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Faut l’aimer le Stade Rennais : ils ont fait 12 h de car pour voir Rennes s’incliner contre Paris

Six cars de supporters rennais ont quitté le Roazhon Park, mercredi 3 avril 2024, direction Paris pour la demi-finale de Coupe de France. Nous sommes montés à l’intérieur du car Allez Rennes, pour un long voyage, très encadré.

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Dans le petit préfabriqué adossé au Roazhon Park, c’est l’heure des comptes et de la chasse aux retardataires, mercredi 3 avril 2024. Il est 13 h 30, le car affrété par le groupe de supporters Allez Rennes devrait être parti depuis une demi-heure.

Dans le bureau, les membres passent des coups de téléphone pour battre le rappel. « C’est toujours le bordel », sourit Marcel Huguet, un des piliers du groupe.

Gobelet de rosé à la main, un supporter est interpellé par Marcel Géraux, le président du groupe depuis trente ans : « Tu grimpes avec nous ? » Le sexagénaire sourit et répond : « Ah non, moi je viens juste boire un verre, je suis dans le car du Roazhon Celtic Kop (RCK). »

Marcel Géraux se marre : « Oh un fou ! Avec les jeunes c’est un peu plus agité. Faut dire qu’on n’a pas la même moyenne d’âge. » Il ajoute malicieux : « Il y a un peu plus de pression là-bas. »

Moins connu du grand public que le RCK, Allez Rennes est pourtant le plus vieux groupe de supporters rennais. « Nous avons été fondés en 1964 », raconte le président.

Le groupe compte 1 082 adhérents pour la saison 2023-2024 : « C’est 300 de plus que l’année dernière. Il y a clairement un effet coupe d’Europe. »

Sa spécialité : Les lacs du Connemara
Dans le car, qui transporte environ 80 personnes, c’est Michel, une figure du groupe, qui lance les premiers chants. « Sa vraie spécialité c’est Les Lacs du Connemara, de Michel Sardou, assure une adhérente. Il la chante quand il est chaud, même s’il ne connaît pas vraiment les paroles. » Motif d’espoir : « Chaque année, il gagne un couplet, ça progresse. »

Après quelques kilomètres, les chants s’arrêtent. Chacun reprend ses conversations. Ça parle de foot, forcément, mais aussi des bouchons sur la rocade ou du dernier faits divers dans le bourg. Certains s’endorment pendant que la sono du car enchaîne les tubes de Daniel Balavoine.

Finale ou vacances au Portugal ?
Pour passer le temps, Christian regarde les meilleurs extraits de La Grande Vadrouille sur son téléphone : « Faut l’aimer le Stade Rennais. J’en aurais fait des kilomètres en car cette année. »

Il est abonné depuis cinquante-quatre ans : « J’y allais dès 5 ans avec mon père. » Il a vécu cinq finales avec le Stade Rennais : « La première, en 1971, c’était au stade de Colombes. J’avais onze ans. Je me souviens du but de la victoire sur penalty . Je me souviens aussi qu’on était tellement serrés dans les tribunes, que les gens faisaient pipi dans leurs gobelets, faute de pouvoir accéder aux toilettes. »

À la retraite depuis peu de temps, le sexagénaire de Pont-Réan s’adonne à ses deux passions : le Stade Rennais et son camping-car. Mi-mai, il avait prévu des vacances avec sa femme au Portugal. En cas de qualification, le départ attendra. Il sera à Lille pour la finale, le 25 mai.

On ne transige pas avec le Stade Rennais : « Toutes les dates de matches sont grisées sur le calendrier. Il faut parfois négocier un peu avec madame. »

Le foot c’est comme le loto
Les kilomètres qui défilent lentement n’entament pas le moral des supporters. Tous pronostiquent la victoire du Stade Rennais. « Parce que Julien Stéphan a un plan » ; « Parce qu’on va en finale de coupe de France tous les ans cinq ans (2009, 2014, 2019, 2024 ?) » ; « Parce que le foot c’est comme le loto, on a toujours une chance au tirage. »

Escorte policière
Au péage de Saint-Arnoult, un imposant cortège de gendarmes mobiles attend les six cars de supporters (Trois du RCK, un de Allez Rennes et un des Socios). La fin du cortège se déroule sous escorte. La division nationale du hooliganisme a classé le match à risque. La préfecture de police de Paris a pris un arrêté encadrant strictement la venue des Rennais et limitant le nombre de supporters à 1 000 personnes.

Un arrêté justifié par les autorités en raison du contentieux ancien entre les supporters ultras des deux clubs. Point culminant, en 2021, un groupe affilié à des hooligans du PSG avait violemment volé la bâche du RCK chez un de ses membres, près de Rennes. Un événement qui avait précipité le groupe rennais à se mettre en sommeil plusieurs mois.

« Avec tous ces arrêtés, un jour il n’y aura plus de déplacement, regrette Christian. Parce que là c’est douze heures de car pour deux heures de match… »

Dans le stade, parqués dans une étroite bande en tribune latérale, les 1 000 Rennais ont peiné à se faire entendre face aux 47 000 supporters Parisiens. À l’image des joueurs Rouge et Noir qui ont peu existé sur le terrain (défaite 0-1).

Certains l’avaient pronostiqué. Le retour en car a dû leur sembler particulièrement long. Christian ne verra pas Lille, mais il sera plus tôt que prévu au Portugal.

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