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Arena Pinault ou extension du Roazhon Park, ce qui se joue en coulisses

Le propriétaire du Stade Rennais, François Pinault, rêve d’un stade de 45 000 places. Une enceinte qui pourrait être construite par son ami, le célèbre architecte Jean Nouvel, à quelques centaines de mètres du Roazhon Park. La mairie est contre, elle propose d’agrandir le stade actuel pour un potentiel gain d’au moins 10 000 places.

ds 2155

Au cœur de l’été 2023, la Ville et les dirigeants du Stade Rennais se sont livrés à un jeu de dupe. Dans la torpeur du mois d’août, Olivier Cloarec avait allumé la première mèche en évoquant le besoin « d’aménager le Roazhon Park » pour répondre à « un taux de remplissage très important ». À l’époque, le projet d’un nouveau stade à Rennes « n’est pas à l’ordre du jour », selon le président du Stade Rennais.

La mairie, qui est propriétaire du Roazhon Park, ferme la porte dans un premier temps. Avant de l’ouvrir début septembre : « J’entends le souhait évoqué par les dirigeants. Nous allons continuer à travailler sur le projet d’extension, auquel je ne suis pas fermée, pour voir si des choses sont possibles. » Pour la maire de Rennes, Nathalie Appéré, une chose est sûre : « L’avenir du Stade Rennais se construit au Roazhon Park. »

Jean Nouvel comme architecte ?

L’information n’a pas encore fuité mais, en coulisses, le club a déjà lancé une étude pour construire un nouveau stade. Un projet privé, révélé par Ouest-France début octobre, qui pourrait voir le jour sur l’ancien site industriel de la Barre Thomas, à quelques centaines de mètres du Roazhon Park, de l’autre côté de la rocade. Les premiers contacts informels avec la Ville, à ce sujet, ne dateraient que du mois d’août.

Un stade de 45 000 places minimum.

À quoi pourrait ressembler ce nouveau stade ? Dans une interview à Ouest-France François Pinault donne les grandes lignes : « On discute avec la Ville, avec la maire de Rennes, Nathalie Appéré. La question qui se pose c’est celle de l’augmentation de notre capacité d’accueil du public. Y parviendra-t-on par l’extension du stade actuel ou par la création d’un nouveau stade ? Entre rénover le stade existant ou en construire un neuf, la ville examine toutes les options, c’est normal. Nous, on dit que pour avoir un nombre de places suffisant, il faut un nouveau stade. »

Le milliardaire breton poursuit : « Il se trouve qu’il y a une friche industrielle disponible, à La Barre-Thomas, où se trouvait la première usine Citroën, de l’autre côté de la rocade. On pourrait l’acquérir pour y construire un nouveau stade, de 45 000 places. L’architecte Jean Nouvel – c’est un ami – est prêt à se mobiliser sur ce projet. Ce nouvel investissement serait totalement financé par ma famille. »

Un chantier qui se chiffrerait en centaines de millions d’euros. À titre de comparaison, le Groupama Stadium de Lyon, construit entre 2012 et 2016, a coûté 410 millions d’euros pour une capacité de 59 186 places. Plus modestement, le projet de stade de 15 000 places à Brest est évalué à 105,6 millions d’euros.

Capacité trop restreinte

C’est l’argument massue de ses dirigeants : le Roazhon Park et ses quelques 29 000 places est un frein à la croissance du Stade Rennais. « Nous sommes le onzième club français en termes de capacité du stade, argumentait Olivier Cloarec, le président du club en décembre. 29 000 spectateurs c’est trop peu. D’autant plus dans une région où la démographie est aussi dynamique. Si on veut faire grandir le club, on est obligé d’avoir une réflexion autour de cette jauge. »

Rennes métropole gagne 5 000 nouveaux habitants par an. Le Roazhon Park est déjà presque complet tous les soirs de match depuis deux ans. L’engouement autour du club et de ses récents succès a obligé les dirigeants à limiter le nombre d’abonnés à 16 000 sur les 29 000 places que compte le stade. Faisant déjà des mécontents.

La contrainte est aussi financière, surtout à l’heure du fair-play financier. Instauré par l’UEFA, il vise à mieux contrôler les dépenses des clubs européens, qui ont l’obligation de les équilibrer avec leurs recettes.

Pour continuer à grandir et attirer des joueurs capables de lui faire passer un palier, le Stade Rennais doit trouver de nouvelles sources de revenus. La billetterie est un levier. Surtout via le juteux business des loges, notamment pour les entreprises, ou par la création de places VIP supplémentaires. Actuellement le Roazhon Park en compte 2 700.

Seul club de Ligue 1 à posséder son stade, Lyon a fait construire 105 loges et 6 000 places VIP au Groupama Stadium. Il a aussi fait de sa nouvelle enceinte un lieu de séminaires avec un hôtel, des restaurants… Et accueille des concerts géants comme ceux de Coldplay ou Taylor Swift. Un modèle « d’Arena » que le Stade Rennais verrait d’un bon œil.

Modification du Scot et du Plui

La volonté de la famille Pinault est très forte pour construire ce nouveau stade et François Pinault est optimiste sur sa concrétisation : « La discussion va aboutir. Le dialogue avec la maire de Rennes est constructif et serein. J‘espère que nous parviendrons à des conclusions convergentes. »

En coulisses, il se dit pourtant que la famille serait agacée par les blocages politiques au sein de la Ville.? D’autant que le projet se heurte à d’autres écueils. Avant même de s’atteler à la construction, il serait impératif de réaliser les travaux de dépollution de la parcelle. Une opération qui pourrait prendre du temps.

Pour qu’un nouveau stade voit le jour, il faudrait aussi modifier deux documents clés d’urbanisme : le Scot (schéma de cohérence territoriale) et le Plui (plan local d’urbanisme intercommunal). Le Plui actuel, qui définit les règles de construction et d’occupation des sols à l’échelle de la métropole, court jusqu’en 2030. Rennes métropole devrait voter pour le modifier.

Combien paie le club actuellement ?

La municipalité rappelle régulièrement qu’elle a « investi des dizaines de millions d’euros pour rénover et agrandir le Roazhon Park en 2004 ». La note finale de 35 millions d’euros avait été réglée par la Ville et la Région (à hauteur de quatre millions d’euros). Un investissement qui ne serait toujours pas amorti.

Un nouveau stade – même financé à 100 % par le privé – obligerait la Métropole à mettre la main au portefeuille. Au moins pour financer les importants travaux de voirie nécessaires pour permettre d’accéder à l’enceinte.

Dans ce scénario, la municipalité devra aussi régler la question de l’avenir du Roazhon Park. Aucun autre club à Rennes, ou autour, ne pourra se permettre d’assumer le loyer. Et la collectivité ne pourra pas continuer à entretenir un stade qui ne sert pas ou peu.

Actuellement, le Stade Rennais et la Ville sont liés par une convention d’occupation. Elle a été renouvelée en juin 2022 et court sur 20 ans. Le club paie un loyer « fixe » de 341 000 €, auquel s’ajoute une part variable en fonction de son chiffre d’affaires. Pour un total qui oscille entre 800 000 € et un million d’euros.

Une extension d’au moins 10 000 places ?

Face au besoin de place des dirigeants du Stade Rennais, la Ville propose un nouvel agrandissement du Roazhon Park. Elle a commandé une étude en cours de réalisation. L’idée serait de rehausser l’actuelle tribune côté Vilaine. Selon nos informations, l’étude porterait sur un gain d’au moins 10 000 places supplémentaires. Même si certaines sources évoquent des contraintes techniques liées à la proximité de la Vilaine.

Un chantier qui serait forcément très coûteux pour la Ville et ses administrés. À titre d’exemple, à Strasbourg, l’enveloppe allouée en mai 2023 pour rénover et agrandir le stade de 6 000 places, était de à 160 millions d’euros (dont 90,9 % à la charge de la collectivité).

Par ailleurs, des travaux d’ampleur au Roazhon Park impliqueraient pour le club de jouer avec une jauge réduite tous ses matches à domicile pendant une longue période. Avec un manque à gagner financier, pour un club déjà en quête de nouvelles recettes. Un scénario redouté en interne. La perte serait aussi sportive. L’équipe a construit ses récents succès sur un fort engouement populaire lors de ses matches à domicile.

Problème politique… et écologique

À deux ans des municipales, le problème devient politique. L’opposition de droite s’en est déjà saisie par la voix de Loïck Le Brun (Libres d’Agir pour Rennes) : « Vous avez un locataire qui souhaite devenir propriétaire. Il veut construire le stade de son club non pas pour lui, pas pour son ego, mais pour continuer à faire du Stade Rennais un grand club européen. »

De l’autre côté du spectre politique, certains s’interrogent sur l’impact écologique d’un nouveau stade à quelques pas d’une enceinte qui existe déjà. En France, le secteur du bâtiment représente 23 % des émissions de gaz à effet de serre. Et 75 % du CO2 émis durant la durée de vie d’un bâtiment est concentré sur la phase de construction. Le bilan carbone d’une nouvelle « Arena » serait forcément supérieur à celui d’une rénovation.

Le club, lui, met en avant que son projet est prévu sur des terrains déjà artificialisés, ce qui n’entraînera pas la bétonisation d’une zone sensible.

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Au cœur de l’été 2023, la Ville et les dirigeants du Stade Rennais se sont livrés à un jeu de dupe. Dans la torpeur du mois d’août, Olivier Cloarec avait allumé la première mèche en évoquant le besoin « d’aménager le Roazhon Park » pour répondre à « un taux de remplissage très important ». À l’époque, le projet d’un nouveau stade à Rennes « n’est pas à l’ordre du jour », selon le président du Stade Rennais.

La mairie, qui est propriétaire du Roazhon Park, ferme la porte dans un premier temps. Avant de l’ouvrir début septembre : « J’entends le souhait évoqué par les dirigeants. Nous allons continuer à travailler sur le projet d’extension, auquel je ne suis pas fermée, pour voir si des choses sont possibles. » Pour la maire de Rennes, Nathalie Appéré, une chose est sûre : « L’avenir du Stade Rennais se construit au Roazhon Park. »

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Un stade de 45 000 places minimum.

À quoi pourrait ressembler ce nouveau stade ? Dans une interview à Ouest-France François Pinault donne les grandes lignes : « On discute avec la Ville, avec la maire de Rennes, Nathalie Appéré. La question qui se pose c’est celle de l’augmentation de notre capacité d’accueil du public. Y parviendra-t-on par l’extension du stade actuel ou par la création d’un nouveau stade ? Entre rénover le stade existant ou en construire un neuf, la ville examine toutes les options, c’est normal. Nous, on dit que pour avoir un nombre de places suffisant, il faut un nouveau stade. »

Le milliardaire breton poursuit : « Il se trouve qu’il y a une friche industrielle disponible, à La Barre-Thomas, où se trouvait la première usine Citroën, de l’autre côté de la rocade. On pourrait l’acquérir pour y construire un nouveau stade, de 45 000 places. L’architecte Jean Nouvel – c’est un ami – est prêt à se mobiliser sur ce projet. Ce nouvel investissement serait totalement financé par ma famille. »

Un chantier qui se chiffrerait en centaines de millions d’euros. À titre de comparaison, le Groupama Stadium de Lyon, construit entre 2012 et 2016, a coûté 410 millions d’euros pour une capacité de 59 186 places. Plus modestement, le projet de stade de 15 000 places à Brest est évalué à 105,6 millions d’euros.

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C’est l’argument massue de ses dirigeants : le Roazhon Park et ses quelques 29 000 places est un frein à la croissance du Stade Rennais. « Nous sommes le onzième club français en termes de capacité du stade, argumentait Olivier Cloarec, le président du club en décembre. 29 000 spectateurs c’est trop peu. D’autant plus dans une région où la démographie est aussi dynamique. Si on veut faire grandir le club, on est obligé d’avoir une réflexion autour de cette jauge. »

Rennes métropole gagne 5 000 nouveaux habitants par an. Le Roazhon Park est déjà presque complet tous les soirs de match depuis deux ans. L’engouement autour du club et de ses récents succès a obligé les dirigeants à limiter le nombre d’abonnés à 16 000 sur les 29 000 places que compte le stade. Faisant déjà des mécontents.

La contrainte est aussi financière, surtout à l’heure du fair-play financier. Instauré par l’UEFA, il vise à mieux contrôler les dépenses des clubs européens, qui ont l’obligation de les équilibrer avec leurs recettes.

Pour continuer à grandir et attirer des joueurs capables de lui faire passer un palier, le Stade Rennais doit trouver de nouvelles sources de revenus. La billetterie est un levier. Surtout via le juteux business des loges, notamment pour les entreprises, ou par la création de places VIP supplémentaires. Actuellement le Roazhon Park en compte 2 700.

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En coulisses, il se dit pourtant que la famille serait agacée par les blocages politiques au sein de la Ville.? D’autant que le projet se heurte à d’autres écueils. Avant même de s’atteler à la construction, il serait impératif de réaliser les travaux de dépollution de la parcelle. Une opération qui pourrait prendre du temps.

Pour qu’un nouveau stade voit le jour, il faudrait aussi modifier deux documents clés d’urbanisme : le Scot (schéma de cohérence territoriale) et le Plui (plan local d’urbanisme intercommunal). Le Plui actuel, qui définit les règles de construction et d’occupation des sols à l’échelle de la métropole, court jusqu’en 2030. Rennes métropole devrait voter pour le modifier.

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Un nouveau stade – même financé à 100 % par le privé – obligerait la Métropole à mettre la main au portefeuille. Au moins pour financer les importants travaux de voirie nécessaires pour permettre d’accéder à l’enceinte.

Dans ce scénario, la municipalité devra aussi régler la question de l’avenir du Roazhon Park. Aucun autre club à Rennes, ou autour, ne pourra se permettre d’assumer le loyer. Et la collectivité ne pourra pas continuer à entretenir un stade qui ne sert pas ou peu.

Actuellement, le Stade Rennais et la Ville sont liés par une convention d’occupation. Elle a été renouvelée en juin 2022 et court sur 20 ans. Le club paie un loyer « fixe » de 341 000 €, auquel s’ajoute une part variable en fonction de son chiffre d’affaires. Pour un total qui oscille entre 800 000 € et un million d’euros.

Une extension d’au moins 10 000 places ?

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Un chantier qui serait forcément très coûteux pour la Ville et ses administrés. À titre d’exemple, à Strasbourg, l’enveloppe allouée en mai 2023 pour rénover et agrandir le stade de 6 000 places, était de à 160 millions d’euros (dont 90,9 % à la charge de la collectivité).

Par ailleurs, des travaux d’ampleur au Roazhon Park impliqueraient pour le club de jouer avec une jauge réduite tous ses matches à domicile pendant une longue période. Avec un manque à gagner financier, pour un club déjà en quête de nouvelles recettes. Un scénario redouté en interne. La perte serait aussi sportive. L’équipe a construit ses récents succès sur un fort engouement populaire lors de ses matches à domicile.

Problème politique… et écologique

À deux ans des municipales, le problème devient politique. L’opposition de droite s’en est déjà saisie par la voix de Loïck Le Brun (Libres d’Agir pour Rennes) : « Vous avez un locataire qui souhaite devenir propriétaire. Il veut construire le stade de son club non pas pour lui, pas pour son ego, mais pour continuer à faire du Stade Rennais un grand club européen. »

De l’autre côté du spectre politique, certains s’interrogent sur l’impact écologique d’un nouveau stade à quelques pas d’une enceinte qui existe déjà. En France, le secteur du bâtiment représente 23 % des émissions de gaz à effet de serre. Et 75 % du CO2 émis durant la durée de vie d’un bâtiment est concentré sur la phase de construction. Le bilan carbone d’une nouvelle « Arena » serait forcément supérieur à celui d’une rénovation.

Le club, lui, met en avant que son projet est prévu sur des terrains déjà artificialisés, ce qui n’entraînera pas la bétonisation d’une zone sensible.

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