Le maintien des matches de Ligue 1, un manque d’efficacité sur les moments clés et une absence de leaders naturels… Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de l’entraîneur finistérien avant le déplacement à Rennes, samedi (17 h).
Seul absent pour la réception de Strasbourg, Ronaël Pierre-Gabriel, reste toujours en phase de reprise à cause d’un souci musculaire au quadriceps. Il est le seul absent de l’effectif pour l le déplacement au Stade Rennais.
Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron concernant le reconfinement national à partir de vendredi minuit, des interrogations entouraient le sport professionnel. Les annonces faites par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu à l’Assemblée Nationale ont eu de quoi rassurer. Une chose est sûre, la rencontre Rennes-Brest aura lieu. Ce match, on va le jouer. On est en train de voir un peu les conditions de déplacement pour se rendre à Rennes, expliquait Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur du Stade Brestois.
Des annonces qui entraînent inévitablement la tenue de la rencontre à huis clos. "On ne va pas jouer de gaieté de cœur à huis clos. Surtout lors d’un derby qui a énormément de sens pour les supporters. Avec 5 000 personnes c’était encore un peu intéressant. Mais on a la chance de pouvoir faire les matches, c’est bien, on va s’adapter à la situation", relativise l’entraîneur du club finistérien.
Sur la lourde défaite subie face à Strasbourg : "Après Strasbourg, j’avais évoqué le fait que face à une équipe athlétique, on avait subi. Si on regarde les stats, on voit aussi qu’on prend beaucoup de buts sans concéder énormément d’occasions. On manque d’efficacité sur des moments clés. Forcément, on est très déçus de perdre chez nous."
D’un point de vue plus global, Olivier Dall’Oglio regrette des faits de match évitable qui changent toute la physionomie de la rencontre. On encaisse beaucoup de buts mais on subit très peu d’occasions. On commet trop d’erreurs individuelles et ça nous plombe. Ça ne tourne pas vraiment pour nous. Nous ne sommes pas submergés dans les matches, ce qui nous fait mal, ce sont les coups de l’adversaire. Il n’y a pas que l’impact physique qui pose problème, il y a aussi la concentration sur les moments clés. Il faut toujours trouver des solutions, c’est mon métier.
Dimanche dernier, il reconnaissait un manque de leaders au sein de son équipe. Depuis le début, on sait très bien qu’on a des joueurs jeunes ou timides et on travaille à faire émerger certains. Il faut travailler sur l’humain et ça peut prendre du temps. On a amené une personne qui travaille là-dessus en plus.
Après deux défaites consécutives en championnat, Brest se déplace face à Rennes, troisième en championnat. Une opposition sur le papier déséquilibrée. On sait que le Stade Rennais est plus fort que nous, ça va nous obliger à monter notre niveau. Il y aura une attention supérieure de mes joueurs. Impossible de rêver sur ce genre de match parce que ça peut aller très vite en face.
Dans un Roazhon Park à huis clos, face à Rennes qui vient de jouer mercredi soir à Séville et une série de trois matches sans succès en championnat, c’est peut-être le meilleur moment pour Brest de jouer Rennes. Une idée écartée par Olivier Dall’Oglio : "Je ne sais pas si c’est le meilleur moment pour les jouer. On ne pourra répondre à cette question qu’à la fin du match."
La saison passée du Stade Rennais
Dans l'attente des décisions prises par le président de la République, Emmanuel Macron, pour lutter contre la pandémie de Covid-19, le football professionnel, mais aussi plusieurs autres disciplines s'inquiètent d'un possible arrêt des compétitions, comme la saison dernière. Mais selon nos informations, ce scénario catastrophe n'aura pas lieu. "Il n'y a pas de scénario dans lequel on considèrerait indispensable de devoir interrompre ou suspendre le sport professionnel, indique-t-on à l'Elysée. Le sport professionnel continuera quel que soit le scénario retenu en termes de restrictions et de protocole sanitaire. Dans la diversité des solutions qui existent aujourd'hui pour adapter notre réponse à la situation du virus, aucune ne prévoit, à date, une suspension des activités du sport professionnel. »
La situation devrait s’éterniser au minimum jusqu’au mois de décembre, avant que la Ligue de Football Professionnel n’ait réellement les moyens d’agir. Et pour cause, les entreprises sont beaucoup plus protégées en raison de la crise du Covid-19 et la LFP n’a pas le pouvoir de casser aussi facilement que cela le contrat avec Mediapro. Une situation délicate et stressante pour les clubs de Ligue 1, sous perfusion financièrement avec des prêts contractés par l’instance du football français. Ce scénario était malheureusement prévisible selon Denis Balbir, lequel regrette le bon vieux temps de Canal + et de BeInSports qui payaient la Ligue 1 moins chères certes, mais qui honorait leurs engagements financiers…
Hamari, l’abnégation rennaise a encore frappé samedi soir…
Le bras de fer entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro a franchi un nouveau pallier ce jeudi. En plus de mettre en demeure son principal diffuseur, la LFP a dû contracter un nouveau prêt, et elle annonce qu'elle pourrait se tourner vers d'autres opérateurs. Le torchon brûle et les conséquences pour le système économique du foot français pourraient être catastrophiques, notamment pour les clubs bretons.
Nouveau rebondissement dans l'affaire Mediapro qui fait trembler l'univers du football français. Alors que le groupe espagnol tente de renégocier à la baisse le montant des droits télé du championnat entre clubs tricolores (80 % des matchs sont diffusés sur sa chaîne Téléfoot) , dont il doit s'acquitter auprès de la Ligue professionnelle de football (LFP) - 780 millions d'euros par an pour la Ligue 1 et 34 millions pour la Ligue 2 -, il vient de se mettre sous la protection d'un mandataire ad hoc rattaché au tribunal de commerce de Nanterre, selon nos sources confirmant les révélations du « Canard enchaîné ».
Le football français est en alerte maximale. En effet, Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, a décidé de stopper ses paiements et doit la bagatelle de 172 millions d'euros à la Ligue de football professionnel (LFP). Les dirigeants de Ligue 1 en ont d'ailleurs déjà appelé au Président de la République, Emmannuel Macron, pour faire pression sur son homologue chinois.
Un bras de fer, ni plus ni moins. Entre la LFP et Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 cette saison, le conflit est total. Après avoir repoussé sa demande de délai de paiement, l'instance, qui n'a toujours pas reçu son échéance prévue début octobre (172 millions d'euros), a décidé de passer aux choses formelles. Ainsi, le groupe sino-espagnol a été "mis en demeure" par la LFP.
Rennes s'avance en favori ce vendredi pour affronter Dijon. Le club breton, leader du championnat, se déplace chez la lanterne rouge. Mais attention tout de même, comme le rappelle Julien Stéphan. "Sur les quatre derniers déplacements que l'on a fait là-bas, on a perdu quatre fois. Ils ont un bon potentiel offensif avec des joueurs capables de vitesse et d'éliminations, de profondeur aussi. Il faut faire très attention et prendre cette équipe au sérieux."
A Dijon, puis ensuite face à Angers et Brest, des rotations devraient être opérées, la Ligue des Champions démarrant mardi prochain face à Krasnodar. Trop juste pour être dans le groupe, James Lea-Siliki, de retour de blessure, ne sera pas demain en Bourgogne, pas plus que Steven N’Zonzi, suspendu. Utilisé une demi-heure par Didier Deschamps, Eduardo Camavinga pourrait également être ménagé, lui qui ne fut pas épargné en présaison par les pépins physique. L’heure, naturelle, du retour de Clément Grenier apparaît donc probable, et ce peut-être directement titulaire où il entrerait en concurrence avec Benjamin Bourigeaud, Jonas Martin ou encore Flavien Tait, pouvant aussi évoluer milieu axial.
Mediapro se serait tourné vers le tribunal de commerce pour négocier avec la LFP
"C’est M’Baye Niang lui-même qui a changé d’avis, convaincu non seulement par ses deux représentants, mais aussi convaincu par l’appel de Julien Stéphan, son entraîneur à Rennes, alors que Niang était déjà à Saint-Etienne."
Le football français est inquiet. Alors que l'épidémie de coronavirus et la crise économique qui en découle touchent au portefeuille les clubs, voilà que l'une des principales sources de revenus a déclaré forfait il y a quelques jours. En effet, Mediapro n'a pas payé sa deuxième échéance, de 172 M€, à la LFP (Ligue de football professionnel), qui ne va donc pas pouvoir redistribuer aux formations professionnelles leur part, attendue le 17 octobre. Jaume Roures, patron de Mediapro, a, dans la foulée, indiqué son intention de renégocier le prix d'achat des droits de la L1 et de la L2 acquis pour la période 2020-2024. De quoi imaginer des mois très difficiles pour les clubs professionnels...
Depuis l'annonce du retard de paiement de Mediapro pour l'échéance d'octobre, les événements se précipitent concernant la diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 en France. Alors que la chaîne Téléfoot semblait devoir être le tube de l'année, l'histoire tourne au naufrage total, au point même que l'on ne serait désormais plus étonné que le contrat entre la LFP et le groupe dirigé par Jaume Roures soit dénoncé dans les prochaines semaines. Pour Daniel Riolo, le dirigeant espagnol a tenté un pari et s'est planté, mais la Ligue a clairement été abusé par Mediapro. Et le journaliste de RMC de prévoir une fin imminente pour Téléfoot et un nouvel appel d'offre lancé par la LFP pour trouver un diffuseur.


