Pas au niveau et battu par meilleur mercredi soir au Sánchez-Pizjuán par le Séville Fc en étant archi-dominé, le Stade Rennais est distancé et peut regretter Krasnodar.
Contre les Russes, les hommes de Julien Stéphan avaient concédé le match nul (1-1), à domicile, la semaine dernière.
Le Stade Rennais le savait et Julien Stéphan n’a cessé de le répéter. Séville 2020 n’a rien à voir avec 2019. Le Séville FC et ses six Ligues Europa au palmarès n’est pas le modeste Betis, certes très populaire, mais nettement moins compétitif sur la scène européenne.
Sur la pelouse du Séville FC, au palmarès européen long comme le bras à faire rager de jalousie son ennemi juré du Betis, et qui n’a plus perdu à l’estadio Ramón Sánchez-Pizjuán en compétitions européennes depuis deux ans et demi (face au Bayern, 1-2 en Ligue des champions), les Rennais ont été dépassés.
35 % de possession, 2 tirs seulement à 23, et deux fois sauvés par la barre transversale, sans compter un sauvetage sur sa ligne de Bourigeaud. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Difficile donc de faire part de quelconques regrets car Rennes ne s’est pas créé la grosse opportunité qui (nous) aurait permis de marquer, reconnaissait, lucide, l’entraîneur Julien Stéphan.
"Krasnodar, là où on devait prendre des points"
Un aveu simple et logique d’infériorité, concédé aussi par Clément Grenier. On savait qu’on n’allait pas dominer Séville, qu’on n’allait pas rivaliser dans la possession et que ça allait être difficile. C’est la première fois qu’on joue la Ligue des champions, et des équipes d’un tel niveau. Encore "en phase d’apprentissage", le Stade Rennais ne semble tout simplement pas en mesure de prendre des points face à ces équipes-là, de la classe supérieure, encore moins lorsqu’il se présente sans plusieurs de ses cadres.
Les regrets sont plus lointains. Prendre des points ici aurait été un exploit, tout le monde le sait, le savait, relevait Clément Grenier. On était à l’extérieur chez l’une des meilleures équipes d’Europe. C’est la réalité. Peut-être que les regrets, on doit les avoir contre Krasnodar à domicile. C’est là où on devait prendre des points." Comprenez face à un adversaire abordable, de la même cour que le SRFC et lui aussi néophyte en C1.
Krasnodar était largement à la portée des Rennais, le 4-0 infligé à Chelsea en Russie l’a confirmé. S’il n’est jamais bon de ressasser le passé, la domination infructueuse face aux Russes la semaine dernière au Roazhon Park (1-1) fait donc déjà ruminer côté rennais. Car ces deux points de perdus coûtent déjà chers et terminer aux deux premières places semble déjà illusoire. Les deux cadors Séville et Chelsea s’éloignent déjà au classement, après s’être pourtant affrontés (0-0). L’atout du SRFC reste le calendrier car si les Sévillans battent les Blues au Sánchez-Pizjuán, la première place sera jouée avant le retour entre Rennais et Sévillans, au Roazhon Park, lors du dernier match. Mais pour arriver à ce rendez-vous avec de l’espoir, faudra-t-il déjà ne pas perdre en Russie, une semaine plus tôt, face à Krasnodar, adversaire direct déjà désigné du Stade Rennais pour la troisième place qualificative pour la Ligue Europa. La compétition pour laquelle le SRFC est taillé."



Préoccupé par les nouvelles blessures de Daniele Rugani et Benjamin Bourigeaud à Séville faisant suite au pépin musculaire d'Eduardo Camavinga et au cas de Covid-19 de Flavien Tait, Julien Stéphan aurait en tête de faire largement tourner son effectif samedi (17 heures) à l'occasion de la réception du Stade Brestois.
L’addition aurait pu être bien plus salée. Mais c’est avec zéro point que les Rennais repartent de Séville. Mercredi 28 octobre 2020, pour leur deuxième match de Ligue des champions, ils ont été battus (0-1) par une équipe espagnole d’un niveau nettement supérieur au leur.
GOMIS (7/10). Le gardien rennais a vu d’entrée son but assiégé et n’a, dans un premier temps, pas rassuré en se trouant sur un corner et en enchaînant quelques mauvaises relances lointaines. Mais on retiendra son festival car le portier sénégalais a ensuite sorti le grand jeu, aidé aussi à deux reprises par sa barre. S’il a autant brillé, il faut dire qu’il en a eu l’opportunité, tant les situations se sont succédé devant son but tout au long de la rencontre. Bien sorti devant Ocampos (26’), présent sur la frappe lointaine de Koundé (28’), puis déterminant face à De Jong (63’), pour ne citer que ces occasions. Il a été déterminant et permis aux siens d’y croire jusqu’au bout.
"À quel type de match vous attendez-vous à Séville ?
L'apprentissage continue : pour le deuxième match de Ligue des champions de son histoire, Rennes, sans ses cadres Steven Nzonzi (suspendu) et Eduardo Camavinga (diminué), a longtemps résisté avant de céder 1-0 mercredi à Séville dans le cadre de la deuxième journée de C1. Symptomatique : c'est sur une longue passe de Fernando pour Marcos Acuña, et un centre de l'Argentin pour Luuk de Jong (55’), que Rennes a fini par rompre sous les assauts répétés des vainqueurs en titre de la Ligue Europa.
"Vous ne m'avez pas beaucoup interrogé sur Rennes. C'est une grande équipe, une très grande équipe. Ils ont terminé deuxièmes (troisièmes, NDLR), l'année passée. C'est le premier match chez nous contre un très bon adversaire. Ils ont recruté beaucoup de joueurs à l'intersaison, ils vont nous obliger à faire un grand match pour gagner. Il faut bien évidemment respecter l'adversaire", a déclaré le coach breton face à la presse, ce mardi.
En plus de Flavien Tait, le Stade Rennais se présentera demain sans Eduardo Camvinga au stade Sanchez-Pizjuan (21h). Comme hier, le milieu international était absent de la séance d’entraînement du jour. Julien Stéphan devrait confirmer la nouvelle lors de sa conférence de presse à venir. La raison n'est pas sportive, Mohamed Toubache-Ter affirme qu'il s'agit d'une béquille.
Julien Stéphan pourrait avoir des maux de tête pour construire son milieu de terrain contre le FC Séville mercredi (21 h). Après Eduardo Camavinga, absent du groupe, c’est Steven Nzonzi, suspendu, qui manquera le 2e match de l’histoire de la Ligue des champions du Stade Rennais.
Qu’est-ce qui se passe à Séville, qui se met à perdre (*) ?
Le Stade Rennais n’est pas inquiet. Bien qu’il reste sur des résultats décevants, notamment une défaite à domicile face au SCO d’Angers (1-2), Julien Stéphan aborde le prochain match de Ligue des champions le plus sereinement du monde. A moins que la blessure de Flavien Tait ne commence à le stresser.
Tous les signaux sont au vert au Stade Rennais en ce début de saison, sauf bien sûr l’affluence au stade qui est un véritable point noir…
La première rencontre de l'histoire du Stade Rennais aura donc lieu dans un stade quasiment vide. Crise sanitaire oblige, la préfecture d'Ille-et-Vilaine maintient la jauge de 1000 spectateurs maximum au Roazhon Park pour la rencontre de mardi face à Krasnodar (coup d'envoi à 21h).


