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Quatre supporters du PSG jugés pour le vol de la bâche du kop du Stade Rennais

Le tribunal correctionnel de Rennes a requis des peines de prison, ferme et avec sursis, ce mercredi, à l’encontre des quatre supporters du PSG accusés d’avoir volé avec violence la bâche du Roazhon Celtic Kop (RCK) à Bréteil (35) en septembre 2021.
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Trois supporters du Paris Saint-Germain (PSG), respectivement âgés de 32, 28 et 40 ans, comparaissaient ce mercredi 30 novembre 2022 devant le tribunal correctionnel de Rennes. Absent, le quatrième prévenu, âgé de 30 ans, souffre de la covid-19. Ils sont soupçonnés d’avoir dérobé la bâche du RCK, le club de supporters du Stade Rennais (SRFC), dans la nuit du 22 au 23 septembre 2021 chez un supporter, après le match de championnat de Ligue 1 qui opposait Rennes à Clermont-Ferrand.

Le supporter rennais, membre du RCK, n’a pas déposé plainte et a refusé de faire constater ses blessures chez un médecin. Mais il avait appelé la gendarmerie peu avant 2 h du matin, cette nuit-là, indiquant que "deux mecs (…) cagoulés et gantés" étaient venus chez lui, au domicile de ses parents. Il pensait même dans un premier temps qu’ils avaient "cassé sa voiture".

Des "proches du Karsud", un groupe de hooligans du PSG
Il avait ensuite reçu "un coup de matraque sur l’avant-bras gauche" et "du gaz lacrymogène" avant de courir en criant "papa". Le voisin s’était alors "réveillé" et les deux hommes avaient constaté que "le véhicule n’était pas dégradé" mais que "les trois sacs de sport contenant les bâches de supporters" du Stade rennais avaient pour leur part disparu. Le plaignant avait également dit d’emblée qu’il "pensait" que les auteurs du vol étaient des "supporters parisiens".

Des surveillances avaient donc été mises en place sur les données de téléphonie mobile et sur les images de vidéo-surveillance des péages de La Gravelle (Mayenne) et de Saint-Arnoult (Yvelines). Finalement, les gendarmes ont pu établir que "quatre personnes dans deux véhicules différents" - habitant la région parisienne - avaient fait "sept heures de route" et "attendu plusieurs heures dans un hameau, à Bréteil" pour voler la bâche.

Les trois prévenus sont soupçonnés d’être des proches du Karsud : ce "groupe de hooligans" a été créé en 1993. "Il a quitté les tribunes depuis 2017-2018 pour se consacrer uniquement à des confrontations de rue et du vol de matériel", a affirmé, ce mercredi, le procureur de la République devant le tribunal correctionnel de Rennes.

La bâche est souillée, on ne la récupère pas
Mais les intéressés nient être membres de ce groupe de supporters. Le vol du totem des ultras du Stade rennais est en fait "une blague qui a mal tourné" : deux d’entre eux ont d’ailleurs indiqué avoir quitté Bréteil - "une ville de gueux", selon les mots de l’un d’eux - avant l’arrivée du membre du RCK détroussé de sa bâche.

Selon eux, ils étaient "partis sur Rennes pour un anniversaire en banlieue, dans un bar" lorsqu’ils avaient rencontré un supporter qui était "contre les agissements des supporters de Rennes". Selon leurs explications, cet homme leur aurait alors indiqué l’adresse de celui chargé de conserver la bâche après le match.

"En ayant bu deux/trois bières, on s’est dit que ça pouvait être intéressant. (…) S’il s’était défendu, je pense qu’on se serait retrouvés comme des cons", a fait valoir l’un des prévenus à la barre. Il n’y a en revanche "pas eu de gaz lacrymogène" utilisé. Deux d’entre eux reconnaissent donc un "vol sans violence", tandis que les deux autres affirment être innocents.

Reste qu’ils ont refusé de dire à qui ils comptaient remettre la bâche : ils avaient, en revanche, proposé de la "rendre" en garde à vue. Mais "dans le code du bon ultra, la bâche est souillée, on ne la récupère pas", a rappelé l’avocat des trois prévenus, Me Jean-Laurent Panier, qui considère, pour sa part, qu’aucune violence n’est intervenue.

L’un d’eux déja condamné pour des faits en lien avec le PSG
"Il s’est fait détrousser et est bien embêté parce qu’il n’oppose aucune résistance" a encore fait valoir l’avocat des trois supporters parisiens, qui encourent cinq ans de prison. Me Olivier Pacheu, l’avocat du quatrième, a, lui aussi, rappelé que les gendarmes n’avaient "constaté aucune blessure". Ils avaient d’ailleurs indiqué que "des doutes subsistent quant à l’existence de potentielles violences".

Le procureur de la République a pour sa part estimé qu’il s’agissait d’un "vol travaillé et commis avec violence", à tout le moins "psychologique". "La valeur pécuniaire de cette bâche est extrêmement faible mais sur le plan symbolique elle est importante : si la victime avait été armée, ça aurait pu dégénérer", s’est-il dit convaincu.

De plus, trois des quatre prévenus ont déjà été condamnés à trois, quatre et cinq reprises, dont l’un par une cour d’assises pour des faits "d’enlèvement, séquestration" et un autre pour une "participation à un groupement en vue de commettre des violences", déjà en lien avec le PSG.

Le représentant du parquet a donc requis un an de prison ferme contre l’un d’entre eux, huit mois ferme contre le deuxième et dix mois avec sursis simple à l’encontre du troisième, dont le casier est vierge. Il a également requis "une interdiction de paraître en Ille-et-Vilaine" et "aux matchs de Ligue 1 et de Ligue 2" pour une durée de trois ans. Le tribunal, qui a mis sa décision en délibéré, se prononcera le 21 décembre 2022.

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Le supporter rennais, membre du RCK, n’a pas déposé plainte et a refusé de faire constater ses blessures chez un médecin. Mais il avait appelé la gendarmerie peu avant 2 h du matin, cette nuit-là, indiquant que "deux mecs (…) cagoulés et gantés" étaient venus chez lui, au domicile de ses parents. Il pensait même dans un premier temps qu’ils avaient "cassé sa voiture".

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Des surveillances avaient donc été mises en place sur les données de téléphonie mobile et sur les images de vidéo-surveillance des péages de La Gravelle (Mayenne) et de Saint-Arnoult (Yvelines). Finalement, les gendarmes ont pu établir que "quatre personnes dans deux véhicules différents" - habitant la région parisienne - avaient fait "sept heures de route" et "attendu plusieurs heures dans un hameau, à Bréteil" pour voler la bâche.

Les trois prévenus sont soupçonnés d’être des proches du Karsud : ce "groupe de hooligans" a été créé en 1993. "Il a quitté les tribunes depuis 2017-2018 pour se consacrer uniquement à des confrontations de rue et du vol de matériel", a affirmé, ce mercredi, le procureur de la République devant le tribunal correctionnel de Rennes.

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Selon eux, ils étaient "partis sur Rennes pour un anniversaire en banlieue, dans un bar" lorsqu’ils avaient rencontré un supporter qui était "contre les agissements des supporters de Rennes". Selon leurs explications, cet homme leur aurait alors indiqué l’adresse de celui chargé de conserver la bâche après le match.

"En ayant bu deux/trois bières, on s’est dit que ça pouvait être intéressant. (…) S’il s’était défendu, je pense qu’on se serait retrouvés comme des cons", a fait valoir l’un des prévenus à la barre. Il n’y a en revanche "pas eu de gaz lacrymogène" utilisé. Deux d’entre eux reconnaissent donc un "vol sans violence", tandis que les deux autres affirment être innocents.

Reste qu’ils ont refusé de dire à qui ils comptaient remettre la bâche : ils avaient, en revanche, proposé de la "rendre" en garde à vue. Mais "dans le code du bon ultra, la bâche est souillée, on ne la récupère pas", a rappelé l’avocat des trois prévenus, Me Jean-Laurent Panier, qui considère, pour sa part, qu’aucune violence n’est intervenue.

L’un d’eux déja condamné pour des faits en lien avec le PSG
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Le procureur de la République a pour sa part estimé qu’il s’agissait d’un "vol travaillé et commis avec violence", à tout le moins "psychologique". "La valeur pécuniaire de cette bâche est extrêmement faible mais sur le plan symbolique elle est importante : si la victime avait été armée, ça aurait pu dégénérer", s’est-il dit convaincu.

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