Le Stade Rennais se sépare de son entraîneur Habib Beye, plombé par un enchaînement de matches très inquiétants et des dissensions internes. L’intérim va être assuré par Sébastien Tambouret, le coach de la réserve. Franck Haise, ancien de la maison rouge et noir et ex-coach de Nice, devrait lui succéder, selon les informations de Ouest-France.

C’était devenu inéluctable. Comme évoqué samedi 7 février sur notre site internet, la défaite à Lens a précipité la chute d’Habib Beye, le coach du Stade Rennais qui avait été nommé il y a un an après le passage express et totalement raté de Jorge Sampaoli.
Selon nos informations, une réunion s’est tenue au club ce lundi 9 février, avec le coach, pour acter son départ, que lui-même (ou ses conseils) avait suggéré après la défaite à Marseille en Coupe de France mardi 3 février.
Contrairement à ce qui s’était passé fin octobre, quand Beye avait été rattrapé in extremis par le propriétaire, via François Pinault, l’actionnaire ne l’a cette fois pas retenu.
Selon nos informations, les conditions financières de sa sortie étaient encore en discussions ce lundi, le club ne souhaitant pas payer l’année optionnelle (jusqu’en 2027) en cas de qualification européenne, que réclamaient les conseils du coach, appuyés par la 6e place actuelle du SRFC en Ligue 1. Beye quitte le club avec ses trois adjoints : Olivier Saragaglia, Sebastien Bichard et Yann Cavezza.
Un remue-ménage qui fait du mal
Il faut dire que cela ne pouvait pas continuer comme ça, au-delà de la mauvaise série de résultats, du classement, et de l’impression apathique laissée dernièrement par l’équipe sur le terrain.
Comment travailler et essayer d’avancer dans ce club à sphères d’influences multiples et trop souvent opposées, si chaque fois que ça tourne mal, et quelles que soient les responsabilités des uns et des autres, les règlements de comptes par personnes interposées affleurent, et l’atmosphère autour de l’entraîneur devient aussi toxique ?
Beye lui-même n’a pas su s’extraire d’un échiquier politique où les jeux d’agents sont aussi nombreux, sur lequel beaucoup trop de personnes parlent et extrapolent, ce qui fait les choux gras de certains. Première victime ? Le club évidemment.
Ce bazar, qui expose aussi forcément les dirigeants, notamment le président exécutif Arnaud Pouille qui avait pris plus de recul sur le sportif ces dernières semaines, mais dont les relations avec Beye étaient complexes, ne peut plus durer.
Franck Haise, comme une évidence…
La rupture semblait consommée aussi entre Beye et une partie du vestiaire. Notamment certains cadres comme Brice Samba, que le coach avait écarté à Lens. Plus globalement, la transmission des énergies, de la part d’un entraîneur qui ne jure que par le contrôle, l’intensité et l’exigence, semblait devenue difficile, alors que le plan tactique tournait en rond.
L’intérim sera assuré par Sebastien Tambouret, le coach de la réserve, avec Maxime Le Marchand et Pierre-Alexandre Lelièvre. Selon nos informations, la mise à pied d’Habib Beye devrait être suivie par la nomination de Franck Haise, alors que la réception du PSG est programmée vendredi 13 février (19 h) au Roazhon Park.
Le coach de 54 ans est libre depuis fin décembre et son limogeage de Nice. Cet ancien formateur au Stade Rennais (2006-2012), dans un club auquel il était resté très attaché, a évidemment beaucoup été relié à Arnaud Pouille, aux côtés duquel il avait mené Lens à la 2e place de Ligue 1 en 2023. Le choix de Haise aurait rapidement été acté en interne, sur un marché où les candidats n’étaient de toute façon pas légion. Il devrait arriver avec Johann Ramaré en tant qu’adjoint, qui l’a déjà secondé à Lens puis à Nice.





