Depuis l'explosion des droits TV de la Ligue 1, le marché parallèle explose et le football risque de le payer très longtemps. Les 25 euros de Mediapro auront un prix.
La Ligue de Football Professionnel fait de son mieux pour corriger les effets dévastateurs de la position de kamikaze prise par Jaume Roures, dont la société, Mediapro, n’a pas payé l’échéance d’octobre (172ME) des droits TV de la Ligue 1, le patron espagnol ayant déjà fait savoir qu’il en sera de même début décembre. Et tandis que Vincent Labrune a obtenu des crédits pour permettre aux clubs de s’en sortir provisoirement, le prix réclamé par Mediapro pour la chaîne Téléfoot, autour de 25 euros par mois, torpille sur la longue durée la valeur du championnat français. En effet, si le groupe sino-espagnol et la LFP pensaient que les amateurs de football paieraient cette somme en plus de Canal+ pour s’offrir toute la Ligue 1, ils ont eu tort. Non pas que les téléspectateurs se soient détournés de la L1, mais ils ont trouvé des services nettement moins onéreux pour s’offrir la totalité des matchs non seulement de L1 et L2, mais également des champions européens et de la LDC.
Pour cela, direction l’IPTV où moyennant quelques dizaines d’euros par an vous avez accès à toute l’offre sportive, et pas uniquement le football. Bien évidemment c’est illégal, mais les abonnés à ces services se comptent par millions. « Actuellement, on estime à près de 3 millions les personnes qui consomment des programmes sportifs illégalement. Ça a considérablement augmenté ces dernières semaines », précise, dans Le Figaro, Pauline Blassel, la secrétaire générale de l’Hadopi, qui protège les droits d’auteur. Et même si les polices européennes s'activent pour démanteler les réseaux qui commercialisent ces offres, les consommateurs qui auront déboursé 50 euros par an pour du football, n'accepteront plus de débourser le double par mois pour regarder légalement la même chose. A force d'en demander toujours plus, et avec le bug Mediapro, la Ligue 1 risque de pleurer longtemps.


"Dans une saison, ça n’arrive pas souvent de ne pas jouer sur une période comme celle-ci, surtout avec notre calendrier, concède Del Castillo. L’an dernier déjà, nous avions à peu près ce même rythme à la même période. Il faut gérer ce temps-là et s'adapter, mais nous ne sommes pas dépaysés puisque les séances sont intenses et peuvent se rapprocher des efforts que l’on fournit en match. Tout est fait pour ne pas perdre la cadence.", a indiqué le coach des Bretons.
L'idée ressort des tiroirs à intervalles réguliers, mais la crise lui donne plus de consistance: faut-il, comme le souhaite le nouveau président de la LFP Vincent Labrune, prêt à "ouvrir le débat", réduire le championnat de France à dix-huit clubs?
Mediapro, le principal diffuseur du football français, sortait d'une année positive avant de rencontrer ses difficultés financières actuelles, d'après les derniers chiffres déposés au registre du commerce espagnol, et rapportés par le quotidien El Pais. En 2019, le propriétaire de la chaîne Téléfoot, qui, en octobre, n'a pas payé son échéance à la Ligue de football professionnel (LFP), soit 172 millions d'euros, avait enregistré une hausse de 45% de ses bénéfices (188 millions d'euros après impôts). Un résultat obtenu notamment grâce à son contrat de commercialisation des droits de la Liga à l'étranger (4,48 milliards sur 5 ans) et en Espagne.
La trêve internationale est arrivée au bon moment pour le Stade Rennais, qui a enchaîné les déconvenues juste avant. De Chelsea à Paris, les Rouge et Noir ont encaissé deux 0-3 en quatre jours ayant mis en valeur leurs faiblesses du moment. La coupure de deux semaines va permettre de soigner les organismes autant que les têtes et de repartir du bon pied.
Et pour cause, en pleine crise du Covid-19, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 n’avaient pas besoin d’un diffuseur principal mauvais payeur. C’est pourtant le cas avec Mediapro, qui n’a toujours pas versé un centime à la Ligue de Football Professionnel pour la diffusion de huit matchs de L1 et huit matchs de L2 par journée depuis la fin du mois d’août. Début octobre, le groupe sino-espagnol n’a pas honoré le paiement de sa première traite, et en fera de même en décembre. Interrogé à ce sujet sur les ondes de RMC, Jean-Michel Aulas a purement et simplement proposé d’enlever un certain nombre de lots de matchs à la chaîne Téléfoot. Ce qui conduirait à une réattribution de certains droits télévisuels de la Ligue 1.
La société audiovisuelle est très loin du compte en ce qui concerne ses abonnements, et estime devoir renégocier les quelques 800 ME qu’elle doit payer chaque année pour diffuser la Ligue 1 et la Ligue 2. Les raisons invoquées ? La crise sanitaire et économique, qui a changé la situation par rapport au moment de l’appel d’offres il y a deux ans. Si la donne est en effet bien différente, il est bon de rappeler que Médiapro comptait surtout revendre des matchs et pas forcément les produire, ce qu’il n’a pas réussi à faire. En plus de cela, il n’a pas trouvé d’accord avec Canal+ pour une diffusion plus globale (quasiment 9 millions d’abonnés potentiels). Résultat, entre les difficultés de diffusion et le prix demandé de 25 euros, Téléfoot ne compte que 600.000 abonnés alors qu’à terme, le chiffre de 3 millions était avancé.
Le football français fait face depuis plusieurs semaines au refus de Mediapro d’honorer son contrat d’1,1 milliard d’euros signé en 2018 pour diffuser les rencontres de ligue 1 et de ligue 2. Mais les diffuseurs font face à une autre menace, l’IPTV. Décryptage.
Le dossier Mediapro-Téléfoot est un vrai casse-tête pour le football français, et Vincent Labrune ne l’a pas caché ce week-end, l’attitude négative du groupe sino-espagnol n’incite pas à l’optimisme. Même si le patron de Ligue de Football Professionnel veut trouver une solution rapide dans le cadre de la procédure de conciliation lancée par le Tribunal de Commerce de Nanterre à la demande de Mediapro, tout semble indiquer que Jaume Roures ne paiera jamais la somme qu’il s’était engagé à régler lorsqu’il avait acheté les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Pour Arnaud Simon, ancien patron d’Eurosport France et désormais patron d’une société de conseil stratégique, il est clair que les clubs français peuvent dire adieu au rêve de toucher 1 milliard d’euros par an, personne n’étant désormais en mesure de débourser autant pour la L1.
Le Stade Rennais F.C. peut remercier sa charnière centrale. Menés contre le cours du jeu après un but de Franck Honorat, les Rouge et Noir s’en sont remis à l'efficacité de leurs deux défenseurs centraux pour retrouver le chemin de la victoire. Sur deux coups de pied arrêtés, le SRFC a finalement renversé le Stade Brestois 29, samedi, grâce à Damien Da Silva et Nayef Aguerd. Avec cette victoire, comptant pour la 9e journée de Ligue 1 Uber Eats, les Rennais reviennent provisoirement à la hauteur du PSG et du LOSC en tête. Ils ne s'étaient plus imposés depuis la 5e journée, le 26 septembre, à Saint-Etienne.
Pour eux aussi, la pilule passe difficilement. Ils sont dans l'ombre du grand barnum qu'est le Championnat de France de football. Mais en sont un rouage majeur. Les sociétés de services techniques françaises historiques, AMP Visual TV et Euromedia, produisent les matchs pour les détenteurs de droits, Canal+ (2 matches de Ligue 1 par journée) et beIN Sports (2 matches de Ligue 2 par journée) mais pas pour Mediapro qui retransmet tout le reste. Le nouveau diffuseur, au coeur d'une profonde crise après avoir refusé de payer à la Ligue l'échéance de droits télé du mois d'octobre (172 M€) - et qui, après s'être placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre, ne devrait pas non plus honorer l'échéance de décembre -, fait travailler ses propres équipes de production sans faire appel aux françaises, quitte à faire venir des moyens du Portugal, d'Espagne ou de Turquie. "Si le foot français trinque, les prestataires techniques ont déjà payé l'addition depuis que Mediapro diffuse les matchs, explique ainsi Gilles Sallé, le patron d'AMP Visual TV. Depuis cinq ans avec Euromedia, on produisait entre 80 et 100 % des rencontres, désormais on est à 20 % seulement."
Maxime Saada a jeté un pavé dans la mare en affirmant dans Les Echos que Canal+ n’était pas disposé à compenser financièrement une impossibilité totale de Mediapro de régler les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, de quoi forcément faire passer un frisson dans le dos du football français. Même si cette position brutale doit être relativisée, dans la mesure où il est évident que la chaîne cryptée ne pourra pas tirer une balle dans le dos des clubs tricolores dont il diffuse déjà des matchs, la déclaration du patron de Canal+ a fait du bruit dans les coulisses de la Ligue 1. Pour l’instant, tout cela est cependant lié à la conciliation réclamée par Médiapro au Tribunal de commerce de Nanterre. Jaume Roures l’a confié la semaine passée en conférence de presse, il souhaite que la Ligue de Football Professionnel se mette avec lui autour de la table et négocie un prix au rabais pour la saison 2020-2021 en attendant des jours meilleurs.
Dans un entretien accordé ce vendredi au quotidien Les Échos, le patron de Canal+, Maxime Saada, est revenu sur le défaut de paiement de Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, où il n'a pas manqué de critiquer la chaîne espagnole.
C'était l'un des gros coups du mercato à Rennes. Dans les derniers jours du marché des transferts, les Bretons s'attachaient, sous la forme d'un prêt, les services de Daniele Rugani, le défenseur de la Juventus Turin. Immédiatement lancé par Julien Stephan, l'Italien a séduit avant de connaître un premier coup dur lors du match de Ligue des Champions face au FC Séville. Dès la première période, il a dû quitter la pelouse, touché à la cuisse gauche.


