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Le tribunal correctionnel de Rennes a requis des peines de prison, ferme et avec sursis, ce mercredi, à l’encontre des quatre supporters du PSG accusés d’avoir volé avec violence la bâche du Roazhon Celtic Kop (RCK) à Bréteil (35) en septembre 2021.
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Trois supporters du Paris Saint-Germain (PSG), respectivement âgés de 32, 28 et 40 ans, comparaissaient ce mercredi 30 novembre 2022 devant le tribunal correctionnel de Rennes. Absent, le quatrième prévenu, âgé de 30 ans, souffre de la covid-19. Ils sont soupçonnés d’avoir dérobé la bâche du RCK, le club de supporters du Stade Rennais (SRFC), dans la nuit du 22 au 23 septembre 2021 chez un supporter, après le match de championnat de Ligue 1 qui opposait Rennes à Clermont-Ferrand.

Le supporter rennais, membre du RCK, n’a pas déposé plainte et a refusé de faire constater ses blessures chez un médecin. Mais il avait appelé la gendarmerie peu avant 2 h du matin, cette nuit-là, indiquant que "deux mecs (…) cagoulés et gantés" étaient venus chez lui, au domicile de ses parents. Il pensait même dans un premier temps qu’ils avaient "cassé sa voiture".

Des "proches du Karsud", un groupe de hooligans du PSG
Il avait ensuite reçu "un coup de matraque sur l’avant-bras gauche" et "du gaz lacrymogène" avant de courir en criant "papa". Le voisin s’était alors "réveillé" et les deux hommes avaient constaté que "le véhicule n’était pas dégradé" mais que "les trois sacs de sport contenant les bâches de supporters" du Stade rennais avaient pour leur part disparu. Le plaignant avait également dit d’emblée qu’il "pensait" que les auteurs du vol étaient des "supporters parisiens".

Des surveillances avaient donc été mises en place sur les données de téléphonie mobile et sur les images de vidéo-surveillance des péages de La Gravelle (Mayenne) et de Saint-Arnoult (Yvelines). Finalement, les gendarmes ont pu établir que "quatre personnes dans deux véhicules différents" - habitant la région parisienne - avaient fait "sept heures de route" et "attendu plusieurs heures dans un hameau, à Bréteil" pour voler la bâche.

Les trois prévenus sont soupçonnés d’être des proches du Karsud : ce "groupe de hooligans" a été créé en 1993. "Il a quitté les tribunes depuis 2017-2018 pour se consacrer uniquement à des confrontations de rue et du vol de matériel", a affirmé, ce mercredi, le procureur de la République devant le tribunal correctionnel de Rennes.

La bâche est souillée, on ne la récupère pas
Mais les intéressés nient être membres de ce groupe de supporters. Le vol du totem des ultras du Stade rennais est en fait "une blague qui a mal tourné" : deux d’entre eux ont d’ailleurs indiqué avoir quitté Bréteil - "une ville de gueux", selon les mots de l’un d’eux - avant l’arrivée du membre du RCK détroussé de sa bâche.

Selon eux, ils étaient "partis sur Rennes pour un anniversaire en banlieue, dans un bar" lorsqu’ils avaient rencontré un supporter qui était "contre les agissements des supporters de Rennes". Selon leurs explications, cet homme leur aurait alors indiqué l’adresse de celui chargé de conserver la bâche après le match.

"En ayant bu deux/trois bières, on s’est dit que ça pouvait être intéressant. (…) S’il s’était défendu, je pense qu’on se serait retrouvés comme des cons", a fait valoir l’un des prévenus à la barre. Il n’y a en revanche "pas eu de gaz lacrymogène" utilisé. Deux d’entre eux reconnaissent donc un "vol sans violence", tandis que les deux autres affirment être innocents.

Reste qu’ils ont refusé de dire à qui ils comptaient remettre la bâche : ils avaient, en revanche, proposé de la "rendre" en garde à vue. Mais "dans le code du bon ultra, la bâche est souillée, on ne la récupère pas", a rappelé l’avocat des trois prévenus, Me Jean-Laurent Panier, qui considère, pour sa part, qu’aucune violence n’est intervenue.

L’un d’eux déja condamné pour des faits en lien avec le PSG
"Il s’est fait détrousser et est bien embêté parce qu’il n’oppose aucune résistance" a encore fait valoir l’avocat des trois supporters parisiens, qui encourent cinq ans de prison. Me Olivier Pacheu, l’avocat du quatrième, a, lui aussi, rappelé que les gendarmes n’avaient "constaté aucune blessure". Ils avaient d’ailleurs indiqué que "des doutes subsistent quant à l’existence de potentielles violences".

Le procureur de la République a pour sa part estimé qu’il s’agissait d’un "vol travaillé et commis avec violence", à tout le moins "psychologique". "La valeur pécuniaire de cette bâche est extrêmement faible mais sur le plan symbolique elle est importante : si la victime avait été armée, ça aurait pu dégénérer", s’est-il dit convaincu.

De plus, trois des quatre prévenus ont déjà été condamnés à trois, quatre et cinq reprises, dont l’un par une cour d’assises pour des faits "d’enlèvement, séquestration" et un autre pour une "participation à un groupement en vue de commettre des violences", déjà en lien avec le PSG.

Le représentant du parquet a donc requis un an de prison ferme contre l’un d’entre eux, huit mois ferme contre le deuxième et dix mois avec sursis simple à l’encontre du troisième, dont le casier est vierge. Il a également requis "une interdiction de paraître en Ille-et-Vilaine" et "aux matchs de Ligue 1 et de Ligue 2" pour une durée de trois ans. Le tribunal, qui a mis sa décision en délibéré, se prononcera le 21 décembre 2022.

Nouveau revers pour les diffuseurs du football français : Canal + et beIN Sports France ont été déboutés, ce mercredi, par l’Autorité de la concurrence dans le conflit avec la Ligue (LFP) sur la réattribution des droits TV de la Ligue 1 à Amazon après le fiasco Mediapro.
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"L’Autorité de la concurrence relève que les éléments apportés par GCP (Canal +, NDLR) et beIN sont insuffisants pour conclure que la LFP (Ligue de football professionnel, NDLR) aurait abusé de sa position dominante, en les traitant différemment d’Amazon dans la procédure de réattribution des lots de Mediapro, ou en ne privilégiant pas leur offre par rapport à celle d’Amazon", a-t-elle indiqué dans un communiqué publié ce mercredi.

"L’Autorité rejette les saisines au fond pour défaut d’éléments suffisamment probants et, par voie de conséquence, les demandes de mesures conservatoires qui en sont l’accessoire", poursuit le texte.

Canal + et beIN estimaient que la LFP avait commis un "abus de discrimination" en octroyant à Amazon les droits de diffusion de 80 % des rencontres pour les saisons 2021-22 à 2023-24 pour un montant de 250 millions d‘ euros par saison, tandis qu’ils étaient tenus dans le même temps de diffuser les matches du lot 3 (diffusion de deux matches par journée de L1), acquis en 2018 pour 332 millions d’euros par saison.

En juillet, le tribunal de commerce de Paris avait déjà rendu une décision défavorable à Canal +, lui ordonnant de continuer à diffuser et payer deux matches par journée de L1.

Vainqueur initial, en 2018, de ce lot 3 pour la période 2020-24, beIN Sports avait décidé de sous-licencier ses droits à Canal + au même prix.

Depuis la faillite fin 2020 du groupe Mediapro, ancien diffuseur majeur de la L1, Canal + juge ce lot de matches surévalué et cherche à s‘ en débarrasser par de multiples procédures judiciaires, y compris en tentant de rompre son contrat de sous-licence, pour obliger beIN à payer et diffuser les rencontres à sa place.

Le feuilleton judiciaire des droits TV de L1 n‘ est pas encore terminé, puisque plusieurs assignations perdurent, la plupart menées de concert par beIN et Canal + contre la LFP. Jusqu’à présent, la Ligue a toujours été confortée dans sa position par la justice dans cet interminable conflit.

Idole d'enfance, modèles, adversaire le plus impressionnant, geste préféré... L’ex-gardien du Stade de Reims et du Stade Rennais F.C. Édouard Mendy s'était prêté au jeu de la petite interview il y a quelques saisons.
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Pourquoi portes-tu le numéro 16 ?
C’est mon numéro depuis mon premier match en National à l’AS Cherbourg. Le 1 et le 30 étaient pris donc il ne restait plus que le 16. Mais comme il m’a porté chance, je l’ai gardé par la suite.

Qui était ton idole d’enfance ?
Ronaldo. Pas Cristiano hein, le Brésilien. J’aimais sa qualité de dribble, sa puissance, son sens de la finition, tout. Ce qu’il dégageait, c’était énorme.

Commerce, Brighton et Cavani
Quel métier ferais-tu si tu n’étais pas footballeur ?
J’aurais été dans le commerce je pense. La vie est encore longue donc on ne sait jamais ! J’ai fait des études dans ce domaine parce que j’ai toujours aimé le contact avec les gens.

Qui est le joueur le plus impressionnant que tu as affronté ?
C’est Edinson Cavani. Il est sans cesse en mouvement, il anticipe les erreurs de ses adversaires, il est super complet. C’est vraiment un joueur compliqué à affronter. Face à un attaquant comme ça, toute l’équipe s’adapte. On joue plus bas, on ferme les espaces…

Est-ce que tu te souviens de ton premier maillot ?
Avec le club de mon quartier au Havre, Caucriauville, on avait effectué une sortie à Brighton, en Angleterre. J’avais 11 ans et le club qui nous avait reçus là-bas nous avait offert des maillots.

J’aime bien Gianluigi Buffon
Qui est ton modèle dans le foot ?
Il y en a plusieurs. J’aime bien Gianluigi Buffon pour sa longévité et sa capacité à s’adapter d’année en année. J’apprécie aussi Manuel Neuer pour son jeu au pied et la place qu’il prend dans le but. Il y a également Ter Stegen et Oblak.

Quel est ton geste préféré sur un terrain ?
Les sorties aériennes, parce que ça soulage tout le monde.

Quel geste est le plus difficile à réaliser selon toi ?
Ça dépend…Un geste simple peut devenir difficile selon la situation.

Qui est le plus fou du vestiaire rémois ?
A Reims, je ne sais pas… Mais le joueur le plus fou que j’ai côtoyé, c’est Jonathan Kodjia. On était ensemble à Cherbourg. J’ai beaucoup d’anecdotes sur lui mais je préfère les garder pour moi (rires).

La LFP avait demandé un rapport général sur la sécurité dans les stades de Ligue 1.

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Depuis de longs mois, la sécurité dans les stades de Ligue 1 est devenue une priorité pour la LFP et son président Vincent Labrune. En ce sens, l'instance avait demandé à Alain Bauer, criminologue, de rédiger un rapport sur ce sujet, dans le but de faire un état des lieux de la situation et d'en dégager des propositions.

Le journal L'Équipe, qui a pris connaissance de ce rapport, en a dévoilé une partie. On peut notamment y trouver une préconisation visant à stopper la répression systématique des fumigènes, Alain Bauer mettant en avant la nécessité d'ouvrir le dialogue entre la LFP et les groupes ultras. Il estime aussi qu'il serait plus judicieux de sanctionner individuellement les fauteurs de troubles et non plus de manière collective (groupes de supporters, clubs). Enfin, il conseille à la Ligue d'adapter son jugement et ses sanctions à la capacité des stades, une enceinte comme le Stade Vélodrome étant plus difficile à gérer que le Stade Louis II.

Quatre ultras du PSG doivent être jugés, mercredi 30 novembre 2022, devant le tribunal correctionnel de Rennes, pour le vol avec violence de la bâche du RCK, en septembre 2021, à Bréteil.

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Mercredi 30 novembre se tiendra le procès du vol de la bâche du RCK (principal groupe ultra du Stade Rennais). Quatre ultras du PSG seront jugés pour vol avec violence dans la nuit du 22 au 23 septembre 2021, à Breteil (Ille-et-Vilaine).

Initialement prévu en juin dernier, le procès avait été renvoyé. Depuis, les quatre hommes sont sous contrôle judiciaire. Ils ont tous interdiction d’entrer en contact les uns avec les autres et avec la victime, ainsi que de se rendre en Ille-et-Vilaine, et dans un stade. Plusieurs d’entre eux doivent aussi pointer au commissariat les soirs de matches du PSG.

Les quatre hommes, âgés d’entre 28 et 30 ans, avaient été interpellés le mardi 1er février 2022 en région parisienne, à la suite d’une enquête de la gendarmerie de Montfort-sur-Meu. Les perquisitions n’avaient pas permis de retrouver la bâche volée à un membre du RCK, devant son domicile d’une commune proche de Rennes.

À l’époque, le procureur de la République de Rennes avait précisé que l’enquête des gendarmes avait permis d’identifier ces hommes comme membres du groupe Karsud, des ultras du PSG qui ne se rendent plus au stade depuis la saison 2017-2018.

Durant la Coupe du monde 2022 au Qatar, plusieurs capitaines de sélections nationales ont souhaité porter un brassard arc-en-ciel, flanqué du message « One Love », pour défendre des valeurs d’inclusion et de diversité. La Fifa a finalement interdit le geste. Basé à Utrecht (Pays-Bas), le fabricant des brassards affirme en avoir vendu 10 000 et se trouver désormais en rupture de stock.

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Par leur absence, les brassards "One Love" n’ont jamais autant fait parler d’eux. Dans le but de défendre des valeurs de diversité et d’inclusion, plusieurs capitaines de sélection de football avaient prévu de porter ce bout de tissu blanc, flanqué d’un cœur arc-en-ciel, lors des matches de leur équipe durant la Coupe du monde 2022 au Qatar. La Fifa avait finalement empêché cette initiative en la menaçant de lourdes sanctions.

Un coût de 4,99 €
Cette proscription n’a pas empêché la vente de ce brassard. Au contraire. Comme l’indique Reuters, leur fabricant, basé à Utrecht (Pays-Bas), a affirmé qu’il se retrouve en rupture de stock, après une semaine de compétition.

Son entreprise Badge Direct BV aurait ainsi expédié 10 000 brassards en quinze jours, pour la modique somme de 4,99 euros.

Après un coup de buzz sur les réseaux sociaux en septembre, l’équipe de Bretagne de football semble bien pouvoir renaître. Un match est prévu en juin 2023, soit dix ans après le dernier et plus de cent ans après le premier, qui avait eu lieu en 1922, face au Luxembourg. Le magazine "Bretons" fait le récit d’un siècle d’une histoire tourmentée.

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La relance de Jérémy Gélin pour Jordan Veretout qui transmet le ballon à son capitaine, Jérémy Livolant. Le Guingampais centre pour son partenaire de club Gaëtan Courtet, qui remise de la tête vers le Brestois Jérémy Le Douaron et c’est le buuuut ! Dans un stade du Moustoir remonté à bloc depuis qu’a retenti le Bro gozh ma zadoù en avant-match, la sélection de Bretagne de football ouvre le score face à l’équipe d’Irlande, son voisin celte qu’elle accueille pour la première fois en ce jour historique.

Nous sommes le samedi 10 juin 2023 et Bretagne football association (BFA) a réussi son pari : organiser la plus belle des affiches possibles pour le retour de la sélection bretonne, dix ans après son dernier match. Voilà pour le scénario de rêve. Reste à le concrétiser pour Bretagne Football Association (BFA), structure organisationnelle de l’équipe de Bretagne. Mais d’ici à ce que cette rencontre – ou une autre du même acabit – se concrétise, il reste beaucoup d’obstacles à surmonter, assure Fañch Gaume, président de BFA.

"Si le dernier match de l’équipe de Bretagne remonte à une décennie, ce n’est pas par manque de volonté mais parce que c’est difficile à organiser, coincés que nous sommes entre les exigences des clubs et des équipes nationales. Il faut se faufiler pour trouver un créneau dans le calendrier, un adversaire qui accepte de nous jouer et un lieu pour accueillir la rencontre. Avec, en prime, un budget à boucler et des assurances à obtenir pour les joueurs retenus. C’est un puzzle !" Un défi difficile mais qui en vaut la peine, pour une équipe bretonne dont les origines sont centenaires.

26 matches dans les années 1930
C’est en 1922 qu’un premier match entre joueurs bretons et une sélection nationale s’est déroulé. C’était le 12 mars 1922 très exactement, au parc des sports de Rennes, ancêtre du Roazhon Park, avec la réception du Luxembourg. "Par un temps idéal et devant 7 000 spectateurs", comme le raconte alors le compte rendu du journal L’Ouest-Éclair, les visiteurs sont battus 2-0 par une équipe adverse composée de joueurs du Stade Rennais UC, de l’US Saint-Servan, du Stade Quimpérois et de l’Armoricaine de Brest, ce qui se fait de mieux à l’époque comme clubs bretons.

Mais cette formation n’est alors pas exactement présentée comme la sélection bretonne, fait remarquer l’historien du sport breton François Prigent : "Il s’agit de la sélection de la Ligue de l’Ouest de football association, Lofa, ancêtre de l’équipe de Bretagne de football actuelle. Une première sélection de la Ligue de l’Ouest dans le mouvement laïque avait même vu le jour avant-guerre, avec un premier match disputé le 8 janvier 1911 contre une sélection de Paris – victoire 3-1.

Cette Ligue de l’Ouest première du nom, va ensuite renaître en 1918, issue de la réunion de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques et de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, avec un premier match encore contre une sélection parisienne le 18 avril 1920 – défaite 3-5 – et cette rencontre historique face au Luxembourg en 1922".

Un tournoi interceltique
Un adversaire que cette équipe de Bretagne élargie au Maine-et-Loire (la séparation n’aura lieu qu’en 1967, à une date où la Bretagne footballistique sera également amputée de la Loire-Atlantique…) va affronter à trois autres occasions entre 1923 et 1925. En novembre 1923, une rencontre face à la Norvège est aussi mise en place. Au total, vingt-six matches sont disputés par la Lofa durant l’entre-deux-guerres, essentiellement contre d’autres sélections régionales.

Il faut ensuite attendre l’année 1972 pour que renaisse la volonté de fonder une véritable équipe de Bretagne de football. "C’était le souhait des organisateurs de la Fête des cornemuses à Lorient, aujourd’hui connue sous le nom de Festival Interceltique", fait savoir François Prigent. Le contexte est alors aux revendications militantes et la Bretagne, en plus de réaffirmer sa langue et sa culture, entend bien faire parler d’elle sportivement.

L’année précédente, le Stade Rennais a remporté sa deuxième Coupe de France. Mais la formation rennaise, tout comme le rival nantais, refuse de libérer leurs joueurs en ce 1er août 1972, et le match Bretagne – Écosse espéré se transforme en une rencontre amicale entre un FC Lorient renforcé et la formation écossaise de Falkirk, qui compte dans ses rangs un certain Alex Ferguson (futur entraîneur légendaire de Manchester United) et qui l’emporte 2-1.

Bretagne-États-Unis
Six ans plus tard, à l’été 1978, c’est le club de Guingamp cette fois, qui est organisateur d’une rencontre de prestige face à l’équipe de France espoirs. Le 14 août, au stade Yves-Jaguin de Guingamp, les jeunes Bleus l’emportent 3-1 face à une sélection bretonne composée majoritairement de joueurs de l’En Avant, promus en D2 un an auparavant (Stéphan, Gourcuff…), mais aussi d’autres éléments comme le jeune Brestois Yvon Le Roux, futur international français.

Le 8 mars 1982, une association baptisée Araok Vreizh est créée dans l’optique d’organiser des rencontres entre la Bretagne et ses voisins gallois et irlandais, mais le tournoi interceltique espéré n’aura pas lieu. La faute, notamment, au veto de la Fédération française de football (FFF), malgré l’engagement de quelques pointures, dont les joueurs Patrick Delamontagne et Pierrick Hiard, ainsi que l’entraîneur Michel Le Milinaire. Un match face à la Suisse est également annulé en 1985.

Il faut attendre la fin d’année 1988 pour qu’une équipe de Bretagne parvienne de nouveau à disputer une rencontre internationale face aux États-Unis, à Brest et dans un format en salle inhabituel. Qu’importe, cette équipe de Bretagne de futsal a fière allure et, grâce à un triplé de Philippe Tibeuf, un doublé de Patrick Colleter et un but de Joël Cloarec, elle l’emporte 6-2.

Les Diables Noirs
Mais encore une fois, cet évènement n’a pas de suite. Pour que perdure l’idée d’une équipe, il faut une structure gestionnaire, ce qui n’est ni le rôle des clubs ni celui de la Ligue de Bretagne de football, organe dépendant directement de la FFF. C’est ainsi que, en 1997, BFA voit enfin le jour et réussit dès l’année suivante, le 21 mai 1998, à organiser un match face au grand Cameroun, alors en pleine préparation de la Coupe du monde en France. La FFF donne son accord et BFA obtient du Stade Rennais que la rencontre soit disputée dans son enceinte de la Route-de-Lorient.

Directeur des sports de Canal +, le Breton Charles Biétry arrive à convaincre son employeur de diffuser en prime time ce match entre les Lions Indomptables et ceux qu’on appelle les Diables Noirs. La formation bretonne a fière allure dans sa tunique rayée blanc et noir confectionnée par l’équipementier Umbro (Heurtebis, Laspalles, David, Brinquin, Le Guen, Michel, Viaud, Pédron, Le Roux, Rouxel, André). Elle parvient à accrocher le match nul 1-1, Lionel Rouxel répondant au but de François Omam-Biyik, le capitaine camerounais.

La FFF freine
BFA décide à cette occasion de clarifier ses critères de sélection. Tous les joueurs nés dans les cinq départements bretons, ou d’ascendance parentale ou grand-parentale provenant de ces départements, ou installés en Bretagne avant l’âge de 3 ans sont sélectionnables. La sélection n’a aucun caractère obligatoire et n’est pas incompatible avec une sélection en équipe de France. Cette sélection repose sur la base du volontariat et du bon vouloir à la fois des clubs, auxquels appartiennent les joueurs convoqués, et de la FFF, qui ne voit pas forcément d’un bon œil le développement d’une sélection alternative aux Bleus sur le sol français…

C’est ainsi qu’en 2001, une rencontre prévue de longue date face à Cuba est annulée au dernier moment sur décision de Gérard Énault, directeur général de la FFF. Deux ans plus tard, même déconvenue avec l’annulation d’un match face à la Nouvelle-Zélande. BFA parvient néanmoins à organiser quelques rencontres (victoire 3-1 à Saint-Brieuc face à la République du Congo en mars 2008, défaite 1-0 à Saint-Nazaire face à la Guinée-Équatoriale en juin 2011, victoire 1-0 à Carquefou face au Mali le 28 mai 2013), mais sans réussir pour l’instant à installer durablement ce rendez-vous au calendrier.

Un match en juin 2023 ?
Il a donc fallu attendre près d’une décennie après ce dernier match international face au Mali pour que, de nouveau, l’idée d’un retour de l’équipe de Bretagne fasse son chemin. Et ce n’est cette fois pas BFA qui en est directement à l’origine, mais Pierre-Alain Pérennou. Le 25 septembre, ce jeune journaliste et influenceur lançait l’idée sur Twitter. En quelques jours, son pari de voir son message relayé plus de mille fois sur le réseau social cher à Elon Musk était allègrement atteint, à son grand étonnement.

"Dans ces proportions, je ne m’y attendais pas, même si on connaît la capacité de mobilisation des Bretons", s’amuse le Nantais, ancien gardien de but du FC Penn ar Bed de Plogoff, de la Stella-Maris de Douarnenez (Finistère) et de l’Union sportive des Bretons de Paris. "Mon annonce a été relayée par des joueurs comme Romain Thomas [joueur de Caen originaire de Landerneau] et des dirigeants comme Loïc Féry [président du FC Lorient] et des anonymes se sont proposés pour filer un coup de main dans l’organisation du match."

Pierre-Alain Pérennou a aussi été contacté par BFA qui, dès le 27 septembre, annonçait officiellement sa volonté d’organiser un match international de l’équipe de Bretagne à l’issue de la dernière journée de Ligue 1, programmé le samedi 3 juin 2023. "C’est le seul créneau possible entre la fin de saison et les vacances des joueurs. On s’est mis en chantier pour trouver un lieu, un adversaire, trouver le budget et solliciter les joueurs. On devrait pouvoir communiquer sur de premiers éléments début 2023", promet Fañch Gaume.

"On va travailler ensemble, main dans la main", abonde Pierre-Alain Pérennou. "L’idée, c’est de refonder l’équipe de Bretagne sur du solide, pour durer au-delà de 2023 si possible."

Ancien entraîneur du Stade Rennais, Vahid Halilhodzic a été cambriolé, dimanche, en son absence, à son domicile dans les Yvelines.
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Le domicile de Vahid Halilhodzic, l’ancien entraîneur du Stade Rennais, a été cambriolé, dimanche, en son absence à Louveciennes (Yvelines), selon une source policière. Dans l’après-midi, les cambrioleurs ont forcé une fenêtre située à l’arrière du pavillon, a précisé cette source. Ils se sont ensuite emparés du coffre-fort qui contenait de l’argent, des bijoux et des montres de luxe. Le vol par effraction a été constaté en fin de journée. Le préjudice est estimé à 80 000 euros, la police judiciaire est saisie.

Ancien coach du Stade Rennais entre 2002 et 2003, Vahid Halilhodzic est également connu en France pour avoir notamment entraîné Lille, le Paris SG et Nantes. Il a également été le sélectionneur de plusieurs équipes nationales, comme l’Algérie, la Côte d’Ivoire ou le Maroc, pays qu’il entraînait jusqu’au mois d’août.

Défenseur, Abdeslam Ouaddou l’a été pendant ses treize années de carrière. Sur la fin, il s’est mué en défenseur des droits humains après une douloureuse expérience au Qatar (2010-2012). Cette Coupe du monde, l’international marocain la regardera en dépit du fait "d’avoir été traité comme un esclave" durant son séjour en terres qataries lors de son passage dans deux clubs propriétés du cheikh al-Thani.

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Allez-vous regarder cette Coupe du monde ?
Une Coupe du monde, c’est tous les quatre ans. Les amateurs du football attendent cette date avec beaucoup d’impatience et j’en suis un. Je vais la regarder.

En 2012, vous aviez appelé à réattribuer cette Coupe du monde à la suite de votre expérience dans deux clubs qataris.
Pendant cinq ans, avec l’aide de l'International Trade Union Confederation (Confédération syndicale internationale), nous avons tenté d’éclairer les esprits sur les conditions de vie sur place vu que j’y avais vécu. J’avais bien réalisé les atrocités que subissaient ces travailleurs. On a donné des conférences en Allemagne, en Angleterre, au Danemark, aux États-Unis, en Écosse... Il y avait des oreilles attentives, mais ce n’est pas allé plus loin.

En 2012, il y avait encore le temps de réattribuer la Coupe du monde à un pays qui respecte l’environnement, les droits des travailleurs et toutes les valeurs humaines.

Pourquoi ?
Par manque de courage peut-être. Il y a dix ans, les estimations annonçaient la mort de 400 ouvriers chaque année sur les chantiers avec des certificats des ambassades de l’Inde, du Sri Lanka, du Népal à l’appui. On est tombés pile dedans. Aujourd’hui, nous sommes au moins à 5000 morts. En 2012, il y avait encore le temps de réattribuer la Coupe du monde à un pays qui respecte l’environnement, les droits des travailleurs et toutes les valeurs humaines.

Comment avez-vous vécu les récents appels au boycott ?
Je lis toutes ces prises de position, ces volontés politiques de boycotter la retransmission. C’est trop tard. Ce n’est pas à deux mois que l’on monte au créneau, que l’on prend un haut-parleur pour appeler au boycott. Ils n’ont pas découvert juste avant la compétition qu’il n’y avait pas de respect des droits des travailleurs ou que la climatisation des stades allait être un désastre écologique. Toutes les nations ont eu connaissance du cahier des charges il y a bien longtemps.

Que diriez-vous à ceux qui n’ont pas voulu vous entendre à l’époque ?
Je n’ai trop rien à leur dire. Juste : "Regardez cette Coupe du monde, supportez les footballeurs de vos pays. Mais la prochaine fois, soyez plus attentifs. Réfléchissez avant que ce ne soit trop tard. Gardez le même entrain et la même énergie pour mettre la pression sur les institutions au sujet du respect d’un cahier des charges environnemental et social... mais lors de la période d’attribution."

Et pas au moment de la compétition...
C’est du pipi du chat. On parle dans le vide, là. Le mal a été fait. Comment vous voulez-vous arrêter une Coupe du monde un mois avant son début ? La moindre des choses, aujourd’hui, serait d’avoir une pensée, pendant les interviews, pour les travailleurs qui sont décédés dans les stades. Histoire que chaque joueur rappelle qu’il joue sur un terrain de sang.

Est-ce toujours "la Coupe du monde de la honte et du non-respect des droits de l’homme" , comme vous l’aviez déclaré à la suite de votre expérience au Qatar ?
Oui, toujours. Je ne déroge pas à ça. C’est l’une des Coupes du monde les plus sombres de l’histoire.

En 2010, tout le discours sur le Qatar était positif. Je n’ai pas pris la précaution de fouiller sur les droits des travailleurs.

En 2010, quand vous signez à Lekhwiya SC, aviez-vous eu des échos sur les conditions de vie ?
Non. J’ai été attiré et trompé par les reportages que je voyais à la télévision. En 2010, tout le discours sur le Qatar était positif. Je n’ai pas pris la précaution de fouiller sur les droits des travailleurs. Honnêtement, on ne regarde pas souvent ça. Ce qui m’a attiré là-bas, c’est uniquement le football. Même pas l’aspect financier parce que j'avais gagné suffisamment d’argent avec mes précédents contrats. J’étais en fin de carrière, je suis musulman, j’avais envie de découvrir cette partie du monde par curiosité.

Vous avez été privé d'entraînement, vos dirigeants vous ont forcé à changer de club, votre voiture et votre logement vous ont été retirés : qu’est-ce qui a été le plus dur ?
Ce côté arrogant et irrespectueux de la dignité humaine. Le fait d’écraser l’humain puisqu'ils se sentent supérieurs, donc ils ne considèrent aucunement la personne en face d’eux, sous prétexte d’être qatari. On a l’impression que c’est le peuple élu. C’est ça qui frappe le plus. Leurs actes ne sont que le reflet que leur pensée.

Tout ce qui a été fait ces dernières années, c’était dans l’optique de cette organisation. Ils sont souverains. Ils font ce qu’ils veulent sur leurs terres.

L’évolution des droits des travailleurs, pensez-vous que c’est uniquement pour la Coupe du monde ou plus durablement ?
C’est juste pour l’occasion. Ils ont fait beaucoup d’efforts pour rassurer la FIFA sur l’image. La bière est un parfait exemple : ils sont d’accord et puis finalement, non. Tout ce qui a été fait ces dernières années, c’était dans l’optique de cette organisation. Ils sont souverains. Ils font ce qu’ils veulent sur leurs terres. Mais comme il n’y aura plus de Coupe du monde, je pense qu’il n’y aura plus d’évolution.

Vous avez tout de même contribué à la suppression du kafala, ce système qui imposait un tuteur à chaque ressortissant étranger...
Tuteur, c’est le mot gentil. Moi, je dis un "maître" , comme au temps de l’esclavage. Avec l’aide d’associations, on a mis la pression sur le gouvernement qatari. Il y a également eu une révision du code du travail pour protéger plus ces gens-là, comme la possibilité de rentrer chez eux pour revoir leur famille, ce qui était interdit auparavant. Même si en pratique, je ne sais pas si c'est totalement respecté.

C’est donc impossible qu’une compétition d’ampleur fasse évoluer les règles d’un pays comme c’est avancé par les défenseurs de cette Coupe du monde qui, en résumant, disent : "Sans cette organisation, ce serait pire" ?
Ils ont leurs règles, donc quand vous les choisissez, il faut les accepter et arrêter de faire preuve d’hypocrisie. Ce n’est pas après qu’il faut se poser des questions ou critiquer. Si vous ne vouliez pas subir ce genre de position, il fallait réfléchir avant. Si je viens dans votre maison, je ne fais pas ce que je veux et je respecte votre loi. Je ne vous impose rien. Si je ne suis pas d’accord, je ne viens pas. Il y avait possibilité de mettre en alerte en disant : «?Attention, en donnant cette Coupe du monde, il peut se passer ça.?» C’est pour ça que j’étais un des premiers à m’élever contre cette Coupe du monde. Pourtant, je serai un des premiers à la regarder.

Quel est votre regard sur l’attitude de la FIFA ?
Elle essaie de faire bonne figure. Tout le monde sait que ce fut une erreur. La FIFA tente de trouver une communication fédératrice qui lui convienne pour expédier cette Coupe du monde et passer à autre chose. Ils semblent pressés que ça se termine, car elle a fait couler beaucoup trop d’encre. Ils font avec ce gros caillou dans leur chaussure. Même Blatter a dit que c’était une erreur.

En dehors de la FIFA, il y a beaucoup d’influences sur les fédérations et confédérations par rapport à des intérêts diplomatiques, commerciaux ou autre.

Sauf qu’elle a été attribuée sous sa présidence...
Blatter n’est pas seul. Il est président d’une institution. Quand il dit que c'était une erreur, je veux bien le croire. En tant que président d’une institution, vous pouvez influencer en interne, mais ce n’est pas votre vote qui fait changer les choses. Il ne s’est pas joué à une voix (14 pour le Qatar et 8 pour les USA). En dehors de la FIFA, il y a beaucoup d’influences sur les fédérations et confédérations par rapport à des intérêts diplomatiques, commerciaux ou autre.

Plusieurs nations, dont la France, y enverront des représentants politiques ou de gouvernement. Est-ce, là aussi, une erreur ?
À partir du moment où elle est attribuée, j'estime qu’il faut s'y rendre. Diplomatiquement, si tu es invité, tu dois t’y rendre. Être présent ne veut pas dire cautionner. Il s’agit de relations diplomatiques entre pays.

Pourriez-vous retourner au Qatar un jour ?
Ah non non non. Il ne faut même pas y compter. J’ai vu trop de choses atroces en matière de respect de la vie humaine, ce ne sont pas des valeurs qui me correspondent.

Parlons football. Vous êtes désormais manager-entraîneur au Loto-Popo FC (Bénin), vous avez été adjoint de Djamel Belmadi, à la tête de la sélection algérienne. Comment allez-vous vivre ce Mondial ?
Comme un fan de football et avec un œil d’entraîneur en me demandant ce que je ferais pour battre cette équipe, comment je contrerais ses changements tactiques...

J’ai une pensée pour Vahid Halilhodžic. Je suis encore fâché de la manière dont il a été lâché comme un chien.

Vous avez 80 sélections avec le Maroc, comment jugez-vous cette équipe ?
Tout d’abord, j’ai une pensée pour Vahid Halilhodžic. La qualification c’est lui, c’est son travail. La manière dont il a été viré, c’est irrespectueux. Je sais ô combien c’est difficile de se qualifier, surtout dans ces pays africains avec la pression, les infrastructures et les difficultés de voyage. En tant que marocain, je suis encore fâché de la manière dont il a été lâché comme un chien.

Et sportivement ?
Le groupe du Maroc est le plus difficile. Ceci étant, il a une des meilleures générations de tous les temps. Ce sera la surprise du Mondial. Il risque d’avoir des soucis sur le plan défensif, mais offensivement c’est très fort. Le Maroc devra en profiter. Si on commence à ne faire que défendre, l’équipe n’a pas de base assez solide. Nos latéraux sont Mazraoui et Hakimi, il faut exploiter leur potentiel. À la différence des autres années où le Maroc avait surtout une bonne défense.

Vous avez joué la CAN, et cette Coupe du monde a lieu également en hiver. Est-ce un avantage pour les joueurs africains ?
Au-delà de la chaleur, je pense que l’humidité va jouer un vrai rôle sur les équipes. Surtout celles qui sont arrivées les dernières sur place, car leur championnat s’est terminé tard. Les joueurs qui ont l’habitude des climats assez chauds et tropicaux, comme les Asiatiques, Sud-Américains ou Africains ont l’avantage de s’adapter plus rapidement.

Ça serait bien pour Deschamps de gagner une deuxième Coupe du monde et d'entrer définitivement dans l'histoire.

Quels sont vos favoris pour le titre ?
Le Brésil a une très belle équipe, qui se connaît très bien à force. Et puis, leurs organismes connaissent ces climats chauds et humides. La France a un potentiel, notamment offensif, intéressant. La jeunesse et l’expérience sont la clé. Et puis, ça serait bien pour Deschamps de gagner une deuxième Coupe du monde et d'entrer définitivement dans l'histoire*. Il fait partie des tout meilleurs au monde. Et on ne le dit pas assez.

Si pour vous, le foot, c’est plutôt devant un écran que derrière le ballon rond, ça tombe bien : on vous a préparé une petite liste de films qui collent à l’actu du moment, sans devoir mettre les pieds au Qatar pour autant.

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Didier, le plus drôle
Premier film d’Alain Chabat en tant que réalisateur, Didier est une comédie complètement loufoque, où le héros, qui s’appelle donc Didier, n’est autre qu’un chien qui se serait réincarné en humain. Et qui au passage, devient la star du ballon rond grâce à son agent, joué par un excellent Jean-Pierre Bacri. Dans le rôle de Didier, le réalisateur himself. Un must-see qui vous fera mourir de rire.

Joue-la comme Beckham, le film à gros succès
Sorti en 2002, le film Joue-la comme Beckham a réalisé un carton lors de sa sortie en salles et est désormais considéré comme l’un des plus grands succès du cinéma britannique. En tout cas sur le plan commercial, puisqu’il a en effet généré plus de 75.000.000 dollars de recettes mondiales.

De quoi ça parle ? Jess, une adolescente d’origine punjabi, habitant la banlieue de Londres, est archifan de football et encore plus de David Beckham. Vu ses origines, elle cache cette passion à sa famille, qui n’a qu’une chose en tête : le futur mariage de Jess. Grâce à sa rencontre avec Jules (jouée par une Keira Knightley encore très peu connue à l’époque), Jess va enfin pouvoir intégrer une équipe féminine de football et vivre sa passion à fond. En tombant au passage amoureuse de l’entraîneur, ce qui, vu sa famille, ne va pas arranger les choses.

Si vous pensiez par contre y voir le vrai Beckham, c’est raté puisque David et Victoria n’ont jamais pu libérer leur agenda très busy pour apparaître au casting. La réalisatrice a donc été contrainte d’utiliser des sosies.

Hooligans, le film qui nous laisse au bord des stades
Avec ce titre évocateur, on ne sera pas surpris d’apprendre que le film Hooligans nous emmène au bord des stades de foot, dans les gradins, plutôt que sur le terrain. On y suit Matt, un étudiant américain qui vient de se faire renvoyer d’Harvard pour possession de drogue. Ne sachant pas trop quoi faire de sa vie, il finit par aller en séjour chez sa sœur, qui vit en Angleterre. Et il y fait la rencontre du beau-frère de cette dernière, qui n’est autre que le chef du Green Street Elite, un groupe de hooligans du club de West Ham United. Matt y découvre un monde tout à fait nouveau pour lui, qui ne le laisse pas complètement indifférent.

Dans le rôle de Matt, vous trouverez un Elijah Wood qui, au moment du tournage, sort tout juste de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Il opère donc un virage à 180° avec ses précédents films, mais on s’y fait, rassurez-vous !

À noter que le film a bien failli ne jamais voir le jour puisque l’Angleterre freinait des 4 fers face à l’annonce d’un tel projet, qui aurait remis de l’huile sur le feu dans le dossier très chaud du hooliganisme anglais. L’accès aux stades pour les caméras était globalement très compliqué à obtenir pour les équipes de tournage. Rajoutez à cela une production portée essentiellement par des femmes, dans un milieu reconnu pour son machisme, et vous avez tous les ingrédients pour aboutir à un échec du projet. Mais c’était sans compter la ténacité de l’équipe… Le film a bien fini par sortir en 2005, et a même eu droit à 2 suites en 2009 et 2014.

Looking for Eric, le film un peu déprimant mais pas trop
Eric Bishop partage 2 choses avec son idole : la passion pour le foot et le même prénom. Son idole, c’est le célèbre Eric Cantona. Lequel, en plus d’être footballeur professionnel, a aussi réussi à prouver ses talents d’acteur grâce au récit que nous livre Ken Loach dans Looking for Eric.

Concrètement, la vie d’Eric (Bishop) est un peu morose, sa famille n’égaye en rien son quotidien. Alors, quand le grand Cantona, dont le portrait trône fièrement au mur, semble le regarder attentivement, Eric commence à imaginer ce que ferait son idole dans pareille situation. Résultat : un film un peu barré mais entraînant, qui vaut franchement le détour !

Pour la petite histoire, l’idée du film a été soufflée par Cantona à l’oreille de Ken Loach, et est basée sur une vraie relation qu’il entretenait avec un fan.

Les Petits Princes
On termine par une comédie dramatique qui sent bon l’espoir. Dans Les Petits Princes, film français sorti en 2013, on suit l’histoire de JB, un jeune espoir du football qui, du haut de ses 16 ans, n’a qu’un seul rêve : devenir footballeur professionnel. Son principal problème est qu’il est porteur d’une anomalie cardiaque qui devrait normalement le tenir éloigné des terrains de foot. Ce qu’il n’est évidemment pas prêt à faire.

Alors, il cache son problème de santé à tout le monde, malgré les doutes et interrogations de certains, et continue à risquer sa vie tous les jours sur le gazon.

Depuis le mois d'août, Edouard Mendy a raté son début de saison, perdu sa place de titulaire à Chelsea et gâché l'entrée en lice du Sénégal en Coupe du monde face aux Pays-Bas (2-0). Ses deux erreurs lundi dernier ne viennent pas de nulle part mais comment expliquer sa baisse de niveau. Christophe Lollichon, qui le connaît à merveille, tente une explication.
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Après avoir perdu Sadio Mané, son talisman, le Sénégal ne peut même plus se raccrocher à Edouard Mendy. Face aux Pays-Bas (2-0), le gardien s'est troué dans une fin de match qui a offert la victoire aux Bataves. Deux grosses erreurs manifestes et indiscutables qui interviennent dans une séquence déjà très difficile pour lui. En l'espace de quatre mois, l'ancien meilleur gardien d'Europe (2021) a raté son début de saison avec Chelsea, perdu sa place de titulaire et fait tomber sa sélection lors de son entrée en lice en Coupe du monde.

Voilà qui fait beaucoup même si cet enchaînement n'est pas qu'un malencontreux concours de circonstances. Christophe Lollichon le connaît sur le bout des doigts. Responsable de la performance des gardiens de Chelsea, c'est lui qui a convaincu Chelsea de se pencher sur le profil de l'ancien Rennais.

Rester au sommet, c'est plus difficile que de l'atteindre
Lollichon a son explication sur le spectaculaire trou d'air de Mendy : "Il a joué blessé et même surjoué en club ce qui ne l'a pas aidé physiquement, explique-t-il. Et puis quand vous connaissez son ascension en trois ans, il y a un moment où tout change. Vous passez de gardien sans club à meilleur gardien d'Europe, évidemment qu'inconsciemment, il y a de nouvelles sollicitations qui influent sur vos performances."

Edouard Mendy a franchi toutes les étapes avec une vraie insouciance jusqu'à atteindre le sommet en brandissant la Ligue des champions. Aujourd'hui, il doit gérer ce statut, affronter les exigences qui en découlent. Son effondrement, "même s'il ne néglige rien à l'entraînement", pourrait s'expliquer ainsi. "Rester au sommet, c'est plus difficile que de l'atteindre", note Lollichon. Aujourd'hui, il semble en tout cas saisi de doutes comme si tout ce qu'il a accompli depuis son départ de Marseille finissait par lui donner le vertige.

Il joue plus bas dans une zone plus confortable pour éviter de se mettre en danger
Autre possibilité évoquée par Lollichon : "Peut-être que la pression augmente à mesure que les attentes se font plus fortes autour de lui. Du coup, son influence dans le jeu est atteinte, il joue plus bas dans une zone plus confortable pour éviter de se mettre en danger. Sur le premier but face aux Pays-Bas, s'il est 50 centimètres plus en avant, il n'y a pas but. Ça me rappelle Thibaut Courtois qui jouait très haut avec Chelsea jusqu'à prendre un but de 60 mètres de Charlie Adam en 2015. Depuis, il a reculé de 10 mètres."

Dès lors, comment peut-il s'en relever alors que le moral et la confiance sont atteints ? Le Sénégal ne se sortira pas de son groupe sans un grand Edouard Mendy et il n'a plus le droit à l'erreur. "Le problème, c'est que ses deux erreurs n'interviennent pas après deux mois de grosses performances, explique Lollichon. Et puis, c'est aux yeux du monde entier ce qui ajoute à la difficulté. Il a déjà montré que la pression coulait sur lui quand il a découvert la Ligue des champions. Je ne doute pas de lui même si je ne l'ai pas assez vu depuis quatre mois pour être tout à fait sûr de moi. Disons que sur le Edu que je connais, il n'y a pas de doute." Problème, depuis quatre mois, Mendy semble avoir bien changé.

Nouvellement reconverti sur les antennes d'Amazon Prime Video en tant que consultant, Jimmy Briand (37 ans) n'a pas oublié le Stade Rennais, club qu'il l'a révélé aux yeux de la Ligue 1. Dans un entretien accordé au journal local Rennes Sport, l'ancien avant-centre et ailier s'est pris à rêver d'une seconde vie en Ille-et-Vilaine dans le costume d'entraîneur qu'il apprécierait.

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Jimmy Briand ouvre grand la porte à un second acte avec le Stade Rennais
Un retour au Stade Rennais ? C’est mon club de cœur, et ça l’a toujours été, tout au long de ma carrière. Je suis un supporter des « Rouge et Noir » et je le resterai. Revenir travailler ici, bien sûr, je peux l’imaginer, ce serait fort mais si cela doit arriver, cela arrivera. Je sais que je ne resterai pas 20 ans dans le monde des médias, même si aujourd’hui, j’y prends beaucoup de plaisir. Le monde du football est-il toujours attirant ? Clairement, oui. Je souhaite coacher et pourquoi pas, les attaquants. Aujourd’hui, j’ai ouvert la B-Striker Academy, près de Bordeaux, pour aider les jeunes, leur transmettre ce que j’ai pu apprendre aux côtés de tous les joueurs que j’ai côtoyés tout au long de ma carrière. Ensuite, je souhaite devenir entraîneur, dans un centre de formation, ou pourquoi pas, dans un staff professionnel", a fait savoir l'ex-attaquant du SRFC entre 2003 et 2010. De tels propos devraient ravir le public du Roazhon Park, souvent attachés aux glorieux anciens.

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La Coupe de France sur Eurosport, c’est sans doute bel et bien terminé ! Alors que les 7e et 8e tours de la compétition n’ont pas trouvé de diffuseurs (plusieurs rencontres ont été relayées sur FFF TV ou par les clubs), un autre média va prendre le relais d’Eurosport à partir des 32es de finale. C’est ce qu’a annoncé le président de la FFF, Noël Le Graët, dans les colonnes de L’Équipe ce mercredi, sans pour autant dévoiler le nom de l’heureux élu pour le moment.

"Je pense que l’on sera opérationnel en fin de semaine pour signer un nouveau contrat de quatre ans. Il y aura France Télévisions et un autre diffuseur pour remplacer Eurosport", a détaillé Le Graët. La bonne nouvelle est donc le maintien de France TV pour relayer cette compétition mythique, dont certaines affiches seront donc toujours disponibles en clair. Pour rappel, les 32es de finale auront lieu les 6,7 et 8 janvier prochains.

Le brassard "OneLove", en faveur de l'inclusivité, a été interdit par la FIFA, qui a fait peser de grosses sanctions sur les joueurs désireux de braver cette interdiction.

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Ce geste a soulevé la colère de nombreuses personnes, y compris le ministre-président du gouvernement wallon, Elio Di Rupo. "J’adresse un carton rouge à la FIFA pour son attitude vis-à-vis des équipes qui portent les brassards OneLove, écrit-il sur Twitter. C’est intolérable et cela va à l’encontre des valeurs inclusives enseignées par le sport. J’encourage vivement les Diables Rouges à le porter !"

Les Diables Rouges avaient déclaré lundi décider de ne pas porter le brassard, redoutant les cartons jaunes brandis en cas de non-respect des règles. "J'ai peur de dire quoi que ce soit. Je ne me sens pas à l'aise, c'est assez révélateur que nous sommes sous pression. C'est une situation regrettable que je n'ai jamais connue dans le football et j'espère ne plus revivre", avait déclaré Jan Vertonghen lors d'un point presse mardi.

C'est la FIFA qui est décevante
Elio Di Rupo a également exprimé sa tristesse à nos confrères de Sudinfo. "Cela me chagrine de voir que la FIFA, qui devrait montrer l’exemple en matière de sport et de libertés individuelles, décide finalement de se coucher devant les exigences nationales", déplore-t-il. "Ce brassard n’était pas seulement un symbole pour les LGBTQ+, mais un signe pour dire 'on est chez vous', mais nous défendons les libertés d’aller et venir, de vivre sa vie comme on l’entend, poursuit Elio Di Rupo. C’était vraiment une opportunité formidable mais là, la FIFA montre que la seule chose qui compte, c’est l’argent."

Cependant, le ministre-président du gouvernement wallon invite nos joueurs belges à porter le brassard en dépit de la menace, d'après son tweet. Une invitation qu'il nuance au vu du risque encouru par nos joueurs: "Je n’accable ni les fédérations nationales ni les joueurs. Je me rends compte que les joueurs peuvent être sanctionnés d’une carte jaune et cela peut s’avérer un réel handicap dans une compétition de cette importance", explique Elio Di Rupo.

Elio Di Rupo regrette un impact fort qui aurait pu être fait et qui n'aura pas lieu: "Un joueur de football, de hockey ou de tennis qui porte un tel brassard, cela a un impact important sur les jeunes (…) Cela doit nous faire prendre conscience que nous avons la chance de vivre en Belgique et en Europe".

Comme les autres nations européennes, l’Angleterre a renoncé au brassard "One Love" arc-en-ciel face aux menaces de la FIFA.

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A l’instar d’Hugo Lloris, le capitaine anglais Harry Kane a renoncé au brassard "One Love" aux couleurs de l’arc-en-ciel pour la Coupe du monde au Qatar. Il faut dire que la FIFA a fait son maximum pour dissuader les sélections d’arborer ce brassard en menaçant les capitaines d’un carton jaune avant même le coup d’envoi de la rencontre pour tenue non-conforme. Au lendemain de la victoire de l’Angleterre face à l’Iran (6-2) et de ce renoncement de la Fédération anglaise de faire porter ce brassard aux couleurs LGBTQ+, la presse britannique a été très critique à l’égard de la FIFA mais également de la fédération anglaise. "Oui, c'est une capitulation. Oui, c'est un drapeau blanc plutôt qu'un brassard arc-en-ciel. Mais ce retour en arrière honteux devrait jeter un éclairage critique bien plus féroce et bien plus accablant sur la FIFA et les organisateurs qataris" peut-on lire dans les colonnes du Daily Mirror.

La presse anglaise détruit la FIFA et le Qatar

"La protestation de l'Angleterre a toujours été un geste creux. Mais les vrais méchants ici sont encore la FIFA" peste de son côté le Daily Mail, préférant s’attaquer à la FIFA qui se plie aux règles du Qatar plutôt que de critiquer la fédération anglaise. Journaliste pour la BBC, Alex Scott était présente au bord de la pelouse pour le match entre l’Angleterre et l’Iran lundi après-midi. Elle a eu le courage de porter le brassard "One Love" aux couleurs de l’arc-en-ciel malgré les pressions de la FIFA et du Qatar. Un geste salué dans son édition du jour par The Telegraph, qui regrette qu’Harry Kane et la sélection anglaise n’aient pas eu le même courage que la présentatrice de la BBC. Quoi qu’il en soit, la FIFA et les organisateurs qataris n’ont pas fini d’être critiqués à ce sujet alors que plusieurs sélections européennes ont été contraintes de renoncer à ce brassard, dont l’Equipe de France. De son côté, Hugo Lloris a annoncé publiquement avoir accepté de porter le brassard classique de l'instance mondiale, expliquant vouloir respecter les règles locales.

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29 novembre 2022

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