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On ne peut pas se permettre de choisir nos matches

Maintenu capitaine par son nouvel entraîneur Franck Haise, Valentin Rongier s’est exprimé devant les médias avant le déplacement du Stade Rennais à Auxerre, ce dimanche (15 h). Après l’exploit face au PSG (3-1), le milieu de terrain exige de la régularité de la part de son équipe, qui en manque cette saison pour l’instant.
On ne peut pas se permettre de choisir nos matches

Comment avez-vous vécu cette victoire contre le PSG ?

Forcément bien après cette belle victoire, surtout la manière. Je pense que ça a vraiment fait du bien au groupe de retrouver ça. C’est surtout l’état d’esprit et la communion avec le public qui nous font le plus grand bien après cette période un peu compliquée pour nous. Après, il faut garder la tête froide, ce ne sont que trois points, même s’il y a eu de très bonnes choses. Il a fallu que l’on se remette vite la tête à l’endroit et au travail parce que l’on a un match super important dimanche à Auxerre.

Comment avez-vous vécu le départ d’Habib Beye ?

Ça me fait un peu de peine de le dire mais maintenant, j’ai un peu d’expérience dans le foot, ça fait longtemps que je suis dans cette bulle et j’ai l’habitude. On le sait, dans le football actuel, il y a énormément de mouvements, que ce soit les joueurs ou les coaches. Non pas que l’on ne s’attache pas aux personnes mais on sait que ça fait partie du job et que ça peut arriver à tout moment. On était sûrement arrivé à la fin de quelque chose, nos dirigeants ont pris cette décision-là. Nous, joueurs, on n’a rien à dire là-dessus, on doit seulement se mettre au travail. Il faut aussi que l’on prenne nos responsabilités parce que si ça n’a pas fonctionné, ce n’est pas seulement la faute du coach, c’est la faute de tout le monde, il y a une grosse remise en question du groupe.

Le courant ne passait plus avec Habib Beye ?

Non, je ne pense pas. Je vais parler pour moi : je continuais d’échanger avec lui, je n’ai pas le sentiment que le groupe l’ait abandonné. Peut-être que les résultats de cette période n’aidaient pas les troupes à garder le moral et trouver cette énergie positive. Mais si c’est le cas pour certains, je trouve que c’est un peu dommage parce que nous ne sommes que des joueurs, entre guillemets. Il faut vraiment que l’on se concentre pour garder toute notre énergie pour le terrain.

On a quand même ressenti une forme de libération contre Paris, plus de joie, de cohésion…

C’est possible. C’était un match de prestige, peut-être que le fait de recevoir le Paris Saint-Germain dans une période compliquée, où personne ne nous attendait, a libéré l’équipe. Et puis, il faut souligner le bon travail de coach Tambouret qui a sûrement trouvé les mots justes. Vous avez vu, je pense, une équipe qui a joué simple, avec le cœur.

Que vous évoque le fait de voir Habib Beye rebondir aussi vite à Marseille ?

Je suis content pour lui parce que je pense que c’était l’un de ses rêves, il apprécie beaucoup le club. C’est aussi la beauté du foot de pouvoir switcher, de passer rapidement à autre chose. Je pense que c’est un poste qui lui correspond mais l’avenir dira si j’ai raison ou pas. Je lui souhaite le meilleur et je pense qu’il a bien fait de saisir cette opportunité.

Est-ce plus compliqué de se motiver contre Auxerre que contre Paris ?

Si l’on a un objectif clair et commun, qui est la qualification en Coupe d’Europe, on ne peut pas se permettre de choisir nos matches. On n’est pas au-dessus des autres. On est au-dessus quand on met le cœur mais si on se met à dire : "Auxerre, le dimanche à 15 h, ils sont en bas du classement…" On a vu que cette année, les équipes un peu plus bas dans le classement ne nous réussissent pas. Si l’on se prend pour d’autres, je peux vous assurer que ça ne va pas bien se passer dimanche.

Vous êtes d’ailleurs la meilleure équipe contre le top 6 de Ligue 1…

Ça prouve que l’on a de la qualité et que l’on doit travailler sur l’aspect mental. Quand les scénarios se répètent, ça veut bien dire quelque chose. C’est à nous de prendre conscience de la qualité que l’on a et de se dire que sans faire les efforts tous ensemble, on redevient une équipe normale du championnat. Quand l’on voit notre effectif, je suis désolé mais on se doit de finir dans les places européennes. Même si le match du PSG a été magnifique et que la communion avec les supporters a été splendide, tout ce que l’on a fait vendredi sera annihilé si l’on prend ce match à la légère et que l’on ne respecte pas l’AJA. Ça peut arriver de rater des passes et des contrôles mais le degré d’investissement sur le terrain doit toujours rester le même.

Quelle image aviez-vous des équipes de Franck Haise ?

J’ai de très mauvais souvenirs de cette équipe de Lens qui nous a fait mal quand je jouais avec l’Olympique de Marseille : une équipe très conquérante qui couvrait toutes les parties du terrain, qui mettait une intensité folle. Je pense que c’était l’équipe qui mettait le plus d’intensité dans le championnat. Je me rappelle d’un match à Bollaert où, pendant une mi-temps, on n’est pas sorti de notre camp et on avait l’impression d’être pris à la gorge.

Le coach est arrivé il y a très peu de temps, il nous a dit qu’il avait la volonté de nous accompagner dans un premier temps, de ne pas tout révolutionner. On a adopté des réflexes et il nous a fait savoir qu’il n’était pas là pour chambouler tout ça. Bien sûr, s’il y a des choses qui ne lui plaisent pas, il nous le dit.

Le coach a annoncé que vous alliez rester capitaine. Que vous a-t-il dit ?

On a un peu discuté hier (jeudi), en tête-à-tête. Il m’a annoncé que je garderais le brassard, je pense qu’il a aussi envie de mettre un groupe de cadres, de leaders, pour encadrer tout ça. On est plusieurs à pouvoir le faire. Je lui ai demandé ce qu’il attendait de moi, de nous, sa réponse était logique : il attend une exemplarité de notre part, sur le terrain et en dehors, de toujours donner le maximum, d’accompagner les jeunes et de rester positif avec tout le monde, parce que l’on sait que le foot est géré par les émotions et que l’on a besoin de personnes sur qui s’appuyer.

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On ne peut pas se permettre de choisir nos matches

Comment avez-vous vécu cette victoire contre le PSG ?

Forcément bien après cette belle victoire, surtout la manière. Je pense que ça a vraiment fait du bien au groupe de retrouver ça. C’est surtout l’état d’esprit et la communion avec le public qui nous font le plus grand bien après cette période un peu compliquée pour nous. Après, il faut garder la tête froide, ce ne sont que trois points, même s’il y a eu de très bonnes choses. Il a fallu que l’on se remette vite la tête à l’endroit et au travail parce que l’on a un match super important dimanche à Auxerre.

Comment avez-vous vécu le départ d’Habib Beye ?

Ça me fait un peu de peine de le dire mais maintenant, j’ai un peu d’expérience dans le foot, ça fait longtemps que je suis dans cette bulle et j’ai l’habitude. On le sait, dans le football actuel, il y a énormément de mouvements, que ce soit les joueurs ou les coaches. Non pas que l’on ne s’attache pas aux personnes mais on sait que ça fait partie du job et que ça peut arriver à tout moment. On était sûrement arrivé à la fin de quelque chose, nos dirigeants ont pris cette décision-là. Nous, joueurs, on n’a rien à dire là-dessus, on doit seulement se mettre au travail. Il faut aussi que l’on prenne nos responsabilités parce que si ça n’a pas fonctionné, ce n’est pas seulement la faute du coach, c’est la faute de tout le monde, il y a une grosse remise en question du groupe.

Le courant ne passait plus avec Habib Beye ?

Non, je ne pense pas. Je vais parler pour moi : je continuais d’échanger avec lui, je n’ai pas le sentiment que le groupe l’ait abandonné. Peut-être que les résultats de cette période n’aidaient pas les troupes à garder le moral et trouver cette énergie positive. Mais si c’est le cas pour certains, je trouve que c’est un peu dommage parce que nous ne sommes que des joueurs, entre guillemets. Il faut vraiment que l’on se concentre pour garder toute notre énergie pour le terrain.

On a quand même ressenti une forme de libération contre Paris, plus de joie, de cohésion…

C’est possible. C’était un match de prestige, peut-être que le fait de recevoir le Paris Saint-Germain dans une période compliquée, où personne ne nous attendait, a libéré l’équipe. Et puis, il faut souligner le bon travail de coach Tambouret qui a sûrement trouvé les mots justes. Vous avez vu, je pense, une équipe qui a joué simple, avec le cœur.

Que vous évoque le fait de voir Habib Beye rebondir aussi vite à Marseille ?

Je suis content pour lui parce que je pense que c’était l’un de ses rêves, il apprécie beaucoup le club. C’est aussi la beauté du foot de pouvoir switcher, de passer rapidement à autre chose. Je pense que c’est un poste qui lui correspond mais l’avenir dira si j’ai raison ou pas. Je lui souhaite le meilleur et je pense qu’il a bien fait de saisir cette opportunité.

Est-ce plus compliqué de se motiver contre Auxerre que contre Paris ?

Si l’on a un objectif clair et commun, qui est la qualification en Coupe d’Europe, on ne peut pas se permettre de choisir nos matches. On n’est pas au-dessus des autres. On est au-dessus quand on met le cœur mais si on se met à dire : "Auxerre, le dimanche à 15 h, ils sont en bas du classement…" On a vu que cette année, les équipes un peu plus bas dans le classement ne nous réussissent pas. Si l’on se prend pour d’autres, je peux vous assurer que ça ne va pas bien se passer dimanche.

Vous êtes d’ailleurs la meilleure équipe contre le top 6 de Ligue 1…

Ça prouve que l’on a de la qualité et que l’on doit travailler sur l’aspect mental. Quand les scénarios se répètent, ça veut bien dire quelque chose. C’est à nous de prendre conscience de la qualité que l’on a et de se dire que sans faire les efforts tous ensemble, on redevient une équipe normale du championnat. Quand l’on voit notre effectif, je suis désolé mais on se doit de finir dans les places européennes. Même si le match du PSG a été magnifique et que la communion avec les supporters a été splendide, tout ce que l’on a fait vendredi sera annihilé si l’on prend ce match à la légère et que l’on ne respecte pas l’AJA. Ça peut arriver de rater des passes et des contrôles mais le degré d’investissement sur le terrain doit toujours rester le même.

Quelle image aviez-vous des équipes de Franck Haise ?

J’ai de très mauvais souvenirs de cette équipe de Lens qui nous a fait mal quand je jouais avec l’Olympique de Marseille : une équipe très conquérante qui couvrait toutes les parties du terrain, qui mettait une intensité folle. Je pense que c’était l’équipe qui mettait le plus d’intensité dans le championnat. Je me rappelle d’un match à Bollaert où, pendant une mi-temps, on n’est pas sorti de notre camp et on avait l’impression d’être pris à la gorge.

Le coach est arrivé il y a très peu de temps, il nous a dit qu’il avait la volonté de nous accompagner dans un premier temps, de ne pas tout révolutionner. On a adopté des réflexes et il nous a fait savoir qu’il n’était pas là pour chambouler tout ça. Bien sûr, s’il y a des choses qui ne lui plaisent pas, il nous le dit.

Le coach a annoncé que vous alliez rester capitaine. Que vous a-t-il dit ?

On a un peu discuté hier (jeudi), en tête-à-tête. Il m’a annoncé que je garderais le brassard, je pense qu’il a aussi envie de mettre un groupe de cadres, de leaders, pour encadrer tout ça. On est plusieurs à pouvoir le faire. Je lui ai demandé ce qu’il attendait de moi, de nous, sa réponse était logique : il attend une exemplarité de notre part, sur le terrain et en dehors, de toujours donner le maximum, d’accompagner les jeunes et de rester positif avec tout le monde, parce que l’on sait que le foot est géré par les émotions et que l’on a besoin de personnes sur qui s’appuyer.

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