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Je me suis demandé si les blessures allaient s’arrêter

Jonas Martin (32 ans) a bien cru que son aventure rennaise ne décollerait jamais. Devenu essentiel, le milieu récupérateur parle ambitions collectives sans savoir s’il prolongera son bail en Bretagne.
ds 0638

Longtemps blessé, avec des opérations des ischios-jambiers en janvier 2020 puis de la cheville droite en avril 2021, avez-vous tout bonnement craint pour la suite de votre carrière ?
Oui, ça m’est passé par la tête. Quand j’ai repris, cet été, avec des douleurs. Sincèrement, je me suis demandé si elles allaient s’arrêter… Après, tu n’as pas le choix : tu es jeune, dans le foot et encore plus dans la vie, donc tu travailles, tu fais des soins, tu essaies de prendre tout le positif, les conseils des kinés, des autres qui ont été blessés. Au final, ça paye. J’ai eu des périodes de doutes, oui. J’ai pensé que mon aventure rennaise allait s’arrêter avant même d’avoir commencé (sourires). Ça, c’était vraiment difficile à encaisser, surtout que je n’avais jamais pu faire mes preuves. Mais je savais qu’il fallait d’abord que je me soigne : prendre les choses étape par étape, retrouver les sensations sur le terrain, ne pas être obligé de glacer trois fois par jour la cheville, juste pour s’entraîner correctement le lendemain…

Vous avez retrouvé les terrains face à Clermont le 22 septembre (6-0) et avez été un élément clé lors de la série d’invincibilité de 13 matchs. Comment avez-vous traversé cette période ? Comme un épanouissement, enfin ?
Tout est arrivé plus tôt que prévu. Avant, j’avais toujours forcé, pour jouer. Je n’avais jamais été à 100 %. Je suis parti de loin, je n’étais dans les papiers. Je le comprends : ça fait deux ans que j’étais là, mais blessé… Je sentais que je n’étais pas loin, que je retrouvais mon niveau. Sur ce premier match, je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser passer ma chance, que l’équipe manquait aussi d’expérience, que j’avais un rôle de leader à jouer. Je n’ai pas surjoué, juste pris mon rôle à cœur, fait ce que j’avais et savais déjà faire. On s’est tous mis au diapason, on était nombreux à prendre du plaisir. On était vraiment collectivement très fort, on avait cette impression que ce n’était pas le moment de nous prendre.

Que manque-t-il au Stade Rennais actuel par rapport à l’automne ?
Physiquement, on n’est pas moins bien. On court beaucoup plus que nos adversaires, dans les courses à haute intensité ou dans le volume, parfois jusqu’à 10/15 km de plus. C’est peut-être plus une usure mentale. Plusieurs leaders par ligne sont partis à la CAN, mais on ne se cache pas derrière ça. Un coup de moins bien, ça arrive à tous, à part aux grandes équipes. Nous, on est une bonne équipe… Si on en était une grande, on serait en haut. Là, il faut trouver les solutions, on ne fait pas que de la m… sur le terrain. Mais il manque le petit détail qui nous permettait de faire basculer les matchs avant. On a ciblé plusieurs choses, après Clermont (1-2). Il faut corriger ça vite. On doit refaire une série positive, mais ça ne se fera pas comme ça. Cet automne, on gagnait plus de duels, on mettait plus d’impact. À nous de gérer différemment les matchs aussi, pas toujours avoir 70 % et ne pas prendre des buts, à chaque fois, dans nos temps faibles. À Clermont, on doit mener 3 ou 4-0 à la pause… Cette trêve est finalement bien arrivée je pense, ça permet de retravailler les bases, avant d’enchaîner tous les trois jours. Et, notre meilleure période, c’était quand on jouait tous les trois jours…

« Non, il n’y a rien du tout . On verra ce que je fais, quelle sera la meilleure chose pour moi. Tout le monde sait que je me sens bien ici, comme ma femme, mes enfants. »

Quelles sont les ambitions de ce groupe en L1 comme en Ligue Europa Conférence ?

On a déjà envie de rejouer en Europe, de retrouver ces ambiances différentes de la L1. Ce serait bien d’y arriver avec de la confiance (matchs les 10 et 17 mars), de la retrouver par les résultats en L1. On a envie d’aller le plus loin possible ! On vise les demi-finales a minima, oui ! C’est l’objectif du groupe et du club. Rennes a déjà connu de belles ambiances face à Arsenal (3-1) et le Bétis Séville (3-3). On a envie de vivre des émotions comme ça ! Il nous reste une Coupe, après la déception d’être sortis en Coupe de France. En championnat, l’objectif est d’être dans les cinq. Quand on voit ce qu’on a été capable de faire, personne ne peut nous empêcher d’y être, à part nous-même peut-être. Il y a tous les ingrédients pour faire une belle fin de saison. On est dans un club où on doit vouloir gagner tous nos matchs mais on n’a pas de marge, n’a pas le droit d’être à 90 %, et on se le dit souvent…

Vous arrivez en fin de contrat en juin 2022. Des négociations pour prolonger sont-elles en cours ?
Non, il n’y a rien du tout. On verra ce que je fais, quelle sera la meilleure chose pour moi. Tout le monde sait que je me sens bien ici, comme ma femme, mes enfants. Le club est sain, il y a de l’ambition… Mais je ne forcerai rien. Si ce n’est pas ici, ce sera ailleurs. Ça ne me perturbe pas pour le moment. Ça fait partie du foot. Mon intérêt, aujourd’hui, passe après les objectifs collectifs.

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Vous avez retrouvé les terrains face à Clermont le 22 septembre (6-0) et avez été un élément clé lors de la série d’invincibilité de 13 matchs. Comment avez-vous traversé cette période ? Comme un épanouissement, enfin ?
Tout est arrivé plus tôt que prévu. Avant, j’avais toujours forcé, pour jouer. Je n’avais jamais été à 100 %. Je suis parti de loin, je n’étais dans les papiers. Je le comprends : ça fait deux ans que j’étais là, mais blessé… Je sentais que je n’étais pas loin, que je retrouvais mon niveau. Sur ce premier match, je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser passer ma chance, que l’équipe manquait aussi d’expérience, que j’avais un rôle de leader à jouer. Je n’ai pas surjoué, juste pris mon rôle à cœur, fait ce que j’avais et savais déjà faire. On s’est tous mis au diapason, on était nombreux à prendre du plaisir. On était vraiment collectivement très fort, on avait cette impression que ce n’était pas le moment de nous prendre.

Que manque-t-il au Stade Rennais actuel par rapport à l’automne ?
Physiquement, on n’est pas moins bien. On court beaucoup plus que nos adversaires, dans les courses à haute intensité ou dans le volume, parfois jusqu’à 10/15 km de plus. C’est peut-être plus une usure mentale. Plusieurs leaders par ligne sont partis à la CAN, mais on ne se cache pas derrière ça. Un coup de moins bien, ça arrive à tous, à part aux grandes équipes. Nous, on est une bonne équipe… Si on en était une grande, on serait en haut. Là, il faut trouver les solutions, on ne fait pas que de la m… sur le terrain. Mais il manque le petit détail qui nous permettait de faire basculer les matchs avant. On a ciblé plusieurs choses, après Clermont (1-2). Il faut corriger ça vite. On doit refaire une série positive, mais ça ne se fera pas comme ça. Cet automne, on gagnait plus de duels, on mettait plus d’impact. À nous de gérer différemment les matchs aussi, pas toujours avoir 70 % et ne pas prendre des buts, à chaque fois, dans nos temps faibles. À Clermont, on doit mener 3 ou 4-0 à la pause… Cette trêve est finalement bien arrivée je pense, ça permet de retravailler les bases, avant d’enchaîner tous les trois jours. Et, notre meilleure période, c’était quand on jouait tous les trois jours…

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Vous arrivez en fin de contrat en juin 2022. Des négociations pour prolonger sont-elles en cours ?
Non, il n’y a rien du tout. On verra ce que je fais, quelle sera la meilleure chose pour moi. Tout le monde sait que je me sens bien ici, comme ma femme, mes enfants. Le club est sain, il y a de l’ambition… Mais je ne forcerai rien. Si ce n’est pas ici, ce sera ailleurs. Ça ne me perturbe pas pour le moment. Ça fait partie du foot. Mon intérêt, aujourd’hui, passe après les objectifs collectifs.

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