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19 Février 2026

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La vie de Bernard Lama en Guyane : "Il y a trop d’inégalités ici pour être heureux"

Bernard Lama, l’ancien gardien international de l’équipe de France de football, du PSG et du Stade Rennais, vit depuis la fin de sa carrière professionnelle dans sa Guyane natale où il a créé une marque d’eau de source. Prolongation est allé lui rendre visite. Engagé et tourné vers la jeunesse, il raconte sa reconversion.

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Au bord d’une route détrempée de Remire-Montjoly, une banlieue pavillonnaire de Cayenne en Guyane, un adolescent, sac de sport sur le dos, marche en direction du stade de foot. Son caleçon est apparent. Une voiture ralentit à son niveau. La vitre se baisse. « Remonte ton pantalon. Tu te crois où ? » Le jeune garçon reconnaît le manager général de son club de foot et obtempère sans broncher. Il est comme cela, Bernard Lama : franc, direct, un peu vieux jeu mais plein de valeurs et furieusement tourné vers les autres et surtout les jeunes.

Au volant de sa voiture, il raconte son enfance en enchaînant les bouffées de sa cigarette roulée. Son surnom lui va toujours aussi bien. « Le chat » ne saute plus sur les ballons mais il a gardé une ligne de sportif de haut niveau. Son regard de félin est rempli de malice. Et parfois, lorsqu’il s’agit de sujets qui lui tiennent à cœur, il griffe.

10 000 gosses sans école
Depuis la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, il est revenu vivre dans « [sa] Guyane ». « Je n’ai pas trouvé de raison suffisante pour rester de l’autre côté de l’Atlantique. J’avais acheté une maison en 2005 et je m’y suis fixé. J’y vis avec ma mère depuis. »

Heureux donc ? « Je suis content d’être chez moi, de pouvoir me balader sur la plage ou dans la forêt équatoriale. Une vie simple liée à la nature. Mais non, pas heureux. On ne peut pas être heureux quand on voit la pauvreté ici. Il y a tellement d’inégalités. Ici, 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté, il y a des problèmes de santé, d’éducation, 10 000 gosses sans école. »

Dans le sang de l’ancien international français coule une fibre sociale. « Mon grand-père et mon arrière-grand-père ont construit ce département. Mon père, chirurgien, a été maire de Rémire-Montjoly pendant 35 ans. On parlait plus de politique et de l’avenir de la Guyane que de sport. Tous les ingrédients pour développer une pensée sociale et faire preuve de solidarité. »

50 % des réserves d’eau en Amazonie
Alors, pour sa reconversion, Bernard Lama n’a pas choisi « d’investir dans l’immobilier et s’enrichir sur le dos des plus pauvres » ou de faire « de l’import-export depuis la France ». Pour aider les siens, il faut d’abord poser un diagnostic : « Il y a tout en Guyane. L’océan, la forêt, des gens simples, de bonne composition, habitués à accueillir. Il manque une seule chose : la volonté politique ».

Il ne reste plus qu’à trouver ce qui pourrait être précieux pour les Guyanais. « En 1999, j’ai appris en lisant Le Monde que 50 % des réserves mondiales d’eau étaient en Amazonie. J’ai fait le lien. Quand, jeune footballeur, je revenais en Guyane, j’étais frustré, il n’y avait pas d’eau locale. Alors pourquoi ne pas créer la première eau de source guyanaise ? »

Bernard Lama s’associe alors avec son ami d’enfance. Mais le projet est long à démarrer. « Il a fallu 10 ans avant de mettre une bouteille sur le marché. Nous avons rencontré beaucoup de difficultés. Trouver un terrain, une source et puis l’administration… Ici, en Guyane, nous sommes soumis aux lois françaises et européennes. Mais nous sommes sur le continent américain avec son climat, sa terre… Les lois ne se sont pas adaptées à notre quotidien. »

Pas de sens d’exporter de l’eau
Malgré les obstacles, Bernard Lama s’est obstiné et l’usine est sortie de terre à une quarantaine de kilomètres de Cayenne. Son entreprise, Dilo, emploie aujourd’hui une dizaine de salariés, « sans le transport ».

L’an dernier, le chiffre d’affaires de Dilo s’élevait à 3,3 millions d’euros. « Nous commençons à bien maîtriser notre métier. » En 2021, 5,3 millions de bouteilles d’eau sortaient de l’usine. 35 % de l’eau en bouteille consommée en Guyane est produite par l’entreprise dont Bernard Lama est le PDG.

Une croissance qui permettra un jour de boire l’eau Dilo en métropole ? « Non. Cela n’a pas de sens d’exporter de l’eau. Notre planète va assez mal comme ça. » Car le changement climatique, Bernard Lama « le voit ». « Les saisons ne sont plus tranchées comme dans mon enfance. L’été, on grille littéralement sous le soleil. Les cotes bougent, l’océan a avancé, c’est sidérant. »

À Brest, on avait une belle équipe…
Et le football ? Il fait toujours partie de sa vie. Jusqu’en 2021, Bernard Lama était le vice-président de la ligue de football guyanaise. Il exerce toujours comme manager général de « son club », l’USL Montjoly. « Jusqu’à la fin de ma vie. Ce club, c’est ma deuxième famille. »

Alors il se bat, avec force, sans langue de bois. « Encore un paradoxe de la Guyane ! Il y a une végétation verte partout et à l’heure actuelle, il n’y a qu’un seul terrain digne de ce nom. Nous sommes dans le département le plus jeune de France mais il y a peu de structures pour eux. Que font-ils ? Ils passent leur bac et partent étudier en métropole. Ils ne reviennent que très peu car il n’y a pas de boulot ici. »

Le champion du monde 98 suit toujours l’actualité du football en France, plus particulièrement celle de ses anciens clubs. « À Brest, on avait une belle équipe, avec Corentin Martins, David Ginola, Stéphane Guivarc’h… On fait une belle saison mais on est rétrogradé pour des raisons financières. Je serais resté sinon. »

Mbappé ? Une pépite
Mais Bernard Lama porte aussi un regard critique sur son sport. « Je n’aurais pas aimé être footballeur en ce moment, tranche-t-il. On ne comprend plus rien. Il y a trop de matches, la ligue des nations, les Coupes du monde en hiver… Tout cela n’a plus de sens. Les joueurs sont cramés, on ignore l’aspect physiologique de ce sport. »

Un joueur le « bluffe » pourtant. « Mbappé ! C’est une pépite ce gamin ! Il va devenir une star planétaire. Il est mature, il est déjà un porte-drapeau, il prend position. »

Passion du foot, passion de « sa » Guyane, passion des autres, les pieds sur le terrain mais les yeux vers les étoiles. C’est toute la leçon donnée au jeune adolescent croisé au bord de la route : si tu veux courir comme Mbappé, remonte d’abord ton pantalon !

Quelques repères…

L’institut Diambras, son combat pour le foot africain. Créé en 2000 par Saer Seck, investisseur sénégalais, et les anciens footballeurs Jimmy Adjovi-Boco, Bernard Lama et Patrick Vieira, l’institut Diambras forme une centaine de jeunes footballeurs africains. « L’objectif de ce projet, explique Bernard Lama, c’est de faire du football un moteur pour l’éducation, former les citoyens de demain. Lorsque je jouais, j’avais des coéquipiers africains qui étaient illettrés. »

La fondation comporte une section sport études et une équipe professionnelle de première division sénégalaise, plusieurs fois titrée. « Quelques joueurs formés chez nous ont percé en Europe comme Bamba Dieng à l’OM ou Idrissa Gueye au PSG. »

Champion du monde 98. Chaque année, les champions du monde 98 se retrouvent le temps d’un repas pour se remémorer les bons souvenirs. « On n’a pas pu le faire depuis le début du Covid mais il me tarde de les retrouver. On a écrit une page de l’histoire du sport français. Avant 98, l’équipe de France de foot n’était pas considérée comme des vainqueurs. » Il garde de cette épopée de belles amitiés. « Lilian Thuram, Manu Petit ou Christian Karembeu… Ce sont des frères. »

Son palmarès. Champion du monde en 1998. Champion d’Europe en 2000. Vainqueur de la Coupe des Coupes 1996 avec le PSG. Champion de France en 1994 avec le PSG. Vainqueur de la Coupe de France en 1993 et 1995 avec le PSG. Vainqueur du Trophée des Champions en 1995 avec le PSG. 44 sélections en équipe de France, de 1993 à 2001 dont deux fois capitaine. 489 matches en Championnat de France (Lille, Metz, Brest, Lens, PSG, Rennes), de 1985 à 2001. 12 matches en Premier League, avec West Ham, en 1997-1998.

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Au bord d’une route détrempée de Remire-Montjoly, une banlieue pavillonnaire de Cayenne en Guyane, un adolescent, sac de sport sur le dos, marche en direction du stade de foot. Son caleçon est apparent. Une voiture ralentit à son niveau. La vitre se baisse. « Remonte ton pantalon. Tu te crois où ? » Le jeune garçon reconnaît le manager général de son club de foot et obtempère sans broncher. Il est comme cela, Bernard Lama : franc, direct, un peu vieux jeu mais plein de valeurs et furieusement tourné vers les autres et surtout les jeunes.

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Heureux donc ? « Je suis content d’être chez moi, de pouvoir me balader sur la plage ou dans la forêt équatoriale. Une vie simple liée à la nature. Mais non, pas heureux. On ne peut pas être heureux quand on voit la pauvreté ici. Il y a tellement d’inégalités. Ici, 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté, il y a des problèmes de santé, d’éducation, 10 000 gosses sans école. »

Dans le sang de l’ancien international français coule une fibre sociale. « Mon grand-père et mon arrière-grand-père ont construit ce département. Mon père, chirurgien, a été maire de Rémire-Montjoly pendant 35 ans. On parlait plus de politique et de l’avenir de la Guyane que de sport. Tous les ingrédients pour développer une pensée sociale et faire preuve de solidarité. »

50 % des réserves d’eau en Amazonie
Alors, pour sa reconversion, Bernard Lama n’a pas choisi « d’investir dans l’immobilier et s’enrichir sur le dos des plus pauvres » ou de faire « de l’import-export depuis la France ». Pour aider les siens, il faut d’abord poser un diagnostic : « Il y a tout en Guyane. L’océan, la forêt, des gens simples, de bonne composition, habitués à accueillir. Il manque une seule chose : la volonté politique ».

Il ne reste plus qu’à trouver ce qui pourrait être précieux pour les Guyanais. « En 1999, j’ai appris en lisant Le Monde que 50 % des réserves mondiales d’eau étaient en Amazonie. J’ai fait le lien. Quand, jeune footballeur, je revenais en Guyane, j’étais frustré, il n’y avait pas d’eau locale. Alors pourquoi ne pas créer la première eau de source guyanaise ? »

Bernard Lama s’associe alors avec son ami d’enfance. Mais le projet est long à démarrer. « Il a fallu 10 ans avant de mettre une bouteille sur le marché. Nous avons rencontré beaucoup de difficultés. Trouver un terrain, une source et puis l’administration… Ici, en Guyane, nous sommes soumis aux lois françaises et européennes. Mais nous sommes sur le continent américain avec son climat, sa terre… Les lois ne se sont pas adaptées à notre quotidien. »

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Et le football ? Il fait toujours partie de sa vie. Jusqu’en 2021, Bernard Lama était le vice-président de la ligue de football guyanaise. Il exerce toujours comme manager général de « son club », l’USL Montjoly. « Jusqu’à la fin de ma vie. Ce club, c’est ma deuxième famille. »

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Passion du foot, passion de « sa » Guyane, passion des autres, les pieds sur le terrain mais les yeux vers les étoiles. C’est toute la leçon donnée au jeune adolescent croisé au bord de la route : si tu veux courir comme Mbappé, remonte d’abord ton pantalon !

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L’institut Diambras, son combat pour le foot africain. Créé en 2000 par Saer Seck, investisseur sénégalais, et les anciens footballeurs Jimmy Adjovi-Boco, Bernard Lama et Patrick Vieira, l’institut Diambras forme une centaine de jeunes footballeurs africains. « L’objectif de ce projet, explique Bernard Lama, c’est de faire du football un moteur pour l’éducation, former les citoyens de demain. Lorsque je jouais, j’avais des coéquipiers africains qui étaient illettrés. »

La fondation comporte une section sport études et une équipe professionnelle de première division sénégalaise, plusieurs fois titrée. « Quelques joueurs formés chez nous ont percé en Europe comme Bamba Dieng à l’OM ou Idrissa Gueye au PSG. »

Champion du monde 98. Chaque année, les champions du monde 98 se retrouvent le temps d’un repas pour se remémorer les bons souvenirs. « On n’a pas pu le faire depuis le début du Covid mais il me tarde de les retrouver. On a écrit une page de l’histoire du sport français. Avant 98, l’équipe de France de foot n’était pas considérée comme des vainqueurs. » Il garde de cette épopée de belles amitiés. « Lilian Thuram, Manu Petit ou Christian Karembeu… Ce sont des frères. »

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