La LFP a indiqué ce vendredi par un communiqué que le PSG recevrait bien Rennes au Parc des Princes pour le match retour, programmé pour le compte de la 23e journée de Ligue 1, prévue en mars. Les Parisiens écopent également d'une amende de 150 000 € pour l'inversion de la rencontre.

"Il y a aura peut-être la canicule en mars", a raillé le coach rennais Franck Haise vendredi après-midi après avoir appris que le match de la phase retour Rennes-PSG (23e journée de L1, le week-end du 6 mars) aurait lieu à Paris et non à Rennes comme prévu. Paris continue de gagner souvent hors du terrain, aussi. Après avoir obtenu la saison passée du CA de la LFP des reports de ses matches contre Nantes et à Lens pour pouvoir mieux se préparer à ses échéances européennes, de quoi ébrécher l'intérêt du Championnat, le PSG a gagné la bataille du match retour de L1 contre Rennes devant la Commission des compétitions.
Elle a sanctionné le PSG d'une amende de 150 000 euros pour avoir été dans l'incapacité de présenter une pelouse jouable lors de la 1re journée de L1, qui devait l'opposer à Rennes dimanche dernier au Parc des Princes, et de trouver un stade de repli. Le match avait donc été inversé car Rennes avait accepté de s'organiser en quatre jours pour recevoir le PSG et décevoir ses supporters en vacances, en pensant que ça ne changerait rien au match retour, prévu au Roazhon Park.
"Il faut jouer toutes les équipes une fois à l'extérieur et une fois à domicile"
Luis Enrique, entraîneur du PSG
Le règlement, qui stipule qu'une inversion n'a "aucune incidence sur la suite du calendrier, sauf circonstances exceptionnelles", est peut-être assez vague pour y caser la canicule. En attendant les motivations de la Commission, le PSG apparaît donc sanctionné financièrement parce qu'il n'a pas pu accueillir un match à cause des épisodes de canicule ayant dégradé sa pelouse.
Mais il pourra recevoir au retour parce que la situation a été jugée exceptionnelle, malgré la récurrence des canicules et la capacité des autres clubs à organiser la rencontre sur leur pelouse. Ou alors, la Commission a estimé comme Luis Enrique que, quoi qu'il arrive, "il faut jouer toutes les équipes une fois à l'extérieur et une fois à domicile", pour que le PSG ne soit pas trop pénalisé d'avoir raté son entrée au Parc.
Rennes se retrouve donc le nez dans le gazon, mais le match n'est pas terminé et le club breton a indiqué hier envisager "la saisine de la Conférence des conciliateurs du Comité national olympique et sportif afin de faire valoir ses droits." Il a en tout cas pour le moment en perspective, hors éventuel rendez-vous en Coupe de France ou en Ligue Europa, trois matches à suivre à l'extérieur en L1 fin février-début mars (OM, PSG, Le Mans), quand ce sera l'inverse pour le PSG.















