La nomination de Rolland Courbis entraîneur, à la place de Philippe Montanier, n’était pas passée inaperçue au Stade Rennais en 2016. Après avoir appris son décès lundi 12 janvier 2026, le public rennais rend hommage au coach haut en couleur.

Je suis assez surpris et assez fier qu’un club aussi important pense à moi. Ce furent les premiers mots de Rolland Courbis à son arrivée au Stade Rennais football-club en janvier 2016. L’ancien entraîneur emblématique pendant près de quarante ans et consultant s’est éteint lundi matin, à l’âge de 72 ans.
S’il n’est resté au club Rouge et Noir que quelques mois (entre janvier et mai 2016), le coach a marqué bon nombre de Rennais. En janvier 2016, il devient conseiller sportif du président du SRFC, René Ruello, avant d’être nommé entraîneur principal, en remplacement de Philippe Montanier.
Un homme sympathique et simple à aborder
Le contact est vite passé avec le public du Roazhon Park. À son arrivée au centre d’entraînement de la Piverdière, en tant que nouvel entraîneur, Rolland Courbis était applaudi par quelques supporters. Certains voyaient en lui "un homme à poigne qui saura dire les choses avec sa gouaille."
Jean-Claude, Rennais, suit les matchs des Rouge et Noir depuis plus de quarante ans, et assiste à l’enregistrement de l’émission de TVR, Pleine Lucarne chaque semaine.
Il se souvient d’un personnage sympathique, simple à aborder et naturel. Il sortait de l’ordinaire par rapport aux autres entraîneurs. C’était nouveau à Rennes. Il n’est pas resté suffisamment longtemps au Stade Rennais. J’étais triste quand il est parti. Mais je gardais toujours du plaisir à le voir à la télévision en tant que consultant.
Un peu plus loin, Didier est du même avis : Il a quand même marqué de grandes équipes comme Marseille. Et à Rennes, c’est lui qui a révélé et propulsé Ousmane Dembélé, aujourd’hui ballon d’or. C’est dommage qu’il soit parti si vite de Rennes.
Un brin sulfureux
Jacques, 53 ans, exprime sa reconnaissance à l’égard du coach : Je me souviens avoir été très surpris de son arrivée à Rennes. On avait tous l’image d’un homme haut en couleur, truculent et un brin sulfureux , se rappelle-t-il.
Le personnage cadrait mal avec la culture très feutrée du club. L’équipe ne manquait pas de panache, finalement à l’image de son entraîneur qui avait réussi en peu de temps à insuffler un peu de folie. C’est pour ça que les gens vont au stade, je crois. En tout cas mon fils et moi on s’en souviendra longtemps. Ce sont des super souvenirs de tribunes. Rien que pour ça, un grand merci à monsieur Courbis.
Un charisme unique
Sylvie, elle aussi fidèle supportrice du Stade Rennais, se souvient d’un homme sympathique, avec qui on pouvait échanger. Il m’est arrivé de discuter avec lui lors d’entraînements à la Piverdière. Il allait vers les gens, vers le public et il était très humain avec les joueurs.
Elle ajoute : Il a marqué le foot par son charisme unique, son art de dédramatiser. Son discours en imposait autant qu’il amusait. On s’en souviendra longtemps à Rennes.





