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Annoncé jeudi par le président de la Ligue, Vincent Labrune, le calendrier du prochain appel d'offres des droits télé de la L1 à l'automne 2023 interroge.
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Disruptif. Le qualificatif colle bien à Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel (LFP) depuis deux ans. Tandis que ses prédécesseurs, notamment sur le conseil du cabinet d'avocats Clifford Chance, avaient pris l'habitude de lancer la commercialisation des droits télé domestiques de la Ligue 1 au printemps, l'ancien président de l'OM a cette fois donné rendez-vous à « l'automne 2023 » pour le contrat qui débutera à l'été 2024. Une annonce faite au détour d'une phrase lors de son intervention, jeudi, au festival « Demain le sport » autour de la thématique « Le foot français dans le Big 4 ? ».

Pourquoi cette date ?
Le patron de la Ligue a surpris l'assemblée mais aussi ses partenaires diffuseurs, actuels ou potentiels, visiblement pas au courant de cette annonce. Pour certains, le timing de cet appel d'offres paraît tardif, à quelques mois de la fin du contrat en cours, et possiblement risqué s'il venait à être infructueux. Mais il n'est pas incohérent. « Quand on voit l'état du marché, on s'attendait au plus tardif possible, nous glisse d'ailleurs un acteur. Si c'est infructueux, cela permettra à la Ligue de négocier de gré à gré avec qui elle veut. »

Par ailleurs, le contrat actuel - 250 M€ par saison réglés par Amazon pour 80 % des matches récupérés après la défaillance de Mediapro et sa promesse initiale de 800 M€, 332 M€ par Canal+ pour le reste et 42 M€ par Free pour le quasi-direct - est toujours source de tensions entre la Ligue et certains « partenaires ». Toujours en procès avec la Ligue sur fond « d'iniquité » de prix, Canal+ et Free ne décolèrent pas. Attendre la fin possible de ces procédures apparaît comme un premier point important.

Par ailleurs, Amazon a encore besoin d'un peu de temps pour analyser les effets de l'arrivée de la Ligue 1 sur sa plateforme Prime Video. Ces prochains mois, Alex Green, le patron des sports Europe, sera aussi mobilisé sur la poursuite de la commercialisation des droits de la Ligue des champions pour 2024-2027, notamment en Italie et en Allemagne. Il y détient actuellement une affiche par semaine de compétition. Si le géant américain n'a pas remporté le moindre lot face à Canal + en France pour cette future C1, Prime Video a décroché une affiche pour le Royaume-Uni. Signe qu'Amazon semble a priori loin de faire machine arrière sur la diffusion du foot.
Enfin et surtout, la Ligue et son nouveau partenaire CVC - qui détient 13 % du capital de la société commerciale de la LFP depuis le printemps dernier - semblent vouloir prendre le temps de travailler le produit « Ligue 1 ».

Elles veulent le rendre sexy, adapté à un public plus large, et, pour cela, mieux vaut montrer qu'on va réfléchir et travailler. « L'arrivée d'un tiers comme CVC va aussi aider les dirigeants de la LFP dans leur rapport aux présidents de club, ce qui a souvent été un frein à l'innovation, estime un observateur. Cela va aider à leur faire comprendre que la priorité va à l'amélioration du produit ! Mais cela demande du temps. »

Quelles surprises ?
Les observateurs du marché des droits de la Ligue 1 le savent, lors des appels d'offres, il y a toujours une surprise. À la Ligue, on semble vouloir la voir venir une nouvelle fois du monde des Gafa. Après Amazon, Apple, détenteur d'un contrat monde de dix ans avec la Major League Soccer (MLS) pour tous les matches contre un minimum garanti de 237 M€ par an, semble faire briller les yeux des instances sportives européennes.

Jeudi, Vincent Labrune ne s'en est d'ailleurs pas caché : « Pour la croissance des revenus, on a la chance d'assister à un véritable big bang au niveau de l'industrie des médias avec les GAFA, qui vont se positionner, d'après nous, de plus en plus sur des produits premium de sport en direct. Ce sera pour eux un grand facteur de différenciation pour leurs abonnés. À nous de rendre la Ligue 1 spectaculaire et attractive pour repenser le mode de commercialisation de nos droits en intégrant le profil et la logique de ces nouveaux acteurs ». On pense notamment aux droits internationaux, eux aussi remis sur le marché d'ici à l'été 2024. Laisser le maximum de temps à ces mastodontes de bouger un peu plus fort sur d'autres droits d'ici à l'appel d'offres permettrait, là encore, à la LFP d'intensifier un peu plus la concurrence.

Sans oublier la plate-forme DAZN, déjà présente en Italie, en Allemagne et en Espagne... mais qui perd beaucoup d'argent, et celle de ViaPlay, groupe suédois qui a récemment tenté de s'offrir les droits de la Premier League pour le marché français.

Sans Canal+ ?
C'est l'autre grande interrogation de ce prochain appel d'offres : Canal+ y participera-t-il, et son partenaire beIN Sports, dont elle gère la distribution en exclusivité contre 250 M€ par an, sera-t-il ou non solidaire ? Jeudi, Vincent Labrune a défini la puissance historique de Canal+ comme l'une des « faiblesses historiques du football français. [...] La concurrence n'a jamais vraiment pu jouer à plein en France, au niveau des droits télé. Les challengers sont toujours repartis aussi vite qu'ils étaient arrivés, en raison de la position dominante, pour ne pas dire plus, d'un groupe leader sur le marché de la télé payante et de la distribution. D'ailleurs, le montant de nos droits domestiques ne nous a jamais permis d'être réellement compétitifs vis-à-vis de nos concurrents européens les plus proches ».

La chaîne cryptée, elle, s'est offert en juin dernier, contre un peu moins de 450 M€ par saison, 100 % des trois Coupes d'Europe de football pour 2024-2027. Mais aussi le droit de respirer. « L'enjeu était de devenir moins dépendant de la Ligue 1 », reconnaissait d'ailleurs le président de Canal+ Maxime Saada dans L'Équipe, au lendemain de cette prise. Tout en affichant de la prudence quant à sa participation aux enchères des droits de la L1 : « L'avenir le dira... Cela reste un produit important en télé payante mais nous verrons en fonction des circonstances, du prix et de ce qui se passera à ce moment-là sur le marché français. » Et qui sait ce que le marché de l'audiovisuel aura vécu d'ici à l'automne 2023...

Invité de "Demain le Sport", Vincent Labrune a évoqué l’avenir de la Ligue 1. Indice UEFA, l’apport de la CVC, développement d’une "culture spectacle", le président de la LFP a fait le tour des dossiers chauds du championnat de France. Il n’exclut pas de débaptiser le championnat de France.

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Pour la première édition de la conférence "Demain le Sport", organisée par franceinfo, L’Équipe et France Télévisions, de nombreux invités étaient présents comme Kévin Mayer ou la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra.

Présent sur scène, Vincent Labrune a expliqué les enjeux autour de la Ligue 1 pour les prochaines saisons. Le président de la Ligue de Football Professionnelle a d’abord évoqué l’arrivée de CVC dans le championnat français, qui a injecté 1,5 milliard d’euros. "On prend CVC comme un partenaire actif de notre développement et on pense qu’ils sont clés dans notre développement futur. Il était important d’injecter des liquidés dans nos clubs afin d’éviter la faillite et de maintenir un niveau de compétitivité."

Une cinquième place à l’indice UEFA "impérative"
Vincent Labrune a également rappelé l’importance de la cinquième place à l’indice UEFA : "Il est impératif que la France conserve cette place pour pouvoir bénéficier de quatre places en Ligue des champions. C’est vital si on veut faire exister notre football professionnel à un haut niveau. C’est une priorité pour nous. Quatre places, c’est plus de visibilité, plus de revenus UEFA, plus de revenus globaux et donc d’investisseurs prêts à investir dans nos clubs."

"La France est une référence en termes de formation de joueurs et il est primordial de pouvoir garder nos jeunes joueurs, a par ailleurs souligné le président de la LFP. On fait un gros travail avec le syndicat des joueurs pour passer le premier contrat professionnel d’une durée de trois ans à une durée de cinq ans."

Rebaptiser la Ligue 1 ?
Enfin, Vincent Labrune a annoncé les lignes directrices du projet de développement de la Ligue 1 dans les années à venir. Un projet visant à attirer un nouveau public via une "culture spectacle". "On doit aller à la conquête de nouvelles catégories de fans, de consommateurs. On veut promouvoir un métissage entre le sport et le divertissement. Il faudra monter en gamme dans nos contenus, nos productions et renforcer l’usage de nos outils technologiques."

Un développement qui pourrait passer par un changement de nom de la Ligue 1 : "Il faut s’affranchir des traitements traditionnels, créer de nouvelles expériences audiovisuelles. Il faudra sans doute dépoussiérer la marque “Ligue 1” voire la rebaptiser. C’est une réflexion qu’on est obligé d’avoir."

Baptiste Santamaria, gravement blessé à la cheville gauche contre Auxerre voici dix jours (5-0), a subi une intervention chirurgicale qui s'est bien passée, lundi à Bordeaux. Le milieu de Rennes devrait être absent au moins quatre mois.
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Blessé contre l'AJ Auxerre lors de la 7e journée de L1 (5-0), Baptiste Santamaria a été opéré, lundi à Bordeaux, des ligaments de la cheville gauche. L'intervention s'est bien passée.

Le milieu défensif s'apprête à entamer sa convalescence. Son indisponibilité, qui n'est pas officiellement précisée par son club, devrait s'étendre jusqu'à fin janvier-début février 2023.

Le SRFC cherche un joker médical pour pallier l'absence de l'ancien Angevin. L'arrivée de l'ancien Lillois Xeka (27 ans), actuellement sans club, serait imminente.

 

Pour ses déplacements en Ligue 1, le Stade Rennais alterne entre plusieurs moyens de transport en fonction de la distance. L’avion reste la solution privilégiée.
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À l’heure de la sobriété énergétique, le sujet est sur toutes les lèvres des acteurs du football français. Après le bad buzz provoqué par Christophe Galtier, l’entraîneur du PSG, et Kylian Mbappé en conférence de presse cette semaine, la problématique des déplacements des clubs de football professionnels est revenue au centre du débat. Si la situation de chaque club de Ligue 1 est différente, le Stade Rennais est en tout cas loin d’être le plus mauvais élève de la classe.

Depuis plusieurs années, le club se déplace systématiquement en bus pour ses déplacements dans la zone Grand Ouest - c’est-à-dire à Angers, Lorient, Brest et Nantes en ce qui concerne la saison 2021/22. Grâce à la ligne à grande vitesse qui rallie, depuis 2017, la capitale française en 1 h 26, les Rouge et Noir s’organisent également pour prendre le train jusqu’à Paris. Une véritable singularité à ce niveau puisque sur l’ensemble de la saison 2019/2020 en Ligue 1 et en Ligue 2, 65 % des trajets des équipes ont été effectués en avion, 31 % en bus et seulement 4 % en train.

Le TGV pose plusieurs difficultés
Il faut dire que malgré les appels du pied de la SNCF, ce mode de transport présente plusieurs écueils pour les clubs professionnels. « Le premier problème qu’on rencontre, c’est le calendrier qui tombe seulement trois semaines à l’avance », explique le Stade Rennais. « C’est très compliqué de bloquer une rame pour 40 personnes dans un laps de temps aussi court. Ensuite, il faut aussi pouvoir repartir après la rencontre… et quand on joue à 21 h, ça n’est pas possible. La dernière fois, on avait dû rentrer de Paris en bus ».

Autre dossier assez épineux : la sécurité des joueurs et les troubles à l‘ordre public que peut générer l’apparition de toute l’équipe dans une gare. « Il y a des joueurs comme Steve Mandanda qu’on peut difficilement amener à la gare sans une organisation millimétrée en amont ».

Le transport aérien plébiscité par les clubs
En ce qui concerne les déplacements plus longs, c’est l’avion qui est privilégié. Un mode de transport difficile à remplacer, surtout au regard du calendrier surchargé d’un club qui dispute une Coupe d’Europe. « Quand on joue tous les trois jours, il faut faire très attention au temps de récupération pour éviter les blessures », précise le SRFC. « Si on se rend à Bordeaux en bus sur un match qui se dispute à 21 h, les joueurs vont rentrer à 6 h du matin. Ce n’est pas envisageable de perdre une journée de soins ou de récupération quand on fait du sport de haut niveau ».

Mercredi 7 septembre, le Stade Rennais a effectué plus de 4 h d’avion pour se rendre à Chypre pour son entrée en lice jeudi en Ligue Europa face à l’AEK Larnaca. Les joueurs rentreront en Bretagne dans la foulée de ce périple qui devrait être leur plus long déplacement de la saison.

Si le transport aérien semble encore avoir de beaux jours devant lui pour les déplacements des clubs de Ligue 1, le Stade Rennais tente néanmoins de limiter le bilan carbone liées à toutes ses activités. Presque un devoir d’exemplarité à une période ou chacun est appelé à faire des efforts en matière de sobriété énergétique.

Des alternatives pour limiter le bilan carbone
Cette année, le club a notamment signé un partenariat avec une société qui encourage les supporters à se rendre au Roazhon Park en covoiturage. L’objectif étant de limiter le nombre de voitures à circuler les soirs de match. Dans un rapport qui date de 2020, l‘Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie avait constaté que plus de 80 % des émissions de gaz à effet de serre liées à une manifestation sportive sont dues au transport des personnes.

À Rennes, si l’arrivée de la ligne B du métro devrait avoir un impact positif sur la réduction du nombre de voitures en circulation à chaque rencontre, le club essaye depuis plusieurs années de proposer des alternatives. En 2015, un service de navettes de bus longue distance avait notamment été lancé afin de relier le Roazhon Park à une trentaine de communes aux quatre coins du département. Peut-être trop en avance sur son temps, le service n’avait pas connu un franc succès.

« On doit se pencher sur ces problématiques car elles sont très importantes », insiste le SRFC. « Au-delà des pratiques difficiles à modifier sur le transport, on doit avoir des comportements irréprochables à côté ». Preuve que le sujet n’est vraiment pas pris à la légère, une responsable RSE a intégré l’organigramme du Stade Rennais en 2019 pour travailler au quotidien sur la diminution de l’empreinte carbone du club.

Deuxième match à domicile pour le RC Lens ce samedi soir et premier arrêté préfectoral touchant les supporters visiteurs. Ceux-ci pourront assister à la rencontre mais ils sont priés de se rendre au stade sous escorte policière depuis Liévin.

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Le record du nombre d’interdictions de déplacement va-t-il être battu lors de cette saison 2022-2023 ? C’est la question que se posent les supporters de football après un exercice 2021-2022 durant lequel les préfectures n’avaient pas chômé, à commencer par celle du Pas-de-Calais. Alors qu’aucun arrêté n’a été pris à l’occasion du premier match de Lens face à Brest, celui de samedi soir contre Rennes sera bel et bien touché par des restrictions.

Bonne nouvelle pour les fans bretons, ils pourront se rendre à Bollaert-Delelis pour encourager leur équipe. Mais leur venue sera strictement encadrée. L’arrêté enjoint tous ceux qui viendront dans notre région en transport collectif à se rassembler rue Marcel-Caron à Liévin à 19 heures, pour être ensuite escortés jusqu’au stade. Stade qu’ils ne pourront quitter que "sur autorisation des forces de l’ordre" après le coup de sifflet final.

Des "indépendants" rennais désireux d’en découdre ?
A contrario, les abords du stade, le centre-ville de Lens et quelques rues de Liévin sont interdits à tout supporter rennais "ou se comportant comme tel" qui serait démuni de billet pour le match. Par ailleurs, l’arrêté interdit le transport et l’utilisation de fumigènes aux mêmes endroits, ainsi que de banderoles et de drapeaux portant des messages qui "appellent à la provocation, à la violence ou à la haine". Le non-respect de l’arrêté expose à six mois de prison, 30 000 euros d’amende et un an d’interdiction de stade.

On retrouve comme justifications à ces mesures des arguments habituels : le risque d’attentat et le plan Vigipirate et les traversées de migrants à Calais qui mobilisent les forces de l’ordre. Mais ce qui semble surtout inquiéter les autorités sont "les renseignements recueillis par les forces de sécurité" : des supporters indépendants rennais, en conflit avec une section "ultra" (Roazhon Celtic Kop), seraient susceptibles de venir à Lens pour en découdre. Or, "lors d’un déplacement à Rennes" (dont la date n’est pas précisée), des indépendants lensois seraient venus prêter main-forte aux premiers pour affronter les seconds. "Des policiers physionomistes des deux clubs" devraient d’ailleurs être présents ce samedi soir pour les identifier.

En 2018, à Rennes, un jeune de 17 ans était arrêté par la DGSI après avoir échafaudé un attentat contre le Stade Rennais.
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Notre série : Rennes, nid d'espions
De la Seconde guerre mondiale aux cyberattaques d’aujourd’hui, en passant par les menaces russes et chinoises, Rennes figure depuis 80 ans sur la carte des services secrets. Grâce au Mensuel de Rennes, découvrez neuf affaires d’espionnages véridiques qui sont liées à la capitale bretonne.

Au dernier étage du commissariat de la Tour d’Auvergne, à Rennes, il existe une porte sécurisée dont personne ne peut s’approcher, sauf raison valable. Et encore faut-il être dûment escorté par un fonctionnaire habilité.

Derrière, rien que des bureaux très banals, comme on en trouve à tous les niveaux de l’hôtel de police, pour la plupart mieux équipés que la moyenne. Qu’est-ce qui rend ce secteur aussi sensible ? Son activité. C’est ici que se trouve l’antenne locale de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). À ne pas confondre avec la DGSE, qui opère hors du sol français, la DGSI s’occupe du renseignement sur le territoire hexagonal. Ses compétences recouvrent le contre-espionnage. Mais, aussi, le contre-terrorisme.

Limiers d’élites
À Rennes, le service compte notamment des ex-Renseignements généraux (RG), qui ont fusionné avec la DST en 2008. Habitués à travailler en « source ouverte », au contact du public, en manifs par exemple, aucun de ces impétrants n’était alors habilité « secret-défense ». Il leur a fallu apprendre très vite la discrétion et le principe du « besoin d’en connaître ». Autant de qualités indispensables pour intégrer un service qui ne travaille qu’en circuit fermé. Les antennes locales de la DGSI dépendent directement du directeur central. Lui-même relève du ministre de l‘Intérieur, sans passer par l’échelon du Directeur Général de la Police nationale, comme y sont obligés la plupart de ses homologues.

Combien d’employés évoluent dans ce bocal de béton ? L’information est confidentielle. Le grand public n’entend parler de ces limiers d’élite qu’à l’occasion de rares arrestations médiatisées. C’est le cas, par exemple, du projet d’attentat au Roazhon Park.

Un lycéen dans le collimateur
L’affaire démarre en 2017, quelques jours avant Noël. La France sort de deux ans d’état d’urgence suite aux attaques de Paris. Dans l’esprit des Rennais, le risque terroriste semble pourtant éloigné de leur région. Pas pour la DGSI, qui sait que la capitale bretonne est une cible potentielle. Un an auparavant, en septembre, un exercice grandeur nature a simulé la prise d‘otage de spectateurs au Théâtre national de Bretagne. Après Nice et le 13 novembre, les services de renseignement n’ont qu’une peur : louper le prochain « radicalisé » qui passera à l’acte.

Justement, la DGSI pense en avoir repéré un. Ses spécialistes chargés de scruter l’Internet islamiste ont dans leur collimateur G., un lycéen rennais de 17 ans. Le jeune homme rêve de partir faire la guerre en zone irako-syrienne, aux côtés d’Al Qaida. Renfermé, il vit seul avec sa mère et passe son temps sur Telegram. Une messagerie chiffrée prisée des politiques, des journalistes… Et des organisations terroristes.

Nom de guerre
G. ne poste pas sous sa véritable identité. Il utilise une kunya, un « nom de guerre » -le seul par lequel les djihadistes se connaissent. Dans un langage entrelardé d’argot arabe, il partage des messages violents, des images de propagande et des informations sur la Syrie. Mais G. a oublié les règles de prudence élémentaire. Ses 19 photos de profil sont accessibles au tout venant. Les images parlent d’elles-mêmes : des drapeaux de l‘organisation djihadiste Ansar al-Islam et de l’Émirat islamique d’Afghanistan, un « fuck », des photos de combattants… Il y a également une référence à al-Malhamah al-Kubra, la grande bataille de l’Apocalypse contre les Croisés, dont les terroristes se sont attribués la sinistre mission de paver la voie.

La DGSI a suffisamment d’expérience pour prendre tous ces éléments au sérieux. L’antiterrorisme mobilise plus des deux tiers de ses capacités. Notamment sa section T3 centrée sur l’islam radical. « La France est aujourd‘hui, clairement, le pays le plus menacé » 1, affirme Patrick Calvar, ancien des Renseignements généraux de Rennes et patron de la DGSI jusqu’en 2017. Le dossier de G. est donc transmis à l’échelon breton du service.

Sous haute surveillance
Le 20 décembre, la DGSI informe la section antiterroriste du Parquet de Paris. Une enquête préliminaire est ouverte. G. est passé à la moulinette des fichiers de police. Inconnu des services. En revanche, et c’est jugé très intéressant, le lycéen a fait une demande de passeport biométrique le 18 décembre. Soi-disant pour un voyage scolaire. Ça sent le départ imminent en Syrie.

Les enquêteurs placent l’immeuble du jeune homme sous surveillance. Une opération très classique. Les techniciens de la DGSI sont par exemple capables d’installer en quelques minutes une caméra autonome dans un détecteur de fumée ou un lampadaire. Avantage : le quartier de G., à deux pas du square Charles-Geniaux, n’est pas isolé. Si besoin, les enquêteurs peuvent le prendre en filature sans se faire « détroncher » par les habitués des lieux.

Théories du complot
Vu de l’extérieur, G. est un élève sans histoire, en première dans un lycée privé catholique rennais. Comme beaucoup d’ados, c’est un garçon taciturne et influençable. Issu d’une famille bretonne pas vraiment religieuse, il n’a jamais connu son père. Il a décroché de l’école vers 13 ans, au fil des nombreux déménagements de sa mère. Depuis, il apprend l’arabe. Il s’est converti à l‘islam au cours de l’année. Sans le dire à sa mère, à qui il parle à peine. Il porte parfois la djellabah et fréquente le Centre islamique voisin une fois par semaine. Rien de répréhensible.

Si G. ne fait pas de vagues, ses échanges en ligne sont plus inquiétants. Il y évoque des projets d’attentat. Ses recherches sur la Syrie l’ont entraîné dans une spirale de fanatisme et de théories du complot, où les « diables occidentaux » tiennent le sale rôle. Le garçon représente une proie parfaite pour les recruteurs d’Al Qaida. Ces manipulateurs aguerris vantent une vie syrienne fantasmée, où un jeune paumé trouvera une nouvelle famille.

Depuis, G. téléphone régulièrement à des contacts proches de l’islam radical, bien connus de la DGSI. Dont un fiché pour terrorisme. Il appelle aussi plusieurs jeunes femmes. Il propose à l’une d’elles de l’accompagner en Syrie, où il veut devenir « sniper ». Elle refuse et menace de mettre fin à leur relation. Ils ne se sont jamais vus, mais G. affirme qu’il veut marcher avec elle sur « le sentier d‘Allah ». Il souhaite accomplir « quelque chose de bien plus grand qui est de secourir (sa) religion dans cette période où les mécréants s’acharnent sur elle ».

Interpellation
Le 16 janvier 2018, G. est interpellé à son appartement. Pendant la perquisition, les policiers trouvent un sac à dos contenant des vêtements, une trousse de toilette et plusieurs centaines d’euros en liquide. Un papier récapitule des itinéraires sûrs pour se rendre en Syrie. Un véritable périple en train, en car et en avion, de Rennes à la Turquie en passant par Barcelone et Toulouse. Puis un « passage clandestin » vers la ville d’Idlib à l’aide d’un faux passeport. La fugue était imminente.

Ce qui retient le plus l’attention des enquêteurs est sans doute ce feuillet bizarre sur lequel G. a griffonné un plan du Roazhon park. Et une liste d’armes. Pour les policiers : pas de doute : il s’agit d’un projet d’attentat. Un véritable remake du Bataclan à la mode de Bretagne.

Estimation glaçante
Le plan indique la position des véhicules et des complices nécessaires ainsi que les temps de parcours. G. n’a visiblement ni les hommes, ni les armes, ni les moyens de mener cette entreprise. Mais, pour le reste, il a tout prévu : « Une voiture arrive, dépose quatre personnes devant le Stade Rennais et emprunte la poubelle pour y accéder. Une voiture arrive devant le bar L‘Équipe et le Carrefour City, dépose trois personnes direction le Carrefour puis trois autres personnes qui rafalent le bar ».

S’ensuit une estimation glaçante du nombre de victimes : « S.R (Stade Rennais, NDLR) : 40 idolâtres, Bar l’E. : 6/10 idolâtres, Carrefour : 10/15 idolâtres Total : environ 60 Idolâtres ». À présent, c’est aux techniciens de la DGSI de faire parler le matériel informatique saisi chez G. : trois ordinateurs, trois disques durs, une clé USB, cinq téléphones, deux lecteurs MP3.

Fabriquer une bombe dans la cuisine de votre mère
De nombreux fichiers ont été supprimés. Mais il existe pléthore de logiciels qui les feront remonter à la surface. En auscultant les données de G., la DGSI tombe sur trois dossiers contenant des photos aériennes et des plans d’accès au Roazhon Park. Ainsi que des fichiers aux titres évocateurs, comme « Attaques ciblées : tuer les collabos pour la politique de l‘État français contre le califat, guide du lion solitaire », une liste des zones du corps humain à privilégier lors d’une attaque au couteau, ou encore un manuel intitulé « Fabriquer une bombe dans la cuisine de votre mère » (sic).

À ce moment, la DGSI se souvient sans doute qu’un tas de canettes a été découvert sous le lit de G. Des objets banals dans une chambre de jeune… qui peuvent aussi servir à fabriquer des explosifs artisanaux. L’historique du navigateur révèle des recherches du type « attaque au gaz », « tuerie de masse », ou encore le mot « taqiya ». Celui-ci désigne, pour les fanatiques, la dissimulation de sa radicalisation par la ruse. Dans le cas de G., il s’agissait de participer aux activités scolaires et de maintenir des contacts sur Facebook.

Vidéos d’exécutions
Le téléphone contient plusieurs vidéos de propagande, dont des exécutions. Mais aussi des conversations édifiantes entre G. et d’autres radicalisés. Le lycéen leur affirme qu’il commettra un attentat en France, « un 13-Novembre, mais en mieux », s‘il ne parvient pas à partir en Syrie. Il faut dire qu’un obstacle de taille se dresse entre G. et le djihad : sa maman. Encore mineur, il ne peut pas disparaître sans qu’elle appelle la police. Pas grave.

À un contact, G. déroule son « plan » : « Faudrait qu’une personne fasse croire à ma mère, en gros, que je vais chez un ami, soit-disant (sic). La personne, elle se fait passer pour son père, et pendant un bout de temps, par exemple les vacances chez cet ami, je dois passer une semaine, alors que c’est pas vrai, je pars pour le shâm (…). Comme ça je ne suis pas recherché (…). Faut pas qu’on parte à la légère (…). On se rencontre tous à Paris, (…) on prend l’avion à quelques heures d’intervalles pour pas qu’on parte tous en même temps et qu’on se fasse choper… »

Une simple pulsion ?
Placé en garde à vue, G. est interrogé à cinq reprises, livrant à chaque fois des indices sur son profil et ses motivations. Au départ séduit par les thèses de Daech, il s’est finalement rapproché de leurs rivaux, le Front al-Nosra, affilié à Al Qaida.

G. soutient qu’il ne comptait pas réellement organiser un attentat. Le Roazhon Park ? Une simple « pulsion », selon lui. Les enquêteurs ne sont pas convaincus. Ces déclarations ne « matchent » pas avec les conversations Telegram où G. fait l’apologie des martyrs et de la violence. Quatre mois plus tôt, il affirmait encore qu’il fallait commettre « des attaques simultanées » contre des concerts ou des commissariats, afin de saturer les services de police et de secours. Durant les auditions, le lycéen plaide qu’il a juste voulu « faire le malin » et répète qu’il n’est pas « pour le meurtre ».

10 ans de prison
La DGSI a-t-elle fait capoter un futur attentat ? Ou ces plans n’étaient-ils que les délires d’un ado manipulé par de dangereux « amis » virtuels qu’il n’a jamais rencontrés ? Mis en examen, G. est transféré à la prison de Fleury-Mérogis. Puis à la maison d‘arrêt d’Osny dans le Val d’Oise. Avant de finir à Vezin-le-Coquet. Son procès a lieu du 30 novembre au 3 décembre 2021, à Paris, devant une cour d’assises des mineurs spéciale. Il est condamné à dix ans de prison.

Un deuxième individu, arrêté grâce à l’exploitation des éléments saisis dans le cadre de cette affaire, est condamné à six ans de détention. L’histoire ne s’arrête pas là. Dans sa cellule, G. a dissimulé un téléphone sur lequel il a continué de collectionner des milliers de fichiers de propagande djihadiste. Décapitations, chants guerriers… L’objet est découvert. Et, le 20 mai 2022, il vaut à G. d’écoper d’une peine de 18 mois supplémentaires.

Dès le mercredi 31 août 2022, date de la réception de Brest, les supporters du Stade Rennais pourront effectuer du covoiturage grâce à l’application mobile StadiumGo. Les jours de match à domicile, leurs trajets seront partagés sur la plateforme, de quoi faciliter une démarche écoresponsable.
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Routes encombrées, navettes et bus saturés… À Rennes, pour les fans de football, se rendre au Roazhon Park sans encombres s’avère souvent compliqué. Une situation prise en compte par le Stade Rennais. Le club a en effet annoncé un partenariat avec l’application StadiumGo. Le principe : via la plateforme, les supporters des Rouge et Noir pourront signaler leur trajet à l’avance et proposer leurs services à d’autres covoitureurs. Un choix justifié par une démarche écologique et une volonté de fluidifier le trafic vers le stade.

Une place de parking offerte

Il sera possible d’utiliser l’application aussi bien à domicile qu’à l’extérieur. Pour les matchs au Roazhon Park, des places sur le parking P10 (route de Sainte-Foix) seront réservées aux covoitureurs dans la limite des places disponibles.

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C'est ce qu'on appelle mettre les pieds dans le Piat.

Invité sur RMC ce samedi matin, Philippe Piat, co-président de l'UNFP, n'a pas caché ses craintes face aux nombreux lofts mis en place par les clubs. "Cela m'inquiète terriblement" , a-t-il indiqué. Il s'interroge ensuite : "Pourquoi des clubs ont autant de joueurs sous contrat ? Si vous écoutez la DTN, la DNCG, la LFP, tout le monde reconnaît qu'il faut 25 joueurs." Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, l'octogénaire apporte la réponse.

"La raison c'est que les clubs veulent faire du trading, prennent un maximum de joueurs et se disent que si jamais il y en a un qui ne jouera pas, le club se dit qu'il trouvera bien un pigeon pour racheter le joueur" , pose-t-il. Visiblement remonté contre cette pratique, Piat en rajoute une couche pour conclure : "Le loft ce n'est pas seulement pour des joueurs qui jouent mal ou qui n'ont pas envie, il est aussi là pour des joueurs dont on veut se séparer [...] Et si lui ne part pas, on dit que le club va faire faillite, on lui met la responsabilité sur le dos. En plus on lui dit que s'il ne baisse pas son salaire, on va lui mettre des contraintes."

Quatre chaînes TV différentes pour voir les premiers matches du Stade Rennais en Ligue 1 cette saison. Un casse-tête qui rend furieux certains supporters.
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"C’est dur de jongler entre les abonnements quand on veut voir tous les matches". Malgré la récente signature du prometteur attaquant du Paris SG Arnaud Kalimuendo à la pointe de l’attaque, certains supporters du Stade Rennais, comme Geoffrey, sont agacés. Le motif de leur grief : la programmation TV des matches des Rouge et Noir depuis le début de saison en Ligue 1.

"Je pense qu‘on est le club le plus dispatché entre les diffuseurs et c’est vraiment lourd", constate un supporter sur les réseaux sociaux. Alors que la répartition globale du football à la télévision est un véritable casse-tête en France, deux diffuseurs se partagent la Ligue 1 pour cette saison 2022-2023.

Des chaînes incluses dans différents abonnements
À chaque journée, huit rencontres sont diffusées sur le service vidéo d’Amazon alors que les deux autres le sont sur Canal +. Sauf que, engagé dans un bras de fer face à la Ligue de Football Professionnel, le diffuseur historique de la compétition a décidé de reléguer ses deux rencontres sur les chaînes Canal + Sport et Canal + Décalé.

Le problème c’est que ces dernières ne sont pas forcément incluses dans le même bouquet, ce qui a eu le don de faire perdre leur patience à de nombreux supporters. Pour sa rencontre de la 6e journée face à Troyes, énième changement pour le Stade Rennais qui évoluera cette fois sur… Canal + Foot. Une nouvelle chaîne du groupe audiovisuel français qui fera la part belle au ballon rond et sera lancée au 31 août.

Certains se tournent vers le streaming
Face à ce morcellement de l’offre, de plus en plus de spectateurs se tournent vers des solutions de piratages comme le streaming ou l’IPTV. Malgré la répression des autorités, environ 25 % des internautes français se rendent sur des sites qui proposent des contenus illégaux.

"Ce sont des gens qui en ont marre de payer trop cher leurs abonnements", nous expliquait en janvier 2021 Aurélien Robert, journaliste pour le site technologique Cnet France. Le sujet risque encore de faire réagir pendant longtemps.

 

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Ce n’est pas encore officiel, mais cela ne devrait plus tarder : Arnaud Kalimuendo va être transféré définitivement au Stade Rennais pour une somme avoisinant les 25 millions d’euros, plus un pourcentage à la revente. Ce jour, c’est Christophe Galtier, présent devant les média à deux jours de la réception du Montpellier HSC, qui l’a confirmé. Dans la foulée, Bruno Genesio, coach breton, a été un peu plus loin en expliquant ce que le titi parisien va concrètement apporter à son collectif cette saison.

Bruno Genesio très content de la venue de Kalimuendo
En conférence de presse, Bruno Genesio s’est ainsi félicité de l’arrivée prochaine d’Arnaud Kalimuendo au sein de son effectif. Pour lui, c’est assez simple, le natif de Suresnes représente la recrue idoine afin de renforcer sa ligne offensive : "C’est un profil un peu différent, un joueur qui aime prendre la profondeur, qui va vite et qui est buteur aussi. C’est une arme supplémentaire dans notre équipe pour marquer davantage de buts. Je pense qu’on avait besoin d’un joueur de ce profil. Quand on veut encore faire mieux que ce qu’on a fait l’année dernière, il faut encore se renforcer. Il faut aussi amener de la concurrence. C’est important et c’est peut-être ce qu’il nous a manqué lors du premier match. »

Malgré sa jeunesse (20 ans), l’attaquant arrivé au Stade Rennais ce jeudi compte déjà une solide expérience du haut niveau. Dont deux saisons pleines en Ligue 1, avec le RC Lens.
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Arnaud Kalimuendo s’est engagé cinq ans avec le Stade Rennais ce jeudi. L’international espoirs entamera en Ille-et-Vilaine sa troisième saison en Ligue 1, poursuivant là sa progression. Qui jusqu’à présent, s’est faite sans grande fausse note.
 
Une enfance modeste
Le chemin d’Arnaud Kalimuendo fut vite tracé. Dans son esprit tout du moins. "Petit, on me demandait : “Que veux-tu faire plus tard ?” J’ai toujours pensé : “Footballeur ou rien.” Je ne dis pas ça parce que je n’avais pas d’autre projet ou que je n’étais pas intelligent. C’est juste que je savais que je finirais footballeur", a-t-il détaillé à l’automne 2021 auprès d’ Onze Mondial .
 
Né le 20 janvier 2000 à Suresnes (Hauts-de-Seine) d’une mère femme de ménage et d’un père alternant entre des contrats à La Poste et Leroy Merlin, il est l’aîné d’une famille de quatre enfants (un frère, deux sœurs). Le lien qu’il tient avec son père est fort, traversé par de longues discussions intimistes entre les deux. C’est après l’une d’entre elles, à 11 ans dans une voiture, qu’il considérera que le football est une forme de sortie financière pour les siens, malgré le bac ES qu’il obtiendra plus tard. Aujourd’hui, ses deux parents ont quitté leur travail et son père continue de suivre au plus près sa carrière.
 
Un titi parisien
À 11 ans, Arnaud Kalimuendo quitte le FC Saint-Cloud pour l’académie du Paris Saint-Germain. Au fil des années, il retrouve une brillante génération, et côtoie Kays Ruiz-Atil, Adil Aouchiche, Tanguy Kouassi et Timothée Pembélé. Il ne tarde pas à confirmer les promesses placées en lui. Sous les ordres de Thiago Motta, il est aligné à 16 ans en Youth League. Il participe à dix matches, pour neuf buts et une passe décisive. Il inscrit notamment un triplé face au Real Madrid. À 17 ans, il signe son premier contrat professionnel.
 
De quoi lui offrir quelques apparitions sur le banc de touche, notamment face à l’Atalanta Bergame lors du Final 8 de Ligue des champions 2020. Quelques jours plus tard, il joue son premier match avec le PSG après l’épidémie de Covid qui frappe l’équipe. Il dispute 74 minutes contre Lens, un club qu’il rejoint en prêt un mois plus tard.
 
Un cadre de Lens en Ligue 1
À l’automne 2020, l’attaquant débarque en Artois pour donner une nouvelle impulsion à sa carrière. Lui ne veut pas se contenter d’apprendre auprès de grands noms au PSG, il veut jouer. À son arrivée, il est pris sous son aile par Gaël Kakuta. Les deux entretiennent un lien technique fort, qui se prolonge hors du terrain où il devient son mentor. Florian Sotoca, pourtant son concurrent en attaque, se mue également en protecteur. Épanoui, il profite de la blessure du meilleur buteur lensois de la saison précédente, Ignatius Ganago, pour prendre son envol. Il dispute 30 matches, la moitié en tant qu’entrant, inscrivant huit buts et offrant six passes décisives.
 
La lune de miel se prolonge l’année suivante. Constatant qu’il n’aurait que des miettes au Paris Saint-Germain, il est de nouveau prêté une saison au RCL. Il y prend une autre dimension, étant titulaire dans 28 des 35 matches auquel il participe. Avec 13 réalisations, il devient le meilleur buteur de l’équipe et même le joueur de la génération 2002 le plus efficace des cinq grands championnats européens. En fin de saison, il est nommé aux trophées UNFP 2022 dans la catégorie meilleur espoir. Et signe donc à l’été au Stade Rennais, pour passer un nouveau cap et découvrir la Coupe d’Europe.
 
Un attaquant efficace devant les cages
Depuis ses débuts en Youth League, Arnaud Kalimuendo est décrit comme un attaquant habile dans la finition, dont le sang-froid devant le but est loué par les observateurs. Mobile, utilisant la largeur et la profondeur, il participe aussi à la création du jeu. Capable de jouer dos au but, il se considère comme un vrai 9.
 
"Je ne joue pas avec mon physique, je préfère utiliser mes déplacements, développait-il pour Onze Mondial. Mon physique est un atout, mais je ne m’en sers pas. Pour moi, le foot se joue avec la tête. Le physique, c’est bien, courir vite et longtemps, c’est bien aussi. Mais le foot, c’est avant tout les déplacements, l’analyse du jeu, savoir accélérer au bon moment, savoir calmer au bon moment, se caler par rapport aux courses des partenaires…"
 
Son ancien entraîneur Franck Haise a apprécié le diriger deux ans durant : "C’est déjà l’attaquant prototype du présent. De 18 à 20 ans, il a non seulement montré qu’il tenait sa place en L1 mais il a continué à marquer dans une équipe qui évolue dans la première partie du classement. C’est un attaquant pour le futur car il sent les coups et est malin dans la finition. Il est capable de conserver, dos au but, d’attaquer la profondeur, de dézoner pour créer les espaces pour d’autres. C’est déjà une belle palette qui va s’enrichir", a-t-il développé dans L’Équipe .
 
Un homme passionné de sport
En dehors du terrain, le Francilien aime suivre le tennis, particulièrement les figures du Big Four (Federer, Nadal, Djokovic et Murray) qui le passionnent. Il s’intéresse également au basket mais avoue avoir du mal à suivre la NBA en raison des horaires. Ce garçon réputé souriant et poli occupe une partie de son temps libre en jouant à la Playstation, plus particulièrement à FIFA et NBA2K.
 
Et se décrit, toujours dans Onze Mondial : "Je ne suis pas prise de tête, j’aime bien sourire et être dans une bonne vibe avec mes collègues et mon entourage. J’aime la vie."

L’entretien précédant chaque match de L1 au Roazhon Park, est de retour. Président exécutif – Directeur général du Stade Rennais F.C., Olivier Cloarec et ses équipes s’activent sur tous les fronts pour mener à bien la progression du club de la capitale bretonne.

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Président, nous y sommes déjà ! À l’approche de la 66e saison du SRFC parmi l’élite, comment gérez-vous cette période ?
Les saisons s’enchaînent vite. On a finalement eu très peu de temps pour savourer la fin de saison dernière. Ça ne s’arrête vraiment jamais. Le mercato est préparé bien en amont et il va durer jusqu’au 1er septembre. Nous faisons face à une saison particulière avec la Coupe du Monde qui se tiendra en novembre-décembre, puis on rebasculera très vite sur un nouveau mercato et une fin de saison qui se terminera début juin. Nous allons jouer cinq matchs en août et cinq en septembre, le rythme va être effréné. On part un peu dans l’inconnu avec ce timing particulier. C’est une nouveauté pour les clubs. Tout le monde va être sur la même ligne. On n’a jamais joué le 27 décembre et le 1er janvier non plus. Un boxing day à la française sera une première. Ça nous permettra de tester cette expérience. Il va falloir s’adapter.

Vous ne vous quittez plus avec Florian Maurice et Bruno Genesio…
Le mercato nous accapare beaucoup de temps. D’autant plus cette année, il est particulièrement complexe. Il y a le sportif qui est très important mais il ne faut pas délaisser le reste non plus. Nous avons beaucoup de dossiers à gérer. Il y a les rituels comme la campagne d’abonnement, la présentation des nouveaux maillots et des équipements, la rentrée de l’Académie… Nous avons aussi réalisé des travaux au stade, dès le lendemain du match de Marseille, pour agrandir les espaces dédiés aux entreprises. Nous avons également déposé le permis de construire de "La Piverdière 2", c’est aussi un dossier primordial pour l’avenir du club.

Autant de projets à gérer, est-ce le signe d’une entreprise qui se porte bien ?
C’est dans la dynamique du club depuis plusieurs années. Ça veut dire que l’on continue d’avancer et de progresser. Ça va dans le sens de ce que souhaitent François et François-Henri Pinault. Ils veulent que le club soit ambitieux et nous soutiennent au quotidien pour atteindre nos objectifs.

Quels sont les moyens qui vous sont attribués pour cette nouvelle saison ?
Nous n’avons pas encore les données des autres clubs mais nous devrions avoir le sixième ou septième budget de Ligue 1. C’est difficile de comparer les budgets, cela dépend si on fait référence aux dépenses ou aux recettes.

"La concurrence est rude mais c’est un objectif avoué."

Quelles sont les ambitions du club cette saison ?
Il y a un objectif que l’on martèle sans cesse, c’est l’Europe. On est très fier de pouvoir jouer une compétition européenne pour la cinquième saison consécutive. L’objectif est toujours le même, on veut continuer de surfer sur cette dynamique. C’est ambitieux mais c’est à la hauteur des moyens dont dispose le club. La concurrence est rude mais c’est un objectif avoué. Il ne faut pas craindre d’être ambitieux. On travaille pour ça à tous les niveaux du club tout en respectant les règles du fair-play financier.

Qu’est ce qui fera la différence cette année selon vous ?
Au même titre que la formation fait partie de l’ADN du club, l’état d’esprit aussi. On le voit depuis plusieurs années à Rennes. Il y a le talent des joueurs et le travail au quotidien du groupe, du staff et de tout le club mais l’état d’esprit est ce qui a fait la différence la saison dernière. C’est également plus agréable aussi de travailler avec des personnes qui ont un objectif commun.

On a loué l’état d’esprit, on peut aussi mettre en avant la stabilité du club.
Ça joue bien sûr son rôle dans le développement et la construction d’un club. Comme sur le terrain, on doit développer des automatismes. Les gens se connaissent, on gagne en fluidité dans le travail, mais cela n’empêche pas de se challenger constamment.

Comment abordez-vous personnellement cette nouvelle saison ?
C’est toujours le même sentiment. Tout le monde a en tête ce qui s’est passé la saison dernière. On ne repart pas de zéro mais un match de football restera toujours indécis avec onze joueurs contre onze joueurs. Les effectifs ne sont pas encore complètement arrêtés, c’est encore un peu expérimental mais il faut gagner ce premier match. Et un derby, c’est particulier. Il y a des choses que l’on maîtrisera mieux dans quelques semaines.

Au-delà du derby, ce match rendra également hommage à Alfred Houget qui nous a quittés la semaine dernière…

Un Monsieur très important dans l’histoire du Stade Rennais F.C. Démarrer la saison en devant rendre hommage à Monsieur Houget, c’est triste. On aurait préféré qu’il soit en tribune parmi nous. Le coup d’envoi sera spécial, on pensera beaucoup à lui. Il y a des gens qui marquent plus que d’autres. Il a fait beaucoup pour le Stade Rennais F.C. J’aurai également une énorme pensée pour Nicolas Holveck qui poursuit son combat contre la maladie.

Quelle attention est portée à la formation rennaise cette année ?
Ça fait de nombreuses années que la formation est très importante au club. De nombreux jeunes ont participé à la préparation des pros cette saison. C’est dans la continuité de l’excellent travail qui est fait par les éducateurs au quotidien et les recruteurs en amont, depuis des années. C’est un travail commun de longue haleine de tout le personnel de la formation. Voir nos jeunes fouler la pelouse du Roazhon Park, c’est une forme d’aboutissement, les voir rejoindre les plus grands clubs du monde est valorisant. Ça valide le travail des équipes de l’Académie. Nous sommes très satisfaits du travail accompli par ces femmes et ces hommes de l’ombre. Le nouveau centre d’entraînement est un outil que l’on attend avec impatience. Il permettra encore plus à l’Académie d’exceller. Les structures sont primordiales si on veut rester dans le haut du panier. Ensuite, il faut trouver l’équilibre entre les joueurs que l’on fait venir de l’extérieur et la place laissée à nos jeunes. C’est un équilibre fragile et difficile à trouver. Le club réussi à les former, les faire jouer, jusqu’à les voir gagner la Ligue des Champions avec des clubs plus huppés. Notre entraîneur, notre staff et notre directeur sportif ont cette philosophie.

"Nous sommes un peu victimes de notre succès, on ne va pas s’en plaindre."

Pour revenir à l’agrandissement de certains salons. Pourquoi ces travaux ont-ils été menés ?
Ce qui est important, c’est là aussi de trouver un équilibre. Au stade, il y a de la place pour tout le monde, pour les abonnés, les gens qui veulent venir voir ponctuellement l’équipe et les partenaires. On a créé plus de places entreprise car nous avions du retard par rapport à ce qui se fait dans les autres clubs et la dimension de la ville. C’était une étape nécessaire. Il faut savoir que nous sommes à moins de 9% de la capacité du stade allouée aux espaces entreprises quand la moyenne française se situe entre 12 et 15%. Nous répondons à la demande, c’est aussi un enjeu important pour le fair-play financier. En mettant de côté la saison 2020/2021 où nous n’avons finalement pas délivré tous les abonnements en raison de la crise de la covid, nous battons cette année le record d’abonnés au Roazhon Park, 16.153 dont 13.559 pour la partie Grand Public, tout en ayant décidé de caper ce nombre. Nous sommes un peu victimes de notre succès, on ne va pas s’en plaindre.

Un bel évènement pour les abonnés est aussi dans les cartons…
Pour les fidèles du club, après les écharpes brodées et personnalisées de cet été, les équipes du club travaillent actuellement sur une semaine des abonnés avec de nombreuses animations au programme qui devrait se dérouler courant septembre.

Le stade sera plein dimanche pour les retrouvailles avec le championnat. Ça confirme une fois toutes les attentes qu’il y a autour du club…
Nous étions près de 20.000 samedi dernier pour un match amical, c’est exceptionnel à cette période de l’année. Nous serons au complet dimanche. L’engouement est sans cesse grandissant depuis bon nombre d’années. C’est valorisant et ça nous donne envie d’aller encore plus loin. Nous allons commencer par un derby dans un stade plein. Tout est réuni pour que ce soit une belle fête et pour que l’on commence bien cette nouvelle saison. Ce qui fait plaisir, c’est de voir que le stade est largement garni à chaque match. C’est un des stades les plus remplis en France. L’ambiance est incroyable. Brendan Rodgers, qui est venu avec Leicester, l’a dit lui-même, il a été stupéfait par l’ambiance du Roazhon Park. C’est un très beau compliment fait au club et aux supporters Rouge et Noir par l’ancien coach de Liverpool. Steve Mandanda nous en a parlé aussi. Il se souvient de l’ambiance phénoménale contre Marseille. Il y a une vraie ambiance à Rennes, c’est une force pour l’équipe.

En tant que Breton, que représente le Stade Rennais F.C. pour vous ?
Le club est l’étendard de la Bretagne sur la scène européenne. Les gens viennent de très loin pour venir voir les Rouge et Noir, ils font parfois plus de 150 kilomètres pour se rendre au Roazhon Park, ils viennent de tous les départements environnants. C’est une fierté de pouvoir rassembler autant de passionnés de football. Le rayonnement du club est grand. Nous représentons la région et ses valeurs. Nous travaillons et traçons notre chemin avec humilité et ambition. C’est aussi pour ça que les supporters aiment le Stade Rennais F.C.

Il y a presque deux ans, Adrien Truffert se révélait aux yeux du grand public, à la faveur d’une première inoubliable en pro. Avant de débuter sa 3e saison dans l’élite avec le Stade rennais, le défenseur s’est confié à SRO. Ses débuts, son poste, l'éclosion des jeunes, première partie d’entretien avec un joueur déjà plus tout jeune, à seulement 20 ans.

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Comment arrives-tu à Rennes ?

J’ai été recruté sur un match par Armand Djire et Philippe Barraud. J’ai fait des premiers tests plutôt bons, puis j’ai signé un ANS (Accord de Non-Sollicitation) à 12 ans. J’ai failli aller au pôle espoirs de Châteauroux mais j’ai refusé. Mes parents ont préféré que je vienne un an en avance à Rennes, ils ont déménagé pour moi, pour que je puisse m’intégrer en préformation. Ça collait avec leur travail, ils faisaient des aller-retours entre Rennes et Chartres. Ils faisaient chacun une semaine sur deux avec moi, ils ne se voyaient pas beaucoup. C’est un sacrifice, et je leur les en remercierai toute ma vie. Mes parents sont énormément auprès de moi. Après un an, je suis rentré au centre de formation.

Quelle image avais-tu du Stade rennais au moment de le rejoindre ?

C’était un gros centre de formation, bien réputé tant pour le niveau footballistique, humain, et scolaire. Mes parents attachaient beaucoup d’importance à ma scolarité. C’est un tout qui fait qu’on a préféré choisir le Stade rennais. J’avais d’autres clubs intéressés, Monaco, Lorient, Bordeaux, Nantes ou Paris entre autres. Mais on a pensé que Rennes était un bon choix, et je ne le regrette pas aujourd’hui.

Qu’est-ce qui selon toi fait la qualité de centre de formation du SRFC ?

Il y a de super bons coachs. Ils nous font grandir footballistiquement, mais aussi humainement. C’est un tout qui fait qu’on devient bon dans ces deux domaines. C’est aussi important dans le foot, de savoir ce qui nous attend. Rennes nous apprend beaucoup là-dessus. On m’a parlé d’autres centres de formation, j’ai appris que certains arrêtaient carrément l’école dès qu’on passait en CFA. À Rennes, ils ne veulent pas brûler les étapes, même si les jeunes signent pro vite et que ça devient compliqué de suivre l’école avec les entraînements et horaires des pros. Rennes fait en sorte qu’on rattrape les cours si on les loupe, pour qu’on puisse avoir une stabilité scolaire.

Tu fais partie d’une belle génération. Quels souvenirs gardes-tu de ta formation ?

Mon meilleur souvenir, c’est le championnat U17 qu’on gagne. J’ai fait une bonne saison, ma première en latéral gauche. On a fait de bons matchs, on est allés la chercher. Elle n’était pas si facile que ça. J’ai un bon souvenir du Tournoi de Montaigu aussi, qu’on a remporté, même si personnellement je n’ai pas été très performant. On avait une super génération 2000-2001-2002, beaucoup sont sortis pros.

Ça ressemble à quoi des années de formation au Stade rennais ?

L’internat, forcément. Le lever un peu tôt pour aller à l’école puis l’entrainement, et parfois doubler l’après-midi, entrainement ou école. C’est profiter des amis qu’on se fait aussi. On se pousse tous vers le haut. On fait de petites conneries de temps en temps. Par exemple, on faisait des cache-cache dans le stade, ou on jouait dans les couloirs au foot, des soirées Halloween marrantes. J’ai de supers souvenirs.

C’est quelque chose que tu as vécu avec Lorenz Assignon, avec toi dans le groupe pro aujourd’hui.

Oui, on en parle encore aujourd’hui. Avec Lorenz, on a une super relation, on en reparle souvent, on en rigole. Lui en a un bon souvenir.

On répète souvent que les jeunes sont l’ADN du club. Penses-tu avoir l’ADN Stade rennais ?

Oui je pense. Ça fait longtemps que je suis ici, je n’ai connu que Rennes. J’ai l’ADN Stade rennais, les jeunes ici l’ont. C’est un peu comme une famille. Le centre de formation fait en sorte qu’on se sente bien, qu’on s’entende bien avec tout le monde. Même avec les surveillants j’ai de super souvenirs, je suis toujours en contact avec certains. Le Stade rennais fait en sorte qu’on soit pleinement épanouis pour être le plus performant possible sur le terrain.

"JE SAVAIS QUE J’ALLAIS FINIR LATÉRAL"

Tu as commencé ailier, avant de redescendre latéral. Ça a été difficile à accepter ?

Je ne dirai pas difficile. En fait, je savais que j’allais finir latéral. Depuis le début, je sais que j’ai un profil de "latéral moderne" et je savais que j’allais finir latéral. J’ai donc voulu jouer le plus possible excentré, pour profiter, d’être toujours offensif. À un moment en club je jouais latéral, et en sélection excentré. Parfois je demandais de jouer excentré en club, mais il n’y avait pas grand monde en latéral. Je savais que j’allais finir latéral, et que c’était là où je serais le plus performant, mais ça ne m’empêche pas d’aimer jouer excentré aujourd’hui aussi ! En fait, plus j’avançais en âge, plus je descendais sur le terrain.

Ce n’est pas dur de devenir défenseur quand on est fan de Lionel Messi ?

(Sourire) Non car je m’y étais préparé. Après je suis quelqu’un qui adore jouer offensivement. J’ai appris à bien aimer défendre. Aujourd’hui j’aime faire les deux.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton poste ?

Attaquer (rires). Il faut le dire. C’est ma formation d’excentré aussi. Après, si tu demandes à un joueur s’il préfère attaquer tout le match ou défendre tout le match, très peu te diront qu’ils préfèrent défendre. C’est mieux de courir avec le ballon qu’après lui.

Tu as toujours eu une bonne VMA ?

Oui, depuis petit je gagnais les cross à l’école, j’ai fait les championnats de France. Ce n’est pas quelque chose que j’ai travaillé, même si je continue de l’entretenir, fournir les efforts. Je pense que je peux encore évoluer là-dessus, mais de base j’ai toujours eu une facilité à renouveler les efforts. J’ai joué excentré, et même numéro 10 étant petit.

Tu avais déjà une bonne VMA, qu’est-ce que tu as dû travailler davantage en pro ?

Comme tout le monde je pense, le travail athlétique. La préparation sert à ça. Je n’ai pas forcément plus que certains, mais je n’ai pas fait moins.

Qu’est-ce qu’un "latéral moderne" aujourd’hui ?

Un latéral qui sait aussi bien attaquer que défendre. Par rapport à il y a 15 ans, on demande aux latéraux d’être beaucoup plus offensifs. Un latéral moderne sait bien défendre et bien participer, on lui demande d’être décisif. Savoir bien orienter un pressing et récupérer le ballon, ça aide. Plus on récupère le ballon haut, mieux c’est pour nous car on aura moins de chemin à faire pour aller marquer un but. Un latéral doit peut-être être davantage complet que d’autres postes.

Quels ont été tes modèles à ce poste ?

Marcelo, Jordi Alba, les meilleurs latéraux au monde. Aujourd’hui, encore Jordi Alba, Alphonso Davies, Lucas Hernandez.

"PEU DE GENS PENSAIENT QUE J’ALLAIS ARRIVER SI JEUNE EN PRO"

Le début pour toi, c’est ce match à Monaco le 19 septembre 2020, où tu délivres une passe décisive et inscris le but de la victoire. Est-ce qu’on peut faire mieux pour un premier match en pro que le tien ?

On peut faire mieux oui, on peut mettre un triplé (rires). On va dire que j’ai fait un bon début, ça me tenait à coeur de faire un bon match, c’est très important de montrer qu’on a le niveau sur un premier match.

Comment as-tu vécu les jours qui ont suivi ?

Comme d’habitude. J’ai eu du mal à réaliser, mais j’ai gardé mon quotidien. En réalité, je n’avais pas imaginé une première comme ça. Quand tu es jeune, et latéral, tu ne penses pas à marquer et faire une passe décisive sur ta première pro. Forcément, j’étais heureux, j’ai eu de nombreux messages et appels de ma famille. Mes parents, mes grands-parents, mes tantes, étaient les plus heureux du monde. Quand j’ai réalisé, je me suis dit "ouais, c’est pas mal". Mais 24 heures après, j’étais au taf (sourires). Ensuite, une semaine plus tard j’ai eu le covid, ça m’a fait redescendre vite.

À ce moment, tu t’installes dans l’équipe pro de Julien Stéphan. Comment est-ce qu’on gère ça à 18 ans ?

Je pense que j’ai réussi à bien gérer ça. Je voulais faire ça depuis tout petit, je me suis dit "joues ton football", j’étais dans l’optique de prendre le temps de jeu qu’on me donnait. Ils ont quand même recruté Dalbert. Mais cette première a montré que je pouvais jouer des matchs complets en pro.

Y a t-il certains joueurs qui t’ont aidé à gérer cette période ?

Bien sûr, on a toujours eu un super groupe ici, les cadres m’ont aidé à ce que la transition se passe le mieux possible. Les coachs, les kinés, les préparateurs physiques, tout le club est là pour aider à être performant même quand on passe de la formation à pro. J’ai toujours réussi à garder des repères. La formation nous prépare au monde adulte. Je pense que j’avais les bases, et en plus les gens ici favorisent ça, ils te poussent, veulent que tu ailles plus haut, que l’équipe soit la meilleure possible. Je pense que j’ai réussi à garder les pieds sur terre. Il y avait le coach Stéphan, et Mathieu Le Scornet que j’ai eu à la formation, ça a aidé à mon intégration au monde pro.

À quel moment disparait la fameuse "insouciance" du jeune joueur ?

Avec l’expérience. Plus on fait des matchs, moins on est insouciants. Je pense que c’est important de la garder tout au long de sa carrière. Si on réfléchit trop sur le terrain, on peut en perdre son football.

Y a t-il un contrecoup à gérer quand on explose aux yeux du grand public comme toi cette saison là ?

Peut-être que j’ai eu un contrecoup avec ma blessure. C’était ma première grosse blessure, j’ai été arrêté presque 3 mois. Sinon, je ne sais pas si j’ai vécu un contrecoup avant ça. J’ai vécu une saison "sans supporters" ou avec jauges. Cette saison, je pense que je me suis aguerri et j’ai montré que je n’étais plus un jeune de la formation. J’ai assez de matchs pour ne plus qu’on me considère comme quelqu’un qui vient d’arriver dans le monde pro. J’ai vécu mon truc à fond. Comme depuis tout petit je sais que c’est ce que je veux faire, je ne me suis pas dit "mais qu’est-ce que je suis en train de vivre". Dès que je suis arrivé à ce niveau, forcément j’étais heureux, mais je veux toujours aller chercher plus haut. Comme je veux toujours aller chercher plus, je ne me repose pas sur mes lauriers.

Est-ce que tu ne ferais pas partie des joueurs "programmés" comme on a pu le dire pour Mathys Tel ?

Je ne sais pas si je suis programmé, en tout cas je vais tout faire pour revivre ce genre d’émotions, de matchs.

Es-tu encore un jeune joueur ?

Non, je ne me considère plus du tout comme un jeune joueur. J’ai encore énormément de choses à travailler, et j’en aurais jusqu’à la fin de ma carrière. Aucun joueur n’est parfait. J’ai encore des étapes à franchir, je pense que j’en ai franchi une, celle de "ne plus être un jeune". J’ai assez d’expérience du monde professionnel pour ne plus être dans la découverte.

Est-ce qu’on a le temps d’être jeune dans ton métier ?

(Direct) Non. Pour moi tu n’as pas le temps d’être jeune. Les clubs font en sorte de former des jeunes pour qu’ils soient performants lorsqu’ils arrivent dans le monde pro. Le monde pro et le monde jeune ne sont pas du tout pareil. Quand on est jeunes, même si tu n’es pas performant un match, ce n’est pas grave, ils vont te faire avancer. En pro, il faut être performant chaque match. Jeune, c’est une formation que tu suis. Même s’il y a une année un peu plus difficile, ce n’est pas forcément très grave. En pro, des joueurs ont fait une année zéro et ils coulent. C’est un autre monde, tu as moins le droit à l’erreur, il faut te mettre dans le bain tout de suite.

Ton petit frère Florian est joueur ici au centre. Est-ce que c’est quelque chose que tu essayes de lui expliquer ?

Oui, mais j’ai envie de le laisser faire sa formation. Il est chez moi quasiment tous les week-ends, on est une famille super proche. Moi, je pense qu’il a plus de potentiel à son âge que j’en avais. Je lui dis de bien suivre sa formation, de ne pas vouloir aller trop vite. Les joueurs comme Mathys Tel n’ont qu’un an de plus que mon frère, mais il ne faut pas qu’il se focalise sur ça. Me concernant, je pense que peu de gens pensaient que j’allais arriver si jeune en pro. J’en suis même sûr. Tout petit j’étais encore assez frêle, on pensait que ça allait prendre plus de temps pour moi que pour d’autres. C’est ce qu’on m’a beaucoup dit étant jeune. Mon frère, il ne faut pas qu’il se précipite. Chacun a une formation différente. Chacun va à son allure. Mathys Tel est en avance, mais ça ne veut pas dire pour mon frère qu’il n’y arrivera pas plus tard s’il n’y arrive pas maintenant.

Est-ce qu’on ne va pas trop vite finalement ?

Je ne sais pas si ça va trop vite, mais il y en a surtout certains qui sont prêts de plus en plus tôt. C’est le ressenti que j’ai. Les jeunes comme Jeanuel (Belocian), et autres, ils sont prêts. C’est la vérité. Ils s’entrainent avec nous, ils ont fait de bons matchs amicaux. Maintenant ça concerne certains jeunes, toute l’Académie ne s’entraine pas avec nous.

Vous n’avez que quelques années d’écart avec ton frère. Jouer ensemble ici tu y penses ?

Oui, j’aimerais bien. On en parle, bien sûr. Je lui dit que je l’attends (rires). On y pense forcément, après est-ce que ça se fera ou pas, l’avenir nous le dira.

Arrivé de Bologne la semaine dernière, Arthur Theate a officiellement été présenté ce mercredi. Le défenseur central est revenu sur les raisons qui l’ont convaincu de rejoindre les Rouge et Noir pour les quatre prochaines saisons.
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Deuxième recrue estivale du Stade Rennais, le Belge Arthur Theate a débarqué en Ille-et-Vilaine la semaine dernière. Aligné lors du dernier match de préparation face à Aston Villa (1-2), samedi, le défenseur central est revenu ce mercredi, lors de sa présentation officielle, sur ses premiers pas au Roazhon Park et les raisons qui l’ont convaincu de rejoindre les Rouge et Noir.

Arthur, qu’est-ce qui vous a intéressé dans le challenge rennais ?

Le club grandit depuis plusieurs années, il se dévoile au haut niveau, avec des compétitions européennes. Ça va être la première fois que je vais jouer dans une compétition européenne, c’est un challenge excitant et puis je pense que tous les joueurs qui passent par ici grandissent, s’améliorent, c’est un critère aussi. J’ai envie de m’améliorer, d’aller chercher le maximum de moi, au quotidien, avec le club.

Rester à Bologne était envisageable pour vous ou vous vouliez dans tous les cas rejoindre un club jouant une Coupe d’Europe ?

Quand j’ai signé à Bologne, il y avait un projet. Puis un autre club arrive. Le Stade Rennais est venu avec un projet clair qui m’a séduit. J’avais envie de rejoindre le club, j’en ai fait part à Bologne et à Rennes. On a trouvé la solution, et être ici, c’était une bonne chose pour moi.

Vous avez joué en Belgique, en Italie, que vous inspire le championnat de Ligue 1 ?

La Ligue 1 est un grand championnat, c’est l’un des cinq grands. C’est un championnat qui va me faire grandir. L’Italie et la Belgique sont deux championnats différents mais avec aussi beaucoup de similitudes avec la Ligue 1 : je pense qu’il y aura aussi beaucoup de physique, de rapidité d’exécution. Je suis impatient de pouvoir fouler les pelouses de Ligue 1 et de voir les attaquants auxquels j’aurai affaire.

"Je me sens déjà très bien avec le groupe et le club"

Vous avez l’impression que l’on parle de plus en plus du Stade Rennais vu de Belgique, vu d’Italie ?

Oui, c’est clair. Avec Jérémy (Doku), on en parlait déjà plus, depuis qu’il est ici. Il a fait de belles choses sa première saison, après il y a eu quelques petits soucis avec ses blessures mais on en parle beaucoup. Ils en ont fait une bonne publicité en Belgique.

Jérémy Doku a été important dans votre prise de décision ?

Tout le monde a été important dans ce qu’il s’est passé, mais oui, je l’ai eu au téléphone, et il m’a fait part du beau club qu’est Rennes. C’est sûr que ça joue aussi un rôle quand on a un repère qui est là dans le club avant. Il ne m’a dit que des bonnes choses du club, de la direction, du staff, des supporters, et j’étais vraiment tenté par ce projet.

Comment avez-vous vécu vos premiers pas avec le Stade Rennais face à Aston Villa samedi ?

Ça a été rapide, mais j’étais aussi impatient de jouer. Le coach m’a fait confiance dès le premier match et j’ai essayé de rendre un maximum à l’équipe. Ça s’est plutôt bien passé. Et les automatismes vont arriver de jour en jour, je vais me sentir de mieux en mieux, même si je me sens déjà très bien avec le groupe et le club.

Qu’avez-vous pensé de l’ambiance du Roazhon Park ?

J’ai trouvé que c’était déjà chaud, pour un dernier match de préparation à domicile. On m’a dit que le week-end prochain, ça allait être encore plus chaud, donc j’ai hâte de découvrir les supporters dans leur totalité.

Vous êtes international belge. La prochaine Coupe du monde est forcément dans un coin de votre tête ?

Si je vous dis que je n’y pense pas, vous allez me croire ? (rires) Après, en début de saison, la priorité va être mise sur le club. Ce sont les prestations en club qui vont faire que. Je suis à l’heure actuelle un joueur des Diables Rouges, j’espère le rester et faire partie de cette Coupe du monde. C’est un rêve de gosse. Mais on va mettre les priorités dans l’adaptation et les automatismes au club, et je verrais ça après.

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