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Quatre chaînes TV différentes pour voir les premiers matches du Stade Rennais en Ligue 1 cette saison. Un casse-tête qui rend furieux certains supporters.
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"C’est dur de jongler entre les abonnements quand on veut voir tous les matches". Malgré la récente signature du prometteur attaquant du Paris SG Arnaud Kalimuendo à la pointe de l’attaque, certains supporters du Stade Rennais, comme Geoffrey, sont agacés. Le motif de leur grief : la programmation TV des matches des Rouge et Noir depuis le début de saison en Ligue 1.

"Je pense qu‘on est le club le plus dispatché entre les diffuseurs et c’est vraiment lourd", constate un supporter sur les réseaux sociaux. Alors que la répartition globale du football à la télévision est un véritable casse-tête en France, deux diffuseurs se partagent la Ligue 1 pour cette saison 2022-2023.

Des chaînes incluses dans différents abonnements
À chaque journée, huit rencontres sont diffusées sur le service vidéo d’Amazon alors que les deux autres le sont sur Canal +. Sauf que, engagé dans un bras de fer face à la Ligue de Football Professionnel, le diffuseur historique de la compétition a décidé de reléguer ses deux rencontres sur les chaînes Canal + Sport et Canal + Décalé.

Le problème c’est que ces dernières ne sont pas forcément incluses dans le même bouquet, ce qui a eu le don de faire perdre leur patience à de nombreux supporters. Pour sa rencontre de la 6e journée face à Troyes, énième changement pour le Stade Rennais qui évoluera cette fois sur… Canal + Foot. Une nouvelle chaîne du groupe audiovisuel français qui fera la part belle au ballon rond et sera lancée au 31 août.

Certains se tournent vers le streaming
Face à ce morcellement de l’offre, de plus en plus de spectateurs se tournent vers des solutions de piratages comme le streaming ou l’IPTV. Malgré la répression des autorités, environ 25 % des internautes français se rendent sur des sites qui proposent des contenus illégaux.

"Ce sont des gens qui en ont marre de payer trop cher leurs abonnements", nous expliquait en janvier 2021 Aurélien Robert, journaliste pour le site technologique Cnet France. Le sujet risque encore de faire réagir pendant longtemps.

 

L’avant-centre parisien devrait s’engager dans les prochaines heures. Estimé à 25 millions d’euros, son transfert serait le deuxième plus élevé de l’histoire du SRFC. Et aurait des conséquences dans l’attaque rennaise.

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Après avoir reçu 55 millions pour Nayef Aguerd et Mathys Tel, le Stade Rennais s’apprête à sortir le chéquier. Il devrait s’offrir dans les prochaines heures les services d’Arnaud Kalimuendo. Selon L’Équipe , confirmé par plusieurs médias, l’attaquant du Paris Saint-Germain devrait rejoindre l’Ille-et-Vilaine ce jeudi, passer sa visite médicale puis signer un contrat de cinq ans avec les Rouge et Noir. Certains détails restaient à finaliser entre les deux clubs mercredi, mais l’opération devrait se chiffrer autour de 25 millions d’euros, bonus inclus, avec un pourcentage à la revente. Tout simplement le deuxième plus gros achat de l’histoire du club, derrière Jérémy Doku (26 millions d’euros).

À 20 ans, 65 matches avec Lens
Arnaud Kalimuendo n’a que 20 ans, mais est déjà un des joueurs forts de la Ligue 1. Barré par une très forte concurrence au Paris Saint-Germain, où il n’a jamais vraiment eu sa chance, il avait été prêté deux ans au RC Lens (2020-2022). Auteur de huit buts et six passes décisives (en 30 matches) lors de la première, il s’était durablement installé comme titulaire indispensable dans les plans de Franck Haise. Avec une amélioration de ses statistiques la seconde, à hauteur de 13 buts en 35 rencontres. En parallèle, il compte 27 sélections en équipes de France jeune. De quoi faire augmenter sa côte sur le site spécialisé Transfermarkt de 1 million d’euros en 2020 à 18 millions d’euros actuellement.

En signant à Rennes, l’avant-centre retrouverait Loïc Badé, avec qui il a joué 28 rencontres lors de leur saison commune en Artois. Il découvrirait l’Europe, lui qui a tout de même participé à 10 rencontres de Youth League (neuf buts, une passe décisive).

Vers un système à deux pointes ?
Le recrutement d’Arnaud Kalimuendo pourrait amener Bruno Genesio à faire évoluer son système pour y intégrer deux pointes. Demandeur d’un important temps de jeu (d’où son départ du PSG), le joueur de 20 ans évolue surtout en 9, voire en soutien d’un avant-centre. Propre techniquement, n’hésitant pas à se déplacer sur la largeur du terrain, il se distingue surtout par son adresse face aux buts. Il possède aussi une expérience des styles de jeu offensifs, de par ses deux années lensoises.

Cette arrivée pourrait provoquer un ou plusieurs départs dans le secteur offensif rennais. Celui-ci se retrouverait très fourni avec également Gaëtan Laborde, Jérémy Doku, Martin Terrier, Kamaldeen Sulemana, Serhou Guirassy, Matthis Abline et Loum Tchaouna. Il reste encore trois semaines avant la clôture du mercato. Et comme le répétait Bruno Genesio samedi dernier : "Cela ne fait pas deux mois que je suis dans le milieu du foot. Je sais très bien que nous ne maîtrisons pas grand-chose jusqu’au 1er septembre."

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Ce n’est pas encore officiel, mais cela ne devrait plus tarder : Arnaud Kalimuendo va être transféré définitivement au Stade Rennais pour une somme avoisinant les 25 millions d’euros, plus un pourcentage à la revente. Ce jour, c’est Christophe Galtier, présent devant les média à deux jours de la réception du Montpellier HSC, qui l’a confirmé. Dans la foulée, Bruno Genesio, coach breton, a été un peu plus loin en expliquant ce que le titi parisien va concrètement apporter à son collectif cette saison.

Bruno Genesio très content de la venue de Kalimuendo
En conférence de presse, Bruno Genesio s’est ainsi félicité de l’arrivée prochaine d’Arnaud Kalimuendo au sein de son effectif. Pour lui, c’est assez simple, le natif de Suresnes représente la recrue idoine afin de renforcer sa ligne offensive : "C’est un profil un peu différent, un joueur qui aime prendre la profondeur, qui va vite et qui est buteur aussi. C’est une arme supplémentaire dans notre équipe pour marquer davantage de buts. Je pense qu’on avait besoin d’un joueur de ce profil. Quand on veut encore faire mieux que ce qu’on a fait l’année dernière, il faut encore se renforcer. Il faut aussi amener de la concurrence. C’est important et c’est peut-être ce qu’il nous a manqué lors du premier match. »

Malgré sa jeunesse (20 ans), l’attaquant arrivé au Stade Rennais ce jeudi compte déjà une solide expérience du haut niveau. Dont deux saisons pleines en Ligue 1, avec le RC Lens.
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Arnaud Kalimuendo s’est engagé cinq ans avec le Stade Rennais ce jeudi. L’international espoirs entamera en Ille-et-Vilaine sa troisième saison en Ligue 1, poursuivant là sa progression. Qui jusqu’à présent, s’est faite sans grande fausse note.
 
Une enfance modeste
Le chemin d’Arnaud Kalimuendo fut vite tracé. Dans son esprit tout du moins. "Petit, on me demandait : “Que veux-tu faire plus tard ?” J’ai toujours pensé : “Footballeur ou rien.” Je ne dis pas ça parce que je n’avais pas d’autre projet ou que je n’étais pas intelligent. C’est juste que je savais que je finirais footballeur", a-t-il détaillé à l’automne 2021 auprès d’ Onze Mondial .
 
Né le 20 janvier 2000 à Suresnes (Hauts-de-Seine) d’une mère femme de ménage et d’un père alternant entre des contrats à La Poste et Leroy Merlin, il est l’aîné d’une famille de quatre enfants (un frère, deux sœurs). Le lien qu’il tient avec son père est fort, traversé par de longues discussions intimistes entre les deux. C’est après l’une d’entre elles, à 11 ans dans une voiture, qu’il considérera que le football est une forme de sortie financière pour les siens, malgré le bac ES qu’il obtiendra plus tard. Aujourd’hui, ses deux parents ont quitté leur travail et son père continue de suivre au plus près sa carrière.
 
Un titi parisien
À 11 ans, Arnaud Kalimuendo quitte le FC Saint-Cloud pour l’académie du Paris Saint-Germain. Au fil des années, il retrouve une brillante génération, et côtoie Kays Ruiz-Atil, Adil Aouchiche, Tanguy Kouassi et Timothée Pembélé. Il ne tarde pas à confirmer les promesses placées en lui. Sous les ordres de Thiago Motta, il est aligné à 16 ans en Youth League. Il participe à dix matches, pour neuf buts et une passe décisive. Il inscrit notamment un triplé face au Real Madrid. À 17 ans, il signe son premier contrat professionnel.
 
De quoi lui offrir quelques apparitions sur le banc de touche, notamment face à l’Atalanta Bergame lors du Final 8 de Ligue des champions 2020. Quelques jours plus tard, il joue son premier match avec le PSG après l’épidémie de Covid qui frappe l’équipe. Il dispute 74 minutes contre Lens, un club qu’il rejoint en prêt un mois plus tard.
 
Un cadre de Lens en Ligue 1
À l’automne 2020, l’attaquant débarque en Artois pour donner une nouvelle impulsion à sa carrière. Lui ne veut pas se contenter d’apprendre auprès de grands noms au PSG, il veut jouer. À son arrivée, il est pris sous son aile par Gaël Kakuta. Les deux entretiennent un lien technique fort, qui se prolonge hors du terrain où il devient son mentor. Florian Sotoca, pourtant son concurrent en attaque, se mue également en protecteur. Épanoui, il profite de la blessure du meilleur buteur lensois de la saison précédente, Ignatius Ganago, pour prendre son envol. Il dispute 30 matches, la moitié en tant qu’entrant, inscrivant huit buts et offrant six passes décisives.
 
La lune de miel se prolonge l’année suivante. Constatant qu’il n’aurait que des miettes au Paris Saint-Germain, il est de nouveau prêté une saison au RCL. Il y prend une autre dimension, étant titulaire dans 28 des 35 matches auquel il participe. Avec 13 réalisations, il devient le meilleur buteur de l’équipe et même le joueur de la génération 2002 le plus efficace des cinq grands championnats européens. En fin de saison, il est nommé aux trophées UNFP 2022 dans la catégorie meilleur espoir. Et signe donc à l’été au Stade Rennais, pour passer un nouveau cap et découvrir la Coupe d’Europe.
 
Un attaquant efficace devant les cages
Depuis ses débuts en Youth League, Arnaud Kalimuendo est décrit comme un attaquant habile dans la finition, dont le sang-froid devant le but est loué par les observateurs. Mobile, utilisant la largeur et la profondeur, il participe aussi à la création du jeu. Capable de jouer dos au but, il se considère comme un vrai 9.
 
"Je ne joue pas avec mon physique, je préfère utiliser mes déplacements, développait-il pour Onze Mondial. Mon physique est un atout, mais je ne m’en sers pas. Pour moi, le foot se joue avec la tête. Le physique, c’est bien, courir vite et longtemps, c’est bien aussi. Mais le foot, c’est avant tout les déplacements, l’analyse du jeu, savoir accélérer au bon moment, savoir calmer au bon moment, se caler par rapport aux courses des partenaires…"
 
Son ancien entraîneur Franck Haise a apprécié le diriger deux ans durant : "C’est déjà l’attaquant prototype du présent. De 18 à 20 ans, il a non seulement montré qu’il tenait sa place en L1 mais il a continué à marquer dans une équipe qui évolue dans la première partie du classement. C’est un attaquant pour le futur car il sent les coups et est malin dans la finition. Il est capable de conserver, dos au but, d’attaquer la profondeur, de dézoner pour créer les espaces pour d’autres. C’est déjà une belle palette qui va s’enrichir", a-t-il développé dans L’Équipe .
 
Un homme passionné de sport
En dehors du terrain, le Francilien aime suivre le tennis, particulièrement les figures du Big Four (Federer, Nadal, Djokovic et Murray) qui le passionnent. Il s’intéresse également au basket mais avoue avoir du mal à suivre la NBA en raison des horaires. Ce garçon réputé souriant et poli occupe une partie de son temps libre en jouant à la Playstation, plus particulièrement à FIFA et NBA2K.
 
Et se décrit, toujours dans Onze Mondial : "Je ne suis pas prise de tête, j’aime bien sourire et être dans une bonne vibe avec mes collègues et mon entourage. J’aime la vie."

Jeune Saint-Yvien jouant à l’US Concarneau, Noé Le Page n’a que 13 ans. Pourtant, déjà, il intéresse les grands clubs de foot. À la fin de la prochaine saison, il rejoindra le Stade Rennais. Mais ce parcours fulgurant ne l’empêche pas de garder la tête froide.
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"Porter son équipe, avoir une certaine sérénité, avoir un bon jeu au pied, être un vrai 11e joueur"… Lorsqu’on l’interroge sur les qualités nécessaires à un bon gardien de but, les réponses de Noé Le Page résument sa personnalité. Il n’a pas la grosse tête, se met au service des autres, reste serein et veut privilégier sa scolarité.

L’OM, ça nous a vraiment surpris
Pourtant, à bientôt 14 ans, ce jeune Saint-Yvien rejoindra le Stade Rennais, à la fin de la saison prochaine. Un "accord de non-sollicitation" vient d’être signé entre ses parents et le club. En clair, aucun autre club pro ne peut le solliciter dans les mois qui viennent.

C’est que Noé Le Page a été très demandé, ces derniers mois. Guingamp, Brest, Lorient, Rennes et même l’Olympique de Marseille se sont intéressés à ce jeune gardien de but, qui évolue depuis 2020 à l’US Concarneau. "L’OM, ça nous a vraiment surpris", confie Carole, sa maman. Mais la raison a justifié le choix final. "À Rennes, le lycée est au sein du centre de formation. On a beaucoup réfléchi, la scolarité était prioritaire".

Une histoire de famille
Le parcours de Noé sur les terrains de foot a commencé, comme pour beaucoup, dès le plus jeune âge. "J’avais 5 ans. Mon père joue à l’AS Saint-Yvi, raconte-t-il. Quand j’étais petit, j’ai évolué un peu à tous les postes. Mais quand j’étais en U8, le gardien qui jouait dans la catégorie au-dessus s’est blessé. J’ai pris sa place". Depuis, il est resté le n° 1, au sein de ses différentes équipes.

Un drôle de clin d’œil familial. "Son père a d’abord été gardien, puis attaquant, puis entraîneur de l’AS Saint-Yvi", sourit Carole. Et, depuis deux ans, Vincent Le Page a remis les gants et garde à nouveau les buts de l’équipe première de l’AS Saint-Yvi.

Saint-Yvi, Concarneau et Ploufragan…
Noé, lui, a quitté le club familial il y a deux ans. "J’avais été désigné meilleur gardien d’un tournoi à Trégunc, se souvient-il. L’année d’après, Jean-Gui (*) est venu me chercher pour rejoindre Concarneau".

Du haut de son 1,82 m, Noé entame donc sa troisième saison dans le club phare du Sud-Finistère et jouera cette saison en U15, équipe qui évolue en Régionale 1. Un parcours mené de pair avec sa formation au sein du Pôle Espoirs de Ploufragan, qu’il a intégré il y a un an. C’est d’ailleurs là qu’il a été repéré par les clubs pros. Un autre épisode de sa belle histoire. Là-bas, avec trois autres jeunes joueurs de l’USC, il partage sa vie entre collège et foot, avec en moyenne une heure et demie d’entraînement par jour. Et le week-end, c’est retour à la maison, pour… jouer avec l’USC.

Un rythme fou
Un rythme un peu fou, auquel il s’est bien adapté. "C’est un peu plus dur pour moi", confie Carole. Pour la petite sœur de Noé, Julie, aussi. "Les deux premiers mois ont été les plus difficiles, physiquement et mentalement, reconnaît Noé. Mais ça va beaucoup mieux".

Ce rythme, le jeune footballeur va le conserver un an encore. Avant le grand saut, en juillet 2023, vers le centre de formation du Stade Rennais. D’ici quelques jours, il ira passer quatre journées là-bas, en guise d’intégration. Et si, à Saint-Yvi, dans la famille et dans le petit milieu du foot local, son parcours ne laisse pas indifférent, Noé conserve sa sérénité. "Je sais qu’il y a peu de chance pour que je sois pro un jour", assure-t-il. Pour lui, là n’est pas l’essentiel. Le foot est une passion, il vit un véritable rêve mais il ne s’enflamme pas.

Après une carrière de footballeur qui s’est achevée sur le terrain de Cluses Scionzier, Olivier Sorlin va reprendre le flambeau sur le banc du club de Régional 1.

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"On m’avait dit que je ne serai jamais professionnel" évoque en préambule Olivier Sorlin, pour résumer une carrière qu’il n’aurait jamais pensé si longue. Au point d’y mettre son point d’orgue dans le football amateur, du côté de Cluses Scionzier (Haute-Savoie). Avec le maintien acquis in extremis en Régional 1 contre la réserve du Grenoble Foot 38 la saison dernière, l’ancien milieu de terrain quitte le pré vert avec le sentiment du devoir accompli.

"C’est toujours mieux de finir la saison sans descendre et pouvoir atteindre les objectifs du club" confie le désormais ex-milieu de terrain. Avant d’évoquer son jubilé, où étaient notamment présents Cédric Barbosa, Kevin Bérigaud ou encore Aldo Angoula. "Le principal était de pouvoir revoir les gens avec qui j’ai passé du temps pendant ma carrière, avec en plus la présence de toute ma famille" raconte celui qui compte presque 700 matches chez les professionnels. Une carrière à la hauteur de son talent.

Pour l’ambiance, le PAOK Salonique c’était quelque chose !
Avant d’entamer l’exercice 2022-2023 dans la peau de l’entraîneur, Olivier Sorlin se rappelle ses nombreux souvenirs. "L’Europe décrochée avec Rennes reste gravé dans ma mémoire ainsi que la finale de la Coupe de France. Je n’oublie pas non plus la montée de L2 en L1 avec Evian Thonon Gaillard." Et ce but exceptionnel inscrit contre Fabien Barthez, son premier en Ligue 1 face à l’AS Monaco. "C’est celui dont tous les gens me parle" s’amuse-t-il avant d’évoquer les clubs marquants de sa longue carrière. "Pour l’ambiance, le PAOK Salonique c’était quelque chose. Pour le temps passé, je dirais Rennes et Evian Thonon Gaillard." Comme pour beaucoup, jouer puis entraîner en amateur ont été une suite logique. Sans trop de soucis pour se fondre dans le moule.

"Quand le foot est une passion, et qu’on peut aller jouer avec ses amis, il n’y a pas d’adaptation spéciale sauf le niveau (rires). On fait aussi moins attention à l’hygiène de vie donc on prend quelques kilos (rires)" s’amuse-t-il avant de faire un comparatif avec le football de ses débuts. "Tout était moins médiatisé, les mentalités n’étaient pas les mêmes, les médias non plus, il fallait plus prouver avant qu’aujourd’hui pour décrocher un contrat."

J’ai accepté le poste avec plaisir
Après s’être parfaitement adapté aux exigences du ballon rond, Olivier Sorlin va désormais entamer sa reconversion en Haute-Savoie dans un rôle qu’il ne pensait pas occuper il y a peu. "Je n’avais pas l’ambition de prendre les seniors, Yo a arrêté (Johann Durand, son ex-coéquipier à Evian TG, N.D.L.R.) et m’a proposé le poste en fin de saison. Après discussion avec ma femme et mes enfants, j’ai accepté le poste avec plaisir." Une nouvelle vie débute donc à 43 ans.

"J’aimerais que tous les joueurs soient contents de venir s’entraîner. Que l’on prenne du plaisir tous ensemble et que l’on se maintienne le plus rapidement possible." Et il s’y prépare. "J’ai axé mon recrutement en fonction des départs et des joueurs que l’on avait déjà au club et en équipe réserve." De quoi entamer cette nouvelle mission avec quelques certitudes.

Le gardien de but international français Steve Mandanda doit s’engager ce mercredi 6 juillet avec le Stade Rennais. Selon nos informations, il va signer un contrat de deux ans, les Rouge et Noir ne payant pas d’indemnité de transfert dans l’opération.
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Le transfert de Steve Mandanda de l’Olympique de Marseille vers le Stade Rennais devrait être rapidement bouclé. Le gardien de 37 ans, 34 sélections en équipe de France et champion du monde 2018 avec les Bleus, doit arriver à Rennes ce mercredi, une fois que le SRFC aura réglé tous les détails de l’opération avec l’Olympique de Marseille.
 
Selon nos informations, Mandanda va signer un contrat de deux ans avec le SRFC, qui ne paierait pas d’indemnité de transfert à l’OM, où le joueur a pourtant encore deux années de contrat (il avait prolongé il y a deux ans jusqu’en 2020). Le club phocéen ne compte pas lui mettre des bâtons dans les roues et est prêt à le laisser partir libre.

L’entretien précédant chaque match de L1 au Roazhon Park, est de retour. Président exécutif – Directeur général du Stade Rennais F.C., Olivier Cloarec et ses équipes s’activent sur tous les fronts pour mener à bien la progression du club de la capitale bretonne.

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Président, nous y sommes déjà ! À l’approche de la 66e saison du SRFC parmi l’élite, comment gérez-vous cette période ?
Les saisons s’enchaînent vite. On a finalement eu très peu de temps pour savourer la fin de saison dernière. Ça ne s’arrête vraiment jamais. Le mercato est préparé bien en amont et il va durer jusqu’au 1er septembre. Nous faisons face à une saison particulière avec la Coupe du Monde qui se tiendra en novembre-décembre, puis on rebasculera très vite sur un nouveau mercato et une fin de saison qui se terminera début juin. Nous allons jouer cinq matchs en août et cinq en septembre, le rythme va être effréné. On part un peu dans l’inconnu avec ce timing particulier. C’est une nouveauté pour les clubs. Tout le monde va être sur la même ligne. On n’a jamais joué le 27 décembre et le 1er janvier non plus. Un boxing day à la française sera une première. Ça nous permettra de tester cette expérience. Il va falloir s’adapter.

Vous ne vous quittez plus avec Florian Maurice et Bruno Genesio…
Le mercato nous accapare beaucoup de temps. D’autant plus cette année, il est particulièrement complexe. Il y a le sportif qui est très important mais il ne faut pas délaisser le reste non plus. Nous avons beaucoup de dossiers à gérer. Il y a les rituels comme la campagne d’abonnement, la présentation des nouveaux maillots et des équipements, la rentrée de l’Académie… Nous avons aussi réalisé des travaux au stade, dès le lendemain du match de Marseille, pour agrandir les espaces dédiés aux entreprises. Nous avons également déposé le permis de construire de "La Piverdière 2", c’est aussi un dossier primordial pour l’avenir du club.

Autant de projets à gérer, est-ce le signe d’une entreprise qui se porte bien ?
C’est dans la dynamique du club depuis plusieurs années. Ça veut dire que l’on continue d’avancer et de progresser. Ça va dans le sens de ce que souhaitent François et François-Henri Pinault. Ils veulent que le club soit ambitieux et nous soutiennent au quotidien pour atteindre nos objectifs.

Quels sont les moyens qui vous sont attribués pour cette nouvelle saison ?
Nous n’avons pas encore les données des autres clubs mais nous devrions avoir le sixième ou septième budget de Ligue 1. C’est difficile de comparer les budgets, cela dépend si on fait référence aux dépenses ou aux recettes.

"La concurrence est rude mais c’est un objectif avoué."

Quelles sont les ambitions du club cette saison ?
Il y a un objectif que l’on martèle sans cesse, c’est l’Europe. On est très fier de pouvoir jouer une compétition européenne pour la cinquième saison consécutive. L’objectif est toujours le même, on veut continuer de surfer sur cette dynamique. C’est ambitieux mais c’est à la hauteur des moyens dont dispose le club. La concurrence est rude mais c’est un objectif avoué. Il ne faut pas craindre d’être ambitieux. On travaille pour ça à tous les niveaux du club tout en respectant les règles du fair-play financier.

Qu’est ce qui fera la différence cette année selon vous ?
Au même titre que la formation fait partie de l’ADN du club, l’état d’esprit aussi. On le voit depuis plusieurs années à Rennes. Il y a le talent des joueurs et le travail au quotidien du groupe, du staff et de tout le club mais l’état d’esprit est ce qui a fait la différence la saison dernière. C’est également plus agréable aussi de travailler avec des personnes qui ont un objectif commun.

On a loué l’état d’esprit, on peut aussi mettre en avant la stabilité du club.
Ça joue bien sûr son rôle dans le développement et la construction d’un club. Comme sur le terrain, on doit développer des automatismes. Les gens se connaissent, on gagne en fluidité dans le travail, mais cela n’empêche pas de se challenger constamment.

Comment abordez-vous personnellement cette nouvelle saison ?
C’est toujours le même sentiment. Tout le monde a en tête ce qui s’est passé la saison dernière. On ne repart pas de zéro mais un match de football restera toujours indécis avec onze joueurs contre onze joueurs. Les effectifs ne sont pas encore complètement arrêtés, c’est encore un peu expérimental mais il faut gagner ce premier match. Et un derby, c’est particulier. Il y a des choses que l’on maîtrisera mieux dans quelques semaines.

Au-delà du derby, ce match rendra également hommage à Alfred Houget qui nous a quittés la semaine dernière…

Un Monsieur très important dans l’histoire du Stade Rennais F.C. Démarrer la saison en devant rendre hommage à Monsieur Houget, c’est triste. On aurait préféré qu’il soit en tribune parmi nous. Le coup d’envoi sera spécial, on pensera beaucoup à lui. Il y a des gens qui marquent plus que d’autres. Il a fait beaucoup pour le Stade Rennais F.C. J’aurai également une énorme pensée pour Nicolas Holveck qui poursuit son combat contre la maladie.

Quelle attention est portée à la formation rennaise cette année ?
Ça fait de nombreuses années que la formation est très importante au club. De nombreux jeunes ont participé à la préparation des pros cette saison. C’est dans la continuité de l’excellent travail qui est fait par les éducateurs au quotidien et les recruteurs en amont, depuis des années. C’est un travail commun de longue haleine de tout le personnel de la formation. Voir nos jeunes fouler la pelouse du Roazhon Park, c’est une forme d’aboutissement, les voir rejoindre les plus grands clubs du monde est valorisant. Ça valide le travail des équipes de l’Académie. Nous sommes très satisfaits du travail accompli par ces femmes et ces hommes de l’ombre. Le nouveau centre d’entraînement est un outil que l’on attend avec impatience. Il permettra encore plus à l’Académie d’exceller. Les structures sont primordiales si on veut rester dans le haut du panier. Ensuite, il faut trouver l’équilibre entre les joueurs que l’on fait venir de l’extérieur et la place laissée à nos jeunes. C’est un équilibre fragile et difficile à trouver. Le club réussi à les former, les faire jouer, jusqu’à les voir gagner la Ligue des Champions avec des clubs plus huppés. Notre entraîneur, notre staff et notre directeur sportif ont cette philosophie.

"Nous sommes un peu victimes de notre succès, on ne va pas s’en plaindre."

Pour revenir à l’agrandissement de certains salons. Pourquoi ces travaux ont-ils été menés ?
Ce qui est important, c’est là aussi de trouver un équilibre. Au stade, il y a de la place pour tout le monde, pour les abonnés, les gens qui veulent venir voir ponctuellement l’équipe et les partenaires. On a créé plus de places entreprise car nous avions du retard par rapport à ce qui se fait dans les autres clubs et la dimension de la ville. C’était une étape nécessaire. Il faut savoir que nous sommes à moins de 9% de la capacité du stade allouée aux espaces entreprises quand la moyenne française se situe entre 12 et 15%. Nous répondons à la demande, c’est aussi un enjeu important pour le fair-play financier. En mettant de côté la saison 2020/2021 où nous n’avons finalement pas délivré tous les abonnements en raison de la crise de la covid, nous battons cette année le record d’abonnés au Roazhon Park, 16.153 dont 13.559 pour la partie Grand Public, tout en ayant décidé de caper ce nombre. Nous sommes un peu victimes de notre succès, on ne va pas s’en plaindre.

Un bel évènement pour les abonnés est aussi dans les cartons…
Pour les fidèles du club, après les écharpes brodées et personnalisées de cet été, les équipes du club travaillent actuellement sur une semaine des abonnés avec de nombreuses animations au programme qui devrait se dérouler courant septembre.

Le stade sera plein dimanche pour les retrouvailles avec le championnat. Ça confirme une fois toutes les attentes qu’il y a autour du club…
Nous étions près de 20.000 samedi dernier pour un match amical, c’est exceptionnel à cette période de l’année. Nous serons au complet dimanche. L’engouement est sans cesse grandissant depuis bon nombre d’années. C’est valorisant et ça nous donne envie d’aller encore plus loin. Nous allons commencer par un derby dans un stade plein. Tout est réuni pour que ce soit une belle fête et pour que l’on commence bien cette nouvelle saison. Ce qui fait plaisir, c’est de voir que le stade est largement garni à chaque match. C’est un des stades les plus remplis en France. L’ambiance est incroyable. Brendan Rodgers, qui est venu avec Leicester, l’a dit lui-même, il a été stupéfait par l’ambiance du Roazhon Park. C’est un très beau compliment fait au club et aux supporters Rouge et Noir par l’ancien coach de Liverpool. Steve Mandanda nous en a parlé aussi. Il se souvient de l’ambiance phénoménale contre Marseille. Il y a une vraie ambiance à Rennes, c’est une force pour l’équipe.

En tant que Breton, que représente le Stade Rennais F.C. pour vous ?
Le club est l’étendard de la Bretagne sur la scène européenne. Les gens viennent de très loin pour venir voir les Rouge et Noir, ils font parfois plus de 150 kilomètres pour se rendre au Roazhon Park, ils viennent de tous les départements environnants. C’est une fierté de pouvoir rassembler autant de passionnés de football. Le rayonnement du club est grand. Nous représentons la région et ses valeurs. Nous travaillons et traçons notre chemin avec humilité et ambition. C’est aussi pour ça que les supporters aiment le Stade Rennais F.C.

Il y a presque deux ans, Adrien Truffert se révélait aux yeux du grand public, à la faveur d’une première inoubliable en pro. Avant de débuter sa 3e saison dans l’élite avec le Stade rennais, le défenseur s’est confié à SRO. Ses débuts, son poste, l'éclosion des jeunes, première partie d’entretien avec un joueur déjà plus tout jeune, à seulement 20 ans.

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Comment arrives-tu à Rennes ?

J’ai été recruté sur un match par Armand Djire et Philippe Barraud. J’ai fait des premiers tests plutôt bons, puis j’ai signé un ANS (Accord de Non-Sollicitation) à 12 ans. J’ai failli aller au pôle espoirs de Châteauroux mais j’ai refusé. Mes parents ont préféré que je vienne un an en avance à Rennes, ils ont déménagé pour moi, pour que je puisse m’intégrer en préformation. Ça collait avec leur travail, ils faisaient des aller-retours entre Rennes et Chartres. Ils faisaient chacun une semaine sur deux avec moi, ils ne se voyaient pas beaucoup. C’est un sacrifice, et je leur les en remercierai toute ma vie. Mes parents sont énormément auprès de moi. Après un an, je suis rentré au centre de formation.

Quelle image avais-tu du Stade rennais au moment de le rejoindre ?

C’était un gros centre de formation, bien réputé tant pour le niveau footballistique, humain, et scolaire. Mes parents attachaient beaucoup d’importance à ma scolarité. C’est un tout qui fait qu’on a préféré choisir le Stade rennais. J’avais d’autres clubs intéressés, Monaco, Lorient, Bordeaux, Nantes ou Paris entre autres. Mais on a pensé que Rennes était un bon choix, et je ne le regrette pas aujourd’hui.

Qu’est-ce qui selon toi fait la qualité de centre de formation du SRFC ?

Il y a de super bons coachs. Ils nous font grandir footballistiquement, mais aussi humainement. C’est un tout qui fait qu’on devient bon dans ces deux domaines. C’est aussi important dans le foot, de savoir ce qui nous attend. Rennes nous apprend beaucoup là-dessus. On m’a parlé d’autres centres de formation, j’ai appris que certains arrêtaient carrément l’école dès qu’on passait en CFA. À Rennes, ils ne veulent pas brûler les étapes, même si les jeunes signent pro vite et que ça devient compliqué de suivre l’école avec les entraînements et horaires des pros. Rennes fait en sorte qu’on rattrape les cours si on les loupe, pour qu’on puisse avoir une stabilité scolaire.

Tu fais partie d’une belle génération. Quels souvenirs gardes-tu de ta formation ?

Mon meilleur souvenir, c’est le championnat U17 qu’on gagne. J’ai fait une bonne saison, ma première en latéral gauche. On a fait de bons matchs, on est allés la chercher. Elle n’était pas si facile que ça. J’ai un bon souvenir du Tournoi de Montaigu aussi, qu’on a remporté, même si personnellement je n’ai pas été très performant. On avait une super génération 2000-2001-2002, beaucoup sont sortis pros.

Ça ressemble à quoi des années de formation au Stade rennais ?

L’internat, forcément. Le lever un peu tôt pour aller à l’école puis l’entrainement, et parfois doubler l’après-midi, entrainement ou école. C’est profiter des amis qu’on se fait aussi. On se pousse tous vers le haut. On fait de petites conneries de temps en temps. Par exemple, on faisait des cache-cache dans le stade, ou on jouait dans les couloirs au foot, des soirées Halloween marrantes. J’ai de supers souvenirs.

C’est quelque chose que tu as vécu avec Lorenz Assignon, avec toi dans le groupe pro aujourd’hui.

Oui, on en parle encore aujourd’hui. Avec Lorenz, on a une super relation, on en reparle souvent, on en rigole. Lui en a un bon souvenir.

On répète souvent que les jeunes sont l’ADN du club. Penses-tu avoir l’ADN Stade rennais ?

Oui je pense. Ça fait longtemps que je suis ici, je n’ai connu que Rennes. J’ai l’ADN Stade rennais, les jeunes ici l’ont. C’est un peu comme une famille. Le centre de formation fait en sorte qu’on se sente bien, qu’on s’entende bien avec tout le monde. Même avec les surveillants j’ai de super souvenirs, je suis toujours en contact avec certains. Le Stade rennais fait en sorte qu’on soit pleinement épanouis pour être le plus performant possible sur le terrain.

"JE SAVAIS QUE J’ALLAIS FINIR LATÉRAL"

Tu as commencé ailier, avant de redescendre latéral. Ça a été difficile à accepter ?

Je ne dirai pas difficile. En fait, je savais que j’allais finir latéral. Depuis le début, je sais que j’ai un profil de "latéral moderne" et je savais que j’allais finir latéral. J’ai donc voulu jouer le plus possible excentré, pour profiter, d’être toujours offensif. À un moment en club je jouais latéral, et en sélection excentré. Parfois je demandais de jouer excentré en club, mais il n’y avait pas grand monde en latéral. Je savais que j’allais finir latéral, et que c’était là où je serais le plus performant, mais ça ne m’empêche pas d’aimer jouer excentré aujourd’hui aussi ! En fait, plus j’avançais en âge, plus je descendais sur le terrain.

Ce n’est pas dur de devenir défenseur quand on est fan de Lionel Messi ?

(Sourire) Non car je m’y étais préparé. Après je suis quelqu’un qui adore jouer offensivement. J’ai appris à bien aimer défendre. Aujourd’hui j’aime faire les deux.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton poste ?

Attaquer (rires). Il faut le dire. C’est ma formation d’excentré aussi. Après, si tu demandes à un joueur s’il préfère attaquer tout le match ou défendre tout le match, très peu te diront qu’ils préfèrent défendre. C’est mieux de courir avec le ballon qu’après lui.

Tu as toujours eu une bonne VMA ?

Oui, depuis petit je gagnais les cross à l’école, j’ai fait les championnats de France. Ce n’est pas quelque chose que j’ai travaillé, même si je continue de l’entretenir, fournir les efforts. Je pense que je peux encore évoluer là-dessus, mais de base j’ai toujours eu une facilité à renouveler les efforts. J’ai joué excentré, et même numéro 10 étant petit.

Tu avais déjà une bonne VMA, qu’est-ce que tu as dû travailler davantage en pro ?

Comme tout le monde je pense, le travail athlétique. La préparation sert à ça. Je n’ai pas forcément plus que certains, mais je n’ai pas fait moins.

Qu’est-ce qu’un "latéral moderne" aujourd’hui ?

Un latéral qui sait aussi bien attaquer que défendre. Par rapport à il y a 15 ans, on demande aux latéraux d’être beaucoup plus offensifs. Un latéral moderne sait bien défendre et bien participer, on lui demande d’être décisif. Savoir bien orienter un pressing et récupérer le ballon, ça aide. Plus on récupère le ballon haut, mieux c’est pour nous car on aura moins de chemin à faire pour aller marquer un but. Un latéral doit peut-être être davantage complet que d’autres postes.

Quels ont été tes modèles à ce poste ?

Marcelo, Jordi Alba, les meilleurs latéraux au monde. Aujourd’hui, encore Jordi Alba, Alphonso Davies, Lucas Hernandez.

"PEU DE GENS PENSAIENT QUE J’ALLAIS ARRIVER SI JEUNE EN PRO"

Le début pour toi, c’est ce match à Monaco le 19 septembre 2020, où tu délivres une passe décisive et inscris le but de la victoire. Est-ce qu’on peut faire mieux pour un premier match en pro que le tien ?

On peut faire mieux oui, on peut mettre un triplé (rires). On va dire que j’ai fait un bon début, ça me tenait à coeur de faire un bon match, c’est très important de montrer qu’on a le niveau sur un premier match.

Comment as-tu vécu les jours qui ont suivi ?

Comme d’habitude. J’ai eu du mal à réaliser, mais j’ai gardé mon quotidien. En réalité, je n’avais pas imaginé une première comme ça. Quand tu es jeune, et latéral, tu ne penses pas à marquer et faire une passe décisive sur ta première pro. Forcément, j’étais heureux, j’ai eu de nombreux messages et appels de ma famille. Mes parents, mes grands-parents, mes tantes, étaient les plus heureux du monde. Quand j’ai réalisé, je me suis dit "ouais, c’est pas mal". Mais 24 heures après, j’étais au taf (sourires). Ensuite, une semaine plus tard j’ai eu le covid, ça m’a fait redescendre vite.

À ce moment, tu t’installes dans l’équipe pro de Julien Stéphan. Comment est-ce qu’on gère ça à 18 ans ?

Je pense que j’ai réussi à bien gérer ça. Je voulais faire ça depuis tout petit, je me suis dit "joues ton football", j’étais dans l’optique de prendre le temps de jeu qu’on me donnait. Ils ont quand même recruté Dalbert. Mais cette première a montré que je pouvais jouer des matchs complets en pro.

Y a t-il certains joueurs qui t’ont aidé à gérer cette période ?

Bien sûr, on a toujours eu un super groupe ici, les cadres m’ont aidé à ce que la transition se passe le mieux possible. Les coachs, les kinés, les préparateurs physiques, tout le club est là pour aider à être performant même quand on passe de la formation à pro. J’ai toujours réussi à garder des repères. La formation nous prépare au monde adulte. Je pense que j’avais les bases, et en plus les gens ici favorisent ça, ils te poussent, veulent que tu ailles plus haut, que l’équipe soit la meilleure possible. Je pense que j’ai réussi à garder les pieds sur terre. Il y avait le coach Stéphan, et Mathieu Le Scornet que j’ai eu à la formation, ça a aidé à mon intégration au monde pro.

À quel moment disparait la fameuse "insouciance" du jeune joueur ?

Avec l’expérience. Plus on fait des matchs, moins on est insouciants. Je pense que c’est important de la garder tout au long de sa carrière. Si on réfléchit trop sur le terrain, on peut en perdre son football.

Y a t-il un contrecoup à gérer quand on explose aux yeux du grand public comme toi cette saison là ?

Peut-être que j’ai eu un contrecoup avec ma blessure. C’était ma première grosse blessure, j’ai été arrêté presque 3 mois. Sinon, je ne sais pas si j’ai vécu un contrecoup avant ça. J’ai vécu une saison "sans supporters" ou avec jauges. Cette saison, je pense que je me suis aguerri et j’ai montré que je n’étais plus un jeune de la formation. J’ai assez de matchs pour ne plus qu’on me considère comme quelqu’un qui vient d’arriver dans le monde pro. J’ai vécu mon truc à fond. Comme depuis tout petit je sais que c’est ce que je veux faire, je ne me suis pas dit "mais qu’est-ce que je suis en train de vivre". Dès que je suis arrivé à ce niveau, forcément j’étais heureux, mais je veux toujours aller chercher plus haut. Comme je veux toujours aller chercher plus, je ne me repose pas sur mes lauriers.

Est-ce que tu ne ferais pas partie des joueurs "programmés" comme on a pu le dire pour Mathys Tel ?

Je ne sais pas si je suis programmé, en tout cas je vais tout faire pour revivre ce genre d’émotions, de matchs.

Es-tu encore un jeune joueur ?

Non, je ne me considère plus du tout comme un jeune joueur. J’ai encore énormément de choses à travailler, et j’en aurais jusqu’à la fin de ma carrière. Aucun joueur n’est parfait. J’ai encore des étapes à franchir, je pense que j’en ai franchi une, celle de "ne plus être un jeune". J’ai assez d’expérience du monde professionnel pour ne plus être dans la découverte.

Est-ce qu’on a le temps d’être jeune dans ton métier ?

(Direct) Non. Pour moi tu n’as pas le temps d’être jeune. Les clubs font en sorte de former des jeunes pour qu’ils soient performants lorsqu’ils arrivent dans le monde pro. Le monde pro et le monde jeune ne sont pas du tout pareil. Quand on est jeunes, même si tu n’es pas performant un match, ce n’est pas grave, ils vont te faire avancer. En pro, il faut être performant chaque match. Jeune, c’est une formation que tu suis. Même s’il y a une année un peu plus difficile, ce n’est pas forcément très grave. En pro, des joueurs ont fait une année zéro et ils coulent. C’est un autre monde, tu as moins le droit à l’erreur, il faut te mettre dans le bain tout de suite.

Ton petit frère Florian est joueur ici au centre. Est-ce que c’est quelque chose que tu essayes de lui expliquer ?

Oui, mais j’ai envie de le laisser faire sa formation. Il est chez moi quasiment tous les week-ends, on est une famille super proche. Moi, je pense qu’il a plus de potentiel à son âge que j’en avais. Je lui dis de bien suivre sa formation, de ne pas vouloir aller trop vite. Les joueurs comme Mathys Tel n’ont qu’un an de plus que mon frère, mais il ne faut pas qu’il se focalise sur ça. Me concernant, je pense que peu de gens pensaient que j’allais arriver si jeune en pro. J’en suis même sûr. Tout petit j’étais encore assez frêle, on pensait que ça allait prendre plus de temps pour moi que pour d’autres. C’est ce qu’on m’a beaucoup dit étant jeune. Mon frère, il ne faut pas qu’il se précipite. Chacun a une formation différente. Chacun va à son allure. Mathys Tel est en avance, mais ça ne veut pas dire pour mon frère qu’il n’y arrivera pas plus tard s’il n’y arrive pas maintenant.

Est-ce qu’on ne va pas trop vite finalement ?

Je ne sais pas si ça va trop vite, mais il y en a surtout certains qui sont prêts de plus en plus tôt. C’est le ressenti que j’ai. Les jeunes comme Jeanuel (Belocian), et autres, ils sont prêts. C’est la vérité. Ils s’entrainent avec nous, ils ont fait de bons matchs amicaux. Maintenant ça concerne certains jeunes, toute l’Académie ne s’entraine pas avec nous.

Vous n’avez que quelques années d’écart avec ton frère. Jouer ensemble ici tu y penses ?

Oui, j’aimerais bien. On en parle, bien sûr. Je lui dit que je l’attends (rires). On y pense forcément, après est-ce que ça se fera ou pas, l’avenir nous le dira.

Arrivé de Bologne la semaine dernière, Arthur Theate a officiellement été présenté ce mercredi. Le défenseur central est revenu sur les raisons qui l’ont convaincu de rejoindre les Rouge et Noir pour les quatre prochaines saisons.
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Deuxième recrue estivale du Stade Rennais, le Belge Arthur Theate a débarqué en Ille-et-Vilaine la semaine dernière. Aligné lors du dernier match de préparation face à Aston Villa (1-2), samedi, le défenseur central est revenu ce mercredi, lors de sa présentation officielle, sur ses premiers pas au Roazhon Park et les raisons qui l’ont convaincu de rejoindre les Rouge et Noir.

Arthur, qu’est-ce qui vous a intéressé dans le challenge rennais ?

Le club grandit depuis plusieurs années, il se dévoile au haut niveau, avec des compétitions européennes. Ça va être la première fois que je vais jouer dans une compétition européenne, c’est un challenge excitant et puis je pense que tous les joueurs qui passent par ici grandissent, s’améliorent, c’est un critère aussi. J’ai envie de m’améliorer, d’aller chercher le maximum de moi, au quotidien, avec le club.

Rester à Bologne était envisageable pour vous ou vous vouliez dans tous les cas rejoindre un club jouant une Coupe d’Europe ?

Quand j’ai signé à Bologne, il y avait un projet. Puis un autre club arrive. Le Stade Rennais est venu avec un projet clair qui m’a séduit. J’avais envie de rejoindre le club, j’en ai fait part à Bologne et à Rennes. On a trouvé la solution, et être ici, c’était une bonne chose pour moi.

Vous avez joué en Belgique, en Italie, que vous inspire le championnat de Ligue 1 ?

La Ligue 1 est un grand championnat, c’est l’un des cinq grands. C’est un championnat qui va me faire grandir. L’Italie et la Belgique sont deux championnats différents mais avec aussi beaucoup de similitudes avec la Ligue 1 : je pense qu’il y aura aussi beaucoup de physique, de rapidité d’exécution. Je suis impatient de pouvoir fouler les pelouses de Ligue 1 et de voir les attaquants auxquels j’aurai affaire.

"Je me sens déjà très bien avec le groupe et le club"

Vous avez l’impression que l’on parle de plus en plus du Stade Rennais vu de Belgique, vu d’Italie ?

Oui, c’est clair. Avec Jérémy (Doku), on en parlait déjà plus, depuis qu’il est ici. Il a fait de belles choses sa première saison, après il y a eu quelques petits soucis avec ses blessures mais on en parle beaucoup. Ils en ont fait une bonne publicité en Belgique.

Jérémy Doku a été important dans votre prise de décision ?

Tout le monde a été important dans ce qu’il s’est passé, mais oui, je l’ai eu au téléphone, et il m’a fait part du beau club qu’est Rennes. C’est sûr que ça joue aussi un rôle quand on a un repère qui est là dans le club avant. Il ne m’a dit que des bonnes choses du club, de la direction, du staff, des supporters, et j’étais vraiment tenté par ce projet.

Comment avez-vous vécu vos premiers pas avec le Stade Rennais face à Aston Villa samedi ?

Ça a été rapide, mais j’étais aussi impatient de jouer. Le coach m’a fait confiance dès le premier match et j’ai essayé de rendre un maximum à l’équipe. Ça s’est plutôt bien passé. Et les automatismes vont arriver de jour en jour, je vais me sentir de mieux en mieux, même si je me sens déjà très bien avec le groupe et le club.

Qu’avez-vous pensé de l’ambiance du Roazhon Park ?

J’ai trouvé que c’était déjà chaud, pour un dernier match de préparation à domicile. On m’a dit que le week-end prochain, ça allait être encore plus chaud, donc j’ai hâte de découvrir les supporters dans leur totalité.

Vous êtes international belge. La prochaine Coupe du monde est forcément dans un coin de votre tête ?

Si je vous dis que je n’y pense pas, vous allez me croire ? (rires) Après, en début de saison, la priorité va être mise sur le club. Ce sont les prestations en club qui vont faire que. Je suis à l’heure actuelle un joueur des Diables Rouges, j’espère le rester et faire partie de cette Coupe du monde. C’est un rêve de gosse. Mais on va mettre les priorités dans l’adaptation et les automatismes au club, et je verrais ça après.

Qualifié pour une cinquième campagne européenne de rang, le Stade Rennais, fort d’un recrutement ambitieux avec l’arrivée, notamment, de Mandanda, ne peut se cacher. La Ligue des Champion est bien dans le viseur.
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Sur le podium durant près d’un tiers du dernier championnat, soit douze journées (14e-18e, puis 29e-35e), le Stade Rennais a conservé sa quatrième place grâce à un but presque inespéré de Sehrou Guirassy dans les arrêts de jeu de la dernière journée à Lille (2-2). Après avoir loupé le coche du podium en allant perdre à Nantes (1-2), face aux tout frais vainqueurs de la Coupe de France, à trois journées du terme…

Ces points perdus - cette fois à la Beaujoire - à un moment crucial, Rennes n’a plus envie de les abandonner et de les compiler dans une malle aux regrets éternels. L’objectif est bel et bien de décrocher, sur un championnat complet, après sa troisième place obtenue en 2020, avant la pandémie, la qualification pour la Ligue des Champions. A peine arrivé, le nouveau gardien, Steve Mandanda, trahissait ce secret de Polichinelle.

Mandanda : Tout faire pour rivaliser
"L’ambition est de garder les résultats positifs, essayer de faire mieux, donc, oui, c’est la Ligue des Champions. Il ne faut pas s’emballer, mais on est là pour ça, pour être le plus performant possible. On sait que ça ne va pas être simple, il faut rester raisonnable. A nous de tout faire pour rivaliser avec ces équipes-là, qui ont un budget supérieur", lançait le champion du monde 2018, lors de sa présentation début juillet.

Avec ce renfort expérimenté, Rennes assume son statut de prétendant aux grandes agapes européennes et pas seulement aux Coupes d’Europe moins avantageuses financièrement et moins clinquantes sportivement. Cette saison, le club de la famille Pinault disputera, en Ligue Europa, sa cinquième campagne continentale consécutive, après la Ligue Europa (2018/19 et 2019/20), la Ligue des Champions (20/21) et la jeune Ligue Europa Conférence (21/22). Cette récurrence a forcément aiguisé les appétits. Les investissements récents l’ont déjà démontré, notamment les 26 M€ posés pour Jérémy Doku en 2020 ou les 15 M€ pour Laborde fin août dernier.

Toujours porté vers l’offensive
Les preuves ont encore été données ces derniers jours avec les arrivées d’Arthur Théate, contre 20 M€ (+ 2M€ de bonus), en provenance de Bologne, et de Joe Rodon, prêté par Tottenham, avec une option d’achat du même tonneau. Rennes a des moyens, les montre et cela n’est sans doute pas terminé… Le staff attend un milieu et un élément offensif pour aller encore plus de l’avant.

Assumant un jeu offensif, avec la bagatelle de 101 buts toutes compétitions confondues la saison dernière, Bruno Genesio - qui a prolongé son contrat jusqu’en 2025 début juillet - veut parvenir à ses fins avec le même fil conducteur. Florian Maurice, le directeur technique, entend l’y aider en ajoutant ces petits détails qui font la différence dans le "money time" en toute fin de saison. "On est de plus en plus attractifs à plusieurs niveaux, on amène ce club à lutter avec des clubs avec des budgets supérieurs. On veut bâtir une équipe capable de renverser des montagnes comme on l’a fait contre le PSG et Marseille (ndlr, battus 2-0 au Roazhon Park)", glisse le dirigeant. Il n’a pas manqué grand-chose au printemps. Les retouches estivales suffiront-elles ?

Deuxième attaque de Ligue 1 la saison passée (82 buts), Rennes cultive une philosophie offensive chère à Bruno Genesio. Avec Terrier, Laborde et Bourigeaud, les Bretons ont conservé leur trio de feu.
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Avec la vente de Mathys Tel au Bayern Munich, Rennes a établi un record. L'attaquant de 17 ans est devenu le mineur le plus cher de l'histoire.

Les Bretons vont encaisser 28,5 M€ (bonus inclus) pour un adolescent qui ne comptait que sept matches en Ligue 1, pour un total de 49 minutes de jeu.

63,5 M€
C'est la somme perçue par Rennes pour le mercato 2023. Avec les ventes de Nayef Aguerd pour 35 M€ à West Ham, et de Mathys Tel pour 28,5 M€ (bonus compris) au Bayern Munich, Rennes va encaisser

63,5 M€. C'est déjà plus que lors des mercatos estivaux, côté départs, en 2020 (54 M€), 2021 (55 M€) et 2022 (45 M€).

"Cette cession n'était pas envisagée, tempère Bruno Genesio. On voulait davantage intégrer Mathys dans la rotation cette saison. Après, il y a eu sa volonté et le marché."

Ce grand espoir français, capitaine des champions d'Europe de moins de 17 ans en juin, a quitté son cocon breton sans avoir inscrit de but dans l'élite avec son club formateur. Mais si Rennes a perdu une belle munition, il n'en garde pas moins une sacrée force de frappe.

La saison passée, le quatrième de Ligue 1 a terminé avec la deuxième attaque du Championnat (derrière le PSG, 90 buts). L'armada rouge et noir a inscrit 82 buts (101, toutes compétitions confondues. ).

Le joueur à suivre : Theate, un Diable rouge... et noir
Quelques semaines après avoir levé l'option d'achat d'Arthur Theate (22 ans) auprès d'Ostende pour 6 M€ dans la foulée d'un prêt d'une saison (31 matches en Serie A, 2 buts), le FC Bologne a montré qu'il avait le sens des affaires. Et Rennes du cash ! Les Italiens ont fait monter les prix devant l'impatience bretonne pour céder leur international belge (3 sélections) 20 M€ (plus 2 M€ de bonus) avec un contrat de quatre ans à la clé. "C'est un gaucher, un joueur qui aime le duel et qui va vite", se réjouit Bruno Genesio, qui l'a vu marquer son premier but d'une tête puissante face à Aston Villa lors de l'ultime match de préparation breton, samedi, au Roahzon Park (1-2). "Il a aussi une bonne relance. C'est un défenseur encore jeune, qui doit progresser dans la lecture du jeu, mais déjà international et avec un bon potentiel. On en avait besoin." Formé au Standard de Liège puis passé par Genk, le Liégeois a connu sa première sélection avec les Diables rouges, le 16 novembre dernier, face au pays de Galles (1-1) de Joe Rodon, son futur partenaire rennais en défense centrale, qui vient d'être prêté par Tottenham.

Rennes a placé trois joueurs dans le top 20 des meilleurs réalisateurs avec Martin Terrier (troisième avec 21 buts), Gaëtan Laborde (15 buts, dont 3 avec Montpellier en début de Championnat) et Benjamin Bourigeaud (11).

Si l'on ajoute Serhou Guirassy (9 buts), Rennes a inscrit 65 % de son total de buts dans l'élite avec ce quatuor de feu, qui constitue encore l'essentiel de son secteur offensif en ce début de saison, avec Jérémy Doku, Kamaldeen Sulemana et les jeunes Matthis Abline (19 ans) ou Loum Tchaouna (18 ans).

La marque de fabrique de Genesio
"Les automatismes sont déjà là, et c'est rassurant à ce niveau, positive Genesio, qui a encore vu "de bonnes habitudes en préparation.

Notre ligne offensive n'a pas changé. Même si les enjeux sont de plus en plus importants, on doit garder notre philosophie qui fait que les joueurs, le staff, l'entraîneur et les gens qui viennent au stade prennent tous du plaisir.

"J'ai toujours eu envie d'avoir et de voir une équipe qui s'éclate sur le terrain"

Bruno Genesio, entraîneur du Stade Rennais

J'ai toujours eu envie d'avoir et de voir une équipe qui s'éclate sur le terrain. Ça ne veut pas dire que je suis utopiste. Tout cela n'empêche pas d'avoir une structure, notamment à la perte du ballon ou pour vite reformer le bloc.

Il faut aussi avoir les bons joueurs, et pas seulement des attaquants. Traoré, Meling, Truffert, Majer, Tait ou encore Santamaria sont importants dans la variété. Ils participent à cette recherche d'équilibre qui fait qu'on doit jouer pour marquer."

Le mouvement perpétuel anime Rennes. Pour des feux d'artifice qui ont enchanté le Roazhon Park et même quelques enceintes françaises la saison passée.

L'avis de "L'Équipe"
Qualifié en Ligue Europa, Rennes a réussi une des meilleures saisons de son histoire avec une 4e place en L1. Arrivé en mars 2021, Bruno Genesio continue le développement de son équipe portée vers l'offensive. Avec l'appui de son propriétaire François Pinault, l'entraîneur breton - qui vient de prolonger jusqu'en juin 2025 - peut de nouveau tutoyer le podium sur lequel il est monté plusieurs fois la saison dernière, avant d'en tomber à la 36e journée. Son effectif est resté relativement stable pour l'instant, et va accueillir un milieu défensif pour apporter plus de puissance et un attaquant.

Les Rennais ont remporté neuf matches en Ligue 1 en marquant quatre buts ou plus avec quelques beaux cartons. Cette marque de fabrique est la griffe de celui qui a été élu "meilleur entraîneur de Ligue 1" par ses pairs.

En quatre saisons avec Lyon, Bruno Genesio avait déjà fini à trois reprises deuxième attaque de l'élite entre 2016 et 2019. L'entraîneur rennais vient de permettre aux Bretons de retrouver la Ligue Europa avec cet état d'esprit détonant.

"La saison passée, on a terminé avant-dernière équipe de L1 en matière de dribbles, souligne le technicien, qui vient de prolonger jusqu'en juin 2025. Cette statistique illustre notre jeu collectif, de passes et de déplacements. Ça n'empêche pas d'être efficace. Il n'y a d'ailleurs pas que nos attaquants qui sont récompensés."

"On a notre style et on continue de jouer sur nos forces, comme on l'a vu en préparation"

Baptiste Santamaria, milieu de terrain de Rennes

Baptiste Santamaria (2 buts) a réalisé sa meilleure saison dans l'élite comme pilier du milieu breton. "On prend vraiment du plaisir avec ce jeu porté vers l'avant, conquérant et cette envie de toujours gagner, se réjouit le cadre de 27 ans.

Notre jeu est basé sur la possession avec beaucoup de permutations au milieu. J'essaie d'assurer un certain équilibre et d'être une première rampe de lancement. On a notre style et on continue de jouer sur nos forces, comme on l'a vu en préparation.

Comme il n'y a pas eu trop de mouvements dans l'effectif, on se connaît déjà très bien. L'objectif est maintenant de conserver cette régularité dans les résultats pour aller plus haut."

Et donc sur le podium. Comme une dernière marche à franchir pour l'armada rouge et noir.

Samedi, vers 22 h, dans un bar proche du Roazhon Park, à l’issue du match Stade Rennais-Aston Villa, des supporters anglais ont été agressés par un groupe du RCK. Deux Anglais ont été légèrement blessés.

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Samedi 30 juillet, vers 22 h, alors que le match amical Stade Rennais-Aston Villa est achevé depuis une bonne heure, supporters rennais et anglais voisinent au bar l’Équipe, route de Lorient, non loin du Roazhon Park, à Rennes (Ille-et-Vilaine).

Soudain, des supporters du RCK s’en sont pris à des supporters anglais et les auraient agressés. Deux des supporters anglais ont été blessés et transportés au centre hospitalier. L’un a dû être recousu, l’autre se plaignait de douleurs après avoir reçu un coup dans le dos. Ils ont été invités par les policiers à porter plainte.

La police n’a procédé à aucune interpellation. À leur arrivée sur place, les agresseurs avaient pris la fuite.

Dimanche après-midi, les deux Anglais sont sortis de l’hôpital mais n’avaient pas encore déposé plainte. Les investigations se poursuivent pour retrouver les auteurs de l’agression.

C’est ce mercredi, à 11h00, que l’UEFA recevra les offres financières des chaines et plateformes pour obtenir les droits de la C1 entre 2024 et 2027.

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Une bataille très attendue par l’instance européenne, qui propose une nouvelle formule de Ligue des Champions, avec plus de matchs, et même des rencontres le jeudi au début de la compétition. Toujours plus de matchs pour toujours plus d’argent, c’est le crédo de l’instance européenne, qui ne craint pas de perdre son public dans cette nouvelle formule complexe et est persuadée de pouvoir faire un véritable jackpot avec les droits TV.

Notamment en France où la guerre est totale. Canal+, qui compte rapidement abandonner la Ligue 1 malgré son contrat forcé avec la LFP toujours en cours, veut conserver sa compétition phare, qui attire 1,6 million de téléspectateurs en moyenne. De plus, la chaine cryptée a un avantage pour pouvoir mettre le paquet, puisque RMC lui rachète en général les droits à postériori pour pouvoir diffuser les rencontres, et reverse donc une partie de l’investissement réalisé directement à la chaine cryptée. Mais la concurrence d’Amazon, qui a décidé d’investir sur le marché français et européen, sera à surveiller de près annonce L'Equipe. Le géant américain a de l’appétit, et pourrait bien récupérer quelques affiches de Ligue des Champions.

BeIN Sports et RMC en retrait des grosses offres
Derrière, BeIN Sports va tenter de conserver son lot actuel, avec l’ensemble des matchs de Ligue des Champions sans les clubs français, et donc tout de même quelques belles affiches. D’autres surprises pourraient venir. Si RMC ne devrait pas se mêler à la lutte, DAZN a des ambitions européennes et se développe beaucoup en Allemagne ou sur la Ligue des Champions féminine. Apple TV commence à arriver dans le football, aux Etats-Unis pour le moment, mais ne prévoit pas encore d’investir en Europe. Ce pourrait être le cas de Discovery, via Eurosport, même si cela semble encore juste pour cette année. Le duel opposera donc principalement Canal+ à Amazon, pour une lutte que l’UEFA espère être musclée afin d’en profiter un maximum sur les prochaines années de C1.

Comme pressenti depuis plusieurs semaines, Christophe Le Roux n’est plus le directeur sportif du FC Lorient. Aziz Mady-Mogne en devient le coordinateur sportif.
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Christophe Le Roux n’est plus le directeur sportif du FC Lorient. Comme annoncé par Le Télégramme au début du mois de juillet, cet historique du club, directeur sportif depuis 2015 après avoir été joueur du FCL, puis coordinateur des jeunes et directeur du recrutement, a trouvé un accord avec la direction du club pour une séparation à l’amiable.

Dans le même temps, Aziz Mady-Mogne, qui était jusqu’à présent coordinateur sportif du centre de formation et membre de la cellule de recrutement, devient le "coordinateur du projet sportif du FCL", selon l’appellation indiquée dans le communiqué du club.

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