• ds_1576.jpg
  • ds_2064.jpg
  • ds_1856.jpg
  • ds_2253.png
  • DS_0030.jpg
  • ds_1919.jpg
  • ds_0944.jpg
  • ds_3107.jpg
  • ds_3586.jpg
  • ds_0916.jpg
  • ds_3267.jpg
  • ds_3701.jpg
  • ds_2964.jpg
  • ds_0468.jpg
  • ds_0663.jpeg
  • ds_3553.jpg
  • ds_0922.jpg
  • ds_0432.jpg
  • ds_2583.jpg
  • ds_0454.jpg
Coupe de France

13 Janvier 2026

Peut-être le pire tirage pour le Stade Rennais, qui devra se rendre à Marseille le mardi 3 ou mercredi 4 février lors des 8e de finale de la Coupe de France. Face à un adversaire devenu habituel en...

Mercato

13 Janvier 2026

Comme annoncé, Gauthier Gallon ne poursuivra pas l’aventure avec le Stade Rennais. Les Rouge et Noir ont officialisé ce mardi 13 janvier le départ du portier de 32 ans, qui s’est engagé au FCV...

Mercato

13 Janvier 2026

Gauthier Gallon quitte le Stade Rennais pour rejoindre le club de Dender, en première division belge. Le club breton a annoncé l’information, ce mardi, sur ses réseaux sociaux. Le mercato commence à...

Mercato

13 Janvier 2026

Arrivé il y a deux ans et demi à Rennes en provenance de Troyes pour être la doublure de Steve Mandanda, Gauthier Gallon n’aura depuis joué que sept matchs pour le club breton. Redescendu beaucoup...

Mercato

13 Janvier 2026

Ce milieu défensif, repositionné défenseur central, s’apprête à prolonger au Stade Rennais jusqu’en 2028. Après Mathys Silistrie, qui a signé la semaine dernière un nouveau contrat jusqu’en 2029, le...

Anciens

12 Janvier 2026

La nomination de Rolland Courbis entraîneur, à la place de Philippe Montanier, n’était pas passée inaperçue au Stade Rennais en 2016. Après avoir appris son décès lundi 12 janvier 2026, le public...

Anciens

12 Janvier 2026

Figure marquante du football français et grande voix de RMC, Rolland Courbis est décédé ce lundi 12 janvier à l'âge de 72 ans. Le PSG salue "l'entraîneur passionné" "Adieu Rolland": l'hommage de...

Anciens

12 Janvier 2026

Si Zinedine Zidane est affectueusement surnommé "Zizou" par une grande partie des supporters de l’équipe de France de football, Rolland Courbis n’y est pas étranger. L’entraîneur, mort ce lundi 12...

Anciens

12 Janvier 2026

Le foot français est en deuil ce lundi 12 janvier, après avoir appris le décès de Rolland Courbis, coach emblématique pendant près de 40 ans. Le Stade Rennais a fait partie des innombrables clubs où...

Anciens

12 Janvier 2026

Après Jean-Louis Gasset le 26 décembre dernier, c’est Rolland Courbis qui nous quitte ce lundi 12 janvier au même âge, 72 ans. La disparition d’une des grandes figures du football français, avec sa...

Actualité

12 Janvier 2026

Une image aperçue pendant les fêtes intrigue les supporters rennais. En coulisses, le club surveille un possible écart qui fait déjà débat. La trêve hivernale est souvent un moment à double...

Coupe de France

11 Janvier 2026

La lecture des chiffres de la rencontre ne laisse pas la moindre place au doute : 27 tirs à 2 pour Rennes, 9 cadrés contre 1 et une possession de balle de 70 % pour les Bretons, avec 463 passes...

Coupe de France

11 Janvier 2026

Le Stade Rennais (L1) a joué avec le feu, dimanche 11 janvier, contre Chantilly (N2), en 16e de finale de Coupe de France. Menés jusqu’à la 70e minute, les Rouge et Noir ont forcé le verrou, coup...

Anciens

11 Janvier 2026

Après avoir officialisé l’arrivée de Luca Koleosho, le Paris FC continue de s’activer sur le mercato d’hiver. Toujours sous pression au classement, le promu parisien étudie désormais la piste menant...

Mercato

11 Janvier 2026

Yannick Ferreira Carrasco, ailier belge de 32 ans évoluant à Al Shabab en Arabie Saoudite, était convoité par deux clubs français. Le FC Nantes et le Stade Rennais espéraient le recruter durant ce...

Coupe de France

11 Janvier 2026

Le Stade Rennais se déplace à Beauvais ce dimanche 11 janvier (18 h) pour y défier l’US Chantilly, équipe de National 2, en 16e de finale de la Coupe de France. Un match où les Rouge et Noir...

Mercato

11 Janvier 2026

Un dossier discret, une accélération soudaine et un concurrent dépassé : Rennes s’apprête à frapper fort sur ce mercato hivernal. Le marché d’hiver réserve parfois des dossiers qui avancent loin des...

Ligue 1

10 Janvier 2026

L'entraîneur du LOSC Bruno Genesio a tenu à s'expliquer ce samedi, une semaine après son attitude et ses propos véhéments envers Eric Wattellier, l'arbitre lors de la rencontre contre Rennes en L1...

Comment le foot français va-t-il pouvoir survivre?

À peine quelques jours après le lancement en grande pompe et réussi de Ligue 1 +, voilà que le ciel s'assombrit de nouveau pour la plupart des clubs français après les révélations de L'Équipe sur les montants que toucheront cette saison les clubs de l'élite. Des chiffres attendus mais qui donnent tout le même le vertige et n'incitent pas à l'optimisme.

Comment le foot français va-t-il pouvoir survivre?

Il y a bien eu une éclaircie. Celle d’un premier week-end réussi, d’abonnés qui répondent à l’appel et d’un regain d’engouement pour le championnat. Portée notamment par la promesse d’une lutte un peu plus âpre pour le titre (qui a déjà volé en éclat ?), la nouvelle monture de la Ligue 1 a pris un bel envol, que la réalité est venue remettre à sa place en ce milieu de semaine. Alors que le quotidien L’Équipe a pu consulter le « guide de répartition initial des droits audiovisuels et de l’indemnité de résiliation de DAZN Ligue 1 saison 2025-2026 », il a mis en lumière les très faibles retombées économiques dont bénéficieront les clubs du championnat cette saison.

Le danger, c’est la saison prochaine?
Si on prenait souvent en exemple les sommes touchées par le dernier de Premier League, voire même des clubs de Championship qui accèdent à la première division (coucou Sunderland), pour pointer du doigt les écarts abyssaux avec le foot français, voilà un chiffre qui se montre encore plus marquant. Le champion de France 2026 touchera moins de droits TV que Montpellier la saison dernière, un club pourtant relégué et lanterne rouge avec 16 malheureux points (et ce même si le champion est le PSG, le plus à même à empocher le maximum). Un comparatif qui fait froid dans le dos, et qui ne devrait pas exploser l’année prochaine non plus. En d’autres termes, le PSG champion 2026 (en prenant l’exemple le plus probable et avec les montants les plus élevés) toucherait 4,67 millions, contre 5,18 pour MHSC version 24-25. Le dernier de Ligue 1 touchera cette saison 1,44 million d’euros, de quoi payer un joueur parisien pendant un mois. Des chiffres qui s’expliquent par tout ce que doit la Ligue.

Car avec un montant total de redevance estimé à 334,6 millions (85 de DAZN, 82,5 de beIN avec la Ligue 1 et la Ligue 2, 1 chacun pour France TV et TF1 et 129,1 de droits internationaux), les clubs de Ligue 1 ne vont se repartir que 80,5 millions d’euros, la Ligue 2 ne touchant que 11,7 millions. Au delà des charges comme la taxe Buffet, les syndicats, les frais liés à la Ligue et à LFP Média, qui devraient tout de même chiffrer à hauteur de 182,6 millions, il faut ajouter 5,25 millions d’aide aux relégués, mais surtout 54 millions à CVC ( ce qui équivaut à plus de 13%, certainement lié à un rattrapage des deux premières années du deal où le fonds d’investissement n’a rien touché).

Consultant international en droits TV du sport, Pierre Maes ne s’étonne pas de ces chiffres au global (« zéro surprise »), mais plus « d’une telle différence entre le montant brut et le montant net ». Pourtant, le pire n’est peut-être pas encore arrivé. « Pour moi le danger c’est la saison prochaine. On est plus sûr de rien, sauf des droits internationaux et de la Ligue 2. Si l’on écoute de Tavernost qui dit que rien ne viendra de Ligue 1+ pendant les deux prochaines années, 2026-2027 va être largement pire que les chiffres évoqués pour cette saison », prévient Maes, pour qui voir des clubs toucher moins d’un million la saison suivante est plausible, rappelant au passage que ni les sous de DAZN, ni ceux de beIN, ne figureront parmi les rentrées d’argent. « Si on lit entre les lignes les clubs peuvent espérer des recettes de Ligue 1+ après la troisième saison d’exploitation », souligne-t-il.

Et même si Nicolas de Tavernost a évoqué auprès de RMC des revenus estimés à « grosso modo 170 millions d’euros, auxquels il faudra retirer les coûts de production », pour lesquels des chiffres entre 50 et 66 millions ont été évoqués, mais dont on ne sait pas s’ils ont déjà été pris en compte dans les chiffres dévoilés par L’Équipe, l’ancien boss de M6 table sur « 120 millions ». « Dans l’article de L’Équipe, on prend ce qui est sûr. Le reste on est sur des suppositions, préfère tempérer Maes, conforté par les propos du patron de LFP Média. On ne peut pas faire le calcul exact parce que c’est compliqué. » Même avec un bénéfice de 120 millions à se partager, cela équivaudrait à 6,6 millions par club. Le bout du tunnel ? Certainement pas.

Ligue 1+, bouée de sauvetage ou écran de fumée ?
Plutôt pessimiste quant à la nouvelle chaîne de la LFP, Pierre Maes se montre d’ailleurs prudent malgré un premier week-end en fanfare. « Pour moi c’est un projet risqué, estime-t-il. Il n’y a aucune raison qu’il ne rencontre pas les problèmes de ses prédécesseurs, comme DAZN, à commencer par le piratage. Il y a une communication très positive, avec les 600 000 abonnés. » Surtout, il se montre mesuré quant aux chiffres d’abonnés de Ligue 1+ : « Il faut bien se dire que sur ces abonnés, il y une majorité de convertis DAZN. Il n’y a pas 600 000 nouveaux abonnés. Ce chiffre n’est pas remis en doute mais il est à relativiser. Faire en week-end ce que DAZN a fait en un an, ce n’est pas juste. DAZN a un deal pour la distribution depuis le 10 juillet et depuis ils travaillent au corps leurs abonnés pour les convertir vers une offre Ligue 1+ plus l’offre DAZN, pour un montant inférieur à ce que coûtait le seul abonnement à la Ligue 1 l’an dernier. On peut imaginer qu’ils en ont converti une grosse partie, qui représente les abonnés dont parle Nicolas de Tavernost. »

Depuis le début de Ligue 1+, on entend à peine parler de piratage. On sait bien que le piratage grandit en dépit de toutes les lois. Pierre Maes

D’autant que selon Maes, Ligue 1+ la joue plutôt soft dans ses objectifs : « Nicolas de Tavernost a donné un objectif d’un million d’abonnés la première année, ce qui est très raisonnable, si on ajoute en plus les convertis DAZN, l’objectif devient presque bas. » De quoi potentiellement aller chercher quelques milliers (des centaines ?) de fidèles supplémentaires pour une potentielle bonne surprise ? Compliqué tout de même, avec toujours l’horizon de commencer à voir rentrer l’argent dans deux saisons. « Pour 2027-2028, il va falloir aller les chercher avec les dents (les abonnés), avec un piratage encore plus important. Aujourd’hui sans pouvoir piocher dans la base d’abonnés de Canal+, même si on peut espérer un accord d’ici là, ça reste un défi énorme. »

Et même si l’image renvoyée est jusqu’ici positive du côté de LFP Média, l’herbe n’est pas forcément aussi verte que présentée. « Ce qui était important c’était de préparer une bonne com’ pour faire de cette histoire un succès qui va entraîner le succès. Depuis le début de Ligue 1+, on entend à peine parler de piratage. On sait bien que le piratage grandit en dépit de toutes les lois », rappelle ainsi le spécialiste des droits télés. Début juillet, L’Équipe annonçait que LFP Média planchait sur 2 millions d’abonnés et 407 millions de recettes lors de cette même saison 2027-2028. Alea jacta est.

Les droits internationaux, un symbole des inégalités
Depuis la saison 2022-2023, les droits internationaux du championnat ne concernent, dans leur quasi majorité, plus toutes ses écuries (122,6 millions sont aujourd’hui dédiés aux équipes ayant un coefficient UEFA sur les trois dernières années sur les 129,1). « La ligue française est devenue l’une des plus inégalitaires en Europe, en favorisant les grands clubs, confirme Pierre Maes. Aujourd’hui il n’y a plus de droits domestiques, donc les droits internationaux ont pris en importance. De facto la ligue française est encore plus inégalitaire qu’au moment où il a été décidé que les européens se repartiraient les droits internationaux. C’est pour moi le point le plus crucial. » Des inégalités qui devraient donc continuer de creuser le fossé entre les européens et les autres, que parviendra parfois à combler une anomalie comme Lens ou Brest.

La ligue française est devenue l’une des plus inégalitaires en Europe, en favorisant les grands clubs. Pierre Maes

On pourrait toutefois bercer dans l’idéalisme et l’utopisme, mais pour que tout le monde soit tiré vers le haut, il faudrait repenser la distribution. L’idée semble assez incongrue, mais on parle tout de même d’un club comme le PSG qui a empoché environ 230 millions d’euros grâce à ses parcours en Ligue des champions et à la Coupe du monde des clubs. « Imaginer le PSG distribuer ses 4 ou 5 millions, non, je n’y crois pas, répond Pierre Maes, qui considère toutefois l’idée. Mais c’est loin d’être idiot. Il y a des ligues, notamment en Belgique, où on a déjà discuté, pour les clubs qui jouent l’Europe, de partager une petite partie de leurs revenus UEFA avec les autres clubs. Ça ne s’est pas fait selon moi jusqu’ici, mais ce type de discussions existe. »

En clair, pour que tout le monde espère un peu plus sereinement la saison 2027-2028, qui n’a sans doute jamais semblé aussi lointaine, le foot français aurait besoin d’un diffuseur qui accepte de mettre sa rancœur de côté, et d’un club omnipotent qui accepte quant à lui de laisser sa part du gâteau, aussi petit soit-il. Après tout, l’espoir fait vivre, et puisque la Ligue 1 ne fait plus que survivre, pourquoi se priver de rêver ?

 

Related Articles

À peine quelques jours après le lancement en grande pompe et réussi de Ligue 1 +, voilà que le ciel s'assombrit de nouveau pour la plupart des clubs français après les révélations de L'Équipe sur les montants que toucheront cette saison les clubs de l'élite. Des chiffres attendus mais qui donnent tout le même le vertige et n'incitent pas à l'optimisme.

Comment le foot français va-t-il pouvoir survivre?

Il y a bien eu une éclaircie. Celle d’un premier week-end réussi, d’abonnés qui répondent à l’appel et d’un regain d’engouement pour le championnat. Portée notamment par la promesse d’une lutte un peu plus âpre pour le titre (qui a déjà volé en éclat ?), la nouvelle monture de la Ligue 1 a pris un bel envol, que la réalité est venue remettre à sa place en ce milieu de semaine. Alors que le quotidien L’Équipe a pu consulter le « guide de répartition initial des droits audiovisuels et de l’indemnité de résiliation de DAZN Ligue 1 saison 2025-2026 », il a mis en lumière les très faibles retombées économiques dont bénéficieront les clubs du championnat cette saison.

Le danger, c’est la saison prochaine?
Si on prenait souvent en exemple les sommes touchées par le dernier de Premier League, voire même des clubs de Championship qui accèdent à la première division (coucou Sunderland), pour pointer du doigt les écarts abyssaux avec le foot français, voilà un chiffre qui se montre encore plus marquant. Le champion de France 2026 touchera moins de droits TV que Montpellier la saison dernière, un club pourtant relégué et lanterne rouge avec 16 malheureux points (et ce même si le champion est le PSG, le plus à même à empocher le maximum). Un comparatif qui fait froid dans le dos, et qui ne devrait pas exploser l’année prochaine non plus. En d’autres termes, le PSG champion 2026 (en prenant l’exemple le plus probable et avec les montants les plus élevés) toucherait 4,67 millions, contre 5,18 pour MHSC version 24-25. Le dernier de Ligue 1 touchera cette saison 1,44 million d’euros, de quoi payer un joueur parisien pendant un mois. Des chiffres qui s’expliquent par tout ce que doit la Ligue.

Car avec un montant total de redevance estimé à 334,6 millions (85 de DAZN, 82,5 de beIN avec la Ligue 1 et la Ligue 2, 1 chacun pour France TV et TF1 et 129,1 de droits internationaux), les clubs de Ligue 1 ne vont se repartir que 80,5 millions d’euros, la Ligue 2 ne touchant que 11,7 millions. Au delà des charges comme la taxe Buffet, les syndicats, les frais liés à la Ligue et à LFP Média, qui devraient tout de même chiffrer à hauteur de 182,6 millions, il faut ajouter 5,25 millions d’aide aux relégués, mais surtout 54 millions à CVC ( ce qui équivaut à plus de 13%, certainement lié à un rattrapage des deux premières années du deal où le fonds d’investissement n’a rien touché).

Consultant international en droits TV du sport, Pierre Maes ne s’étonne pas de ces chiffres au global (« zéro surprise »), mais plus « d’une telle différence entre le montant brut et le montant net ». Pourtant, le pire n’est peut-être pas encore arrivé. « Pour moi le danger c’est la saison prochaine. On est plus sûr de rien, sauf des droits internationaux et de la Ligue 2. Si l’on écoute de Tavernost qui dit que rien ne viendra de Ligue 1+ pendant les deux prochaines années, 2026-2027 va être largement pire que les chiffres évoqués pour cette saison », prévient Maes, pour qui voir des clubs toucher moins d’un million la saison suivante est plausible, rappelant au passage que ni les sous de DAZN, ni ceux de beIN, ne figureront parmi les rentrées d’argent. « Si on lit entre les lignes les clubs peuvent espérer des recettes de Ligue 1+ après la troisième saison d’exploitation », souligne-t-il.

Et même si Nicolas de Tavernost a évoqué auprès de RMC des revenus estimés à « grosso modo 170 millions d’euros, auxquels il faudra retirer les coûts de production », pour lesquels des chiffres entre 50 et 66 millions ont été évoqués, mais dont on ne sait pas s’ils ont déjà été pris en compte dans les chiffres dévoilés par L’Équipe, l’ancien boss de M6 table sur « 120 millions ». « Dans l’article de L’Équipe, on prend ce qui est sûr. Le reste on est sur des suppositions, préfère tempérer Maes, conforté par les propos du patron de LFP Média. On ne peut pas faire le calcul exact parce que c’est compliqué. » Même avec un bénéfice de 120 millions à se partager, cela équivaudrait à 6,6 millions par club. Le bout du tunnel ? Certainement pas.

Ligue 1+, bouée de sauvetage ou écran de fumée ?
Plutôt pessimiste quant à la nouvelle chaîne de la LFP, Pierre Maes se montre d’ailleurs prudent malgré un premier week-end en fanfare. « Pour moi c’est un projet risqué, estime-t-il. Il n’y a aucune raison qu’il ne rencontre pas les problèmes de ses prédécesseurs, comme DAZN, à commencer par le piratage. Il y a une communication très positive, avec les 600 000 abonnés. » Surtout, il se montre mesuré quant aux chiffres d’abonnés de Ligue 1+ : « Il faut bien se dire que sur ces abonnés, il y une majorité de convertis DAZN. Il n’y a pas 600 000 nouveaux abonnés. Ce chiffre n’est pas remis en doute mais il est à relativiser. Faire en week-end ce que DAZN a fait en un an, ce n’est pas juste. DAZN a un deal pour la distribution depuis le 10 juillet et depuis ils travaillent au corps leurs abonnés pour les convertir vers une offre Ligue 1+ plus l’offre DAZN, pour un montant inférieur à ce que coûtait le seul abonnement à la Ligue 1 l’an dernier. On peut imaginer qu’ils en ont converti une grosse partie, qui représente les abonnés dont parle Nicolas de Tavernost. »

Depuis le début de Ligue 1+, on entend à peine parler de piratage. On sait bien que le piratage grandit en dépit de toutes les lois. Pierre Maes

D’autant que selon Maes, Ligue 1+ la joue plutôt soft dans ses objectifs : « Nicolas de Tavernost a donné un objectif d’un million d’abonnés la première année, ce qui est très raisonnable, si on ajoute en plus les convertis DAZN, l’objectif devient presque bas. » De quoi potentiellement aller chercher quelques milliers (des centaines ?) de fidèles supplémentaires pour une potentielle bonne surprise ? Compliqué tout de même, avec toujours l’horizon de commencer à voir rentrer l’argent dans deux saisons. « Pour 2027-2028, il va falloir aller les chercher avec les dents (les abonnés), avec un piratage encore plus important. Aujourd’hui sans pouvoir piocher dans la base d’abonnés de Canal+, même si on peut espérer un accord d’ici là, ça reste un défi énorme. »

Et même si l’image renvoyée est jusqu’ici positive du côté de LFP Média, l’herbe n’est pas forcément aussi verte que présentée. « Ce qui était important c’était de préparer une bonne com’ pour faire de cette histoire un succès qui va entraîner le succès. Depuis le début de Ligue 1+, on entend à peine parler de piratage. On sait bien que le piratage grandit en dépit de toutes les lois », rappelle ainsi le spécialiste des droits télés. Début juillet, L’Équipe annonçait que LFP Média planchait sur 2 millions d’abonnés et 407 millions de recettes lors de cette même saison 2027-2028. Alea jacta est.

Les droits internationaux, un symbole des inégalités
Depuis la saison 2022-2023, les droits internationaux du championnat ne concernent, dans leur quasi majorité, plus toutes ses écuries (122,6 millions sont aujourd’hui dédiés aux équipes ayant un coefficient UEFA sur les trois dernières années sur les 129,1). « La ligue française est devenue l’une des plus inégalitaires en Europe, en favorisant les grands clubs, confirme Pierre Maes. Aujourd’hui il n’y a plus de droits domestiques, donc les droits internationaux ont pris en importance. De facto la ligue française est encore plus inégalitaire qu’au moment où il a été décidé que les européens se repartiraient les droits internationaux. C’est pour moi le point le plus crucial. » Des inégalités qui devraient donc continuer de creuser le fossé entre les européens et les autres, que parviendra parfois à combler une anomalie comme Lens ou Brest.

La ligue française est devenue l’une des plus inégalitaires en Europe, en favorisant les grands clubs. Pierre Maes

On pourrait toutefois bercer dans l’idéalisme et l’utopisme, mais pour que tout le monde soit tiré vers le haut, il faudrait repenser la distribution. L’idée semble assez incongrue, mais on parle tout de même d’un club comme le PSG qui a empoché environ 230 millions d’euros grâce à ses parcours en Ligue des champions et à la Coupe du monde des clubs. « Imaginer le PSG distribuer ses 4 ou 5 millions, non, je n’y crois pas, répond Pierre Maes, qui considère toutefois l’idée. Mais c’est loin d’être idiot. Il y a des ligues, notamment en Belgique, où on a déjà discuté, pour les clubs qui jouent l’Europe, de partager une petite partie de leurs revenus UEFA avec les autres clubs. Ça ne s’est pas fait selon moi jusqu’ici, mais ce type de discussions existe. »

En clair, pour que tout le monde espère un peu plus sereinement la saison 2027-2028, qui n’a sans doute jamais semblé aussi lointaine, le foot français aurait besoin d’un diffuseur qui accepte de mettre sa rancœur de côté, et d’un club omnipotent qui accepte quant à lui de laisser sa part du gâteau, aussi petit soit-il. Après tout, l’espoir fait vivre, et puisque la Ligue 1 ne fait plus que survivre, pourquoi se priver de rêver ?

 

S.G.S.B.

SGSB

Boutique de Mumbly

Boutique

Cantine de Mumbly

Cantine

Hébergé par

Reglyss.bzh

Free Joomla templates by Ltheme