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Le désormais ex-entraîneur de Rennes explique les raisons qui l’ont poussé à démissionner et tient à remercier l’actionnaire, le club et les supporters.
Au lendemain de sa démission du poste d’entraîneur du Stade Rennais, Julien Stéphan prend la parole dans un communiqué où il explique une décision "difficile et mûrement réfléchie". Il y remercie aussi l’actionnaire François Pinault, la direction du club et les supporters avec qui "il a partagé des émotions uniques".
Voici donc les premiers mots de Julien Stéphan depuis sa démission, à l’image de l’homme sobres, justes, sincères :
"L’analyse de la situation, après notre défaite contre Nice, m’a conduit à présenter ma démission à mes dirigeants ce week-end. Je quitte le Stade Rennais le cœur gros mais avec le sentiment d’avoir toujours donné le meilleur de moi-même pour le bien du club.
Cette décision, difficile à prendre, est mûrement réfléchie. J’estime avoir fait tout mon possible, ces dernières semaines, pour sortir l’équipe de la spirale négative qui était la sienne depuis le début de l’année et que rien ne laissait présager après une première partie de saison prometteuse, puisque Rennes comptait 33 points à la fin de la phase aller. J’espère de tout cœur qu’avec un autre discours et une autre méthode, les joueurs renoueront avec des résultats plus conformes à leur niveau.
A l’heure de mon départ, je tenais à témoigner ma profonde gratitude à Monsieur Pinault et à son fils, François-Henri, pour leur confiance et leur soutien indéfectibles. Travailler au service de leur club fut un privilège, un honneur et je suis fier d’avoir partagé avec eux des joies intenses, comme lors de notre victoire en Coupe de France, ce titre tant mérité au regard de leur fidélité et leur investissement pour le club.
Neuf saisons inoubliables
Si mon passage au Stade Rennais ne se termine pas comme je l’aurais souhaité, je quitte le club avec le sentiment d’avoir toujours fait le maximum. Que ce soit en tant que formateur ou entraîneur des pros, j’ai passé neuf saisons inoubliables dans le club de la ville où je suis né. Ces moments de bonheur, je les dois aussi à tous les dirigeants qui m’ont confié des responsabilités dans l’encadrement technique du club. Que chacun d’entre eux soit certain de ma reconnaissance.
Je voudrais adresser mes sincères remerciements au président Nicolas Holveck et Florian Maurice, pour l’aide qu’ils m’ont apporté, le respect qu’ils ont témoigné à mon travail et mon métier, et plus généralement à tous les collaborateurs du Stade Rennais, l’ensemble des salariés dont je connais l’attachement et l’implication dans leur mission, les membres du staff dont la compétence, la rigueur et la loyauté méritent d’être soulignées.
Un entraîneur n’est rien sans ses joueurs et je sais ce que je dois à chacun de ceux que j’ai dirigés. Je leur souhaite le meilleur pour la suite de leur carrière.
Un immense merci, enfin, à vous, les supporters. En toutes circonstances, vous avez été formidables. Nous avons partagé des émotions uniques, qui me resteront gravées à jamais.
Je souhaite beaucoup de bonheur à ceux qui soutiennent et ceux qui font le Stade Rennais.
Sans Julien Stéphan, le Stade Rennais peut-il encore accrocher l'Europe ?

La nouvelle est tombée ce matin, Julien Stéphan n’est plus l’entraîneur du Stade Rennais. Il a démissionné.
Julien Stéphan n’est plus l’entraîneur du Stade Rennais, il a démissionné de ses fonctions, comme annoncé par L’Equipe. Après un dernier revers cuisant face à Nice (1-2), autre équipe malade, l’ex-entraîneur avait tenu des propos flous sur son futur. Lui qui égalait sa pire série à la tête du Stade Rennais, a décidé de quitter le navire.
Le Stade Rennais a pris acte de la décision de son entraîneur.
Son adjoint, Philippe Bizeul, assurera l’intérim à la tête de l’équipe.
Alors qu'il n'a pas encore été présenté par le club, un maillot qui pourrait bien être celui des 120 ans du Stade Rennais est disponible à la vente sur certains sites spécialisés.
Une bande rouge verticale sur un fond noir, un logo et des sponsors en écriture dorée : un maillot qui pourrait bien être celui prévu par le Stade Rennais pour célébrer ses 120 ans d'existence (le 10 mars prochain) a fuité sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Il est même disponible à la vente sur certains sites spécialisés.
Pour ses 100 ans, le Stade Rennais avait également édité un maillot spécial, avec une bande rouge diagonale sur fond noir. Le maillot qui a fuité depuis quelques temps s'en inspire en partie. Le Stade Rennais fêtera ses 120 ans le dimanche prochain, alors que les joueurs seront en déplacement à Marseille pour jouer leur match en retard contre les Phocéens.
Autre détail historique : les noms des quatre étudiants fondateurs du club, Duchesne, Philippe Ghis, Henri Jamin et Paul Peter apparaissent sous le col au dos du maillot :

Dans la tempête depuis plusieurs semaines, Julien Stephan a recueilli le soutien précieux de son président Nicolas Holveck.
Au zénith en début de saison, le Stade Rennais découvre actuellement l'ombre, et les tourments qui vont avec. Lors des 13 derniers matchs toutes compétitions confondues, les Bretons n'ont réussi à l'emporter qu'à deux reprises face à Brest et Lorient. Une situation délicate qui a abouti à une élimination des Coupes d'Europe et une septième place en Ligue 1. Des résultats qui mettent en difficulté Julien Stephan, l'actuel entraîneur.
Pour autant, le principal intéressé peut compter sur un soutien sans faille de son président Nicolas Holveck. Dans un entretien accordé à Ouest-France, il lui a une nouvelle fois accordé sa confiance.
"Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute, insiste le dirigeant. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant" a-t-il ainsi expliqué. Des propos qui ne manqueront pas de plaire à Stephan avant la réception de Lens demain à 17h00 dans une rencontre déjà décisive pour la suite de la saison des Bretons.
À la suite de la défaite du Stade Rennais à Krasnodar mercredi (0-1), le président Nicolas Holveck analyse l’échec en Ligue des champions et appelle à une rapide réaction d’orgueil des joueurs.
Comment qualifiez-vous la campagne européenne du SRFC ?
C’est beaucoup de frustration, surtout. Notamment pour les supporters, qui nous ont beaucoup manqué. On sait qu’on a un douzième homme au Roazhon Park et quel douzième homme. On ne leur donne même pas la satisfaction de voir des matches au printemps et ça, ça me frustre et je suis malheureux pour eux. Après, on savait qu’on avait un groupe difficile. Séville, c’est quatre Ligues Europa dans les six dernières années. Chelsea c’est le plus gros mercato européen de l’été, on voit ce qu’ils sont en train de faire. Donc on savait qu’on avait deux très gros morceaux.
Mais Krasnodar, actuel dixième du championnat russe, était à votre portée.
C’était notre concurrent direct qui a fait deux huitièmes de finale de Ligue Europa dans les trois dernières années. On a vu leurs installations, on voit désormais quel club c’est. On avait donc deux très gros morceaux et un très gros concurrent, mais c’est normal, on était chapeau 4, on l’avait dit dès le départ. Maintenant, je pense que sur chacun des matches, à part à Séville où on n’a pas existé, les joueurs ont fait le maximum. Je me rappelle surtout du premier match contre Krasnodar où on avait fait une très bonne entrée dans la compétition. Sur le match retour, le problème c’est que c’est le même sentiment que lors des six derniers matches, c’est-à-dire qu’on n’a pas l’impression d’être dominé, mais d’un autre côté, on n’arrive pas à marquer et on prend toujours ce but qui fait très mal. C’est malheureusement à l’image de nos derniers matches. On ne peut pas dire qu’on fait des mauvais matches, mais on ne met pas tous les ingrédients pour aller tuer l’adversaire sur nos opportunités et éviter que lui ne nous tue fasse sur ses rares opportunités.
Vous disiez après le match à Chelsea que cette équipe rennaise était jeune mais apprenait vite. N’a-t-elle toutefois pas manqué de temps pour arriver prête dans la configuration particulière de cette Ligue des champions ?
Si, certainement. Puis c’est le plus haut niveau. Cette compétition est intransigeante, donc elle ne laisse aucune chance à la moindre erreur et on a une équipe très jeune. Encore une fois, on n’a pas d’excuses et je ne cherche surtout pas d’excuses, mais il nous manquait à Krasnodar cinq recrues au coup d’envoi, blessées ou absentes. Encore une fois, ça peut être l’une des explications. C’est notre première participation, ça prend beaucoup d’énergie aux joueurs. Je pense qu’ls ont tellement envie de manger dans ces matches que ça prend une énergie folle pour les autres matches de championnat autour. Encore une fois, il y avait la place et si on avait réussi à faire chacun un petit peu de dépassement de fonction, je pense qu’on aurait pu être reversé en Ligue Europa. C’est malheureusement terminé et la seule préoccupation maintenant, c’est le championnat et le match de samedi contre Lens, qui est importantissime.
Une remise en question est-elle faite en interne après cet échec ?
Dans ce contexte, le premier qui se remet en question, c’est moi puisque c’est moi le patron. Je me remets vraiment en cause, je me pose des questions sur ce que je n’ai peut-être pas assez bien fait, sur ce que j’ai fait qui n’a pas été productif, sur ce que j’aurais dû faire. Est-ce que je n’ai pas assez soutenu Julien (Stéphan) ? Est-ce que je n’ai pas été assez dur avec les joueurs dernièrement ? Le premier à se remettre en cause, c’est moi. Par contre, j’attends une réaction forte des joueurs parce que je suis convaincu que la réponse viendra des joueurs. Quand je vois tout ce que le staff fait, tout ce que Julien propose, les entretiens individuels et collectifs, les séances vidéo, les séances d’entraînement, toutes les solutions qui sont cherchées par Julien, Florian (Maurice), le staff… Honnêtement, je pense qu’ils vont chercher au plus loin qu’ils peuvent, donc moi, j’attends vraiment une réaction très forte du groupe, une réaction collective.
>Cette équipe ne manque-t-elle pas de joueurs de caractère capables de sonner la révolte dans les périodes compliquées ?
Ce que l’on a fait sur les six premiers matches de la saison, ce n’est pas possible que l’on ne soit pas capable de le refaire parce que c’était surtout des matches gagnés collectivement. Donc j’attends de retrouver cette force collective. On est une équipe, on n’a pas d’individualité forte qui fait tourner un match, donc ça passera par une prise de conscience collective et par une réaction collective. J’attends de l’orgueil, j’attends un engagement maximum, j’attends beaucoup de solidarité entre joueurs. Dès samedi à 17 heures, on doit commencer le match comme des morts de faim. Aujourd’hui, on n’est plus en Coupe d’Europe. Si le championnat s’arrêtait aujourd’hui, on ne serait pas européens, donc on doit redevenir l’équipe morte de faim qui veut aller tout manger et ça commence samedi.
La remise en question dont vous parlez vous concernant, concerne-t-elle le mercato ? N’a-t-il pas manqué des recrues d’expérience ? N’avez-vous pas, personnellement, des regrets ? Vous aviez évoqué quatre joueurs de standing Ligue des champions...
Déjà, le mercato s’est terminé le 5 octobre, donc le juger au bout de deux mois, je ne peux pas, très sincèrement. En plus, comment juger quand au coup d’envoi à Krasnodar il manque cinq joueurs du mercato : Gomis, Terrier, Guirrassy, Aguerd et Rugani. Donc c’est pour moi impossible de juger le mercato. Maintenant, les joueurs qui sont sur le terrain, c’est ceux qui ont gagné la troisième place l’année dernière, donc ils en sont capables, il n’y a même pas débat. L’année dernière, ils ont été chercher cette troisième place entre eux. Encore une fois, on n’a aucune excuse, on peut chercher des explications, mais pas des excuses. Et il ne faut surtout pas s’en chercher parce que c’est le meilleur moyen de ne pas trouver des solutions à nos manques actuels.
Vous parlez de réponse collective, mais quels sont les leviers pour enrayer cette mauvaise série de résultats ?
La réponse, je suis persuadé qu’elle sera collective. Ça a toujours été la force du Stade Rennais avec nos joueurs expérimentés, nos jeunes pousses, il faut qu’on retrouve cet allant. Encore une fois, les six premiers matches, on louait l’esprit d’équipe, vraiment le caractère agressif de notre jeu. Autant j’ai vraiment répété qu’il ne fallait pas se voir trop beaux après ces six premiers matches quand on était premier. Tout le monde était admiratif de notre jeu, donc on ne peut pas tout avoir perdu comme ça. Autant aujourd’hui il ne faut pas, non plus, qu’on jette tout à la poubelle. On n’a pas pu tout perdre en deux mois. Il faut juste prendre conscience, une bonne fois pour toutes, qu’on a les capacités, qu’on a l’effectif pour, même s’il y a des absents, et que ceux qui sont sur le terrain, qui sont à Rennes aujourd’hui, sont capables d’aller chercher ce pourquoi on se battra jusqu’à la fin de saison, c’est-à-dire cette place en Coupe d’Europe.
Vous considérez donc cet effectif taillé pour aller chercher l’Europe et même un nouveau podium ?
Comme on l’a dit, l’objectif c’est de se battre chaque saison pour une place en Coupe d’Europe. Et maintenant, on n’a plus qu’un seul objectif, c’est faire un très bon championnat pour retourner en Coupe d’Europe et montrer qu’on a appris. C’est la seule chose que je veux que les joueurs se mettent en tête aujourd’hui. On ne pense plus à ce qui s’est passé. La Coupe d’Europe, c’est fini. Maintenant, on a cinq matches de championnat en décembre, on va parler du court terme, un match contre Lens puis quatre qui s’enchaînent en deux semaines. Ces matches-là, on doit aller les chercher comme des morts de faim et les équipes qui vont nous rencontrer devront à nouveau avoir peur du Stade Rennais, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Quel est l’objectif de classement à la trêve ?
Aujourd’hui, l’objectif à la trêve c’est d’être dans les cinq premiers. On doit être dans ce peloton des équipes dans les places qualifiables pour la Coupe d’Europe.
Qu’entendez-vous par "je n’ai peut-être pas été assez exigeant avec les joueurs" ?
Je n’ai peut-être pas assez aidé Julien et Florian, dans cette situation, c’est avant tout eux qui sont au contact quotidien des joueurs, c’est à eux de l’être et ils le sont. Mais est-ce que moi, j’ai assez aidé les deux, c’est la question que je me pose. Encore une fois, je me pose déjà des questions sur moi-même parce que j’ai la responsabilité du club et le premier qui doit se remettre en cause, c’est moi.
Quel regard portez-vous sur Julien Stéphan ?
Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant. Donc tout est mis en œuvre pour les joueurs pour qu’on aille plus haut. Donc maintenant, c’est aux joueurs de se prendre en main parce que quand l’arbitre siffle le coup d’envoi d’un match, ce sont les joueurs qui décident et samedi à 17 heures, ils doivent décider, quoi qu’il se passe dans le match, d’aller gagner et de faire mal à Lens.
Parmi les joueurs, on attend beaucoup plus des cadres, qui n’ont pas porté l’équipe durant la campagne européenne, alors que des jeunes du centre de formation sont venues compenser cela, justement.
Non, je ne suis pas d’accord. Encore une fois, la réponse est toujours collective et on n’a pas d’individualité assez forte pour faire tourner les matches.
Mais vous avez un champion du monde avec Steven Nzonzi…
Oui, mais ce n’est pas un poste déterminant, ce n’est pas un avant-centre. Je ne remets personne en question et je ne pointerai personne du doigt, c’est collectif. D’un match à l’autre, ce n’est jamais le même joueur qui est un petit peu en dessous. Les données physiques sont là, on voit que les joueurs sont là, courent toujours. Alors, est-ce qu’ils courent bien, c’est un autre débat. Mais non, moi, je n’irai pas contre les cadres. Encore une fois, la solution est collective. On a des jeunes joueurs, certes, et une équipe très jeune, mais ce sont des joueurs de talent. Les cadres sont là aussi pour les encadrer. Eux, il y a un jour où ils ont été bien contents d’avoir ces jeunes.
Pour vous, il n’y a donc aucun problème avec le rendement de plusieurs cadres, Da Silva, Bourigeaud, Nzonzi ?
Non, c’est collectif. Les jeunes doivent apporter leur fraîcheur, les cadres leur expérience et c’est ce mix qui super bien marché en début de saison, donc il n’y a pas de raison qu’il ne remarche pas. Il faut juste en prendre conscience et en faire plus. De toute façon, si on n’a pas les résultats, le haut niveau, ça ne se joue à rien, 1 %, 2 %… Et bien il faut qu’on aille chercher ce 1 %, ces 2 % pour être meilleur que l’adversaire, ça passera par là, uniquement par là. Et aujourd’hui, c’est collectif et je pense que c’est surtout mental, mais il faut qu’on prenne conscience qu’aujourd’hui, on est une équipe normale. On n’est pas une équipe de Champions League, on n’est même pas une équipe d’Europa League, on est une équipe normale de Ligue 1. On doit refaire mal aux clubs qui sont au-dessus de nous pour aller les chercher et rejouer la Coupe d’Europe.
Voyez-vous Julien Stéphan et Florian Maurice avec la même motivation ?
Je n’ai aucun doute sur la motivation de Julien et Florian. Dès la fin du match à Krasnodar, la première priorité a été de chercher des solutions. On a échangé beaucoup avec Julien et Florian et ce n’est pas que ce match-là, ça fait quelque temps déjà qu’on cherche des solutions avec tout le staff. On n’est certainement pas spectateurs., on veut être acteurs du mois de décembre qui arrive, encore une fois prenons les choses par étapes. Et clairement, Julien et Florian sont en réflexion permanente entre eux et avec les joueurs. Il y a des échanges permanents. Je reste convaincu qu’on va trouver les leviers pour que dès le match de samedi les joueurs soient à 110 % parce qu’aujourd’hui, pour gagner un match, on a besoin d’être à 110 %, on n’a pas de marge et donc il faut qu’on fasse plus que l’adversaire. Voilà, c’est clair.
S’il n’est pas forcément sur un siège éjectable en raison des mauvais résultats du Stade Rennais, Julie Stéphan va vite devoir trouver le moyen de redresser la barre aux yeux de la famille Pinault.
Il souffle comme un vent de panique au Stade Rennais. Incapables de réagir après un mercato prometteur et un début de saison brillant, les hommes de Julien Stéphan donnent l’impression d’être déjà arrivés à bout de souffle au tiers de la saison.
La défaite de samedi à domicile face au RC Lens (0-2) pourrait-elle précipiter le départ de l’entraîneur du SRFC ? A priori non. Selon Ouest France, l’actionnaire François Pinault aurait signifié à son coach qu’il lui maintenait sa confiance par téléphone.
Si le président Nicolas Holveck et le directeur sportif Florian Maurice ne se sont pas exprimés sur ce thème brûlant après le nouveau revers rennais, L’Équipe est plus circonspect sur les intentions de Pinault envers Stéphan. "La famille Pinault, très attachée à lui, commencerait tout de même à se poser des questions à son sujet", explique le quotidien sportif ce lundi. On pourrait rajouter qu' un entraîneur conforté par sa direction n’est jamais vraiment bon signe.
Alors que son avenir est remis en question, Julien Stéphan aurait été conforté à son poste par l'actionnaire du Stade Rennais.
Il n'est pas question pour Julien Stéphan de s'inquiéter pour son avenir. Voilà en substance ce que l'actionneur du Stade Rennais François Pinault aurait signifié à son coach, qu'il aurait appelé hier matin, selon des informations de Ouest-France. Le propriétaire du SRFC conserverait toute confiance en son entraîneur, pourtant critiqué pour sa récente sortie médiatique après la défaite face au RC Lens samedi.
Totale confiance
"Si c’est moi le problème, il n’y a pas de difficulté. On est suffisamment sincères au sein du club pour prendre les décisions qu’il faudra prendre. Il n’y a pas de difficulté par rapport à ça. Si vraiment la problématique vient de moi, j’ai une relation avec mon actionnaire, mon président et mon directeur sportif qui est très, très saine. On parlera de tout ça en temps voulu." avait déclaré Stéphan hier soir, avant de parler de maintien, déclaration reprise et très critiqué par la suite. Il n'y aurait cependant donc aucun doute sur la continuité du coach aux manettes du Stade Rennais, pour le moment.
"Il a un potentiel de fou, il a une marge de progression qui est énorme. On n’a pas eu beaucoup d’entraînements avec l’enchaînement des matches. Je pense qu’il essaie de savoir comment jouer, comment il peut combiner avec moi. C’est un jeune. Il ne faut pas oublier qu’il vient d’arriver, il faut un temps d’adaptation. Ça va venir, je sais qu’on va faire une bonne doublette et qu’on va apporter le danger sur le côté"
Un retour du public au stade envisagé dès le 16 décembre ; une Coupe de France annoncée "morte" par le Premier ministre, aussitôt démenti par le président de la fédération ; une reprise des seniors déjà effective… Le point sur le "footoir" ambiant.
Invité ce mercredi matin sur RMC/BFM TV, le Premier ministre a ouvert la voie à un possible retour du public dans les stades dès le 15 décembre, faisant souffler un petit vent d’espoir pour les clubs pros, alors que le 17 novembre, Emmanuel Macron avait indiqué que ce ne serait pas avant 2021.
Mais l’interview de Jean Castex a aussi été remarquée par son timide "oui" lorsque son interviewer lui a suggéré que pour cette saison, la Coupe de France "est morte". Une incursion clairement en dehors de son champ de compétence, que Noël Le Graët a dû rectifier auprès de nos confrères du Parisien. "Nous réussirons à nous débrouiller et à trouver une formule, a assuré le président de la Fédération française de football (FFF). Pour moi c’est très clair : la Coupe de France aura lieu cette année. C’est sûr".
Des dérogations pour la Coupe de France ?
En attendant, la FFF a publié sur son site de nouvelles instructions, analogues à celles du rugby la veille, autorisant dès ce mercredi une reprise d’une pratique collective adaptée, pour les majeurs comme pour les mineurs : avec ballon mais sans contact. Bref, on se rapproche un peu du véritable foot (avec contacts), qui serait lui autorisé à partir du 15 décembre… mais uniquement dans le cadre d’entraînements internes au sein des clubs. En l’état actuel des bornes fixées par le gouvernement - liées à l’évolution sanitaire - la reprise des compétitions pour les amateurs serait autorisée à partir du 20 janvier.
Sur la base de ces données, la FFF travaille, selon nos informations, sur une reprise des championnats amateurs le 24 janvier. Dans une telle hypothèse, le 6e tour de la Coupe de France serait prioritaire ce jour-là pour les équipes concernées…. si du moins elles ne l’ont pas disputé auparavant en vertu de dérogations négociées avec le Ministère. La FFF rêverait encore de pouvoir faire disputer les 6e, 7e et 8e tours les 3, 10 et 17 janvier. Et dans un monde où "cela change tous les jours" (Le Graët) le rêve est permis.
Le carré vert du Roazhon Park souffre depuis les matchs contre Bordeaux et Chelsea, fin novembre. Une analyse est en cours au Stade Rennais, avec l’aide d’ingénieurs agronomes, pour déterminer l’origine du problème.
La pelouse du Stade Rennais est à la peine. Le club a détecté le problème juste avant la rencontre de Ligue 1 face à Bordeaux, le 20 novembre. "La pelouse du Roazhon Park est un organisme vivant qui peut réagir à son environnement, et sa qualité s’est dégradée ces deux dernières semaines", indique-t-on au Stade Rennais, évoquant "une perte de densité".
Le gazon a tenu tant bien que mal face aux Girondins puis lors de la réception de Chelsea (Angleterre), mardi 24 novembre, en Ligue des champions. "Accompagnés par des ingénieurs agronomes, nous sommes en cours d’analyse. Le problème est à ce jour non identifié", explique-t-on.
Un champignon à l’été 2014
Le sujet n’est malheureusement pas inconnu au club. À l’été 2014, au moment de l’intersaison dans ce qui était alors le Stade de la route de Lorient, un champignon était apparu, fruit d’un mélange de pluie et de chaleur. Plus récemment, en janvier 2020, le Stade Rennais a écopé d’une amende de 20 000 €, assortie d’un sursis d’un an, pour le mauvais état de sa pelouse. Le club ne devrait pas avoir à la régler puisqu’il a doté le Roazhon Park, au sortir du premier confinement, d’un tout nouveau revêtement végétal : une pelouse hybride, combinaison de gazon naturel et de fibres en polypropylène de 25 centimètres. Le substrat, au-dessous, a également été remplacé.
Le Stade Rennais n’a pas dévoilé, en mai dernier, le coût de la nouvelle pelouse, conçue pour "résister davantage au piétinement et à l’arrachement, et devrait garantir une qualité de jeu optimale, même en hiver". Seulement que les travaux étaient "un investissement sur le long terme" et "qu’il sera amorti sur quatre ou cinq saisons".
Le jeune prodige de Rennes est moins décisif, une méforme qui s’explique aussi par ce qui se trame dans les coulisses de son avenir
Le 7 octobre, Eduardo Camavinga fêtait sa première titularisation en équipe de France d’un superbe retourné acrobatique. À 17 ans et 10 mois, le prodige rennais devenait le plus jeune buteur des Bleus après-guerre, le deuxième de toute l’histoire. Un nouveau record de précocité pour "Cama" qui le mettait un peu plus sous les projecteurs. Il disputait aussi, sans doute, son meilleur match cette saison. Quelques semaines plus tard, il réalisait une remarquable première mi-temps pour sa première en Ligue des champions, avec des projections autoritaires conclues par deux frappes cadrées.
Depuis, le milieu de terrain est l’ombre de lui-même. Vendredi, dans le brouillard alsacien, Julien Stéphan l’a sorti à la pause. Pas de blessure mais "un choix sportif". Le jeune joueur est physiquement au-dessous, moins déterminant dans les duels défensifs et le jeu, faisant moins de différence, se projetant moins.
"Les adversairesme regardent plus"
À pareille époque l’an passé, il avait endossé le maillot de taulier. "Il impulse le pressing, casse les lignes avec sa verticalité, donne le tempo", écrivait-on lors du bilan de mi-saison. Son influence est telle sur le groupe que son coup de pompe n’est pas étranger à la mauvaise passe du Stade Rennais, même si, bien sûr, il n’est pas la seule cause.
Cette baisse de régime a plusieurs explications. Sa vie a changé, il a eu 18 ans, son permis, autant de choses qui ne sont pas sans effet dans la vie d’un jeune homme. Mais c’est surtout son statut qui n’est plus le même. La pression est plus forte. "Je sors beaucoup moins, je me cache un peu. La vie extra-sportive a changé et les adversaires me regardent plus qu’il y a un an et demi", avouait l’intéressé en conférence de presse avant le match contre Bordeaux, il y a deux semaines.
Même s’il a une "tête bien faite et bien posée sur ses épaules", comme dit Julien Stéphan, Camavinga ne peut rester insensible aux louanges et aux sirènes des grands clubs européens, aux sommes astronomiques à son égard. "Il ne faut pas regarder ce qui se passe autour et se concentrer sur l’essentiel. Je vois, j’entends. Ça fait plaisir de recevoir des éloges mais ce n’est pas quelque chose qui va me rentrer dans la tête et me distraire."
"On échange quels que soient ses interlocuteurs"
Quelle que soit sa maturité, ce contexte reste perturbant. D’autant plus que ça s’agite en coulisses pour la prolongation de son contrat qui court jusqu’en 2022. L’enjeu est de le prolonger avec l’espoir de le vendre plus cher. Florian Maurice avait révélé, que le club discutait uniquement avec son papa. Ouvrant ainsi la porte à des rumeurs sur la représentation du joueur, son entourage, alors que son agent est, depuis ses débuts en pro, Moussa Sissoko.
"On échange, on avance, quels que soient ses interlocuteurs, avec qui nous étions en contact encore la semaine dernière, avoue Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais. Mais je n’ai pas l’habitude de révéler comment se passe ce genre de négociations. Il est en contrat jusqu’en 2022 et au final c’est Eduardo qui est maître du jeu et de son avenir."
Impossible dès lors de rester de marbre quand les plus grands agents bataillent pour conduire les destinées du jeune joueur. Et c’est sans doute une des raisons de cette méforme passagère. "La seule chose qui importe c’est qu’il se sente bien dans sa tête et apporte tout ce qu’il peut à l’équipe, nous avons besoin de tous nos leaders techniques en ce moment", insiste Nicolas Holveck.En particulier demain à Krasnodar pour cette finale qui pourrait projeter Rennes vers une campagne de Ligue Europa et un nouveau printemps pour Eduardo Camavinga.
Plusieurs mois après la campagne de promotion en faveur d’un émoji breton, le projet n’a pas été retenu par le consortium Unicode. L’association Point BZH ne baisse pourtant pas les bras.
Vraie déception pour les internautes bretons : l’émoji drapeau breton n’a pas été retenu par Unicode qui valide la création de ces petits dessins utilisés sur les réseaux sociaux.
L’association Point BZH, à l’origine du projet, en a fait l’annonce dans un communiqué publié ce mardi 1er novembre.
En début d’année 2020, une intense campagne de promotion sur Twitter avait pourtant généré 405 886 mentions du hashtag #EmojiBZH en quatre semaines sur Twitter. Un chiffre par exemple supérieur aux nombres de drapeaux écossais ou grec partagés chaque mois sur le réseau social.
À l’époque, le président de l’association David Lesvenan s’était vanté d’un "succès populaire qui donne toutes ses chances au dossier de candidature d’aboutir dans les prochains mois".
Unicode interpellé
Malheureusement, Unicode qui réunit les géants d’internet comme Google, Facebook ou Apple, n’a pas donné une réponse favorable à cette demande.
"Nous prenons acte de cette décision mais interpellons l’organisation qui décide ou non de la création des nouveaux émojis, via le hashtag #WhatMoreDoYouNeed. Car cette décision soulève des questions légitimes quant à l’attribution des émojis et la diversité culturelle", a réagi l’association Point BZH.
Si le Stade Rennais a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg (1-1), il ne le doit pas vraiment à la nouvelle prestation insipide d’Eduardo Camavinga (18 ans).
Le Stade Rennais n’y arrive plus. Si le club breton a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg en ouverture de la 12e journée de L1 grâce à Adrien Hunou (1-1), Eduardo Camavinga a participé à la première période défaillante des hommes de Julien Stéphan.
L’entraîneur du SRFC a pesté en conférence de presse contre cette production infâme et avait déjà agi en faisant sortir à la pause plusieurs de ses joueurs, dont son jeune milieu de terrain. Camavinga avait alors été remplacé par James Léa-Siliki, plus mordant dans l’entrejeu. Dans L’Équipe, Camavinga écope d’un médiocre 3/10 et prend cher dans les commentaires.
"L'automne est décidément compliqué pour l'international, revenu de blessure sur le même mode qu'avant : il a perdu sa spontanéité, son dynamisme, et a traversé la première période dans un anonymat étonnant. Au départ du but strasbourgeois, il accepte trop facilement le dribble adverse. Son remplaçant, Léa-Siliki (46e, note 6) a eu un tout autre impact", peut-on ainsi lire dans le quotidien sportif. Au micro de Canal+, Stéphan aura le mot de la fin sur Camavinga : "Malgré toutes ses qualités et son talent, on se doutait bien que ce serait plus compliqué cette année que la dernière."
Le désormais ex-entraîneur de Rennes explique les raisons qui l’ont poussé à démissionner et tient à remercier l’actionnaire, le club et les supporters.
Au lendemain de sa démission du poste d’entraîneur du Stade Rennais, Julien Stéphan prend la parole dans un communiqué où il explique une décision "difficile et mûrement réfléchie". Il y remercie aussi l’actionnaire François Pinault, la direction du club et les supporters avec qui "il a partagé des émotions uniques".
Voici donc les premiers mots de Julien Stéphan depuis sa démission, à l’image de l’homme sobres, justes, sincères :
"L’analyse de la situation, après notre défaite contre Nice, m’a conduit à présenter ma démission à mes dirigeants ce week-end. Je quitte le Stade Rennais le cœur gros mais avec le sentiment d’avoir toujours donné le meilleur de moi-même pour le bien du club.
Cette décision, difficile à prendre, est mûrement réfléchie. J’estime avoir fait tout mon possible, ces dernières semaines, pour sortir l’équipe de la spirale négative qui était la sienne depuis le début de l’année et que rien ne laissait présager après une première partie de saison prometteuse, puisque Rennes comptait 33 points à la fin de la phase aller. J’espère de tout cœur qu’avec un autre discours et une autre méthode, les joueurs renoueront avec des résultats plus conformes à leur niveau.
A l’heure de mon départ, je tenais à témoigner ma profonde gratitude à Monsieur Pinault et à son fils, François-Henri, pour leur confiance et leur soutien indéfectibles. Travailler au service de leur club fut un privilège, un honneur et je suis fier d’avoir partagé avec eux des joies intenses, comme lors de notre victoire en Coupe de France, ce titre tant mérité au regard de leur fidélité et leur investissement pour le club.
Neuf saisons inoubliables
Si mon passage au Stade Rennais ne se termine pas comme je l’aurais souhaité, je quitte le club avec le sentiment d’avoir toujours fait le maximum. Que ce soit en tant que formateur ou entraîneur des pros, j’ai passé neuf saisons inoubliables dans le club de la ville où je suis né. Ces moments de bonheur, je les dois aussi à tous les dirigeants qui m’ont confié des responsabilités dans l’encadrement technique du club. Que chacun d’entre eux soit certain de ma reconnaissance.
Je voudrais adresser mes sincères remerciements au président Nicolas Holveck et Florian Maurice, pour l’aide qu’ils m’ont apporté, le respect qu’ils ont témoigné à mon travail et mon métier, et plus généralement à tous les collaborateurs du Stade Rennais, l’ensemble des salariés dont je connais l’attachement et l’implication dans leur mission, les membres du staff dont la compétence, la rigueur et la loyauté méritent d’être soulignées.
Un entraîneur n’est rien sans ses joueurs et je sais ce que je dois à chacun de ceux que j’ai dirigés. Je leur souhaite le meilleur pour la suite de leur carrière.
Un immense merci, enfin, à vous, les supporters. En toutes circonstances, vous avez été formidables. Nous avons partagé des émotions uniques, qui me resteront gravées à jamais.
Je souhaite beaucoup de bonheur à ceux qui soutiennent et ceux qui font le Stade Rennais.
Sans Julien Stéphan, le Stade Rennais peut-il encore accrocher l'Europe ?

La nouvelle est tombée ce matin, Julien Stéphan n’est plus l’entraîneur du Stade Rennais. Il a démissionné.
Julien Stéphan n’est plus l’entraîneur du Stade Rennais, il a démissionné de ses fonctions, comme annoncé par L’Equipe. Après un dernier revers cuisant face à Nice (1-2), autre équipe malade, l’ex-entraîneur avait tenu des propos flous sur son futur. Lui qui égalait sa pire série à la tête du Stade Rennais, a décidé de quitter le navire.
Le Stade Rennais a pris acte de la décision de son entraîneur.
Son adjoint, Philippe Bizeul, assurera l’intérim à la tête de l’équipe.
Alors qu'il n'a pas encore été présenté par le club, un maillot qui pourrait bien être celui des 120 ans du Stade Rennais est disponible à la vente sur certains sites spécialisés.
Une bande rouge verticale sur un fond noir, un logo et des sponsors en écriture dorée : un maillot qui pourrait bien être celui prévu par le Stade Rennais pour célébrer ses 120 ans d'existence (le 10 mars prochain) a fuité sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Il est même disponible à la vente sur certains sites spécialisés.
Pour ses 100 ans, le Stade Rennais avait également édité un maillot spécial, avec une bande rouge diagonale sur fond noir. Le maillot qui a fuité depuis quelques temps s'en inspire en partie. Le Stade Rennais fêtera ses 120 ans le dimanche prochain, alors que les joueurs seront en déplacement à Marseille pour jouer leur match en retard contre les Phocéens.
Autre détail historique : les noms des quatre étudiants fondateurs du club, Duchesne, Philippe Ghis, Henri Jamin et Paul Peter apparaissent sous le col au dos du maillot :

Dans la tempête depuis plusieurs semaines, Julien Stephan a recueilli le soutien précieux de son président Nicolas Holveck.
Au zénith en début de saison, le Stade Rennais découvre actuellement l'ombre, et les tourments qui vont avec. Lors des 13 derniers matchs toutes compétitions confondues, les Bretons n'ont réussi à l'emporter qu'à deux reprises face à Brest et Lorient. Une situation délicate qui a abouti à une élimination des Coupes d'Europe et une septième place en Ligue 1. Des résultats qui mettent en difficulté Julien Stephan, l'actuel entraîneur.
Pour autant, le principal intéressé peut compter sur un soutien sans faille de son président Nicolas Holveck. Dans un entretien accordé à Ouest-France, il lui a une nouvelle fois accordé sa confiance.
"Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute, insiste le dirigeant. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant" a-t-il ainsi expliqué. Des propos qui ne manqueront pas de plaire à Stephan avant la réception de Lens demain à 17h00 dans une rencontre déjà décisive pour la suite de la saison des Bretons.
À la suite de la défaite du Stade Rennais à Krasnodar mercredi (0-1), le président Nicolas Holveck analyse l’échec en Ligue des champions et appelle à une rapide réaction d’orgueil des joueurs.
Comment qualifiez-vous la campagne européenne du SRFC ?
C’est beaucoup de frustration, surtout. Notamment pour les supporters, qui nous ont beaucoup manqué. On sait qu’on a un douzième homme au Roazhon Park et quel douzième homme. On ne leur donne même pas la satisfaction de voir des matches au printemps et ça, ça me frustre et je suis malheureux pour eux. Après, on savait qu’on avait un groupe difficile. Séville, c’est quatre Ligues Europa dans les six dernières années. Chelsea c’est le plus gros mercato européen de l’été, on voit ce qu’ils sont en train de faire. Donc on savait qu’on avait deux très gros morceaux.
Mais Krasnodar, actuel dixième du championnat russe, était à votre portée.
C’était notre concurrent direct qui a fait deux huitièmes de finale de Ligue Europa dans les trois dernières années. On a vu leurs installations, on voit désormais quel club c’est. On avait donc deux très gros morceaux et un très gros concurrent, mais c’est normal, on était chapeau 4, on l’avait dit dès le départ. Maintenant, je pense que sur chacun des matches, à part à Séville où on n’a pas existé, les joueurs ont fait le maximum. Je me rappelle surtout du premier match contre Krasnodar où on avait fait une très bonne entrée dans la compétition. Sur le match retour, le problème c’est que c’est le même sentiment que lors des six derniers matches, c’est-à-dire qu’on n’a pas l’impression d’être dominé, mais d’un autre côté, on n’arrive pas à marquer et on prend toujours ce but qui fait très mal. C’est malheureusement à l’image de nos derniers matches. On ne peut pas dire qu’on fait des mauvais matches, mais on ne met pas tous les ingrédients pour aller tuer l’adversaire sur nos opportunités et éviter que lui ne nous tue fasse sur ses rares opportunités.
Vous disiez après le match à Chelsea que cette équipe rennaise était jeune mais apprenait vite. N’a-t-elle toutefois pas manqué de temps pour arriver prête dans la configuration particulière de cette Ligue des champions ?
Si, certainement. Puis c’est le plus haut niveau. Cette compétition est intransigeante, donc elle ne laisse aucune chance à la moindre erreur et on a une équipe très jeune. Encore une fois, on n’a pas d’excuses et je ne cherche surtout pas d’excuses, mais il nous manquait à Krasnodar cinq recrues au coup d’envoi, blessées ou absentes. Encore une fois, ça peut être l’une des explications. C’est notre première participation, ça prend beaucoup d’énergie aux joueurs. Je pense qu’ls ont tellement envie de manger dans ces matches que ça prend une énergie folle pour les autres matches de championnat autour. Encore une fois, il y avait la place et si on avait réussi à faire chacun un petit peu de dépassement de fonction, je pense qu’on aurait pu être reversé en Ligue Europa. C’est malheureusement terminé et la seule préoccupation maintenant, c’est le championnat et le match de samedi contre Lens, qui est importantissime.
Une remise en question est-elle faite en interne après cet échec ?
Dans ce contexte, le premier qui se remet en question, c’est moi puisque c’est moi le patron. Je me remets vraiment en cause, je me pose des questions sur ce que je n’ai peut-être pas assez bien fait, sur ce que j’ai fait qui n’a pas été productif, sur ce que j’aurais dû faire. Est-ce que je n’ai pas assez soutenu Julien (Stéphan) ? Est-ce que je n’ai pas été assez dur avec les joueurs dernièrement ? Le premier à se remettre en cause, c’est moi. Par contre, j’attends une réaction forte des joueurs parce que je suis convaincu que la réponse viendra des joueurs. Quand je vois tout ce que le staff fait, tout ce que Julien propose, les entretiens individuels et collectifs, les séances vidéo, les séances d’entraînement, toutes les solutions qui sont cherchées par Julien, Florian (Maurice), le staff… Honnêtement, je pense qu’ils vont chercher au plus loin qu’ils peuvent, donc moi, j’attends vraiment une réaction très forte du groupe, une réaction collective.
>Cette équipe ne manque-t-elle pas de joueurs de caractère capables de sonner la révolte dans les périodes compliquées ?
Ce que l’on a fait sur les six premiers matches de la saison, ce n’est pas possible que l’on ne soit pas capable de le refaire parce que c’était surtout des matches gagnés collectivement. Donc j’attends de retrouver cette force collective. On est une équipe, on n’a pas d’individualité forte qui fait tourner un match, donc ça passera par une prise de conscience collective et par une réaction collective. J’attends de l’orgueil, j’attends un engagement maximum, j’attends beaucoup de solidarité entre joueurs. Dès samedi à 17 heures, on doit commencer le match comme des morts de faim. Aujourd’hui, on n’est plus en Coupe d’Europe. Si le championnat s’arrêtait aujourd’hui, on ne serait pas européens, donc on doit redevenir l’équipe morte de faim qui veut aller tout manger et ça commence samedi.
La remise en question dont vous parlez vous concernant, concerne-t-elle le mercato ? N’a-t-il pas manqué des recrues d’expérience ? N’avez-vous pas, personnellement, des regrets ? Vous aviez évoqué quatre joueurs de standing Ligue des champions...
Déjà, le mercato s’est terminé le 5 octobre, donc le juger au bout de deux mois, je ne peux pas, très sincèrement. En plus, comment juger quand au coup d’envoi à Krasnodar il manque cinq joueurs du mercato : Gomis, Terrier, Guirrassy, Aguerd et Rugani. Donc c’est pour moi impossible de juger le mercato. Maintenant, les joueurs qui sont sur le terrain, c’est ceux qui ont gagné la troisième place l’année dernière, donc ils en sont capables, il n’y a même pas débat. L’année dernière, ils ont été chercher cette troisième place entre eux. Encore une fois, on n’a aucune excuse, on peut chercher des explications, mais pas des excuses. Et il ne faut surtout pas s’en chercher parce que c’est le meilleur moyen de ne pas trouver des solutions à nos manques actuels.
Vous parlez de réponse collective, mais quels sont les leviers pour enrayer cette mauvaise série de résultats ?
La réponse, je suis persuadé qu’elle sera collective. Ça a toujours été la force du Stade Rennais avec nos joueurs expérimentés, nos jeunes pousses, il faut qu’on retrouve cet allant. Encore une fois, les six premiers matches, on louait l’esprit d’équipe, vraiment le caractère agressif de notre jeu. Autant j’ai vraiment répété qu’il ne fallait pas se voir trop beaux après ces six premiers matches quand on était premier. Tout le monde était admiratif de notre jeu, donc on ne peut pas tout avoir perdu comme ça. Autant aujourd’hui il ne faut pas, non plus, qu’on jette tout à la poubelle. On n’a pas pu tout perdre en deux mois. Il faut juste prendre conscience, une bonne fois pour toutes, qu’on a les capacités, qu’on a l’effectif pour, même s’il y a des absents, et que ceux qui sont sur le terrain, qui sont à Rennes aujourd’hui, sont capables d’aller chercher ce pourquoi on se battra jusqu’à la fin de saison, c’est-à-dire cette place en Coupe d’Europe.
Vous considérez donc cet effectif taillé pour aller chercher l’Europe et même un nouveau podium ?
Comme on l’a dit, l’objectif c’est de se battre chaque saison pour une place en Coupe d’Europe. Et maintenant, on n’a plus qu’un seul objectif, c’est faire un très bon championnat pour retourner en Coupe d’Europe et montrer qu’on a appris. C’est la seule chose que je veux que les joueurs se mettent en tête aujourd’hui. On ne pense plus à ce qui s’est passé. La Coupe d’Europe, c’est fini. Maintenant, on a cinq matches de championnat en décembre, on va parler du court terme, un match contre Lens puis quatre qui s’enchaînent en deux semaines. Ces matches-là, on doit aller les chercher comme des morts de faim et les équipes qui vont nous rencontrer devront à nouveau avoir peur du Stade Rennais, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Quel est l’objectif de classement à la trêve ?
Aujourd’hui, l’objectif à la trêve c’est d’être dans les cinq premiers. On doit être dans ce peloton des équipes dans les places qualifiables pour la Coupe d’Europe.
Qu’entendez-vous par "je n’ai peut-être pas été assez exigeant avec les joueurs" ?
Je n’ai peut-être pas assez aidé Julien et Florian, dans cette situation, c’est avant tout eux qui sont au contact quotidien des joueurs, c’est à eux de l’être et ils le sont. Mais est-ce que moi, j’ai assez aidé les deux, c’est la question que je me pose. Encore une fois, je me pose déjà des questions sur moi-même parce que j’ai la responsabilité du club et le premier qui doit se remettre en cause, c’est moi.
Quel regard portez-vous sur Julien Stéphan ?
Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant. Donc tout est mis en œuvre pour les joueurs pour qu’on aille plus haut. Donc maintenant, c’est aux joueurs de se prendre en main parce que quand l’arbitre siffle le coup d’envoi d’un match, ce sont les joueurs qui décident et samedi à 17 heures, ils doivent décider, quoi qu’il se passe dans le match, d’aller gagner et de faire mal à Lens.
Parmi les joueurs, on attend beaucoup plus des cadres, qui n’ont pas porté l’équipe durant la campagne européenne, alors que des jeunes du centre de formation sont venues compenser cela, justement.
Non, je ne suis pas d’accord. Encore une fois, la réponse est toujours collective et on n’a pas d’individualité assez forte pour faire tourner les matches.
Mais vous avez un champion du monde avec Steven Nzonzi…
Oui, mais ce n’est pas un poste déterminant, ce n’est pas un avant-centre. Je ne remets personne en question et je ne pointerai personne du doigt, c’est collectif. D’un match à l’autre, ce n’est jamais le même joueur qui est un petit peu en dessous. Les données physiques sont là, on voit que les joueurs sont là, courent toujours. Alors, est-ce qu’ils courent bien, c’est un autre débat. Mais non, moi, je n’irai pas contre les cadres. Encore une fois, la solution est collective. On a des jeunes joueurs, certes, et une équipe très jeune, mais ce sont des joueurs de talent. Les cadres sont là aussi pour les encadrer. Eux, il y a un jour où ils ont été bien contents d’avoir ces jeunes.
Pour vous, il n’y a donc aucun problème avec le rendement de plusieurs cadres, Da Silva, Bourigeaud, Nzonzi ?
Non, c’est collectif. Les jeunes doivent apporter leur fraîcheur, les cadres leur expérience et c’est ce mix qui super bien marché en début de saison, donc il n’y a pas de raison qu’il ne remarche pas. Il faut juste en prendre conscience et en faire plus. De toute façon, si on n’a pas les résultats, le haut niveau, ça ne se joue à rien, 1 %, 2 %… Et bien il faut qu’on aille chercher ce 1 %, ces 2 % pour être meilleur que l’adversaire, ça passera par là, uniquement par là. Et aujourd’hui, c’est collectif et je pense que c’est surtout mental, mais il faut qu’on prenne conscience qu’aujourd’hui, on est une équipe normale. On n’est pas une équipe de Champions League, on n’est même pas une équipe d’Europa League, on est une équipe normale de Ligue 1. On doit refaire mal aux clubs qui sont au-dessus de nous pour aller les chercher et rejouer la Coupe d’Europe.
Voyez-vous Julien Stéphan et Florian Maurice avec la même motivation ?
Je n’ai aucun doute sur la motivation de Julien et Florian. Dès la fin du match à Krasnodar, la première priorité a été de chercher des solutions. On a échangé beaucoup avec Julien et Florian et ce n’est pas que ce match-là, ça fait quelque temps déjà qu’on cherche des solutions avec tout le staff. On n’est certainement pas spectateurs., on veut être acteurs du mois de décembre qui arrive, encore une fois prenons les choses par étapes. Et clairement, Julien et Florian sont en réflexion permanente entre eux et avec les joueurs. Il y a des échanges permanents. Je reste convaincu qu’on va trouver les leviers pour que dès le match de samedi les joueurs soient à 110 % parce qu’aujourd’hui, pour gagner un match, on a besoin d’être à 110 %, on n’a pas de marge et donc il faut qu’on fasse plus que l’adversaire. Voilà, c’est clair.
S’il n’est pas forcément sur un siège éjectable en raison des mauvais résultats du Stade Rennais, Julie Stéphan va vite devoir trouver le moyen de redresser la barre aux yeux de la famille Pinault.
Il souffle comme un vent de panique au Stade Rennais. Incapables de réagir après un mercato prometteur et un début de saison brillant, les hommes de Julien Stéphan donnent l’impression d’être déjà arrivés à bout de souffle au tiers de la saison.
La défaite de samedi à domicile face au RC Lens (0-2) pourrait-elle précipiter le départ de l’entraîneur du SRFC ? A priori non. Selon Ouest France, l’actionnaire François Pinault aurait signifié à son coach qu’il lui maintenait sa confiance par téléphone.
Si le président Nicolas Holveck et le directeur sportif Florian Maurice ne se sont pas exprimés sur ce thème brûlant après le nouveau revers rennais, L’Équipe est plus circonspect sur les intentions de Pinault envers Stéphan. "La famille Pinault, très attachée à lui, commencerait tout de même à se poser des questions à son sujet", explique le quotidien sportif ce lundi. On pourrait rajouter qu' un entraîneur conforté par sa direction n’est jamais vraiment bon signe.
Alors que son avenir est remis en question, Julien Stéphan aurait été conforté à son poste par l'actionnaire du Stade Rennais.
Il n'est pas question pour Julien Stéphan de s'inquiéter pour son avenir. Voilà en substance ce que l'actionneur du Stade Rennais François Pinault aurait signifié à son coach, qu'il aurait appelé hier matin, selon des informations de Ouest-France. Le propriétaire du SRFC conserverait toute confiance en son entraîneur, pourtant critiqué pour sa récente sortie médiatique après la défaite face au RC Lens samedi.
Totale confiance
"Si c’est moi le problème, il n’y a pas de difficulté. On est suffisamment sincères au sein du club pour prendre les décisions qu’il faudra prendre. Il n’y a pas de difficulté par rapport à ça. Si vraiment la problématique vient de moi, j’ai une relation avec mon actionnaire, mon président et mon directeur sportif qui est très, très saine. On parlera de tout ça en temps voulu." avait déclaré Stéphan hier soir, avant de parler de maintien, déclaration reprise et très critiqué par la suite. Il n'y aurait cependant donc aucun doute sur la continuité du coach aux manettes du Stade Rennais, pour le moment.
"Il a un potentiel de fou, il a une marge de progression qui est énorme. On n’a pas eu beaucoup d’entraînements avec l’enchaînement des matches. Je pense qu’il essaie de savoir comment jouer, comment il peut combiner avec moi. C’est un jeune. Il ne faut pas oublier qu’il vient d’arriver, il faut un temps d’adaptation. Ça va venir, je sais qu’on va faire une bonne doublette et qu’on va apporter le danger sur le côté"
Un retour du public au stade envisagé dès le 16 décembre ; une Coupe de France annoncée "morte" par le Premier ministre, aussitôt démenti par le président de la fédération ; une reprise des seniors déjà effective… Le point sur le "footoir" ambiant.
Invité ce mercredi matin sur RMC/BFM TV, le Premier ministre a ouvert la voie à un possible retour du public dans les stades dès le 15 décembre, faisant souffler un petit vent d’espoir pour les clubs pros, alors que le 17 novembre, Emmanuel Macron avait indiqué que ce ne serait pas avant 2021.
Mais l’interview de Jean Castex a aussi été remarquée par son timide "oui" lorsque son interviewer lui a suggéré que pour cette saison, la Coupe de France "est morte". Une incursion clairement en dehors de son champ de compétence, que Noël Le Graët a dû rectifier auprès de nos confrères du Parisien. "Nous réussirons à nous débrouiller et à trouver une formule, a assuré le président de la Fédération française de football (FFF). Pour moi c’est très clair : la Coupe de France aura lieu cette année. C’est sûr".
Des dérogations pour la Coupe de France ?
En attendant, la FFF a publié sur son site de nouvelles instructions, analogues à celles du rugby la veille, autorisant dès ce mercredi une reprise d’une pratique collective adaptée, pour les majeurs comme pour les mineurs : avec ballon mais sans contact. Bref, on se rapproche un peu du véritable foot (avec contacts), qui serait lui autorisé à partir du 15 décembre… mais uniquement dans le cadre d’entraînements internes au sein des clubs. En l’état actuel des bornes fixées par le gouvernement - liées à l’évolution sanitaire - la reprise des compétitions pour les amateurs serait autorisée à partir du 20 janvier.
Sur la base de ces données, la FFF travaille, selon nos informations, sur une reprise des championnats amateurs le 24 janvier. Dans une telle hypothèse, le 6e tour de la Coupe de France serait prioritaire ce jour-là pour les équipes concernées…. si du moins elles ne l’ont pas disputé auparavant en vertu de dérogations négociées avec le Ministère. La FFF rêverait encore de pouvoir faire disputer les 6e, 7e et 8e tours les 3, 10 et 17 janvier. Et dans un monde où "cela change tous les jours" (Le Graët) le rêve est permis.
Le carré vert du Roazhon Park souffre depuis les matchs contre Bordeaux et Chelsea, fin novembre. Une analyse est en cours au Stade Rennais, avec l’aide d’ingénieurs agronomes, pour déterminer l’origine du problème.
La pelouse du Stade Rennais est à la peine. Le club a détecté le problème juste avant la rencontre de Ligue 1 face à Bordeaux, le 20 novembre. "La pelouse du Roazhon Park est un organisme vivant qui peut réagir à son environnement, et sa qualité s’est dégradée ces deux dernières semaines", indique-t-on au Stade Rennais, évoquant "une perte de densité".
Le gazon a tenu tant bien que mal face aux Girondins puis lors de la réception de Chelsea (Angleterre), mardi 24 novembre, en Ligue des champions. "Accompagnés par des ingénieurs agronomes, nous sommes en cours d’analyse. Le problème est à ce jour non identifié", explique-t-on.
Un champignon à l’été 2014
Le sujet n’est malheureusement pas inconnu au club. À l’été 2014, au moment de l’intersaison dans ce qui était alors le Stade de la route de Lorient, un champignon était apparu, fruit d’un mélange de pluie et de chaleur. Plus récemment, en janvier 2020, le Stade Rennais a écopé d’une amende de 20 000 €, assortie d’un sursis d’un an, pour le mauvais état de sa pelouse. Le club ne devrait pas avoir à la régler puisqu’il a doté le Roazhon Park, au sortir du premier confinement, d’un tout nouveau revêtement végétal : une pelouse hybride, combinaison de gazon naturel et de fibres en polypropylène de 25 centimètres. Le substrat, au-dessous, a également été remplacé.
Le Stade Rennais n’a pas dévoilé, en mai dernier, le coût de la nouvelle pelouse, conçue pour "résister davantage au piétinement et à l’arrachement, et devrait garantir une qualité de jeu optimale, même en hiver". Seulement que les travaux étaient "un investissement sur le long terme" et "qu’il sera amorti sur quatre ou cinq saisons".
Le jeune prodige de Rennes est moins décisif, une méforme qui s’explique aussi par ce qui se trame dans les coulisses de son avenir
Le 7 octobre, Eduardo Camavinga fêtait sa première titularisation en équipe de France d’un superbe retourné acrobatique. À 17 ans et 10 mois, le prodige rennais devenait le plus jeune buteur des Bleus après-guerre, le deuxième de toute l’histoire. Un nouveau record de précocité pour "Cama" qui le mettait un peu plus sous les projecteurs. Il disputait aussi, sans doute, son meilleur match cette saison. Quelques semaines plus tard, il réalisait une remarquable première mi-temps pour sa première en Ligue des champions, avec des projections autoritaires conclues par deux frappes cadrées.
Depuis, le milieu de terrain est l’ombre de lui-même. Vendredi, dans le brouillard alsacien, Julien Stéphan l’a sorti à la pause. Pas de blessure mais "un choix sportif". Le jeune joueur est physiquement au-dessous, moins déterminant dans les duels défensifs et le jeu, faisant moins de différence, se projetant moins.
"Les adversairesme regardent plus"
À pareille époque l’an passé, il avait endossé le maillot de taulier. "Il impulse le pressing, casse les lignes avec sa verticalité, donne le tempo", écrivait-on lors du bilan de mi-saison. Son influence est telle sur le groupe que son coup de pompe n’est pas étranger à la mauvaise passe du Stade Rennais, même si, bien sûr, il n’est pas la seule cause.
Cette baisse de régime a plusieurs explications. Sa vie a changé, il a eu 18 ans, son permis, autant de choses qui ne sont pas sans effet dans la vie d’un jeune homme. Mais c’est surtout son statut qui n’est plus le même. La pression est plus forte. "Je sors beaucoup moins, je me cache un peu. La vie extra-sportive a changé et les adversaires me regardent plus qu’il y a un an et demi", avouait l’intéressé en conférence de presse avant le match contre Bordeaux, il y a deux semaines.
Même s’il a une "tête bien faite et bien posée sur ses épaules", comme dit Julien Stéphan, Camavinga ne peut rester insensible aux louanges et aux sirènes des grands clubs européens, aux sommes astronomiques à son égard. "Il ne faut pas regarder ce qui se passe autour et se concentrer sur l’essentiel. Je vois, j’entends. Ça fait plaisir de recevoir des éloges mais ce n’est pas quelque chose qui va me rentrer dans la tête et me distraire."
"On échange quels que soient ses interlocuteurs"
Quelle que soit sa maturité, ce contexte reste perturbant. D’autant plus que ça s’agite en coulisses pour la prolongation de son contrat qui court jusqu’en 2022. L’enjeu est de le prolonger avec l’espoir de le vendre plus cher. Florian Maurice avait révélé, que le club discutait uniquement avec son papa. Ouvrant ainsi la porte à des rumeurs sur la représentation du joueur, son entourage, alors que son agent est, depuis ses débuts en pro, Moussa Sissoko.
"On échange, on avance, quels que soient ses interlocuteurs, avec qui nous étions en contact encore la semaine dernière, avoue Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais. Mais je n’ai pas l’habitude de révéler comment se passe ce genre de négociations. Il est en contrat jusqu’en 2022 et au final c’est Eduardo qui est maître du jeu et de son avenir."
Impossible dès lors de rester de marbre quand les plus grands agents bataillent pour conduire les destinées du jeune joueur. Et c’est sans doute une des raisons de cette méforme passagère. "La seule chose qui importe c’est qu’il se sente bien dans sa tête et apporte tout ce qu’il peut à l’équipe, nous avons besoin de tous nos leaders techniques en ce moment", insiste Nicolas Holveck.En particulier demain à Krasnodar pour cette finale qui pourrait projeter Rennes vers une campagne de Ligue Europa et un nouveau printemps pour Eduardo Camavinga.
Plusieurs mois après la campagne de promotion en faveur d’un émoji breton, le projet n’a pas été retenu par le consortium Unicode. L’association Point BZH ne baisse pourtant pas les bras.
Vraie déception pour les internautes bretons : l’émoji drapeau breton n’a pas été retenu par Unicode qui valide la création de ces petits dessins utilisés sur les réseaux sociaux.
L’association Point BZH, à l’origine du projet, en a fait l’annonce dans un communiqué publié ce mardi 1er novembre.
En début d’année 2020, une intense campagne de promotion sur Twitter avait pourtant généré 405 886 mentions du hashtag #EmojiBZH en quatre semaines sur Twitter. Un chiffre par exemple supérieur aux nombres de drapeaux écossais ou grec partagés chaque mois sur le réseau social.
À l’époque, le président de l’association David Lesvenan s’était vanté d’un "succès populaire qui donne toutes ses chances au dossier de candidature d’aboutir dans les prochains mois".
Unicode interpellé
Malheureusement, Unicode qui réunit les géants d’internet comme Google, Facebook ou Apple, n’a pas donné une réponse favorable à cette demande.
"Nous prenons acte de cette décision mais interpellons l’organisation qui décide ou non de la création des nouveaux émojis, via le hashtag #WhatMoreDoYouNeed. Car cette décision soulève des questions légitimes quant à l’attribution des émojis et la diversité culturelle", a réagi l’association Point BZH.
Si le Stade Rennais a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg (1-1), il ne le doit pas vraiment à la nouvelle prestation insipide d’Eduardo Camavinga (18 ans).
Le Stade Rennais n’y arrive plus. Si le club breton a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg en ouverture de la 12e journée de L1 grâce à Adrien Hunou (1-1), Eduardo Camavinga a participé à la première période défaillante des hommes de Julien Stéphan.
L’entraîneur du SRFC a pesté en conférence de presse contre cette production infâme et avait déjà agi en faisant sortir à la pause plusieurs de ses joueurs, dont son jeune milieu de terrain. Camavinga avait alors été remplacé par James Léa-Siliki, plus mordant dans l’entrejeu. Dans L’Équipe, Camavinga écope d’un médiocre 3/10 et prend cher dans les commentaires.
"L'automne est décidément compliqué pour l'international, revenu de blessure sur le même mode qu'avant : il a perdu sa spontanéité, son dynamisme, et a traversé la première période dans un anonymat étonnant. Au départ du but strasbourgeois, il accepte trop facilement le dribble adverse. Son remplaçant, Léa-Siliki (46e, note 6) a eu un tout autre impact", peut-on ainsi lire dans le quotidien sportif. Au micro de Canal+, Stéphan aura le mot de la fin sur Camavinga : "Malgré toutes ses qualités et son talent, on se doutait bien que ce serait plus compliqué cette année que la dernière."