• DS_0112d.jpg
  • ds_1388.jpg
  • ds_0657.jpeg
  • ds_4650.jpg
  • ds_1945.jpg
  • ds_0357.jpg
  • ds_4275.jpg
  • ds_1704.jpg
  • ds_0349.jpg
  • ds_1051.jpg
  • DS_0097.jpg
  • ds_2898.jpg
  • ds_0931.jpg
  • ds_3783.jpg
  • ds_2545.jpg
  • ds_3101.jpg
  • ds_0863.jpg
  • ds_2430.jpg
  • ds_2733.jpg
  • ds_1530.jpg
Anciens

29 Septembre 2026

Recruté pour 70 millions d’euros, le défenseur Jérémy Jacquet, formé au Stade Rennais, a mis Liverpool à ses pieds en quelques minutes. Ses premiers pas en équipe de France, lundi contre la...

Actualité

28 Septembre 2026

Estéban Lepaul est de nouveau dans le viseur du Paris Saint-Germain après ses très bonnes performances avec Rennes. L’Inter Milan, l’Atlético de Madrid et Benfica suivent également son dossier....

Féminines

28 Septembre 2026

En pleine trêve internationale chez les hommes, le Stade Rennais a sorti une performance historique chez les féminines. Le Stade Rennais n’a pas laissé la trêve internationale refroidir ses...

UEFA

27 Septembre 2026

Le Stade Rennais va affronter la Juventus en Ligue Europa le 22 octobre prochain à Turin, un déplacement de gala. Voici les solutions pour assister à ce match de foot très attendu. C’est un match de...

Mercato

27 Septembre 2026

Après avoir résisté tout l'été pour garder un Abdelhamid Ait-Boudlal qui peine à retrouver son meilleur niveau, Rennes va surement craquer cet hiver vu comment le Marocain fait rêver en Premier...

Actualité

26 Septembre 2026

Charles Compagnon est un habitué des tribunes du Stade Rennais. Leader de l’opposition rennaise, il avait fait campagne lors des dernières municipales sur la construction d’un grand stade,...

Anciens

25 Septembre 2026

En décembre 1978, le Stade Rennais était éliminé de la Coupe de France, à la surprise générale, par le Stade Léonard Kreisker. Exclu lors de ce match, l’illustre Laurent Pokou jouait alors, sans le...

Anciens

25 Septembre 2026

International français entre 1964 et 1968 (8 sélections, 2 buts), André Guy est décédé à l’âge de 85 ans ce vendredi 25 septembre 2026. Meilleur buteur du championnat de France avec l’Olympique...

Anciens

25 Septembre 2026

L’attaquant français André Guy est décédé à l’âge de 85 ans, ce vendredi. Ancien joueur du Stade Rennais, il avait offert au club breton la Coupe de France en 1971. C’est une légende du Stade...

Anciens

25 Septembre 2026

Le Stade Rennais a annoncé vendredi 25 septembre, la mort d’André Guy, illustre attaquant du club en 1971, où il aura remporté la Coupe de France en marquant en finale. Laisser une trace indélébile...

Sélections

23 Septembre 2026

Sélectionné pour la première fois de sa carrière en équipe de France, Esteban Lepaul a confié en conférence de presse avoir commis une petite erreur lors de son arrivée à Clairefontaine. Pour sa...

UEFA

21 Septembre 2026

Le Stade Rennais prépare son retour en Coupe d'Europe, mais il sera salé pour les spectateurs du Roazhon Park qui voient les prix pratiquement doubler en trois ans seulement. Le Stade Rennais est de...

Sélections

20 Septembre 2026

L'attaquant du Stade Rennais Estéban Lepaul a été la cible de nombreuses insultes sur les réseaux sociaux après avoir fait part de son amour pour la France à la suite de sa première convocation en...

Ligue 1

19 Septembre 2026

Le Stade Rennais n’a pas existé à Lyon, ce samedi 19 septembre, lors de la 5e journée de Ligue 1, dans un match où Franck Haise avait choisi de faire tourner (4-0). C’est la première défaite des...

Sélections

19 Septembre 2026

Esteban Lepaul est comme dans un rêve. Ce vendredi, l'attaquant du Stade Rennais a été appelé par Zinedine Zidane en équipe de France. Appelé pour la première fois en équipe de France par Zinedine...

UEFA

17 Septembre 2026

Muet et tenu en échec sur la pelouse du Sturm Graz (0-0) mercredi, pour la 1re journée de phase de ligue, le Stade Rennais aurait espéré débuter sa campagne européenne par une victoire. Les Bretons...

UEFA

17 Septembre 2026

Dominateurs mais trop imprécis, les joueurs de Franck Haise ont manqué de réalisme dans le dernier geste avant de subir, en fin de match, la réaction autrichienne. Les deux équipes se quittent sur...

Mercato

16 Septembre 2026

Désireux de recruter un joker en défense centrale, l’OGC Nice a jeté son dévolu sur Alidu Seidu, dont Rennes veut bien se débarrasser. Les discussions entre les deux clubs ont bien avancé. Très...

À Rennes, l’enfer du décor

Habib Beye sera bien sur le banc du Stade rennais à Toulouse, mercredi, mais le club breton a vécu un début de semaine agité, et la crise d’automne est déjà là, après un début de saison décevant. Avec la sensation que rien ne change depuis deux ans et le début d’un cercle vicieux interminable rythmé par des mauvais choix et une grande instabilité. À quand le bout du tunnel ?

À Rennes, l’enfer du décor

À Rennes, l’enfer du décor
Les feuilles mortes jonchent les trottoirs, la France a changé d’heure, et la première tempête de la saison, Benjamin, a pointé le bout de son nez : l’automne est bien là, cette fois, et le Stade rennais n’a pas oublié de plonger dans la crise pour respecter le retour d’une tradition qui ferait presque sourire si elle n’était pas aussi désespérante. Il régnait une ambiance de Toussaint avant l’heure, ce dimanche au Roazhon Park, au coup de sifflet final du match perdu contre Nice (1-2), après une première période insipide et malgré une dernière demi-heure où les Rennais auraient sans doute mérité d’aller chercher un énième 2-2.

C’était la deuxième défaite de la saison, seulement, mais une cinquième rencontre d’affilée sans gagner, soit la pire série en championnat depuis octobre-novembre 2023. À l’époque, cette disette avait poussé Bruno Genesio à rendre son tablier pour ce qui ressemble, avec deux ans de recul, au moment de la bascule du mauvais côté pour un club qui s’est depuis enfermé dans un interminable cercle vicieux, sans trop savoir quand arrivera le bout du tunnel.

Le jour où tout a (encore) failli basculer
Dans la machine à laver rennaise, entre la route de Lorient et la Piverdière, il s’est passé beaucoup trop de choses en l’espace de 48 heures pour ne pas penser que le club rouge et noir n’a pas encore fini de marcher sur la tête. Il y a ce qu’on a vu, de près ou de loin, ce dimanche quand la nuit tombait. Notamment les ultras du Roazhon Celtic Kop, restés dans leur tribune Mordelles pendant plus d’une heure après le coup d’envoi pour voir débarquer, sous l’impulsion de la direction rennaise, sept cadres, de Ludovic Blas à Valentin Rongier, qui a pris le micro face à un kop qui avait accueilli l’ancien rival nantais avec une banderole hostile et des sifflets quelques semaines plus tôt. "Croyez-nous, ça nous fait aussi chier de finir les matchs et de ne pas gagner, posait le capitaine rennais. C’est insuffisant, et on le sait parce qu’on est le Stade rennais. Je vous promets que les choses vont changer et tourner en notre faveur."

La question de mon avenir s’est posée à un moment, elle était même arrêtée. Je pense que des gens croient encore à ce qu’on veut faire ici, au Stade rennais.

Habib Beye

Il y a aussi et surtout ce qu’on nous raconte et ce qui se passe dans les coulisses, où le début de semaine a été mouvementé. Les versions diffèrent, parfois, et il n’est pas du tout impossible que l’idée de se séparer du coach de 48 ans était très présente au niveau de la direction le dimanche soir et le lundi matin (sans vraiment de solutions de remplacement), où Beye avait dirigé normalement la séance du jour. La suite, c’est une très longue réunion entre le technicien et les dirigeants bretons, le président Arnaud Pouille et le directeur sportif Loïc Désiré, avant laquelle une possible mauvaise interprétation des signaux envoyés aurait même conduit certains adjoints de l’entraîneur rennais à commencer à vider leurs casiers, selon nos informations.

"Il s’est dit beaucoup de choses, on a fait un bilan de tout ce qui se passait actuellement. […] La question de mon avenir s’est posée à un moment, elle était même arrêtée, livrait Beye ce mardi en conférence de presse. Je pense que des gens croient encore à ce qu’on veut faire ici, au Stade rennais. […] Ce n’était pas une entrevue où on dit stop, mais plutôt où on demande : “Tu es comment ?” L’énergie de l’ancien défenseur aurait convaincu de le maintenir en poste au moins jusqu’au déplacement à Toulouse, mercredi, où tout autre résultat qu’une victoire pourrait lui être fatal, "un challenge excitant", selon les mots de Beye.

Ce dernier a bien sûr sa responsabilité dans le début de saison raté des Bretons (11 points après 9 journées, soit un copié-collé des deux dernières cuvées) et il semble encore chercher un système et une équipe capable de boucler une rencontre avec de la maîtrise et de la constance. "On n’a pas encore eu de match référence ou de match complet du début à la fin. On a souvent des trous, je ne sais pas comment l’expliquer en toute franchise, ça nous fait vraiment chier", constatait Brice Samba ce dimanche, avant de démentir les rumeurs de tensions avec l’entraîneur, "des calomnies, des choses inventées". Il y a eu des désaccords, des échanges et, selon plusieurs sources, certains joueurs pas totalement convaincus par le coach rennais, qui assurait encore ce mardi avoir "le soutien" de ses hommes.

"Je l’ai tout le temps, à mon sens, a-t-il continué. Dans l’adhésion et la réaction sur le terrain contre Nice, c’est l’exemple parfait." La question de la cohabitation et de la communication avec le staff dédié à la performance mené par Laurent Bessière (passé par Lens et Nice), arrivé à l’intersaison, a également été posée lors de la réunion de lundi. Un problème abordé parmi tant d’autres, mais un point de crispation depuis un moment à Rennes, même si Beye aurait été mis au courant dès son embauche de ces ajustements programmés après un audit qui avait mis en évidence des dysfonctionnements et des manques.

Le règne de l’instabilité
Il y a le sportif, le terrain et la vie d’un club de foot d’un côté ; et le fonctionnement du Stade rennais d’un autre, entre la passion et les luttes d’influences, plus ou moins importantes et présentes. Beye a encore couvert de compliments la famille Pinault, "un propriétaire exceptionnel. C’est très rare d’avoir cette relation et la chance d’avoir une famille qui sait exactement où je veux aller avec ce club, avec un soutien indéfectible depuis mon arrivée", mais la gouvernance impulsée par les milliardaires français interroge encore et toujours à Rennes. Les "forces obscures", ce concept théorisé il y a bien longtemps par Frédéric Antonetti et qui est souvent utilisé pour désigner Hubert Guidal et René Ruello, tous les deux anciens dirigeants du SRFC et fidèles amis de François Pinault, ont bon dos et ne peuvent pas être la seule cause de l’instabilité chronique sur les bords de la Vilaine. En cas de départ de Beye dans les prochains jours, le Stade rennais pourrait connaître son 18e entraîneur en 27 ans d’ère Pinault et, plus symbolique encore, le 10e de la dernière décennie.

Si le club breton assure avoir avancé dans plusieurs domaines ces derniers mois (la cellule de recrutement, les travaux sur l’identité rennaise à l’occasion des 125 ans cette saison et le développement du staff pro, etc.), il est difficile de sentir une osmose et une vision commune entre tous les décideurs depuis que la chaîne a été cassée par l’actionnaire, qui avait imposé le retour (puis la prolongation un peu plus tard) de Julien Stéphan à l’automne 2023. Depuis, Rennes a vu passer des dizaines de joueurs – Ludovic Blas étant aujourd’hui le plus ancien dans l’effectif (sans compter les jeunes) –, deux présidents exécutifs (Olivier Cloarec et Arnaud Pouille), trois directeurs sportifs (Florian Maurice, Frederic Massara, Loïc Désiré), trois entraîneurs (Stéphan, Jorge Sampaoli, Beye) et même deux présidents du conseil d’administration (Alban Gréget et Guillaume Cerutti, à la tête de la Collection Pinault, récemment nommé). Le tout avec des mercatos onéreux à mettre en parallèle avec des ventes importantes et une balance positive au niveau des transferts, avec un été 2024 catastrophique, dont les seuls «?survivants » un an plus tard sont Abdelhamid Aït-Boudlal (recruté en tout début de mercato) et Glen Kamara.

C’est dans ce décor bancal que l’urgence comptable pourrait provoquer un énième bouleversement dans les prochains jours, pour un club qui cherche à rester connecté à son public et qui ambitionne de retrouver la Coupe d’Europe la saison prochaine. "Les interprétations à l’extérieur, on ne les maîtrise pas. On doit tous corriger des choses, du coach aux joueurs", formulait Loïc Désiré chez Ouest-France lors de la dernière trêve à l’occasion d’une des rares prises de parole publiques de la direction bretonne. L’accueil du Roazhon Park, où Strasbourg doit se pointer dimanche, pourrait être glacial, voire contestataire au bout d’une nouvelle drôle de semaine, en fonction de ce qui se passera à Toulouse mercredi pour la rencontre de la dernière chance (avant la prochaine ?) pour Beye, dont l’entente avec son président n’a jamais été une évidence depuis le début de l’histoire. «?Je ne veux pas que ce match soit lié au destin du coach, je vais dire à mes joueurs d’être en mission pour eux-mêmes, assurait-il. Mon destin n’a pas trop d’importance.?» Celui du Stade rennais continue de s’écrire en pointillé en attendant, peut-être un jour, la fin de cette interminable saison des tempêtes.

Related Articles

Habib Beye sera bien sur le banc du Stade rennais à Toulouse, mercredi, mais le club breton a vécu un début de semaine agité, et la crise d’automne est déjà là, après un début de saison décevant. Avec la sensation que rien ne change depuis deux ans et le début d’un cercle vicieux interminable rythmé par des mauvais choix et une grande instabilité. À quand le bout du tunnel ?

À Rennes, l’enfer du décor

À Rennes, l’enfer du décor
Les feuilles mortes jonchent les trottoirs, la France a changé d’heure, et la première tempête de la saison, Benjamin, a pointé le bout de son nez : l’automne est bien là, cette fois, et le Stade rennais n’a pas oublié de plonger dans la crise pour respecter le retour d’une tradition qui ferait presque sourire si elle n’était pas aussi désespérante. Il régnait une ambiance de Toussaint avant l’heure, ce dimanche au Roazhon Park, au coup de sifflet final du match perdu contre Nice (1-2), après une première période insipide et malgré une dernière demi-heure où les Rennais auraient sans doute mérité d’aller chercher un énième 2-2.

C’était la deuxième défaite de la saison, seulement, mais une cinquième rencontre d’affilée sans gagner, soit la pire série en championnat depuis octobre-novembre 2023. À l’époque, cette disette avait poussé Bruno Genesio à rendre son tablier pour ce qui ressemble, avec deux ans de recul, au moment de la bascule du mauvais côté pour un club qui s’est depuis enfermé dans un interminable cercle vicieux, sans trop savoir quand arrivera le bout du tunnel.

Le jour où tout a (encore) failli basculer
Dans la machine à laver rennaise, entre la route de Lorient et la Piverdière, il s’est passé beaucoup trop de choses en l’espace de 48 heures pour ne pas penser que le club rouge et noir n’a pas encore fini de marcher sur la tête. Il y a ce qu’on a vu, de près ou de loin, ce dimanche quand la nuit tombait. Notamment les ultras du Roazhon Celtic Kop, restés dans leur tribune Mordelles pendant plus d’une heure après le coup d’envoi pour voir débarquer, sous l’impulsion de la direction rennaise, sept cadres, de Ludovic Blas à Valentin Rongier, qui a pris le micro face à un kop qui avait accueilli l’ancien rival nantais avec une banderole hostile et des sifflets quelques semaines plus tôt. "Croyez-nous, ça nous fait aussi chier de finir les matchs et de ne pas gagner, posait le capitaine rennais. C’est insuffisant, et on le sait parce qu’on est le Stade rennais. Je vous promets que les choses vont changer et tourner en notre faveur."

La question de mon avenir s’est posée à un moment, elle était même arrêtée. Je pense que des gens croient encore à ce qu’on veut faire ici, au Stade rennais.

Habib Beye

Il y a aussi et surtout ce qu’on nous raconte et ce qui se passe dans les coulisses, où le début de semaine a été mouvementé. Les versions diffèrent, parfois, et il n’est pas du tout impossible que l’idée de se séparer du coach de 48 ans était très présente au niveau de la direction le dimanche soir et le lundi matin (sans vraiment de solutions de remplacement), où Beye avait dirigé normalement la séance du jour. La suite, c’est une très longue réunion entre le technicien et les dirigeants bretons, le président Arnaud Pouille et le directeur sportif Loïc Désiré, avant laquelle une possible mauvaise interprétation des signaux envoyés aurait même conduit certains adjoints de l’entraîneur rennais à commencer à vider leurs casiers, selon nos informations.

"Il s’est dit beaucoup de choses, on a fait un bilan de tout ce qui se passait actuellement. […] La question de mon avenir s’est posée à un moment, elle était même arrêtée, livrait Beye ce mardi en conférence de presse. Je pense que des gens croient encore à ce qu’on veut faire ici, au Stade rennais. […] Ce n’était pas une entrevue où on dit stop, mais plutôt où on demande : “Tu es comment ?” L’énergie de l’ancien défenseur aurait convaincu de le maintenir en poste au moins jusqu’au déplacement à Toulouse, mercredi, où tout autre résultat qu’une victoire pourrait lui être fatal, "un challenge excitant", selon les mots de Beye.

Ce dernier a bien sûr sa responsabilité dans le début de saison raté des Bretons (11 points après 9 journées, soit un copié-collé des deux dernières cuvées) et il semble encore chercher un système et une équipe capable de boucler une rencontre avec de la maîtrise et de la constance. "On n’a pas encore eu de match référence ou de match complet du début à la fin. On a souvent des trous, je ne sais pas comment l’expliquer en toute franchise, ça nous fait vraiment chier", constatait Brice Samba ce dimanche, avant de démentir les rumeurs de tensions avec l’entraîneur, "des calomnies, des choses inventées". Il y a eu des désaccords, des échanges et, selon plusieurs sources, certains joueurs pas totalement convaincus par le coach rennais, qui assurait encore ce mardi avoir "le soutien" de ses hommes.

"Je l’ai tout le temps, à mon sens, a-t-il continué. Dans l’adhésion et la réaction sur le terrain contre Nice, c’est l’exemple parfait." La question de la cohabitation et de la communication avec le staff dédié à la performance mené par Laurent Bessière (passé par Lens et Nice), arrivé à l’intersaison, a également été posée lors de la réunion de lundi. Un problème abordé parmi tant d’autres, mais un point de crispation depuis un moment à Rennes, même si Beye aurait été mis au courant dès son embauche de ces ajustements programmés après un audit qui avait mis en évidence des dysfonctionnements et des manques.

Le règne de l’instabilité
Il y a le sportif, le terrain et la vie d’un club de foot d’un côté ; et le fonctionnement du Stade rennais d’un autre, entre la passion et les luttes d’influences, plus ou moins importantes et présentes. Beye a encore couvert de compliments la famille Pinault, "un propriétaire exceptionnel. C’est très rare d’avoir cette relation et la chance d’avoir une famille qui sait exactement où je veux aller avec ce club, avec un soutien indéfectible depuis mon arrivée", mais la gouvernance impulsée par les milliardaires français interroge encore et toujours à Rennes. Les "forces obscures", ce concept théorisé il y a bien longtemps par Frédéric Antonetti et qui est souvent utilisé pour désigner Hubert Guidal et René Ruello, tous les deux anciens dirigeants du SRFC et fidèles amis de François Pinault, ont bon dos et ne peuvent pas être la seule cause de l’instabilité chronique sur les bords de la Vilaine. En cas de départ de Beye dans les prochains jours, le Stade rennais pourrait connaître son 18e entraîneur en 27 ans d’ère Pinault et, plus symbolique encore, le 10e de la dernière décennie.

Si le club breton assure avoir avancé dans plusieurs domaines ces derniers mois (la cellule de recrutement, les travaux sur l’identité rennaise à l’occasion des 125 ans cette saison et le développement du staff pro, etc.), il est difficile de sentir une osmose et une vision commune entre tous les décideurs depuis que la chaîne a été cassée par l’actionnaire, qui avait imposé le retour (puis la prolongation un peu plus tard) de Julien Stéphan à l’automne 2023. Depuis, Rennes a vu passer des dizaines de joueurs – Ludovic Blas étant aujourd’hui le plus ancien dans l’effectif (sans compter les jeunes) –, deux présidents exécutifs (Olivier Cloarec et Arnaud Pouille), trois directeurs sportifs (Florian Maurice, Frederic Massara, Loïc Désiré), trois entraîneurs (Stéphan, Jorge Sampaoli, Beye) et même deux présidents du conseil d’administration (Alban Gréget et Guillaume Cerutti, à la tête de la Collection Pinault, récemment nommé). Le tout avec des mercatos onéreux à mettre en parallèle avec des ventes importantes et une balance positive au niveau des transferts, avec un été 2024 catastrophique, dont les seuls «?survivants » un an plus tard sont Abdelhamid Aït-Boudlal (recruté en tout début de mercato) et Glen Kamara.

C’est dans ce décor bancal que l’urgence comptable pourrait provoquer un énième bouleversement dans les prochains jours, pour un club qui cherche à rester connecté à son public et qui ambitionne de retrouver la Coupe d’Europe la saison prochaine. "Les interprétations à l’extérieur, on ne les maîtrise pas. On doit tous corriger des choses, du coach aux joueurs", formulait Loïc Désiré chez Ouest-France lors de la dernière trêve à l’occasion d’une des rares prises de parole publiques de la direction bretonne. L’accueil du Roazhon Park, où Strasbourg doit se pointer dimanche, pourrait être glacial, voire contestataire au bout d’une nouvelle drôle de semaine, en fonction de ce qui se passera à Toulouse mercredi pour la rencontre de la dernière chance (avant la prochaine ?) pour Beye, dont l’entente avec son président n’a jamais été une évidence depuis le début de l’histoire. «?Je ne veux pas que ce match soit lié au destin du coach, je vais dire à mes joueurs d’être en mission pour eux-mêmes, assurait-il. Mon destin n’a pas trop d’importance.?» Celui du Stade rennais continue de s’écrire en pointillé en attendant, peut-être un jour, la fin de cette interminable saison des tempêtes.

S.G.S.B.

SGSB

Boutique de Mumbly

Boutique

Cantine de Mumbly

Cantine

Hébergé par

Reglyss.bzh

Free Joomla templates by Ltheme