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Le supporter giflé par Neymar en 2019, victime de harcèlement après la divulgation de son identité sur Twitter, a porté plainte mardi. Sa plainte intervient quelques jours après un article de Mediapart, selon lequel il aurait été la cible d'une campagne hostile commandée par le Paris Saint-Germain, a appris l'AFP auprès de son avocat.

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Voilà de quoi relancer un peu plus la machine. Cette plainte a été déposée à Paris notamment pour collecte de données à caractère personnel par moyen frauduleux ou déloyal, violation du secret professionnel, violences psychologiques en réunion sur une victime ainsi que pour harcèlement moral. Selon Mediapart, le PSG a chargé entre 2018 et 2020 une agence de communication, Digital Big Brother (DBB), de créer de faux comptes Twitter pour mener des campagnes hostiles contre des cibles du club de la capitale, ce que ce dernier conteste.

La stratégie s'articulait autour d'un compte "de référence", Paname Squad, qui se présente sur Twitter comme un "collectif de passionnés du Paris Saint-Germain". Parmi les cibles figurait le supporter du Stade rennais giflé par Neymar après la défaite du PSG en finale de la Coupe de France 2019. Paname Squad avait révélé son identité et son année de naissance sur Twitter.

Le nouveau règlement des agents de joueurs, que la FIFA s'apprête à officialiser sur fond de baisse des commissions, fait grincer les intéressés.
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Cette école de formation à l'examen et au métier d'agent de joueurs de football, située près de Paris, fait bien de garantir sur sa plaquette en ligne "un contenu pédagogique mis à jour régulièrement". La profession, sans doute la plus mal vue du microcosme en raison des profits gigantesques d'une poignée de super agents et de la proximité d'une faune d'intermédiaires avec la rubrique des faits divers, se prépare, non sans inquiétude, à une nouvelle réforme concoctée par la FIFA. Son officialisation est attendue à l'issue du conseil de l'organisation à Auckland (Nouvelle-Zélande), autour du 22 octobre, date du tirage au sort des groupes de la Coupe du monde féminine 2023.

La refonte du "règlement des agents de joueurs" qui prévoit notamment le rétablissement d'une licence obligatoire et le plafonnement des commissions, est le fruit d'un compromis en gestation depuis déjà quatre ans à la commission des acteurs du football, un processus auquel les agents n'ont pas été, selon eux, assez associés. Elle suit, dans la même veine régulatrice, l'imposition d'une limite au nombre de prêts par club, une règle en vigueur depuis le 1er juillet dans le but de combattre l'assèchement du marché des meilleurs joueurs par quelques clubs richissimes.

Virage à 180 degrés
Avec les agents, la FIFA prend un virage à 180 degrés. Elle avait surpris en 2015 (sous l'ère Sepp Blatter) en supprimant la licence obligatoire pour exercer cette profession, dans un contexte pourtant marqué par l'accélération spectaculaire des transferts et une forte augmentation des commissions qui ne s'est pas démentie depuis, bien au contraire (voir L'Équipe du 9 septembre).

Depuis 2015, chaque fédération est donc libre de réglementer le marché comme elle l'entend. Le cas de la France est particulier puisque la licence FFF est restée obligatoire. Il n'empêche, selon Stéphane Canard, président de l'Union des agents sportifs français (UASF), qui regroupe une cinquantaine d'agents licenciés, et représente les agents à la commission ad hoc de la FFF, "cette désorganisation générale nous a compliqué la vie. Les agents licenciés sont de plus en plus contrôlés mais les intermédiaires sans licence qui travaillent sous diverses couvertures le sont très peu. L'exercice illégal de la profession étant difficile à prouver, les signalements à la justice de ces imposteurs ne prospèrent pas ou peu".

Aleksander Ceferin, président de l'UEFA, tire, de longue date, le signal d'alarme. "La situation est chaotique, disait-il à la Tribune de Genève dès janvier 2018. Tout le monde peut être agent. C'est une jungle sans règles, où il y a de l'argent sale et des commissions extrêmement élevées... Il est effrayant de voir que certains empochent 20 millions pour une réunion d'une demi-heure."

Sous la pression des acteurs - joueurs, clubs, ligues et fédérations -, mais aussi de l'opinion, effarée par l'explosion du business des transferts, "la FIFA se devait de travailler à la transparence du système", analyse Jean-François Brocard, enseignant chercheur en économie du sport, spécialiste des agents (voir entretien).

"La concurrence est telle pour les meilleurs joueurs qu'elle nivelle les pratiques par le bas et pousse les commissions vers le haut"

Jérôme Perlemuter, secrétaire général de World League Forum


La réforme de la FIFA fait consensus sur son volet moralisation (licence, formation continue, absence de casier judiciaire pour délit économique) et autour du principe d'une centralisation des commissions à travers une chambre de compensation. Mais des doutes existent sur la capacité de contrôle dont la fédération internationale disposera réellement pour tracer l'argent qui échappera au circuit officiel. La FIFPro, le syndicat international des joueurs, "accueille favorablement toute mesure qui augmente la transparence autour des transferts. Nous espérons que cela sera plus efficace, mais cela reste à voir", avance ainsi prudemment Roy Vermeer, son directeur juridique, qui anticipe toutefois que "le nouveau système réduira certainement le nombre d'agents sans licence".

Par la bouche de Jérôme Perlemuter, son secrétaire général français, le World Leagues Forum, association mondiale représentant les ligues de football professionnel, appelle depuis plusieurs années à protéger tous les acteurs contre les comportements déviants et l'inflation des commissions.

"La concurrence est telle pour les meilleurs joueurs qu'elle nivelle les pratiques par le bas et pousse les commissions vers le haut. Il faut cette réglementation, assortie de contrôles et de sanctions effectives." Dit autrement : pour s'assurer les services du joueur convoité, les clubs doivent le séduire, lui, mais aussi son agent en soignant sa commission, sous peine de ne pas signer.

Le discours des agents licenciés est moins conciliant que celui des joueurs et des clubs qui peuvent espérer faire des économies. La réforme, au contraire, va les frapper au portefeuille. Dans sa dernière mouture connue, elle prévoit en particulier de plafonner à 10 % maximum la commission sur les transferts, alors que ce type de commission, interdit en France (les agents sont rémunérés jusqu'à 10 % du salaire du joueur), est libre aujourd'hui presque partout ailleurs dans le monde et enrichit les super agents, à l'image de Jorge Mendes ou Mino Raiola, décédé en avril. La commission XXL de l'agent italo-néerlandais sur le transfert de Paul Pogba de la Juventus à Manchester United en 2016, estimée à un total de 49 M€ pour un transfert de 105 M€, a été l'un des déclencheurs de la tentative de grand ménage de la FIFA.

Dans ce cas précis, Raiola bénéficiait d'une " triple représentation" joueur-club vendeur-club acheteur. Ces montages, générateurs de conflits d'intérêts, vont être interdits par la FIFA. La double représentation joueur - club acheteur resterait autorisée et permettrait une commission de 6 % (3 % + 3 %). Et en France, où même la double représentation est proscrite par le Code du sport, que peut-il se passer ?

"Il est vain de plafonner les commission au niveau prévu par la FIFA, ça ne marchera pas"

Bruno Satin, vice-président de l'Union des agents sportifs français


La FIFA prévoit de limiter la commission d'un agent mandaté par un joueur à 3 % maximum de son salaire annuel brut contre 10 % aujourd'hui dans le règlement FFF. "C'est la rémunération sur les transferts qui attire tous les bandits de la planète, pas la rémunération besogneuse sur un joueur de Ligue 2 qui gagne 10 000 euros par mois et qui rémunère son agent à 10 % de son salaire et souvent moins, s'exclame Bertrand Cauly, président du Syndicat national des agents sportifs. La FIFA se sert des excès d'une minorité de super agents pour polluer tout le reste de la profession en rabotant ses com."

Un précédent existe. En 2012, le Comex de la FFF s'était appuyé sur une disposition du Code du Sport (Art. 222-17) pour abaisser la commission maximale des agents à 6 % du salaire annuel brut du joueur représenté. Les syndicats de joueurs avaient obtenu l'annulation de la décision devant le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative en France estimant que cette décision ne pouvait être prise que par l'Assemblée générale de la FFF.

Cet épisode fait dire à Bruno Satin, vice-président de l'UASF et membre du board du syndicat européen des agents (European Football Agents Association, EFAA) : "Il est vain de plafonner les commissions au niveau prévu par la FIFA, ça ne marchera pas." Lui aussi invoque la concurrence. "En 2012, des clubs avaient immédiatement proposé aux agents de les payer plus que les 6 % décidés par la FFF. Il se passera la même chose si le pourcentage baisse à nouveau. Comment voulez-vous qu'un agent accepte de voir sa commission passer de 10 % à 3 % ? Si un club veut vraiment le joueur, il se débrouillera pour payer son agent en dehors des clous, ce qui serait contre-productif."

Une source juridique proche du dossier tempère - un peu - les inquiétudes des agents tricolores : la France pourrait bénéficier d'une dérogation permettant de concilier son interdiction de la double représentation et la nouvelle réglementation. Concrètement, la FIFA, qui s'inspire largement du modèle français, autoriserait les agents licenciés FFF à toucher une commission de 6 % pour un seul mandat.

Même à 6 %, les agents licenciés FFF y perdraient. Une levée de boucliers pourrait donc accompagner la réforme, préviennent les syndicats d'agents, qui n'excluent pas de lancer des procédures nationales et européennes quand le règlement sera officialisé. Football Forum, le groupement qui défend les intérêts des super agents, est également prêt à dégainer, sur le fondement de la libre concurrence.

À Neuilly-sur-Seine, Sidney Broutinovski, fondateur en 2009 de l'École des agents de joueurs de football (EAJF), se veut serein. "Les étudiants nous questionnent sur les changements de réglementation envisagés, c'est normal. Comme tout changement réglementaire, ce n'est pas simple, surtout quand on veut commencer une carrière d'agent. On leur répond que même si les commissions baissaient, le métier resterait rémunérateur parce qu'on est dans une industrie où on parle très vite en millions d'euros."

Cette saison, la première partie de l'examen (très sélectif) pour l'obtention de la licence FFF, axée sur le droit français, aura lieu le 23 novembre. C'est dans la perspective de la deuxième partie, prévue en mars 2023 et centrée sur les règlements spécifiques au football, qu'une "mise à jour pédagogique" pourrait vite s'imposer.

Brocard : "La FIFA s'est vite rendu compte qu'on allait à la catastrophe"
Jean-François Brocard, enseignant chercheur en économie du sport au Centre de droit et d'économie du sport de l'Université de Limoges, spécialiste des agents sportifs, revient sur les enjeux de la réforme FIFA.
Pourquoi la FIFA rétablit-elle la licence d'agent ?
La création en 2015 du statut d'intermédiaire sans licence a été une énorme erreur. Comme les fédérations étaient incapables de contrôler l'activité des agents, la FIFA a préféré déréguler plutôt que faire semblant, mais elle s'est vite rendu compte qu'on allait à la catastrophe.
C'est-à-dire ?
Je me souviens d'une conférence en 2020, à Lausanne, où elle affirmait contre toute évidence que les intermédiaires étaient impliqués dans 20 % des transferts internationaux. Tout le monde s'était regardé avec incrédulité. En réalité, près de 100 % de ces transferts sont concernés par une intermédiation. La FIFA se devait de travailler à la transparence du système.
Le nouveau règlement peut-il améliorer les choses ?
L'idée est d'épurer le marché en contrôlant la qualité des agents et les flux de commissions à travers une chambre de compensation gérée par la FIFA. Mais tout le monde devra jouer le jeu : les joueurs en faisant appel à des agents licenciés, les clubs en refusant de discuter avec des intermédiaires de tout poil, et les fédérations en traquant les transactions suspectes. Il faudra du contrôle et des sanctions, ce qui est loin d'être gagné.
Les super agents vont-ils continuer à toucher autant ?
Jusqu'à un certain point seulement puisque le règlement FIFA qui ne fixe aucune limite aujourd'hui autorisera une commission plafonnée à 10 %, payée par le club vendeur. Incohérence à mes yeux : un agent touchera 10 % sur un transfert mais seulement 3 % du salaire du joueur dont il s'occupe alors que la charge de travail est plus importante. Dès lors, la FIFA encourage toujours la mobilité des joueurs : des transferts répétés, ce sont davantage de commissions.

Dimanche 16 octobre 2022, le Stade Rennais recevait l'Olympique Lyonnais au Roazhon Park. Comme elle l'avait annoncé, la police a accentué sa lutte contre le stationnement anarchique aux abords de la route de Lorient en dressant 89 verbalisations et en enlevant 43 voitures.

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La police accentue sa lutte contre le stationnement anarchique les jours de match à domicile du Stade Rennais. Ce dimanche 16 octobre 2022, alors que Rennes recevait Lyon à 15h, elle a dressé 89 verbalisations aux abords du Roazhon Park et procédé à l'enlèvement de 43 voitures par la fourrière municipale. 10 engins d'enlèvement étaient à disposition pour cette opération organisée par le Service de Voie Publique de la Direction Départementale de Sécurité Publique d'Ille et Vilaine.

Note salée
Pour les automobilistes venus de l'extérieur de Rennes et qui ont été verbalisés, la note est salée : 135 euros d'amendes, 121,66 euros de frais d'enlèvement ainsi que la perte de 3 points sur son permis de conduire. Ce type d'opération sera reconduite en cours de saison. La préfecture part en guerre contre les stationnements gênants ou dangereux notamment sur les bretelles d'accès à la rocade route de Lorient. De son côté, la mairie met en avant l'utilisation des transports en commun. La ligne b du métro s'arrête à la station Cleunay qui est à un quart d'heure à pied du Roazhon Park. Le parc relais Gaité, situé à proximité du stade, permet de se stationner avant d'emprunter la ligne b.

Le sélectionneur ne peut plus ignorer les performances et le niveau de l’attaquant Rouge et Noir.
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Si visiblement, Didier Deschamps ne prend pas le temps de regarder les matchs du Stade Rennais, au moins regarde-t-il ceux de Lyon. Le sélectionneur ne peut donc pas avoir manqué le doublé de Martin Terrier, dimanche au Roazhon Park. Deux buts superbes de la tête, une première pour l’attaquant des Rouge et Noir, qui montre ainsi toute l’étendue de son registre technique. Lui si familier de ces enroulés en coin de surface, élargit sa palette de match en match.

Joker fabuleux

Malgré des stats impressionnantes (21 buts la saison passée et déjà neuf cette année toutes compétitions confondues), l’attaquant rennais n’a jamais eu la chance d’enfiler la tunique bleue frappée du coq. Tout juste a-t-il l’honneur de recevoir des préconvocations de Deschamps, comme un carton d’invitation au bal où il n’aurait pas le droit de danser.

L’injustice est réelle, car Martin Terrier éclabousse la Ligue 1 de sa classe, et ça ne date pas d’aujourd’hui. Deschamps peut ne pas aimer les expériences, regarder surtout les championnats étrangers, ne jamais envoyer un émissaire en Bretagne, il aurait au moins pu donner sa chance à Terrier en juin ou lors du rassemblement de septembre. À ce stade, ce n’est plus un oubli ou de la négligence.

Un appel de dernière minute semble peu probable, même s’il y a toujours une surprise dans la liste d’une Coupe du monde. Et pourtant, DD serait bien inspiré d’embarquer le n° 7 Rouge et Noir avec lui, tant Terrier pourrait être un joker fabuleux aux côtés de Mbappé et Benzema. Car, oui Didier, si vous ne le savez pas, Martin Terrier peut jouer partout sur le front de l’attaque et en plus, lui, il défend.

Entre la pire équipe depuis cinq rencontres en Ligue 1, avec désormais sur son banc un certain Laurent Blanc, de retour en Ligue 1 six ans après son passage au PSG et un Stade Rennais en pleine euphorie, invaincu depuis dix rencontres de rang toutes compétitions confondues, l’affiche a de la gueule, clairement, dans ce week-end de chocs à gogo. Et le choc a tenu ses promesses !

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Avec une attaque où deux ex-Gones sont alignés, avec Martin Terrier et Amine Gouiri aux côtés de Benjamin Bourigeaud et Arnaud Kalimuendo, Rennes joue l’offensive d’entrée, au bon souvenir de la raclée collée aux Lyonnais en novembre dernier. Le premier quart d’heure est ainsi dominé par des Bretons bien décidés à s’offrir un beau dimanche. Celui de Stéphanie Frappart, après un impact avec Moussa Dembélé, est tout près de tourner court mais l’arbitre, qui avertit Xeka sur le premier contact du match alors que partait la contre-attaque lyonnaise, revient sur le terrain, pouvant finalement continuer. Les premiers duels de la partie sont intenses et Amine Gouiri allume la première mèche d’un superbe retourné, sur un centre d’Arnaud Kalimuendo, tout proche de faire mouche. Quelques minutes plus tar, Christopher Wooh, absolument seul aux six mètres, manque sa tête sur corner en ne cadrant pas (14′). Dans la foulée, c’est Amine Gouiri, en position idéale, qui ne parvient pas à tromper Anthony Lopes, qui encaisse les déferlantes. Lyon n’existe pas et son gardien réalise un bel arrêt réflexe sur une nouvelle tentative de Kalimuendo, déviée (20′). A force de gâcher, le Stade Rennais se fait pourtant piéger ! Une très belle conservation de balle de Moussa Dembélé puis un décalage parfait pour Tagliafico déséquilibrent la défense rennaise. Le centre de l’international argentin trouve la tête puissante d’Alexandre Lacazette, imparable, à bout portant (24′, 0-1). Miraculeusement, les hommes de Laurent Blanc passent devant mais Rennes ne se désuni pas pour autant, malgré un passage compliqué de dix minutes où Houssem Aouar a la belle du KO, expédiée dans le petit filet de Steve Mandanda. Rennes sait que la chance visiteuse est passée et Benjamin Bourigeaud sanctionne l’adversaire quelques minutes plus tard, d’un sublime centre-transversale envoyé des 35 mètres au point de pénalty, où l’inévitable Martin Terrier termine le travail de la tête en finesse ! La fébrilité du revenant Jerôme Boateng est de plus en plus voyante tandis que Corentin Tolisso, toujours pas épargné par les pépins, sort avant la mi-temps, se tenant la cuisse. L’après-midi lyonnais tourne à l’orage breton…

La tendance est confirmée d’entrée de jeu en seconde période. Rennes attaque en pleine phares et la défense lyonnaise, décidemment catastrophique balle au pied, cède d’entrée. Le débordement de Lorenz Assignon, qui dépose Boateng, est suivi d’un centre tendu qui trouve Amine Gouiri dans les six mètres. L’ancien lyonnais, en deux temps, s’amuse de Sinaly Diomandé et fusille Anthony Lopes de près et met son équipe, logiquement, devant (2-1, 47′). Rennes a fait le plus dur et ne s’arrête pas en si bon chemin. A la 58′, Antony Lopes sort à 35 mètres de la tête pour devancer Amine Gouiri, parti seul vers son but. A la 66′, nouvelle occasion pour Gouiri, parti de la gauche et en duel face à Lopes mais sa frappe s’envole au dessus de « Guigui et compagnie » ! Rennes s’expose en ne tuant pas le match et se fait punir, à la 72′. Tagliafico est une nouvelle fois à la distribution, Lacazette à la réception, cette fois-ci opportuniste sur un ballon que ne peut que repousser à terre Steve Mandanda. Tout est à refaire mais pas de panique, ce Rennes-là est au niveau ! Autre revenant, Damien Da Silva, relancé par le « Président ». Pas le temps de toucher un ballon cependant pour l’ancien capitaine du SRFC qui oublie Terrier, parfaitement servi par Adrien Truffert. La tête parfaitement placée du meilleur buteur rennais fait vibrer les filets pour la troisième fois de la partie et boucle le succès rennais, qui aurait pu être pu large avec un peu de réussite sur un centre de Lovro Majer ne trouvant pas preneur.

Rennes enquille ainsi trois nouveaux points, tout en continuant de se montrer très convaincant ! Des tirs, du jeu, des buts, de l’envie et aussi, une certaine maîtrise des événements malgré deux buts concédés, ce groupe-là en a dans le ventre et peut voir loin. Avec Angers et Montpellier à venir, et désormais 21 points au compteur, les semaines à venir s’annoncent passionnantes. Pour Lyon, en revanche, qui n’a pris qu’un point sur 18 possible lors des six dernières journées, la descente aux enfers continue et une nouvelle année à venir sans Europe se profile pour Jean-Michel Aulas. A l’inverse de Bretons plus que jamais de retour dans la course au podium d’ici à la trêve de novembre !

Depuis son départ dans un contexte chaotique, aucun entraîneur n’affiche un meilleur bilan que Bruno Genesio à Lyon. L’actuel entraîneur du Stade Rennais retrouve son club de toujours, qui vient d’accueillir Laurent Blanc, cette semaine pour un nouveau cycle.
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Jean-Michel Aulas s’est affiché en président "heureux", qui a "toujours rêvé d’avoir Laurent Blanc comme entraîneur de l’OL". Fier d’avoir rapatrié l’ancien entraîneur de Bordeaux (2007-2010) et du Paris SG (2013-2016), le dirigeant historique lyonnais a toutefois évité certains chiffres, mardi, lors de la présentation officielle.

Depuis la saison 2019-2020, Aulas a intronisé quatre entraîneurs différents, soit autant que sur les neuf années précédentes. Le tout pour des résultats indignes du standing d’un club septuple champion de France au début des années 2000 : deux fois hors du top 5 (8e et 7e (1)) et une quatrième place. Une véritable anomalie lorsque l’on replonge dans les discours d’un temps pas si ancien.

Passer à la vitesse supérieure avec Sylvinho
Il faut juste revenir à l’été 2019, quand Bruno Genesio, l’actuel entraîneur du Stade Rennais, laisse l’OL à la troisième place de Ligue 1, mais est contraint de céder sa place après un bilan plus qu’honorable (2), affecté par une grogne populaire de plus en plus virulente, jusqu’à recevoir des menaces de mort.

Le président de Lyon marque alors une rupture et nomme Sylvinho à la tête du club, avec l’avis déterminant de son compatriote de directeur sportif, Juninho, nouvellement en place. Il devient le premier entraîneur étranger du club en 32 ans "On prend des risques mais on le fait pour passer la vitesse supérieure", argumente alors JMA. Trois mois plus tard, le jeune coach prend la porte, faute de résultats et après une défaite dans le derby face à Saint-Etienne (0-1).

"Il n’avait pas un énorme passé d’entraîneur, donc ce n’était pas vraiment passer ‘‘la vitesse supérieure’’ avec Sylvinho. La décision était surtout celle de faire revenir une icône (Juninho) et lui laisser les coudées franches", résume Patrice Ferri, ancien Lyonnais et consultant beIN Sports.

Bosz a voulu aller trop vite avec un effectif pas prêt
Champion de France avec Lille en 2010, Rudi Garcia succède alors à Sylvinho sur le banc lyonnais et se distingue par des coups d’éclat, comme cette demi-finale de Ligue des champions, en 2020, lors du Final Four de Lisbonne (défaite face au Bayern Munich après avoir éliminé la Juventus et Manchester City). Mais ses mauvaises relations avec Juninho, son manque de remise en question et son échec à ramener l’hymne de la C1 au Groupama Stadium lui sont fatals à l’été 2021. "Son bilan n’est pas mauvais, son éviction est plus liée au relationnel qu’au comptable", analyse Ferri.

C’est alors que l’OL confie, à nouveau, son destin à un entraîneur étranger, avec Peter Bosz, ancien de l’Ajax ou de Dortmund notamment. Mais une huitième place et un manque de progression dans le jeu font du Néerlandais le premier entraîneur évincé cette saison en Ligue 1. Pour Patrice Ferri, "c’est un garçon de convictions, mais il a voulu aller trop vite avec un effectif qui n’était pas prêt".

En parallèle, Bruno Genesio (56 ans) estime avoir progressé comme entraîneur et mène avec succès le Stade Rennais depuis mars 2021. "On peut constater que le changement d’ère, à Lyon, n’a pas fonctionné, note Ferri. Et lui (Genesio), en restant à sa place et conscient de son potentiel, a fini meilleur entraîneur, nommé par ses pairs (en 2022)". Deux drôles de trajectoires.

Le Stade Rennais poursuit sa belle série ! Les Bretons ont battu Lyon dans un match plutôt fou (3-2) et dominé l’OL assez logiquement pour la première de Laurent Blanc, ce dimanche 16 octobre. Terrier, par deux fois, et Gouiri sont les buteurs rennais. Lacazette a marqué les deux buts des Gones.

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Et de onze ! Le Stade Rennais enchaîne un 11e match sans défaite toutes compétitions confondues, après sa victoire face à l’OL (3-2), ce dimanche 16 octobre 2022. Les Gones vont faire des cauchemars des Bretons. Ils avaient étrillé les Gones l’an dernier au Roazhon Park (4-1) et, si le score n’est pas si fleuve cette année, le match a globalement été maîtrisé par l’équipe de Bruno Genesio.

Terrier répond à Lacazette
Pour son retour en Ligue 1 et sa première à la tête de Lyon, Laurent Blanc pensait avoir fait le plus dur pourtant. Car ce sont les Lyonnais qui ont ouvert le score, par l’intermédiaire de Lacazette après un joli mouvement (0-1, 23’). Un but contre le cours du jeu, étant donné le nombre d’occasions manquées de la part des Bretons.

Sans paniquer, l’équipe rennaise a repris sa marche en avant après ce but. Et a fini par trouver la faille. Sur un magnifique centre de Bourigeaud, Martin Terrier égalisait d’une belle tête (1-1, 38’). Au retour des vestiaires, les Rouge et Noir repartaient à l’assaut du but de Lopes. Bourigeaud, encore lui, lançait Assignon qui centrait pour Gouiri. Le buteur, formé à Lyon, s’y prenait à deux fois mais marquait (2-1, 47’).

Et comme lors du premier acte, Lyon parvenait à marquer sur le temps faible rennais. Après un ballon relâché par Mandanda dans sa surface, Lacazette inscrivait de près un doublé (2-2, 72’). C’est finalement Terrier qui a eu le dernier mot, en marquant (encore) de la tête sur un centre de Truffert (3-2, 77’). Une victoire dans la douleur mais qui permet aux Bretons de rester au contact des équipes de tête.

Après un contact avec Moussa Dembélé dès la deuxième minute de Rennes-OL dimanche, l'arbitre de la rencontre, Stéphanie Frappart s'est plaint d'une douleur à l'épaule droite. Elle a pu reprendre le match après.
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Rennes-OL, deuxième minute de jeu, dimanche après-midi : sur un contre lyonnais, Xeka accroche Alexandre Lacazette dans le rond central alors que l'attaquant lyonnais était servi en profondeur par Houssem Aouar. Venu de plus loin pour suivre l'action, Moussa Dembélé percute coup sur coup l'arbitre, Mme Stéphanie Frappart, et Lacazette, qui se retrouvent tous par terre.

Aussitôt, l'arbitre retenue pour la prochaine Coupe du monde (20 novembre - 18 décembre) se plaint de l'épaule droite, carton jaune pour Xeka à la main. L'un des kinés rennais et le coordinateur médical Rufin Boumpoutou viennent aux nouvelles sur le terrain. Après une ou deux manipulations, ce dernier l'a raccompagnée aux vestiaires pour lui remettre en place l'épaule déboîtée. Trois minutes plus tard, elle reprenait le match, remporté 3-2 par Rennes face à Lyon.

 

Vainqueur de Lyon dans un match fou (3-2) au Roazhon Park, le Stade Rennais poursuit sur son excellente dynamique avec un cinquième succès consécutif. 5e, les Rennais mettent la pression sur les équipes de tête du championnat.

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Le Stade Rennais ne s'arrête plus. Dans un match au scénario fou, qui a vu les Rouge et Noir concéder l'ouverture du score, reprendre l'avantage, concéder une égalisation évitable puis repasser devant, les hommes de Bruno Genesio ont signé une cinquième victoire consécutive toutes compétitions confondues.
L'ambiance du Roazhon Park, incandescente, laissait présager d'un grand match de football ce dimanche après-midi pour cette affiche de la 11e journée de Ligue

Les duels du début de match, intenses, lançaient les débats d'une partie à l'intensité européenne. Rennes tente sa chance à plusieurs repries en début de match (12e, 14e, 16e, 20e) par Wooh, Terrier, Gouiri et Kalimuendo. Mais c'est Lyon qui ouvre le marque : sur un centre de Tagliafico, Lacazette trompe Mandanda de la tête au 1er poteau (0-1, 22e). Rennes ne s'affole pas, et parvient à égaliser grâce à son duo d'hommes forts : de loin, Benjamin Bourigeaud place un centre parfait pour Terrier, qui trompe Lopes de la tête aux 6m (1-1, 38e). Les équipes retrouvent les vestiaires sur un score nul.

Rennes attaque fort la seconde période : sur un bon décalage, Assignon centre fort au 1er poteau, et Gouiri trompe Lopes (2-1, 47e). Les Rennais sont alors partagés entre la tentation d'aller creuser l'écart ou d'égaliser. Et sur une rare occasion lyonnaise, Lacazette surgit dans les six mètres pour battre Mandanda (2-2, 72e). Mais les Rennais prouvent, une nouvelle fois cette saison, que leurs ressources mentales sont grandes : sur un centre de Truffert, Terrier marque de la tête au premier poteau (3-2, 78e) pour reprendre l'avantage. Derrière, les hommes de Bruno Genesio gèrent parfaitement leur avance et obtiennent les trois points. Ils sont 5e avant Monaco-Clermont et PSG-Marseille.

Dans un entretien croisé avec Benjamin Biolay réalisé pour L’Equipe, Bruno Genesio a évoqué son lien fort à Lyon, et avoué une erreur récurrente.

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"Ce qui est incroyable, c’est que parfois, à Rennes, quand je parle avec mon staff, je dis "on" en parlant de Lyon." explique coach pour L’Equipe. "Ils me disent "Oh, t’es plus à Lyon, t’es à Rennes." "Ah ouais, excusez-moi les gars." Je n’arrive pas à parler de Lyon sans dire "on".

Le coach du Stade rennais, qui reçoit l’OL au Roazhon Park ce dimanche après lui avoir infligé deux corrections la saison dernière, confie. "Quand je suis revenu au Groupama (victoire de Rennes 4-2, le 13 mars), ça a été plus dur. Tu croises beaucoup de gens avec qui tu as vécu plein de trucs et dont tu es resté proche, en plus j’allais dans le vestiaire visiteurs. Émotionnellement, ce ne sont pas les moments que je préfère."

Invaincus depuis onze matchs, déjà qualifiés pour le printemps de Ligue Europa, les Rennais restent même sur cinq victoires en octobre et peuvent espérer finir en trombe d’ici à la Coupe du monde.
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Rennes en est à onze matchs sans défaite depuis son déplacement à Bollaert le 27 août (1-2). Huit succès et trois nuls pour le groupe de Bruno Genesio, lequel a trouvé la bonne formule, en sachant alterner 4-4-2 et 4-3-3. Les partenaires de Bourigeaud restent même sur cinq victoires de rang en octobre. C’est aussi la première victoire en ayant été menés au score depuis avril 2021 (5-1 contre Dijon). « J’ai aimé notre faculté à rebondir à l’intérieur d’un match, à renverser une situation qui était compromise. On avance en termes de points, l’équipe monte en puissance. Si on continue comme ça, on peut envisager de très belles choses. Ce groupe n’a pas besoin d’objectifs en termes de points, mais d’être frais, de continuer à progresser dans notre jeu », confiait, ravi, Bruno Genesio.

Le calendrier est, a priori, favorable d’ici à la pause Coupe du monde : Angers, Montpellier, Lille et Toulouse, ainsi que deux matchs en Ligue Europa. « On a été solides, solidaires, efficaces et on n’a rien lâché. Cette équipe a une année d’expérience en plus et j’amène un peu de calme et d’expérience, comme Xeka, et ça donne ce que ça donne. On a recollé sur le peloton de tête. On a des objectifs élevés », lâchait Steve Mandanda.

Terrier, leader à l’heure
« On a appris de nos erreurs. On fait preuve de maturité et on prend en expérience par rapport à l’an dernier », livrait Martin Terrier, leader à l’heure, double buteur de la tête. Et, le voilà déjà rendu à neuf réalisations et trois passes en 15 matchs toutes compétitions confondues, après ces 21 buts, 7 passes en 45 matchs l’an passé. « Le petit Terrier est sur une belle dynamique, on le savait. L’équipe de France ? Je ne sais pas s’il en est proche ou loin, mais il est sur le bon chemin », soulignait l’ancien sélectionneur Laurent Blanc. « Il fait tout pour et je lui souhaite de l’atteindre, parce qu’il le mérite », poursuivait Mandanda. « Je ne fais pas une fixette là-dessus. L’objectif est de continuer à être performant et de passer des paliers individuellement et collectivement surtout », avançait, lui, l’atout offensif n°1 des Rennais.

Pour poursuivre ce focus sur le Stade Rennais, j'ai eu l'immense honneur d'interviewer l'un des plus grands buteurs de l'histoire du club, Daniel Rodighiero ! Il est revenu avec moi sur son passage chez les bretons.
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Foot Multiple : Bonjour Daniel. Peux-tu nous expliquer quels souvenirs gardes-tu de ton passage au Stade Rennais ?
Daniel Rodighiero : "Pour revenir sur mon passage au Stade Rennais et sur mon arrivée en 1964, je dois tout d’abord souligner que cela s’est fait après que Jean Prouff m’ait lancé au Red Star en deuxième division en 1958. Or, le Red Star fut rapidement interdit d’évoluer au niveau professionnel, donc j’ai ensuite suivi Jean Prouff à Caen, avant de revenir au Red Star puisque j’étais sous contrat là-bas. Pendant trois saisons, j’ai alors été régulièrement décisif, et cela a attiré l’œil d’Antoine Cuissard, l’entraîneur du Stade Rennais, qui m’a donc fait venir au club.

Or, rapidement, il fut viré et c’est Jean Prouff, encore lui, qui est ainsi devenu mon entraîneur. Il me connaissait, me faisait confiance, donc c’était un véritable bonheur pour moi d’évoluer à nouveau sous ses ordres.

Néanmoins, au début, on ne va pas se le cacher, cela n’a pas toujours été facile pour moi. En effet, les premiers mois, les supporters rennais me surnommaient « Rodizéro » car je n’étais pas performant d’emblée. Heureusement, rapidement, j’ai finalement enchaîné les buts, et on m’a donc appelé « Monsieur 20 buts » car j’avais l’habitude de marquer toujours vingt buts par saison.

J’ai ensuite passé plus de six saisons au Stade Rennais qui furent, de loin, mes meilleures années, sur le plan footballistique et personnel. C’était un véritable bonheur de vivre là-bas. Lorsque j’y repense, je me dis que notre saison 1964/1965 était totalement incroyable. Selon moi, le club n’a jamais eu une équipe aussi forte depuis cela. On avait effectivement gagné la Coupe de France, et on avait terminé seulement à cinq points du titre de champion de France.

Ainsi, cette saison, et surtout cette victoire en Coupe de France, cela reste clairement le plus beau souvenir de ma carrière. J’ai marqué onze buts en sept matchs. En huitième de finale, j’ai notamment inscrit cinq buts contre Saint-Quentin. Ensuite, en quart on élimine Marseille, en demi on sort le grand Saint-Etienne de l’époque, et en finale on bat Sedan 3-1 lors d’un match rejoué où j’inscris un doublé. Ce fut une aventure fabuleuse qui restera gravée à vie dans ma tête, vraiment. La soirée qui a suivi cette finale au Parc des Princes était assez incroyable aussi et notre retour à Rennes, avec l’accueil de milliers de bretons, c’était tout simplement indescriptible.

Je suis donc très fier d’avoir marqué le club et d’avoir pu contribuer au premier titre du Stade Rennais. De même, je suis heureux d’être, encore à ce jour, le deuxième meilleur buteur de l’histoire du club avec 125 buts. Je suis derrière Jean Grumellon, mais il est resté plus longtemps, a plus joué en D2, et à une autre époque où il y avait bien plus de buts, donc je pense que l’on peut même me mettre à sa hauteur (rires). Plus sérieusement, c’est une grande fierté. Faire partie de l’histoire du club en ayant été un acteur majeur de six très belles saisons du Stade Rennais, je ne peux qu’en être heureux.

Mon passage au club est donc un souvenir fantastique, même si j’aurais préféré que cela se termine autrement. En effet, sur la fin, Jean Prouff ne me faisait plus forcément confiance, alors que je le considérais comme un père, et je suis donc parti à Valenciennes avec un goût amer. Malgré cela, je ne retiens évidemment que le positif. C’est le club où j’ai pu me révéler aux yeux du football français, où j’ai connu des matchs incroyables, et où j’ai pu obtenir mes sélections en Equipe de France. Ainsi, il restera toujours dans mon cœur".

La chaine cryptée Canal+ n’a pas apprécié le traitement de faveur dont bénéficie Amazon concernant la transparence sur les audiences.
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On pensait que les différents diffuseurs de football en France marchaient enfin main dans la main et sans s’écharper à la moindre occasion au sujet des droits TV. Ce n’est pas vraiment le cas. Il s’avère qu’un climat de tension est en train de s’installer entre Canal+ et Prime Vidéo, les deux médias qui retransmettent le championnat français.

L’Équipe révèle que les responsables de C+ sont furieux car Amazon ne joue pas le jeu en ce qui concerne l’opacité des audiences. Depuis qu’il s’est installé dans le paysage français, le groupe américain reste très discret sur les chiffres qu’il enregistre.

Les chiffres de Canal+ sont en hausse
Maxime Saada, le patron de Canal, a accepté pendant un an le fait que son concurrent avance caché. Mais, à partir du septembre dernier, il a choisi d’en faire de même. Et c’est la raison pour laquelle, deux nouvelles chaines ont été créées (Canal+ Foot et Canal+360) et que ses deux affiches ne sont plus visibles sur sa principale chaine. Celle qui doit rendre des comptes à Médiamétrie. « Pourquoi nous ferions ce qu’Amazon refuse de faire », avantce-t-on en interne.

Même si Canal+ emboite le pas à Amazon dans sa manière de fonctionner, son audience demeure facile à déceler. L’Equipe indique que les chiffres du diffuseur historique sont légèrement à la hausse par rapport à l’année dernière. Un score en augmentation de 13%. La Ligue de Football s’en réjouit, bien évidemment.

Annick Courtin adore le football. Du haut de ses 97 ans, elle sera dans les tribunes pour supporter le Stade Rennais face à Lyon, ce dimanche 16 octobre 2022.

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"Il y a peut-être dix ou quinze ans que je n’ai pas mis les pieds dans un stade." Ce dimanche 16 octobre 2022, Annick Courtin sera aux premières loges pour le match Rennes-Lyon. Une jolie surprise de ses petits-enfants pour cette grande supportrice du Stade Rennais.

Dans l’appartement d’Annick Courtin, à l’ouest de Rennes, la télévision est équipée de toutes les chaînes de télévision pour ne rater aucun match. Ce qu’elle préfère dans le foot, c’est "le beau jeu, les belles passes entre les joueurs." Parfois il lui arrive d’entendre l’ambiance du stade quand Rennes gagne un match. "Le vent me ramène les cris des supporters !"

"Ma famille disait souvent qu’elle voulait m’emmener voir un match. C’est une belle surprise qu’ils m’ont faite." À quelques jours du jour J, malgré son énergie pétillante, Annick Courtin s’interroge : "Le stade a dû changer depuis la dernière fois que j’y suis allée. J’espère que ce ne sera pas trop compliqué de s’y déplacer. À 97 ans ce n’est pas rien."

Le football, une histoire de famille
Pour cette ancienne modiste, le football est une histoire de famille : "Mon beau-frère était Jean Cueff, un ancien joueur du Stade Rennais. Et ma fille est aussi mariée à un footballeur." Dans son salon Annick garde le numéro spécial 100 ans des rouges et noir édité par Ouest France en 2001. Elle se replonge dedans avec nostalgie : "Paul Le Dren, on l’appelait Pau-paul. Je me demande si certains sont encore en vie."

Des souvenirs plein la tête, Annick Courtin n’a rien oublié de ses premiers matchs : "À l’époque, il y avait des barrières en bois, alors mon père regardait le match entre les planches. Au bout d’un moment, après la première mi-temps, on le laissait rentrer pour voir le match !"

Son dernier match au Stade de France
L’industrie du football a tout de même bien changé au fil des années, ce qui ne ravit pas Annick Courtin : "L’argent a pris une place trop importante dans les matchs de gros clubs, comme le PSG par exemple." Elle ajoute l’œil rieur : "Même si Messi a marqué le jeu avec un beau but, mardi, je dois bien le reconnaître."

Quel est le dernier match qu’elle a vu en vrai ? "C’était au Stade de France, à Paris. La rencontre opposait la France à l’Ukraine." Et pour la coupe du monde à venir, au Quatar ? Elle sourit : "Je vais regarder, mais seulement si la France gagne !"

En attendant, pour l’affrontement entre Rennes et Lyon, dimanche, il ne lui manque plus que l’écharpe aux couleurs des Rouge et Noir pour être prête à supporter son équipe favorite.

Nouvelle interview d'un ex-joueur du Stade Rennais, avec Stéphane Grégoire, qui a fait le bonheur du club à la fin des années 1990 et au début des années 2000 !
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Foot Multiple : Bonjour Stéphane. Peux-tu nous expliquer quels souvenirs gardes-tu de ton passage au Stade Rennais ?
Stéphane Grégoire : "J’ai évidemment un parcours extrêmement atypique et très rare dans le football puisque je suis arrivé dans le monde professionnel à 29 ans seulement en signant au Stade Rennais. En effet, avant cela, je jouais à un bon niveau amateur et je travaillais à côté. Or, le football professionnel, pour être très honnête, ne m’attirait pas. Néanmoins, par peur d’avoir des regrets, lorsque le Stade Rennais m’a contacté, j’ai accepté.

J’ai alors découvert un monde totalement fou où la prime de match équivalait au double de mon salaire dans la fonction publique. J’étais sans voix face à cela et à ce rapport à l’argent, je n’étais pas habitué.

Cependant, une fois passé cette période où j’ai dû m’adapter par rapport à un milieu différent de celui que j’avais connu par le passé, mes saisons au Stade Rennais n’étaient que du bonheur. En effet, j’ai pris un pied fou et j’ai toujours tout donné sur le terrain, quitte à finir avec le souffle coupé et des crampes (rires).
Je voulais vraiment que ce club réussisse, j’avais un amour profond pour lui.

J’ai donc énormément de bons souvenirs de ce passage au Stade Rennais avec cinq années pleines disputées. Or, je crois que si je ne dois ressortir un seul souvenir, ce serait mon doublé face au FC Metz en 1997. En effet, encore une fois, j’arrivais en D1 après plusieurs saisons en amateur, Metz était leader du championnat, et je réussis à mettre deux beaux buts, c’était totalement dingue et inespéré. Cela m’a ensuite permis de m’installer dans le groupe rennais et d’être considéré et reconnu dans le milieu professionnel, chose qui n’était évidemment pas gagnée au départ. En dehors de ce souvenir fort, je retiens forcément aussi la double confrontation en finale de la Coupe Intertoto face à la Juventus de Zinedine Zidane en 1999. En effet, l’ambiance était vraiment belle, et j’étais fier de découvrir le très haut niveau. L’intensité de ces rencontres, c’était un autre monde. Je devais marquer Zinedine Zidane ou Antonio Conte, c’était quand même une immense fierté.

Le Stade Rennais restera donc forcément mon club de cœur puisqu'il m’a permis de découvrir le monde professionnel et de connaître le très haut niveau. Je suis donc très fier d’avoir porté ces couleurs et je ne remercierais jamais assez le club pour tout ce qu’il a pu m’apporter".

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29 novembre 2022

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