• DS_0100.jpg
  • ds_1499.jpg
  • ds_3520.jpg
  • ds_4175.jpg
  • ds_1131.jpg
  • ds_4155.jpg
  • ds_4020.jpg
  • ds_3534.jpg
  • DS_0163.jpg
  • ds_2325.jpg
  • ds_3952.png
  • DS_0197.jpg
  • ds_1835.jpg
  • ds_1359.jpg
  • DS_0207.jpg
  • ds_4330.jpg
  • ds_3300.jpg
  • ds_3593.jpg
  • ds_1501.jpg
  • ds_4050.jpg
Anciens

20 Février 2026

Arrivé à Marseille mercredi soir en tant que nouvel entraîneur de l'OM, Habib Beye pensait pouvoir emmener avec lui trois de ses bras droits dans son aventure phocéenne. Mais ces derniers, bloqués...

Ligue 1

19 Février 2026

En marge du match de Ligue 1 qui opposera l'AJ Auxerre au Stade Rennais, ce dimanche 22 février 2026 à 15 heures, le préfet de l'Yonne a pris un arrêté interdisant le centre-ville d'Auxerre aux...

Actualité

18 Février 2026

Le Stade Rennais a profité de la journée du mercredi 18 février pour faire signer Franck Haise et licencier officiellement Habib Beye. Le président exécutif Arnaud Pouille a glissé un tacle à...

Actualité

18 Février 2026

La transition s’effectue sans complications légales majeures : le désaccord entre Rennes et Habib Beye n’entravera pas l’arrivée de Franck Haise au club breton. Depuis son départ de l’OGC Nice en...

Actualité

18 Février 2026

Hier, le rendez-vous entre Habib Beye et le Stade Rennais devant la Commission juridique de la LFP n’a pas abouti. Mais les choses ont évolué ce mercredi puisque le coach sénégalais a été...

Mercato

18 Février 2026

Il était annoncé. Franck Haise remplace Habib Beye au poste d'entraîneur de l'équipe pro du Stade Rennais. Le technicien de 54 ans s'engage jusqu'en 2027. Sacré meilleur coach de Ligue 1 en 2023,...

Mercato

18 Février 2026

Sans entraineur depuis le départ de Habib Beye, le Stade Rennais a finalement mis la main sur Franck Haise. C'était dans les tuyaux depuis plusieurs jours, c'est désormais officiel : Franck Haise...

Actualité

17 Février 2026

Habib Beye et le Stade Rennais n’ont pas trouvé d’accord de séparation à l’amiable, et la procédure juridique va se poursuivre. Cela n’empêche pas le SRFC de pouvoir valider le contrat de Franck...

Actualité

17 Février 2026

Le président de la Fédération française de football a fait une grande annonce au sujet de l'avenir de Ligue1+, au micro de RMC Sport. Que va devenir Ligue 1+ ? La question est sur toutes les bouches...

Mercato

16 Février 2026

L’arrivée comme nouveau coach de Franck Haise, prévue ce mardi 17 février ou au plus tard mercredi 18 février, va avoir des conséquences sur le staff en place du Stade Rennais. Olivier Sorin, qui...

Actualité

16 Février 2026

Tandis que l'avenir de la chaîne Ligue 1+ s'est assombri avec l'annonce du départ de Nicolas de Tavernost, il se chuchote que la LFP négocie avec des diffuseurs prêts à payer pour retransmettre la...

Mercato

16 Février 2026

Selon les informations d’Ouest-France, Benoit Muller va quitter son poste de directeur général adjoint et directeur financier du Stade Rennais, pour rejoindre le FC Lorient au poste de directeur...

Actualité

15 Février 2026

Un conflit majeur au Stade Rennais oppose l’entraîneur Habib Beye et le gardien Brice Samba, révélant des dysfonctionnements organisationnels profonds. L’émission L’Équipe du Soir a divulgué des...

Actualité

15 Février 2026

Le départ du coach du Stade rennais, Habib Beye, fait encore parler de lui. Sur la chaîne L’Équipe Soir, un journaliste a évoqué l’éviction de Brice Samba par l’ancien entraîneur breton, après un...

Actualité

15 Février 2026

Le Stade Rennais a publié ce dimanche 15 février un communiqué dans lequel il s’offusque contre certains propos tenus par un journaliste sur le plateau de la chaîne l’Équipe, dans une émission...

Actualité

15 Février 2026

Le Stade Rennais crée la surprise dans cette 22e journée de Ligue 1. Le SRFC a dominé le PSG sur le score de 3 buts à 1. C’est la sensation du week-end en France. Ce vendredi soir, le Stade Rennais...

Actualité

14 Février 2026

Des révélations surprenantes ont été faites sur le clash Beye-Samba avec en prime un rôle incroyable du président du club Arnaud Pouille. Le feuilleton entre Habib Beye et Brice Samba prend une...

Actualité

14 Février 2026

Guillaume Cerutti, président du conseil d’administration du Stade Rennais, a cosigné une tribune dans le journal Le Monde, dans laquelle il appelle à une réforme en profondeur de la gouvernance du...

Warmed Omari récolte les fruits de la patience

A 21 ans, Warmed Omari connaît sa première vraie saison avec le groupe professionnel au Stade Rennais. Le défenseur central sort d'une excellente prestation face au PSG, et s'impose comme un joueur incontournable cette saison. Un début de carrière construit patiemment par le jeune joueur.

ds 0689

Révélation de la saison au Stade Rennais, Warmed Omari a brillé vendredi soir au Parc des Princes, malgré la défaite 1-0 du Stade Rennais. Ce n'est pas la première performance majuscule du jeune défenseur central de 21 ans, qui découvre la Ligue 1 cette saison. Avant de se révéler, Warmed Omari a du franchir les étapes une par une, sans se frustrer.

Un parcours construit pas à pas
Lorsqu'il intègre le Stade Rennais et son équipe U15, après avoir joué à la TA Rennes, Warmed Omari est alors sous les ordres de Romain Ferrier, qui se souvient des premiers pas du jeune homme dans son équipe : "C'était un garçon que l'on ne voyait pas la semaine, parce qu'il était au pôle espoirs de Ploufragan, et on ne le retrouvait que sur les week-ends en compétition. Au départ, le contact n'était pas évident, parce que c'est un garçon qui est très réservé, qui avait un rapport à l'adulte assez méfiant. On devait comprendre comment fonctionnait le joueur mais surtout l'homme qui se construit. L'idée au départ ça a été de créer un contact, et de savoir quelle clef d'accès il fallait pour accéder au jeune homme. C'est un garçon qui avait un fort caractère, mais qui ne savait pas comment l'exprimer. Le jeune joueur avait déjà de bonnes qualités techniques et une très bonne vision de jeu."

Landry Chauvin, qui retrouve la direction du centre de formation rennais en février 2015, avant de la quitter en 2019, se remémore le jeune Warmed Omari : "En 2015, il est au pôle espoirs de Ploufragan, il a déjà un accord de non-sollicitation avec le Stade Rennais. Il est dans la promo des Tattevin, Isidor, Picouleau, je parle des Rennais notamment, qui gagnent tout. Ils se baladaient, ils jouaient super bien au ballon, c'était avec Romain Ferrier. En 2015/2016, il y a 20 joueurs nés en 2000 qui intègrent le centre, ce qui est énorme. Quand on fait le bilan, six-sept ans après, qui reste de cette génération en équipe première ? Il n'en reste que deux : Warmed Omari et Lorenz Assignon. C'est une vraie leçon pour les formateurs : chacun a son parcours. A l'époque, personne n'aurait imaginé que ces deux garçons seraient toujours au club sept ans après, et en équipe première. Ils ont maturé un peu plus longuement que les autres." Une maturité "tardive" mais qui ne doit pas faire oublier que le parcours précoce d'un Eduardo Camavinga n'est pas la norme.

S'il y a un éducateur qui vous dit aujourd'hui qu'il était sûr que Warmed Omari deviendrait le joueur qu'il est aujourd'hui, le gars ment un peu, franchement. Landry Chauvin

Landry Chauvin ne cache pas son étonnement devant le niveau de jeu affiché aujourd'hui par Warmed Omari :"Là où il a vraiment progressé, c'est dans la gestion des émotions. Il avait des qualités, mais il avait beaucoup d'irrégularité dans ses performances, parce qu'il était capable de sortir de ses matchs, soit parce qu'il considérait une décision arbitrale comme une injustice, soit parce qu'il n'avait pas fait un bon choix et ça perturbait le reste de son match derrière. Mais le parcours de Warmed est beau dans la mesure où rien n'a été facile pour lui, parce qu'il est allé tout chercher. Il n'a pas signé pro direct, il est passé par la cage stagiaire. Comme un Danzé ou un Lemoine, on ne lui a proposé qu'un an au début. A un moment on s'est même demandés avec Julien Stéphan s'il était vraiment un défenseur central, on l'a même essayé en six ou en latéral." Le sélectionneur de l'équipe de France U19 va plus loin : "Je vais être honnête : _s'il y a un éducateur qui vous dit aujourd'hui qu'il était sûr que Warmed Omari deviendrait le joueur qu'il est aujourd'hui, le gars ment un peu, franchement_. Je n'ai jamais entendu un éducateur le dire, sinon on lui aurait proposé directement un contrat pro. Je suis agréablement surpris, bien évidemment. Je mentirais si je disais l'inverse. (...) Et si le Stade Rennais pense que Warmed va atteindre ce niveau-là, je pense qu'il ne prennent pas Loïc Badé pour le montant qui a été annoncé."

Romain Ferrier, qui entraîne aujourd'hui les U19 de Bordeaux, abonde : "C'est sûr qu'on savait que ce n'était pas le garçon, par rapport à certains de sa génération (Warmed Omari est né le 23 avril 2000, NDLR) voire des générations suivantes, qui allait arriver tout de suite. Je partage l'avis de Landry, mais c'est aussi un parcours de formation que peuvent avoir les jeunes joueurs. On sent qu'il y a un potentiel, après c'est que fait-on, nous formateurs, pour l'accompagner, pour gommer les choses parasites et qu'il comprenne certaines choses ? Sans se jeter des fleurs, ça a été plutôt bien fait."

Un entourage sain
Si le parcours de Warmed Omari est aussi exemplaire, c'est également parce que l'entourage du joueur semble sain. Contrairement à certains très jeunes joueurs et leurs représentants, parfois impatients, Omari n'a jamais rien réclamé.

"La structure qui l'accompagne a mis des choses en place autour de lui pour qu'il se sente de mieux en mieux, explique Romain Ferrier. C'est l'exemple même de bons conseillers : ils l'ont encadré, ils ont pris le temps, ils ont été patients avec lui."

Landry Chauvin : "Quelques fois sa maman apprenait au cours des réunions son emploi du temps, quelle équipe on avait joué le week-end... Il a suivi une scolarité exemplaire, il a tout eu du premier coup, il a eu un bac +2 au sein de l'ETP Odorico. C'est un garçon qui a eu la tête sur les épaules au niveau scolaire, et il en récolte simplement les fruits aujourd'hui. Je pense que le fait que la plupart de ses copains quittent le club au fur et à mesure lui a permis lui de s'ouvrir beaucoup plus qu'il ne l'était auparavant."

"Il n'a pas voulu griller les étapes, il a accepté ce que le club lui proposait. C'était un deal gagnant-gagnant pour toutes les parties. C'est un garçon qui a besoin de repères autour de lui pour bien s'exprimer : le Stade Rennais et la ville de Rennes le lui ont offert", dit encore Landry Chauvin. Warmed Omari a d'ailleurs prolongé son contrat avec Rennes en décembre, il est désormais Rouge et Noir jusqu'en 2026.

Un exemple pour les générations futures ?
Warmed Omari fait partie des nombreux joueurs de talent nés en 2000 et en 2001 à être passés par le Stade Rennais. Si Yann Gboho est toujours son contrat avec Rennes, Lucas Da Cunha, Alexis Trouillet, Sofiane Diop, Wilson Isidor ou encore Mathis Picouleau ont déjà quitté le club. Son exemple doit-il servir pour les prochaines générations de rennais talentueux au centre de formation ? Landry Chauvin nuance : "Quand on propose contrat pro direct à Diop et Isidor parce qu'ils sont en équipe de France, qu'ils sont les plus performants de leur génération, c'est complètement logique, c'est leur parcours à l'instant T. C'est l'entourage, surtout. Pour Warmed, je pense que lui se sent bien à Rennes, et que c'est un élément déterminant. S'il y avait eu quelque chose à côté dans sa vie rennaise qui l'avait "embêté", je pense qu'il y a longtemps qu'il serait parti. Lui a besoin de repères."

Pour Landry Chauvin, l'exemple de Warmed Omari est une belle leçon pour les éducateurs : "Pour moi, s'il y a une chose à retenir, c'est pour nous les formateurs : il ne faut pas porter de jugement hâtif. Malheureusement de plus en plus les dirigeants nous demandent des jugements hâtifs, parce que les jeunes représentent un potentiel d'avenir pour le club. Et on est obligés de se prononcer."

Romain Ferrier : "C'est un peu la fable de La Fontaine du Lièvre et de la Tortue : aujourd'hui les jeunes générations veulent beaucoup de choses très vite. Et lui a été un peu plus patient. Mais il savait aussi qu'il avait quelques manques et que ça allait lui demander du temps. Et il n'a pas été parasité, il savait où il voulait aller. Il a cru aussi au projet du club et des personnes qui l'entouraient. Après c'est chacun son parcours. Et on voit que la précocité ne fait pas la durée non plus."

Et c'est justement la prochaine étape pour Warmed Omari : réussir à performer au haut niveau dans la durée. Le défenseur central est sur la bonne voie, reste à confirmer les belles promesses de cette première saison en Ligue 1.

Related Articles

A 21 ans, Warmed Omari connaît sa première vraie saison avec le groupe professionnel au Stade Rennais. Le défenseur central sort d'une excellente prestation face au PSG, et s'impose comme un joueur incontournable cette saison. Un début de carrière construit patiemment par le jeune joueur.

ds 0689

Révélation de la saison au Stade Rennais, Warmed Omari a brillé vendredi soir au Parc des Princes, malgré la défaite 1-0 du Stade Rennais. Ce n'est pas la première performance majuscule du jeune défenseur central de 21 ans, qui découvre la Ligue 1 cette saison. Avant de se révéler, Warmed Omari a du franchir les étapes une par une, sans se frustrer.

Un parcours construit pas à pas
Lorsqu'il intègre le Stade Rennais et son équipe U15, après avoir joué à la TA Rennes, Warmed Omari est alors sous les ordres de Romain Ferrier, qui se souvient des premiers pas du jeune homme dans son équipe : "C'était un garçon que l'on ne voyait pas la semaine, parce qu'il était au pôle espoirs de Ploufragan, et on ne le retrouvait que sur les week-ends en compétition. Au départ, le contact n'était pas évident, parce que c'est un garçon qui est très réservé, qui avait un rapport à l'adulte assez méfiant. On devait comprendre comment fonctionnait le joueur mais surtout l'homme qui se construit. L'idée au départ ça a été de créer un contact, et de savoir quelle clef d'accès il fallait pour accéder au jeune homme. C'est un garçon qui avait un fort caractère, mais qui ne savait pas comment l'exprimer. Le jeune joueur avait déjà de bonnes qualités techniques et une très bonne vision de jeu."

Landry Chauvin, qui retrouve la direction du centre de formation rennais en février 2015, avant de la quitter en 2019, se remémore le jeune Warmed Omari : "En 2015, il est au pôle espoirs de Ploufragan, il a déjà un accord de non-sollicitation avec le Stade Rennais. Il est dans la promo des Tattevin, Isidor, Picouleau, je parle des Rennais notamment, qui gagnent tout. Ils se baladaient, ils jouaient super bien au ballon, c'était avec Romain Ferrier. En 2015/2016, il y a 20 joueurs nés en 2000 qui intègrent le centre, ce qui est énorme. Quand on fait le bilan, six-sept ans après, qui reste de cette génération en équipe première ? Il n'en reste que deux : Warmed Omari et Lorenz Assignon. C'est une vraie leçon pour les formateurs : chacun a son parcours. A l'époque, personne n'aurait imaginé que ces deux garçons seraient toujours au club sept ans après, et en équipe première. Ils ont maturé un peu plus longuement que les autres." Une maturité "tardive" mais qui ne doit pas faire oublier que le parcours précoce d'un Eduardo Camavinga n'est pas la norme.

S'il y a un éducateur qui vous dit aujourd'hui qu'il était sûr que Warmed Omari deviendrait le joueur qu'il est aujourd'hui, le gars ment un peu, franchement. Landry Chauvin

Landry Chauvin ne cache pas son étonnement devant le niveau de jeu affiché aujourd'hui par Warmed Omari :"Là où il a vraiment progressé, c'est dans la gestion des émotions. Il avait des qualités, mais il avait beaucoup d'irrégularité dans ses performances, parce qu'il était capable de sortir de ses matchs, soit parce qu'il considérait une décision arbitrale comme une injustice, soit parce qu'il n'avait pas fait un bon choix et ça perturbait le reste de son match derrière. Mais le parcours de Warmed est beau dans la mesure où rien n'a été facile pour lui, parce qu'il est allé tout chercher. Il n'a pas signé pro direct, il est passé par la cage stagiaire. Comme un Danzé ou un Lemoine, on ne lui a proposé qu'un an au début. A un moment on s'est même demandés avec Julien Stéphan s'il était vraiment un défenseur central, on l'a même essayé en six ou en latéral." Le sélectionneur de l'équipe de France U19 va plus loin : "Je vais être honnête : _s'il y a un éducateur qui vous dit aujourd'hui qu'il était sûr que Warmed Omari deviendrait le joueur qu'il est aujourd'hui, le gars ment un peu, franchement_. Je n'ai jamais entendu un éducateur le dire, sinon on lui aurait proposé directement un contrat pro. Je suis agréablement surpris, bien évidemment. Je mentirais si je disais l'inverse. (...) Et si le Stade Rennais pense que Warmed va atteindre ce niveau-là, je pense qu'il ne prennent pas Loïc Badé pour le montant qui a été annoncé."

Romain Ferrier, qui entraîne aujourd'hui les U19 de Bordeaux, abonde : "C'est sûr qu'on savait que ce n'était pas le garçon, par rapport à certains de sa génération (Warmed Omari est né le 23 avril 2000, NDLR) voire des générations suivantes, qui allait arriver tout de suite. Je partage l'avis de Landry, mais c'est aussi un parcours de formation que peuvent avoir les jeunes joueurs. On sent qu'il y a un potentiel, après c'est que fait-on, nous formateurs, pour l'accompagner, pour gommer les choses parasites et qu'il comprenne certaines choses ? Sans se jeter des fleurs, ça a été plutôt bien fait."

Un entourage sain
Si le parcours de Warmed Omari est aussi exemplaire, c'est également parce que l'entourage du joueur semble sain. Contrairement à certains très jeunes joueurs et leurs représentants, parfois impatients, Omari n'a jamais rien réclamé.

"La structure qui l'accompagne a mis des choses en place autour de lui pour qu'il se sente de mieux en mieux, explique Romain Ferrier. C'est l'exemple même de bons conseillers : ils l'ont encadré, ils ont pris le temps, ils ont été patients avec lui."

Landry Chauvin : "Quelques fois sa maman apprenait au cours des réunions son emploi du temps, quelle équipe on avait joué le week-end... Il a suivi une scolarité exemplaire, il a tout eu du premier coup, il a eu un bac +2 au sein de l'ETP Odorico. C'est un garçon qui a eu la tête sur les épaules au niveau scolaire, et il en récolte simplement les fruits aujourd'hui. Je pense que le fait que la plupart de ses copains quittent le club au fur et à mesure lui a permis lui de s'ouvrir beaucoup plus qu'il ne l'était auparavant."

"Il n'a pas voulu griller les étapes, il a accepté ce que le club lui proposait. C'était un deal gagnant-gagnant pour toutes les parties. C'est un garçon qui a besoin de repères autour de lui pour bien s'exprimer : le Stade Rennais et la ville de Rennes le lui ont offert", dit encore Landry Chauvin. Warmed Omari a d'ailleurs prolongé son contrat avec Rennes en décembre, il est désormais Rouge et Noir jusqu'en 2026.

Un exemple pour les générations futures ?
Warmed Omari fait partie des nombreux joueurs de talent nés en 2000 et en 2001 à être passés par le Stade Rennais. Si Yann Gboho est toujours son contrat avec Rennes, Lucas Da Cunha, Alexis Trouillet, Sofiane Diop, Wilson Isidor ou encore Mathis Picouleau ont déjà quitté le club. Son exemple doit-il servir pour les prochaines générations de rennais talentueux au centre de formation ? Landry Chauvin nuance : "Quand on propose contrat pro direct à Diop et Isidor parce qu'ils sont en équipe de France, qu'ils sont les plus performants de leur génération, c'est complètement logique, c'est leur parcours à l'instant T. C'est l'entourage, surtout. Pour Warmed, je pense que lui se sent bien à Rennes, et que c'est un élément déterminant. S'il y avait eu quelque chose à côté dans sa vie rennaise qui l'avait "embêté", je pense qu'il y a longtemps qu'il serait parti. Lui a besoin de repères."

Pour Landry Chauvin, l'exemple de Warmed Omari est une belle leçon pour les éducateurs : "Pour moi, s'il y a une chose à retenir, c'est pour nous les formateurs : il ne faut pas porter de jugement hâtif. Malheureusement de plus en plus les dirigeants nous demandent des jugements hâtifs, parce que les jeunes représentent un potentiel d'avenir pour le club. Et on est obligés de se prononcer."

Romain Ferrier : "C'est un peu la fable de La Fontaine du Lièvre et de la Tortue : aujourd'hui les jeunes générations veulent beaucoup de choses très vite. Et lui a été un peu plus patient. Mais il savait aussi qu'il avait quelques manques et que ça allait lui demander du temps. Et il n'a pas été parasité, il savait où il voulait aller. Il a cru aussi au projet du club et des personnes qui l'entouraient. Après c'est chacun son parcours. Et on voit que la précocité ne fait pas la durée non plus."

Et c'est justement la prochaine étape pour Warmed Omari : réussir à performer au haut niveau dans la durée. Le défenseur central est sur la bonne voie, reste à confirmer les belles promesses de cette première saison en Ligue 1.

S.G.S.B.

SGSB

Boutique de Mumbly

Boutique

Cantine de Mumbly

Cantine

Hébergé par

Reglyss.bzh

Free Joomla templates by Ltheme