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Son enfance, sa famille, son parcours… Santamaria se confie

En quelques matches, la nouvelle sentinelle des Rouge et Noir s’est déjà imposée comme un joueur indispensable. Comme partout où il est passé ; Son parcours en témoigne.

ds 0556

Recruté au mois d’août pour remplacer Steven Nzonzi au poste de milieu défensif dans les rangs du Stade Rennais, Baptiste Santamaria qui évolue dans un registre différent, s’est déjà imposé comme un cadre de l’équipe. Ce joueur "fiable", comme le décrit Bruno Genesio, capable d’enchaîner les courses comme les matches, s’est livré en toute sincérité et simplicité.

À quoi ressemble l’enfance de Baptiste Santamaria ?

J’ai vécu avec mes deux parents et ma grande sœur. Un foyer solide. Ça a été une bonne chose pour mon évolution. J’ai commencé le foot à l’ES Justice Bourges. C’est ma mère qui m’a emmené dans ce petit club de proximité. J’avais 5-6 ans.

Avez-vous toujours fait du foot ?

Mon père n’avait pas forcément envie que j’en fasse, donc il m’a inscrit à tout : judo, karaté, même de la gymnastique ! Mais moi, il n’y avait que le ballon rond qui m’intéressait.

Un regard droit et juste

Il a été footballeur pro, pourquoi ne souhaitait-il pas que vous soyez joueur ?

Il a eu un peu tous les inconvénients qu’un footballeur peut avoir : des blessures, des dépôts de bilan, des clubs qui ne paient pas… Il a dû partir sur l’île de la Réunion pour rembourser ses crédits. Ce n’était pas, pour lui, une belle aventure, même s’il a fait une carrière honorable. À partir du moment où il a commencé à venir me voir jouer, il s’est dit que je pouvais peut-être rêver de devenir professionnel.

Quelle est votre relation ? Vous parlez foot, gestion de carrière ?

On aime bien débriefer les matches, avec mon père, comme ma mère d’ailleurs. Depuis de nombreuses années, elle a toujours regardé le foot, elle a appris à analyser et elle connaît bien. J’aime bien échanger avec eux, parce qu’ils ont toujours un regard droit et juste. Même quand je fais un mauvais match, ils ne me disent pas "c’est tout beau, c’est tout rose". Ils vont plutôt me dire "tu n’as pas été bon, il va falloir remettre le bleu de chauffe et être meilleur la semaine prochaine".

Qui est le plus sévère dans l’analyse des matches ?

Hum… Je dirais que c’est mon père, même s’il retire le positif. Quoi qu’il arrive, ils sont toujours fiers de moi, mais ils sont assez pointilleux et c’est bien, car je suis un perfectionniste aussi.

Revenons à vos débuts. Vous décidez, donc, de ne faire que du foot.

Oui. Quand je pratiquais les autres sports, je ne pensais qu’à une chose : sortir dans la rue avec les copains et taper la balle. Il n’y avait pas moyen…

L’importance du Blaquart

Si on avance un peu, vous partez ensuite au centre de formation à Tours. Qu’en gardez-vous ?

Que de belles années. Tours a été le club tremplin pour moi, qui m’a fait passer de cette zone amateur à professionnelle. Et ça s’est fait en deux saisons et demie, ça a été une étape rapide et intéressante pour moi.

C’est le coach Blaquart, le premier à croire en vous ?

Il était directeur du centre de formation. À la sortie du pôle espoirs, après mes deux années de préformation, je n’avais pas trouvé de club pro. Je suis retourné un an à Bourges, mais il a toujours gardé un œil sur moi. Ça l’avait étonné que je ne trouve pas de club pro. Il m’a appelé plusieurs fois pour faire des tests à Tours. Un jour je sortais de l’école et je reçois un coup de fil. C’était Bernard Blaquart qui me disait qu’il était enthousiaste à l’idée de me voir parmi ses jeunes. Il m’a fait confiance et j’ai évolué petit à petit.

À Tours, vous êtes titularisé une fois et vous ne sortez plus de l’équipe. Ça a été le cas à chaque fois par la suite. Comment l’expliquez-vous ? Vous avez une force en vous ?

On essaie toujours de faire au mieux. En général, j’ai toujours eu de la chance de tomber sur des partenaires, amis, staffs, qui m’ont toujours mis dans les meilleures conditions pour pouvoir jouer et être performant. Et après c’est sûr, il y a cette volonté et cet enthousiasme de se dire "je suis content d’être là et j’ai envie de tout donner".

Avez-vous toujours joué au milieu ?

Mon année de U17 nationaux, je l’ai joué attaquant. J’ai fini meilleur buteur de l’équipe. C’est Alexandre Dujeux, l’entraîneur des U19, qui me voyait plus en 8. Il m’a dit : "si tu acceptes de jouer en 8 avec moi, je te ferai passer professionnel". Et c’est exactement ce qu’il s’est passé deux ans après. Olivier Pantaloni, qui avait eu Alex plus jeune, arrive comme entraîneur principal et le prend comme adjoint. Et c’est parti très vite.

C’est un gros changement, passer d’attaquant à milieu relayeur. Vous ne le prenez pas mal, au départ ?

J’avais confiance en lui. Je ne me suis pas posé de question. Je me suis : "s’il me voit là de son œil de professionnel, c’est là que je vais pouvoir me développer et réussir". Mon objectif, c’était d’être professionnel.

Après Tours, il y a eu Angers, donc. Que représente ce club pour vous ?

C’est un club qui m’a donné ma chance en Ligue 1. Je n’y ai passé que des belles années. C’est un club qui a été important pour moi et que le sera toujours.

"Mon premier but, c’était une Madjer"

En U17 vous marquez de nombreux buts. À Tours, vous marquez 14 fois en trois ans. À Angers, un peu moins. Cet aspect buteur vous manque-t-il, parfois ?

On a toujours envie d’être efficace ! Mais aujourd’hui, le poste que j’occupe, en sentinelle ou en 6, c’est davantage un rôle de passeur. L’une de mes qualités, c’est que j’ai une belle frappe de loin, et j’aimerais être davantage performant dans cette discipline. J’ai envie de progresser au niveau de mes stats.

Il vous reste des réflexes d’attaquants, comme lors de votre premier match à Rennes où vous tentez une Madjer ?

C’était marrant, parce que c’est la première réaction que j’ai eue avec ma famille ! Le premier but que j’ai marqué en professionnel à Tours, c’était une Madjer ! C’était un petit clin d’œil (rires).

Avez-vous une préférence entre 6 et 8 ?

Ça n’a aucune importance, dans le sens où je m’éclate dans les deux registres. Après, vu que j’ai joué sentinelle pendant plus de quatre ans, c’est quelque chose qui est ancré en moi. Le rôle de numéro 8, c’est mon poste formation, ça ne me gêne pas du tout d’y jouer.

Sur les trois dernières années, vous n’avez raté qu’un match. Comment expliquer ce côté "Iron Man" ?

Je fais attention à mon hygiène de vie. C’est important et ça fait partie de notre métier. Le sommeil, par exemple, est important. Il fait partie du travail. L’alimentation aussi. Et puis, il y a un gros facteur chance.

Ensuite, vous partez à Fribourg. Qu’avez-vous appris, tactiquement notamment, là-bas ?

J’ai découvert une autre culture du football. On se rend compte qu’en France, on est beaucoup plus organisé, discipliné. Ce sont des choix plus tactiques. En Allemagne, ce n’est pas que ça réfléchit moins, mais il y a beaucoup plus d’ouvertures, le jeu se fait naturellement, les équipes attaquent constamment. C’est un jeu box-to-box comme on peut le voir en Angleterre. J’ai pris énormément de plaisir.

N’avez-vous pas trop été frustré de voir la Bundesliga sans supporters ?

C’est vrai que ça aurait été un peu mieux, mais j’ai eu la chance de faire Dortmund avec un peu de supporters. J’ai fait un match à domicile avec du monde aussi. C’est sûr qu’en tant que footballeur, ce qui nous procure de bons moments, c’est le partage. Avec un stade plein, ça nous donne des frissons, on vit pour ça.

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À quoi ressemble l’enfance de Baptiste Santamaria ?

J’ai vécu avec mes deux parents et ma grande sœur. Un foyer solide. Ça a été une bonne chose pour mon évolution. J’ai commencé le foot à l’ES Justice Bourges. C’est ma mère qui m’a emmené dans ce petit club de proximité. J’avais 5-6 ans.

Avez-vous toujours fait du foot ?

Mon père n’avait pas forcément envie que j’en fasse, donc il m’a inscrit à tout : judo, karaté, même de la gymnastique ! Mais moi, il n’y avait que le ballon rond qui m’intéressait.

Un regard droit et juste

Il a été footballeur pro, pourquoi ne souhaitait-il pas que vous soyez joueur ?

Il a eu un peu tous les inconvénients qu’un footballeur peut avoir : des blessures, des dépôts de bilan, des clubs qui ne paient pas… Il a dû partir sur l’île de la Réunion pour rembourser ses crédits. Ce n’était pas, pour lui, une belle aventure, même s’il a fait une carrière honorable. À partir du moment où il a commencé à venir me voir jouer, il s’est dit que je pouvais peut-être rêver de devenir professionnel.

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On aime bien débriefer les matches, avec mon père, comme ma mère d’ailleurs. Depuis de nombreuses années, elle a toujours regardé le foot, elle a appris à analyser et elle connaît bien. J’aime bien échanger avec eux, parce qu’ils ont toujours un regard droit et juste. Même quand je fais un mauvais match, ils ne me disent pas "c’est tout beau, c’est tout rose". Ils vont plutôt me dire "tu n’as pas été bon, il va falloir remettre le bleu de chauffe et être meilleur la semaine prochaine".

Qui est le plus sévère dans l’analyse des matches ?

Hum… Je dirais que c’est mon père, même s’il retire le positif. Quoi qu’il arrive, ils sont toujours fiers de moi, mais ils sont assez pointilleux et c’est bien, car je suis un perfectionniste aussi.

Revenons à vos débuts. Vous décidez, donc, de ne faire que du foot.

Oui. Quand je pratiquais les autres sports, je ne pensais qu’à une chose : sortir dans la rue avec les copains et taper la balle. Il n’y avait pas moyen…

L’importance du Blaquart

Si on avance un peu, vous partez ensuite au centre de formation à Tours. Qu’en gardez-vous ?

Que de belles années. Tours a été le club tremplin pour moi, qui m’a fait passer de cette zone amateur à professionnelle. Et ça s’est fait en deux saisons et demie, ça a été une étape rapide et intéressante pour moi.

C’est le coach Blaquart, le premier à croire en vous ?

Il était directeur du centre de formation. À la sortie du pôle espoirs, après mes deux années de préformation, je n’avais pas trouvé de club pro. Je suis retourné un an à Bourges, mais il a toujours gardé un œil sur moi. Ça l’avait étonné que je ne trouve pas de club pro. Il m’a appelé plusieurs fois pour faire des tests à Tours. Un jour je sortais de l’école et je reçois un coup de fil. C’était Bernard Blaquart qui me disait qu’il était enthousiaste à l’idée de me voir parmi ses jeunes. Il m’a fait confiance et j’ai évolué petit à petit.

À Tours, vous êtes titularisé une fois et vous ne sortez plus de l’équipe. Ça a été le cas à chaque fois par la suite. Comment l’expliquez-vous ? Vous avez une force en vous ?

On essaie toujours de faire au mieux. En général, j’ai toujours eu de la chance de tomber sur des partenaires, amis, staffs, qui m’ont toujours mis dans les meilleures conditions pour pouvoir jouer et être performant. Et après c’est sûr, il y a cette volonté et cet enthousiasme de se dire "je suis content d’être là et j’ai envie de tout donner".

Avez-vous toujours joué au milieu ?

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C’est un gros changement, passer d’attaquant à milieu relayeur. Vous ne le prenez pas mal, au départ ?

J’avais confiance en lui. Je ne me suis pas posé de question. Je me suis : "s’il me voit là de son œil de professionnel, c’est là que je vais pouvoir me développer et réussir". Mon objectif, c’était d’être professionnel.

Après Tours, il y a eu Angers, donc. Que représente ce club pour vous ?

C’est un club qui m’a donné ma chance en Ligue 1. Je n’y ai passé que des belles années. C’est un club qui a été important pour moi et que le sera toujours.

"Mon premier but, c’était une Madjer"

En U17 vous marquez de nombreux buts. À Tours, vous marquez 14 fois en trois ans. À Angers, un peu moins. Cet aspect buteur vous manque-t-il, parfois ?

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Il vous reste des réflexes d’attaquants, comme lors de votre premier match à Rennes où vous tentez une Madjer ?

C’était marrant, parce que c’est la première réaction que j’ai eue avec ma famille ! Le premier but que j’ai marqué en professionnel à Tours, c’était une Madjer ! C’était un petit clin d’œil (rires).

Avez-vous une préférence entre 6 et 8 ?

Ça n’a aucune importance, dans le sens où je m’éclate dans les deux registres. Après, vu que j’ai joué sentinelle pendant plus de quatre ans, c’est quelque chose qui est ancré en moi. Le rôle de numéro 8, c’est mon poste formation, ça ne me gêne pas du tout d’y jouer.

Sur les trois dernières années, vous n’avez raté qu’un match. Comment expliquer ce côté "Iron Man" ?

Je fais attention à mon hygiène de vie. C’est important et ça fait partie de notre métier. Le sommeil, par exemple, est important. Il fait partie du travail. L’alimentation aussi. Et puis, il y a un gros facteur chance.

Ensuite, vous partez à Fribourg. Qu’avez-vous appris, tactiquement notamment, là-bas ?

J’ai découvert une autre culture du football. On se rend compte qu’en France, on est beaucoup plus organisé, discipliné. Ce sont des choix plus tactiques. En Allemagne, ce n’est pas que ça réfléchit moins, mais il y a beaucoup plus d’ouvertures, le jeu se fait naturellement, les équipes attaquent constamment. C’est un jeu box-to-box comme on peut le voir en Angleterre. J’ai pris énormément de plaisir.

N’avez-vous pas trop été frustré de voir la Bundesliga sans supporters ?

C’est vrai que ça aurait été un peu mieux, mais j’ai eu la chance de faire Dortmund avec un peu de supporters. J’ai fait un match à domicile avec du monde aussi. C’est sûr qu’en tant que footballeur, ce qui nous procure de bons moments, c’est le partage. Avec un stade plein, ça nous donne des frissons, on vit pour ça.

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