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24 Octobre 2026

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Je pense avoir laissé une bonne image au club

Eternel gardien remplaçant au Stade Rennais, Cheick N’Diaye a pourtant tout connu au club. De ses premiers pas de joueur professionnel en passant par les finales de Coupe de France perdues, le sénégalais n’en garde pas moins d’excellents souvenirs. Avec bonne humeur, le désormais briochin rembobine neuf années au sein des rouge et noir, sans se départir de son sourire communicatif !

ds 0705

Que t’évoque la date du 17 novembre 2012 ?
(Rires) C’est le match contre le Paris saint Germain, ça ? Ça marque ! On m’en parle encore aujourd’hui, les gens me disent que j’ai fait un gros match ce jour-là. Paris commençait à se construire avec des joueurs comme Ibrahimovic ou Pastore. Ben Costil et Jean II Makoun se font exclure et nous remportons tout de même le match 2-1. Ça fait partie de mes meilleurs souvenirs. C’est top de jouer contre ces grands joueurs quand tu es deuxième gardien comme ça… Ce jour-là, c’est le travail qui a payé. J’ai toujours été un bosseur, je n’ai jamais lâché même si c’était dur.

Elle est sympa Salma Hayek ?
Oui ! C’était la première fois que je la rencontrais ! Je la voyais à la télé mais là, elle est devant toi, tu la vois en vrai ! Tu te dis : « Ouaaaaaah ! c’est elle, c’est ouf ! » Elle était contente, elle venue me féliciter en me disant « grand gardien ! » C’était top venant d’une star ! (Rires)

Tu es arrivé au club à l’été 2005, à l’époque sous les ordres de László Bolöni. Quel souvenir en gardes-tu ?
C’est un sanguin, attention ! Ah oui, il m’a marqué ! Il nous engueulait tout le temps… On dirait les « darons africains » ! Nous étions plusieurs jeunes dans le groupe, nous avions peur ! Moi-même j’avais peur, je tremblais. Il te rentrait dedans, il pouvait te gâcher une séance. Tu en viens à en avoir peur de recevoir le ballon, de faire une erreur… Mon premier match titulaire, c’est face à Montpellier à l’extérieur (le 26 octobre 2005, défaite 1 à 0) et j’ai un énorme stress. J’avais juste joué un an auparavant à NoisyLe-Sec. Je ne m’imaginais pas jouer en pro ! Je jouais au foot « au bled » puis une fois en France, j’avais envie de partir dans la mécanique auto mais le foot m’a rattrapé. J’ai ensuite choisi le Stade Rennais et je ne l’ai pas regretté !

Qu’as-tu le plus apprécié cette première année en professionnel ?
Le groupe et les anciens. Olivier Monterrubio, Cyril Jeunechamp, Etienne Didot… Ils étaient là, ils te parlaient. J’ai été super bien accueilli. Un an et demi avant, je les regardais à la télé ! Et là, tu te retrouves avec eux, tu trembles aussi ! (Rires) J’avais les yeux qui brillent, c’était dingue ! Je ne le montrais pas devant eux mais quand je rentrais chez moi, je prenais le téléphone et je racontais à tout le monde : « C’est fou, je suis avec tel joueur, tel joueur ! » C’est ce qui s’est passé ma première année et ce sont des très bons moments !

Tu es prêté à Créteil deux ans plus tard et lorsque tu reviens au Stade Rennais, tu joues deux rencontres en 2009 dont une demi-finale de Coupe de France. Une victoire contre Grenoble qui permet d’aller en finale contre Guingamp, pour la défaite que l’on sait. Comment l’as-tu vécue ?
J’ai joué cette demi-finale car Nico Douchez s’est blessé au dos pendant le match. J’avais été pas mal quand même ! (Rires) J’ai quand même pu goûter à quelques matchs. Les finales contre Guingamp, je les ai toujours là (il montre sa gorge). A l’époque de la première finale, je connaissais bien Moustapha Diallo et Younouss Sankharé de Guingamp, ils me chambraient à fond, me disaient « on va vous rentrer dedans ! » Vraiment, quand j’y pense… Je voulais quand même soulever une coupe de France une fois dans ma vie ! Mais c’est le foot, c’est comme ça.

Y avait-il un traumatisme dans le groupe lors de la deuxième finale, suite à ce premier échec ?
Ça s’est joué côté mental c’est vrai. Tout le monde en parlait, les gens te mettent cette pression. Dans nos têtes, Guingamp en finale c’était… Juste pour ça, tu gâches ta finale. Tu ne la joues pas avec l’esprit libéré, tu te dis : « si je rate, si je fais ceci ou cela… » J’étais sur le banc mais c’était difficile pour tout le monde

Comment as-tu apprécié les causeries de Frédéric Antonetti et de Philippe Montanier ?
Fred Antonetti, ses discours, dès fois c’était chaud, d’autres fois plus calme. Il est comme ça et j’adorais sa personnalité. Il était honnête et droit, avec son tempérament corse ! Philippe Montanier, c’est l’espagnol ! Avec lui, tu apprends beaucoup de choses côté mental. Il est plus relâché, tu as plus de confiance avec lui. Il te demande du jeu et du plaisir. Il a été gardien en plus donc il nous comprenait bien. J’ai bien aimé l’avoir comme entraîneur. Les supporters du Stade Rennais se remémorent encore aujourd’hui ses compositions parfois improbables.

Qu’en pensaient les joueurs à l’époque ?
Je me rappelle de ses compos mais après, c’était ses choix ! Il aime le football et veut que tout le monde joue au ballon, même le gardien. C’est lui qui m’a appris à ressortir les ballons proprement. Il m’a appris à jouer au pied, à prendre des informations sur le terrain. J’ai pris du plaisir et j’ai progressé. Il peut faire des compositions étonnantes mais il veut qu’un joueur soit là pour progresser sur quelque chose de précis. De l’extérieur, on ne connaît pas les consignes que le coach nous donne.

Quelles étaient les relations entre gardiens ?
Je n’ai jamais eu de problèmes. A mes débuts, il y avait Simon Pouplin et Andreas Isaksson, ça se passait super bien ! Nous étions même dans la même chambre avec Simon. Après, il y a eu Nico Douchez et là, on se tapait des barres de rires ! Par contre, on se rentrait dedans à l’entrainement, personne ne lâchait ! Abdoulaye Diallo, c’était mon petit, mon « bébé » ! Maxime Pattier est aujourd’hui avec moi au Stade Briochin, c’était aussi mon petit ! Je l’ai connu vraiment bébé à la PIverdière ! (Rires) Quand je le vois, je me dis qu’il est temps que j’arrête ! Nous discutons souvent du Stade Rennais, avec Ahmad et Zana Allée aussi, que je connais depuis longtemps.

En quelle année as-tu connu le meilleur vestiaire ?
Honnêtement, j’ai toujours eu un super vestiaire. Franchement ! Bien sûr, dès fois il peut y avoir deux joueurs en désaccord mais c’est normal ça. On se faisait des restos tout simples, des activités ensemble. Certes, il y avait des petit groupes mais c’est normal aussi, certains jouaient ensemble depuis qu’ils étaient tout petit.

Es-tu toujours en contact avec des anciens joueurs ?
Je m’entendais très bien avec les joueurs, tout le monde se respectait mais mes vrais potes ne sont pas footballeurs, je les considère plutôt comme des collègues. Enfin si, Papakouli Diop, c’est toujours mon pote. Il était en réserve et s’entraînait avec les pros. Il est en Espagne aujourd’hui, il joue à Ibiza en deuxième division. De temps en temps, j’ai des nouvelles de Jirès Kembo-Ekoko, Grégory Bourillon et Romain Danzé.

Reviens-tu souvent au Roazhon Park ?
Ah oui, j’y vais souvent ! Je vais avec ma petite famille, je croise Romain et des anciens. C’est top, je suis toujours bien accueilli. Humainement, je pense que j’ai laissé une bonne image au club.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?
Je suis joueur mais aussi entraineur des gardiens. Je m’occupe également des U18 et U16 du Stade Briochin. Entraîner les gardiens, c’est ce que j’ai envie de faire à la fin de ma carrière mais il me reste des diplômes à passer. En tout cas, je me sens bien au Stade Briochin, c’est une famille. Je suis à côté de Rennes et à côté de la plage en plus, pas besoin d’aller à Saint-Malo ! Pourquoi ne pas grandir encore avec ce club ? Il le mérite, il y a de bonnes personnes ici

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ds 0705

Que t’évoque la date du 17 novembre 2012 ?
(Rires) C’est le match contre le Paris saint Germain, ça ? Ça marque ! On m’en parle encore aujourd’hui, les gens me disent que j’ai fait un gros match ce jour-là. Paris commençait à se construire avec des joueurs comme Ibrahimovic ou Pastore. Ben Costil et Jean II Makoun se font exclure et nous remportons tout de même le match 2-1. Ça fait partie de mes meilleurs souvenirs. C’est top de jouer contre ces grands joueurs quand tu es deuxième gardien comme ça… Ce jour-là, c’est le travail qui a payé. J’ai toujours été un bosseur, je n’ai jamais lâché même si c’était dur.

Elle est sympa Salma Hayek ?
Oui ! C’était la première fois que je la rencontrais ! Je la voyais à la télé mais là, elle est devant toi, tu la vois en vrai ! Tu te dis : « Ouaaaaaah ! c’est elle, c’est ouf ! » Elle était contente, elle venue me féliciter en me disant « grand gardien ! » C’était top venant d’une star ! (Rires)

Tu es arrivé au club à l’été 2005, à l’époque sous les ordres de László Bolöni. Quel souvenir en gardes-tu ?
C’est un sanguin, attention ! Ah oui, il m’a marqué ! Il nous engueulait tout le temps… On dirait les « darons africains » ! Nous étions plusieurs jeunes dans le groupe, nous avions peur ! Moi-même j’avais peur, je tremblais. Il te rentrait dedans, il pouvait te gâcher une séance. Tu en viens à en avoir peur de recevoir le ballon, de faire une erreur… Mon premier match titulaire, c’est face à Montpellier à l’extérieur (le 26 octobre 2005, défaite 1 à 0) et j’ai un énorme stress. J’avais juste joué un an auparavant à NoisyLe-Sec. Je ne m’imaginais pas jouer en pro ! Je jouais au foot « au bled » puis une fois en France, j’avais envie de partir dans la mécanique auto mais le foot m’a rattrapé. J’ai ensuite choisi le Stade Rennais et je ne l’ai pas regretté !

Qu’as-tu le plus apprécié cette première année en professionnel ?
Le groupe et les anciens. Olivier Monterrubio, Cyril Jeunechamp, Etienne Didot… Ils étaient là, ils te parlaient. J’ai été super bien accueilli. Un an et demi avant, je les regardais à la télé ! Et là, tu te retrouves avec eux, tu trembles aussi ! (Rires) J’avais les yeux qui brillent, c’était dingue ! Je ne le montrais pas devant eux mais quand je rentrais chez moi, je prenais le téléphone et je racontais à tout le monde : « C’est fou, je suis avec tel joueur, tel joueur ! » C’est ce qui s’est passé ma première année et ce sont des très bons moments !

Tu es prêté à Créteil deux ans plus tard et lorsque tu reviens au Stade Rennais, tu joues deux rencontres en 2009 dont une demi-finale de Coupe de France. Une victoire contre Grenoble qui permet d’aller en finale contre Guingamp, pour la défaite que l’on sait. Comment l’as-tu vécue ?
J’ai joué cette demi-finale car Nico Douchez s’est blessé au dos pendant le match. J’avais été pas mal quand même ! (Rires) J’ai quand même pu goûter à quelques matchs. Les finales contre Guingamp, je les ai toujours là (il montre sa gorge). A l’époque de la première finale, je connaissais bien Moustapha Diallo et Younouss Sankharé de Guingamp, ils me chambraient à fond, me disaient « on va vous rentrer dedans ! » Vraiment, quand j’y pense… Je voulais quand même soulever une coupe de France une fois dans ma vie ! Mais c’est le foot, c’est comme ça.

Y avait-il un traumatisme dans le groupe lors de la deuxième finale, suite à ce premier échec ?
Ça s’est joué côté mental c’est vrai. Tout le monde en parlait, les gens te mettent cette pression. Dans nos têtes, Guingamp en finale c’était… Juste pour ça, tu gâches ta finale. Tu ne la joues pas avec l’esprit libéré, tu te dis : « si je rate, si je fais ceci ou cela… » J’étais sur le banc mais c’était difficile pour tout le monde

Comment as-tu apprécié les causeries de Frédéric Antonetti et de Philippe Montanier ?
Fred Antonetti, ses discours, dès fois c’était chaud, d’autres fois plus calme. Il est comme ça et j’adorais sa personnalité. Il était honnête et droit, avec son tempérament corse ! Philippe Montanier, c’est l’espagnol ! Avec lui, tu apprends beaucoup de choses côté mental. Il est plus relâché, tu as plus de confiance avec lui. Il te demande du jeu et du plaisir. Il a été gardien en plus donc il nous comprenait bien. J’ai bien aimé l’avoir comme entraîneur. Les supporters du Stade Rennais se remémorent encore aujourd’hui ses compositions parfois improbables.

Qu’en pensaient les joueurs à l’époque ?
Je me rappelle de ses compos mais après, c’était ses choix ! Il aime le football et veut que tout le monde joue au ballon, même le gardien. C’est lui qui m’a appris à ressortir les ballons proprement. Il m’a appris à jouer au pied, à prendre des informations sur le terrain. J’ai pris du plaisir et j’ai progressé. Il peut faire des compositions étonnantes mais il veut qu’un joueur soit là pour progresser sur quelque chose de précis. De l’extérieur, on ne connaît pas les consignes que le coach nous donne.

Quelles étaient les relations entre gardiens ?
Je n’ai jamais eu de problèmes. A mes débuts, il y avait Simon Pouplin et Andreas Isaksson, ça se passait super bien ! Nous étions même dans la même chambre avec Simon. Après, il y a eu Nico Douchez et là, on se tapait des barres de rires ! Par contre, on se rentrait dedans à l’entrainement, personne ne lâchait ! Abdoulaye Diallo, c’était mon petit, mon « bébé » ! Maxime Pattier est aujourd’hui avec moi au Stade Briochin, c’était aussi mon petit ! Je l’ai connu vraiment bébé à la PIverdière ! (Rires) Quand je le vois, je me dis qu’il est temps que j’arrête ! Nous discutons souvent du Stade Rennais, avec Ahmad et Zana Allée aussi, que je connais depuis longtemps.

En quelle année as-tu connu le meilleur vestiaire ?
Honnêtement, j’ai toujours eu un super vestiaire. Franchement ! Bien sûr, dès fois il peut y avoir deux joueurs en désaccord mais c’est normal ça. On se faisait des restos tout simples, des activités ensemble. Certes, il y avait des petit groupes mais c’est normal aussi, certains jouaient ensemble depuis qu’ils étaient tout petit.

Es-tu toujours en contact avec des anciens joueurs ?
Je m’entendais très bien avec les joueurs, tout le monde se respectait mais mes vrais potes ne sont pas footballeurs, je les considère plutôt comme des collègues. Enfin si, Papakouli Diop, c’est toujours mon pote. Il était en réserve et s’entraînait avec les pros. Il est en Espagne aujourd’hui, il joue à Ibiza en deuxième division. De temps en temps, j’ai des nouvelles de Jirès Kembo-Ekoko, Grégory Bourillon et Romain Danzé.

Reviens-tu souvent au Roazhon Park ?
Ah oui, j’y vais souvent ! Je vais avec ma petite famille, je croise Romain et des anciens. C’est top, je suis toujours bien accueilli. Humainement, je pense que j’ai laissé une bonne image au club.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?
Je suis joueur mais aussi entraineur des gardiens. Je m’occupe également des U18 et U16 du Stade Briochin. Entraîner les gardiens, c’est ce que j’ai envie de faire à la fin de ma carrière mais il me reste des diplômes à passer. En tout cas, je me sens bien au Stade Briochin, c’est une famille. Je suis à côté de Rennes et à côté de la plage en plus, pas besoin d’aller à Saint-Malo ! Pourquoi ne pas grandir encore avec ce club ? Il le mérite, il y a de bonnes personnes ici

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