• ds_3110.jpg
  • ds_1576.jpg
  • ds_1878.jpg
  • ds_1706.jpg
  • ds_1012.jpg
  • ds_1767.jpg
  • DS_0077.jpg
  • ds_0353.jpg
  • DS_0013.jpg
  • ds_2976d.jpg
  • ds_3303.jpg
  • ds_2478.jpg
  • ds_1376.jpg
  • ds_1750.jpg
  • ds_1756.jpg
  • ds_3661.jpg
  • ds_1762.jpg
  • ds_0397.jpg
  • ds_3476.jpg
  • ds_4100.jpg
Actualité

12 Mars 2026

Victime de son succès et en rupture de stock, le maillot collector des 125 ans du Stade Rennais est revendu en ligne, ce jeudi, par des particuliers qui comptent faire une plus-value. Les prix sont...

Actualité

11 Mars 2026

La LFP a décidé de ne plus faire figurer les couleurs arc-en-ciel, symboles de la lutte contre l'homophobie, sur les maillots des joueurs dans le cadre d'une journée dédiée en Ligue 1. Chaque année,...

Actualité

11 Mars 2026

Les dirigeants du Stade Rennais ont présenté ce mercredi les festivités prévues pour les 125 ans du club. En marge de ce rendez-vous, plusieurs prises de parole importantes ont eu lieu de la part...

Actualité

11 Mars 2026

Le Stade Rennais a joué un rôle moteur dans la signature d’une tribune avec six autres clubs de Ligue 1 pour appeler les pouvoirs publics à une réforme rapide du football français. Les dirigeants du...

Actualité

11 Mars 2026

Membres actifs du conseil d’administration du Stade Rennais depuis 2024, Louis Roger-Boutbien et Pierre Tronson, petits-fils du propriétaire François Pinault, se sont présentés face aux médias ce...

Actualité

11 Mars 2026

Ce mercredi, en conférence de presse, le président du Stade Rennais, Arnaud Pouille, a rappelé combien la qualification en Coupe d’Europe à la fin de cette saison était importante pour le club...

Actualité

11 Mars 2026

Ce mercredi 11 mars 2026, le Stade Rennais a annoncé une série d’événements liés au 125e anniversaire du club, qui seront partagés avec les supporters et le grand public lors des deux prochains...

Actualité

11 Mars 2026

La France ne doit pas perdre ce match ! Voilà comment se conclut la longue tribune ouverte publiée ce mercredi et cosignée par les présidents de sept clubs de Ligue 1 : Rennes, Lens, Marseille, Le...

Anciens

11 Mars 2026

Le Bayer Leverkusen affirme officiellement compter sur son attaquant malgré les rumeurs persistantes de départ imminent. Le joueur a marqué l’histoire du Stade Rennais avec 51 buts inscrits en 141...

Actualité

10 Mars 2026

Ce mardi 10 mars 2026, le Stade Rennais fête officiellement ses 125 ans. Pour l’occasion, le club rouge et noir a dévoilé un maillot collector qui sera porté par les joueurs lors du match face à...

Actualité

10 Mars 2026

Ce mardi 10 mars 2026, Puma et le Stade Rennais F.C. sortent un maillot collector. Seuls 1 901 exemplaires seront proposés à la vente. Voici pourquoi. Il y a 125 ans, jour pour jour, naissait le...

Actualité

10 Mars 2026

Le Stade Rennais a publié un communiqué sur son site internet pour mettre en garde sur des actes malveillants réalisés en son nom pour "de prétendus stages de recrutement pour son Académie". Le nom...

Actualité

10 Mars 2026

Le Stade Rennais a été victime de plusieurs usurpations d’identité, venant d’escrocs proposant des prétendus stages de recrutement. Par un communiqué le club met en alerte les familles des joueurs....

Actualité

10 Mars 2026

Le Stade Rennais fête ses 125 ans ce mardi.

Anciens

09 Mars 2026

Sept ans après sa chevauchée fantastique pour fêter la Coupe de France 2019 remportée par le Stade Rennais face au PSG, l’ancien gardien rouge et noir Tomas Koubek continue de faire parler de lui....

Anciens

05 Mars 2026

Habib Beye est devenu le premier entraîneur à être éliminé de la Coupe de France la même saison avec deux clubs différents, mercredi après la défaite de l’OM contre Toulouse (2-2, 3 t.a.b. 4) en...

Anciens

04 Mars 2026

Éliminé avec Rennes puis l’OM, Habib Beye marque l’histoire de la Coupe de France. Nouvelle déception pour l’OM, une seconde pour Habib Beye. Après la défaite de l’OM aux tirs au but en quarts de...

Actualité

04 Mars 2026

Nouveau départ au Stade Rennais dans la sphère dirigeante. Selon nos informations, après Benoit Muller, qui rejoindra Lorient prochainement, c’est au tour de Richard Declaude, directeur général...

À 20 ans, je me suis retrouvé au chômage

Sans club il y a trois ans, le défenseur international belge Arthur Theate revient sur son ascension express, le Stade Rennais et son ex-coéquipier Remco Evenepoel.

ds 1492

Comment juges-tu ta première saison à Rennes ?
Je pense avoir fait une bonne saison. J’ai notamment terminé parmi les joueurs les plus utilisés de l’effectif (3 129 minutes de jeu en championnat, leader devant Benjamin Bourigeaud). Ça a été une saison satisfaisante car collectivement, on a atteint les objectifs du club, et, personnellement, j’ai pu jouer un rôle important avec Rennes comme en sélection.

Pour que cette nouvelle saison soit une réussite pour toi, sur quels axes aimerais-tu progresser ?
Je dois travailler sur tous les aspects de mon jeu. Je suis encore un jeune défenseur, avec encore beaucoup de choses à apprendre au fil des années. À 23 ans, je dois encore progresser dans tous les domaines et je suis impatient d’en apprendre davantage !

"Un peu rock and roll durant mes jeunes années"

Pour revenir sur tes débuts, tu as un parcours de formation un peu atypique avec plusieurs allers-retours entre Genk et le Standard…
Oui, ça a été un peu rock and roll durant mes jeunes années puisque j’ai fait Genk, Standard de Liège, Genk et Standard de nouveau. À 20 ans, on m’a mis dehors et je me suis retrouvé sans club, au chômage. C’était à la fin de la saison 2019/2020, juste après le début de la crise du covid. Je commençais à chercher un "vrai" travail car il fallait bien gagner de l’argent pour vivre. Mais j’ai eu la chance de faire un essai d’une semaine au KV Ostende, où j’ai finalement signé mon premier contrat professionnel.

Avant cet essai à Ostende, tu avais cherché du travail dans quel secteur ?
J’allais travailler dans le bâtiment car je n’ai pas de diplôme. J’avais sacrifié mes études pour le foot car, en Belgique, le système n’est pas le même qu’en France. Chez nous, il n’y a pas de cursus scolaire intégré aux centres de formation, l’école est à part donc c’est un peu compliqué de gérer les deux. D’ailleurs, si c’était à refaire, je ne sacrifierais pas l’école car même si ça a marché pour moi, c’était très risqué. Donc oui, à cette époque, c’était vers le bâtiment que je me dirigeais.

"Je m’étais fait recaler par un club de D2 belge"

Tu étais dans quel état d’esprit ? C’est dur d’imaginer que tu te trouvais dans une telle situation il y a seulement trois ans alors que tu viens d’enchaîner trois grosses saisons avec Ostende, Bologne et Rennes, que tu es systématiquement appelé en équipe de Belgique depuis deux ans…
C’est peut-être étonnant mais j’ai toujours cru en moi. Je me préparais à avoir une autre vie que la vie de footballeur mais je n’ai jamais lâché. Pendant le covid, j’ai utilisé le peu d’argent que j’avais de côté pour me payer un préparateur physique et être prêt si une opportunité se présentait. D’ailleurs, avant Ostende, j’avais fait un premier essai dans un club de D2 belge et je m’étais fait recaler. On m’a dit que je n’étais pas au niveau. Ostende était ma dernière chance parce que je n’allais pas pouvoir continuer à enchaîner les échecs ainsi. Il fallait bien que je me tourne vers autre chose. Mais je n’ai jamais cessé de croire en moi, je savais qu’un jour, ça pourrait tourner.

Est-ce que tu penses que cet épisode t’a donné une force mentale supplémentaire par rapport à des joueurs avec une formation et un début de carrière parfaitement linéaires ?
C’est sûr ! Mais chaque joueur est différent, chaque joueur réagit différemment à une situation donnée. Peut-être que certains auraient eu la tête dans le seau et n’auraient jamais relevé la tête s’ils avaient traversé ce que j’ai vécu. Personnellement, ça a forgé mon caractère et ça correspondait aussi aux valeurs inculquées par mes parents. Ils m’ont appris à ne rien lâcher et c’est aussi pour ça que je suis ici aujourd’hui.

Cette force de caractère a peut-être pu te servir en février dernier lorsqu’après avoir disputé tous les matchs de la saison comme titulaire, tu as été mis pour la première fois sur le banc…
Totalement, surtout que je supporte difficilement d’aller sur le banc, je déteste ça. Ma force, c’est d’avoir surmonté des épreuves bien plus difficiles. Je me sers de ça dans les périodes un peu moins faciles.

"Siniša Mihajlovic était très protecteur avec moi"

Avec Ostende, tu disais avoir appris avec le coach Alexander Blessin à défendre haut. Qu’as-tu ajouté à ton jeu à Bologne et Rennes ?
C’est dans le jeu balle au pied que j’ai le plus progressé parce qu’à Ostende, il faut être honnête, on n’avait pas le ballon ! On jouait le contre-pressing très haut, ce qu’on fait aussi avec Rennes mais, en plus, ici, on joue très fort au ballon. J’ai pu aller crescendo du coup puisqu’à Ostende, on n’avait pas la balle, à Bologne, on l’avait la moitié du temps, et ici, on a la possession dans 90% des matchs. Mais ça me va bien, je préfère qu’on ait la balle plutôt qu’on ne l’ait pas !

Pendant ta saison à Bologne, tu as eu pour entraîneur l’un des meilleurs défenseurs centraux gauchers des dernières décennies en la personne de Siniša Mihajlovic, malheureusement décédé fin 2022…
Il me conseillait beaucoup. Siniša était quelqu’un d’entier, avec un fort caractère, un peu comme moi. Parfois, ça pétait un peu d’ailleurs (rires) mais c’était pour mon bien ! Le coach me donnait des conseils, sur le foot et sur la vie. Il était très protecteur avec moi. Lui aussi m’a accordé sa confiance puisqu’une fois qu’il m’a mis titulaire, il ne m’a plus sorti de l’équipe. Même quand j’ai connu des moments difficiles, il continuait à croire en moi et à me tenir un discours positif. Il compte beaucoup pour moi. C’est une chance énorme d’avoir été coaché par quelqu’un qui jouait exactement au même poste que moi et qui a été l’un des meilleurs défenseurs centraux gauchers de l’histoire, de la Serie A tout du moins. Ça m’a mis un sacré coup quand j’ai appris qu’il nous avait quittés…

"Ça ne fait que trois ans que je joue défenseur central"

Le jeu de tête est une de tes qualités principales et pourtant, tu as eu une croissance tardive… Comment as-tu travaillé ça ?
J’ai grandi très tard en effet, vers 15-16 ans. Et avant cet âge-là, j’étais vraiment petit. Je devais donc compenser avec un meilleur timing, qualité que j’ai su garder. Quand tu as un problème, il faut trouver des solutions. Vu ma petite taille, il fallait donc que je sois capable de sauter au bon moment et plus haut que mon adversaire. Et quand j’ai grandi, j’ai su garder ce sens du timing, qui est essentiel en défense centrale.

Ça veut dire que tu as toujours joué derrière, là où beaucoup de professionnels ont commencé devant avant de reculer ?
Non, j’ai commencé attaquant de pointe. À 13 ans, je suis passé ailier gauche, puis latéral gauche et, enfin, défenseur central. Ça ne fait que depuis trois ans et mon arrivée à Ostende que je joue défenseur central. Quand j’ai signé là-bas, je pensais jouer latéral mais le coach m’a finalement utilisé dans l’axe.

"Sergio Ramos m’a dit que j’avais fait un bon choix en venant à Rennes"

Qui sont tes modèles ?
J’adore la mentalité de Carles Puyol et de Sergio Ramos. Ils m’inspirent beaucoup par leur grinta et leur faim de gagner chaque duel. Pour l’anecdote, j’ai croisé Sergio Ramos pendant mes vacances cet été. On a parlé un petit moment ensemble, de tout et de rien, du championnat de France et de nos carrières respectives notamment. Il m’a dit que j’avais fait un bon choix en venant à Rennes et que le plus important était d’avoir le maximum de temps de jeu pour progresser. Pour revenir à mes modèles, outre Puyol et Ramos, en Belgique, il y a forcément les références Jan Vertonghen et Thomas Vermaelen, avec qui j’ai eu la chance de jouer.

Carles Puyol parmi tes modèles, ça ne s’invente pas !
C’est vrai qu’on a un peu la même coupe de cheveux mais c’était davantage sa grinta qui me plaisait ! Et plus jeune, j’aimais beaucoup le Barça. Carles Puyol et les trois autres que j’ai cités sont des modèles sur le terrain mais aussi en dehors. Quand on voit leur longévité, on se rend bien compte que la manière de gérer ce qu’il y a à côté compte presque autant que ce qu’il se passe sur le terrain. Ah oui, je ne sais pas si je peux aller jusqu’à dire que je m’inspire de lui mais, à Bologne, je jouais avec Gary Medel, un monstre…

C’est-à-dire ?
Quel joueur… Dans le domaine du vice, c’est le maître. Il fait tout. Il n’y a pas une fois où je l’ai vu tomber sans que l’arbitre ne siffle. Il gagne du temps quand il le faut, obtient les fautes qui font souffler… Si on gagne et qu’il ne reste plus que quelques minutes à jouer, il va aller tenir la jambe de l’arbitre pendant plusieurs minutes… C’est une personne en or mais, en même temps, c’est un fou furieux, qui se transcende sur le terrain. Je n’ai jamais vu un joueur plus vicieux que lui même si Leonardo Bonucci n’est pas mal non plus dans le genre. Avec Bologne, quand on est allé jouer sur le terrain de la Juventus, ils obtiennent le premier corner. Il me dit bonjour et il me demande comment ça va puis bam, semelle sur mon pied ! Il s’excuse et me dit qu’il est désolé puis, cinq minutes plus tard, deuxième corner. Il me redit qu’il est désolé et bam, il me marche sur l’autre pied (rires) !

"Remco Evenepoel était beaucoup plus mature que les autres"

Dans les équipes de jeunes de la Belgique, tu as énormément joué avec Loïs Openda mais également avec un certain Remco Evenepoel…
C’était même mon compagnon de chambre ! C’était en U16 je crois. Remco était déjà hyper professionnel et beaucoup plus mature que les autres. Il était capitaine de l’équipe. Pareil avec Anderlecht. À l’époque, il avait déjà une VMA impressionnante ! A 16 ans, il avait 21 de VMA, ce qui n’arrive pas chez les jeunes normalement ! Il a basculé sur le vélo mais il a gardé cette discipline et cette détermination. Une fois qu’il a un objectif en tête, il va le chercher. D’ailleurs, on s’est vus pendant nos vacances en juin ! Comme on était tous les deux à Ibiza, on s’est donné rendez-vous pour passer une soirée ensemble. Il venait d’être sacré champion de Belgique ! Je suis super content pour lui car c’est quelqu’un qui a beaucoup bossé pour en arriver là, qui a également eu des moments difficiles lorsqu’il a dû arrêter le foot.

Et comment était Remco sur le terrain ?
C’était un joueur technique, avec un bon pied gauche, mais il n’était pas très rapide. Ses points forts ? Le positionnement et l’intelligence de jeu. Il était également très fort dans la tête, à ne rien lâcher de la première à la dernière minute. Finalement, il a gardé les mêmes qualités sur le vélo.

Related Articles

Sans club il y a trois ans, le défenseur international belge Arthur Theate revient sur son ascension express, le Stade Rennais et son ex-coéquipier Remco Evenepoel.

ds 1492

Comment juges-tu ta première saison à Rennes ?
Je pense avoir fait une bonne saison. J’ai notamment terminé parmi les joueurs les plus utilisés de l’effectif (3 129 minutes de jeu en championnat, leader devant Benjamin Bourigeaud). Ça a été une saison satisfaisante car collectivement, on a atteint les objectifs du club, et, personnellement, j’ai pu jouer un rôle important avec Rennes comme en sélection.

Pour que cette nouvelle saison soit une réussite pour toi, sur quels axes aimerais-tu progresser ?
Je dois travailler sur tous les aspects de mon jeu. Je suis encore un jeune défenseur, avec encore beaucoup de choses à apprendre au fil des années. À 23 ans, je dois encore progresser dans tous les domaines et je suis impatient d’en apprendre davantage !

"Un peu rock and roll durant mes jeunes années"

Pour revenir sur tes débuts, tu as un parcours de formation un peu atypique avec plusieurs allers-retours entre Genk et le Standard…
Oui, ça a été un peu rock and roll durant mes jeunes années puisque j’ai fait Genk, Standard de Liège, Genk et Standard de nouveau. À 20 ans, on m’a mis dehors et je me suis retrouvé sans club, au chômage. C’était à la fin de la saison 2019/2020, juste après le début de la crise du covid. Je commençais à chercher un "vrai" travail car il fallait bien gagner de l’argent pour vivre. Mais j’ai eu la chance de faire un essai d’une semaine au KV Ostende, où j’ai finalement signé mon premier contrat professionnel.

Avant cet essai à Ostende, tu avais cherché du travail dans quel secteur ?
J’allais travailler dans le bâtiment car je n’ai pas de diplôme. J’avais sacrifié mes études pour le foot car, en Belgique, le système n’est pas le même qu’en France. Chez nous, il n’y a pas de cursus scolaire intégré aux centres de formation, l’école est à part donc c’est un peu compliqué de gérer les deux. D’ailleurs, si c’était à refaire, je ne sacrifierais pas l’école car même si ça a marché pour moi, c’était très risqué. Donc oui, à cette époque, c’était vers le bâtiment que je me dirigeais.

"Je m’étais fait recaler par un club de D2 belge"

Tu étais dans quel état d’esprit ? C’est dur d’imaginer que tu te trouvais dans une telle situation il y a seulement trois ans alors que tu viens d’enchaîner trois grosses saisons avec Ostende, Bologne et Rennes, que tu es systématiquement appelé en équipe de Belgique depuis deux ans…
C’est peut-être étonnant mais j’ai toujours cru en moi. Je me préparais à avoir une autre vie que la vie de footballeur mais je n’ai jamais lâché. Pendant le covid, j’ai utilisé le peu d’argent que j’avais de côté pour me payer un préparateur physique et être prêt si une opportunité se présentait. D’ailleurs, avant Ostende, j’avais fait un premier essai dans un club de D2 belge et je m’étais fait recaler. On m’a dit que je n’étais pas au niveau. Ostende était ma dernière chance parce que je n’allais pas pouvoir continuer à enchaîner les échecs ainsi. Il fallait bien que je me tourne vers autre chose. Mais je n’ai jamais cessé de croire en moi, je savais qu’un jour, ça pourrait tourner.

Est-ce que tu penses que cet épisode t’a donné une force mentale supplémentaire par rapport à des joueurs avec une formation et un début de carrière parfaitement linéaires ?
C’est sûr ! Mais chaque joueur est différent, chaque joueur réagit différemment à une situation donnée. Peut-être que certains auraient eu la tête dans le seau et n’auraient jamais relevé la tête s’ils avaient traversé ce que j’ai vécu. Personnellement, ça a forgé mon caractère et ça correspondait aussi aux valeurs inculquées par mes parents. Ils m’ont appris à ne rien lâcher et c’est aussi pour ça que je suis ici aujourd’hui.

Cette force de caractère a peut-être pu te servir en février dernier lorsqu’après avoir disputé tous les matchs de la saison comme titulaire, tu as été mis pour la première fois sur le banc…
Totalement, surtout que je supporte difficilement d’aller sur le banc, je déteste ça. Ma force, c’est d’avoir surmonté des épreuves bien plus difficiles. Je me sers de ça dans les périodes un peu moins faciles.

"Siniša Mihajlovic était très protecteur avec moi"

Avec Ostende, tu disais avoir appris avec le coach Alexander Blessin à défendre haut. Qu’as-tu ajouté à ton jeu à Bologne et Rennes ?
C’est dans le jeu balle au pied que j’ai le plus progressé parce qu’à Ostende, il faut être honnête, on n’avait pas le ballon ! On jouait le contre-pressing très haut, ce qu’on fait aussi avec Rennes mais, en plus, ici, on joue très fort au ballon. J’ai pu aller crescendo du coup puisqu’à Ostende, on n’avait pas la balle, à Bologne, on l’avait la moitié du temps, et ici, on a la possession dans 90% des matchs. Mais ça me va bien, je préfère qu’on ait la balle plutôt qu’on ne l’ait pas !

Pendant ta saison à Bologne, tu as eu pour entraîneur l’un des meilleurs défenseurs centraux gauchers des dernières décennies en la personne de Siniša Mihajlovic, malheureusement décédé fin 2022…
Il me conseillait beaucoup. Siniša était quelqu’un d’entier, avec un fort caractère, un peu comme moi. Parfois, ça pétait un peu d’ailleurs (rires) mais c’était pour mon bien ! Le coach me donnait des conseils, sur le foot et sur la vie. Il était très protecteur avec moi. Lui aussi m’a accordé sa confiance puisqu’une fois qu’il m’a mis titulaire, il ne m’a plus sorti de l’équipe. Même quand j’ai connu des moments difficiles, il continuait à croire en moi et à me tenir un discours positif. Il compte beaucoup pour moi. C’est une chance énorme d’avoir été coaché par quelqu’un qui jouait exactement au même poste que moi et qui a été l’un des meilleurs défenseurs centraux gauchers de l’histoire, de la Serie A tout du moins. Ça m’a mis un sacré coup quand j’ai appris qu’il nous avait quittés…

"Ça ne fait que trois ans que je joue défenseur central"

Le jeu de tête est une de tes qualités principales et pourtant, tu as eu une croissance tardive… Comment as-tu travaillé ça ?
J’ai grandi très tard en effet, vers 15-16 ans. Et avant cet âge-là, j’étais vraiment petit. Je devais donc compenser avec un meilleur timing, qualité que j’ai su garder. Quand tu as un problème, il faut trouver des solutions. Vu ma petite taille, il fallait donc que je sois capable de sauter au bon moment et plus haut que mon adversaire. Et quand j’ai grandi, j’ai su garder ce sens du timing, qui est essentiel en défense centrale.

Ça veut dire que tu as toujours joué derrière, là où beaucoup de professionnels ont commencé devant avant de reculer ?
Non, j’ai commencé attaquant de pointe. À 13 ans, je suis passé ailier gauche, puis latéral gauche et, enfin, défenseur central. Ça ne fait que depuis trois ans et mon arrivée à Ostende que je joue défenseur central. Quand j’ai signé là-bas, je pensais jouer latéral mais le coach m’a finalement utilisé dans l’axe.

"Sergio Ramos m’a dit que j’avais fait un bon choix en venant à Rennes"

Qui sont tes modèles ?
J’adore la mentalité de Carles Puyol et de Sergio Ramos. Ils m’inspirent beaucoup par leur grinta et leur faim de gagner chaque duel. Pour l’anecdote, j’ai croisé Sergio Ramos pendant mes vacances cet été. On a parlé un petit moment ensemble, de tout et de rien, du championnat de France et de nos carrières respectives notamment. Il m’a dit que j’avais fait un bon choix en venant à Rennes et que le plus important était d’avoir le maximum de temps de jeu pour progresser. Pour revenir à mes modèles, outre Puyol et Ramos, en Belgique, il y a forcément les références Jan Vertonghen et Thomas Vermaelen, avec qui j’ai eu la chance de jouer.

Carles Puyol parmi tes modèles, ça ne s’invente pas !
C’est vrai qu’on a un peu la même coupe de cheveux mais c’était davantage sa grinta qui me plaisait ! Et plus jeune, j’aimais beaucoup le Barça. Carles Puyol et les trois autres que j’ai cités sont des modèles sur le terrain mais aussi en dehors. Quand on voit leur longévité, on se rend bien compte que la manière de gérer ce qu’il y a à côté compte presque autant que ce qu’il se passe sur le terrain. Ah oui, je ne sais pas si je peux aller jusqu’à dire que je m’inspire de lui mais, à Bologne, je jouais avec Gary Medel, un monstre…

C’est-à-dire ?
Quel joueur… Dans le domaine du vice, c’est le maître. Il fait tout. Il n’y a pas une fois où je l’ai vu tomber sans que l’arbitre ne siffle. Il gagne du temps quand il le faut, obtient les fautes qui font souffler… Si on gagne et qu’il ne reste plus que quelques minutes à jouer, il va aller tenir la jambe de l’arbitre pendant plusieurs minutes… C’est une personne en or mais, en même temps, c’est un fou furieux, qui se transcende sur le terrain. Je n’ai jamais vu un joueur plus vicieux que lui même si Leonardo Bonucci n’est pas mal non plus dans le genre. Avec Bologne, quand on est allé jouer sur le terrain de la Juventus, ils obtiennent le premier corner. Il me dit bonjour et il me demande comment ça va puis bam, semelle sur mon pied ! Il s’excuse et me dit qu’il est désolé puis, cinq minutes plus tard, deuxième corner. Il me redit qu’il est désolé et bam, il me marche sur l’autre pied (rires) !

"Remco Evenepoel était beaucoup plus mature que les autres"

Dans les équipes de jeunes de la Belgique, tu as énormément joué avec Loïs Openda mais également avec un certain Remco Evenepoel…
C’était même mon compagnon de chambre ! C’était en U16 je crois. Remco était déjà hyper professionnel et beaucoup plus mature que les autres. Il était capitaine de l’équipe. Pareil avec Anderlecht. À l’époque, il avait déjà une VMA impressionnante ! A 16 ans, il avait 21 de VMA, ce qui n’arrive pas chez les jeunes normalement ! Il a basculé sur le vélo mais il a gardé cette discipline et cette détermination. Une fois qu’il a un objectif en tête, il va le chercher. D’ailleurs, on s’est vus pendant nos vacances en juin ! Comme on était tous les deux à Ibiza, on s’est donné rendez-vous pour passer une soirée ensemble. Il venait d’être sacré champion de Belgique ! Je suis super content pour lui car c’est quelqu’un qui a beaucoup bossé pour en arriver là, qui a également eu des moments difficiles lorsqu’il a dû arrêter le foot.

Et comment était Remco sur le terrain ?
C’était un joueur technique, avec un bon pied gauche, mais il n’était pas très rapide. Ses points forts ? Le positionnement et l’intelligence de jeu. Il était également très fort dans la tête, à ne rien lâcher de la première à la dernière minute. Finalement, il a gardé les mêmes qualités sur le vélo.

S.G.S.B.

SGSB

Boutique de Mumbly

Boutique

Cantine de Mumbly

Cantine

Hébergé par

Reglyss.bzh

Free Joomla templates by Ltheme