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Création d'une Ligue 3

Soutenu par le président réélu de la FFF, Philippe Diallo, le projet d’une Ligue 3 professionnelle doit prendre un sérieux coup d’accélérateur dans les prochains mois. Thierry Gomez, président du Mans FC et du collège du National, et ardent défenseur de ce nouveau championnat, milite pour sa création rapide.
Création d'une Ligue 3

C’est un vieux serpent de mer qui devrait enfin se concrétiser. Il y a un mois lors de sa réélection à la tête de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo s’est engagé à rapidement réformer le National 1 et son modèle absurde pour en faire un véritable championnat professionnel. «Dès la mi-janvier, nous ouvrerons pour le lancement d’une Ligue 3 professionnelle sous l’égide de la Fédération». Ce Comex doit enfin entériner ce projet et offrir un statut plus cohérent aux clubs de 3e division. Élu à la tête de l’association des clubs de National, Thierry Gomez est un grand partisan de ce désir de professionnalisation. Selon lui, un modèle est encore à créer, mais les idées ne manquent pas.

Foot Mercato : pourquoi avoir besoin de cette Ligue 3 aujourd’hui ?

Thierry Gomez : c’est simplement la logique de la réforme entreprise il y a quelques années de la Ligue 1, Ligue 2 et du National 2, National 3. Forcément, cela entraîne une revalorisation naturelle du championnat de National avec une majorité de clubs professionnels. Ça a mis en lumière l’incohérence de ce championnat, qui n’avait pas été mis à jour. Le seul ! Il y a des incohérences en termes de statuts des clubs, de chartes avec des contrats et des salaires minimums différents selon que vous ayez un contrat fédéral ou professionnel, une réglementation juridique différente. C’est le championnat le plus inéquitable qui puisse exister alors que c’est devenu un superbe championnat avec des clubs qui ont fait l’histoire du foot français. C’est un vrai championnat de territoire. On a régulièrement plus de 10 000 spectateurs présents dans les stades. Pour un pays champion du monde et vice-champion du monde de foot, c’est simplement remettre les compteurs à zéro et, comme dans les autres pays étrangers, avoir une 3e division professionnelle.

FM : pour la première fois, tous les feux semblent au vert pour la création de cette Ligue 3…

TG : il faut recréer une dynamique. La création d’une Ligue 3 peut entraîner beaucoup de choses, à commencer par être le lien parfait entre la Ligue 1 et la Ligue 2, et les championnats amateurs et fédéraux de haut niveau, la N2 et la N3. C’est aussi une bonne chose pour l’ensemble du foot, pas seulement pour les clubs de National. Cela fait 30 ans que le débat existe. Nous, ça fait 2 ans qu’on le remet sur la table. C’était dans le programme des deux candidats de la FFF. Le Comex (Comité exécutif de la FFF) doit avoir lieu le 16 janvier. Le président Philippe Diallo s’est engagé à rapidement créer une commission pour mettre en place cette ligue professionnelle.

FM : vous soulignez les incohérences du National, de quoi parlez-vous ?

TG : je vais vous citer quelques exemples. Quand un joueur professionnel veut être reclassé fédéral, le salaire minimum qu’on peut lui verser est supérieur à si ce joueur vient dans un club professionnel du National. C’est inéquitable pour les clubs fédéraux. Il y a d’autres aberrations. Le Mans par exemple n’a pas la possibilité d’avoir le prêt d’un joueur professionnel de moins de 20 ans de la part d’un club de Ligue 1 ou de Ligue 2. La réglementation l’interdit. Il peut y avoir des dérogations, mais un club fédéral peut lui se faire prêter ce joueur déjà professionnel. Des normes différentes comme cela, il y en a plein. Les aides financières ou encore les cotisations d’inscriptions en championnat sont différentes. Parallèlement à cela, ce championnat n’a jamais été aussi attractif et valorisant. Notre moyenne de spectateurs explose. On est parfois au-dessus de certains matchs de Ligue 2. Il faut s’occuper de ce championnat à sa juste valeur. Si on le fait, on va redynamiser l’ensemble du foot français car c’est rendre les autres championnats plus forts. C’est aussi sécuriser les clubs de Ligue 2 quand ils descendent. Ils n’auront plus un statut bancal. Il faut leur donner un avenir et leur laisser du temps. Il y a 10 ans, un gros club de Ligue 2 qui descendait remontait immédiatement, aujourd’hui c’est beaucoup plus difficile. Il faut leur permettre de rester 3 ou 4 ans avant de rebondir. Ce sont pour beaucoup des clubs qui ont fait l’histoire du football français. Ça serait un superbe parachute pour les clubs qui descendent, car la Ligue 3 serait un championnat valorisant. Et derrière, on peut décliner plein de choses comme une Coupe de la Ligue professionnelle avec 54 clubs, attractive qui intéresse le média et le public. Ça peut permettre de revaloriser la N2 pour qu’elle redevienne un championnat de haut niveau et, pourquoi pas recréer, comme il y a quelques années, un vrai titre de championnat de France amateur avec un week-end dédié.

FM : comment faire en termes de financements ?

TG : c’est un faux problème car il y a une base. La plupart des clubs en National touchent entre 350 000 euros et 1,4 M€. On ne part pas de zéro. En revanche, il y a 4 clubs, les seuls de la N3 à la Ligue 1 qui touchent zéro. Là aussi, on a une iniquité. Avant, on gardait deux ans le statut pro quand on descendait puis on le perdait à partir de la 3e année. Sauf qu’on a temporisé, car nous nous trouvions dans une situation intermédiaire avec la réforme des championnats. Notre championnat allait inévitablement passer professionnel dans les 2 ou 3 années à venir, on a donc demandé à annuler cette perte de statut pro pour les équipes concernées. Sans nous le dire ouvertement, on a pu garder ce statut pro mais sans toucher l’argent de la licence. C’est un vrai manque de reconnaissance et à résoudre rapidement. L’argent existe. Et puis la FFF est là pour soutenir et aider ces clubs, et elle se porte plutôt bien avec le contrat de Nike multiplié par deux (la firme américaine a renouvelé son engagement jusqu’en 2034 avec l’équipe de France). C’est 50 M€ en plus dans les caisses. Tous les contrats liés au football ont été valorisés, celui de la Ligue 2 ou des droits internationaux. Le seul qui ne l’a pas été, c’est le contrat moteur du système malheureusement avec la diffusion de la Ligue 1. La FFF est bien gérée et a des moyens. On trouvera l’argent car on parle de quelques millions d’euros, une aide comme ce fut le cas pour le football féminin ou le futsal.

FM : il faut aussi que les clubs créent un modèle économique viable. Y voyez-vous un potentiel ?

TG : on n’a rien marketé, il n’y a pas de naming. Il y a plein de choses à faire. Il faut juste s’en occuper, comme pour la D1 Arkema (1ère division féminine). Les médias s’y intéresseront, les partenaires aussi et le supplément, on ira le chercher avec de nouveaux partenaires.

FM : l’argent vient également des diffuseurs, avez-vous rencontré les acteurs de l’audiovisuel ?

TG : il y a des prémisses bien sûr. La façon dont on regarde le foot a évolué. L’une des plus grandes séries dans le monde du foot, c’est celle sur Sunderland ("Sunderland ‘Til I Die", diffusée sur Netflix). C’est une façon de consommer du football et de faire vivre de l’intérieur la vie d’un club. La Ligue 3 pourra aussi partager ce genre de choses. Il y a une série en cours avec Versailles sur Canal + (Le Club), une autre sur Fleury (Ici c’est Fleury). À nous de faire ce genre de choses. C’est aussi ce qui rend attractif un club et un championnat.

FM : vous avez également parlé de la possible mise en place d’un salary cap. Ce sujet est-il toujours d’actualité ?

TG : c’est dans la réflexion. Il ne faut pas faire de cette Ligue 3 un sous-produit, mais une vraie marque. Il faut aussi qu’on soit novateur et tester des choses. Cette question du salary cap doit être posée afin de mettre en place un championnat qui soit pérenne, avec un modèle économique. Ça consiste en développer les revenus, mais aussi ne pas faire n’importe quoi en termes de charges et de salaires. Une des premières étapes pourrait être de l’imposer en Ligue 3 avant, pourquoi pas, de l’étendre en Ligue 2. On ne met pas en danger la concurrence de nos clubs en imposant cette règle. C’est un sujet novateur qui peut être abordé, mais il n’est pas le seul. Il y en a plein d’autres.

FM : avez-vous eu des retours de la LFP et des clubs professionnels quant à la création de la Ligue 3 ?

TG : on attend déjà la création de la commission, mais il faut se mettre autour de la table. Quand on discute avec tous les acteurs, les présidents, les joueurs, le public, les médias, tout le monde trouve cette Ligue 3 évidente. C’est surtout une question de vision, de volonté. Il y aura des représentants de la LFP car il faudra trouver des passerelles.

FM : quand ce championnat pourrait-il voir le jour ?

TG : Philippe Diallo a annoncé à l’issue de son élection plusieurs grands sujets qu’il souhaite mettre en place rapidement. Je pense que le 16 janvier lors du Comex, il va créer cette commission qui va pouvoir travailler sur une Ligue 3 professionnelle. Il y a un objectif à court terme et à moyen terme. Ça peut être le 1er juillet 2025 ou, au plus tard, le 1er juillet 2026.

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C’est un vieux serpent de mer qui devrait enfin se concrétiser. Il y a un mois lors de sa réélection à la tête de la Fédération Française de Football, Philippe Diallo s’est engagé à rapidement réformer le National 1 et son modèle absurde pour en faire un véritable championnat professionnel. «Dès la mi-janvier, nous ouvrerons pour le lancement d’une Ligue 3 professionnelle sous l’égide de la Fédération». Ce Comex doit enfin entériner ce projet et offrir un statut plus cohérent aux clubs de 3e division. Élu à la tête de l’association des clubs de National, Thierry Gomez est un grand partisan de ce désir de professionnalisation. Selon lui, un modèle est encore à créer, mais les idées ne manquent pas.

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TG : il y a des prémisses bien sûr. La façon dont on regarde le foot a évolué. L’une des plus grandes séries dans le monde du foot, c’est celle sur Sunderland ("Sunderland ‘Til I Die", diffusée sur Netflix). C’est une façon de consommer du football et de faire vivre de l’intérieur la vie d’un club. La Ligue 3 pourra aussi partager ce genre de choses. Il y a une série en cours avec Versailles sur Canal + (Le Club), une autre sur Fleury (Ici c’est Fleury). À nous de faire ce genre de choses. C’est aussi ce qui rend attractif un club et un championnat.

FM : vous avez également parlé de la possible mise en place d’un salary cap. Ce sujet est-il toujours d’actualité ?

TG : c’est dans la réflexion. Il ne faut pas faire de cette Ligue 3 un sous-produit, mais une vraie marque. Il faut aussi qu’on soit novateur et tester des choses. Cette question du salary cap doit être posée afin de mettre en place un championnat qui soit pérenne, avec un modèle économique. Ça consiste en développer les revenus, mais aussi ne pas faire n’importe quoi en termes de charges et de salaires. Une des premières étapes pourrait être de l’imposer en Ligue 3 avant, pourquoi pas, de l’étendre en Ligue 2. On ne met pas en danger la concurrence de nos clubs en imposant cette règle. C’est un sujet novateur qui peut être abordé, mais il n’est pas le seul. Il y en a plein d’autres.

FM : avez-vous eu des retours de la LFP et des clubs professionnels quant à la création de la Ligue 3 ?

TG : on attend déjà la création de la commission, mais il faut se mettre autour de la table. Quand on discute avec tous les acteurs, les présidents, les joueurs, le public, les médias, tout le monde trouve cette Ligue 3 évidente. C’est surtout une question de vision, de volonté. Il y aura des représentants de la LFP car il faudra trouver des passerelles.

FM : quand ce championnat pourrait-il voir le jour ?

TG : Philippe Diallo a annoncé à l’issue de son élection plusieurs grands sujets qu’il souhaite mettre en place rapidement. Je pense que le 16 janvier lors du Comex, il va créer cette commission qui va pouvoir travailler sur une Ligue 3 professionnelle. Il y a un objectif à court terme et à moyen terme. Ça peut être le 1er juillet 2025 ou, au plus tard, le 1er juillet 2026.

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