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Birger Meling, une âme de Viking

Trop petit, Birger Meling n’était pas destiné à devenir joueur professionnel. Mais grâce à sa volonté hors norme et un travail de tous les instants, le latéral gauche du Stade Rennais a réalisé son rêve.

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Birger Meling représente la figure du gendre idéal. Avec sa chevelure dorée, sa gueule d’ange et son français quasi parfait, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Il pourrait même en devenir énervant pour certains, tant il est régulier sur le terrain et droit dans son quotidien.

Une anecdote, celle d’un restaurateur rennais : « Un jour, il a appelé pour réserver avec sa compagne. Très poli, sympathique. Ça change de certains joueurs qui ne font rien par eux-mêmes ». Cela peut sembler futile pour le commun des mortels, mais dans un milieu du football lyophilisé, cela détonne.

Le Norvégien de 27 ans puise sa normalité dans un parcours bosselé, tortueux. « Quand j’avais 14, 15, 16 ans, ce n’était pas moi le premier nom sur la feuille. Ça aurait pu être énervant, mais ça a plutôt été une inspiration, une motivation. J’ai voulu démontrer que j’avais ma place », souffle-t-il. Trop petit, pas assez fort physiquement, il n’avait pas les qualités pour réussir, a priori. « C’est compliqué si tu fais 1,40 m et que les autres sont prêts physiquement. Ça, tu ne peux rien faire pour le changer », sourit-il. Une autre anecdote : « Quand j’avais 17 ans, on a décidé que j’allais jouer avec les 16 ans. C’était mieux pour mon développement ».

Comme de nombreux gamins, son rêve, c’est pourtant de faire du football son métier. Le papa est un fan absolu, une passion qu’il transmet à « Biggy » et à son frère. Les souvenirs remontent à la surface : « Le foot a toujours été important dans ma famille. Mon père était là à tous mes matches pour suivre les Vikings. Depuis que j’ai des souvenirs d’enfant, j’avais toujours un ballon dans les pieds. En vacances, à la maison… Le foot a toujours été dans nos vies ».

« On peut avoir besoin d’un autre chemin »
À Stavanger, une métropole norvégienne de 135 000 habitants au sud ouest du pays, Meling commence le foot chez les Vikings. Il en a l’âme, mais tout ne se passe pas comme prévu. Après une formation chez lui, il s’expatrie en Angleterre, à Stoke, à Middlesbrough chez les jeunes. Il sort même du giron traditionnel en passant par le futsal. « Oui, à une période j’y ai beaucoup joué avec des amis. En Norvège, tu peux enregistrer une équipe et jouer les week-ends des tournois. J’ai eu plaisir à jouer, en faisant des choses bien sur le terrain. Cette période a été importante pour moi », retrace l’international aux 25 sélections.

C’est finalement à Stabaek, en 2014 (il a alors 20 ans), qu’on lui offre l’opportunité d’évoluer chez les pros. « Le foot c’est compliqué. Il y a seulement onze places dans l’équipe de départ tous les dimanches. Si des joueurs sont meilleurs que toi à un moment donné, c’est normal qu’ils jouent. Moi, j’avais besoin de plus de temps pour jouer en championnat norvégien, pour travailler physiquement, détaille-t-il. Tous les joueurs ne sont pas prêts quand ils ont 17 ou 18 ans. On peut avoir besoin d’un autre chemin, mais ça ne veut pas dire que tu es fini si tu n’es pas pro à 18 ans. C’est important à dire, parce que pour moi ça a été difficile, de chercher à progresser en pensant que ça n’allait jamais arriver. »

Kare Ingebrigtsen, entraîneur de Rosenborg de 2014 à 2018, est allé le chercher dans la banlieue d’Oslo en 2017. « On trouvait que c’était un bon joueur mais on n’était pas sûrs de nous, car ce n’est pas le joueur le plus physique, se remémore-t-il. Et puis, on l’a vu jouer milieu de terrain et on a compris l’intelligence de jeu qu’il avait. On s’est décidé à le recruter à ce moment-là. C’est un joueur fantastique et une personne fantastique. Il cherche toujours à s’améliorer. Son objectif est collectif, jamais individuel. » À Rosenborg, ils remportent ensemble deux titres de champion de Norvège en 2017 et 2018.

Kare Ingebrigtsen poursuit : « Il n’a pas été conservé aux Vikings de Stavanger parce qu’il était trop petit. Il a frappé à quelques portes mais personne ne lui a répondu positivement. Il n’a jamais rien eu gratuitement dans sa carrière, il a fallu qu’il travaille dur pour tout ce qu’il a. Et il continue aujourd’hui ». Celui qui culmine désormais à 1,73 m franchit le pas de l’étranger en 2020 et débarque à Nîmes, à 25 ans.

À Nîmes, il poursuit ses études d’économie
La saison se termine par une relégation et une blessure de plusieurs mois, mais le latéral gauche a le temps de montrer son plein potentiel dans un championnat plus relevé. Il en profite même pour poursuivre son master en économie pendant sa convalescence. « On verra plus tard si je le finis. C’est quelque chose dans la banque », lance Meling.

Sa saison aux Costières le place sur les radars du Stade Rennais, Florian Maurice et Bruno Genesio voyant en lui « un joueur complet, capable de répéter les efforts et d’être juste dans le dernier geste ».

Surtout, un homme capable de s’adapter partout où il passe. « On a toujours des doutes lorsqu’un joueur part en France, parce que c’est un niveau au-dessus. Mais avec lui, on a l’impression qu’à chaque fois qu’il va au niveau supérieur, il s’adapte et réussit », apprécie Ingebrigtsen. Titulaire en puissance dans un club qui joue le podium en Ligue 1 et un parcours en Coupe d’Europe, Birger Meling a réalisé son rêve. « Je suis chanceux d’avoir eu ce parcours », conclut ce Viking dans l’âme et exemple à suivre pour de nombreux enfants.

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Comme de nombreux gamins, son rêve, c’est pourtant de faire du football son métier. Le papa est un fan absolu, une passion qu’il transmet à « Biggy » et à son frère. Les souvenirs remontent à la surface : « Le foot a toujours été important dans ma famille. Mon père était là à tous mes matches pour suivre les Vikings. Depuis que j’ai des souvenirs d’enfant, j’avais toujours un ballon dans les pieds. En vacances, à la maison… Le foot a toujours été dans nos vies ».

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À Stavanger, une métropole norvégienne de 135 000 habitants au sud ouest du pays, Meling commence le foot chez les Vikings. Il en a l’âme, mais tout ne se passe pas comme prévu. Après une formation chez lui, il s’expatrie en Angleterre, à Stoke, à Middlesbrough chez les jeunes. Il sort même du giron traditionnel en passant par le futsal. « Oui, à une période j’y ai beaucoup joué avec des amis. En Norvège, tu peux enregistrer une équipe et jouer les week-ends des tournois. J’ai eu plaisir à jouer, en faisant des choses bien sur le terrain. Cette période a été importante pour moi », retrace l’international aux 25 sélections.

C’est finalement à Stabaek, en 2014 (il a alors 20 ans), qu’on lui offre l’opportunité d’évoluer chez les pros. « Le foot c’est compliqué. Il y a seulement onze places dans l’équipe de départ tous les dimanches. Si des joueurs sont meilleurs que toi à un moment donné, c’est normal qu’ils jouent. Moi, j’avais besoin de plus de temps pour jouer en championnat norvégien, pour travailler physiquement, détaille-t-il. Tous les joueurs ne sont pas prêts quand ils ont 17 ou 18 ans. On peut avoir besoin d’un autre chemin, mais ça ne veut pas dire que tu es fini si tu n’es pas pro à 18 ans. C’est important à dire, parce que pour moi ça a été difficile, de chercher à progresser en pensant que ça n’allait jamais arriver. »

Kare Ingebrigtsen, entraîneur de Rosenborg de 2014 à 2018, est allé le chercher dans la banlieue d’Oslo en 2017. « On trouvait que c’était un bon joueur mais on n’était pas sûrs de nous, car ce n’est pas le joueur le plus physique, se remémore-t-il. Et puis, on l’a vu jouer milieu de terrain et on a compris l’intelligence de jeu qu’il avait. On s’est décidé à le recruter à ce moment-là. C’est un joueur fantastique et une personne fantastique. Il cherche toujours à s’améliorer. Son objectif est collectif, jamais individuel. » À Rosenborg, ils remportent ensemble deux titres de champion de Norvège en 2017 et 2018.

Kare Ingebrigtsen poursuit : « Il n’a pas été conservé aux Vikings de Stavanger parce qu’il était trop petit. Il a frappé à quelques portes mais personne ne lui a répondu positivement. Il n’a jamais rien eu gratuitement dans sa carrière, il a fallu qu’il travaille dur pour tout ce qu’il a. Et il continue aujourd’hui ». Celui qui culmine désormais à 1,73 m franchit le pas de l’étranger en 2020 et débarque à Nîmes, à 25 ans.

À Nîmes, il poursuit ses études d’économie
La saison se termine par une relégation et une blessure de plusieurs mois, mais le latéral gauche a le temps de montrer son plein potentiel dans un championnat plus relevé. Il en profite même pour poursuivre son master en économie pendant sa convalescence. « On verra plus tard si je le finis. C’est quelque chose dans la banque », lance Meling.

Sa saison aux Costières le place sur les radars du Stade Rennais, Florian Maurice et Bruno Genesio voyant en lui « un joueur complet, capable de répéter les efforts et d’être juste dans le dernier geste ».

Surtout, un homme capable de s’adapter partout où il passe. « On a toujours des doutes lorsqu’un joueur part en France, parce que c’est un niveau au-dessus. Mais avec lui, on a l’impression qu’à chaque fois qu’il va au niveau supérieur, il s’adapte et réussit », apprécie Ingebrigtsen. Titulaire en puissance dans un club qui joue le podium en Ligue 1 et un parcours en Coupe d’Europe, Birger Meling a réalisé son rêve. « Je suis chanceux d’avoir eu ce parcours », conclut ce Viking dans l’âme et exemple à suivre pour de nombreux enfants.

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