros brut de droits domestiques (et jusqu’à 6,5 M€ de l’international), la répartition est « classique », avec une base fixe commune à toutes les équipes (30% du total), la licence club 20%), le classement sportif à 30%, dont 25% pour la saison en cours et le reste des performances sur cinq ans, et la notoriété, enfin, qui vaut 20% du total. Sur ce dernier critère, le PSG devance pour cette saison l’OM, l’OL, le LOSC et l’AS Monaco.
Motiver les clubs français à redresser l’indice UEFA du pays
Entre 700 millions et un milliard brut et plus de 6,5 millions d’euros des droits internationaux, l’argent de cette tranche est ainsi réparti : 40% pour le classement sportif de la saison en cours, 10% sur les cinq ans révolus et les 50% restants de la notoriété, mesurée sur le nombre de diffusion en horaires premium, sur les cinq derniers exercices. A plus de 6,5 millions d’euros, les droits internationaux, jusqu’alors inscrits dans la part dite de la notoriété, reposent désormais sur les performances européennes des clubs, que quatre ans révolus (jusqu’à la prochaine saison 2023-2024), puis trois ans, à compter de l’exercice suivant. Ce critère vise notamment à récompenser les clubs qui contribuent le plus à l’indice UEFA des clubs français. Une manière peut-être de plus les motiver à s’engager totalement dans les compétitions continentales, autres que la très enviée Ligue des champions.
Pour cet exercice 2022-2023, cette seule partie concerne dix équipes : le PSG en premier, suivi de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais FC, du LOSC Lille, de l’Olympique de Marseille, l’AS Monaco FC, l’OGC Nice, le RC Strasbourg Alsace et le Stade de Reims
À six mois du lancement de l'appel d'offres sur les droits de la Ligue 1, la chaîne cryptée semble se préparer à s'en séparer. La Ligue, elle, prospecte.
La scène se déroule fin janvier, dans un restaurant italien à Paris. Maxime Saada, président de Canal+, et Vincent Labrune, patron de la Ligue et de la nouvelle société commerciale chargée de commercialiser les droits de la Ligue 1, se sont salués avant leurs déjeuners respectifs. À la fin du repas, en partant, le premier lance au second, toujours attablé : « Tu me laisses la note, comme d'habitude ? »
Une allusion à peine voilée aux 332 M€ payés par sa chaîne pour deux matches par journée de L1, somme qu'il récuse depuis le deal signé entre Amazon et la Ligue en juin 2021 (*).
(*) 250 M€ pour huit matches par journée, dont le top 10 de la saison.
Les rires fusent et Saada s'éloigne. Pierre-Antoine Capton, célèbre producteur télé, président de Caen (L2) et ami proche de Labrune, était l'invité de Saada ce jour-là. Il se souvient : « Leur rencontre était un pur hasard. Vincent déjeunait avec le président de Lens (Joseph Oughourlian). La réplique était drôle et ne m'a pas surpris. Maxime a beaucoup d'humour... »
Le rêve du milliard
À l'automne prochain, le ton devrait être plus sérieux lorsque la Ligue présentera un nouvel appel d'offres pour les droits de diffusion du Championnat, a priori pour la période 2024-2028. Pour l'heure, Labrune en garde les contours secrets. Il faut dire que l'enjeu est grand.
Son objectif est connu du milieu : le milliard d'euros par saison pour les droits nationaux (663 M€ aujourd'hui) et internationaux. Avant de viser les 1,8 milliard d'euros en 2028, le montant qu'il a cette fois publiquement affiché l'été dernier, après la signature du deal avec CVC (1,5 Md€ alloué contre 13 % des parts de la filiale commerciale de la LFP).
Pour atteindre de tels niveaux, le patron de la Ligue a nommé un DG à la tête de la société commerciale, Benjamin Morel, ex-patron du Tournoi des Six Nations, passé par la NBA, en poste depuis le 27 mars. Martin Aurenche, en charge des acquisitions de droits pour beIN Media Group depuis 2011, vient lui aussi d'être recruté. Il s'occupait notamment de la revente des droits de la L1 à l'étranger, gérée par beIN depuis 2012...
Et la LFP compte justement sur une sérieuse hausse de leur montant pour parvenir à ses fins. Le contrat actuel ne rapporte que 80 M€ par an à la Ligue française alors que la Liga espagnole en touche dix fois plus.
Les Gafam comme solution ?
Labrune pense pouvoir intéresser les acteurs mondiaux comme Apple... Sauf que le géant américain vient de lancer son passe sur la MLS (le Championnat nord-américain) au prix exorbitant de 13,99 € par mois en France.
Pas vraiment de quoi séduire le consommateur européen... Apple envisagerait pourtant de se tester directement sur le Vieux Continent avec des droits premium. La marque à la pomme a recruté en 2020, comme directeur des sports, James DeLorenzo, qui avait initié pour Amazon, en 2019, le premier deal avec Roland-Garros et dont la priorité serait aujourd'hui la Premier League (l'appel d'offres doit être lancé prochainement...). Mais la Ligue pense néanmoins avoir des arguments pour la séduire.
Par ailleurs, Amazon, qui vient de renouveler ses droits sur le tournoi du Grand Chelem français jusqu'en 2027, souhaite prolonger l'aventure en L1. On murmure que l'Américain pourrait même formuler une offre globale pour les droits nationaux et internationaux... mais pas à n'importe quel prix.
Le possible intérêt de la plateforme suédoise ViaPlay, récemment lancée aux États-Unis et qui avait tenté de s'offrir la Premier League en 2021 pour le marché français, n'a pas non plus échappé à la Ligue.
Chez Canal, politique de la « désintox »...
Elle doit en revanche composer avec le contexte actuel du football professionnel de l'Hexagone. Entre la cinquième place de la France à l'indice UEFA menacée par les Pays-Bas, après un parcours raté des clubs français en Coupes d'Europe cette saison, et les possibles départs des stars du PSG comme Lionel Messi, Neymar voire Kylian Mbappé, le produit Ligue 1 a déjà été plus attractif.
Par ailleurs, la Ligue ne peut se contenter de miser sur les seuls Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et doit continuer d'intégrer les acteurs traditionnels pour espérer faire monter les prix.
Sauf que les opérateurs télécoms, grands contributeurs des années 2010, désertent désormais l'industrie des contenus pour concentrer leurs investissements sur le développement de la fibre et de la 5G.
À l'instar de SFR, qui maintient RMC Sport a minima, ou BT, qui a vendu BT Sport à Warner Bros Discovery au Royaume-Uni... Discovery justement, propriétaire d'Eurosport, doit aussi réaliser des économies. Sa présence, en force, sur l'appel d'offres de la L1 semble donc très peu probable. Free souhaiterait poursuivre son aventure sur le quasi-direct mais en revoyant le tarif à la baisse (42 M€ par saison actuellement).
Restent les historiques diffuseurs du Championnat, beIN Sports et Canal +. Le premier est désormais totalement dépendant du second, qui gère toute sa distribution contre 250 M€ par saison. Ravi d'être enfin rentable via ce contrat conclu jusqu'en 2025 (plus cinq années renouvelables), le groupe franco-qatarien ne souhaiterait plus investir d'importants montants sans garanties financières de son partenaire.
Or Canal + poursuit sa cure de « désintox » de la Ligue 1. Depuis l'été 2021, le groupe a prolongé la Premier League - cette fois en exclusivité - jusqu'en 2025, s'est offert toutes les Coupes d'Europe, dont la nouvelle formule de la Ligue des champions à partir de 2024, a prolongé la F1 et la moto jusqu'en 2029 et doublé sa production-acquisition de documentaires sport.
Canal a aussi poursuivi sa politique d'agrégation des plateformes avec la distribution récente de Paramount + après celles de Netflix et Disney +, et avec l'arrivée imminente (20 avril) d'AppleTV + et celle espérée de Prime Video. Les accords avec le cinéma français et les studios américains ont également été renouvelés. De quoi permettre à la chaîne cryptée de montrer qu'elle réduit sa dépendance à son droit sportif historique.
...et une rancune tenace
En coulisse, la direction de Canal, après avoir tout fait pour éloigner de son antenne premium la Ligue 1, scruterait même avec attention le jour où l'audience du Top 14 (très bien exposé) devancera celle de la Ligue 1. Ses multiples procédures judiciaires engagées sans succès contre la Ligue n'ont pas non plus arrangé la donne.
Canal + a longtemps espéré obtenir une forme de compensation... qui n'est jamais venue. Alors, malgré les blagues, la rancoeur semble tenace. Si on ne peut affirmer totalement que la chaîne cryptée ne sera pas de la partie à l'automne prochain, on peut néanmoins dire que sa présence sonnerait pour la première fois comme une véritable petite surprise.
Les droits TV de la Ligue 1 seront remis en jeu d'ici la fin de l'année 2023 et la Ligue de Football Professionnel espère arriver à son Graal, à savoir toucher 1 milliard d'euros par saison. Mais dans ce marché, la LFP ne devrait, à priori pas compter sur Canal+ prêt à dire définitivement adieu au championnat français.

Les amateurs de football à la télévision, dont nous faisons tous partie, ont appris à empiler les abonnements afin de suivre leurs compétitions préférées, sauf ceux qui suivent des voies plus illégales. Mais il y a toujours eu une valeur sûre, c'est évidemment Canal+ qui depuis le 9 novembre 1984, et la diffusion en direct du match Nantes-Monaco est resté fidèle à la Ligue 1. Il y a eu des hauts et des bas entre la Ligue de Football Professionnel et la chaîne qui appartient au groupe Bolloré, mais ces dernières années, on est clairement dans le dur entre Maxime Saada, la boss de C+, et Vincent Labrune, le patron de la Ligue de Football Professionnel. Et à quelques mois du lancement du nouvel appel d'offres pour les droits de la Ligue 1 à partir de la saison 2024-2025, la tension ne baisse pas, L'Equipe affirmant même que Canal+ est bien décidé à ne plus diffuser de la Ligue 1 sur ses antennes, estimant avoir mieux à proposer à ses abonnés. Entre info et intox, la guerre a commencé, alors que désormais Amazon est le média fort de la Ligue 1.
La Ligue 1 sans Canal+, mais oui c'est possible
« Depuis l'été 2021, le groupe a prolongé la Premier League - cette fois en exclusivité - jusqu'en 2025, s'est offert toutes les Coupes d'Europe, dont la nouvelle formule de la Ligue des champions à partir de 2024, a prolongé la F1 et la moto jusqu'en 2029 et doublé sa production-acquisition de documentaires sport (...) En coulisse, la direction de Canal+, après avoir tout fait pour éloigner de son antenne premium la Ligue 1, scruterait même avec attention le jour où l'audience du Top 14 (très bien exposé) devancera celle de la Ligue 1. Ses multiples procédures judiciaires engagées sans succès contre la Ligue n'ont pas non plus arrangé la donne », précise, dans le quotidien sportif, Sacha Nokovitch, avant de reconnaître que la chaîne cryptée n’avait pas digéré l’affaire Médiapro et l’appel d’offres qui avait emmené Amazon au pouvoir.
Pour le spécialiste média de L'Equipe, la rupture est consommée entre les deux camps, et il semble acquis ou presque que le diffuseur historique va cette fois mettre ses menaces à exécution et ne plus répondre à l'appel d'offres, ce qui est forcément une mauvaise nouvelle pour la Ligue 1 et le football professionnel français. « Canal + a longtemps espéré obtenir une forme de compensation... qui n'est jamais venue. Si on ne peut affirmer totalement que la chaîne cryptée ne sera pas de la partie à l'automne prochain, on peut néanmoins dire que sa présence sonnerait pour la première fois comme une véritable petite surprise », explique Sacha Nokovitch. Nous sommes d'accord.