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DS 0026

Détenteur des droits du Championnat de France de football en quasi-direct, Free va proposer différents contenus sur son application "Free Ligue 1", lancée ce mercredi.

Disponible à la fois sur l'interface de la Freebox et sur une l'application "Free Ligue 1", l'offre de foot de l'opérateur télécoms est désormais connue. L'application en question est téléchargeable depuis ce mercredi et Free annonce offrir les deux premières journées de Championnat à l'ensemble des utilisateurs.

En effet, si Free Ligue 1 sera disponible gratuitement sur les box et sur les forfaits mobiles 4G (hors offres promotionnelles), les autres consommateurs devront donc s'abonner au contenu payant de Free Ligue 1 à partir de la troisième journée de Championnat.

Le tarif reste non communiqué à ce jour mais l'opérateur nous fait savoir qu'il sera "attractif". Le contenu payant de l'application concernera par ailleurs uniquement les matches en direct et les résumés des rencontres.

Jusqu'à 30 minutes de quasi-direct par match de L1

Détenteur du lot en "quasi-direct" (réglé près de 50 millions d'euros par an jusqu'en 2024), Free aura la possibilité d'alerter ses abonnés box et mobile par des notifications afin de les renvoyer vers différents extraits des rencontres présélectionnées par l'utilisateur. "Cela permet de regarder en quasi-direct, jusqu'à 30 minutes d'images par match, sous la forme de clips pouvant aller jusqu'à 60 secondes, précise Thomas Reynaud, DG de l'opérateur télécoms. On enverra des notifications dans des délais records, de quelques secondes, avec l'idée d'aller à l'essentiel du match : les buts, les meilleures actions, les plus beaux arrêts. Finalement, on sera la seule plateforme à donner accès à 100 % des buts de la L1 en vidéo".

L'abonné aura la possibilité de sélectionner sur sa box ou son application un ou plusieurs clubs afin d'être alerté des meilleurs moments d'une ou plusieurs équipes. "Nous avons également accès à la zone flash d'interviews, comme les autres détenteurs de droits (Téléfoot et Canal +), ajoute Thomas Reynaud. Nous souhaitons évidemment donner la parole aux joueurs à la fin des matches et nous diffuserons leurs réactions dans la foulée."

Les résumés des matches et ceux des journées de Championnat seront également proposés sous la forme de vidéos, allant de deux à cinq minutes chacune et diffusables peu de temps après le coup de sifflet final.

Une dizaine de programmes chaque semaine

Outre son offre de quasi-directs et de résumés, Free prépare des contenus propres, "dans des formats courts et faciles à consommer", promet l'opérateur. "On a travaillé avec plusieurs boîtes de production pour produire des contenus rapides, percutants, adaptés à un mode de consommation sur smartphone, confirme le directeur général. On souhaite parler du football sous tous ses angles : de la Ligue 1 en passant par le freestyle, les jeux vidéo, la dimension économique et sociétale. La semaine sera rythmée par une petite dizaine de rendez-vous. Il y aura notamment des tournages tournés au sein des clubs de Ligue 1."
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Mais aussi dans les centres de formation de l'élite avec la web-série "U19" qui partira à la rencontre des futures pépites du Championnat. "Le bureau des stats", lui, annonce avec son seul nom la couleur. "Cadré" s'articulera autour d'une interview second degré durant laquelle les joueurs seront "chahutés". Mais on trouve aussi un podcast nommé "Football Society" abordant différents angles sociétaux liés à la discipline.

Mais le rendez-vous phare de Free, baptisé "U-Foot", sera mis en ligne le vendredi et le lundi, afin d'encadrer chaque journée de Championnat. On y retrouve Thomas Thouroude à la présentation. L'ancien présentateur de Canal + promet d'y aborder "le football à 360 degrés", entouré d'une bande de chroniqueurs, pour la plupart venus du web (Vinsky, Wiloo...).

DS 0025

Nouvelle saison et nouveaux horaires pour la Ligue 1. A partir de cet exercice 2020-2021, et jusqu’en 2024, le championnat de France de football va proposer à ses fidèles passionnés une nouvelle programmation des matchs.

Comme jusqu’à maintenant, une journée type de L1 s’ouvrira avec une rencontre programmée le vendredi soir à 21h. Elle sera suivie d’une confrontation le samedi à 17h. Mais, première nouveauté, il n’y aura plus de multiplex le samedi soir. Il sera remplacé par un match avec un coup d’envoi à 21h.

Le dimanche sera la journée la plus chargée avec sept rencontres : un premier match à 13h, puis quatre autres en multiplex à 15h, un autre à 17h et enfin la grande affiche toujours à 21h.

La Répartition Des Matchs De Ligue 1
Vendredi
Un match à 21h sur Téléfoot

Samedi
Un match à 17h sur Téléfoot
Un match à 21h sur Canal+

Dimanche
Un match à 13h sur Téléfoot
Quatre matchs à 15h sur Téléfoot
Un match à 17h sur Canal+
Un match à 21h sur Téléfoot

DS 0024

Après les changements opérés en raison des quatre cas positifs décelés à l'OM, retrouvez le programme actualisé de la 1ère journée de Ligue 1 qui débutera avec Bordeaux-Nantes, vendredi à 19 heures.

La Ligue des champions et le coronavirus perturbent la 1ère journée de Ligue 1. On savait déjà que les rencontres du PSG et de Lyon, engagés en demi-finales de la C1, étaient reportées au 16 septembre (face à respectivement Metz et Montpellier). En raison des quatre cas positifs au Covid-19 décelés à l'Olympique de Marseille, le match de l'OM contre Saint-Etienne, qui devait ouvrir cette journée inaugurale de L1, vendredi soir (19 heures), a également été reporté (au 16 ou 17 septembre).
 
Du coup, la LFP a avancé Bordeaux-Nantes, prévu initialement samedi à 17 heures, à vendredi soir afin de constituer la première affiche de la reprise. La Ligue a également décalé Dijon-Rennes, programmé à la base dimanche à 15 heures, à samedi 17 heures. Dimanche, Monaco-Reims aura lieu à partir de 13 heures, Lorient-Strasbourg et Nîmes-Brest restent à 15 heures, et Nice-Lens demeure avec un coup d'envoi fixé à 17 heures.
 
Le programme de la 1ère journée de Ligue 1 :
Vendredi 21 août 2020
19 heures : Bordeaux-Nantes
 
Samedi 22 août 2020
17 heures : Dijon-Angers
21 heures : Lille-Rennes
 
Dimanche 23 août 2020
13 heures : Monaco-Reims
15 heures : Lorient-Strasbourg
15 heures : Nîmes-Brest
17 heures : Nice-Lens
 
Mercredi 16 septembre 2020
19 heures : Paris-SG-Metz
19 heures : Montpellier-Lyon
 
Mercredi 16 septembre ou jeudi 17 septembre 2020
Horaire à préciser : Marseille - Saint-Etienne

Infographies – Quelles sont les zones d'influence nationales et les emprises régionales des clubs français, comment se disputent-ils le territoire? Réponses en cartographies interactives.

Le football moderne a bouleversé la géographie des supporters, qui a longtemps fait correspondre leurs appartenances à la proximité avec le club "local" – même si certains clubs comme la Juventus ou le Bayern ont toujours fédéré des supporters au-delà de leur région. En France, les épopées européennes et les périodes de domination domestique ont attaché des générations entières à une équipe.

L'internationalisation du football, sa diffusion massive au travers des frontières ont significativement contribué à délocaliser ces identifications, avec le supportariat "à distance" qu'a étudié le sociologue Ludovic Lestrelin, ou l'adoption d'un "second club" – souvent quand le premier n'évolue pas au plus haut niveau européen.

La répartition territoriale des supporters n'en est que plus intéressante à étudier… à condition de trouver des outils et des données qui le permettent – les études de marché, les fichiers abonnés ou les données de téléphonie mobile dans un stade étant jalousement gardés par les clubs.

Les réseaux sociaux s'avèrent alors précieux, en particulier Twitter qui est le seul de cette envergure à permettre une exploitation de ses données par des tiers via son API. Nous sommes partis du postulat que l'on s’abonne au compte officiel d'un club lorsqu’on en est plutôt supporter – même si on peut suivre un club rival pour le troller.

Autres limites : la base d’utilisateurs plutôt jeune et urbaine de ce réseau social, qui passe sous silence les supporters plus âgés, ainsi que les bots informatiques (mais leur répartition géographique ne semble pas altérer l’analyse).

Nous avons donc collecté les données des 40 clubs présents en Ligue 1 et Ligue 2 lors de la saison 2018/2019, ainsi que de trois clubs majeurs de National (Tours FC, SC Bastia et Stade lavallois). Pour plus de précisions méthodologiques, voir la notice en fin d’article.

Le PSG et les autres

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N. : les données datent de fin 2018, elles ont évolué depuis, et eles excluent les bots Twitter suspectés de suivre les comptes officiels des clubs. Elles sont donc en-deçà des chiffres affichés sur les pages de leurs comptes.

Cartographie des aires d’influence des clubs de football

La carte qui suit permet d’afficher le club français comptant le plus de fans dans chaque zone de dix kilomètres de côté, la commune indiquée étant la plus peuplée de ce carré. Seuls ceux comportant plus de dix twittos sont indiqués: de nombreuses zones peu denses ne sont donc pas renseignées.

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Si la logique de proximité est respectée pour les clubs d’envergure, on constate l’influence du Paris Saint-Germain dans tous les interstices éloignés de ces villes. À l’ouest, c’est par exemple le cas dans le Centre-Bretagne, dans le Léon ou en Cornouaille et, à l’est, dans les Vosges ou la Meuse. 

Dans le centre et le Sud-Ouest du pays, le PSG se retrouve souvent en position de premier club suivi en l’absence de concurrents à sa mesure, même au Pays basque où les Girondins semblaient autrefois les plus supportés localement.

En termes footballistiques et non géologiques, le bassin parisien s’étend très loin: de la Côte d’opale à l’Aisne, de la Sarthe (en l’absence temporaire du MUC 72?) au Morvan, et même jusqu'aux Pyrénées.

L’Olympique de Marseille reste loin devant le PSG dans quasiment toute la région Paca, et les trois clubs corses sont maîtres chez eux avec une nette avance pour le Sporting – pourtant redescendu au niveau amateur.

L’Olympique Lyonnais se rassure jusqu’à Valence et dans le Dauphiné, mais n’est définitivement pas le club des Alpes, où le PSG prime. Dès la limite départementale avec la Loire franchie, on bascule en territoire stéphanois.

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Sur la carte des clubs en "deuxième position", la diffusion de l’OM est visible même dans le Nord, ainsi que l’intrication PSG/OM avec de nombreux territoires où ces deux clubs sont les plus suivis. L’importance du club de la capitale est sensible dans les zones avec un club local fortement suivi (Stade rennais, FC Nantes, Girondins de Bordeaux…).

Fiefs et diasporas

Cette carte interactive entre dans le détail pour connaître, toujours pour chaque zone de dix kilomètres de côté, le nombre et la part des twittos qui suivent le club sélectionné. Bien sûr, le total par carreau fera plus de 100% puisque certains utilisateurs suivent plusieurs clubs en même temps.

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Territoires de football

La localisation des fans via leur bio Twitter étant insuffisante dans les zones moins densément peuplées (cf. les points non renseignés sur la première carte), on peut extrapoler sur ces territoires avec la méthode des plus proches voisins, et en profiter pour éliminer le bruit et quelques données aberrantes.

Dans les cartes qui suivent, à chaque club on affecte une couleur dont l'intensité est proportionnelle au degré de certitude dans le résultat. Seules les fanbases des clubs qui apparaissent dans la zone sont analysées: contrairement aux cartes précédentes, on évite de montrer les supporters "à distance".

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Parmi les trois clubs les plus populaires, le PSG est devant ses deux rivaux sur les trois quarts du pays. L’OM résiste en Paca, à l’exception notable du littoral de Saint-Tropez jusqu’à Menton, qui place Paris devant. La Lozère, le Sud-Cantal et quelques zones du littoral languedocien restent tout de même plus attirés par l’OM que par le PSG.

Dans les environs de Valence (Drôme) les cœurs balancent: c’est à partir de là que les supporters lyonnais se font majoritaires, bien que le PSG y soit en bonne position. L’OL reste le club préféré dans un rayon de cent kilomètres autour de Lyon, sauf dans la Loire où les Stéphanois préfèrent encore le PSG au rival lyonnais.

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Bien qu'elle soit pourvue en clubs de premier ou de second plan (Calais, Dunkerque, Boulogne, Wasquehal…), seuls quatre clubs de la région ont assez de followers pour faire partie de l’analyse: le LOSC règne sur la moitié septentrionale du département du Nord, le Valenciennes FC au Sud, l’Amiens SC garde son fief dans presque toute la Somme et le RC Lens reste majoritaire partout ailleurs.

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La zone d'influence du RC Strasbourg épouse presque parfaitement les contours des Haut-Rhin et Bas-Rhin, avec une petite incursion en Moselle près de Sarrebourg.

Ici commence le territoire du FC Metz, qui inclue le périmètre du département 57 version pré-annexion allemande de 1871, ainsi que le nord de la Meuse jusqu’à Commercy. Le rival AS Nancy-Lorraine règne sur le département disparu de la Meurthe et une bonne partie des Vosges.

Le FC Sochaux-Montbéliard reste roi à Belfort, dans le Doubs et la Haute-Saône – même si le club de Dijon gagne des fans presque jusqu’à Vesoul.

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Le Stade Rennais et le FC Nantes établissent leurs fiefs dans leurs départements respectifs (35 et 44). Les Canaris recrutent des fans jusque dans le Sud-Mayenne, le Choletais et toute la Vendée. Le SRFC tente une timide percée dans la Manche, mais les Normands restent majoritairement malherbistes.

Les Rouge et Noir semblent majoritaires dans les Côtes-d’Armor jusqu’aux environs de Collinée (ce qui confirmerait ce reportage mythique de Canal+ dans les années 1990) et dans le Morbihan jusqu’à Ploërmel voire Locminé.

Vannes se situe aux confins des influences nantaise et lorientaise, mais une poche de résistance stadiste semble se distinguer dans la presqu’île de Rhuys: une explication serait-elle à trouver du côté des propriétaires de résidences secondaires et des retraités venus de Rennes?

Le Stade brestois est un peu confiné dans le Nord Finistère, où même Morlaix échapperait à son emprise, mais il aura probablement conquis de nouveau du terrain à l’est après sa montée en L1 et la descente de l’En Avant Guingamp.

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Si l'on exclut le PSG de l’analyse (pour rappel, ces cartes ne montrent que les clubs locaux), l’Olympique de Marseille écrase tout le littoral méditerranéen et phagocyte les bases de supporters potentiels des autres clubs.

Tout le littoral? Non, à partir d’Antibes, on lui préfère tout de même l’OGC Nice, comme dans une grande partie du département des Alpes-Maritimes, voire l’AS Monaco sur une petite dizaine de kilomètres de côte.

Le Montpellier Hérault SC garde l'ascendant sur le sud des Cévennes jusqu’à l’arrière-pays héraultais, mais est supplanté par l’OM partout ailleurs. Le rival nîmois, fort de ses bons résultats récents, tente de reconquérir le Gard, mais se limite pour l’instant à un rayon limité autour du Stade des Costières.

 

(Source : Cahiers du Football)

DS 0022

Sans poste depuis son départ du Stade Rennais en février, l'ancien président du club breton, Olivier Létang, a été cité dernièrement comme potentiel nouveau directeur général de la LFP. Flatté, ce dernier assure toutefois à RMC Sport qu'il n'est pas intéressé.

Depuis quelques jours, son nom revient sur les lèvres de plusieurs dirigeants pour devenir directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), et succéder ainsi à Didier Quillot. Pourtant, l'ancien président du Stade Rennais, Olivier Létang, joint par RMC Sport, assure ne pas être intéressé par cette fonction.

"Je suis honoré que mon nom ressorte pour un poste aussi prestigieux que celui de directeur général de la LFP, à un moment où il faut développer un projet pour rendre le football professionnel français encore plus performant, mais cela ne correspond pas à mes aspirations d’aujourd’hui", confie le dirigeant.

"Ce n'est pas d'actualité"
Et Létang d'en dire un peu plus sur la suite de sa carrière professionnelle: "Je préfère me concentrer sur d’autres priorités actuellement après plusieurs saisons fantastiques avec le Stade Rennais, ponctuées par la première qualification du club en Ligue des champions, poursuit-il. Je suis très heureux pour les Rennais. Actuellement, je prends mon temps pour choisir le meilleur projet. Je remercie ceux qui pensent ou qui ont pu penser à moi, mais ce n’est pas d’actualité."

Une réponse on ne peut plus claire pour l’ancien directeur sportif parisien, qui suit toujours avec attention et affection l’aventure des clubs français en Ligue des champions.

DS 0021

Julien Stéphan a réagi à la qualification du Stade Rennais pour les poules de la Ligue des champions. Le club breton disputera la prestigieuse compétition pour la première fois de son histoire.

Julien où vous trouviez-vous et qu’avez-vous lorsqu’Ocampos marque le but de la victoire pour Séville?
On était ensemble avec certains joueurs, avec des salariés du club, à suivre le match ici. Cela devait être notre destin (sourire). On a fait basculer beaucoup de matchs à la 90ème, 91ème, 92ème ici pour finir troisième et on obtient cette qualification sur un but à la 88ème. Il y avait beaucoup de joie, de fierté. On est content pour l'actionnaire qui nous soutient depuis tant d'années pour les supporters, les salariés, les joueurs récompensés de leur super parcours.

On est fier parce que c'est une première, parce que l'on rentre dans l'Histoire, parce qu'on va vivre une expérience fantastique qui va forcément faire grandir le club. On sait où on met les pieds on connait la complexité de la Ligue des champions mais on devra croquer à pleines dents et donner le maximum pour donner une bonne image.

Le Président Nicolas Holveck rêve du Real Madrid et vous?
Il y a tellement de grandes équipes, de grandes ambiances... un stade peut-être Liverpool! Un coach? Il n’y a que des coachs énormes! On va beaucoup apprendre.

Votre parcours et vos résultats semblent assez incroyables en moins de deux ans?
Je ne sais pas. Oui lorsqu'on m'a confié l'équipe j'avais quelques matchs pour faire mes preuves et puis il y a eu un trophée au bout de quelques mois ce qui n'était pas du tout programmé.

On a confirmé la saison dernière dans des circonstances particulières mais on était là sur le podium dès le mois de décembre et on n'a pas lâché jusqu'en mars donc je n'ai pas le temps de penser à mon parcours je pense surtout au club, à la région, à la ville. On ne pense pas à soi dans ces moments-là mais à la joie générée et aux expériences incroyables que l’'on va vivre.

Si vous aviez une image, un souvenir en Ligue des champions?
Si j'ai une image, c'est la volée de Zidane contre Leverkusen. C’était tellement exceptionnel. C'est la magie de ces compétitions, c'est le Graal pour un footballeur. Les plus grands joueurs, les plus grands coachs et les gestes les plus beaux.

Est-ce que cela amène une pression supplémentaire pour la saison à venir?
Une pression non! Je ne vois pas pourquoi on aurait la pression. On a gagné la Coupe de France. On a fini troisième. Si on a bien conscience que y être c'est du domaine de l'exception alors tout va bien. Si on banalise c'est sûr que là on commencera à avoir des soucis.

Je crois que tout le monde a bien conscience de l'exceptionnel qui nous arrive. On ne doit pas avoir peur d'affronter ça. C'est juste magique et unique l'expérience qu'on va vivre. On devra montrer qu'on mérite d'être là et qu’on n’a pas volé notre place.

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Le Stade Rennais a reçu une très bonne nouvelle mardi soir. Effectivement, on connaît désormais les quatre demi-finalistes de la Ligue Europa - le Séville FC, le Shakhtar, Manchester United et l'Inter - et tous se sont qualifiés pour la Ligue des Champions via leur championnat respectif. Les Bretons ont donc, comme l'indique le règlement, directement obtenu un ticket pour les phases de poules de la plus prestigieuse des compétitions européennes, sans devoir passer par les barrages comme c'est pourtant prévu pour le troisième de la Ligue 1. Et forcément, cela offre de nouvelles perspectives pour le mercato.

« Nous, ça va nous permettre d'avoir plus de certitudes pour le mercato. On avait déjà des cibles bien déterminées. On avait encore trois postes (deux défenseurs centraux et un attaquant axial) à pourvoir. On pourra éventuellement recruter quelques compléments et étoffer l'effectif en vue de la Ligue des champions. On cherche à composer une équipe bien équilibrée. Quel adversaire souhaité en phase de groupes ? Pourquoi pas le Real Madrid, que je n'ai jamais rencontré ? », a lancé le président Nicolas Holveck sur La chaîne l'Equipe.

Presque 30 millions d'euros assurés
On peut donc s'attendre à un mercato plus qu'animé pour les Bretons, déjà assurés de toucher les revenus liés au droits TV des six rencontres de poules de la coupe aux grandes oreilles. On parle là d'environ 28 millions d'euros ! Le Télégramme confirme également que tout ceci devrait bien aider l'équipe entraînée par Julien Stéphan, qui sera plus attractive aux yeux des joueurs ciblés.

Ces derniers temps, on a parlé de joueurs du calibre de Javi Martinez (Bayern Munich) ou Fikayo Tomori (Chelsea), ainsi que William Carvalho (Betis). Nous vous révélions aussi en exclusivité sur Foot Mercato que la direction du club avait un œil sur le Barcelonais Jean-Clair Todibo. Avec l'assurance de disputer la Ligue des Champions, le club va pouvoir passer la seconde pour boucler ces dossier pour le moins intéressants.

Avec les victoires poussives hier de Manchester United (après prolongation contre Copenhague 1-0) et de l’Inter Milan (contre Leverkusen, 2-1) en quarts de finale d’Europa Ligue, le Stade Rennais est plus proche que jamais de la phase de poule de la Ligue des Champions. Si Donetsk et Séville, ce soir, triomphent de Bâle et Wolverhampton, ce sera officiel. Sinon, il faudra encore attendre la finale…

En attendant, faites vous plaisir…

À l'été 2000, le Stade rennais sortait le chéquier et dépensait 140 millions de francs (21,3 millions d'euros) pour s'offrir une pépite brésilienne de 21 ans : Severino Lucas. Un gros coup qui s'est rapidement transformé en bide, au point de devenir un flop symbolique du foot français. Vingt ans plus tard, Lucas a toujours sa place dans le livre des records du Stade rennais, dont il reste officiellement la recrue la plus chère de l'histoire du club breton. Du Brésil, il accepte de revenir sur cette drôle d'aventure rennaise, dont il garde malgré tout quelques bons souvenirs.

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Racontez-nous ce transfert au Stade rennais, à l’été 2000. Il paraît que vous auriez aussi pu signer à Marseille. Comment l’option Rennes se présente-t-elle à vous ?
En fait, j’ai une conversation avec Abel Braga, qui est l’entraîneur de l’OM. Il me montre son intérêt de me recruter, mais il fait aussi venir Adriano Gabiru (acheté 4,3 millions d’euros en juillet 2000, ndlr) et je ne reçois jamais de proposition officielle de Marseille. Une ou deux semaines plus tard, le Stade rennais contacte mon agent avec une proposition plus intéressante pour tout le monde financièrement, même si pour moi il n'y avait pas un écart gigantesque. Ils m’annoncent que le club est en train de monter une équipe très forte avec l’ambition de grandir, et ça me séduit. En plus, ils avaient déjà recruté trois joueurs brésiliens (César, Vânder et Luís Fabiano) et Mario Héctor Turdó, un Argentin. Il y avait aussi Bernard Lama qui venait d’arriver, c’était un grand nom et ça confirmait le discours du club. Puis, il y avait aussi le fait que ce n’était pas une très grande équipe, ce qui enlevait cette pression de remporter des titres. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

Comment vivez-vous, à l’époque, votre arrivée en France ? Ça ne doit pas être facile de quitter son pays, son continent, à 21 ans.
Je l’ai bien vécu. À ce moment-là, je suis souvent appelé avec la sélection olympique, je suis aussi dans un grand moment de ma carrière en club où je suis un joueur majeur de mon équipe (l’Atletico Paranaense) et le principal buteur. Et depuis plusieurs années, j’ai cette envie de venir jouer en Europe. À aucun moment je ne regrette d’avoir pris cette décision car j’étais vraiment prêt à relever le défi. Le challenge, c’était bien sûr de pouvoir jouer en Europe, mais aussi d’être capable de me prendre en charge seul là-bas, dans un autre pays. Pour moi, il était temps de faire face à ces nouveaux défis.

Il y a aussi le coût du transfert (21,3 millions d’euros) qui fait parler à l’époque. Comment gérez-vous la pression générée par cette indemnité importante ?
Au départ, je n’imagine pas du tout que ça va être une pression pour moi. C’est avec le temps que j’ai commencé à la ressentir. Après les JO et la déception d’avoir perdu, je suis rentré à Rennes et j’ai compris que je devais faire quelque chose de grand.
"En rentrant des JO, je me suis réveillé en comprenant ce que représentait ce transfert au Brésil, à Rennes et en Europe. La pression était énorme, finalement."
Jusqu’à présent, tout se passait bien pour moi en sélection comme en club mais en rentrant des JO, je me suis vraiment réveillé en comprenant ce que représentait ce transfert au Brésil, à Rennes et en Europe. La pression était énorme, finalement, et je l’ai ressenti pendant mes deux années et demies passées en France. J’avais toujours cette étiquette sur le front, il y avait toujours cette remise en question de la valeur de mon transfert, peu importe ce que je faisais sur le terrain. C’est vrai que mes statistiques n’étaient pas bonnes, mais il y a eu des bons matchs, il y a eu des buts... Puis dès qu’il y avait un mauvais résultat, on en revenait toujours au coût du transfert. La somme était élevée, c’est vrai, mais je pense qu’elle était juste sur le moment vu ce que je faisais au Brésil.

Vous étiez le symbole de l’ambition de François Pinault. Avez-vous eu l’occasion de rencontrer et d’échanger avec l’actionnaire rennais ?
C’est aussi après avoir découvert l’histoire de M. Pinault que le projet rennais m’a enthousiasmé. Je savais que c’était un grand entrepreneur, une personne qui avait du succès dans ses affaires... J’ai donc imaginé que moi aussi, je ferais partie d’un projet gagnant. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, c’est quelqu’un de très poli, très gentil.
"Au-delà de l'argent dépensé, je pense surtout que M. Pinault était triste de ne pas réussir à faire du Stade rennais une place forte du foot français et européen."
Il ne m’a jamais mis la moindre pression. Peut-être aussi parce qu’il n’était pas là tous les jours, il ne participait pas au sportif, c’était l’investisseur. Nous avons même dîné ensemble et il m’a toujours apporté sa confiance. C’est évident qu’il aurait préféré que les choses se passent différemment, qu’il y ait un retour sur investissement. Mais au-delà de l’argent dépensé, je pense qu’il était surtout triste de ne pas réussir à faire du Stade rennais une place forte du football français et européen. Car c’est un vrai gagneur.

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Le 5 août 2000, vous jouez vos premières minutes en Ligue 1 contre le Paris Saint-Germain (1-1). Vous souvenez-vous de ce match ?
Bien sûr. J’étais entré en jeu, c’était en deuxième période (il remplace Christophe Le Roux à la 77e minute, N.D.L.R.). Je me rappelle qu’il y avait Anelka sur le banc du PSG, et surtout que j’étais très heureux de démarrer un nouveau chapitre avec ce club, en Europe. Les fans m’encourageaient, il n’y avait pas la moindre critique mais l’espoir que je fasse de belles choses. C’était un match spécial même si le PSG n’était pas celui d’aujourd’hui avec tous les investissements, mais ça restait un club très connu au Brésil puisque Raí y avait joué. Raí est d’ailleurs une des raisons qui m’a poussé à venir en France : il est originaire de Ribeirão Preto, comme moi, et nous avons des amis en commun.

Après trois premières apparitions en août, vous devez justement quitter le groupe pour rejoindre la sélection du Brésil pour les JO de Sydney. Cela n’a pas été embêtant pour votre intégration en Europe ?

C’est possible, oui. Mais peut-être aussi que si j’avais remporté les JO, je serais revenu avec plus de confiance. Nous avions perdu les JO de manière humiliante : on jouait à 11 contre 9, il y avait une grosse pression au Brésil sur cette génération avec Ronaldinho et Lucio qui avaient déjà connu la Seleçao (le Brésil est éliminé par le Cameroun en quarts de finale avec des buts de Patrick Mboma et Modeste M'Bami, N.D.L.R.). Du coup, je n’ai pas fait la préparation avec Rennes.
"Je pensais que le problème, c'était les autres, et pas moi."
J’ai raté le travail physique, tactique et je n’ai pas pu créer des automatismes avec les autres joueurs. C’est vrai que la deuxième année, j’aurais dû me donner davantage dans la préparation mais j’étais encore jeune et je pensais que le problème, c’était les autres et pas moi. La première année, c’était de l’adaptation, la deuxième, c’est de ma faute. J’aurais dû travailler et j’en ai fait les frais par la suite.

En quoi le foot pratiqué en France était-il différent de celui joué au Brésil ?
La principale différence, c’est que le football français était un foot physique. Je ne sais pas si c’est encore le cas mais à l’époque le championnat était très physique, avec notamment beaucoup de joueurs africains qui étaient très forts physiquement. Au début, ça m’a gêné parce que je n’avais pas beaucoup de force malgré ma vitesse. Il a fallu que je m’adapte. Paul Le Guen, Christian Gourcuff et László Bölöni ont modifié mon style de jeu. J’étais utilisé meneur, parfois attaquant, et beaucoup de personnes ne comprenaient pas pourquoi je marquais moins de buts. Mais ils n’avaient pas compris que j’avais changé de position.

Ce problème de positionnement, ça ne vous a pas aidé pour votre épanouissement.
Comme je l’ai dit, les trois entraîneurs ont essayé de trouver la meilleure position pour moi. Mais je pense que jouer en pointe, ce n’était pas pour moi. Au Brésil, je ne jouais pas à ce poste, j’étais plutôt sur un côté ou derrière l’attaquant. À Rennes, j’ai joué un peu partout, j’ai parfois fait des bons matchs, d’autres moyens, d’autres mauvais, d’autre ridicules... Malheureusement, je n’ai jamais pu enchaîner les matchs au même poste. Je devais m’adapter en permanence, c’était difficile de faire la différence dans ces conditions. C’était peut-être une erreur de ma part de ne pas dire dans quelle position je me sentais le mieux, mais j’étais jeune.

Quelle était votre relation avec Paul Le Guen ? Et avec Christian Gourcuff ?
J’ai une affection toute particulière pour Paul Le Guen. Une grande affection, même. Il m’a aidé dans
"Je pense que l'histoire aurait été différente si Paul Le Guen était resté. J'ai une grande affection pour lui."
les bons comme dans les mauvais moments. Quand j’étais critiqué, il me protégeait. Il avait voulu me recruter et c’était une déception de ne pas avoir continué avec lui une deuxième année car j’avais sa confiance et je savais que je m’améliorais. Gourcuff, c’est quelqu’un de plus exigeant. Il ne me connaissait pas vraiment mais il m’avait vu jouer et connaissait mes caractéristiques. C’est un coach intelligent, très porté sur la tactique et très studieux. J’avais moins de complicité et de liberté qu’avec Le Guen, mais je ne dirais pas de mal de lui. Nous avions des pensées différentes mais cela a toujours été respectueux entre nous. En tout cas, des trois entraîneurs que j’ai connus au SRFC, Le Guen est celui avec lequel j’ai vécu les meilleurs moments. Et je pense que l’histoire aurait été différente s’il était resté.

 

DS 0018c

Il y avait une vraie colonie brésilienne à Rennes à l’époque. Était-ce une bonne chose pour votre intégration ?
Il y avait du positif et du négatif. Le côté positif, c’est de pouvoir parler dans sa langue natale, avoir des gens avec lesquels tu peux fraterniser hors du terrain. Mais en contrepartie, tu crées un groupe qui ne s’adapte pas à la langue française, qui n’apprend pas des autres joueurs. Je ne peux pas dire que ça m’a été préjudiciable, César parlait d’ailleurs très bien français et il nous a aidés. Mais plus tard, quand je suis parti au Japon, j’ai compris qu’apprendre la langue permet aussi d’avoir une relation avec les joueurs locaux et facilite l’adaptation dans un groupe. Puis, ça permet aussi d’avoir plus de liberté quand tu te balades dans la rue avec ta femme. Cette colonie brésilienne au Stade rennais, c’était quand même une bonne expérience et nous sommes encore amis aujourd’hui. On a vécu des bons moments.

À quoi ressemblait votre vie quotidienne en Bretagne ?
S’il y a bien une chose dont je ne peux pas me plaindre à Rennes, c’est la vie en dehors du terrain. Je vivais très bien. J’aimais beaucoup aller sur la côte, à Saint-Malo, ou encore aller voir le Mont Saint-Michel.
Je commençais même à apprécier les produits locaux avec quelques restaurants. Le centre de Rennes est très joli, je suis catholique et j’ai pu découvrir de très belles églises. Ma femme aimait aussi beaucoup la ville, on y a vécu des moments importants de notre vie personnelle donc ce n’était pas évident de partir en 2003. Je n’ai que de bons souvenirs de la vie à Rennes même s’il pleuvait souvent (rires). J’aimais bien ce climat frais. Et je me suis fait beaucoup d’amis qui vivent encore à Rennes et qui me manquent aujourd’hui. J’espère pouvoir revenir prochainement.

Entre juillet 2002 et juin 2003, vous enchaînez deux prêts à Cruzeiro et aux Corinthians, au Brésil. Était-ce votre choix ?
Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est la décision du club. J’avais déjà eu des propositions la première année, je n’en avais pas voulu. Après la deuxième année, mon agent m’a convaincu en me disant que le nouvel entraîneur (Vahid Halilhodžic) ne comptait pas sur moi. C’était une déception, je rêvais de faire mieux ici. Rien n’était prémédité : j’étais en vacances, j’avais tout laissé chez moi à Rennes et mon frère et ma soeur ont été obligés de ramener mes affaires au Brésil. C’était un choix du coach sans que je puisse en parler avec lui.

Quand en 2003 vous revenez à Rennes, qu'est-ce que vous vous dites ? Que c’est le moment de tout exploser ou que cela va être très compliqué ?
Pour être honnête, je n’imaginais pas vraiment que je reviendrais. Je suis revenu différent, déjà parce que j’étais marié. Puis, je n’avais plus 21 ans, j’en avais 24, j’étais plus mature, j’avais plus d’expérience. Je ne pensais pas être très bien accueilli mais László Bölöni a demandé mon retour. Ça se passait bien, mes premiers matchs ont été bons, puis j’ai eu une baisse de régime, l’équipe n’allait pas bien non plus (il joue son dernier match sous le maillot rennais au Vélodrome le 25 octobre 2003, N.D.L.R.). Du coup, j’ai décidé de partir au Japon où j’avais une proposition intéressante. J’ai abandonné ma volonté d’exploser en France, j’ai décidé de changer d’air et de choisir un défi différent.

Pourquoi ce départ au Japon ?
D’un point de vue financier, c’était un contrat de trois ans avec un salaire similaire avec ce que j’avais au Stade rennais, en un peu mieux même. Je pensais faire ces trois années là-bas pour partir loin de mes problèmes, de la pression, avant de rentrer au Brésil à 28 ans. Finalement, ça s’est très bien passé (il est parti en 2010, avant de revenir pour deux saisons au FC Tokyo entre 2011 et 2013, N.D.L.R.).
"C’était une décision difficile pour moi de quitter l’Europe, de dire adieu à mon rêve de retrouver la sélection brésilienne et de me faire un nom mondialement."
C’est vrai que le niveau était plus faible qu’en Europe, mais j’ai pu voir l’évolution du foot japonais. À l’époque, il devait y avoir quatre ou cinq joueurs japonais en Europe et quand je suis parti, ils étaient une centaine. Je pense avoir participé, avec les autres joueurs étrangers, à cette évolution. Et c’est un plaisir. Pourtant, c’était une décision difficile pour moi de quitter l’Europe, de dire adieu à mon rêve de retrouver la sélection brésilienne et de me faire un nom mondialement. Aujourd’hui, je pense que c’était la bonne décision, je n’étais plus critiqué, je n’avais plus cette pression. Et je vivais paisiblement en faisant ce qui me plaisait le plus : jouer au football.

Que devenez-vous aujourd'hui ?
Je suis au Brésil, à Ribeirão Preto, la ville dans laquelle je suis né, où je vis avec mes trois enfants. Je travaille dans la construction civile. J’ai une entreprise qui construit des maisons et des appartements. Et après, on les vend. Je ne vis pas dans le luxe, mais j’ai une vie heureuse, tranquille et bien remplie. Mes deux fils veulent aussi devenir footballeurs. Je rêve de les voir un jour aller au Stade rennais et d’y connaître une histoire différente de la mienne, avec plus de joie et de succès.

Vous suivez encore les résultats du Stade Rennais ?
"J’ai de l'affection pour Rennes mais je ne sais pas si c'est réciproque"
Je n’ai aucune relation avec le club, mais je continue de suivre les résultats. J’ai été très heureux de les voir remporter la Coupe de France, c’était un moment important pour le club. J’ai de l’affection et de la reconnaissance pour ce que le Stade rennais a fait pour moi, je n’ai jamais eu de problèmes avec les supporters, les dirigeants, les joueurs... Le seul problème, c’est que je n’ai pas fait que des bonnes choses sur le terrain. Mais les personnes qui me connaissent savent que j’ai toujours essayé de m’améliorer et que j’ai tout donné. J’ai de l’affection pour la ville, le club, même si je ne sais pas si c’est réciproque.

Vingt ans plus tard, vous n'en avez pas marre qu'on vous parle sans cesse de ce transfert record à Rennes ?
Parfois, oui. J’ai vraiment souhaité que Raphinha batte ce record pour qu’on ne m'en parle plus, mais il a malheureusement coûté un peu moins cher (Rires.) Parfois, ça me fatigue tout ça mais je dois l’accepter : le transfert était très cher et le résultat sur le terrain n’a pas été à la hauteur. Même si ça me fatigue, je comprends et c’est pourquoi je réponds toujours aux sollicitations pour tenter d’expliquer ce qui n’a pas fonctionné. Ça fait 20 ans mais je ne suis pas du tout en colère.

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Il fut une époque où le Stade Rennais se prenait pour le PSG et alignait sans compter. Un credo dont le transfert de Luis Fabiano pour 12 millions, alors que le garçon n'était âgé que de 19 ans en 2000, reste la plus belle illustration.

L'attaquant auriverde, de retour au Sao Paulo FC, est revenu sur sa pige bretonne et le choc footballistique pour lui, à l'époque, sur le site Internet de la FIFA : "L'entraîneur était Paul Le Guen. Il était très exigeant. Je n'oublierai jamais cette période. À Ponte Preta (ndlr : son club formateur au Brésil), le football allait à 90 km/h. En France, on était à 200 à l'heure."

Et l'ancien de Porto et de Séville de conclure en témoignant que son passage en France a été un mal pour un bien : "Ça m'a beaucoup aidé, même si je n'ai pas vraiment percé. Tout était nouveau, mais je n'étais pas heureux dans mon travail. Je ne jouais quasiment jamais. Je n'avais qu'une chose en tête : retourner au Brésil. Le pays me manquait énormément. Mon retour au Brésil a été crucial pour me permettre de devenir ce que je suis aujourd'hui. "

C'est-à-dire un monsieur aux 28 buts en 44 sélections qui a gagné deux coupes UEFA, une Supercoupe d'Europe, une Copa América ou encore deux Coupes d'Espagne.

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Landry Chauvin, ancien directeur du centre de formation du Stade Rennais et ex-entraîneur de Nantes, Brest ou Sedan, rejoint la DTN et sera notamment en charge de la sélection nationale des U18.

Au sein de la Direction Technique Nationale, sous la responsabilité d’Hubert Fournier le DTN, Landry Chauvin aura en charge la sélection nationale des U18. Il interviendra également en tant que formateur pour le Brevet d’Entraineur Formateur de Football (BEFF) et sera en charge du suivi des centres de formation et des sections sportives élites des clubs professionnels dans le cadre du Programme de Performance Fédéral.

Formateur dans l’âme, Landry Chauvin, 51 ans, s’est longtemps occupé des jeunes du Stade Rennais avec lesquels (Yoann Gourcuff, Jimmy Briand notamment) il remporte la Coupe Gambardella-CA en 2003, puis à deux reprises le titre de champion de France des réserves professionnelles (2004 et 2007).

Il obtient son diplôme d’entraîneur professionnel de football (DEPF) en 2008 puis devient l’adjoint de Pierre Dréossi à Rennes, avant d’être nommé entraîneur du CS Sedan Ardennes (L2) durant trois saisons. Il est ensuite nommé au FC Nantes (L2) en 2011-2012, puis s’envole vers le Stade Brestois (L1) la saison suivante.

La formation le rappelle ensuite, à Caen puis à Rennes, où il revient occuper le poste de directeur de l’académie de 2015 à 2019. S’en suit une expérience dans le staff de la Sélection nationale marocaine avant de désormais rejoindre la FFF.

Comment s’est conclue votre arrivée à la Fédération ?

LC : De par ma fonction au Stade Rennais, j’étais en contact régulier avec les sélectionneurs nationaux de la FFF pour échanger au sujet des jeunes joueurs appelés en sélections. J’ai rencontré Hubert Fournier début décembre, puis le président Noël Le Graët en février. Ils m’ont offert cette possibilité de les rejoindre et j’ai saisi cette formidable opportunité. Mon parcours est assez riche et varié : quinze ans en tant que formateur au Stade Rennais, un an comme adjoint dans un club professionnel, cinq ans au poste d’entraîneur en Ligue 1 et en Ligue 2, puis 5 ans directeur de l’académie du Stade Rennais. Avec en prime une petite expérience avec la sélection nationale au Maroc qui m’a permis de découvrir les éliminatoires de la Coupe d’Afrique. Alors aujourd’hui cette proposition d’intégrer la FFF, la DTN, quand on est éducateur, cela ne se refuse pas. Je suis ravi.

Quelles seront vos missions à la DTN ?

Il y en aura principalement trois. La première concerne la Sélection nationale des U18, avec la génération 2003. Nous vivrons une année un peu particulière avec uniquement des matchs amicaux puisqu’avec la crise sanitaire la création de la Ligue des Nations a été reportée d’un an par l’UEFA. La deuxième est une mission de formation de cadres. J’interviendrai dans différents modules dispensés pour le Brevet d’Entraîneur Formateur de Football (BEFF). Enfin, je serai impliqué sur le Projet de Performance Fédéral (PPF), avec le suivi des centres de formation et des sections sportives élite. Je viens de découvrir l’emploi du temps du PPF et c’est passionnant.

Quelle est votre ambition en démarrant cette aventure ?

D’abord me fondre dans le moule et, j’espère, pouvoir apporter ma petite touche et mon expérience car je connais les attentes de mes collègues directeurs de centres. Et puis il y a ce lien étroit entre les différents sélectionneurs nationaux pour le suivi de nos jeunes. Aujourd’hui les jeunes attachent beaucoup d’importance aux Sélections. C’est un atout.

(Source : FFF)

DS 0015

Les deux dernières campagnes européennes ont rapporté des points au Stade Rennais qui dépasse la France et obtient désormais son coefficient propre (14.000). Ce coefficient permet de dresser une hiérarchie parmi les clubs européens notamment lors du tirage au sort de la Ligue des champions où les chapeaux 2, 3 et 4 sont déterminés à l’aide du coefficient.

À quoi sert le coefficient UEFA ? Il est déterminé sur les cinq dernières années. Chaque club qui participe à une coupe d’Europe gagne des points selon un barème précis. Plus il va loin, plus il en gagne. Cela permet de dresser une hiérarchie parmi les clubs européens notamment lors du tirage au sort de la Ligue des champions où les chapeaux 2, 3 et 4 sont déterminés à l’aide du coefficient.

Le Stade Rennais, compte tenu de ses performances depuis deux ans, progresse donc sur l’échiquier européen. Grâce à ses deux dernières campagnes en Ligue Europa, les Rouge et Noir disposent désormais de leur coefficient propre, 14 000, dépassant la France (11.383). Avec ce total, le club entre dans le top 100 des meilleurs coefficients UEFA (86e) et est 103e au classement « assimilé », ce dernier permettant aux clubs de grands championnats (supérieurs à 14.000) de bénéficier d’office du classement de leurs pays, un avantage notamment pour certains clubs espagnols.

Au classement « assimilé », le Stade Rennais est à la hauteur des Bavarois du FC Augsburg ou encore des Autrichiens du Linzer ASK.

Pour résumer, sur ses deux dernières campagnes européennes, le SRFC a glané onze points en 2018-2019 et trois points en 2019-2020. En cas de qualification en phase de groupe de la Ligue des Champions, Rennes obtiendrait trois points d’office supplémentaires, ou deux pour la Ligue Europa. Il se hissera donc, a minima, à 16.000 l’an prochain, gagnerait quelques rangs, encore bien loin néanmoins de Paris (105 000), Lyon (77 000), Monaco (41 000) Marseille (31 000) ou Saint-Étienne (22 000). Encore plus du Real Madrid (134 000).

DS 0014

Le latéral gauche de 23 ans s’est engagé avec Angers Sco jusqu’en 2023. Il avait été prêté avec option d’achat par Rennes en Anjou de janvier jusqu’à l’arrêt de la saison.

Comme nous vous l’annoncions hier, Souleyman Doumbia s’est engagé avec Angers Sco jusqu’en 2023. Le club l’a officialisé ce mercredi 8 juillet. Prêté à partir de janvier jusqu’à l’arrêt de la saison par le Stade Rennais, Souleyman Doumbia rejoint définitivement l’Anjou. L’international ivoirien (4 sélections) avait disputé cinq rencontres avec le Sco pour une passe décisive.

Angers a donc choisi de lever l’option d’achat. On peut la lever même si la date, qui était simplement formelle, est dépassée, précisait Sébastien Larcier, le directeur sportif, hier. Compte tenu de la situation (sanitaire), Rennes a accepté de rallonger le délai. Ce mercredi matin, Souleyman Doumbia a participé à l’entraînement avec le reste du groupe angevin.

Cette arrivée ouvre la porte à un départ de Rayan Aït-Nouri (18 ans), titulaire du poste de latéral gauche, jusqu’à sa fracture de la mâchoire en janvier dernier. C’est dans le cas d’un éventuel départ de Rayan qu’on anticipe un transfert de Souleyman Doumbia, confiait Larcier.

DS 0013

La jeune pépite du Stade Rennais Eduardo Camavinga est officiellement bachelier. Le milieu âgé de 17 ans est actuellement en stage à Dinard avec ses partenaires du Stade Rennais.

Eduardo Camavinga est officiellement bachelier. Le milieu du Stade Rennais a pu voir son nom sur les listes des admis, alors que les résultats sont tombés ce mardi. Alors qu’il aura 18 ans en novembre prochain, le voici désormais titulaire d’un bac économique et sociale.

Le joueur a fêté cette nouvelle dans le car, avec ses coéquipiers. Actuellement à Dinard pour un stage, il prépare activement la saison avec le club breton, dans lequel il va, selon son président Nicolas Holveck, rester la saison prochaine. Courtisé par de nombreuses équipes, dont le Real Madrid, il avait affirmé, dans un entretien donné à Ouest-France , qu’il se sentait bien à Rennes. Il pourrait donc découvrir la Ligue des champions avec le SRFC à l’automne prochain.

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29 novembre 2022

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