Tandis que le patron Canal+ a fait savoir qu'aucune folie ne sera faite pour éventuellement racheter les droits TV de la Ligue 1, du côté de la LFP on semble avoir tranché concernant Mediapro.
Maxime Saada a jeté un pavé dans la mare en affirmant dans Les Echos que Canal+ n’était pas disposé à compenser financièrement une impossibilité totale de Mediapro de régler les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, de quoi forcément faire passer un frisson dans le dos du football français. Même si cette position brutale doit être relativisée, dans la mesure où il est évident que la chaîne cryptée ne pourra pas tirer une balle dans le dos des clubs tricolores dont il diffuse déjà des matchs, la déclaration du patron de Canal+ a fait du bruit dans les coulisses de la Ligue 1. Pour l’instant, tout cela est cependant lié à la conciliation réclamée par Médiapro au Tribunal de commerce de Nanterre. Jaume Roures l’a confié la semaine passée en conférence de presse, il souhaite que la Ligue de Football Professionnel se mette avec lui autour de la table et négocie un prix au rabais pour la saison 2020-2021 en attendant des jours meilleurs.
Pour l’instant, la LFP reste totalement muette face à cette prise en otage par Mediapro et Téléfoot, la Ligue n’empêchant pas la chaîne de diffuser les matches de Ligue 1 et Ligue 2 qu’elle n’a pas payés. Mais selon Vincent Duluc, du côté de Vincent Labrune et de la Ligue de Football Professionnel le sort de Mediapro n’est pas loin d’être réglé. « D’après ce que je crois savoir et de ce que j'ai entendu, la Ligue n’a pas très envie que le conciliateur concilie. La LFP veut faire table rase, que ça pète avec Mediapro et de recommencer autre chose », explique le journaliste de L’Equipe qui est persuadé que la mission du conciliateur nommé par le tribunal de commercial n'aboutira pas à un accord.
Dans un entretien accordé ce vendredi au quotidien Les Échos, le patron de Canal+, Maxime Saada, est revenu sur le défaut de paiement de Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, où il n'a pas manqué de critiquer la chaîne espagnole.
C'était l'un des gros coups du mercato à Rennes. Dans les derniers jours du marché des transferts, les Bretons s'attachaient, sous la forme d'un prêt, les services de Daniele Rugani, le défenseur de la Juventus Turin. Immédiatement lancé par Julien Stephan, l'Italien a séduit avant de connaître un premier coup dur lors du match de Ligue des Champions face au FC Séville. Dès la première période, il a dû quitter la pelouse, touché à la cuisse gauche.
Alors que le Stade Rennais se prépare à recevoir le Stade Brestois avec une équipe A' et un turn-over important, du côté du club armoricain le derby est clairement vu comme le match le plus important du moment... Et on étudie déjà une stratégie pour faire dérailler les Rouge et Noir.
Parce que le spectacle offert par le football professionnel français dépend aussi de la qualités de ses pelouses, la LFP continue cette saison son classement (voir règlement en bas de page) des meilleurs « billards » de Ligue 1 et Ligue 2. Qui sont les bons et mauvais élèves après 8 journées parmi les 40 clubs répertoriés ? Dans l’élite, c’est Montpellier qui possède le titre de premier de la classe avec 18,34 de moyenne (sur 20), devant Lens (18,07) et Reims (18,00). Le PSG, double champion en titre grâce notamment à son célèbre « groundsman », Jonathan Calderwood (en photo), est pour l’instant 17e ! A noter que les deux clubs azuréens, Nice et Monaco, figurent aux deux dernières places du classement.
Avec les annonces du Président Emmanuel Macron hier, le pire pouvait être craint par le monde du football pro, mis à l’arrêt au printemps dernier. Il n’en sera rien cette fois-ci, puisque Roxana Maracineanu, lors de l’examen du budget des Sports au Palais-Bourbon, a confirmé le maintien des compétitions : "Les semaines qui arrivent seront rudes économiquement mais aussi humainement. C’est pourquoi je voulais vous confirmer que la continuité du sport qui se pratique comme un métier est aujourd’hui assurée. Les sportifs de haut niveau et les sportifs professionnels pourront continuer à s’entraîner. Et ils pourront aussi continuer à faire des compétitions puisque les déplacements pour raisons professionnelles sont autorisés",
Julien Stéphan et son staff sont repartis d’Andalousie, ce midi, avec du pain sur la planche, le technicien pointant la première conséquence du déplacement. Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les blessures qui s’accumulent parce que ce sont des blessures musculaires et ce n’est pas bon signe. Ça veut dire que les organismes sont déjà fatigués, pourtant ils ont été bien préparés.
Seul absent pour la réception de Strasbourg, Ronaël Pierre-Gabriel, reste toujours en phase de reprise à cause d’un souci musculaire au quadriceps. Il est le seul absent de l’effectif pour l le déplacement au Stade Rennais.
La saison passée du Stade Rennais
Dans l'attente des décisions prises par le président de la République, Emmanuel Macron, pour lutter contre la pandémie de Covid-19, le football professionnel, mais aussi plusieurs autres disciplines s'inquiètent d'un possible arrêt des compétitions, comme la saison dernière. Mais selon nos informations, ce scénario catastrophe n'aura pas lieu. "Il n'y a pas de scénario dans lequel on considèrerait indispensable de devoir interrompre ou suspendre le sport professionnel, indique-t-on à l'Elysée. Le sport professionnel continuera quel que soit le scénario retenu en termes de restrictions et de protocole sanitaire. Dans la diversité des solutions qui existent aujourd'hui pour adapter notre réponse à la situation du virus, aucune ne prévoit, à date, une suspension des activités du sport professionnel. »
La situation devrait s’éterniser au minimum jusqu’au mois de décembre, avant que la Ligue de Football Professionnel n’ait réellement les moyens d’agir. Et pour cause, les entreprises sont beaucoup plus protégées en raison de la crise du Covid-19 et la LFP n’a pas le pouvoir de casser aussi facilement que cela le contrat avec Mediapro. Une situation délicate et stressante pour les clubs de Ligue 1, sous perfusion financièrement avec des prêts contractés par l’instance du football français. Ce scénario était malheureusement prévisible selon Denis Balbir, lequel regrette le bon vieux temps de Canal + et de BeInSports qui payaient la Ligue 1 moins chères certes, mais qui honorait leurs engagements financiers…
Hamari, l’abnégation rennaise a encore frappé samedi soir…
Le bras de fer entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro a franchi un nouveau pallier ce jeudi. En plus de mettre en demeure son principal diffuseur, la LFP a dû contracter un nouveau prêt, et elle annonce qu'elle pourrait se tourner vers d'autres opérateurs. Le torchon brûle et les conséquences pour le système économique du foot français pourraient être catastrophiques, notamment pour les clubs bretons.
Nouveau rebondissement dans l'affaire Mediapro qui fait trembler l'univers du football français. Alors que le groupe espagnol tente de renégocier à la baisse le montant des droits télé du championnat entre clubs tricolores (80 % des matchs sont diffusés sur sa chaîne Téléfoot) , dont il doit s'acquitter auprès de la Ligue professionnelle de football (LFP) - 780 millions d'euros par an pour la Ligue 1 et 34 millions pour la Ligue 2 -, il vient de se mettre sous la protection d'un mandataire ad hoc rattaché au tribunal de commerce de Nanterre, selon nos sources confirmant les révélations du « Canard enchaîné ».
Le football français est en alerte maximale. En effet, Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, a décidé de stopper ses paiements et doit la bagatelle de 172 millions d'euros à la Ligue de football professionnel (LFP). Les dirigeants de Ligue 1 en ont d'ailleurs déjà appelé au Président de la République, Emmannuel Macron, pour faire pression sur son homologue chinois.


