Il va falloir encore patienter pour revoir les Rennais gagner une belle victoire en Ligue 1 ! Contre Strasbourg, ce vendredi soir, les Rouge et Noir ont décroché un nul, après avoir été menés durant soixante minutes. Mais que ce fut dur pour revenir au score ! ” Je suis déçu de notre première période, très déçu même, en tout cas des 35 dernières minutes du premier acte. On avait bien entamé la rencontre et puis on a arrêté au bout de dix minutes. On a arrêté de jouer sur la largeur, d’aller créer de la supériorité numérique sur les côtés. On n’a plus gagné de duel. On a été en retard dans beaucoup de domaines. Ça a été trop insuffisant”, a expliqué Julien Stéphan, le coach rennais.
Après une première mi-temps insipide des Bretons et le but strasbourgeois d’Adrien Thomasson, le deuxième round fut meilleur en tout point. Hunou, remplaçant de Guirassy descendu par Mitrovic à deux pas de la surface de réparation, libérait les Rennais par une tête bien placée et pensée (60e minute). On pensait alors voir les Rennais débouler vers le but adverse. Mais le gardien strasbourgeois Kawashima, ses montants et la main de Simakan empêchaient les Rennais de renouer avec les trois points du succès.
Dommage…car le coach Julien Stéphan avait fait tout fait pour rentrer à Rennes sans un nul. Il avait remplacé Nzonzi par Niang et fait confiance en début de deuxième période à Gboho, Truffert et Lea Siliki (auteur d’une belle frappe à la 64e minute). Mais la tête d’Adrien Hunou sur le poteau strasbourgeois, ni celle de Léa-Siliki permettaient aux Rennais de prendre l’avantage. Mercredi, les Rennais affrontent Krasnodar en Ligue des Champions. Victoire attendue pour redonner de la confiance et continuer en Ligue Europa.
LA FEUILLE DE MATCH. 12e journée de Ligue 1 Uber Eats. RC Strasbourg Alsace / Stade Rennais F.C. : 1-1. Vendredi 26 novembre 2020 – 21h00. Stade de la Meinau (huis clos). Buts : Adrien Thomasson (24’), Adrien Hunou (60’). Avertissement : Stefan Mitrovic (rouge 40’). La composition du RC Strasbourg Alsace : Eiji Kawashima, Kenny Lala, Stefan Mitrovic (c), Mohamed Simakan, Anthony Caci (Ismaïl Aaneba 87’), Ibrahima Sissoko, Jean-Eudes Aholou, Jean-Ricner Bellegarde, Adrien Thomasson (Lionel Carole 73’), Habib Diallo (Mehdi Chahiri 86’), Ludovic Ajorque (Dimitri Liénard 63’). Entraîneur : Thierry Lauret. La composition du Stade Rennais F.C. : Alfred Gomis, Hamari Traoré, Damien Da Silva (c), Gerzino Nyamsi (M’Baye Niang 70’), Faitout Maouassa (Adrien Truffert 46’), Eduardo Camavinga (James Léa Siliki 46’), Steven Nzonzi, Benjamin Bourigeaud, Flavien Tait (Yann Gboho 46’), Jérémy Doku, Serhou Guirassy (Adrien Hunou 45’).


Tic tac, les jours passent et la procédure de conciliation entamée par Mediapro et la Ligue de football professionnel arrive bientôt à son terme. Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par la justice, avait prévu de proposer une issue à la crise avant le 4 décembre. Mais les choses ne s'arrangent pas vraiment, comme nous vous le relayions hier. Si Mediapro a choisi d'attaquer Canal Plus en justice pour « abus de position dominante », le groupe sino-espagnol se retrouve démuni face à sa stratégie risquée.
La semaine prochaine, le groupe sino-espagnol devrait ignorer l’échéance de paiement du 5 décembre, et mettre ainsi en grande difficulté financière les clubs professionnels. Il faut dire que le plan de Téléfoot a totalement échoué puisque, comme révélé par le journal L’Equipe, la chaîne ne compte que 480.000 abonnés, bien loin du chiffre nécessaire afin d’atteindre un équilibre financier. De plus, le spécialiste Anthony Alyce dévoile sur le site Eco Foot que l’objectif de Téléfoot était de revendre une partie de ses droits à Canal + et BeInSports afin de rentrer dans les clous financièrement. Problème : le diffuseur historique du foot français et la chaîne qatarie ont refusé de collaborer avec Mediapro.
Dans l'impossibilité de trouver un terrain d'entente, le groupe de Jaume Roures a donc déposé une assignation à l'encontre de Canal + auprès du tribunal de commerce de Paris, comme l'a signalé une dépêche de l'AFP ce jeudi. Il demande des dommages et intérêts aux titres d' "abus de position dominante" et de "pratiques abusives et déloyales" .
Julien Stephan va devoir composer avec les absences, vendredi, pour le match du Stade Rennais contre Strasbourg. Touchés par la covid-19, Aguerd et Terrier ne seront pas dans le groupe. Grenier ne s’est pas entraîné ce jeudi et pourrait également ne pas être de la partie. Rugani, lui, est absent jusqu’à Noël et Martin est encore trop court également…
Mediapro, le diffuseur majeur de la Ligue 1 souhaitant revoir son contrat à la baisse, a assigné Canal + en justice, lui reprochant de tenter de l'évincer du marché des droits télé du foot français, a-t-on appris jeudi d'une source ayant connaissance du dossier.
Entre la LFP et Mediapro, la situation se tend de plus en plus alors que l’échéance du 5 décembre se rapproche et que Jaume Roures a déjà fait savoir qu’il ne paiera pas le moindre euro pour l’utilisation des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 que Téléfoot diffuse sans vergogne et sans régler l’addition. Selon L’Equipe, dans l’attente d'un premier rapport du conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, qui devrait aussi être rendu début décembre, la Ligue de Football Professionnel semble avoir dans l’idée de rapidement en finir avec Mediapro. Pour cela, Vincent Labrune souhaite que le groupe sino-espagnol lui rende les droits TV et paie 140ME pour la diffusion sur la chaîne Téléfoot des matchs de Ligue 1 de la 7e à la 13e journée et qu'on en reste là.
C’est toute l’économie du football français qui, aujourd’hui, est en péril. En refusant de payer sa traite du 5 octobre, soit 172,30 M€, pour la diffusion de 80 % des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2, Mediapro a obligé la Ligue de football professionnel à contracter un prêt à court terme de 120 M€, quelques mois après avoir déjà obtenu de l’État un prêt garanti de 224,50 M€.
Le feuilleton Mediapro – Ligue de football professionnel s’enlise. Après l’annonce du non-versement de l’échéance de 172 millions d’euros prévue au 5 octobre (pour un reversement aux clubs pro le 17), les négociations patinent. Mediapro souhaite obtenir une baisse des montants dus cette année. Ce que la Ligue refuse. Le groupe sino-espagnol, qui n’a toujours pas effectué le règlement d’octobre, ne semble pas en mesure de verser, non plus, celui du 5 décembre. Ce qui mettrait les clubs français dans une situation de grand danger.
Le dossier Mediapro devrait évoluer dans les premiers jours du mois de décembre, puisque l’on saura ce que le conciliateur préconise pour régler l’énorme litige entre la Ligue de Football Professionnel et Téléfoot. Mais les clubs de Ligue 1 l’ont bien compris, ils ne devront pas compter sur l’appui financier de l’état français. Emmanuel Macron l’avait expliqué mardi dernier aux responsables du football professionnel, qui participaient à une visioconférence, mais c’est Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, qui en a remis une couche. Pour ce dernier, ce n’est pas la France et in fine les contribuables, qui doivent payer pour le comportement des dirigeants de la LFP lorsqu’ils ont signé avec le groupe sino-espagnol pour la vente des droits TV du football.
Même si cette année est financièrement catastrophique pour les clubs de Ligue 1, un petit coin de ciel bleu apparaît à l’horizon. En effet, alors que la Ligue de Football Professionnel tente de régler une bonne fois pour toutes le problème majeur posé par le refus de Mediapro de régler l’échéance d’octobre des droits TV (172ME) et probablement d’en faire de même pour celle de décembre du côté de Canal+ on semble se préparer à un retour fracassant dans l’univers de la Ligue 1 à la télévision. Même si le diffuseur historique du Championnat de L1 possède déjà deux matchs cette saisons, rachetés 333ME à BeInSports, Canal+ est en mesure de s’offrir la totalité des matches de notre Championnat via une offre dévoilée ce lundi par L’Equipe.
Le 1er décembre, les amateurs de sport auront la possibilité de choisir une nouvelle chaîne dans le riche assortiment qui se dispute le marché français de la télévision payante. Après Téléfoot, beIN Sports et RMC Sport, débarqués il y a moins de dix ans sur les terres de Canal+ et d'Eurosport, c'est au tour de la plateforme numérique DAZN (prononcez « Da Zone ») de tenter sa chance. Déjà présente dans de nombreux pays (Allemagne, États-Unis, Espagne, Italie, Japon...), la chaîne du milliardaire anglo-américain d'origine ukrainienne Len Blavatnik (Deezer, Warner Music...) arrive en France avec nettement plus de discrétion que lors de ses premiers lancements régionaux. Alors que DAZN occupe une place primordiale dans un pays comme l'Allemagne, où elle diffuse des matches de Bundesliga et de Ligue des champions, en France elle ne proposera dans un premier temps que de la boxe (au tarif de 1,99 € par mois). Une programmation modeste pour un groupe qui se présente souvent comme « le Netflix du sport ».
Le Stade Rennais ne sait plus gagner, ni même marquer à une période de l’année devenue décidément délicate sous l’ère Stéphan. Vendredi soir, au sortir de la deuxième défaite des Rouge et Noir en trois matches de championnat, le coach rennais a fait part de son inquiétude et tiré, déjà, du bout des doigts, la sonnette d’alarme. Manque de maturité, d’agressivité, de caractère, de réalisme. Voilà tout ce qui a fait défaut aux Rennais pour éviter une nouvelle désillusion, au Roazhon Park cette fois-ci. Un mix de trop nombreux manques donc, qui contraint le club Rouge et Noir au surplace en championnat alors que le doute plane quant à lui désormais de plus en plus au-dessus des têtes rennaises.
Mais où est donc passé le Stade Rennais du début de saison ? On se le demande bien vu la piètre performance livrée vendredi soir par les hommes de Julien Stéphan, battus sur leur terrain par les Girondins de Bordeaux (0-1). L’heure n’est pas encore à la crise. Mais la mauvaise passe se prolonge pour les Bretons qui n’ont enregistré qu’une seule victoire sur leurs neuf derniers matchs toutes compétitions confondues.
Aujourd’hui, il n’est nullement question de faire passer la mauvaise passe en championnat ( une victoire en 7 sept matchs) des Rennais uniquement sur le supposé influx perdu en C1. Les lacunes sont là, avec des recrues pour le moment pas encore au niveau des partants, des tauliers en difficultés et une attaque en berne. Pour autant, ceci n’est que le constat de l’instant T et tout n’est pas à jeter. Le temps peut être un ami et Julien Stéphan, porté aux nues depuis des mois, n’est pas devenu un mauvais coach en un mois et demi. Comme la plupart des formations de Ligue 1, le PSG y compris (qui compte autant de défaites que le SRFC cette saison, au passage…), l’effectif a du faire face à une préparation de saison totalement inédite et improbable, avec une coupure préalable de quatre mois intégraux ou presque avant de revenir, presque comme si de rien n’était, à un championnat joué sans public ou avec des jauges très limitées. Quand on connait la force et l’impact du Roazhon Park ces dernières saisons sur les résultats, le manque est automatiquement répercuté sur les performances.


